130 Km parrainés
= La vue retrouvée

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Qui Suis-je ?


Je m'appelle Gérard Zagar, je suis né le 9 janvier 1949, effectivement 60 ans et la retraite en 2009. Mon enfance dans une cité minière de Lorraine, Bouligny, entre Verdun et Metz. Ce n’était pas folichon comme cadre de vie, mais une enfance heureuse et une facilité pour la pratique de tous les sports m’ont permis de m’initier à de nombreuses disciplines : football, athlétisme, gymnastique, hand-ball. Je pratique le sport dès mon plus jeune âge, le hand-ball à l’école primaire dès l’âge de neuf ans. Ce hand-ball qui ne m’a pas quitté jusqu’à la trentaine, à la fois joueur, entraîneur et dirigeant.

Les mines de fer lorraines fermant, j’accompagne mes parents, délocalisés de force à Largentière dans l’Ardèche. Une seconde vie commence. Tout en pratiquant encore plus assidûment le hand-ball, je découvre les voyages et le vélo. A vingt ans, je pars pour la Grèce puis le Maroc en 2 cv. Viennent ensuite les voyages à vélo en cyclo-camping ou accompagné d’un véhicule. Avec des amis, j’effectue le tour de Corse, de Sicile, de Bretagne, du Portugal ; je traverse les Alpes et les Pyrénées.

Autour de la trentaine, je démissionne de mon premier emploi de comptable pour traverser l’Afrique à vélo avec Pierrot mon ami et mon compagnon de pérégrination. Pierrot n’obtient pas ses congés sabbatiques et je n’ai pas le courage de partir seul. Je me retrouve donc au chômage sans trop savoir quoi faire. A l’occasion de la commande d’un vélo sur mesure, je fais la connaissance d’un vélociste passionné à St Rambert d’Albon, Gérard GENTHON. Celui-ci m’apprend le métier pendant deux mois et je monte, avec l’aide financière de Pierrot, un magasin de vélo à Aubenas dans l’Ardèche. Ma passion du vélo déjà effective, ne fait que s’amplifier. Moi qui ne suis pas bricoleur, me voilà à monter des vélos sur mesures.

Pour des raisons personnelles (divorce), je vends rapidement mon magasin à Jean-Marc MALLEVAL, un client devenu ami que son gendre exploite toujours aujourd’hui. J’en profite pour me monter un véritable vélo de randonnée, une pure merveille pour l’époque et j’atterris à Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence. C’est ainsi le début de ma troisième vie provençale qui sera riche en évènements. J’en profite pour prendre trois mois de congés et randonner à vélo. Je fais Manosque – Nice, aller et retour avec un gros sac à dos (mon vélo de randonnée n’était pas terminé). Je pars avec une copine pendant deux mois en cyclo-camping en passant par les Alpes, l’Italie du Nord, la Sardaigne, la Corse et retour par Manosque. Il fallait bien retravailler et grâce au hand-ball que j’avais repris à Manosque, je trouve du travail dans un cabinet d’expertise-comptable. J’y rencontre Laurence, nous nous marions le 30 novembre 1985 et entre temps, je crée mon entreprise de comptabilité. Je n’ai jamais caché à Laurence mon désir de partir un jour pour faire le tour du monde à vélo. Le mariage, le travail et la maison que nous construisons font que je mets mon projet en stand-by. La passion du vélo est bien sûr toujours présente.

Entre compétitions (F.F.C.), cyclotourisme (F.F.C.T.) et cyclo-camping, j’arrive régulièrement à mes 10/12 000 kilomètres par an. Pendant une quinzaine d’année, je pars tous les ans une semaine en cyclo-camping. Avec Pierrot et plus tard Jojo, nous avons écumé la plupart des cols alpins (France, Suisse, Italie) et Pyrénéens. Nous partions sans tente et couchions à la belle étoile sauf si le temps menaçait et dans ce cas, nous trouvions un abri (grange, chez l’habitant, parvis d’église, maison en construction, etc.).


1er 3000m
1er 5000m

Avec Pierrot, nous étions des chasseurs de cols et je recherchais sur les cartes les cols les plus hauts. Notre record européen fut l’ascension du col Sommeiller en Italie, près de Bardonecchia. Nous sommes montés avec nos bicyclettes à plus de 3 000 mètres d’altitude en finissant sur un glacier. En Europe, nous pouvions guère faire mieux et c’est ainsi qu’en 1994 nous décidions avec Pierrot d’aller faire du vélo dans la Cordillère des Andes. Jojo se joignant à nous, nous sommes partis cinq semaines pour faire la liaison LIMA/LA PAZ (PEROU et BOLIVIE). En camion, en train ou à vélo, nous avons rejoint LA PAZ en escaladant des cols à plus de 5 000 mètres : c’est à ce jour mon meilleur souvenir de cyclo-campeur. Si ce fut une belle aventure sportive, ce fut surtout une formidable aventure humaine.

En 1995, une autre aventure, d’un tout autre genre, m’attendait. Je me présentais aux élections municipales. Et c’est ainsi que pendant treize ans, je fus adjoint au maire et président de l’Office Municipal de Tourisme de Gréoux-les-Bains. Inutile de préciser qu’au cours de ces treize années, ma vie « cyclopédique » se trouva réduite. Heureusement qu’en 2008, les gryséliens ne nous ont pas renouvelés leur confiance, je peux faire du vélo à loisir et préparer mon voyage dans de meilleures conditions. De toute façon, élu ou pas, ma décision était prise : en 2009, je réaliserai un des rêves de ma vie :

Traverser l’Afrique à vélo !