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Date du Message : 12 03 2010 12:20:03 | Latitude : - Longitude : |
| LIMBE (REPOS FORCE) | |
| Mercredi 10 mars 2010
Jeudi 11 mats 2010 Vendredi 12 mars 2010 Je suis donc autour de DOUALA pour au moins trois semaines, il va falloir tuer le temps et faire un peu de tourisme. En attendant, je me promène dans LIMBE et observe, ce que je ne fais jamais en France. Je vais vous parler du 8 mars et de la journée de la femme. En France, cela se passe presque dans l'indifférence générale, d'ailleurs une journée de la femme et pourquoi pas une journée de l'homme. Ici en Afrique, c'est une autre histoire, cela revêt une importance surprenante. Normal, vu la condition de la femme ici et il y aurait beaucoup à dire et à faire. J'ignore si ce jour est férié mais les écoles sont fermées. J'ai vu déambuler dans la rue toute la journée, des groupes de femmes avec des boubous tout neufs. Les dames se regroupent par couleur. Chacune choisit sa couleur, il y en a trois : le route, le vert et le jaune. Les terrasses étaient bondées, la bière semblait se consommer, les discussions allaient bon train, la musique résonnnait et des femmes dansaient. Le tout par groupe de couleur. C'était très joli à voir et assez impressionnant et le tout jusqu'à une heure avancée de la nuit, c'était vraiment leur fête. Bref, il y avait beaucoup d'ambiane, dommange que je n'ai pas osé prendre des photos. Hier, je suis allé dans ce qu'il appelle ici le zoo, le "Limbe Wild Life Center". En fait c'est un lieu d'accueil d'animaux sauvages blessés ou abondonnés. C'est surtout un lieu de sensibilisation à la protection des certaines espèces animales menacées. tous les animaux sont du Cameroun et si au départ, le terme de zoo me rebutait, je ne regrette pas ma visite. Tous les primates du Cameroun étaient représentés, du gorille, au mandrill, au champanzé, etc... J'ai ainsi appris que le drill, voisin du mandrill est en voie de disparition, il n'en resterait que 3 à 6000 individus. Il est vrai que l'on trouve encore facilement sur les marchés de la viande de singe illégalement chassé. C'est un objets de la lutte de ce centre, déconseiller la consommation de cette viande. Un autre élément que j'ai oculté lors de ma traversée du Nigéria. Au bord de l'autoroute, entre deux barrages très proches, j'ai vu, allongé sur le bas côté,le corps d'une femme morte, tout gonflée à la manière des moutons que l'on retrouve parfois foudroyés dans la montagne. Cela m'a fait un choc terrible, j'ai essayé de me raisonner en me disant que c'était un mannequin. A la première halte, Bernadette et Michel m'ont bien confirmé qu'il s'agissait bien d'une femme. Le plus terrible, cc'est que ce corps est là depuis un bon moment malgré le monde qui y passe. Terrible n'est-ce pas.................. | |
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Date du Message : 11 03 2010 11:25:35 | Latitude : - Longitude : |
| L'AFFAIRE DU PASSEPORT | |
| Mardi 09 mars 2010
Avant de partir de France, je voulais me faire faire un deuxième passeport. Je m'y étais pris en juillet. Deux mois me semblait suffisant. C'était sans compter sur les lenteurs administratives et les congés payés. Tous les papiers étaient réunis 15 jours avant mon départ. A DIGNE, on m'annonce un délai de 15 jours minimum et c'est moi qui devrait le récupérer. J'annule don à tord la procédure. Il me semblait que mon passeport avait suffisamment de pages vierges mais là aussi, c'était sans compter que les visas prenaient une page entière, plus les tampons d'entrée et de sortie. Bref, je n'ai plus que deux pages libres sur mon passeport. Si je continue ainsi, je suis coincé en République Centrafricaine. Aujourd'hui, je vais donc en taxi au consulat général de France à DOUALA pour un nouveau passeport. J'arrive au consulat et le portier m'annonce qu'il faut prendre rendez-vous l'après-midi par téléphone pour les jours suivants. Je baratine et il me laisse rentrer. Un autre barrage, un gendarme et même cinéma. Je lui explique que j'ai bien essayé de téléphoner mais que le numéro sur mon guide, sur le site des affaires étrangères est fausse et que j'arrive de LIMBE en taxi. Il est sympa, il appelle la dame préposée aux passeports qui consent à me recevoir. Je suis donc reçu par une dame très gentille, madame RAMSEYER et catastrophe :"Monsieur, nous ne délivrons des passeports qu'aux résidents français au Cameroun". Je luis explique bien mon cas, l'importance de mon voyage et me dit d'aller en salle d'attente, elle va se renseigner à ses supérieurs. Il me semblait que le ciel me tombait sur la tête, les larmes commençaient même à monter. Je me voyais revenir en France et terminer ainsi mon voyage. Heureusement, le soutien de Laurence par SMS m'aide beaucoup. La dame me rappelle et me signale qu'avec les passeports biométriques, il y a peut-être de nouvelles instructions dont elle n'est pas au courant. Elle se renseigne et me rappelle sans me garantir d'avoir le renseignement dans la journée. Tant pis, je coucherai à DOUALA. Je vais donc manger, traîner un peu dans DOUALA et vers 15 h, je rappelle madame RAMSEYER. Ouf!, elle m'annonce que c'est possible mais qu'il faut un extrait d'acte de naissance. J'appelle vite Laurence, elle me le faxe immédiatement et je retourne au consulat. Madame RAMSEYER me reçoit de suite, elle a reçu l'extrait d'acte de naissance et attaque la procédure qu'elle découvre au fur et à mesure car c'est son premier passeport biométrique. Un justificatif de résidence, vite Laurence, vite un fax et on continue. Cette dame est vraiment compréhensive et facilite ma demande. Finalement, tout le dossier part et moindre mal, j'aurai mon passeport dans trois semaines. Je tiens à remercier très fortement madame RAMSEYER qui a compris mon problème et a tout fait pour m'aider. Elle a bien jouer le rôle que je pense d'un consulat : aider les français en difficulté à l'étranger. Ceci me rappelle le gratte-papier qui m'avait reçu au consulat de France à COTONOU qui m'avait reçu comme un chien dans un jeu de quilles (il finissait sa sieste) et m'avait refusé une attestation anodine pour mon visa du Nigéria. Bon, maintenant, un minimum de trois semaines de tourisme autour de la région, j'ai bien le temps de finir de visiter LIMBE, de faire l'ascension du Mont Cameroun et de m'avancer un peu sur YAOUNDE. | |
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Date du Message : 10 03 2010 11:18:25 | Latitude : - Longitude : |
| LIMBE (journée particulière) | |
| Samedi 6 mars 2010
Dimanche 7 mars 2010 Je resterai quelques jours à LIMBE car j'ai l'intention de gravier le Mont Camerous à pied (n'est-ce pas Roger). Je m'aperçois également que mon passeport n'a plus que deux pages vierges. Je vais essayer de voir au consulat de France à DOUALA si je peux en faire un et surtout le délai demandé. Je profite de cette journée pour aller me promener au "Botanic Garden". J'y passe toute l'après-midi et je me régale. Un guide m'indique toutes les sortes d'essences d'arbres et de plantes. Je prends beaucoup de photo car si en France, nous connaissons les fruits de ces arbres, nous connaissons rarement l'arbre. Je prends ensuite un sentier mal entretenu et je me retrouve au milieu d'un forêt luxuriante, surplombant le golfe de Guinée. Je n'ai qu'un regret, ne pas pas être avec Laurence car l'endroit est tellement joli, j'aurai aimé partager. Dès que le chemin se perdait, je faisait demi-tour car me perdre au milieu de cette végétation, je n'y tiens pas trop. Non loin de la côte, des petites îles pleine de verdure donne un cadre idyllique à ce lieu. Idyllique, pas tant que ça car deux plate-forme pétrolières sont en construction. Je décide de rentrer à l'hôtel à pied, c'est un peu loin mais mon seul travail est de me promener et d'observer. J'ai la surprise de voir des camerounais jouer au hand-ball. Les camerounais au foot, ok mais au hand, je ne m'y attendais pas. Ceux qui me connaisse bien savent mon attachement à ce sport qui a été le sport de toute ma jeunesse, avec mon frère Serge d'ailleurs. Je m'arrête donc pour regarder et bien sûr je suis invité à me joindre à eux. Je refus poliment car j'ai peur de l'accident musculaire mais croyez-moi, ça me démange, et il faut que je me fasse violence pour refuser. D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de donner quelques conseils. Je rentre à l'hôtel et je vais ensuite à la recherche d'un restaurant. J'en repère un, je m'installe et la serveuse me dit qu'ils ne font pas restaurant. Tant pis, j'ai soif et je commande une bière. Arrive ensuite un jeune handballeur qui m'avait évidemment repéré. Je lui paye une bière et il m'explique que cet endroit n'est pas un restaurant mais une boîte de nuit et que ce n'est pas bon. J'y suis, j'y reste et je verrai ainsi l'ambiance nocturne du Cameroun. Il va chercher des poissons grillés avec du manioc et pour pas cher, nous mangeons sur place, sans couvert bien entendu. Après plusieurs bières, le monde commence à arriver ainsi que des filles en tenue sexy qui veulent s'inviter à ma table. Comme vous le pensez bien (et même si vous pensez le contraire), je refuse catégoriquement. Il y a de plus en plus de monde, de plus en plus de filles et la musique résonne à tue tête. Finalement avec Sama, nous rentrons dans le night club. Etrangement, personne ne danse, juste un animateur, des danseuses qui remuent leur derrière (dombolo) et la bière qui coule à flot. Après plusieurs bières (un peu trop pour moi), je rentre me coucher, il doit bien être minuit. En fait cet endroit était un bordel, je l'apprendrai par la suite. Pour moi, c'est une nouvelle expérience de la vie nocture en Afrique. Décidément, j'aurai tout fait en Afrique. Après Gérard à la messe, il y a eu Gérard au bordel. Je sens que cela va faire couler beaucoup d'encre................. | |
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Date du Message : 10 03 2010 10:56:07 | Latitude : 04°01'06,0" - Longitude : 009°12'46,6" |
| CALABAR / LIMBE (Cameroun) | |
| Vendredi 05 mars 2010 6 km cumul : 11 368 km
Le jeudi matin, je prends un taxi pour me rendre au port et me renseigner sur le prix et l'heure du départ. Bonne surprise, j'ai affaire à un camerounais et un sénégalais parlant parfaitement le français. J'achète mon billet pour un départ le vendredi à 7 H 30. Ils veulent que j'amène mon vélo l'après-midi pour le voir et fixer le prix. Ils me conseillent de dormir au port. Il y a de quoi manger et me fourniront une natte pour dormir sur le pont du bateau. Je retourne à l'hôtel pour manger et préparer Tornado. A 17 h, le même taxi m'amène au port, je n'ai pas envie de me perdre. Au port, après évaluation du prix du billet, nous chargeons Tornado sur "l'Endurance" non sans quelques cris de ma part car ils chargaient Tornado comme un ballot de coton et il est fragile mon Tornado. Il est tôt, je demande au manager du port (nous sommes en pays anglophone) pour aller en ville. Il me déconseille fortement d'y aller seul, pour un blanc, ce n'est pas prudent. Il désigne un de ses hommes pour m'accompagner, c'est plus prudent. Nous allons manger en ville tous les deux et rentrant au port. Sur ce port, l'ambiance est très particulière. Des commerçants ambulants font à manger pour les passagers du navire. Ceux-ci passeront la nuit sur place, dormant à même le sol en attendant l'heure du départ. Toute la nuit, sera un va et vient perpétuel, les bières se consommant à pleine caisse. Je passe une nuit relativement bonne sur une natte sur le pont du navire. Ici, je suis le seul blanc (batouré) et tout le mond me connait et m'interpelle gentillement. Je sympathise, bien sûr avec mon garde du corps et un couple de gabonnais qui rentre à LIBREVILLE et venu au Nigéria pour faire du business. Le vendredi matin, le bateau part à l'heure prévue. La traversée sera un peu plus longue, 5 h 30 au lieu de 4 h 30. Au large du golfe de Guinée, nous croiserons de nombreuses plate-forme pétrolières. Cette partie camerounaise du golfe est un objet de litige avec le Nigéria (pétrole oblige) et a été réglé par l'ONU. Nous acostons en pleine nature et comme sur les aéroports, je prends le bus et nos bagages nous serons livrés au poste de douane. Je crains le pire pour Tornado. Après les formalités, je récupère Tornado, sans une égratinure. Tout ce passe bien, si ce n'est un douanier zélé qui me réclame la feuille de route de mon véhicule. J'ai beau essayer de lui expliquer que ça n'existe pas, il n'en démord pas. Le ton s'élève, je m'en balance car je n'ai rien à perdre. Pour preuve, il va chercher un papier déjà rempli. Il me ramène un document concernant une moto Yamaha. Je lui explique que les motos possèdent une carte grise et qu'il est normal d'avoir un certificat de passage. Il en convient, se calme, nous nous serrons la main sans rancune et nous devenons amis. Entre temps, il m'aura quand même fallu vider la remorque pour en vérifier le contenu, tout en me parlant d'El Kaïda. Je n'aprécie pas trop de vider ma remorque devant tout le monde mais je n'ai pas le choix. J'arrive finalement à LIMBE dans un hôtel conseillé par un des managers du bateau. | |
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Date du Message : 10 03 2010 10:31:00 | Latitude : 04°58'54,0" - Longitude : 008°20'35,_" |
| TRAVERSEE DU NIGERIA | |
| Dimanche 28 février 2010
au mercredi 03 mars 2010 POBE / ORE 300 km (camping-car) cumul : 10 559 km 28 contrôles Après une piste de quelques kilomètres, nous sommes de bonne heure à la frontière. La passage est facilité par des policiers Béninois et Nigérians assez sympa. Quoiqu'un peu long, nous passons la frontière sans problème apès avoir changé un minimun d'argent car ici, il n'y a pas de bureau de change. Premier contrôle du ministère de la santé pour la fièvre jaune. Nous nous rendons compte de nos premières difficultés. Nous sommes en pays anglophone et à part peut-être Bernadette et Jocelyne, l'anglais n'est pas notre tasse de thé. Nous sommes sur une espèce d'autoroute avec une circulation à double sens, au gré des usagers. Il faut que nos chauffeurs fassent très attention, d'autant que les camions ont tendance à rester à gauche. Pour cette première journée, nous goûtons au plaisir des contrôles pas toujours rassurants. Aujourd'hui, il n'y en aura que 28. Les contrôles sont effectués par des individus souvent très jeune (18 20 ans), armés de kalachnikov. Nous avons du mal à repérer qui nous contrôle, les uniformes changent constamment ; policiers, gendarmes, armée, douanes, rangers et très certainement de faux policiers. l'abord est souvent agressif et on nous demande de tout mais rarement les papiers : jonnie (wisky), money, à manger, à boire, d'où venez-vous, où allez-vous. Nous faisons souvent les imbéciles qui ne comprennent rien (ce qui est facile pour nous, pas de faire l'imbécile mais de ne rien comprendre) et de guerre lasse, ils nous laissent partir. C'est très pénible, d'autant que les contrôles se suivent parfois d'un kilomètre. Après 300 km, nous ne nous arrêtons qu'à ORE car nous perdons beaucoup de temps sur la route. Nous trouvons un petit hôtel sympa, j'ai ma chambre et la gratuité pour les camping-car. ORE / ENUGU 350 km(camping-car) cumul : 10 909 km 63 contrôles Aujourd'hui, c'est le pompon car pas moins de 63 contrôles vont nous faire perdre un temps abominable et nous n'atteindrons qu'ENUGU à la nuit. Les chauffeurs sont cuits et il est temps que nous arrivons à l'hôtel. J'ai quand même pas mal de regret de ne pas traverser le Nigéria à vélo. En premier lieu tout à l'air sécurisé et surtout le paysage est magnifique. Le végtation est de plus en plus luxuriant, le relief de plus en plus vallonné. Je ne sais pas si j'ai bien fait d'écouter tous mes amis qui me déconseillaient de traverser le Nigéria à Vélo, sauf Fred, un ami qui a fait le Nigéria à vélo. Malheureusement nous ne prenons pas de photo, les camping-caristes sont pressés et il est souvent compliqué de s'arrêter. C'est vrai qu'à vélo, je m'arrête où je veux et quand je veux. ENUGU / IKOM 236 km (camping-car) cumul : 11 145 km 21 contrôles Aujourd'hui beaucoup moins de contrôles mais beaucoup de piste. Aussi nous n'effectuerons que 236 km, comme quoi, au Nigéria, on ne peut rien prévroi, dans toute l'Afrique d'ailleurs. Dans l'ensemble, les villages ne sont pas terribles au Nigéria. Les maisons sont souvent faites de planches et de tôles, donnant un air de favellas. Nous retrouvons la vie et l'habitat traditionnel de l'Afrique sur la piste. A IKOM, nous avons du mal à trouver un hôtel. Dans l'un d'eux, on voulait nous faire dormir à 5 dans une chambre pour un mais pas dans les camping-car. Finalement nous trouvons un hôtel assez luxueux où la fille du restaurant essayera de nous arnaquer sur le prix. Je crois que c'est monnaie courant au Nigéria, il faut toujours être sur ses gardes. IKOM / CALABAR 217 km (camping-car) cumul : 11 362 km 9 contrôles Nous arrivons enfin à CALABAR et les contrôles sont moins fréquents. A un contrôle, un jeune policier jugeant Xavier arriver trop vite pointera sa kalachnikov sur nous. Ce qui aura pour effet de mettre Xavier dans une colère noire et le chef géné nous laissera repartir sans rien demander. Un autre essayera de prendre les médicaments de Xavier et nouvel colère de Xavier, c'est dur de garder son calme. Tous ces jeunes policiers m'ont l'air très dangereux, jouant les caïds avec leur mitraillette à la main. Je pense que les bavures doivent être assez courantes. Nous arrivons juste avant la fermeture de l'ambassade du Cameroun, ce qui nous permet d'avoir nos visas rapidement et sans problème. Le réceptionniste me déconseille fortement de remonter à IKOM car la piste au Cameroun jusqu'à MANFE est en très mauvais état. Il m'indique qu'un ferry par le vendredi de CALABAR pour LIMBE près de DOUALA. C'est une aubaine que je saisis m'évitant ainsi près de 300 km en camping-car et 80 km de piste. Le jeudi matin, mes compagnons de route me quittent non sans un petit pincement au coeur car j'ai beaucoup apprécié leurs compagnies, surtout Jocelyne et Xavier qui m'ont beaucoup chouchouté. Résultat de la traversée du Nigéria, 1 103 km, 121 contrôles, soit un contrôle tous les 9 km : pas mal n'est-ce pas. Finalement, l'excès de ces contrôles ne laisse peut-être peu de place aux coupeurs de route : un mal pour un bien. | |
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Date du Message : 10 03 2010 09:52:01 | Latitude : - Longitude : |
| GODOMEY / POBE (frontière) | |
| Samedi 27 février 2010 105 km (camping-car) cumul : 10 259 km
Aujourd'hui, petite étape tranquille pour nous positionner près de la frontière et repérer les lieux pour demain matin. Avec bien du mal, nous trouvons un petit hôtel "Nulle part ailleurs" que je conseille fortement. Mes amis dorment dans le camping-car dans la cour de l'hôtel et je prends une chambre pour 5 000 F CFA. Dans cette catégorie, c'est de loin le meilleur hôtel que je n'ai jamais trouvé. Perso, je mène une vie de pacha. Les repas sont préparés par mes amis et je suis leur invité. Impossible de payer quoique ce soit, je n'ai qu'à mettre les pieds sous la table (fournie). Xavier ne veut même pas que je participe aux frais de gazole. La vie de baroudeur est ainsi très facile. Le paysage jusqu'à la frontière, très verdoyant, me signifie que je rentre maintenant dans une autre Afrique, l'Afrique centrale. Avant d'aller à l'hôtel, nous avons repéré la frontière où tout à l'air compliqué : barrages, herses, papiers. | |
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Date du Message : 10 03 2010 09:45:28 | Latitude : 06°22'58,2" - Longitude : 002°20'12,3" |
| COTONOU / GODOMEY | |
| Vendredi 26 février 2010 7 km cumul : 10 154 km
Je n'étais pas mal à FIDJROSSE. L'employé de l'hôtel Wilfrid parlais un français parfait et me semblait très intelligent. Il est cuisinier de formation et c'est l'homme à tout faire à l'hôtel : cuisine, ménage, lessive, accueil, gardien la nuit. Il est marié avec 3 enfants et ne rentre chez lui qu'un jour par semaine. C'est dommage de gâcher tant de talent car il nous a fait une cuisine succulente. Je dis nous car nous étions deux à l'hôtel. Géraldine, une jeune belge éducatrice spécialisée qui s'est recyclée. Elle est au Bénin pour un stage de deux mois pour une ONG et y faire du développement dans le domaine de l'alimentation. Je quitte donc FIDJROSSE à regret car c'est un quartier agréable de COTONOU au bord de l'océan. Je conseille d'ailleurs l'hôtel "l'Ancrage de l'Océan" à tout le monde. Petite journée de vélo (7 km) qui me permet de rejoindre mes amis Joce et Xavier. Ils m'attendent à GODOMEY avec Bernadette et Michel dans un camping assez sympa. Ce camping est tenu par un certain Félix, marié à une française et vit la plupart du temps à ST JEAN DU GARD dans les Cévennes que je connais bien. Le soir nous aurons une discussion très poussée sur la pratique du Vaudou au Bénin. C'est assez étonnant de l'entendre avec son ami parler du Vaudou et sembler y croire alors qu'ils sont de religion catholique. Cette discussion nous laisse tous les cinq malgré tout assez perplexe. | |
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Date du Message : 10 03 2010 09:07:13 | Latitude : - Longitude : |
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Date du Message : 24 02 2010 16:27:47 | Latitude : 06°21'15,5" - Longitude : 002°21'52,5" |
| BOHICON / COTONOU | |
| Lundi 22 février 2010 134 km cumul : 10 147 km
Dénivelé : 435 m Il est temps de partir de BOHICON car je commençais à faire partie des meubles. Un des réceptionnistes, Hermann avait demandé la veille que l'on discute ensemble. J'ignorais ce qu'il me voulait. En fait, il a un projet et voulait m'en parler. Il a des idées de développement touristiques et me demande conseil. J'enfile donc mon ancienne casquette de président de l'office de tourisme. J'avais effectivement constaté qu'il y avait beaucoup de choses à développer à BOHICON en terme de tourisme. J'y vais donc de mes avis et lui conseille de s'accrocher. Nous restons en relation, il va écrire sont projet et me le soumettre par mail. Ce n'est pas la première fois où les gens m'exposent leurs projets. Cela me donne des idées et pourquoi pas par la suite faire bénévolement du conseil en montage de projets mais je n'en suis pas encore là. Je déjeune à 5 h grâce à un thermo d'eau chaude fourni la veille. A 6 h 30 je démarre à la frontale dans l'espoir d'arriver à COTONOU. Ma frontale donne toujours des signesd de défaillances, il va falloir que je solutionne et je languis que le jour arrive. Le jour se lève sur un océan de verdure et mes yeux s'émerveillent. C'est marrant comme la végétation peut changer rapidement. Je suis maintenant dans une région fruticole. Les ananas alternent avec les bananes, les papayes et les palmiers, fini les noix d'acajou. C'est luxuriant et magnifique. Bien entendu, les villages se succèdent et j'ai toujours droit à ce désagréable mot de cadeau mais je vous ai peut-être un peu lassé avec mon problème majeur en Afrique. Au fur et à mesure que je roule, le soleil chauffe et se retrouve à la verticale, j'approche de l'équateur. Je résiste jusqu'à 13 h et m'arrête dans un maquis. Ce sera une béninoise (63 cl), de la pâte blanche (farine de manioc) à ne pas confondre avec la pâte noire (farine de ignames) et du poisson séché. J'en aurai pour 850 F. (1,30 €). J'arrive aux portes de COTONOU à 15 h 30 et là commence le plus mauvais moment de la journée. Avec Laurence, nous avions repéré un hôtel à l'autre bout de COTONOU, quartier Fidjrossé. Je n'ai pas fait l'armée mais je crois qu'ici, c'est pareil : il faut toujours attendre le contre-ordre avant d'exécuter l'ordre. Je demandais ma route et on m'indiquait à droite, je redemandais, c'était à gauche. A force de persévérance et de ras le bol, j'arrive à une piste. 4 km à pied (beaucoup de sable), le long de l'océan, j'arrive enfin à Fidjrossé. L'hotelier n'a même pas pu m'aider, son téléphone n'avait pas de réseau et à plus de 17 h, j'arrive à l'hôtel "Ancrage de l'océan". Cet hôtel est tenu par un béninois, venu en France à l'âge de 12 ans, il a fait des études de théâtre à Paris et a joué avec J.L. BARRAULT à l'Odéon. Il est revenu au Bénin pour des raisons culturelles. Comme de bien entendu ça ne nourrit pas son homme, il s'est lancé dans l'hotellerie. L'hôtel est sympa et calme dans un quartier qui fait station balnéaire au bord du golfe de Guinée. Je suis loin du centre de COTONOU mais pas plus mal. | |
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Date du Message : 21 02 2010 17:34:17 | Latitude : - Longitude : |
| BOHICON (PAUSE) | |
| Mardi 16 février 2010
au Dimanche 21 février 2010 BOHICON est la banlieue d'ABOMEY et comme cette ville me parait intéressante, je décide d'y rester un peu. Je ne sais pas si j'en ai déjà parlé mais le premier mars, j'ai rendez-vous avec Joce et Xavier. C'est le couple qui descend en camping-car au CAP et que j'ai déjà rencontré cinq fois. Sachant que j'allais vers COTONOU pour prendre l'avion, ils me proposent leur camping-car pour traverser le Nigéria. Michel et Benadette, un autre couple qui était avec eux jusqu'au Mali les rejoignent et avec un ou deux camping-car, ils veulent traverser le Nigéria en convoi. Je pense saisir cette opportunité car l'avion avec mon vélo et la remorque, ce ne doit pas être simple. C'est vrai que beaucoup de mes amis me le déconseille mais en convoi, le risque est minimisé et la traversée se fera rapidement. C'est la raison pour laquelle j'ai le temps d'arriver à COTONOU. Je profite également de ce repos pour me laisser aller à quelques réflexions personnelles. A SAVE, en discutant avec les serveuses : Mary et Salamatu, toutes deux musulmanes, je peux vous communiquer quelques éléments concernant leurs conditions de vie. Mary commence sa journée à 8 h et la termine à 23 h, soit 15 h par jour sur 6 j/semaine, 90 h par semaine et 390 h par mois. Son salaire mensuel est de 18 000 F. CFA ce qui fait un salaire horaire de 7 centimes d'euros. Sachant que le smic horaire en France est à plus de 7 €, Mary touche 100 fois moins qu'un salarié français payé au smic. Est-ce que la vie est 100 fois moins chère qu'en France ? Je suis loin de le penser. Il est vrai que Mary n'a pas l'air de faire des coups de sang sans son travail mais la disponibilité est là.Quant à Salamatu qui gagne 2 000 F. par mois, elle parlait moins mais je sais qu'elle est mariée et élève 4 enfants. J'ai visité à BOHICON quelque chos qui va fortement intéressé mon ami Lucas, archéologue de profession. A MALANVILLE, l'hotelier français m'avait parlé d'un village souterrain découvert récemment. Je décide d'aller visiter ce village mais c'est plus compliqué que je ne le pensais. J'ai dû demander à une dizaine de zem (moto-taxi) mais aucun ne connaissait. A l'hôtel, ils en avaient entendu parlé mais ne savaient pas où c'était. Finalement c'est au cyber qu'on m'a branché avec un zem et j'ai pu visiter ce soi-disant village à quelques km d'ici. Il ne s'agit en fait pas d'un village mais d'une stratégie militaire datant du 17ème siècle (dernière datation connue) de l'époque du royaume du Dahomey pour se protéger des attaques tribales. Ce lieu a été découvert par des danois en faisant la route. Ce sont de grands trous creusées sous terre à l'entrée très étroite. L'intérieur plus large permet d'y vivre caché avec réserve d'eau, de provision et deux ou trois chambres. Quand l'ennemi arrivé, ils pouvaient sortir précitemment et l'ennemu était surpris ; s'il pénétrait ou tomber dans un trou, il était sûr de son sort. Le site en question était sur 7 ha et on en dénombre 56 trous (1 600 répertorié sur le plateau du Dahomey). De plus on peut voir sur le site des temples Vaudou et des autels au pied des baobab ou iroko. Mon problème, comme un couillon (confirmé par Laurence) j'ai oublié mon appareil à photos. Heureusement que j'ai rencontré un américain, Jeff parlant parfaitement le français qui travaille dans ce parc pour la coopération. Il m'enverra quelques photos qu'il a pris avec moi (il est venu spécialement) et d'autres qu'il a déjà chez lui. J'ai fait cette visite avec une classe de terminale d'un village voisin. N'étant pas d'un naturel réservé, j'ai sympathisé avec eux et une élève me fera passer les notes qu'elle a prises à l'occasion. Dès que j'aurai récupéré ces éléments (photos et notes), pour ceux que ça intéresse, je vous les communiquerai. Tout comme dès que j'en aurai le temps, je vous ferai un condensé d'un document que m'a remis le roi sur les chefferies et les royautés au Bénin, cela a été demandé par quelques forumeurs (sic). Autrement, le vie à BOHICON est assez sympa et à coup de zem, je peux circuler facilement, aller de l'hôtel au cyber, de l'hôtel au maquis (super Paquita) que j'ai choisi comme cantine. Les zem, je ne sais pas s'ils gagnent bien leur vie mais il en aurait près de 10 000 à BOHICON, tous acrédités par la mairie. La cours coûte entre 100 F et 200 F et un zem fait en moyenne 1 000 F de recettes par jour. A peine de quoi payer l'essence et entretenir la moto. Moi qui ne suis pas un accroc de la moto, si vous me voyiez derrière ces zem. Pour revenir au maquis qui me sert de cantine et aux bas salaires d'ici, j'ai quelques éléments techniques. Ce maquis dispose de 21 tables soit un maximum de 84 couverts mais toujours loin d'être plein et il fait accessoirement traiteur. En cuisine, ils ne sont pas moins de 35 personnes, toutes des femmes et un bonne douzaine au service. Un effectif assez pléthorique pour un établissement de cette taille. Voyez que je n'ai pas perdu mes vieux réflexes de comptable. Je suis très bien ici, je ne redémarre que lundi car je ne languis pas spécialement d'être à COTONOU, une grande ville. Une bonne semaine, ce sera largement suffisant pour visiter la région et faire les formalités. Info, ils 10 heures que j'écris ces notes, je suis à l'ombre, il fait 33° et je transpire déjà à grosses gouttes. | |
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Date du Message : 20 02 2010 12:06:35 | Latitude : 007°10'27,8" - Longitude : 002°04'20,2" |
| QAVE / BOHION | |
| Lundi 15 février 2010 136 km cumul : 10 013 km
Dénivelé : 620 m L'évènement de la journée : j'atteinds aujourd'hui la barre des 10 000 km et je peux annoncer fièremennt 10 013 km. La clim n'a pas fonctonné de toute la nuit (toujours ces coupures de courant) et comme j'avais fait refroidir ma réserve d'eau pour la journée sous la clim, aujourd'hui, je boirai de l'eau chaude. Comme souvent maintenant je démarre à 7 h moins 20 à la frontale et déjà il fait chaud. Je prévois de faire une petite étape et de m'arrêter à DASSA au bout de 55 km. Le jour poind et les nuages me donnent l'impression qu'il va pleuvoir mais ce ne sera qu'un faux espoir. La végétatiion est quasiment identique aux jours précédents. Toujours nos noix d'acajou, des manguiers, des palmiers et des bananiers par-ci par-là. La route en excellent état n'arrête pas de monter et de descendre. Je traverse de nombreux villages qui se touchent même parfois. Je ne vous dis pas le nombre de "cadeau" que j'entends au bord de la route, c'est vraiment une horreur et je n'ai jamais connu cet excès dans aucun pays. Certains me doront que c'est le prix à payer mais à vélo, c'est très cher. J'en arrive à péter les plombs et d'insulter les gens en leur disant que je ne suis pas le Père Noël. D'autant qu'au bord de la route, c'est plein de monde. Des quantités phénoménales de gari (farine de manioc) sont vendus au bord de la route. Les jours précédents on vendait des ignames et du manioc brut, aujourd'hui c'est du gari. C'est toujours sans mesure et je ne sais pas si chacun y trouve son compte mamis ça m'étonnerait. J'arrive finalement à DASSA. Je ne sais pas pourquoi, ce village, je ne le sens pas et je décide de de continuer jusque BOHICON. Mal m'en a pris car sous la chaleurlourde et le vent de face, je vais passer la journée la plus difficile depuis mon départ. Heureusement une rencontre viendra égayer cette journée. Un 4 X 4 avec un couple de français ralenti à ma hauteur et engage la conversation. Il s'agit de Philippe et son épouse qui sont de NICE. Je leur dit que je suis de vers MANOSQUE, ils me demandent si je connais la Carrosserie TOUSSAINT et effectivement, je leur réponds que je connais bien Riquet, un ancien copain de sortie de Laurence. Ils me disent qu'ils viennent souvent à MANOSQUE et je leurs précise qu'en fait je suis de GREOUX. Et Philippe de me dire que sa soeur habite GREOUX, c'est la copine de celui qui fait les pizzas au carrefour du Grysélis. Elle était d'ailleurs venue me voir au cabinet pour un conseil. Quand je vous dis que l'Afrique est petite. Finalement, ils s'arrêtent dans un village et m'invite à boire une bière bien fraîche dans un maquis, ce que je ne peux refuser. Ils sont accompagnés d'un autre couple qui vit au Mali. Ils sont venus passer 3 semaines au Afrique et ont organisé un petit raid à une quinzaine de participants à travers le pays Dogon. Je continue donc en direction de BOHICON. Tout au long de la route, les mamans continuent également de vendre leur farine de manioc. Depuis deux jours je remaque aussi beaucoup de femmes aux seins nus. Jusqu'à présent, je ne voyais ques des dames agées mais maintenant c'est toute les catégories d'âge. Je vais également vous conter mon histoire du manguier qui sont si nombreux depuis DAKAR. En traversant le Sénégal, les manguiers avaient juste leurs feuilles. Au Mali, ils commençaient à bourgeonner. Au Burkina, ils étaient magnifiques, tout en fleurs (n'est-ce pas Laurence). Au Bénin, ils portent des fruits que je vois grossir au fur et à mesure que je descends vers le sud. C'est marrant le vélo, j'avance au même rythme que la nature. Enfin j'arrive à BOHICON, complètement cassé. Comme d'habitude en ville, j'ai du mal à trouver un hôtel car rien n'est indiqué et les gens ne connaissent pas trop. Finalement, je trouve l'hôtel des Princes (c'est de circonstane) où l'accueil est très froid mais les chambres et le prix sympathiques, je décide donc d'y rester quelques jours. | |
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Date du Message : 16 02 2010 11:16:59 | Latitude : - Longitude : |
| SAVE (MESSE) | |
| Dimanche 14 février 2010
Et oui, tout arrive. Je suis resté une journée de plus à SAVE car aujourd'hui c'est dimanche et ça me permet ainsi d'assister à une grande messe en Afrique. Il y a déjà un petit moment que j'y pense. L'autre jour en me promenant, j'avais remarqué une grande église (ouverte) avec des tam-tam à l'entrée. Ici les messes doivent donc être très différentes de celles de chez nous. C'est ma grande soeur Lydie qui sera contente quand elle apprendra que son petit frère est allé à la messe, moi qui suis d'un naturel païen. La messe est à 1 h, j'arrive 1/4 d'heur avant, déjà quelques fidèles. Je m'installe au fond afin de mieux observer. Le prêtre, assisté d'un autre prêtre arrive, entouré par 6 enfants de choeur tout de vert vêtus et la messe commence 1 minutes avant. Les tam-tam résonnent et un chorale se met à chanter sous la direction d'un chef. L'église n'est pas bien remplie mais les gens arrivent tout le long de cette messe pour finir bondée. Les gens sont sapés et les gamins, magnifiques en habit du dimanche. Les femmes sont très majoritairement à droit et les homes à gauche. Dans les allées, circulent des gens ceints d'une écharpe verte avec une croix dans le dos et ont l'air de surveiller. Une dame avec une baguette flexible surveille que les enfants soient sages. Selon les circonstances, les gens sont assis, debout et souvent à genoux et même prosternés. Je crois que ça ne se fait plus chez nous de s'agenouiller. Le prêtre son sermon en langue locale et traduit ensuite en français pour ceux qui ne comprendraient pas. La chorale en chantant exécute des pas de danses que les dames dans l'église reprennent. De vor ces gens habillés de toutes les couleurs, ces prêtres, ces enfants de choeur, d'entendre les tam-tam et la chorale me font une émotion intense que j'ai du mal à contenir. C'est absolument un spectacle extraordinaire (excusez le mot spectacle en parlant de mess) et l'on sent les gens très concentrés. Le prêre au début de son sermon sur l'idôlatrerie pose des questions et le gens répondent en levant la main, faisant ainsi participer tout le monde. C'est le moment de la quête, il y en aura 3 ou 4, les enfants de choeur se positionnent aux 4 coins de l'église avec de grandes corbeilles et ce sont les gens qui se déplacent. Pour la communion, la participation doit être de 95 % et les gens reçoivent l'hostie directement dans la bouche comme chez nous autrefois. Guère avant la fin de la messe, les femmes sortent des rangs en dansant, tourne autour de la chorale qui chantent toujours et vont se rasseoir. Finalement cette messe aura duré deux heures sans que les gens s'impatientent. En sortant, certaines personnes viennent me saluer mais je n'ai pas eu l'impression d'être regardé comme un intrus. Même si la messe n'est pas ma tasse de thé, je ne regrette pas d'être resté un jour de plus à SAVE. Par contre, demain il me faut repartir car je ne pensais pas rester aussi longtemps ici en arrivant. | |
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Date du Message : 16 02 2010 10:54:37 | Latitude : - Longitude : |
| SAVE (REPOS) | |
| Samedi 13 février 2010
Je n'ai pas du tout dormi de la nuit, peut-être une heure ou deux. Je ne sais pas pourquoi, hier j'ai bu du café tard (je ne bois presque plus de café), il y a eu du bruit toute la nuit. Aussi ce matin je décide de rester un jour de plus. De toute manière, pour être à COTONOU avant le premier mars, j'ai largement le temps. Essai d'internet ce matin mais pas de connexion. Pour tuer le temps, je décide de monter sur une colline en face de celle de l'autre jour et décidément, en Afrique, je vais de surprise en surprise. Les collines, ici sont d'immenses blocs granitiques, vierges de toute végétation et donc facile à repérer. Arrivé à mi-pente, je remarque un grand rectangle peint en blanc avec au milieu, des poteaux en bois peints en blanc. J'évite de pénétrer dans ce rectangle pensant encore à du sacré. Je suis au Bénin, le berceau du voudun (vaudou). En m'approchant, je suis interpellé par un individu tout de blanc vêtu qui me fait signe de pénétre dans ce rectangle après m'être déchaussé. Il m'explique que c'est effectivement un lieu sacr. Il est de religion Chrétienne catholique et après avoir renconté un ami qui voyait ses prières se réaliser, il s'est converti à sa religion et il vient ici pour prier. Sur le lieu, il y un semblant d'autel avec une croix et des livres religieux. Il me parle dans un langage que je ne comprends pas trop et me parle de religion "Chérubi Séraphin", comprenne qui veut. Il me demande de prier avec lui mais je décline et je continue mon chemin. Je passe ensuite par un autre rectangle peint en blanc et des flèches indiquant la direction à suivre pour aller dans l'autre lieu. Je crois que c'est un premier lieu de recueillement avant d'aller dans l'autre. Vous arrivez à me suivre ? Moi-même, je m'y perds. En redescendant, je croise un couple, la dame avec un bébé sur le dos, en plein cagnard bien sûr (il est 11 h). Le monsieur m'explique qu'il est pasteur pentecôtiste et qu'il monte tout au sommet de la colline pour prier. Nous parlons un petit peu de sa religion. Je lui signale avoir vu un monsieur pas loin. Ile le connait, c'est un ami mais il fait partie de l'église évangélique. Voila que je comprends mieux, même si c'est toujours confus dans ma tête, la religion est moi.... C'est l'exemple concret de ce que je vous expliquais l'autre jour, le Bénin avec toutes ses confessions et un mélange de vaudou. J'ai comme l'impression qu'ici toutes les montagnes sont sacrées. Peut-être pour être plus près du Bon Dieu et de faire un effort pour prier. Je décide donc d'y regrimper avec mes baskets cette après-midi et d'aller complètement au sommet cette fois-ci. Voila encore une drôle d'aventure que ne peut m'arriver que quand je me pose un peu. Pour info, en écrivant ces mots, je suis à l'ombre et il fait 37°. On me dit un peu fou, je crois que je le suis car je grime sur la colline aux sites religieux à 14 h 30 au plus fort de la chaleur et j'en profite pour prendre des photos. J'y rencontre les mêmes gens que ce matin. Ils sont restés toute la journée pour prier. J'en reviens en nage et complètement pourri car j'ai été obligé de traverser les cendres de la brousse brûlée. D'ailleurs, derrière moi un feu se déclare et me fait prendre consciense qu'il me faut être très prudent quand je me promène dans la brousse. | |
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Date du Message : 16 02 2010 10:30:53 | Latitude : - Longitude : |
| SAVE (Reçu par la Roi) | |
| Vendredi 12 février 2010
Aujourd'hui 12 février 2010, ma filleule Marine à 18 ans et je suis absent pour le jour de sa majorité. Qu'importe, je lui souhaite un bon anniversaire et je lui promets d'être présent pour ses 20 ans. Petite anecdote avant d'aller vor le roi. A TCHAOUROU quand je me promenais dans la brousse, j'ai voulu goûter une noix de cajou. Je l'ai mise dans ma bouche pour la croquer mais elle n'était pas sèche et j'ai essayé d'en croquer d'autres. Résultat des courses, la noix de cajou est recouverte d'une espèce d'acide qui m'a anesthésié la bouche et brûlé les lèvres. Ce matin je suis allé dns un pharmacie pour acheter un produit car mes lèvres me piquent. En fait, les noix de cajou possèdent un acide dont les africains se servent pour faire leurs tatouages Je me suis bien fait prendre et pas trop fier de moi. Il jura mais un peu tard que l'on ne l'y reprendrait plus. J'arrive donc au palais royal. Je suis accueilli dans le hall d'entrée auson des tam-tam. Quatre musiciens se mettent à jouer dès que quelqu'un arrive. Je suis aussi accueilli par le ministre qui m'avait reçu la veille. Il me demande de patienter en attendant tout le monde. J'assiste ainsi à l'arrivée de tous les ministres et des femmes agées (les sages) qui entourent le Roi. A l'arrivée de chacun de ces personnages tout le monde se prosterne. Les ministres s'installent à la gauche du trône, le premier ministre (Agani Olu Osim) à côté et les dames à droite. Une fos tout ce petit monde installé, on m'installe sur le côté afin que je puisse assister à toute la cérémonie. Le Roi n'est toujours pas là, il se fait attendre. De nombreuses femmes arrivent et se mettent à danser dans la cour au son des tam-tam. Tout d'un coup, j'entends du bruit à l'extérieur, les femmes s'arrêtent de danser et les ministres sortent en se précipitant. Que se pass-t-il ? Je l'ignore et on me fait signe de ne pas bouger. Enfin tout rentre dans l'ordre et les danses reprennent. Le roi me fait appeler à l'intérieur pour une entrevue. Je lui remet une petite enveloppe en signe d'accueil (5 000 F) et nous discutons. Il m'explique l'altercation qu'il y a eu. Ce sont des opposants qui n'acceptent pas de ne pas être nommés ministres et voulaient pénétrer de force. Le roi m'explique que c'est lui même qui nomme ses ministres en fonction de leurs villages d'origine. Il avait également peur qu'ils aillent profaner un arbre sacré (iroko) au milieu du quartier. Il m'explique le cadre informel de sa fonction, il est le garant de la préservation des habitudes coutimières et règle certains conflits de propriétés foncières. Je lui explique qu'en France, toutes les traditions se perdent, il me répond en souriant :"Justement, c'est vous qui nous contaminait". Il est normalement propriétaire des terrains mais c'est l'état qui en dispose. Ainsi l'endroit où je me suis promené hier est un endroit sacré. C'était le lieu de refuge des villageois pour se protéger pendant les guerres tribales. Les murailles de pierres restant en attestent. C'est également un lieu de sacrifice où ils sacrifient régulièrement un boeuf. Tout cela est très compliqué mais le roi n'est pas dupe. Il sait pertinament qu'il intéresse les politiques au moment des élections car ils connaissent sa grand influence sur son peuple. Le rest du temps, ils l'ignorent si ce n'est le président de la république qui lui rend visite chaque fois qu'il vient dans la région. L'entrevue terminée, je regagne ma place et le roi sort pour s'installer sur le trône. Les danses reprennent de plus belles toujours au son des tam-tam. On sent les femmes vraiment s'amuser et effectuent des danses très variées tout en chantant des chansons africaines (le spectacle est prodigieux et pas pour les touristes). Il va de soit que je suis le seul blanc dans l'assistance. Certaines dansent également avec un bébé dans le dos. Les gens jettent des pièces au milieu du cercle des danseuses et pour faire bonne mesure, je m'exécute également. De temps en temps des gens viennent se prosterner devant le roi, discutent avec le roi et le premier ministre pour réger je ne sais quel problème. Les femmes continuent de danser et de chanter et s'en donnent à coeur joie. Elles viennent se prosterner devant les musiciens pour le remercier. Elles exécutent ensuite une danse de révérence vers le roi et se prosternent un grand moment à ses pieds où une discussion s'engage longuement. Je ne saurai jamais ce qui ce dit. La cérémonie s'arrête et les gens commencent à partir. J'attends toujours sur ma chaise jusqu'à ce que le roi me fasse demander. Je suis ainsi reçu directemet dans son appartement privé où nous prenons une bière avec son premier ministre. Nous discutons de tout et de rien. Il m'explique que les rois sont mieux reconnus et rémunérés dans les anciennes colonies anglaises, royauté oblige (Nigéria, Ghana). je lui explique qu'en France, un roi n'est pas reconnu et pour preuve, le dernier en place, nous lui avons coupé la tête, ce qui le fait beaucoup rire. Je lui signale qu'il n'avait pas sa couronne sur la tête et m'explique qu'il ne la met que les jours de grande cérémonie (une fois par mois). Du coup, très cabotin, il va se changer, mettre son costume d'apparat et sa couronne pour que je le prenne en photo. Il joue vraiment la star car il va se changer une nouvelle fois pour mettre son costume qu'il ne porte que vraiment dans les grandes occasions. Le premier ministre me signale que c'est vraiment un grand honneur qu'il me fait. Après les photos d'usage, je prends congé du roi et retourne à l'hôtel. J'ai vraiment passé une matinée extraordinaire. Une opportunité qu'il me fallait absolument saisir et c'est l'un des intérêts du voyage à vélo. Avec cette entrevue avec Sa Royale Majesté Kabiyési Oba Adetutu, je ne suis pas du tout dans les circuits touristiques classiques. Au cours de cette matinée, j'ai pris de nombreuses photos et même filmé. Je demanderai à Stéphane de faire un chapître à part. | |
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Date du Message : 11 02 2010 20:31:00 | Latitude : - Longitude : |
| SAVE (PAUSE) | |
| Jeudi 11 février 2010
Aujourd'hui, il m'en arrive une bien bonne, comme quoi l'Afrique réserve toujours son lot de surprise. Hier, j'avais manifesté mon désir à la jeune fille de l'hôtel de monter sur la colline et de m'indiquer quelqu'un qui pourrait m'accompagner. Ce matin, elle me dit d'aller voir le roi. Sur le coup, je pensais à une personne s'appelant ainsi, monsieur Roi. Non, un Zem (taxi-moto) me conduit directement au palais royal. Je suis reçu par un conseiller du roi. Après discussion, il me dit que pour monter sur la colline, il faut l'autorisation du roi et m'obtient une entrevue avec celui-ci. Je suis reçu par un personnage très digne, assis sur son trône, en chapeau doré et une grande canne dorée à la main. Il est assisté comme c'est la tradition par trois femmes arrivées pour la circonstance. Je lui fait part de mes raison de mon voyage en Afrique et m'autorise à monter sur la colline. Il me conseille de revenir demain car c'est vendredi et c'est son jour de réception. Il sera vêtu des habits d'apparat, avec sa couronne sur la tête. Je pourrai aussi prendre toutes les photos que je voudrai. Après révérence, je prends congé du roi et retrouve son conseiller. J'ai donc rendez-vous à 16 h avec un guide pour monter sur la colline. Il me faudra pour se faire, laisser 5 000 F. de caution (que je ne retrouverai certainement pas). Du coup je reste à SAVE un jour de plus car un rendez-vous avec un roi, ça ne se manque pas. C'est vrai que j'en avais entendu parlé à l'occasion de mes lectures mais comprenez mon étonnement. J'en saurai plus demain et je vous tiendrai bien entendu au courant. L'après-midi devait être consacré à grimper sur la montagne. Montagne que je n'atteindrai jamais. Mes deux guides qui sont en réalité deux princes (fils du roi) me disent qu'il est impossible d'y grimper, ce dont je doute. En fait, ils n'avaient pas trop envie de marcher et voulaient surtout discuter. Qu'importe, j'ai promené dans la colline, appris un peu plus sur la nature et leurs coutumes et surtout beaucoup parlé. En fin d'après-midi, le temps s'est méchamment couvert et un coup de vent annonciateur de pluie s'annonçait. On verra bien. Demain sera un autre jour | |
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Date du Message : 11 02 2010 20:18:20 | Latitude : 08°02'26,6" - Longitude : 002°29'42,5" |
| TCHAOUROU / SAVE | |
| Mercredi 10 février 2010 104 km cumul : 9 877 km
Dénivelé : 685 m Bien entendu, au réveil pas d'électricité. J'essaye de déjeuner à la frontale (j'ai l'habitude) mais le réchaud ne fonctionne pas. Après avoir nettoyé Tornado à l'essence, j'ai oublié de refaire le plein. Je démarre à la frontale à 6 h 30 car il fait déjà très chaud, au moins 30 °. Le jour se lève et je constate qu'il y a des nuages et j'ai même le sentiment qu'il va pleuvoir : je peux rêver. Toute la journée, il fera très chaud et lourdasse avec une alternance de nuages et de soleil. Le temps a complètement changé et ce n'est plus l'harmattan qui souffle. Le vent a changé de direction, il vient du sud-ouest et je l'ai au 3/4 face. Est-ce l'approche de l'océan et les entrées maritimes ? La route est un succession de montées et de descentes, tout en ligne droite. Je suis au milieu d'un océan de verdure. Le haut des côtes me permet de dominer la forêt à perte de vue, c'est très joli. Au bord de la route, il y a toujours ces plantations de noix d'acajou. Cela reste très spectaculaire car je ne sais ce que l'on fait de ces noix. Ici on pratique toujours l'écobuage. Le seul problème, ils se font souvent gagner par le feu et je constate des traces d'immenses feux de brousse où les arbres n'ont pas résisté. Bien sûr le manguier est toujours présent ainsi que le bananier. Aujourd'hui, les béninois ont fait tout faux. Jusqu'à présent, je louais ce pays qui était le seul où l'on m'acclamait au bord des routes et où l'on ne me réclamait rien. Je crois qu'aujourd'hui, j'ai battu le record du monde des "donne-moi un cadeau" et le tout sans bonjour et sur un ton souvent agressif. Cela m'a empoisonné la journée si bien que souvent je ne disais plus bonjour car la réponse était "donne-moi cadeau" ou "cadeau, cadeau". Est-ce la pauvreté de la région ? J'ai d'ailleurs constaté que l'habitat a énormément changé. Jusqu'à présent, les villages étaient constitués dans la majorité de maisons en dur. Depuis ce matin, les cases ont largement réapparues. Certain vont peut-être me trouver excessif, mais quand je traverse avec mon vélo un village et que l'on me réclame un cadeau une centaine de fois, il y a de quoi perdre son sang-froid. Par cette chaleur et ce temps lourd, je transpire beaucoup et ma réserve d'au y passe. Heureusement j'arrive vers 14 h à SAVE. Un hôtel correct et une bonne bière me rendent cette petite ville sympathique. J'ai du temps devant moi pour arriver à COTONOU et je décide de me poser une journée supplémentaire ici. Dans les alentours, il y a de belles montagnes, je vais essayer de m'y promener. | |
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Date du Message : 11 02 2010 09:34:50 | Latitude : 08°52'34,7" - Longitude : 002°36'02,4" |
| PARAKOU / TCHAOUROU | |
| Mardi 09 février 2010 60 km cumul : 9 773 km
Dénivelé : 345 m Le déjeuner devait avoir lieu à 6 h 30 mais une coupure d'électricité le retarde. Il me faudra attendre qu'il fasse jour. Depuis mon entrée au Bénin, les coupures d'électricité sont monnaies courantes, bien plus que dans les autres pays. La production électrique ne doit pas être suffisante et le réseau beaucoup plus important qu'ailleurs. J'ai remarqué qu'ici, tous les villages étaient électrifiés, pas étonnant que le production ne suffise pas. Après beaucoup de demandes, je réussi à sortir de PARAKOU. Ici comme ailleurs, il n'y a aucune indication , même pas la direction de COTONOU. Le temps semble plus clair qu'habituellement et la route est superbement bitumée. C'est agréable de ne plus avoir à slalomer. L'accueil est toujours aussi agréable et je traverse les villages sous les acclamations des villageois. Je dois être un peu l'attraction de la journée. Je remarque de plus en plus de plantations d'acajou. Sur les arbres, les noix de cajou sont mures, de couleur rouge ou jaune. De nombreuses femmes avec une bassine sur la tête s'en vont les ramasser. Je m'arrête par curiosité l'une d'elles me ramasse quelques fruits et après en avoir enlevé la noix, m'offre les fruits en me faisant signe de les manger. C'est assez sucré et très juteux. Les femmes ne ramassent que les noix qui pendent au bout du fruits pour les mener à une usine proche et certainement y être emballé et envoyer en Europe pour le plaisir de nos apéritifs. Je ne parle pas du prix de vente en France et du prix de revient ici. Au bout de 60 km, j'arrive à TCHAOUROU. Cette petite ville est très agréable, il y a une petite auberge et un cyber. C'est parfait pour moi et il ne me restera plus que 100 km demain pour atteindre la ville de SAVE. L'auberge est parfaite, rustique mais propre et il y a tout ce que je demande : salle d'eau, wc, ventilateur, électricité et le tout pour la modique somme de 3 500 F.CFA (5 €), je m'installe donc ici pour la journée après une coute étape. Je vais au cyber mais il n'y a pas de connexions. J'ai l'impression qu'ici les connexions sont rares. Il est 15 h et pour tuer le temps, je m'enfonce dans la brousse pour une promenade d'une heure et demie. La végétation est très dense dans le secteur, j'ai intérêt à rester sur les chemins. Je vois des acajous et des manguiers bien sûr mais aussi des bambous, des karités et d'autres essences d'arbres que je ne connais pas. De temps à autre, des maisons avec des cultures autrou : bananiers, maïs. Ce qui est étonnant dans tous ces pays d'Afrique et en particulier au Bénin, c'est le nombre d'église de confessions différentes. Catholiques et protestants sont nombreux mais aussi, des évangélistes, des pentecôtistes, des adventistes, des témoins de Jéhovah et bien d'autres dont je ne connaissais pas l'existence. J'ai l'impression que chacun y va de sa secte et le africains étant très croyants se laissent facilement influencer. Cette réflexion n'engage que son auteur mais c'est mon sentiment. | |
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Date du Message : 08 02 2010 16:41:34 | Latitude : 009°20'52,3" - Longitude : 002°37'28,2" |
| BEMBEREKE / PARAKOU | |
| Dimanche 07 février 2010 113 km cumul : 9 713 km
Dénivelé : 660 m Cette nuit, j'ai eu très chaud. Il faisait plus de 30° jusqu'à une heure avancée de la nuit. La chambre disposait bien d'un ventilateur mais les nombreuses coupures d'électricité le rendait inutile. Finalement je démarre alors qu'il ne fait pas encore jour. Le veilleur de nuit m'avait ouvert les portes et attendait que je parte avant de se recooucher. Il faut savoir qu'en Afrique, tous les établissements, petits et grands ont un ou plusieurs veilleurs de nuit. Il est vrai que la main d'oeuvre n'est pas chère. Le temps est toujours identique, j'aurai droit encore droit à la chaleur et à l'harmattan. La route semble meilleure mais les trous même s'ils sont moins nombreux sont toujours au rendez-vous. La circulation est très importante, peut-être parce que c'est dimanche. Il me faut faire très attention car aujourd'hui, il est très dangereux de circuler. Je me retrouve régulièrement nez à nez avec un camion en train d'essayer d'en doubler un autre péniblement. Je ne risuqe souvent pas grand chose car la vitesse est souvent très réduite. Si le flot des voitures a considérablement augmenté ce dimanche, celui des camions également et en particulier ceux remplis de coton. A propos de camions, j'ai souvent l'impression d'être en France. Je retrouve des noms de transporteurs connus (affréteurs des transports Raméro) et en particulier beaucoup de Mazet d'Aubenas. Laurence est d'ailleurs régulièrement sollicitée par des acheteurs pour envoyer les camions d'occasion en Afrique. Le paysage est toujours aussi sympa,cultures et forêts alternent et je vois beaucoup d'oiseaux. Comme depuis mon entrée au Bénin, je traverse beaucoup de villages et j'ai toujours droit à mes encouragements. A partir de 11 h, il commence à faire très chaud et je décide de sauter le repas de midi. Je m'alimente à la coureur cycliste afin d'arriver le plus tôt à PARAKOU. C'est chose faite à 14 h mais je mettrai plus d'une heure pour trouver un hôtel. Je me fais accompagner par un zem (moto-taxi) qui sont ici très nombreux. Il m'amène dans un hôtel à la périphérie de PARAKOU. Celui-ci ne fera pas l'affaire car demain, je reste une journée de plus à PARAKOU et je recherche un peu de confort. Je rest une journée à PARAKOU pour m'occuper un peu de Tornado, je crois qu'il le mérite. Je dois changer les patins de frein et raccourcir un fois de plus la chaîne. Je reviens finalement à l'hôtel que j'avais vu à mon arrivée à PARAKOU où l'accueil n'est pas spécialement sympa. Cet hôtel est tenu par une française qui fait office de consul honoraire à PARAKOU. Comme la chambre est un peu chère, je lui ai demandé un prix. Elle m'a bien fait 10 % mais j'ai eu l'impression de lui arracher un oeil. Quoiqu'il en soit, les chambres sont très confortables avec clim, frigo et télé. L'endroit me parait idéal pour me poser un peu. | |
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Date du Message : 07 02 2010 19:04:06 | Latitude : 10°12'37,1" - Longitude : 002°39'34,4" |
| KANDI / BEMBEREKE | |
| Samedi 06 février 2010 115 km cumul : 9 600 km
Dénivelé : 505 m Je démarre à 7 h 20, le journée est la copie conforme à celle de la veille. Atmosphère couvert de poussières, l'hamattan et la chaleur vont encore frapper. Je n'ai pas étudié l'activité économique du bénin mais je semble être dans une région agricole fertile. Les champs sont en attente de cultures pour l'hivernage, des champs de coton de partout et bien entendu mes vergers d'acajou et de manguiers. j'arrive à l'entrée d'un village où je remarque une intense activité au son des tambours. Ce sont les bénévolles du village qui nettoient les alentours du centre de santé, le tout rythmé par des musiciens au son du tambour. La route semble monter, heureusement que le vent ne souffle pas de face mais de côté. La route va certainement être élargie car de chaque côté, les arbres sont abattus et l'herbe brulée. Le paysage n'est pas terrible mais les gens du village profitent de cette haubaine pour récupérer le bois. Ce sont essentiellement les femmes que je vois travailler à coup de haches et parfois avec un bébé dans le dos : que font les homme ici. Si la route doit être refaite, ce n'est pas du luxe car maintenant, elle est couverte de trous. Je suis sur une route avec une circulation importante et j'assiste à un ballet étonnant. Camion, cars, voitures, motos et vélos roulent dans tous les sens pour éviter les trous : à droite, à gauche, en travers. Il faut voir ce spectacle auquel je participe. Quand je dis ballet, je n'exagère pas, il me faut d'ailleurs être très prudent car je suis au milieu de cette circulation mais je m'amuse bien quand même car en vélo, je suis peut-être le plus à l'aise pour éviter les trous. Dans un village, je m'arrête pour photographier des jeunes filles qui fabriquent des morceaux de tissus à l'aide de métiers à tisser. C'est la deuxième fois que j'assiste à ce travail depuis ce matin. Avant d'arriver à BEMBEREKE, je constate au bord de la route quelque chos qui m'intrigue. Des femmes, exclusivement des femmes, sont devant des petits tas, aec de temps à autre des camions qui chargent et je n'arrive pas à savoir ce que c'est. Finalement en sortant de BEMBEREKE, je m'arrête et je constate que ces petits tas, ce sont des tas de cailloux. Les femmes passent leur journée avec une petite masse à la main et cassent des cailloux qui doivent servir pour les constructions. C'est impressionnant le nombre que je vois au bord de la route. Moi qui croyait que les bagnes étaient supprimés, j'en suis comme deux ronds de frites. A l'occasion de cette journée, je fais un amer constat. Aujourd'hui, c'est samedi et tout au long de la journée, je n'ai pratiquement vu que des femmes travailler, sauf les conducteurs routiers. Dans toute l'Afrique et en particulier ici, on parle beaucoup de l'émancipation de la femme mais j'ai bien peu que ce ne soit pas encore une réalité. Finalement à 2 km de la sortie de Bembéréké, je trouve un petit hôtel "L'Eldorado" avec une chambre à 3 000 F. C'est très rustique mais j'ai un ventilateur, une moustiquaire et de l'eau avec un seau à volonté pour me laver. Le seul inconvénient, ils ne font pas manger et ce soir, je me débrouillerai avec ce que j'ai, ce sera petit pois avec un cube Maggi. Ici je suis au calme et tranquille, ce n'est pas plus mal. | |
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Date du Message : 07 02 2010 18:44:45 | Latitude : 11°08'17,4" - Longitude : 002°56'33,4" |
| MALANVILLE / KANDI | |
| Vendredi 05 février 2010 107 km cumul : 9 485 km
Dénivelé : 45 m Au réveil, le temps semble couvert, c'est en fait la poussière qui annonce l'harmattan. Il fait relativement frais : 24°. Je me sens en pleine forme, prêt à affronter les 107 km me séparant de KANDI. La route est plate, il n'y a pas de vent, le temps semble brumeux et c'est parfait pour moi. Je traverse toute une zone de cultures, le coin me semble plus riche que du côté du Niger. Il y a également des plantations d'acajou donnant les noix d'acajou, appelés chez nous noix de cajou. J'arrive enfin à un curieux panneau mettant en garde les automobilistes sur les passages fréquents d'éléphants et un autre : Danger Eléphants.Des éléphants, je n'en verrai malheureusement pas mais je passe à proximité du fameux parc du W qui englobe trois pays : Burkina, Niger et Bénin. Si j'avais voulu visiter ce parc, j'aurai d'ailleurs pu le faire par un de ces 3 pays. Du coup, je traverse toute une région de véritable forêt comme je n'en ai pas encore vue ici en Afrique. Je zieute à droite et à gauche dans l'espoir mais en vain d'apercevoir des éléphants. Je traverse ensuite des champs de coton. Le coton est bien sûr ramassé mais d'immense tas de coton restent encore dans les champs. Le bord de la route est jonché de coton tombé des camions. Je suis très étonné qu'ici personne ne les ramasse. Je suis persuadé qu'on pourrait en remplir des sacs. L'atmosphère est toujours laiteux. La visibilité est réduite et l'hamattan souffle gaillardement. Pour ne pas avoir trop de poussières dans les yeux, j'ajuste mes lunettes de soleil. Ce vent poussiéreux ne me dérange pas trop, bien au contraire, soufflant aux 3/4 arrière, il me pousse allègrement.La route est très vallonnée mais avec ce vent, je ne m'en rends pas du tout compte. J'arrive finalement après un petit pique-nique au bord de la route à KANDI à 14 h 30 pas fatigué du tout mais la chaleur commence à frapper, il doit faire au moins 40 . Aujourd'hui, j'ai traversé un coin relativement peuplé avec beaucoup de villages. Je n'ai pas arrêté de saluer de la main, d'être encouragé et peut-être pour la première fois personne ne m'a réclamé d'argent ou de cadeau. Souvent les gens se mettent au bord de la route pour m'aplaudir. Je crois que les encouragements des gens dépassent ce que j'ai connu au Maroc et ce n'est pas peu dire. KANDI est une petite ville assez importante, les hôtels ne manquent pas et je pense que j'y trouverai un cyber. Le premier hôtel où je m'arrête est complet et je demande l'autorisation d'y planter ma tente. Autorisation accordée mais finalement j'aurai une chambre à partir de 16 h. En attendant, je mets mon carnet de route à jour en dégustant sous un manguier, une bière locale "La Béninoise". A 16 h, la chambre n'est pas disponible, j'aurai droit à la chambre du président pour le même prix. J'ignore qui est ce président mais j'en profite. Je vais dans un cyber, la connexion est parfaite mais ici, c'est une brouhaha infernal. Je m'y reprends à trois fois pour mettre mon carnet de route à jour et j'y renonce finalement, je mettrai à jour à PARAKOU. En sortant du cyber, il fait nuit noire mais en m'aidant de mon téléphone portable, je me débrouille pour aller manger un plat de riz-poulet pour changer un peu. J'ai deux km pour retourner à l'hôtel. Avec un éclairage public parfois inexistant, c'est un peu le parcours du combattant. Ca grouille de monde de partout, piétons, cyclistes ou motocyclistes avec ou sans phare se croisent et s'entrecroisent sans problème. C'est marrant car moi-même je m'habitue et je semble relativement à l'aise dans cette semie obscurité. Quand je pense aux gens qui m'arrêtaient dans la rue à Gréoux alors que j'étais élu car la lampe devant chez eux était grillée. Ils feraient bien de venir faire un tour en Afrique, ils verraient pou ne verraient rien du tout. Finalement je rentre à l'hôtel sain et sauf pour une bonne nuit réparatrice. | |
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Date du Message : 05 02 2010 18:59:58 | Latitude : 11°50'39,10" - Longitude : 003°23'33,5" |
| DOSSO / MALANVILLE (BENIN) | |
| Mercredi 03 février 2010 155 km(taxi-brousse) + 12 km = 167 km cumul : 9 378 km
A 7 h., je suis à la gare routière pour charger Tornado et sa remorque sur un taxi-brousse. Cela fait pratiquement 3 jours que je ne manger pas ou très peu. Entre DOSSO et GAYA (155 km), il ne semble pas avoir de villes. Je ne veux pas présumer de mes forces et j'en ai assez de rester à DOSSO. Ce matin je m sens un peu mieux, j'ai déjeuné volontiers, tout devrait bien se passer. Je ne regrette pas mon choix. Le paysage est une succession de savanes et de semblant de forêts. Les villages sont très rares et surtout la route dans un état lamentable.Il y a un peu de goudron entre les trous. Finalement, j'arrive à 10 h 30 à GAYA et enfourche Tornado immédiatement en direction du Bénin. Je longe une dernière fois le fleuve Niger, déjà vu à BAMAKO, MOPTI, NIAMEY. Le fleuve est entouré de rizières. J'ignore la quantité de riz que permet de cultiver le fleuve Niger mais cela doit être impressionnant, tout comme le Sénégal d'ailleurs. Avant de traverser le Niger, je passe sans soucis la frontière du pays du même nom. De l'autre côté du pont, c'est le Bénin. Je reçois un accueil très chaleureux de la part de la police et me voilà au Bénin où l'ambiance me semble plus décontractée.Ce n'est peut-être qu'une impression. Je m'arrête dans un hôtel en rénovation tenu par des français "La rose des Sables", drôle de nom, dans un pays verdoyant. A midi, j'arrive à manger de bon appétit, je semble sur le mieux. Je décide malgré tout de rester ici un jour de plus car je veux tout de même profiter au maximum de mon voyage et non galérer sur les routes. J'aurai tout de même fait aujourd'hui 12 km : c'est un exploit. La Rose des Sables a été débaptisée par le couple de français qui vient d'acheter, c'est maintenans "Les Relais du Soleil". Ici, je suis très bien reçu, les proprio sont sympa ainsi que le personnel. Les chambres sont propres et confortables et la cuisine est excellente. Bon endroi pour me retaper, j'y suis nettement mieux que dans mon sinistre hôtel de DOSSO et moins cher. J'ai trainé toute la journée dans MALANVILLE à la recherche d'un hypothétique Cyber mais en vain. Les gens sans trop savoir ce que je demandais me balladaient d'un bout à l'autre de la villeC'est simple, des cyber ici, il n'y en a pas. Ce sera pour une autre fois. | |
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Date du Message : 02 02 2010 10:46:00 | Latitude : - Longitude : |
| DOSSO (convalescence) | |
| Lundi 1 février 2010
mardi 2 février 2010 Je passe ma journée du lundi à errer comme une âme en peine. Dormir, boire sont les principales activités de ma journée. Ici il n'y a de toutes façons pas grand chose à faire. Je vais dans une pharmacie pour acheter de l'Ercefuryl. Je fais un amer constat. La boîte de médicaments me coûte 3 3330 F. CFA et je ne l'utiliserai certainement pas totalement, du moins je l'espère. A raison de 150 F. le bol de riz avec un peu de sauce (un repas pour un nigérien), le prix de mon médicament permettrait à un nigérien de prendre 22 repas : édifiant non. Pas étonnant qu'ici ils utilisent souvent les méthodes traditionnelles, ils n'ont surtout pas les moyens de se soigner. J'ai du mal à supporter la misère qu'il règne dans cette ville grouillantes de monde. Je suis sans arrêt interpelé par des jeunes et moins jeunes qui me réclament de l'argent pour manger. Mois qui ne suis déjà pas à l'aise dans le métro parisien, ici je ne vous dis pas. La journée se passe difficilement, je n'ai pas d'appêtit et j'avale en me forçant une une demi-assiette de riz blanc (c'est déguelasse). Je me renseigne pour prendre un taxi-brousse demain matin pour la frontière mais avec les conseils de Laurence, je décide de rester à DOSSO une journée de plus et essayer de me retaper. Heureusement que par hasard, j'ai trouvé un cyber, j'aurai ainsi de quoi m'occuper. Depuis plus de 5 mois de voyage, c'est mon premier ennui de santé. Je me rends compte de la difficulté de me retrouver seul, malade et avec un seul vélo comme moyen de locomotion. C'est l'apprentissage du voyage solitaire qui continue | |
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Date du Message : 01 02 2010 15:35:20 | Latitude : 13°02'26,6" - Longitude : 003°1146.'" |
| NIAMEY / DOSSO | |
| Dimanche 31 janvier 2010 82 km + 65 km taxi-brousse cumul : 9 211 km
Dénivelé 435 M A l'hôtel "les Roniers", je suis très bien, l'établissement est confortable, le personnel très gentil mais il ne faut pas se laisser aller Ce matin, je prends la direction du Bénin non sans un petit problème de ventre : on verra bien. Je me croyais guéri mais j'ai dû faire une rechute. Pour la première fois, j'ai du mal à avaler mon petit déjeuner. Pour l'instant tout va bien et il me faut près de 20 km pour sortir de NIAMEY et je suis enfin dans la campagne. Le paysage est assez quelconque, désertique, que de la végétation rase et beaucoup moins joli que mon arrivée sur NIAMEY l'autre jour. Je suis rapidement obligé de m'arrêter pour un besoin pressant, je crois que je suis encore plus malade qu'avant mon arrivée à NIAMEY. Je suis obligé de m'arrêter 4 ou 5 ois avant de dire pouce. Le vent est toujours contraire et assez violent, la route monte un peu et mon ventre ne va pas au mieux. Je bois beaucoup mais ne peux m'alimenter. A KOURE, j'espère un hôtel mais il n'y a rien, juste un petit village où j'aurais aimé m'arrêter. C'est ici qu'il y a encore un petit troupeau de girafes, les dernières d'Afrique de l'Ouest. Dommage mais je ne suis pas en état de m'arrêter. Je continue donc ma route dans l'espoir de trouver un hôtel à BIRNI-GAROUE mais rien n'est moins sûr et je suis de plus en plus dans le dur. En arrivant dans un village dont je ne me souviens pas le nom, je mets mon clignotant à droite et décide de prendre un taxi-brousse pour DOSSO où je suis sûr de trouver un hôtel. Le voyage se passera très bien d'autant que l'on m'a laissé la place de choix : à côté du chauffeur. Arrivé à DOSSO, je découvre la petite ville de province typique. Tout en poussière, très sale et un aspect pas très encourageant. Je rentre dans le premier hôtel venu, l'hôtel "Djerma". L'accueil est très froid (étonnant au NIGER) et l'hôtel complètement délabré, tout semble à l'abandon. Heureusement ma chambre, appelée pompeusement mini-suite est relativement en état et propre. Elle est immense, avec climatiseur, ventilateur qui ne fonctionne pas, frigo en état, télé sans image mais avec douche et WC. Ce n'est pas les deux cafards que je tue qui vont me rebuter, j'ai besoin de me refaire une santé. Le soir, je vais manger du riz blanc au restaurant des Arts, qui n'a d'arts que le nom et me couche de bonne heure pour une nuit réparatrice. Je décide de rester une nuit de plus car je ne me vois pas en pleine brousse dans cet état. Demain, j'aviserai. | |
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Date du Message : 30 01 2010 12:12:18 | Latitude : - Longitude : |
| NIAMEY (REPOS) | |
| Jeudi 28 janvier 2010
au Samedi 30 janvier 2010 J'attends le coup de fil d'Edith qui me confirme qu'à OUAGA, le visa nigérian est à 35 000 F, assez cher auss, mmais je suis encore loin des 75 000 F annoncé. J'hésite à retourner à l'ambassade du Nigéria pour essayer de voir un supérieur pour dénoncer l'arnaque de l'employé. A force de me renseigner, et confirmamnt ce que je savais, le Nigéria n'est pas un pays très sûr. Un président absent pour maladie depuis plus de deux mois, affrontements chrétiens-musulmans à JOS (500 morts), bandits le long des routes, sont assez de raisons pour éviter le Nigéria. D'ailleurs depuis le Sénégal, tout le monde me déconseille le Nigéria.Nigéria rayé pour moi, je passerai directement par le Tchad. Je vais pour rien à l'ambassade du Tchad : fermé. Le lendemain vendredi, j'y vais donc et on m'annonce que le visa moyennant 15 000 F est possible mais dans un délai d'un mois. J'essaye de parlementer avec l'employé de service. Celui-ci très gentil, m'explique que les dossiers vont au service des affaires étrangères pour avis et qu'il ne peut faire autrement. Il me déconseille d'aller directement à la frontière où les visas ne sont pas délivrés. Un policier peut éventuellement me faire passer sans visa mais c'est très aléatoire et à mes risques et péril. Je suis à vélo et ne peux me permettre de faire chou blanc à la frontière. Que faire ? J'étudie la carte et la seule solution c'est le Bénin. A COTONOU, j'aviserai pour prendre un bateau ou l'avion pour DOUALA au Cameroun et éviter le Nigéria. De toute manière, toutes ces tracasseries administratives, j'en étais conscient avant mon départ et cela n'entame nullement mon moral. Je vais de ce pas à l'ambassade du Bénin où je négocie mon visa pour la journée (normalement 48 h) et moyennant 12 000 F, je récupère mon visa après 15 h. En attendant, je vais me promener dans NIAMEY. A un endroit, dans les arbres, je vois d'immenses chauve-souris qui attendents la nuit pendues par le pattes arrières. Je n'ai jamais vue de chauve-souris de cette taille, c'est vraiment impressionnant. Elles sont signalées dans les guides et surnommées chiens-vilant. Une autre surprise m'attend un peu plus loin : une course cycliste. Elle est organisée par un français Jean-Michel VILLEMAUX qui habitde LA BOUILLADISSE, dans la banlieur marseillaise. C'est un passionné de vélo qui organise la course de l'espoir, une sensibilisation sur le sida. Il m'invite d'ailleurs à la prochaine édition en Afrique, en janvier 2011. La course est assez amusante, une douzaine de participants avec des vélos dont nos jeunes ne voudraient pas. C'est hyper organisé, motards, policiers et les radios et télé du pays. Je rencontre le président de la fédération nigérienne de cyclisme, fédération en balbutiement, mais c'est étonnant qu'elle existe. L'après-midi, je récupère sans problème mon passeport à l'ambassade du Bénin. Pour mon dernier jour à NIAMEY, je reste à l'hôtel pour vérifier un peu le vélo et me reposer. Je ne sais pas sit je me reposerai car à l'hôtel, ils accueillent une immense réception. C'est la fête nationale Nestlé, une fête de fin d'exercice. Des dizaines et des dizaines de jeunes arrivent à moto pour faire la fête. Le parc de la piscine est rempli de jeunes en tee-shirts Nescafé et Maggi. Ce sont tous les représentants du Niger et en particulier tous ces jeunes qui vous vendent du ness à tous les coins de rue. Cà va jouer, danser, bref il va y avoir de l'ambiance. Je termine en souhaitant un BON ANNIVERSAIRE à mon épouse Laurence. | |
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Date du Message : 28 01 2010 17:48:28 | Latitude : 13°31'42,8" - Longitude : 002°03'08,0" |
| TORODI / NIAMEY | |
| Mercredi 27 janvier 2010 69 km cumul : 9 064 km
Dénivellé : 235 m Ce matin l'étape sera courte, aussi, grâce matinée et je démarre à 6 h 45. Quand je n'ai pas la pression des étapes longues, c'est de suite plus agréable et je n'hésite pas à m'arrêter pour prendre des photos. Aujourd'hui, le paysage est magnifique quoiqu'assez désertique. Cette latérite donne des couleurs rouges foncées splendides et les villages sur fond de latérite sont très photogéniques. Je croise beaucoup de gens en vélo qui vont couper le peu de bois qu'ils trouvent. Ils quittent la route pour la piste à la recherche d'un arbre qu'ils coupent,k le chargent sur le vélo et repartent en quête d'un autre. Depuis que je suis en Afrique de l'Ouest, à l'entrée de pratiquement chaque village, un ou plusieurs panneaux annoncent un projet (éole, centre de santé, assainissement, adduction d'eau, etc) financé par une ONG. J'ai le sentiment que l'Afrique est ainsi sous perfusion. Je fais appel aux spécialistes de la santé, perfusion ne veut-il pas dire survivre et non guérir. Mon frère Serge a été sous perfusion pendant des mois, cela ne l'a pas enpéché de partir. Voilà le genre de question que je me pose sur mon vélo car la misère est troujours présente et je ne vois pas de solution pour l'Afrique. Quoiqu'il en soit, je traverse un région magnifique et arrive aux portes de NIAMEY dans un havre de verdure. Le fleuve Niger fait son effet. Je choisi d'aller dans un hôtel conseillé par le Lonély Planet : Les Roniers. Cet hôtel est distant de 7/8 km du centre ville mais un peu de paix et de confort me fera du bien, surtout que depuis ce matin, je suis un peu dérangé du ventre. Je suis bien accueilli dans cet hôtel où bien sûr avecc mon vélo, je surprends passablement. Dans le restaurant assez chic, des nigériens en costume cravate déjeune et je suis toujours surpris de l'écart qu'il règne dans ces pays. Entre ces gens qui font bombance et ceux que je rencontre dans la brousse, il y a bien plus qu'un monde. Même si des écarts existent en France, ils ne sont pas si criants. Je suis également allé à l'ambassade du Nigéria pour mon visa. L'employé pas trop sympathique (il a le droit) me demande 75 000 F CFA (115 €), ce qui est une somme exorbitante. Je refuse donc et je vais me renseigner auprès d'Edith qui connait les gens de l'ambassade du Nigéria à OUAGADOUGOU ; Internet m'annonce 30 000 F CFA. Je suis loin du compte, l'employé doit se servir au jpassage. Qu'à cela ne tienne, je ne suis pas pret de mettre 75 OOO F dans un visa. Dans ces conditions j'éviterai le Nigéria et passerai par le Tchad. AFFAIRE EN COURS. | |
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Date du Message : 27 01 2010 20:23:11 | Latitude : - Longitude : |
| KANTCHARI / TORODI (SUITE) | |
| Erreur de frappe : suite et fin
je n'ai pas la force de pédaler jusque NIAMEY, d'autant qu'il fait très très chaud. Demain, je n'ai que 60 km, il ne devrait pas y avoir de soucis pour être à NIAMEY avant midi. Je prévois une halte de plusieurs jours à NIAMEY car je dois y faire mon visa pour le Nigéria. J'en profiterai ains pour visiter la capitale. | |
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Date du Message : 27 01 2010 20:20:09 | Latitude : 13°06'41,6" - Longitude : 001°47'51,3" |
| KANTCHARI / TORODI | |
| Mardi 26 jnvier 2010 82 km cumul : 8 995 km
Dénivellé : 160 m Réveil très tôt (4 h 30), je démarre à la frontale car j'ai l'intention si le vent me le permet d'aller jusque NIAMEY (140 km) et avec le passage de la frontière, je peux perdre du temps. Je passe le poste frontalier burkinabé en pleine nuit et les policiers se demandent s'ils n'ont pas affaire à un extraterrestre. Comme d'habitude, je passe plus de temps à raconter mon voyage qu'en formalités. Le jour se lève, il fait frais, la route est plate, en excellent état, j'avance bien. Je suis maintenant au Niger, je n'y vois pour l'instant aucun changement si ce n'est que la déforestation est encore plus évidente et le ravinement sur cette terre en latérite à fait son oeuvre. J'ai même la chance de voir un perroquet, il y avait bien longtemps que je n'en avais pas vu. Le poste de police nigérien se passe sans souci et assez rapidement. Ce matin le temps est couvert et il y a des mois que je n'avais pas vu un nuage, je ne savais même pas qu'il en existait encore. Malheureusement le soleil et la chaleur font vite leur apparition ainsi que monsieur le vent. Je ne sais pas, si c'est la chaleur, le vent ou la bière ou les trois à la fois, mais je suis planté sur la route et la fatigue se fait vite sentir. A TORODI, il est 12 h 30 et je renonce à mon projet de me rendre à NIAMEY. Je trouve difficilement un hôtel. Il est conforme à ceux des nuits précédents. Il y a bien une salle de bain mmais toute déglinguée. Il y a bien l'électricité mais de 16 h à 24 h. De toute manière, je n'ai pas le chois car je n'ai pas la force de pédaler jusque NIAMEY | |
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Date du Message : 27 01 2010 20:08:58 | Latitude : 12°29'02,7" - Longitude : 001°30'46,10" |
| MATIAKOALI / KANTCHARI | |
| Lundi 25 janvier 2010 61 km cumul : 8 913 km
Dénivellé : 115 m 5 h et un petit déjeuner dans le noir avec une frontale qui défaille. Qu'importe, j'ai du pain, et de la confiture et le réchaud fonctionne. Ce matin, il y a quelques nuages dans le ciel, j'avais oublié que ça existait. La matinée sera très courte, j'avale sans problèmes mes 60 km me séparant de la dernière ville burkinabée. Je suis à KANTCHARI à 10 h 30 mais je prèfère ne passer la frontière que demain. Une grosse chaleur s'annonce et le vent est faible. Je trouve un petit hôtel semblable à celui d'hier avec l'électricité en plus. La patronne m'annonce fièrement une salle de bain, effectivement, une petite pièce avec un seau d'eau fait office de salle de bain. J'ai tout de même le sentiment d'être au bout du monde, dans une région très particulière. CC'est marrant comme dans le même pays, une région peut etre aussi différente. Jusqu'à présent, j'avais été agréablement surpris par le Burkina Faso. Les régions de BANFORA, BOBO ou OUAGA, me paraissaient au niveau de ses voisins, le Mali ou le Sénégal. Ici, on sent vraiment la misère et la vie doit y être très dure. C'est peut-être la proximité du Niger, un pays du Sahel. Je suis à une quinzaine de km du Niger et demain, je passe dans mon huitième pays, un des derniers pays de l'Afrique de l'Ouest puisque le Cameroun fait la transition entre l'ancien AOF et AEF. La journée sans aucun élément particulier, si ce n'est que les cyclises sont toujours autant collants. Ils prennent ma roue quand je les double et si je m'arrête, ils s'arrêtent aussi. Ils me donnent l'impression de faire la compétition avec moi. Pour info, je viens de vérifier la température de ma chambre : 31°. Ce soir, changement de menu, au lieu du riz ou des spaguettis, j'ai commandé à Brigitte des frites et du poulet dans son restaurant "La Maison Blanche". J'aurai également l'occasion de boire quelques bières avec quelques clients qui me feront coucher un peu tard. | |
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Date du Message : 27 01 2010 19:52:41 | Latitude : 12°21'38,9" - Longitude : 001°02'24,6" |
| FADA / MATIAKOALI | |
| Dimanche 24 janvier 2010 104 km cumul : 8 852 km
Dénivellé : 240 m Je suis bien à FADA mmais il faut penser à repartir. Ce matin, debout à 5 h, je charge la remorque et je vais déjeuner à mon petit kiosque. pas de vent, il fait un peu frais, les conditions sont réunies pour passer une bonne journée. La route est agréable, relativement plate et le paysage plus sympa que les jours précédents. C'est une alternance de fôrets, de savanes, de cultures et aux abords des villages, beaucoup de magnifique manguiers et des baobabs. Les villages se succèdent, tout le monde me dit bon jour et bonne arrivée, même les gamins qui ne me réclament rien. Le vent se lève légèrement et dans la journée, ne soufflera pas trop fort. C'est également une région cotonnière, le coton est déjà récolté et des tas dans les champs sont en attente d'être ramassé. Il y a beaucoup de cyclistes entre les villages et je me retrouve régulièrement avec deux ou trois vélos en train de discuter. Bien que parfois, j'aimerais plutôt être seul, il me faut jouer le jeu. Je me retrouve finalement à OUGAROU, terme de ma journée sans trop m'en apercevoir. J'avais repéré sur la carte un campement de chasse. C'est le campement du Lion, je m'y rends par une piste de 3 km. C'est l'occasion de voir à quoi ça ressemble. En fait, c'est un campement fait de fausses cases avec piscine, animations, une sorte de club. Ils ne prennent qu'en pension complète avec toutes les activités pour le modique prix de 35 000 F. (54 €). C'est bien sûr trop cher pour moi, d'autant que je n'ai pas l'utilité de toutes ces activités. J'aurai fait mes 6 km de piste pour rien, mais j'aurai vu. Au village, j'achète du pain et je décide de continuer ma route jusque MATIAKOALI, distant de 25 km. Je n'avais pas prévu e faire autant de km aujourd'hui, mais nécessité fait loi. Finalement j'arrive à MATIAKOALI vers 14 h et j'ai droit à mon premier contrôle d'identité burkinabé. Je n'aprécie pas trop l'attitude du gradé qu me parle allongé et me dit de montrer mes papiers à son subalterne. Je le lui fait sentir mais je n'y peux rien, c'est ma nature. Non,mais pour qui se prend-il ? Le gendarme qui me contrôle est très gentil et m'indique une association qui fait dormir. Je reprends la route et ne trouve pas cette association. Le gendarme en question, avec un collègue en moto, me rattrape et me mène à cette association. Il rattrape bien l'impolitesse de son chef. L'hébergement n'est pas terrible, une chambre sans lumlière, une salle d'eau sans eau (il faut se laver avec un seau) et un lit pas trop propre. Qu'importe, je dormirai dans mon sac à viande et pour 3 000 F (4,6 €) je ne fais pas trop le difficile surtout que je suis content d'avoir trouvé quelque chose; Ici, il y a l'ambiance car nous sommes en pleine CAN (coupe d'Afrique des nations) et les jeunes du village se sont donnés rendez-vous pour regarder ANGOLA / GHANNA à la TV. Ils ne font pas restaurant, j'irai faire quelques courses au village jpour manger ici et pouvoir déjeuner avant de repartir demain matin pour une petite étape de 60 km jusque KANTCHARI : je suis à 80 km de la frontière nigérienne. | |
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Date du Message : 27 01 2010 19:31:16 | Latitude : 12°03'45,5" - Longitude : 000°21'22,3" |
| FADA N'GOURMA (REPOS) | |
| Vendredi 22 janvier 2010
Samedi 23 janvier 2010 N'ayant pas le courage de me lever, je m'octroie une journée de repos à FADA. Trouvant cette ville sympathique et voulant mettre mes carnets de route à jour, je décide de rester un jour de plus. Ne suis-je pas en Afrique pour découvrir et non ne faire que des km. Je trouve le matin, un petit kiosque où je peux déjeuner au milieu des burkinabés. Je déjeune à la française, pain, beurre, café et lait. Autour de moi, c'est omelette, pâtes, viandes, poissons, chacun ses habitudes. Un matin, je serai à la même table qu'un colonnel de gendarmerie, un gendarme avec son pistolet mitrailleur, deux quidams. Tout ce petit monde se mélange sans problèmes. Un jeune garçon se propose de me payer mon café, je refuse poliment et je le retrouve au cyber. Il m'explique qu'il a 22 ans, il a perdu son père et sa mère élève ses 5 petites soeurs. Cette année de scolarité (BEP électricité) est payé pour la dernière fois par une association car il a dépassé la limite d'âge. Il veut s'en sortir et espère s'orienter dans les énergies renouvelables. Je suis persuadé que c'est une grande chance pour l'Afrique qui continue de fabriquer l'électricité au fioule alors qu'ici le soleil et je suis bien placé pour le savoir, le vent souffle. Dans la discussion, je lui livre ma leçon de vie : "qui veut peut". Nous prenons rendez-vous pour déjeuner ensemble et à 13 h, il me remet une lettre boulversante avec sa photgo en footballeur. Il a été très marqué par mon proverbe et se promet de cultiver deux fois plus pendant les vacances pour se payer ses études. Je ne vous livrerai pas l'intégralité de sa missive mais elle me touche beaucoup. Elle finit par je suis africain et j'ai peur de l'Afrique. C'est la deuxième fois, Samuel à l'institut où je marque les esprits. Un européen qui accepte de souffrir pour atteindre son objectif, cela les marque beaucoup car nous pourrions voyager dans le confort et ils le savent. En sortant du cyber, je suis invité par deux jeunes pour boire une bière où nous discutons de beaucoup de choses et en particulier de l'avenir des burkinabés. Nous nous donnons rendez-vous pour continuer cette conversation samedi puisque je rest un jour de plus, à l'occasion d'un petit repas. Ici, je trouve tout le monde sympa et je m'y sens très à l'aise. J'en partirai à regret. Autre caractéristique de cette ville, c'est cette jeunese très nombreuse tous habillés aux couleurs de leur école qui vont à vélo à l'école. Ici pas de taxi, il n'y a que des taxi-motos et c'est en taxi-moto que je circule pour aller au restaurant. Vendredi, j'étais dans ma chambre d'hôtel et l'hôtesse frappe à ma porte :"on vous demande". Dans le hall d'entrée je retrouve Gaston et Alli-Mammi. Quelle surprise, en fait il va retrouver un cinéaste nigérien à NIAMEY pour une revue. Je les revoie samedi à l'occasion de leur retour. Ce soir, je vais essayer de ne pas me coucher tard pour attaquer tôt demain matin je prévois 70 km et pense atteindre Niamey, distant de 300 km en quatre jours. | |
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Date du Message : 23 01 2010 17:43:50 | Latitude : - Longitude : |
| OUAGADOUGOU (3ème EPISODE) | |
| Jeudi 31 décembre 2009
au samedi 15 janvier 2010 Séjour Burkinabé et Malien de Laurence et Gérard (3ème et dernier épisode) En premier lieu, j'avais oublié une petite anecdote du pays Dogon. A l'occasion de la visite du village de INDELLI (Abel), nous sommes passés avec notre guide Ali devant un site animiste où l'on baptisé les gens autrefois. Ali n'a rien trouvé de mieux que de me baptiser : Endé Guéné (qui aime l'humanité) et Laurence a été baptisée Molibémo (vivons ensemble). Je ne sais pas si Ali fait de même avec tous ses clients mais avec Laurence nous sommes contents de ses prénoms. Aute surnom qui me fut donné par Aruna, le guide de nos amis suisses : Papa tranquille, pas mal aussi. A partir de SEVARE, nous avions prévu un jour pour la visite de DJENNE et sa superbe mosquée et deux jours sur un pinasse sur le fleuve Niger à MOPTI. Nous décidons de consacrer le lundi à du repos complet pour Laurence afin qu'elle puisse récupérer. Je vais à MOPTI en taxi pour retirer de l'argent car je dois payer le solde à Ali qui va gentiment nous consacrer ces trois jours. Nous faisons la connaissance d'un couple encore sympathique, décidément tout le monde est sympa en Afrique. Il s'agit de Cindy et Sylvain, un couple de bretons. Elle est infirmière à l'hôpital de RENNES et lui est médecin anesthésiste à l'hôpital public de SAINT BRIEUX. Le courant passe de suite. Il est en négociation avec un guide pour aller faire le Pays Dogon. Laurence se repose très bien dans cet hôtel où la gérante, une française est très accueillante. Cet hôtel très calme et confortable nous fait du bien après la vie un peu spartiate du Pays Dogon. Nous négocions avec Ali, la location d'un fourgon pour nous emmener à DEJENNE. C'est un peu cher mais c'est la seule solution pour faire DEJENNE sur un jour. Nous proposons à Sylvain et Cindy de partager le prix mais ils partent demein. Le mardi, Sylvain me demande si mon offre tient toujours car ils n'ont pu se mettre d'accord avec leur guide. Nous partageons ce fourgon à quatre et l'oncle d'Ali pourra prendre des passagers en route pour rentabiliser le voyage. Ils nous demande ainsi 50 000 F. pour 4 ce qui est raisonnable. MNous profitons donc de ce voyage pour faire plus amples connaissances avec nos nouveaux amis bretons. En cours de route, nous nous arrêtons dans un superbe marché, c'est l'occasion qui fait le larron. L'oncle d'Ali prendra des passagers en route donnant ainsi à notre voyage une couleur local. Pour arriver à DEJENNE nous prendrons le bac pour traverser le Bani. A DEJENNE, un guide local réservé par Ali nous fera visiter DEJENNE dans de bonnes conditions. Après un bon repas un peu long, mais c'est classique en Afrique, nous visitons la ville et sa fameuse mosquée, la plus grande mosquée du monde en banco. Elle est magnifique mais je l'ai tellement vue en photo de partout que je suis un peu déçu. Cela m'a fait le même impression que la première fois que j'ai vu le Mont St Michel où j'ai eu l'impression de voir une carte postale. DJENNE est une ville particulière avec une architecture tout en banco protégée par l'UNESCO. C'est une ville essentiellement musulmane avec beaucoup d'éoles coraniques. Le retour sera assez long et toujours avec des autochtones pris au bord de la route par l'oncle d'Ali qui sera ravi de son voyage. Laurence va un peu mieux mais ce n'est pas tout à fait ça. Le lendemain, nous partons à MOPTI en taxi collectif avec un pneu avant éclatéà la clef, heureusement le véhicule ne roulait pas trop vite. Nos amis bretons sont cloués à l'hötel car c'est au tour de Cindy d'être malade. La visite de MOPTI, un port sur le Niger st très sympa. Nous découvrons l'activité du premier port Malien, les pinasses et le marché. Les photos seront plus parlantes. Nous rentrons dans une 404 bâchée à 16 ou 17 à l'arrière. Le lendemain, c'est le retour pour OUAGA et je redoute la journée qui promet d'être longue d'autant que Laurence a rechuté et n'est pas au mieux de sa forme. Nous remplissons un taxi collectif avec Sylvain et Cindy, ainsi qu'une dame accompagnée de son guide Chaque couple achètera une place supplémentaire afin que le véhicule démarre de suite. Nous laissons la dame et nos amis à KANIDOMBOLE en route pour le pays Dogon. Après bien des péripéties nous arrivons péniblement à KORO. Pour ce faire, le chauffeur aspirait l'essence dans le carburateur, faisant un à deux km et recommençait, le tout pendant une vingtaine de km. A KORO, c'est le même cinéma qu'à l'aller, le taxi-brousse est plein et il nous faut attendre 17 passagers pour remplir le deuxième. J'installe Laurence au plus mal ur mon matelas gonflable et essaye en vain de faire du stop sans succès. N'en pourant plus, Laurence ayant même un peu de température, j'achète toutes les places d'un véhicule pour le faire démarrer de suite. Nous quittons KORO sans regret, d'autant que le premier taxi-brousse déjà plein n'a pas encore démarré. Après une route chaotique, nous arrivons à OUAHIGOUYA où il nous faut attendre deux heures pour le dernier bus pour OUAGA. Heureusement que j'ai pris l'initiative de louer ce fourgon, nous étions quitte pour coucher à OUAHIGOUYA. Nous arrivons à la gare routière de OUAGA, il est 20 h, ilfait nuit et prenons le premier taxi venu. Ce taxi perd sont pot d'échappement et nous sommes obligés de changer de taxi. Nous confirmons que tout voyage en Afrique est bien une aventure. En arrivant à l'institut, Edith preccrit des médicaments à Laurence qu'Ali s'empresse d'aller chercher. Le lendemain, Laurence un peu fatiguée se repose pendant que je vais sans succès chercher mon visa au consulat du Niger. L'après-midi Edith nous mène à un village artisanal très intéressant. Il y a un magasin d'exposition avec des prix très compétitifs et nous voyonsles artisans fabriquer devant nous. Le soir, un dernier repas au restaurant avec le couple KABORE et sainsi fini les aventures de Laurence et Gérard à OUAGADOUGOU. Pour l'instant, nous ignorons où et quand Laurence me rejoindra, nous aviserons le temps voulu. | |
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Date du Message : 23 01 2010 12:32:49 | Latitude : - Longitude : |
| OUGADOUGOU (2ème EPISODE) | |
| Jeudi 31 décembre 2009
au Samedi 15 janvier 2019 Séjour Burkinabé et Malien de Laurence et Gérard (deuxième épisode) Le lendemain, Ali-Mammi nous mène à la gare routière pour prendre le bus pour OUAHIGOUYA. Le bus est relativement confortable, si ce n'est les vitres grandes ouvertes pour refroidir le moteur et le siège de Laurencce tout déchiré et mouillé (nous pensons que ce n'est que de l'eau). A OUAHIGOUYA, nous prenons dans la foulée le taxi-brousse (juste une attente pour qu'il se remplisse) pour KORO au Mali sur une piste en latérite. Les guides touristiques (Lonely ou routard) annoncent une route goudronnée.A KORO, village pas très sympathique, c'est la tuile, le seul taxi-brousse pour SEVARE est plein et nous sommes obligés d'y passer la nuit. Nous sommes harcelés par des maliens qui nous proposent leurs services pour nous trouver un campement ou louer un taxi pour SEVARE moyennant 70 OOO F. Je suis obligé de me facher pour qu'on nous laisse tranquille. Nous en profitons pour admirer la magnifique mosquée en banco, d'une architecture assez classique dans la région. J'appelle Ali notre guide Dogon qui nous avait été conseillé par Nelly ZEDET, une ancienne cliente du cabinet Axiome. Je lui signale que nous sommes coincés à KORO et que l'on ne sera à SEVARE que demain. Nous somme gentiment accostés par un monsieur qui nous propose sa voiture pour nous amener à BANKASS à 50 km d'ici. Il doit s'y rendre et c'est une manière ici de rentabiliser le voyage. Il ne nous demande que 1 000 F par perseonnes, ce qui est dérisoire. J'appelle Ali, il nous rejoindra demain matin en moto à BANKASS car nous ne serons qu'à 12 km du premier village Dogon. Notre chauffeur nous dépose donc à BANKASS à l'hôtel NEMMO. Il n'y a pas de chambres libres, qu'à cela ne tienne, nous dormirons sur le toit terrasse, ce qui est monnaie courante ici. Je monte la tente à tord car ici nous n'aurons pas de moustiques et la nuit, j'aurai un peu froid car j'ai eu la mauvaise idée de ne prendre qu'un duvet pour deux. Cet hôtel est très bien tenu, un peu à la française. Moussa, le propriétaire est aidé dans son projet par une française de CHAMONIX qu nous rencontrerons d'ailleurs accompagnée de deux autres françaises. Le lendemain, nous faisons connaissance avec notre guide Dogon Ali venue avec un ami de SEVARE, soit 50 km de piste. Ali nous explique notre p^rogramme pour la visite du Pays Dogon, soit 4 jours et 3 nuits. Nous prenons de suite un taxi pour nous rendre à KANI KOMBOLE, le premier village Dogon que nous visitons avant de déjeuner. La pause sera comme tous les jours assez longue à cause de la chaleur. Nous repartons vers 15 h et nous avons de la chance car à KANI, c'est le jour du marché hebdomadaire. Nous assistons à un marché très local où nous ne trouvons que des produits locaux, très en couleurs. Laurence s'y régale, pour les photos entre autre. Ici, le principe est encore une forme de troc par argent interposé. Les dames des villages environnants viennent y vendre leur production et avec l'argent achètent ce qu'ils leur manquent. Les forains sont souvent leurs propres clients. Nous partons pour 3 ou 3 km jusqu'au village voisin de TELLI. Nous mangerons et dormirons dans un campement classique d'ici où tout est organisé dans ce sens. Nous ferons la connaissance d'un couple de suisses très sympathiques, Anne et Luc accompagnés de leur fille Mathilde, agée de 20 ans qui est venue passer 6 mois au Burkina pour apprendre le djembé. Nous retrouverons nos nouveaux amis régulièrement au cour de notre visite au pays Dogon. Dans la discussion, Laurence leurs apprendd que je traverse l'Afrique à Vélo, ce qui fait tilt dans la tête de Luc, il avait entenddu parlé de moi dans une des émissions "Allo la planète". nous profitons de cette halte à TELLI pour Télem, les premiers habitants du pays Dogon, avant d'en être chassé par les Dogons. Je ne vais pas vous faire tous les commentaires du guide sur l'histoire des Dogons ce serait trop long. Je vous conseille si vous en aviez l'occasion de visiter et découvrir la culture Dogon. J'avais peur de voir ce pays ravagé par le tourisme mais, dans sa partie sud du moins, il n'en ai rien, les Dogons vivent normalement et profitent un jpeu de cette manne touristique sans détruire leurs traditions ancestrales. Une chose est sure, un Dogon est fier d'être Dogon. Le vendredi matin, nous nous rendons à ENDE où nous aurons la chance d'assister à un festival de masques (10jours par an). Après la visite et les danses Dogon avec masque, nous quittons ENDE dans un charrette tirée par un boeur (Zébu) me faisant penser à la chanson de Bourvil : les rois fainéants. Nous arrivons ainsi au campement de YABATALOU où nous retrouvons comme tous les soirs nos amis suisses. Le lendemein, nous escaladons la falaise par une faille après 200 m de dénivellé. Le spectacle y est absoulument sublime et Nous nous rendons compte que le pays Dogon, ce n'est pas que la culture Dogon, les villages Dogon, les troglodytes, mais aussi des paysages grandioses. Jous arrivons au magnifique village de INDELLI, encore très différent des autres puisque sur la falaise. Nous nous installons pour déjeuner ches Abel, qui comme son prénom l'indique est de confession chrétienne. En attendant la préparation du repas, nous allons voir les magnifiques jardins dans une petite vallée où l'eau ne manque pas. Nous y découvrons des jardins verdoyants où un travail de fourmis est effectué. Les jardins sont arrosés au moyen de callebasse et la culture de l'oignon domine. Femmes, enfants et hommes y travaillent sans relâche pour nourrir le village. Nous déjeunons donc chez Abel et machinalement, je m'aperçois que nous sommes le samedi 9 janvier, jour de mon anniversaire. J'avais complètement oublié et Laurence aussi d'ailleurs. Laurence et Ali me souhaite mon anniversaire ce qui me fait penser à l'anniversaire original de Yannick Pendant la sieste, Ali va parlementer avec Abel. Je vois ensuite trois musiciens avec de tamani (genre de djembe où l'on tape avec un bois recourbé) et un autre avec un tam-tam. C'est à moi d'ouvrir le bal en faisant une genouflexion devant le tam-tam et nous commençons à danser au rythme des danses africaines. Quelques jeunes commencent à danser, les gamins s'en mêlent puis les femmes. Ce seront au moins 150 personnes qui nous entourent et participoent à mon anniversaire. Je ne vous dis pas l'émotion que nous éprouvons Laurence et moi, nous y serons de notre petite larme. Cette fête dure un long moment et les gens du village ont l'air de bien s'amuser. Je suis obligé de danser ainsi que Laurence, invitée par les dames du village. On sent bien l'importance de la danse dans la vie des villages Dogon. Pour un anniversaire original, c'en fut un, et je m'en rappelerai toute ma vie. Merci en tout cas à Ali qui a payé les musiciens sans me le dire, je l'ai su par Abel. Nous nous rendons ensuite à KONSOGOU chez Abraham à 7 km d'ici. La journée continuera de la même façon car chez Abraham où nous arrivons à la nuit tombante, nous serons accueillis après le repas par sa chorale d'enfants qui nous ferons un démonstration de dans au rythme d'un instrument fabriqué par Abraham lui-même. C'est une sorte de guitare dont le corps est constitué d'un bidon d'huile alimentaire en ferraille. Ensuite après une chanson de bienvenue internationale, les enfants vont nous chanter la chanson du jeune marin en français avec leur accent africain si caractéristique. Laurence a dû manger ou boire quelque chose car depuis hier, elle est un peu malade. Cela ne nous empèchera pas de profiter au maximum des cette magnifique soirée de passer une relative bonne nuis sur notre terrasse comme d'habitude. Le dimanche matin, nous nous rendons à KOUROU, le village natal de notre guide Ali. Nous mangerons, du moins moi car Laurencce ne va pas mieux dans le campement d'Ali tenu pas son frère. Nous aurons également l'occasion de rencontrer sa maman qui confectionne des tissus indigo que Laurence achètera bien entendu. Ali nous trouve un taxi pour BANDIAGARA où nous essayerons de prendre un taxi-brousse. Bien sûr sur la piste nous avons droit à notre panne traditionnelle. Le pot d'échappement qui lâche et du temps de la réparation, nous nous abriterons du soleil sour un arbre à noix de karité. La solidarité n'est pas un vain mot en Afrique car un jeune à vélo amènera les fil de fer pour réparer le pot. Arrivé à BANDIAGARA, nous nous installons à la sortie de la ville dans l'attente d'un hypothétique taxi-brousse. Laurence n'est pas au mieux et je languis d'arriver à l'hôitel à SEVARE. Par chance, les dames de haute-savoie qu nous avons connues à BANKAS arrivent en 4 X 4 avecc Mioussa. Nous les aions déjà rencontrées dans un village Dogon et avec gentillesse Moussa nous mène dans un grand confort à notre hôtel réservé par Ali à SEVARE. Lui, rentrera avec sa moto restée à BANDIAGARA. Nous nous installons confortablement dans l'hôtel du repos Dogon où Laurence pourra récupérer avant la deuxième phase de notre voyage malien. Suite au prochain numéro. | |
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Date du Message : 23 01 2010 11:05:51 | Latitude : - Longitude : |
| OUAGADOUGOU (1ière Episode) | |
| Jeudi 31 décembre 2009
au Samedi 15 janvier 2019 Séjour burkinabé et malien de Laurence et Gérard (première épisode) Si nous n'avons pas trop parlé de notre séjour sénégalais, il nous semble important de vous narrer nos vacances à OUAGADOUGOU, tellement cela a été riche. Ali un chauffeur de l'institut m'amène à l'aéroport pour accueillir Laurence ce dernier jour de l'année 2009. J'attends donc Laurencce avec impatience, impatience effective, car l'avion aura plus d'une heure de retard, juste le temps de commencer à me faire du souci (chacun son tour). Nous voilà donc bien installé dans notre superbe chambre de l'institut où tout est parfait. Ce séjour nous sera offert par Hubert (FERRATON). Il y tient beaucoup car c'est sa façon d'aider l'institut Imagine. Cet institut fonctionne grâce à l'énergie considérable qu'y met Gaston, bien aidé par sa compagne Edith. Nous ne saurons décrire l'accuei que nous ont réservé Edith et gaston, absolument exceptionnel. Tout en gentillesse, en discrétion et ne sachat que faire pour rendre notre séjour agréable. Il suffisait de dire un mot et de suite, il était exécuté. Ils forment vraiment un couple extraordinaire, comme rarement vu. Ils s'entendent à merveille et savent se rendre disponible malgré leurs multiples occupations. Edith est pharmacienne et a 29 salariés à gérer et s'occupe également d'associations : en deux mots, de braves gens. Le personnel de l'institut est à leur image, toujours disponibles également pour nous aider. C'est même assez génant parfois. Si je veux laver mon vélo, ils me prennent le tuyau des mains et le font à ma place, le tout toujours désintéressé. Edith et Gaston les encouragent à aller aux cours du soir pour apprendre ou perfectionner leur français, ils leurs payent même les études. Le soir du 31, nous réveillonnons dans un superbe restaurant tenu par des français : le Godwana. Nous auront droit à un menu digne d'un réveillon français avec foie gras et vin blanc, s'il vous plait. A minuit nous sortirons Hubert de son lit pour lui souhaiter une bonne année. Les formalités de visa pour le Mali et la régularisation de mon visa burkinabé ne peuvent être faites que le mardi 5. Gaston nous prête donc son 4 X 4 et son chauffeur pour aller visiter la région de BANFORA dans le sud ouest du Burkina. Nous y passerons une journée et demie avec la compagnie agréable de notre chauffeur Ali-Mammi. Laurencce s'est couverte de bleues à force de se pincer pour savoir si elle ne révait pas. Elle a découvert la réritable Afrique et la vie des africains, sur les pistes. Les photos qui seront sur le site seront bien plus parlantes. Ce qui est marrant, c'est que ces scènes de la vie africaine sont banales pour moi qui les cotoie tous les jours. Nous visitons bien sûr la région de BANFORA avec ses immenses champs de canne à sucre permettant au Burkina d'exporter ddu sucre. Nous allons sur divers sites touristiques que je n'aurai pas pu voir si Laurencce ne m'avait pas rejoint. Le retour se passe dans le nuit où nous avons un aperçu de la dangerosité de rouler la nuit en Afrique. Les villages sont très peu éclairés, avec plein de gens à pied ou à vélo sans lumière. Le lundi nous en profitons pour visiter OUAGA en compagnie d'Ali-Mammi le chauffeur. Mardi Edith nous consacre sa journée pour faire nos visas pour le Mali et régulariser mon visa Burkinabé. A la sureté nationale, je tombe sur Joss et Xavier, les amis que j'avais de nouveau vus à KAYES. Ce sont ces personnes qui vont en camping-car au CAP et que je reoncontre pour la cinquième fois : que l'Afrique est petite ! Le soir nous nous retrouvons au restaurant afin de faire plus amples connaissances. après le Burkina, en route pour le consulat du Mali pour faire les visas et retour à la sureté nationale pour y jlaisser mon passeport que nous récupérerons en fin de journée. Après un bon repas à la jardinerie nous allons dans une coopérative de femmes pour voir des démonstrations de tissage où Laurence se laissera tentée par une nappe et serviettes. Tout ça nous prendra la journée et Edith toujours dispo pour nousz promener. Vous vous rappelez qu'à Dakar, je n'avais pas pu changer mes pédales. Nous sommes dans le pays du vélo et je décide donc de trouver un magasin de vélos moderne. Avec Ali-Mammi ccomme guide nous allons dans un petit atelier où l'on répare les vélos de course. J'y vais avec mon vélo et ma remorque et c'est de suite l'effervescence. Photos et questions abondent. Le propriétaire s'en va chercher l'idole du coin. Je ne me rappelle plus de son nom exact mais ici il est connu sous le surnom de "Longman". C'est un ancien coursier qui a gagné plusieurs fois le tour du Faso et reste l'idôle de tout un peuple. Longman y va de ses souvenirs et va me chercher son album de photos où je découvre des photos de Fausto Coppi avant qu'il attrape en Afrique sa maladie qui le verra décéder en Europe. J'ai également droit à une photo de Bernard Hinault avec Longman à l'occasion d'une édition du tour du Faso organisée par la société du tour de France. Ce fut un grand moment pour moi de parler vélo avec cet ancien champion. J'en profite malgré tout de changer mes pédales et la chaine de mon vélo, ce qui sera fait en un tour de main avec des outils rudimentaires. Pas de dérive-chaine, un simple pointeau fait l'affaire. Ensuit nous décidons donc de nous rendre au Mali pour visiter ce pays : Pays Dogon, Djenné et Mopti. Ce sera l'objet du prochain épisode | |
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Date du Message : 22 01 2010 14:04:16 | Latitude : 12°03'45,5" - Longitude : 000°21'22,3" |
| ZORGHO / FADA N'GOURMA | |
| Jeudi 21 janvier 2010 115 km cumul : 8 748 km
Dénivellé : 290 m L'hôtel faisant déjeuner trop tard et ayant la flemme de sortir le réchaud, je déjeune avec deux bananes et du pain. Il est 6 h, je prendrai un café en passant dans le village, car ici tout démarre de bonne heure. Le vent a la bonne idée de se lever tôt également mais peut-être un peu moins fort que la veille. L'atomosphère est beaucoup plus clair, le soleil brille, je pense qu'il va faire très chaud. Le paysage est toujours identique, forêt en partie détruite, laissant la place à la savane. Tout à l'air très sec et les réserves d'eau (bassins dans une rivière) me semblent plus à secs. J'ai le sentiment d'être dans une région très pauvre, peut-être un peu oublié. C'est la première fois où j'ai vraiment l'impression que la malnutrition n'est pas un vain mot. Dans les villages, je croise des enfants rachitiques avec le ventre des enfants mal nourris. D'ailleurs ici on ne me réclame pas de cadeau et on ne me traite pas de "toubabou". Je suis très mal à l'aise, d'autant que je me dirige vers le Niger, le pays le plus pauvre de la planète (182 ème sur 182 à l'indice de développement humain selon l'ONU). Pour la première fois je me pose mille questions sur l'intérêt de mon voyage Vais-je être capable de supporter cette misère apprarante à mes yeux ? Et surtout d'en être spectateur sans ne pouvoir rien y faire. Qu'avons nous de plus, les pays soi-disant développés pour accepter ceci ? C'est la faute à qui ? Ma route continue malgré tout et je suis confronté à une fort chaleur (Gaston m'annocera ce soir 40°).Avent un petit village, un maquis bienfaiteur. Quelle haubaine ! Je m'y arrête pour boire une bière (une Brakina, pour Gégé l'autre), un plat de spaguettis et faire une bonne sieste. L'accueil y est chaleureux mais il n'y a pas d'eau fraîche, aussi je décide de repartir pour Fada située à 45 km. La route sera très difficile, entre le vent et la chaleur surtout. J'arrive enfin à FADE N'GOURMA. J'y trouve une petit auberge cr je sens avoir besoin déjà de repos. Je décide donc d'y rester une journée supplémentaire car demain, je n'ai pas envie de me lever à 5 H. C'est un peu le problème de mon voyage. Les journées sont très courtes et je suis obligé de me lever de très bonne heure pour profiter de l fraicheur et de l'absence de vent. | |
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Date du Message : 22 01 2010 13:48:26 | Latitude : 12°14'42,30" - Longitude : -000°-38'-05,7" |
| OUAGOUDOUGO / ZORGHO | |
| Samedi 16 janvier au
Mercredi 20 janvier 2009 104 km cumul : 8 633 km Dénivellé : 310 m Laurence reprenant l'avion le samedi 16 janvier et logiquement je devais reprendre mon voyage le dimanche 17. Pour ce faire nous étions allés au consulat du Niger afin de préparer mon visa et pouvoir le récupérer le vendredi 15. Hélas, ce jour-là, le consul était absent et je ne peux récupérer mon visa que le lundi 18 pour repartir le mardi. Le samedi à 6 h j'accompagne Laurence à l'aéroport. Je suis toujours pris entre ces deux sentiments : je suis triste de quitter Laurence et content à la fois de reprendre mon voyage. La journée du samedi sera donc consacrée à du nettoyage de mes sacoches et de la remorque car tout est rouge de latérite. Je ne m'affole pas car je ne reprends la nroute que mardi. Gaston me demande si je suis d'accord pour me faire prendre en photos par une de ses connaissances américaines, un certain André WASHINTON, photographe de son état qui réalise un livre sur l'Afrique et publie des photos dans diverses revues américaines. J'accepte bien sûr et rendez-vous est pris pour dimanche vers 9 H. L'assistant de Gaston, Motandi et son caméraman René, en profiteront pour faire des photos et un petit film pour l'institut Imagine. Finalement l'américain ne viendra que l'après-midi mais j'ai droit au tournage de ce petit film. Nous simulons la scène de mon arrivée X fois comme dans le tournage d'un vrai film. C'est assez marrant car c'est pour moi la première expérience de ce genre. Gaston fait semblant de m'accueillir et me fait visiter l'institut. Nous jouons tous les deux comme de vrais professionnels. L'après-midi, l'américain vient avec du matériel impessionnant et ce qui ne gache rien avec une mannequin burkinabée. Il me prend en photos avec mon vélo sous toutes les coutures. Il décide également de revenir mardi à 5 h. pour photographier en réel mon départ. Lundi, je suis au consulat dès 8 h. mais j'y resterais jusque 18 h. le soir. Le gars qui s'occupe des visas a mené son fils à l'hôpital pour une thyphoïde et on ne sait quand il reviendra. Je ne quitterai le consulat que de 14h à 16 h pour aller déjeuner avec mes amis Edith et Gaston. Comme déjà à NOUAKCHOTT, j'apprends la patience mais ce n'est pas évident de rester le derrilère toute la journée sur une chaise, je préfère la passer sur la selle de mon vélo. Finalement, rentrant à l'institut à 19 h, mes affaires n'étant pas prètes, je décide de ne partir que mercredi. Il faut dire qu'à l'institut, je ne nsuis pas trop malheureux et je m'y plais bien. Je passe donc tout le mardi à trier et préparer mes affaires et surtout réparer mon réchaud. Mercredi, c'est l'heur du grand départ, je me lève à 4 h 15 pour être fin pret à 5 h. J'ai rendez-vous avec mon américain, ainsi que Motandi et René de l'institut pour continuer le film et photos. Je simule mon départ plusieurs fois comme un vrai pro du cinéma : Gaston à la mise en scène, Motandi au son, René à la caméra et moi comme acteur principal. Je ne sais pas si ce film passera au festival de Cannes ou au Fespaco à Ouaga, toujours est-il que je m'amuse bien. André WASHINTON arrive pour les photos. Enfin le vrai départ et SAIDOU, employé de l'institut veut absolument aller jusqu'au km 45 avec moi, avec son vélo décathlon trop petit pour lui. Edith et Gaston décident également de m'accompagner jusqu'à la sortie de Ouaga mais en voiture. Du coup René et André montent dans la voiture pour me filmer et me photographier. Après les embrassades et la séparation toujours un peu triste, je me retrouve seul avec Saïdou. Il est très fier de m'accompagner et salue régulièrement des amis ou de la famille au bord de la route. Nous traversons son village natal (il dort à l'institut). J'ai remarqué que les africains sont toujours très fiers de l'appartenance à leur village. Quand vous leur demandez leur adresse, ils vous l'indiquent mais mentionnent toujours le nom de leur village de naissance. Km 45, nous traversons un petit village où c'est le jour de marché et Saïdou décide donc de faire demi-tou. Il lui reste encore 45 km à effectuer avec vent de dos, certes, mais équipé comme il est, c'est un petit exploit. Entre temps, un coureur burkinabé avait fait quelques km avec nous et Saïdou rêve d'avoir un vélo de course. Comme avec Laurence, nous reviendrons certainement àç Ouaga pour le Fespaco, pourquoi, je ne luis apporterai pas à l'occasion un vélo de course, chez nous c'est facile à trouver d'occasion. Je suis donc seul avec mon attelage et retrouve les paysages habituels que je banalise maintenant. Le vent est également au rendez-vous et soulève beaucoup de poussière rendant l'atmosphère très opaque et non propice aux photos : c'est l'harmattan classique. Je m'arrête pour déjeuner au bord de la route. Ce sera des spaguettis avec du chou et des aubergines d'ici, c'était excellent et j'en ai pour 300 F CFA (50 centimes). Je mange à la burkinabée, dans la rue sur un banc, au milieu d'eux. C'est assez sympa car la conversation s'engage très vite. A 7 km de ZORGHO, un camionneur en panne au bord de la route (c'est assez courant ici)me demande de l'eau et je lui donne ce qu'il me reste, c'est peut-être une erreur mais on ne se refait pas. J'arrive finalement à ZORGHO après 104 km et je suis très content car je ne pensais pas faire autant de km sans trop de fatigue. Il est vrai qu'il n'a pas fait très chaud, enfin, c'est relatif par rapport à la température chez vous. Je trouve un petit hôtel simple mais sympa (4500 F), c'est tout ce que je demande. Le soir je serai envahi de crampes aux cuisses. Après trois semaines d'arrêt, j'ai peut-être présumé de mes forces et pas assez bu. Si je n'avais pas trop chaud, ce vent permanent assèche malgré tout. | |
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Date du Message : 31 12 2009 12:59:39 | Latitude : 12°23'44,5" - Longitude : -001°-28'-28,5" |
| BOROMO / OUAGADOUGOU | |
| Mercredi 30 décembre 2009 12 km + 165 en mini-bus = 177 km cumul : 8 529 km
Dénivellé : O m Le petit déjeuner à 6 h 30 n'aura pas lieu, le cuisinier est arrivé en retard. Le gars de l'auberge m'amène dans un bar où je n'aurai pas la patience d'attendre. Je tiens en effet à être à la gare routière avant 7 H 30 car mon départ sera conditionné à la place dans le coffre des cars. J'arrive à la gare où ce n'est pas encore l'effervescence de la veille mais on sent que BOROMO se réveille. Autour de mon vélo, c'est de suite l'attroupement et pleins de questions. Je suis obligé de raconter mon voyage pour la Xème fois. Les Burkinabés sont très intéressés par mon récit et surtout interloqué quand j'annonce mon âge. Un vieux ne pourrait pas faire ça ici. Alors que j'attends que la première compagnie de bus ouvre, arrive un mini-bus rouge de marque "Mazda" et on me conseille plutôt de le prendre : mes bagages seront plus en sécurité. L'affaire sera vite faite, 5 000 pour mon attelage et 3 000 pour moi. Je ne discute pas, trop content d'utiliser ce mini-bus que je vois depuis des semaines me croiser ou me doubler, à moi de bien contrôler le chargement de mon vélo. De toute manière, je dis au patron (on l'appelle ainsi) que je ne payerai qu'à l'arrivée si je suis content. Le départ a lieu à 8 h. Si au départ nous ne sommes pas trop chargés, au bout de quelques km, nous serons 21 dans ce mini-bus prévu pour 111. Perso, je ne suis pas trop mal installé et mon attelage est bien soigné car pour le parton, c'est l'affaire de la journée. Je le sais, mais je suis ravi de m'en tirer aussi bien pour arriver à OUAGADOUGOU. Le voyage se passe sans problème. De temps en temps, il y a bien des palabres sur le prix à certains arrêts. Le chauffeur semble aller un peu vite et double à tout va. Je suis installé à côté d'un instituteur avec qui la discussion va bon train. A 11 h je suis à la gare routière de OUAGA. Je téléphone à mon contact Gaston KABORE. Gaston est un cinéaste très connu en Afrique et même dans le monde entier. Il est déjà venu à MANOSQUE à l'occasion des rencontres cinéma. J'ai ce contact grâce à Hubert (FERRATON), un ami de MANOSQUE et qui est très ami avec Gaston. C'est Hubert qui a aidé Gaston pour rechercher des subventions européennes. Gaston passionné par son métier, a créé l'institut IMAGINE. C'est un institut de formation dans les métiers du cinéma. Gaston me donne rendez-vous à la gare de l'Est où un chauffeur viendra me chercher. Echauder par BAMAKO, je demande ma route sans arrêt et parfois on me dit même de faire demi-tour. Un Cycliste connait l'institut de me mènera directement. J'ai de la chance car il est assez compliqué de trouver le quartier qui est tout en travaux. On m'installe dans notre future chambre, c'est magnifique, merci Hubert. A 13 h je déjeune avec Gaston, un garçon très intéressant, très cultivé et au demeurant très sympathique. La suite, c'est comme à DAKAR, 15 jours de repos bien gagné avec Laurence. BONNE ANNEE ET A L'AN QUE VEN | |
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Date du Message : 31 12 2009 12:39:05 | Latitude : 11°44'35,4" - Longitude : -002°-55'-54,8" |
| HOUNDE / BOROMO | |
| Mardi 29 décembre 2009 75 km cumul : 8 352 km
Dénivellé : 285 m Réveil à 4 h 30 pour un départ à 5 h 30. Le petit déjeuner sera tronqué car mon réchaud à essence refuse de fonctionner, certainement un problème de gicleur que je règlerai à OUAGADOUGOU. Il fait nuit mais c'est le prix à payer pour profiter au maximum de l'absence de vent. Dès que le jour se lève c'est le va et vient des vélos. C'est assez impressionnant, le nombre de deux roues qui circulent ici, tantôt chargés, tantôt à vide, juste pour se promener et beaucoup de femmes également. Chargés ou non, dès que j'en double un, il s'accroche à ma roue et dans un grand effort me double pour s'arrêter en soufflant un peu plus loin. Dès que je reviens sur eux, le manège recommence. Parfois, ils restent à mes côtés pandant des km. Si c'est parfois marrant, cela devient vite pesant mais il faut que je m'y fasse. Je m'arrête pour un besoin pressant et en profite pour manger quelque chose, une femme en vélo s'arrête à un mètre de moi et reste plantée en me regardant. Avait-elle faim, toujours est-il que ça me dérange et me gène, aussi je remonte vite sur Tornado et redémarre. Je n'ai pas la grande forme mmais j'avance bien et à 9 h, j'ai fait 50 km soit la moitié de mes prévisions. Comme tous les jours, j'ai un petit espoir, l'absence de vent. Nenni, il est fidèle au rendez-vous et j'ai l'impression qu'il souffle encore plus que la veille. La route étant faite de long plat montant, le vent de face, je souffre et j'ai le moral qui baisse. Arrivé à BOROMO, après 75 km, je fais mes comptes. Je suis cuit, la fatigue naturelle depuis BAMAKO, le vent et la chaleur. Je n'ai pas envie de continuer et il me reste 160 km pour atteindre OUAGADOUGOU. Demain, ce sera la même galère et jeudi, je risque d'être un peu juste pour être à l'heure et accueillir Laurence. En d'autres temps, je m'arrête à BOROMO et me repose ou repart le lendemain pour une courte étape mais je tiens à être à OUAGA le 31. Je prends donc la décision de dormir ici et de prendre le bus demain matin. Je m'installe donc dans une auberge touristique et vais me renseigner sur les bus. Je ne peux choisir la compagnie car ce sera en fonction de la place pour les bagages, les bus arrivant de BOBO, ils peuvent être déjà pleins. Il me faudra donc me pointer à 7 h demain matin et attendre le bus qui aura de la place. Une autre aventure se prépare en perspective. De toute manière, il est temps que je me repose car je me sens assez fatigué et le moral est en train d'en prendre un coup, même si je fais le malin. les "toubabous" et les "donne-moi un cadeau" me rendent parano et il est temps que je me ressaisisse. Il faut absolument que je me mette dans la tête qu'ici avec mon vélo et ma remorque, je suis un extra-terrestre et ce sera de pire en pire. | |
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Date du Message : 31 12 2009 12:11:30 | Latitude : 11°29'13,1" - Longitude : -003°-31'-21,4" |
| BOBO-DIOULASSO / HOUNDE | |
| Lundi 28 décembre 2009 104 km cumul : 8 277 km
Dénivellé : 410 m Le réveil est difficule car la soirée a duré jusque 23 h 30. BOBO est une grande ville, j'en ai pour près d'une heure pour en sortir. Heureusement qu'à 6 h 30, la circulation est très fluide. BOBO-DIOULASSO se réveille. L'activité est intense aux abords des gares routières. Sur le bord de la route, tu peux déjeuner. Des femmes vendent pain, omelette, beignets, bref il y en a pour tous les goûts. Il y aurait de magnifiques photos à prendre mais la lumière n'est pas propice. Ce qui est spectaculaire dans ces villes, c'est le nombfe de gens qui y rentrent le matin pour vendre leur production au marché. Qui en vélo très chargé (le vélo pas le cycliste), qui à pied portant tout sur la tête, qui en charrette tirée par un âne. C'est vraiment un spectacle. La chaussée est excellente mais je n'ai droit qu'à des montées et des descentes. Le paysage est identique à celui d'y hier : beaucoup de villages tout en longueur avec des cultures et toujours les forêts sinistrées. Je dois être dans une zone de culture du coton car je vois des tas de coton dans les champs. J'ai l'impression de voir des tas de neige. Le vent tarde à se lever et j'en profite pour avancer. A 9 h, j'ai déjà fait 60 km et je fais bien d'en profiter car ensuite le vent de face très fort se met de la partie et la moyenne tombe. C'est d'autant plus dur que je traverse une zone de collines. J'avais prévu de faire 135 km mais j'y renonce vite. A HOUNDE, j'ai fait 104 km, le vent soufflant très très fort et la chaleur aidant, je décide de m'y arrêter. Il me rest 250 km pour atteindre OUAGADOUGOU, je les ferai certainement en deux jours et demi. Laurence arrive à 15 h 50, cela me laissera le temps d'aller la chercher. Je trouve une chambre dans une association pour l'alphabétisation pour 4 200 F CFA, j'ai un lit et une douche, ce sera parfait pour passer la nuit. | |
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Date du Message : 27 12 2009 21:58:12 | Latitude : 11°10'16,5" - Longitude : -004°-17'-53,6" |
| ORODORA / BOBO DIOULASSO | |
| Dimanche 27 décembre 2009 81 km cumul : 8 173 km
Dénivellé : 450 m Nouveau départ à la frontale car plus j'en fait avant 8 h, mieux c'est, avec le vent et la chaleur à 10 h. Sauf surprise, je devrai arriver à BOBO-DIOULASSO avant midi. J'aurai ainsi le loisir de visiter un peu BOBO où j'avais prévu une journée de repos. Comme je l'ai prise à SIKASSO, je n'ai pas d'autre choix si je veux arriver le 30 ou le 31 avant midi à OUAGADOUGOU. Ce matin, j'ai même un peu froid, c'est fou non mais ça ne dure pas et à partir de 7 h, la fraicheur disparait. Le paysage est très sympa car je traverse beaucoup de villages avec les cultures et les vergers de manguiers, je revois même des baobabs, bien qu'encore rares. Par contre en savane, c'est toujours le même problème, peut-être un peu plus accentué, de la forêt détruite et brulée. Je le répète, le bois constituant la principale source d'énergie, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Dans chaque village, les gens vont chercher l'eau, non pas au puits, mais à la fontaine mue par des systèmes manuels à roue, j'en ai même vue actionnée au pied (photo). Je passe devant un champ de coton que des gens sont en train de ramasser. Bien sûr je m'arrête et après l'autorisation de photographier, je ne m'en prive pas. L'avantage des ces étapes courtes, je peux sans souci de temps, le prendre pour faire des photos. Ici l'habitat est légèrement différent car s'il y a toujours des cases rondes, beaucoup sont rectangulaires. Les villages sont assez longs car l'habitat est un peu plus dispersé. Chaque famille a une petite concession avec ses cases dans un espace clos. Le paysage devient très varié et j'ai même la joie de passer deux cols. A un village un peu plus grand, c'est le jour du marché . Je m'arrête pour la photo quand un énergumène arrive pour me dire qu'il est interdit de photographier. Je lui demand de quel droit il m'interdit de faire des photos et qui il est pour me l'interdir. Le ton monte et c'est de suite l'attroupement. Je n'ai pas d'autre solution que de déguerpir : la photo est interdite sauf si tu payes, mais à qui ? Toujours ces toubabs qui ressemblent à des billets de banque. Il n'est pas midi et j'arrive à BOBO-DIOULASSO, la deuxième ville du Burkina-faso L'impression est de suite agréable avec de grandes avenues sans circulation, c'est vrai que nous sommes dimanche. Après renseignement, j'atterri à l'hôtel "Les Bambous". Le prix me convient, 8 500 F CFA, les chambres propres et une grande terrasse ombragée où je peux déguster une bière bien fraîche. Cerise sur le gâteau, ce soir il y aura un grand concert de percussion (instruments locaux) par la troupe Tassira et la troupe Yekatoye Allahbolo en duo. Tant pis si je me couche tard et s'il y aura du bruit, je profiterai de l'occasion. A BOBO-DIOULASSO, la culture semble bien présente car en m'y promenant, il y a plein d'affiches de concerts et de théâtres. Je vais visiter également le grand marché d'origine soudanaise, mais à force de me faire alpaguer par les vendeurs des masques et de fausses antiquités, je renonce rapidement. Je retourne donc aux Bambous pour mettre à jour manuellement mon carnet de route. Je vais bien dans un cyber mais les connexions sont tellement lentes que j'y renonce également. Autre détail de BOBO, les rues ont droit aux illuminations de Noël et ça me fait tout drôle, en Afrique et avec la chaleur de le constater. | |
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Date du Message : 27 12 2009 21:37:40 | Latitude : 10°58'53,6" - Longitude : -004°-54'-45,4" |
| SIKASSO / ORODARA | |
| Samedi 26 décembre 2009 101 km cumul : 8 092 km
Dénivellé : 605 m Le petit déjeuner est commandé à 6 h 30, il sera servi avant 6 h, c'est peut-être ça aussi l'Afrique. La journée s'annonce donc très bien, avec une frontière à passer, il vaut mieux. J'avais oublié de mentionner que la veille, Tornado a eu droit à sa toilette. Celui qui nettoyait les couloirs de l'hôtel a eu pitié de l'état où était mon vélo, bonne et brave initiative. J'en ai profité pour retendre la chaine. J'ai vraiment des problèmes avec mes chaines. Après 2 000 km, cela fait deux fois que j'intervient. Je vais voir avec Vélo Lubéron pour me faire parvenir par Laurence une autre chaine. Je pense que le sable et la latérite sont très abrasifs et que le problème est compliqué à régler. La route est heureusement toujours gondronné avec pas mal de trois mais c'est mieux que la piste. Il fait frais, pas de vent et j'avance bien. Il y a un peu de relief et ce n'est pas désagréable. La sortie de SIKASSO est un immense verger et il y a beaucoup de cultures maraichères. Le paysage est toujours dévasté par cette surexploitation de la forêt et la pratique de l'écoubuage. Je passe sans problème la frontière malienne et arrive à KOLOKO au poste frontalier burkinabé. Je passe plus de temps à palabrer avec les policiers que pour obtenir mon visa. Il se fait sans problème pour 7 jours à prolonger à Bobo ou Ouaga, le tout pour 1 000 F. CFA. Le chef me demande si je veux l'adopter comme ça, il héritera. Je lui répond simplement que j' n'ai qu'un vélo et une remorque. Il n'y a pas grand différence entre le Mali et le Burkina Faso, si ce n'est que la route est en meilleur état et la signalisation présente. J'ai toujours droit à mes "toubabous" et "donne-moi un cadeau". J'arrive finalement à ORODARA en ayant constaté le même désastre écologique qu'au Mali. En traversant ORODARA, je vois un panneau "Auberge Populaire", c'est pour moi ça. J'y entre, à première vue ce n'est pas terrible. Le prix des chambres : 2 500 F CFA ne m'inspire pas trop. J'ai l'agréable surprise de dormir dans une case très propre avec une literie neuve, avec moustiquaire et ventilateur. Je ne saurai trop reccomander cet établissement mais dépéchez-vous car ici, c'est l'entretien qui laisse à désirer. Après un match du championnant d'Angleterre avec la télé à fond, je mange quelques morceaux de boudin local au feu de bois pour 200 F CFA et me couche de bonne heure une fois de plus | |
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Date du Message : 25 12 2009 13:29:34 | Latitude : 11°18'50,0" - Longitude : -005°-41'-00,3" |
| KOUMANTOU / SIKASSO | |
| Jeudi 24 décembre 2009 135 km cumul : 7 991 km
Dénivellé : 715 m SIKASSO est à 135 km, la chaleur, le vent et les bosses, une journée difficile s'annonce. Je démarre à 6 h 15 à la frontale et les fumerolles dans la campagne donnent une impression de brouillard. La route n'est pas en bon état, il me faut slalomer entre les trous. C'est un jeu comme un autre qui fait passer le temps car le paysage est toujours aussi monotone. Je m'arrête pour ravitailler et une moto s'arrête aussi. C'est Martino, un salarié italien de médecin du mond qui va passer noël chez son père à BOBO DIOULASSO au Burkina Faso. Il a déjà fait 8 ans en république du Congo et 2 ans au Burundi qu'il me dit être magnifique, par contre le Congo est très difficile. Il est émerveillé par mon projet et me prend en photo qu'il m'enverra par mail. Je vois des chinois au bord de la route et un panneau "travaux en cours". Aie, aie, aie ils refont la route et pendant une cinquantaine de km, cela va être une véritable galère : tôle ondulée et surtout poussière car la route est très fréquentée. Chaque fois qu'un camion ou un bus passe, je me retrouve dans un épais brouillard où je suis parfois obligé de m'arrêter. Je mange de la poussière en veux-tu en voilà, je suis couvert de latérite et un peu découragé. J'arrive enfin à NIENA où les travaux sont terminés. La route ne sera pas terrible, beaucoup de trous et les cars et camions roulent sur la latérite sur le bas-côté. Je bouffe encore de la poussière mais rien à voir avec précédemment. Il fait encore très très chaud mais il me faut absolument arriver à SIKASSO car j'ai pris rendez-vous avec Anekka, ma correspondant de l'émission "Allo la Planète" et je veux être sûr que le téléphone passe. Complètement cuit un fois de plus, j'arrive à SIKASSO à 17 h 30 et rentre dans le premier hôtel où je décide de me reposer le lendemain matin. Après l'émission, j'ai droit aux coups de fil sympa de Hubert et de Yannick qui me réchauffent, en ce soir de réveillon, le coeur, d'autant que j'ai eu ma soeur Lydie auparavant, sans parler de Laurence. | |
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Date du Message : 25 12 2009 13:17:08 | Latitude : 11°24'46,6" - Longitude : -006°-49'-57,5" |
| SIDO / KOUMANTOU | |
| Mercredi 23 décembre 2009 110 km cumul 7 856 km
Dénivellé : 460 m Aujourd'hui, c'est parfait, je démarre à 6 h 20 et je profite ainsi de la fraicheur relative du matin au maximum. Je serai toute la journée dans cette forêt dévastée où il ne reste pas grand chose et le paysage n'est pas terrible, mais qu'importe, il me faut avancer jusque OUAGADOUGOU. Il fait très chaud, même les maliens me le disent. De plus à BOUGOUNI, je change de direction et au lieu du sud, je file plein est et le vent de face cette fois. Je vous l'ai déjà dit, il fait très très chaud (35 à 40° à l'ombre) et avec le vent de face, je commence à fatiguer. Je m'arrête en pleine campagne à l'ombre pour pique-niquer avec des filets au maquereau, sauce moutarde de dijon, je me régale et comme fromage, l'inénarable "Vache qui rit". J'arrive fatigué à 15 h à KOUMANTOU et décide de ne plus bouger. La chaleur a raison de moi, ainsi que les côtes de plus en plus nombreuses. Je bois un coca à une station service où on m'indique le seul hébergement du village : le campement "l'or blanc". C'est un campement assez déguelasse et décide donc de planter la tente plutôt que prendre une chambre. J'ai également droit à me laver avec un seau d'eau comme tous les jours dans ces endroits particulers qui servent également de WC. Je retourne au village pour manger. J'assiste aux chargements des bus et des camions et c'est un drôle de spectacle, malheureusement indescriptible. Je commande quelques frites et bananes plantins dans la rue. La fille me demande 500 f pour les quelques frites. Voyant qu'elle chercher à m'arnaquer, je refuse. Le gérant de la sation voyant la scène me fait signe d'aller m'installer dans son établissement et la fille arrive avec une tête de 6 pieds de long et m'amène mes frites et mes bananes plantins, 3 ou 4 fois plus qu'elle voulait me vendre pour 525 f (0,80 €), ce n'était pas pour l'argent mais il est désagréable de se faire avoir. J'achète de l'eau pour demain et rentre sans lumière au campement. Celui-ci se trouve à 2 km et en pleine nuit noire, avec les vélo, les motos, les cars et les camions, croyez-moi c'est compliqué, surtout que beaucoup n'ont pas de lumière. arpès X renseignements, j'arrive enfin au campement où ma nuit sera une fois de plus excellente. | |
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Date du Message : 25 12 2009 13:02:16 | Latitude : 11°40'15,3" - Longitude : -007°-36'-07,5" |
| BAMAKO / SIDO | |
| Mardi 22 décembre 2009 154 km cumul : 7 746 km
Dénivellé : 565 m Le petit déjeuner commandé à 6 h moins le quart sera servi à 6 h 30 mais qu'importe, j'ai l'habitude. Je démarre avec une circulation fluide et sans trop de motos. Je suis en forme et le coeur joyeux de retrouver ma mie. Erreur, au lieu de m'en approcher, je m'en éloigne. Au bout de 10 km, le goudron disparait pour faire place à la piste. Après renseignements, il me faut faire demi-tour car c'est la route de la Guinée. Ce n'est pas faute de m'être renseigné mais je penses que les maliens sont tellement gentils que même quand ils ne connaissent pas, ils te renseignent quand même. Je reviens au point de départ, est là aussi ce n'est pas évident. La "zagarattitude" comme dit Yannick en prend un coup, je garde mon calme mais c'est limite. Au feu rouge, un gars vient me demander où je vais, il me parle de SEVARE, veut donc me vendre une excursion au pays Dogon. Je lui répond sèchement que je ne sais pas oùm je vais et que je m'en fous : rire des motocyclistes qui m'entourent. Après bien du mal, je sors enfin de BAMAKO et me retrouve dans la brousse. La route est relativement plate, j'ai du vent de 3/4 arrière et la moyenne s'en ressent, d'autant qu'après le repos ches Marie-O, je suis en pleine forme. A propos de Marie-O et de son établissement NEMA SOW (maison du bonheur), il porte bien son nom. Je recommande à tout le monde passant à BAMAKO, pour qui veut un peu de calme et de convivialité. Marie-O est une femme extraordinaire et chez elle, j'avais l'impression d'être chez moi. Hier soir, je demande ma note, elle me la fait : 25 000 f CFA, ce n'est pas cher. Quand je veux payer, elle me dit laisse, c'est ma contribution à tes km. Le lendemain, je dis à Laurence de faire un chèque de 40 € à l'association LAUNATHO, de la part de Marie-O, c'est extraordinaire n'est-ce pas. Je roule en pleine savane et tantôt des cultures, l'arachide bien sûr, le mil et de temps en temps des champs de coton. Je m'arrête pour déjeuner au village de QUELESSEBOUGOU. Je paye un plat de riz à la sauce d'arachides avec un peu de viande, 8 bananes et 2 coco, 1500 F CFA (2,3 €). Je me retrouve ensuite en plein dans un désastre écologique. Dans ce qui était il y a peu une forêt, ce n'est plus que taillis et brulis. Ca fume de partout, la forêt est surexploitée pour le bois et charbon de bois. Je m'arrête d'ailleurs à une charbonnière pour faire une photo. Il faut savoir que faire les charbonnières en Provence, était le premier métier du pays de Laurence, les RAMERO apprécieront. Comment condamner les paysans maliens, car comme me le dira Idrissa le soir, c'est leur seul moyen de subsistance. Tant bien que mal, j'arrive à mes 154 km et m'arrête à SIDO. Dommange pour ces 20 km de trop car cela m'aurait permis d'arriver à BOUBOUNI et finir à SIKASSO par deux étapes moyennes. A SIDO, je demande à tout hasard s'il y a un hôtel, bien sûr on me répond que non. Idrissa se lève et se propose de m'amener chez lui car il a une chambre pour les amis. Finalement, je monterai ma tente dans sa cour et mangerai avec eux. J'ai droit à un plat de macaroni (spaguettis) et je me régale car j'en manque un peu. Avec Idrissa, Mamouna et leur fils Cheick Kader (3 ans le 7 janvier), je passerai une excellent soirée à philosopher un peu. Idrissa est instituteur avec à la base, une formation d'agronome. Nous parlons également de religion. Il me parle des chiites, des sunnites et des mourides au Sénagal. Idrissa me répond simplement qu'il est musulman, sans courant particulier. Je lui parle de la réligion catholique car dans la journée, j'ai vu une église pentecôtiste. Je mesure là, l'intéret de mon voyage, je rencontre des gens très intéressants mais malheureusement, il faut vite se quitter. Nous allons ensuite dormir car le muezzin nous réveille à 5 h, moi pour préparer mon départ et Idrissa pour faire se prière. | |
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Date du Message : 21 12 2009 17:39:44 | Latitude : - Longitude : |
| BAMAKO (TOURISME) | |
| Samedi 19 décembre 2009
Dimanche 20 décembre 2009 Lundi 21 décembre 2009 Je suis à la capitale, aussi je décide d'y rester quelques jours pour faire du tourisme. Le samedi, je prends un taxi pour aller visiter le musée national. Je ne suis pas un adepte des musées mais celui-ci on me le conseille vivememnt. Je n'ai pas de regret car cela me permettra de mieux comprendre le Mali. J'y verrai beaucoup de masques, plus magnifiques les uns que les autres, des tissus et des objets archéologiques que n'aurait pas dénigré mon archéologue préféré Lucas. J'y ai même vu le costume du féticheur de KOULUMBO. Je déjeune dans le restaurant du musée, je ne me refuse rien : bière(s), salade exotique, brochettes de boeur avec bananes plantins. Je vais ensuite visiter le grand marché et celui des féticheurs. Si ce n'est la taille, tous ces marchés se ressemblent et je n'y traine pas trop car ça grouille de monde. Je décide d'aller jusqu'au pont du Niger à pied. Je vais ainsi faire 10/15 km à pied dans la chaleur. Cette petite ballade me permet ainsi de visiter la capitale. Je suis impressionné par la largeur du Niger à cet endroit. Assez fatigué, je rentre à l'hôtel très satisfait de ma journée. Le lendemain, la journée sera consacrée à l'envoie des photos à Stéphane. Le journée se passe très mal car j'ai chopé un virus informatique sur la clef USB et je perds un temps infini pour tout sécuriser et remettre en ordre. Je décide donc de rester un jour de plus ici car je tiens à envoyer les photos. Vous n'avez plus de photos depuis le 5 décembre, soit dès mon entrée au Mali. Cela me fera un repos supplémentaire mais il me rest 9 jours pour faire les 900 km me séparant de Ouaga, c'est très faisable mais je n'aurai pas de quoi chômer. J'en profite pour faire l'historique de mon voyage et je constate agréablement qu'il me manque 100 km au compteur. Je rectifie donc, j'en suis maintenant à 7 592 km. Cent km sans bouger, c'est agréable. J'en profite également pour remercier les donnateurs car la borne kilométrique du site affiche ce matin lundi 21 décembre : 15 883 km. Ca ne peut que m'encorager à continuer mon aventure. Nous sommes le 21 décembre, je ne sais pas où je vais passer noël, certainement dans la brousse, loin de tout ordi, j'en profite donc pour vous souhaiter à tous un JOYEUX NOEL. Le votre sera froid et blanc, le mien sera chaud et rouge. | |
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Date du Message : 20 12 2009 15:46:23 | Latitude : 12°35'46,2" - Longitude : -008°-01'-26,3" |
| NEGALA / BAMAKO | |
| Vendredi 18 décembre 2009 80 km cumul : 7 492 km
Dénivellé : 310 m Je démarre avant 7 h très content car ainsi je n'arriverai pas trop tard à BAMAKO et si c'est l'enfer dansla capitale, je ne m'affolerai pas. Au bout de 3 km, je m'aperçois que j'ai oublié ma serviette de toilette ches le sous-préfet, demi tour et pret pour un nouveau départ. La route est toujours vallonnée, ce qui n'est pas désagréable. Les manguiers sont de plus en plus présents. Peut-être l'approche de la capitale et d'un marché substanciel, il y a de plus en plus de cultures maraichères et en particuler des tomates. En traversant un village, unes centaine de gamins avec deux adultes sont autour d'un drapeau. Il s'agit d'une école avec deux instituteurs qui montent les couleurs. Je prends le risque de m'approcher et demande l'autorisation de prendre des photos. A mon grand étonnement, les gamins ne bronchent pas et sont très disciplinés. Ce ne sont plus les mêmes gamins que je rencontre dans la rue. Un peu plus loin, une longue fil de gens, essentiellement féminine, devant un dispensaire, c'est certainementr la journée de consultation gratuite. J'arrive enfin à KATI dans la banlieue de BAMAKO. Je téléphone à Laurence qui me communique les coordonnées d'une française qui tient une auberge à BAMAKO. Cet établissement m'est conseillé par Françoise et Pierre de LA JAVIE, les mêmes qui m'avaient déjà donné un contact à TAMBACOUNDA au Sénégal. J'appelle donc Marie-Odile (Marie-O) qui m'indique la route, direction de l'aéroport, après le nouveau pont sur le Niger à droite. J'entre dans BAMAKO et je suis de suite assailli par une multitude de motos qui me doublent à droite et à gauche. Il me faut être vigilant mais cela n'a rien à voir avec DAKAR. Après avoir demandé ma route une multitude de fois afin de ne pas faire d'erreurs, j'arrive facilement à l'auberge NEMA SOW dans le quartier de BACO DJICORONI. C'est un établissement très simple, un peu éloigné du centre ville mais dans un quartier paisible et surtout en dehors de la polution de BAMAKO. Je suis accueilli par Yacou car Marie-O travaille comme directrice dans une école maternelle française. Je fais la connaissance de Marie-O qui est un personnage très attachant. Dans son auberge, j'ai comme l'impression d'être chez moi et c'est bien dans l'esprit où Marie-O veut travailler. Je fais également la connaissance d'un charmant garçon, Hippolyte, un jeune qui travaille dans la finance à Paris. Il a pris un an de congé sabbatique et parcour l'Afrique de l'ouest au gré de son envie. Il a d'ailleurs acheté unes des ses fameuses motos que je vois sur les routes depuis que je suis au Mali et il a déjà parcouru 6 000 km avec. J'ai enfin l'explication de la profilération des ces engins ici. Ce sont des motos de fabrication chinoises qui ne coûtent pas bien chers. Hippolyte a acheté la sienne 500 000 F. CFA (769 €) mais c'est une grosse, on en trouve à partire de 200 000 ou 300 000 f. Cet établissement est fréquenté par des français et il est très agréable d'y vivre, je décide aussi d'y rester trois nuits avant de repartir pour OUAGADOUGOU retrouver Laurence. A noter que depuis KAYES, à part les belges rencontrés sur la piste, ce sont les premiers blancs que je retrouve. J'ai 10 jours et 900 km pour rejoindre OUAGADOUGOU, il ne devrait pas y avoir de problème pour y être le 31 décembre et passer un réveillon pour le moins original. | |
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Date du Message : 20 12 2009 13:11:54 | Latitude : 12°51'46,7" - Longitude : -008°-27'-13,8" |
| KITA / NEGALA | |
| Jeudi 17 décembre 2009 131 km cumul 7 412 km
Dénivellé : 565 m Je quitte KITA par la déviation en direction de BAMAKO, il n'est pas 7 h, c'est parfait. J'attaque par une forêt protégée avec des plantations d'arbres que je ne connais pas mais il fait trop sombre pour prendre des photos. Ensuite, la forêt fait place à la savane. En plein sommet de COPENHAGUE, je prends conscience des effets de la déforestation qui est un mal chronique au Mali. Les baobabs ont complètement disparus, je n'en verrai plus jusque BAMAKO. Je vois beaucoup de repousses d'une espèce de palmier que l'on m'a dit être "l'arbre du voyageur" et unes savane brulée de plus en plus. Les manguiers ont remplacé les baobabs, malheureusement ce n'est pas la saison, ils commencent juste à fleurir. La route est assez agréable bien que toujours ce vent de face, elle est vallonnée et devient ainsi moins monotone. De temp à autre, je traverse un village avec une gare et son marché autour car je suis toujours le DAKAR BAMAKO. J'ai bien fait de me reposer la veille car aujourd'hui je me sens en pleine forme et j'arrive à NEGALA terme de la journée sans trop de soucis, si ce n'est la chaleur. Sur mon vélo, j'aurai consommé 7 litres d'eau, heureusement, je l'avais prévu. On m'avait annoncé un campement à NEGALA mais je cherche en vains. Là aussi, c'est l'Afrique, il ne faut jamais se fier à ce que l'on vous dit. Je me renseigne mais ici il n'y a rien et on me dit d'aller voir le commandant de gendarmerie. Je tombe sur le gardien, le commandant étant absent, il m'installe dans la cour du sous-préfet, absent lui aussi. La femme du sous-préfet m'apporte une bassine d'eau chaude et en attendant j'en profite pour faire une agréable toilette, j'ai rarement eu de l'eau chaude jusqu'à présent. Le sous-préfet arrive et m'autorise à m'installer sur la terrasse devant la sous-préfecture et m'invite à dîner avec lui. Le repas sera très agréable. Il mange un couscous et on m'a préparé une macédoine de légumes avec des sardines, hormis les sardines, c'était excellent. Nous avons ensuite mangé la bouillie (soupe de maïs pilé et sucré) et fini par de la pastèque. En discutant avec le sous-préfet, bien sympa, j'apprends beaucoup sur le fonctionnement administratif du Mali. J'apprends entre autre que les chefs de village sont nommés par le préfet, contrôlés par les sous-préfets et après avis du conseil communal, le tout en respectant les habitudes coutumières du village (selon l'expression du sous-préfet). C'est une question que je me posais jusqu'à présent, j'ai maintenant la réponse : les chefs de village sont une représentation de l'état. A noter que bien que la ligne à haute tension MANANTALI BAMAKO passe au dessus du village, ici il n'y a pas d'électricité. Un particulier possède un groupe électrogène et fourni, moyennant retribution certaines personnes du village dont le sous-préfet. Pendant que nous dinons, la famille regarde sur une télé plein de parasites, le sacro-saint feuilleton que je peux suivre depuis quelques jours. | |
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Date du Message : 20 12 2009 12:13:15 | Latitude : - Longitude : |
| KITA (REPOS) | |
| Mercredi 16 décembre 2009
Le petit déjeuner chez Dieudonné (en fait il s'appelle Safari) sera très simple. Un petit morceau de pain sec et une dosette de café avec de l'eau tiède. Safari est absent et la jeune fille qui me sert ne comprend pas du tout le français. J'essaye bien de demander un complément mais peine perdue, je m'en contenterai. Si j'avais su, je me serai débrouillé tout seul. Je vais en ville passer la journée. J'en profite pour faire le marche de KITA assez spectaculaire. Le monde grouille et on y vend de tout. Il y a beaucop de fruits et légumes du coin qui donnent un air très exotique à ce marché. De partout, des jeunes avec des charrettes à main, lorudement chargés livrent sans arrêt de la marchandises. Ces charrettes à main, c'est une des particularités du Mali, je ne vois que ça depuis KAYES. Je vais ensuite passer quelques heures au cyber pour mettre à jour mon carnet de route, vous avez dû vous en rendre compte. Je vais manger mais là aussi c'est assez compliqué. J'ai du mal à trouver quelque chose. Je mangerai un morceau de viande dans la rue et 6 bananes. Je retourne au cyber pour terminer et rentre à l'hôtel où Safari était inquiet car il ne m'avait pas vu de la journée. Comme la veille, je me mêle à un groupe de malien pour boire une bière. Dembélé qui était déjà là la veille m'explique qu'il avait beacoup apprécié que je me mette spontanément avec eux. J'ai l'impression qu'au Mali, bien que musulman, ils boivent de l'alcool mais jamais dans la rue, dans des petits endroits comme ici, il ne faut pas se faire voir. Je dîne encore avec cette satané télé et ses feuilletons et dodo car demain j'ai l'intention de bien m'avancer. | |
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Date du Message : 16 12 2009 16:45:27 | Latitude : 13°01'45,0" - Longitude : -009°-30'-08,5" |
| TAMBAGA / KITA | |
| Mardi 15 décembre 2009 52 km cumul : 7 281 km
Dénivellé : 225 m L'étape de la journée sera très courte, goudronnée. J'attends que le jour se lève pratiquement pour me lever. Pour déjeuner, la pompe du réchaud est défaillante, je me passerai donc de café ce matin, ce sera pain et confiture. Pendant que je me prépare, c'est la procession au puits. Les dames du quartiers (il n'y a qu'elles qui puissent faire ça) viennent le plein d'eau. J'ai beaucoup de mal à accepter ce spectacle des dames agées repartant vers leurs cases avec des seaux d'au qui ppèsent un bras. La voisine dont le mari m'a aidé la veille me fait comprendre si je peux l'aider. Je lui porte ses deux seaux très lourds dans sa cour. Le mari si charmant avec moi doit être aux champs. Nenni, il apparait avec sa petite fille dans ses bas et s'installe au bord de la rue pour la journée. Je n'ai pas le droit de faire de commentaire mais le droit de n'en penser pas moins. En partant, je rencontre le pasteur que je remercie pour son hospitalité et en partant, j'ai droit à un "Que Jésus te protège", ma soeur Lydie sera contente. La matinée se passera sans problème sur cette route goudronnée qui est vraiment la bienvenue. Pour la première fois depuis mon départ, je ressens une sensation de fatigue générale. Je sens que mon corps est en train de me dire stop. Je décide contre toute attente une journée de repos à KITA, bien que je sois à deux petites journées de BAMAKO. En arrivant à KITA, c'est l'horreur. KITA est en chantier, ils refont toute la traversée de la ville et tout n'est que poussière. On m'indique un petit hôtel à l'entrée que je néglige, trop loin du centre ville. Il y aurait plusieurs hôtel en ville mais impossible à trouver, les gens parlant français sont rares et ne t'indiquent que ce qu'ils connaissent, normal. Je fais des tours et des tours dans KITA, traverse le marché grouillant de monde avec Tornado et sa remorque, c'est assez cocasse. Finalement, je prends la décision de revenir à l'hôtel initial, chez Dieudonné. Le chambre ne sera pas terrible mais une cour intérieure est sympa et ombragé. L'après-midi, je vais au village pour repérer un cyber que je trouve avec bien du mal et déambuler dans les ruelles de KITA. Le repas du soir, ce sera du coeur avec des frites et de la bière. Sans oublier cette éternelle télé avec ces feuilletons aussi débiles qu'en France. | |
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Date du Message : 16 12 2009 16:29:33 | Latitude : 12°58'01,8" - Longitude : -009°-52'-19,8" |
| MANATALI / TAMBAGA | |
| Lundi 14 décembre 2009 106 km cumul : 7 229 km
Dénivellé : 625 m Je quitte MANANTALI sur du goudron, sachant que ça ne devrait pas durer car il est maintenant évident que je n'aurai du goudron qu'à partir de TAMBAGA. J'arrive au pied du barrage et comme je l'ai déjà dit, qui dit barrage, dit bosse. Pardi, c'est carrément du 15 % qui m'attend pendant 3 km. Je les effectue à pied et croyais-moi pousser le vélo avec sa remorque sur une pente à 15 %, ce n'est pas rien. Autre surprise, je vois un panneau directionnel : TAMBAGA 98km, j'ai déjà fait 5 km et sur la carte il y a 83 km d'indiqué. Le barrage est immense et donne un air moderne dont je n'ai plus l'habitude à la région. Il retient un jlac également immense dont je ne verrai qu'une petite partie. Enfin arrivé en haut, je quitte le goudron jpour de nouveau la piste. Elle n'est pas trop mauvaise mais toujours ce problème de traces à suivre. De temps à autre, un peu de goudron, c'est juste avant et après le passage des gués. Les gués, je ne vous dis pas, même s'ils sont la plupart du temps à sec, PARIS ROUBAIX ce n'est rien à côté car les pavés sont emplacés par des grosses pierres disjointes. Le paysage ne sera pas bien terrible. Je suis toute la journée en forêt avec les côtés brulés de chaque côté sur une centaine de mètre. Je suis d'ailleurs une ligne à haute tension qui part du barrage et pour débrousailler, ils ne s'emêtent pas. Tout est carrément brulé dessous, ce qui fait une saignée pas très jolie. La seule particularité de la journée, c'est plein de bambous tout le long. Ces bambous sont exploités et déposés au bord de la piste. Dans les villages que je traverse, le bambou est très utilisé pour les enclos et les toits des cases. C'est assez remarquable de constater qu'ici chaque fois, ils utilisent les matériaux du coin. Dans chaque village traversé, c'est toujours la même litanie, les gamins me courent après et pourtant il y a écle aujourd'hui. J'aurai compris en traversant un village un peu plus grand. En passant devant l'école, plein de vélos amoncelés devant et un chahut monstre dans les classes. Deux gamins me rattrapent. Je leur demand pourquoi ils rentrent chez eux, ils me répondent que c'est la récréation et qu'aujourd'hui, il y a grève : voilà l'explication. Je pique-nique sur la latérite en espérant qu'il n'y passe pas de véhicules et j'ai de la chance, deux camions et un 4 X 4 passeront à la fin de mon déjeuner. Aujourd'hui, c'est grand luxe : miettes de thon à l'huile (sur la piste, le thon est vraiment en miettes), vache qui rit et une boîte de salade de fruits. En repartant, je jm'arrête à un petit groupe pour leur donner deux bouteilles plastiques que je ne jette plus car ils en ont l'usage et sont ravis à chaque fois. Une land-rover s'arrête, ce sont deux touristes belges qui me demand ce dont j'ai besoin. Ils sont très étonnés que je leur répond par la négative, mais effectivement, je n'ai besoin de rien. Ils prennent des photos qu'ils m'enverront par mail. Ils sont sympa et visite le Mali en prenant les pistes et connaissent bien des déboires. Juste avant d'arriver à TAMBAGA, je dois passer un gué plus conséquent que les autres, je suis obligé de passer à pied et me mouiller jusqu'aux hauts de mes chevilles : attntion à la bilharzioses. Enfin j'arrive à TAMBAGA et j'ai le malheur d'y arriver à la sorti de l'école et là, ce sont peut-être 200 gamins qui me courent après, je commence vraiment à saturer. A TAMBAGA, il n'y a rien, pas d'hôtel, des commerces vides et pas grand monde comprend le français. Le premer hôtel est à 15 km et comme il est 17 h 30, je suis obligé de rester ici. On m'indique une églilse où les chrétiens pourraient m'héberger. Je demande à quelqu'un de m'accompagner, en fait c'est un protestant qui me mène, non pas à l'église mais au temple. Ce sont des norvégiens qui ont bâti ce temple, j'avais déjà ramarqué une mission protestante norvégienne à BAFOULABE. J'installe ma tente et vais au village pour manger. Je trouve le seul restaurant du village, qui n'a de restau que le nom. J'y mange une platrée de ris froid qui colle bien avec une sauce à l'arachide et une espèce de poisson. Le tout est assez dégueulasse et je mange sans boire. Je vais en quête d'eau mais l'eau minérale est inexistante ici. Heureusememt au temple, il y a un puits et le voisin m'aide à tirer del'eau pour me laver et boire moyennant aquatab. Je me couche une fois de plus complètement cuit car 106 km de piste, ça fatigue. Heureusement demain, l'étape est courte et la route goudronnée. | |
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Date du Message : 16 12 2009 15:59:49 | Latitude : 13°13'21,7" - Longitude : -010°-28'-02,7" |
| BAFOUALE / MANANTALI | |
| Dimanche 13 décembre 2009 93 km cumul : 7 123 km
Dénivellé : 270 m Du goudron promis, 93 km à faire, la journée ne devrait pas poser problème, d'autant que je démarre à 7 h 15. La route de MAHINA est toujours une piste, bordée d'immenses manguiers. Cette piste, goudron en moins me fait penser à la route de MEYRARGUES, bordée de platanes. MAHINA est une bourgade un peu plus grande que BAFOUALE mais toujours dans le même esprit : beaucoup de commerces mais pas grand chose à vendre. Le commerce le plus important semble celui des bouteilles de mélange (1 l). Il est vrai que le nombre de mobylette, toutes neuves d'ailleurs, est conséquent. MAHINA a en plus le privilège d'avoir une gare puisque le TGV DAKAR BAMAKO passe par là. D'ailleurs c'est par le pont de chemin de fer qui traverse le Sénégal (Bafing) que je rejoins la piste menant à MANANTALI. A propos du goudron, je n'en verrai pas la couleur aujourd'hui. C'est par une excellente piste en latérite que je prends la direction de MANANTALI. La latérite bien damée est excellente comme piste, un peu moins de rendement que le goudron mais tellement plus jolie.Le plus gros inconvénient c'est quand on croise un autre véhicule, on a droit au gros nuage rouge. Si la latérite est parfaite au début, elle se dégrade rapidement et il faut ensuite trouver sa trace pour éviter le sable qui me plante inexorablement. La piste traverse village sur village mais jamais de quoi ravitailler. Heureusement, je suis autonome, eau et repas de midi. Le paysage se banalise, peu d'arbres, des baobabs et des champs d'arachides en train d'être récoltés. C'est dimanche, il n'y a pas école et quand je traverse les villages, c'est à chaque fois de la folie, tous les gamins ne courent après à coups de toubab, bonjour, donne-moi un cadeau. C'est quand même difficile à supporter et pour prendre ds photos, c'est assez compliqué. Souvent je les prends à l'entrée du village et dès qu'un gamin m'aperçoit, je remonte sur le vélo et file. Pour déjeuner, c'est le mpeme problème, j'aimerais m'arrêter à l'ombre dans un village mais c'est quasi impossible, tout le village me regarderait manger. Aujourd'hui, j'ai mis 3/4 d'heure pour pouvoir manger à l'ombre d'un baobab. Une première fois, je trouve un coin sympa et discret, pensez-vous deux gamins m'ont vu et arrivent à toutes jambes. La deuxième est la bonne mais je suis sur le passage d'un petit village et j'aurai régulièrement de la visite. Si le matin, je démarre à la fraîche, dès 10 h il me faut me couvrir et me badigeonner de crème, surtout aujourd'hui où il fait très chaud. La chaleur, la piste où il faut toujours trouver la bonne draille, font que la fatigue arrive et je finis ma journée sur les rotules. La piste me fatigue également nerveusement car je ne peux pas rouler décontracté. Je constate également que si la remorque a été parfaite jusqu'à présent, elle s'avère peut-être un handicap sur les pistes où il y a un peu de sable. Cela m'a valu d'ailleurs une bonne chute. En jvoulant éviter une mobylette qui venait en face, j'ai quitté ma trace et je me suis tanqué dans le sable : la remorque n'a pas suivi. Ce fut une bonne chute mais plus de peur que de mal. J'arrive enfin à l'entrée de MANANTALI. C'est le quartier des cadres où il y aurait des hôtels un peu chers. A MANANTALI, il y a le plus grand barrage de l'Afrique de l'Ouest, d'où une activité très importante. Dans ce quartier, jpas d'hôtel mais des particuliers qui louent des chambres. J'en trouve une avec douche pour 3 000 F CFA (4,6 €), un pjeu juste au niveau propreté mais je suis en Afrique, c'est bon. je profite également de la cantine du quartier où je mangerai pour 3 500 F CFA et le pdj à 1 000 F. Pour une fis, je me sens ailleurs qu'en Afrique, dans un quartier relativement friqué. Les voitures sont récentes et les gamins en mobylettE. J'ai au moins un peu de paix pour pas cher, j'apprécie. | |
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Date du Message : 16 12 2009 15:27:53 | Latitude : - Longitude : |
| BAFOUALE (REPOS) | |
| Samedi 12 décembre 2009
Comme d'habitude la nuit porte conseil et j'attends que le jour se lève pour partir. Je décide finalement de rester ici pour faire un peu de tourisme. La veille on m'avait dit qu'ici il y avait des hippopotames, aussi je voulais les voir. Autre singularité, le fleuve Sénégal commence à BAFOUALE qui veut dire deux rivières en Bambara (la langue local). En fait le Sénégal nait de deux rivières : le Bakoye et le Baking. Je comprends ainsi mieux la carte car le Sénégal disparaissait. Je visite BAFOUALE. Je suis un peu déçu car ça ressemble plus à un bidonville plutôt qu'une petite ville ou un village de cases. Je vais au bord du fleuve et dans ce qu'on appelle une marmitte (marmittes de géants), je vois mon premier serpent. Je prends la pirogue pour visiter le fleuve Sénégal et ses deux géniteurs, le Bakoye et le Bafing. Des hippo, je n'en verrai qu'un mais c'est déjà ça. Actuellement, ils seraient plus loin. L'après-midi, je me repose car ici, il n'y a pas grand chose à faire. Pour demain, on m'annonce une route goudronnée mais pas bitumée. Qu'est-ce ? Je verrai sur le terrain. Autre anecdote, ce midi, j'en suis de ma boîte de sardines avec pois chiches car comme c'est samedi, les rares restaurans sont fermés. | |
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Date du Message : 16 12 2009 14:05:21 | Latitude : 13°48'30,2" - Longitude : -010°-49'-52,6" |
| DIAMOU / BAFOULABE | |
| Vendredi 11 décembre 2009 76 km + 45 km (4 X 4) = 121 km cumul : 7 030 km
Dénivellé : 435 m Après une courte nuit car le Muezzin n'a pas veillé lui, je déjeune à la frontale. A 8 h, je suis pret à partir car ce matin, j'ai eu peu trainé. J'enlève la béquille de la remorqu et je m'aperçois que la rue arrière du vélo est crevé. Je ne râle pas car c'est la première crevaison après 7 000 km et après la piste des deux jours précédents, j'aurais tord de me plaindre. Je répare la chambe et en profite pour changer le pneu qui commence à fatiguer. Je le garde quand même en secours car il pourra encore servir. Finalement le départ à lieu à 9 h pour une étape que je crois de 80 km avec une route goudronnée, c'est faisable. Finalement je trouve du goudron de temps à autre, entre les trous et les parties de sable. Le paysage est absolument grandiose, montagnes aux alentours, marigots avec nénuphas et oiseaux. C'est je crois le plus beau paysage que j'ai vu depuis mon départ. Au bout de 23 km, un toyota avec deux maliens, ils ralentissent pour me dire bonjour, assez classique. Ils font marche arrière, descendent de la voiture en me disant qu'ils allaient m'avancer d'une quarantaine de km. La route à cet endroit n'était pas trop mauvaise mais je n'ai pas le choix. Ils contrôlent pour le compte d'une société sénégalaise les travaux de construction de la rute BAFOULABE/DIAMOU par une entreprise mauritanienne. Les travaux en aval de DIAMOU étant faits par les chinois. Ils m'avancent finalement de 43 km et me déposent à la fin du chantier en m'annonçant qu'il me restait une trentaine de km. J'en suis déjà à plus de 80 (23+43+30=96 km). Je retrouve donc la piste, pas trop mauvaise pour l'instant. Cette piste traverse les villages de cases par le centre et je serpente dans les ruelles de chaque village en ayant droit aux toubabs, donne-moi un cadeau, bonjour ça va. Je me suis même attrapé avec un adulte qui voyant que je ne jsonnais rien m'a simplement dit qu'il fallat donner des cadeaux aux enfants. Je luis ai répondu qu'il était en train de faire de ses enfants des mendiants et que de toute manière, s'il avait fallu que je jporte des cadeaux, il m'aurait fallu trois remorques. Chaque fois que je le peux, je me renseigne si je suis bien sur la piste de BAFOULABE car ce n'est pas toujours évident. Au bout de 15 km, il devrait m'en rester 15 et on m'annonce 40. Je prends mon mal en patience et on verra bien. Heureusement que les maliens m'ont chalé un peu en voiture car sinon je n'atteignais pas BAFOULABE. La piste est de plus en plus mauvaise et je commence à fatiguer sérieusement. A un intersection, la piste à droite et à gauche, laquelle prendre. Je plante mon vélo et la remorque et j'attends : personne en vue, je ne vais pas passer la nuit ici. Finalement je choisis celle qui me parait la plus évidente, heureusement c'était la bonne. Quand je disais que j'allais connaitre des galèlres en Afrique. Aujourd'hui j'en connais une vraie et croyais-moi j'en ai marre. Heureusement je suis dans des paysages somptueux et malgré tout j'aprécie. Je traverse de magnifiques villages de cases où l'on se sent au bout du monde. Il faut que je me pince pour me persuader que je ne rêve pas. Je suis bien au Lali, en pleine brousse et avec mon vélo. La nuit commence à tomber et j'arrive enfin au bord du fleuve Sénégal et surprise, je dois prendre la bac pour aller à BAFOULABE. J'aurais donc fait 121 km dont 75 de vélo et de piste. Je vous avoue qu'après réflexion, je ne me croyais pas capable d'un tel exploit. Je mont dans le bac et l'on m'annonce qu'il est en panne de moteulr : partira, partira pas. Les piroguiers me sautent dessus mais je n'ai pas envie de mettre Tornado et la remorque dans leurs petites pirogues car en cas de chavirage, je suis beau. Finalement le bac partira car on attend le commandant de gendarmerie, le préfet, le sous-préfet et le président du conseil du cercle (un peu nos communautés de communes). Il fait nuit, je commence à me faire manger par les moustiques, aussi je m'habille et m'asperge de produit. Un batelier me dit de venir chez lui en attenant pour me réchauffer. Moi, je n'ai pas du tout froid, bien au contraire mais eux si. Finalement je mangerai le couscous malien, riz avec sauce cacahuètes. Il est 22 h et le commandant s'annonce. Le bac traversera donc sans moteur, à la force des bateliers au bout de leur perche en bambou. On m'avait signalé un campement pour passer la nuit. J'arrive donc à ce campement où on me montre une chambre. J'en ai vécu des aventures mais des chambres aussi dégueulasses, je crois que je n'en ai jamais vu. Finalement pour 3 000 F, je monte la tente et j'ai droit à un peu d'au pour me laver car je suit couvert de poussière. | |
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Date du Message : 16 12 2009 12:39:51 | Latitude : 14°05'02,2" - Longitude : -011°-15'-35,9" |
| MOUSSA WAGUYA / DIAMOU | |
| Jeudi 10 décembre 2009 332 km cumul : 6 909 km
Dénivellé : 125 m Apein 5 h 30, à l'heure du Muezzin, je sens quelques gouttes à traver la tente. Comme je n'ai pas le double toit, je l'a met à l'abri et du coup je me lève. Ainsi, il n'est que 6 h 30 quand je suis pret à partir et j'arrends que Salif se lève pour lui dire au revoir. Il m'accompagne pour m'aider à reprendre la piste et me dit qu'après DIAMOU, la route est goudronnée. J'en profite pour lui donner 5 000 FCFA en remerciement. Je pars donc content car plus qu'une trentaine de km de piste et je suis sorti de la galère. Galère, j'y suis encore aujourd'hui car j'ai plus de sable que la veille et j'effectue un bon tiers de mon parcurs à pieds en trainant la remorque. De temps en temps, je retrouve le fleuve sénégal que je remonte, le paysage est magnifique mais j'en bave tellement que je n'ai pas le coeur à apprécier. Lorsque le sable disparait, j'ai droit à de gros cailloux. Une chos est sure, si j'avais su que la piste était dans cet état, j'aurais pris la route classique. Sur une portion en latérite, je longe la voie ferrée. Le DAKAR BAMAKO me double dans un brouhaha et donne au paysage une impression bizarre. A l'entrée de DIAMOU, la latérite disparait et j'ai de nouveau droit au sable. J'arrive donc à DIAMOU complètement exténué. Ne voyant pas grand chos dans ce village que je croyais plus grand, je décide à contre-coeur de continuer. Je fais le plein d'eau chaude car ici, pas de coca bien frais. A la sortie du village, je vois un jpanneau hôtel-restaurant. Je m'arrête mais l'établissement est fermé et je négocie de monter ma tente dans l'enceinte de l'hôel et un peu d'eau pour me laver. Miracle, ils ont de la bière bien fraîche. Ils m'invite à partager leur plat de riz avec unes sauce à l'oignon, à la main bien sûr. Toute l'après-midi sera le rendez-vous des jeunes venant boire leur bière et chacune y allant de sa tournée. Je vous garanti que je ne manque pas de liquide. Je fais la connaissance d'un garçon très intelligent, bien au courant de l'actualité mondiale. Mohamed TRAORE est agent de sécurité à la mine d'or de Sadiola. Comme beaucoup d'africains, il ne porte pas trop Sarkozy dans son coeur, le fameux discours de DAKAR a décidément fait de ravages. Au menu du soir, ce sera des vermicelles avec un bouillon maggi et couché dès que la nuit tombe car entre les bières et la fatigue de la matinée, je suis cuit. Pendant que j'essayai de m'endormir, j'au eu droit à la veillée au feu de bois et le bruit qui va avec. A 23 h, je me suis levé pour leur demander de baisser le ton et c'est une heure plus tard, après avoir ralé un peu plus fort que tout le monde est allé se coucher. | |
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Date du Message : 16 12 2009 12:21:50 | Latitude : 14°19'53,1" - Longitude : -011°-17'-36,8" |
| KAYES / MOUSSA WAGUYA | |
| COUPURE DE COURANT JE RECOMMENCE
Mercrdi 09 décembre 2009 27 km cumul : 6 877 km Dénivellé : 135 m J'avais commandé le pdj à 6 h 30 mais à 7 h encore personne. Ce n'est pas grâve car aujourd'hui, je jprends la piste et j'ai décidé de trainer. Je quitte donc KAYES et sa poussière pour retrouver celles des pistes moins dérangeantes à mon goût. La piste parfaite selon certains est pour moi une piste pas terrible car chargé et avec la remorque, ce n'est pas pareil. Ma moyenne chute d'une manière vertigineuse aux maxi, je roule à 15, le plus souvent à 10/12. J'arrive à MEDINE et m'arrête au fort de MEDINE construit à l'époque coloniale. De suite, un guide m'agresse et voyant que je ne veux pas prendre ses services pour visiter ce fort en ruine, il m'interdit de prendre des photos. Je n'insiste pas mais lui signifie tout de même qu'il fait très mal son travail. Je quitte donc MEDINE immédiatement en étant interpellé à coup de toubab, donne-moi un cadeau. Décidément, le tourisme a sévi ici. Je retouve le fleuve Sénégal dans des petites gorges magnifiques sur une piste parfois en latérite. J'arrive ainsi aux chutes de Félou et là aussi un guide pour me faire visiter le site. J'aurais pu faire sans lui mais comme il s'en est pris autrement, il faut bien qu'il travaille. Je continue la piste qui, de cailloux devient sable et là, c'est une autre paire de manche. Parout, des champs d'arachies. Je crois un charreton de mil (c'est la première fois que j'en vois) et ensuite je peux repérer les champs de mil. Le sable ralentit considérablement ma progression et je dois rouler à 4 ou 5 à l'heure. Tantôt je me tanque dans le sable, tantôt j'utilise des petites déviations utilisées par les autochtones en vélo. L'un d'eux me suit patiemment en me disant bonjour, je m'arrête pour qu'il me double et j'en profite pour prendre sa roue et les déviations qu'il connait bien. Nous faisons connaissance et engageant la conversation. Il s'agit de Salif SISSOKO du village de MOUSSA WAGUYA. Nous parlons de la culture de l'arachides et me demand si j'en veux. Je le suis donc et comme il me demande gentiment si je veux me reposer dans son village. Il n'est que midi, je n'ai fait que 27 km mais à quoi bon bouffer du km, le but n'est-il pas de rencontrer les gens. Je décide donc de m'arrêter chez Salif. Il habite au coueur du village dans un jpetit enclos de plusieurs cases et vit avec sa femme et ses 4 enfants et son frère ainé, ses deux femmes et ses enfants. On m'installe devant une case et j'ai droit à des arachides décortiquées. Ensuite Salif va me chercher des plants d'arachides avec les arachides au bout que nous mangeons en guise d'apéro. Arrive ensuite un plat de mil avec une sauce à base d'arachides que nous mangeonsen commun et avec la main droite. Pendant que Salif va faire sa prière, je fais une petite sieste. La prière terminée nous allons faire un tour de village pour me présenter au chef. Le chef est absent, nous allons discuter avec les jeunes du village qui font un brin sous le mirador. C'est l'expression qui désigne la discussion dans la case à palabres. Salif a encore un peu de travail dans les champs, j'en profite donc pour racourcir ma chaine qui décidément s'use prématurément (certainement le sable). Nous allons ensuite visiter son jardin qui quoiqu'au bord de Sénégal manque d'au car il faut arroser à la main. Son copain qu'il appelle le bailleulr de fonds (il a vécu 4 ans en Arabie Saoudite) a une moto-pompe et son jardin, c'est vraiment autre chose. Salif est obligé d'aller faire des gaches de maçon à kayes pour nourrire sa famille avec son frère. S'ils avaient une moto-pompe et en agrandissant son jardin, cela pourrait suffire pour nourir sa famille. Je me prends l'engagement d'acheter une moto-pompe à Salif quand je rentrerai en France. Une moto-pompe vaut à peine 800 € et 16 donnateurs à 50 €, ce n'est rien et resourait bien des problèmes à deux familles. Après une brève toilette, nous mangeons avec Sallif du manioc cru donné par son ami le bailleur de fonds, un couscous malien à base de riz pilé par les femmes l'après-midi, avec une sauce et des épices bien particulières et du poisson séché. Comme ici, c'est l'hiver, la veillée se passe autour d'un grand feu de bois autour duquel les dames discutent en écossant les arachides. Nous discutons pas mal et Salif part faire sa dernière prière. Comme il ne revient plus, je décide d'aller me coucher. Je suis rappelé par son épouse car il y a encore le poulet à manger. Pendant que nous mangions le couscous, ils ont tué un poulet en mon honneur. Bien que je n'ai plus faim, je mange du poulet accompagné de manioc cuit. Sallif revient heureusement et il m'aide à finir le plat. Je vais me coucher sous la tente. Avant de m'endormir, je pense à ces gens qui ont à peine de quoi subsister et qui tue un poulet pour l'étranger que je suis. Quel signe d'hospitalité ! En sommes-nous capable en France. | |
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Date du Message : 16 12 2009 11:21:05 | Latitude : - Longitude : |
| KAYES (REPOS ET REFLEXION) | |
| Mardi 08 décembre 2008
Ca y est, c'est décidé, je passe par DIAMOU, BAFOULABE et KITA. La route, plus courte a l'air plus pittoresque. Tous les maliens à qui j'en ai parlé m'ont dit de passer par là. ac, aucune hésitation et même si c'est de la piste, je suis en Afrique et c'est prévu. Ce matin en allant au cyber, je vois passé un camping-car immatriculé 42, je reconnais un peu tard mes amis Joss et Xavier. J'interpelle une mobylette qui me les arrête. Ce sont des gens que j'ai rencontré à la frontière Maroc/Mauritanie, revus à CHINGUETTI, à NOUACKCHOTT et qu'un français qui les avait rencontré m'en avait parlé. Nous discutons cinq minutes et nous risquons de nous revoir car ils prennent la même route que moi. Après la mise à jour du site, je retourne à l'hôtel, je croise une grosse dame paumée, toute nue, se promenant dans la rue. Je suis assez choqué mais personne n'y prète attention. Je crois que c'est ça aussi l'Afrique. L'autre jour, j'avais vue une espèce de clochard habillé avec une robe de femme. Encore quelques jours et plus rien ne m'étonnera. Autre étonnement, j'assiste à une partie de pétanque entre malien. L'un d'eux m'a dit avoir joué contre un marocain champion du monde. Je prends difficilement une photo car nous sommes devant une caserne de gendarmerie. Avant de me coucher, je regarde la télé dans le salon de l'hôtel et les gens regardent la coupe d'Europe. J'ai ainsi pu voir en direct l'élimination de l'O.M. contre le Réal de Madrid. | |
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Date du Message : 08 12 2009 14:03:01 | Latitude : 14 °26'01,0" - Longitude : -011°-25'-43,4" |
| KOULOUMBO / KAYES | |
| Lundi 7 décembre 2009 71 km cumul : 6 850 km
Dénivellé : 145 m Grâce aux coqs et un petit déjeuner frugal, je suis à pied d'oeuvre à 6 h 30. Je passe devant la case de Tiémogo pour lui dire au revoir et il m'aide à remonter sur la route. Je commence à pédaler, le jour se lève à peine, c'est entre chiens et loups, il fait frais et c'est l'idéal pour commencer ma journée. cela ne va pas durer car le vent se lève et va souffler de plus en plus fort si bien que j'arrive à KAYES complètement épuisé malgré 70 km à peine. J'entre dans KAYES et je retrouve mes camions de la veille qui attendent pour passer le scanner (pour les containers). Ici, ce n'est que poussière qui m'attend, aidée par le vent. Les conducteurs des nombreuses mobylettes ont tous un masque sur la figure et je comprends pourquoi. Je profite de mon après-midi pour confirmer mon visa à la police et changer la puce de mon téléphone. J'hésite sur la route à prendre. J'ai le choix entre la route classique ou remonter le fleuve Sénégal par une piste. Ce matin, des français m'avaient fortement déconseillé la piste, ils ont eu du mal à passer en 4 X 4 et ce soir, un malien me la conseille. Je ne sais pas quoi faire, aussi je décide de rester un journée de plus à KAYES, d'autant que ce soir, j'ai encore mal aux jambes. | |
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Date du Message : 08 12 2009 13:50:18 | Latitude : 14°31'31,2" - Longitude : -012°-02'-33,9" |
| GOUDIRY / KOULOUMBO | |
| Dimanche 6 décembre 2009 87 km cumul : 6 779 km
Dénivellé : 170 m Après une excellente nuit, 21 h à 6 h (pas mal), départ autour de 8 h en direction de KIDIRA à la frontière malienne. La forêt disparait peu à peu pour refaire place à la savane et les forêts de baobabs. Je suis surpris par deux fois par des perdreaux que je ne pensais pas voir en Afrique de l'Ouest.J'ai également droit à quelques perroquets et des espèces d'écureuil à large queue rouge et blanche. Je n'en suis pas encore aux grands animaux africains mais ça viendra. Le route n'est pas évidente, d'énormes trous et des déviations de piste en latérite me font avaler pas mal de poussière. Les accacias à grosses épines lèchent le bord de la route. Il ne faut pas trop serrer à droite au risque de m'aveugler. Une fort vent de face ralenti ma progression. Depuis mon départ de DAKAR, j'ai du vent de face mais depuis TAMBACOUNDA il se fait de plus en plus fort et de plus en plus tôt. Il fait très chaud et je languis d'arriver à la frontière où j'aviserai car j'ai bien l'intention de rester à KIDIRA. Finalement, les circonstances en décideront autrement. KIDIRA n'est qu'une suite de camions et les échoppes des mécaniciens. En suivant le flot des camions, je me retrouve à traverser le Falémé, affluent du Sénégal qui fait frontière avec le Mali. J'ai ainsi passé la frontière sénégalaise sans m'en rendre compte et je suis en territoire malien. Sous le pont de la rivière, c'est le grand spectacle de la lessive, des centaines de gens font la lessive et se baignent, le linge est étendu sur les berges. C'est un spectacle magnifique, inhabituel pour moi. Je me retrouve entre deux rangées de camions pendant plusieurs kilomètres, je redouble ainsi tous les camions qui m'ont doublé hier et ce matin.J'en reconnais certains et d'autres me reconnaissent et rien en me voyant les redoubler. J'arrive enfin au contrôle de la frontière et en moins de cinq minutes, l'affaire est bouclée : visa obtenu pour 15 000 francs CFA (23 €) pour un mois à faire confirmer dans un poste de police. Me voila sans m'en rendre compte au Mali. Je mange un plat de riz aux oignons dans une gargotte. Je pensais planter la tente dans le secteur mais ce n'est pas terrible et assez pourri, je reprends donc la route. J'ai un peu d'eau, des vaches qui rit, quelques gateaux secs. Si je ne trouve rien, je planterai la tente au milieu des baobabs qui sont immenses et très nombreux dans le secteur. Finalement, j'arrive à hauteur du village de KOULOUMBO. Du haut de la route je demande à un jeune parlant français si je peux m'installer et voir le chef du village. Il me répond qu'il n'y a pas de problèmes, ainsi je descend tant bien que mal car il n'y a pas d'accès facile pour accéder au village. J'en prends plein les yeux au coeur de ce village de cases, au milieu des poulets qui courent de partout. Tiémogo me présente le chef du village qui me dit de m'installer où je veux. J'installe la tente sous les yeux ébahis des jeunes du village. Tiémogo me sert de guide et me fait visiter le village. J'ai l'autorisation de prendre toutes les photos que je veux et je ne m'en prive pas. Je visite l'intérieure des cases et la cour où ils s'affairent. En me voyant, un gamin se met à pleurer, il n'avait jamais vu de blancs, il a peur. Un gars me fait entrer dans sa case et me montre ses masques et habits de cérémonie. En fait, c'est le féticheur du village qui s'habille pour la circonstance afin que je le prenne en photo. Il est plein de grigris et autres porte-bonheur. En sortant de sa case dont l'ouverture est très basse, je me cogne la tête qui se met à saigner. Il court chercher une poudre noire qu'il sort d'une corne et me la passe sur la tête. Tiémogo me présent le marabout en train d'écrire, d'une plume sur, des versets du Coran sur une ardoise en bois. J'ai droit au sage du village, à la toilette des enfants, à la tété. Je ne peux pas tout décrire, tellement le spectacle est à mes yeux hallucinants et je ne vois que leur quotidien. Tiémogo, dans la brousse fabrique du charbon de bois et c'est je crois l'activité principale du village. D'ailleurs, dans les alentours, ce n'est que brulis. Il fait nuit, je rentre dans ma tente et attends un peu pour manger. Depuis mon départ de DAKAR , je longe la voie ferré DAKAR /BAMAKO, train assez spécial dont j'ai déjà vu trois wagons renversés sur la voie. tout ça pour vous dire que KOULOUMBO est traversée par la voie ferrée et que ce village dispose de la première gare du Mali (Tiémogo en est très fier). Cette gare, aujourd'hui inutilisée sert d'habitation au chef du village. Pendant que je me reposais, je voyais un TV allumée de l'autre côté de la voie. C'est la Télé du chef du village qui fonctionne quelques heures au moyen d'une batterie (il n'y a pas d'électricité ici) et le soir, une partie du village se réunit pour regarder la télé. Je vais donc voir ce qui s'y passe et je suis invité à m'installer sur des morceaux de bois. Le chef et son épouse m propose du riz avec une sauce à base d'arachides. Je regarde donc la télé au bord de la voie ferrée quand un train passe tout près de nous. Je prends congé de mes hôtes pour aller dormir. Je serai réveillé deux fois dans la nuit par le train. Cette fois-ci, ce n'est pas le muezzin qui me réveillera mais les coqs du village qui attaquent vers 4 h 30 | |
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Date du Message : 08 12 2009 13:08:33 | Latitude : - Longitude : |
| TAMBACOUNDA / GOUDIRY | |
| Suite de la journée du 5 décembre 2009
j'avais peur de problème Plus haut, je parlais de petits talibé, cela mérite quelques explications. Dans la rue, déjà en Mauritanie, et surtout au Sénégal, des gamins avec une boîte de conserve ou une sébille en plastique mendient sans arrêt, de l'argent ou de la nourriture qu'ils mettent dans leur boîte. Ces gamins ne sont surtout pas effrontés, si vous ne leur donnez rien, ils n'insistent pas. Ils ont souvent un air triste. Ce sont des petits que leurs mamans ne peuvent pas élever et qui sont confiés à un marabout (homme saint chez les musulmans). Ce marabout leur apprend le coran par coeur au moyen d'ardoises en bois, ils les logent et les nourrissent. En contre-partie, ces petits doivent mendier dans la rue et tout rapporter au marabout. Je pense que certains marabouts font leur devoir correctement mais beaucoup d'ente eux doivent profiter de ces gamins et les maltraiter. C'est un mal profond au Sénégal où les petits talibés sont nombreux et me mettent souvent mal à l'aise. Si vous leur donnez quelque chose, ne leur donnez jamais de l'argent. Donnez leur plutôt à manger et vérifier qu'il mangent de suite ou des vêtements pour eux. C'est l'explication que j'en ai. Si mon expliction est erronée ou si vous avez des précisions à apporter, le forume du site est fait pour ça. Je compte sur vous. Je pense à une chose, Talibé est peut-être un dérivé de taliban...... | |
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Date du Message : 08 12 2009 12:58:25 | Latitude : 14°11'31,2" - Longitude : -012°-42'-46,6" |
| TAMBACOUNDA / GOUDIRY | |
| Samedi 5 décembre 2009 120 km cumul : 6 692 km
Dénivellé : 250 m Bien requinqué par ma journée de repos, je démarre ma journée à 7 h. Il faut dire que j'avance maintenant plein est et le jour se lève plus tôt : le muezzin aussi d'ailleurs. Je quitte TAMBACOUNDA par la route du Mali en passant dans les quartiers défavorisés (bidonvilles) si toutefois, les autres sont favorisés. La journée sera assez quelconque avec la traversée de nombreuses forêts qui se ressemblent toutes. A l'exception de la forêt de Bala qui est plus luxuriante que les autres avec des sujets plus gros. Cette forêt me parait impénétrable avec beaucoup d'herbes sèches et hautes. En de nombreux endroits, cette herbe est brulée. J'ai même droit à un feu car ici on pratique l'écobuage. Je suis assez étonné car toute cette herbe qui brûle n'atteint pas les arbres. On ne pourrait pas en faire autant chez nous en Provence. Le journée est assez monotone, d'autant que je traverse très peu de villages. J'arrive à Bala (65 km) avec l'intention de peut-être m'arrêter car le prochain est à plus de 50 km Je m'arrête pour me renseigner et c'est de suite l'attroupement. Beaucoup de petit talibés qui restent sages et des adultes qui me réclament des cadeaux m'entourent. J'essaye d'expliquer à quelqu'un qui parle un peu le français que je ne peux pas donner 50 cadeaux et qu'il me faudrait 3 remorques. Il me répond simplement :"Tu n'as qu'à donner qu'à moi.", bel exemple de solidarité. Finalement, je fais mes courses pour midi et décide de filer jusqu'à GOUDIRY, ainsi demain je pourrai passer la frontière en début d'après-midi. J'arrive vers 16 h 30 à GOUDIRY et je demande s'il y a un hôtel davant le centre de santé et c'est le gérant du seul hôtel qui me répond et m'accompagen en vélo à son hôtel. Dans ce centre, il y avait beaucoup de monde et je demande ce qui ce passe. C'est la journée de consultations gratuites. Les gens viennent de toute la région pour un dépistage du sida, du diabète ou un contrôle des yeux. En arrivant à l'hôtel de nombreuses dames en boubou rouge, vert ou bleu. Ce sont les responsables des délégations et la couleur du boubou dépend de l'âge. Une dame agée, en boubou leu et parlant parfaitement le français m'explique tout ça. Elles préparent le diner en commun où elles m'invitent mais je dois décliner car j'avais déjà réservé le repas du soir. Des jeunes filles arrivent avec des tee-shirts marqué : caravane de dépistage du sida. J'en profite donc pour parler de mes kilomètres vendus au profit des opérations de la cataracte. | |
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Date du Message : 04 12 2009 18:56:14 | Latitude : - Longitude : |
| JOUR DE REPOS | |
| Vendredi 4 décembre 2009
En accord avec Bengali, vers 9 h, je prends mon vélo et ma remorque pour visiter son école. En attendant que Bengali arrive, je regarde étonné l'activité dans l'enceinte de l'école : match de foot auto-arbitré, concours de saut en longueur et course de vitesse. Des installations sportives peut-être sommaires pour un européen mais étonnant ici en Afrique, le tout avec l'aide des gens de REILLANE. Quand je pense qu'en France, l'activité sportive n'est pas pratiquée dans toutes les écoles. Ensuite Bengali me fait visiter toutes les classes, bien entendu surchargées (50 à 80 élèves) mais avec des enfants très sages et disciplinés qui me souhaitent la bienvenue en choeur. Après l'explication de mon voyage, les enfants applaudissent spontanément. J'ai passé un grand moment dans cette école et je ne regrette pas ma journée de repos. J'en remercie encore François et Pierre que je ne connais mais que je rencontrerai dès mon retour en France. Le reste de la journée se passe normalement, repos, lessive, internet.... | |
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Date du Message : 04 12 2009 18:49:28 | Latitude : 13°45'55,5" - Longitude : -013°-40'-07,8" |
| IDA / TAMBACOUNDA | |
| Jeudi 3 décembre 2009 118 km cumul : 6 572 km
Dénivellé : 210 m Après une nuit moyenne, beaucoup de camions et oiseaux bizarres, je suis réveillé une fois de plus par le muezzin et départ pour 7 h 30 après un petit déjeuner à la frontale. En passant devant les villages, les villageois palabrent devant un feu de bois, emitouflés dans des vêtements, ils ont l'air d'avoir très froid, alors que je suis en cuissards et maillot de vélo (je n'ai pas très chaud il est vrai). Je m'arrête pour pique-niquer mais contrairement à l'épisode marocain ou mauritanien, je trouve un coin à l'ombre. Un berger apparait en haillons avec ce que je crois un gourdin à la main. En fait, c'est une hache très rudimentaire et de suite je pense aux tronçonneuses de chez nous, quelle distance. Je lui demande l'autorisation de la prendre en photo, ce qu'il accepte gentiment, le tout par geste car il ne comprend pas le français. Je ne sais quoi lui donner pour le remercier et comme j'avais deux bouteilles plastiques sur le porte-bagage, il repart ravi avec. Nous ne sommes vraiment pas dans le même monde. Je repars sous la chaleur au milieu des forêts et cela devient assez monotone. J'arrive enfin à TAMBACOUNDA (j'adore ce nom, je trouve qu'il sonne bien l'Afrique). Je téléphone à Bengali, un contact de Françoise et Pierre dont je vous ai déjà parlé, il me même dans un hôtel sympa avec Wifi où je décide de me reposer le lendemain avant de me rendre au Mali : la frontière est à un jour et demi de vélo. Le soir, Bengali me rejoint et nous discutons des problèmes de son pays. Il est bien conscient qu'il n'y a pas beaucoup de solutions pour sortir son pays de la misère dans laquelle il s'enfonce. En particulier, cette région où il n'y a pas beaucoup de travail et où les gens ont du mal à se nourrir. Il me parle beaucoup de son école et des conditions de travail et le manque de reconnaissance des instituteurs. Il a repris ses études et pense quitter l'enseignement pour s'occuper de développement local et durable, il y a tant de choses à faire ici. Il est également reconnaissant avec l'association de Françoise et Pierre car ils sont bien aidés par la section de REILLANE. | |
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Date du Message : 04 12 2009 18:33:52 | Latitude : 13°59'46,7" - Longitude : -014°-40'-43,2" |
| KAFFRINE / IDA | |
| Mercredi 2 décembre 2009 102 km cumul : 6 454 km
Dénivellé : 180 m J'avais commandé le petit déjeuner à 7 h, à 7 h je suis fin pret mais pas de petit déjeuner. Dois-je en vouloir au gentil Isamaïla ? Finalement je démarre à 8 h comme prévu pour KOUNGHEUL (82 km). La route demarre comme hier, déviation par une piste bosselée. Petit malin que je suis, au bout de deux km, je prends l'ancienne route, tantôt encore goudronnée, tantôt en latérite lisse. Je suis tout seul sur cette route en évitant quelques cailloux mis pour dissuader les camions et voitures. Des ouvriers s'affairent tout au long et me sourient, personne ne râle. Ensuite, je me retrouve seul sur un tapis comme la veille, je suis le roi du pétrôle. Quand je retrouve la circulation normale, celle-ci n'est pas trop dense car cette route mène dans une région pas très touristique. Je passe de village de cases en village de cases. Après le bon repos de la veille, les jambes tournent bien et je suis hyper content. Physiquement je suis bien, du coup le moral aussi. Du bord de la route, je vois des gens s'affairer dans les champs. Je gare Tornado et curieux, je vais voir ce qu'elles font. C'est la récolte des arachides. Avec des cuvettes en fer au dessus de leur tête, elles font voler les plantes et ne reste au fond de la cuvette que les cacahuètes. Je prends des photos de gestes quotidiens pour les sénégalais mais tellement exotiques pour nous. Je continue ma route et me régale des paysages et de l'activité des gens. Je m'arrête dans un petit village pour acheter des bananes et c'est de suite l'effervescence autour de mon attelage. Un sénégalais expatrié se propose de m'accueillir chez lui à LIBREVILLE (CONGo) que je dois décliner pour la simple raison que je n'y passe pas. J'arrive enfin à KOUNGHEUL, dernière ville avant TAMBACOUNDA, terme présumé de ma journée. KOUNGHEUL est en plein chantier, ils refont la route et c'est sur une piste en latérite que je traverse cette petite ville. Je m'arrête tous les 100 mètres pour discuter, si c'est assez agréable, c'est assez pesant. Je m'arrête dans un hôtel, je le trouve un peu cher mais je n'ai que très peu de francs CFA et ils ne prennent pas les euros. Dans un autre, idem, aussi je décide de reprendre la route et de bivouaquer dans la campagne. Je fais mes courses afin d'être indépendant et quitter KOUNGHEUL et retrouve l'asphalte. A IDA, villages de cases entourés de baobabs, je décide de m'arrêter. J'essaye de négocier un coin pour passer la nuit mais personne ne comprend le français. Un jeune homm, s'avérant être le fils du chef du village et parlant français, arrive et me dépatouille. Je planterai ma tente sous un baobab et je ne serai pas importuner par les gamins, les consignes ont été données. La tente montée et c'est le défilé. Par petit groupe, les gens viennent discuter et regarder mon matériel de voyage. Le français est très peu parlé et compris. J'apprends que les gamins du village ne vont pas à l'école, il est préférable de garder les vaches ou s'affairer dans les champs d'arachides. De toute manière, aller à l'école pour ne pas avoir de travail par la suite, à quoi bon ! Enfin seul, je peux enfin manger, une boite de sardines, de la Vache Qui Rit et des bananes. Je me couche donc sous mon baobab. Ca me fait tout drôle de dormir sous le baobab qui est un arbre sacré en Afrique et qui pour moi incarne bien l'Afrique. D'ailleurs toute la nuit, j'entendrai des bruits bizarres : petites branches qui tombent et cris d'oiseaux que je ne connais pas. | |
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Date du Message : 01 12 2009 18:25:40 | Latitude : 14°06'11,8" - Longitude : -015°-32'-23,7" |
| KAOLACK / KAFFRINE | |
| Mardi 01 décembre 2009 68 km cumul : 6 352 km
dénivellé : 90 m Aprés un petit repas servi par Elisabeth (et oui, il y a des catholiques au Sénégal), un peu de skype avec Laurence et dodo. Je suis réveillé à 4 h 30 par le Muezzin qui n'en finit pas de lanciner jusqu'à 7 h. Je ne sais pas comment ils font ici mais dès qu'il se met en route, tu ne peux plus dormir. Départ à 8 h., c'est parfait car je n'ai pas l'intention de faire une grosse journée. Je traverse KAOLCACK au milieu d'une cohue de camions et de taxis. Une déviation me fait traverser les quartiers de KAOLACK par une piste sablonneuse que Tornado n'aprécie pas trop. Cette piste continue pendant 20 km car la route de TAMBACOUNDA est en pleine réfexion. J'en profite donc pour gouter la latérite, un avant goût de ce qui m'attend par la suite. Je me rends compte d'une chose, ma moyenne va considérablement baisser maintenant. J'avance à 10 km/h en avalant un maximum de poussière. Je suis véritablement dans le Sénégal profond car je ne vois plus de maisons en dur, je ne traverse que des villages de cases. En traversant ces villages avec Tornado et sa remorque, j'ai vraiment l'impression d'être un extra-terrestre. Tout le monde me regarde d'un air ahuri et tous les gamins arrivent en courant en criant :"toubab, toubab". C'est assez désagréable mais il me faut faire avec. Aprés la piste, j'ai droit à une magnifique route revétue d'un super tapis comme on en voit peu en France. Le paysage est assez monotone, toujours la savane et je languis d'arriver à KAFFRINE. Heureusement, le ciel est couvert et je n'ai pas trop chaud. Je n'ai pas la grande forme, je me sens fatigué et une demi-journée de récupération me fera du bien. J'arrive enfin à KAFFRINE où je suis accueilli par Diop qui m'a doublé en camion. Il est étonné par mon attelage et plein d'admiration. Il fait tellement de gestes qu'un attroupement se forme autour de moi.Il me donne son numéro de portable et veut que je l'appelle en arrivant à TAMBACOUNDA car il veut faire une grande fête à mon arrivée. Je prends son numéro et je verrai bien. A ma grande surprise, je trouve un hôtel à KAFFRINE, un petit coin de paix et je vais pouvoir me reposer après un bon repas. Ce sera un repas typiquement sénégalais : du mafé, de la viande avec une sauce à l'arachide avec du riz, c'était délicieux. J'arrête ma prose car il faut que je tape 4 fois sur la même touche et c'est très pénible.......C'est l'Afrique !!!!! | |
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Date du Message : 01 12 2009 00:17:39 | Latitude : 14°09'21,3" - Longitude : -016°-06'-28,5" |
| LA SOMONE / KAOLACK | |
| Lundi 30 novembre 2009 128 km cumul : 6 284 km
Dénivelle : 125 m Je passe un bonne nuit sans moustiques, heureusement car je n'avais pas de moustiquaire. Je démarre à 8 h. avec l'intention d'aller jusque KAOLACK mais je suis septique car j'ai enore les 80 km de la veille dans les jambes. Le ciel est couvert et j'ai même peur d'avoir de la pluie. Je traverse SALY, la station à la mode au Sénégal et j'ai le sentiment d'être plus sur la côte d'Azur qu'au Sénégal : 4 X 4, quads, buggy sont légions. Je languis de m'enfoncer à l'intérieur du Sénégal et découvrir la véritable Afrique. Je m'arrête à SALY PORTUGAL pour tirer de l'argent. J'en profite pour tailler une bavette avec le phamacien du coin. S'il est content d'avoir des touristes, il regrette fortement ce tourisme sexuel qui a l'air de sévir ici. J'arrive à M'BOUR , je quitte ainsi ce tourisme balnéaire qui n'est pas fait pour moiet retrouve la savane avec ses herbes piquantes, ses baobabs et ses accacias. Je traverse régulièrement des petits villages faits de cases en paille : 5 à 6 cases entourées d'une palissage pour se protéger et parfois une maison en dur. Petit à petit, la savane fait place à la mangrove avec ses petites étendues d'eau stagnantes visitées par de nombreux oiseaux. J'approche, il est vrai du delta du Siné-Saloum, connu pour sa faune avicole. Parfois, des marigots avec des nénuphars en fleurs et au milieu une famille de cochons qui pataugent, étonnant dans ce pays à 90 % musulman. J'arrive assez fatigué à FATICK avec l'intention de m'arrêter. Je trouve un campement à 8 500 FCFA (13 €) qui fera l'affaire et cherche un restaurant pour déjeuner. Peine perdue, c'est le troisième jour de la Tabaski et tout est fermé. Je me contente d'un morceau de pain avec une espèce de pâté au poulet pas terrible et décide de filer jusque KAOLACK. J'ai déjà parlé de l'aspect phychologique du vélo car cette deuxième partie, malgré la fatigue, me parait moins pénible. A l'entrée de KAOLACK, je tombe sur un hôtel conseillé par le guide "Lonely Planet" qui de plu à la Wifi, je m'y arrête donc après 130 km, de nouveau une belle journée. Demain, je ais essayer de faire une petite journée car à ce rythme, je serai en Afrique du Sud pour la coupe du monde. | |
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Date du Message : 30 11 2009 23:08:47 | Latitude : - Longitude : |
| Erreur : suite
Abdou est un garçon très gentil qui s'occupe du centre de santé du village avec l'aide de l'association de Françoise et Pierre. Il m'invite à manger et je déguste un succulent plat de viande aux oignons et aux vermicelles avec ses frères. Les femmes et les enfants mangent dehors. A la fin du repas, tout en regardant la finale de la coupe de l'Afrique de l'Ouest, j'ai droit au thé sénégalais. Ensuite, Abdou m'amène a un petit hôtel où je peux me doucher et me reposer. A LA SOMONE, un étrange sentiment m'envahit. LA SOMONE est une petite station balnéaire qui sent un peu le fric, envahie par des toubabs (blancs), dans des superbes maisons, voitures et quads. Pourquoi, faut-il que ce soit des gens comme Françoise et Pierre qui payent de leur personne pour aider les sénégalais, alors que les toubabs exploitent ces sénégalais. J'arrête là mon discours mais je pose la question. Pendant le repas, Mohamed, mon autre contact vient me saluer. Nous discutons un petit quart d'heure et il en profite pour donner le bonjour à Françoise et Pierre : voilà c'est chose faite. | |
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Date du Message : 30 11 2009 22:59:14 | Latitude : 14°29'13,0" - Longitude : -017°-04'-41,0" |
| ILE N'GOR / LA SOMONE | |
| Dimanche 29 novembre 2009 82 km Cumul : 6 156 km
Dénivellé : 550 m Voila, tout à une fin, la plage, les cocotiers, c'est fini, il faut retourner au turbin. J'avais prévu de ne partir que lundi mais finalement, Laurence étant partie cette nuit, je préfère partir de suite. Le verrou de RUFISQUE m'a suffi à l'aller. Depuis, nous y sommes passés deux fois en voiture et c'est toujours la même chanson : embouteillage monstre à chaque fois. Comme c'est dimanchee et de plus celui de la Tabaski (fête religieuse importante), DAKAR est vide et je n'aurai pas de problèmes. La séparation a été difficile même si je jouais les durs devant Laurence. J'étais pris par un étrange sentiment. La tristesse de quitter Laurence et la joie de retrouver Tornado retapé à neuf : nouvelle chaine et nouveaux patins de frein. Je n'ai pas pu, faute de clé adéquat changer les pédales. J'avais donné rendez-vous au bateau à 8 h. et bien sûr il a fallu retéléphoner et réveiller le pilote, c'est bien l'Afrique. Je ne suis pas inquiet outre mesure car je prévois une petite étape pour la reprise, d'autant que je dois livrer un colis de la part de Françoise et Pierre ROSA à Abdou le pharmacien de LA SOMONE. Françoise et Pierre sont un couple de LA JAVIE qui s'occupe d'une association humanitaire. Ils avaient confié un colis à Laurence lorsqu'elle a joué dans leur village, encore une fois, le monde est petit. Le départ a donc lieu à 9 h., c'est parfait. Je quitte DAKAR comme une lettre à la poste. La fête de la Tabaski joue bien son rôle de tire-bouchons. Je n'échappe pas aux gaz d'échappement des cars mal réglés mais pas d'embouteillage, la circulation est fluide. Je n'ai pas la grosse forme à cause de mon arrêt de 15 jours mais il faut que je patiente. Je suis beaucoup plus chargé, d'autant que je trimballe le colis pour Abdou mais ce n'est que pour la journée. Je travers de nombreux villages avec une ambiance très particulière. Déjà, plus de moutons de la Tabaski et les sénégalais sont sapés comme des milords. Il est de tradition pour la Tabaski de s'acheter un boubou tout neuf et d'en offrir un à son épouse. Les boubous, sont tous plus magnifiques les uns que les autres avec des couleurs très vives. Malheureusement je ne peux, par respect pour les ngens prendre des photos, c'est bien dommage. Je traverse la savane africaine, des forêts d'accacias succèdent aux forêts de baobabs. A hauteur de la réserve de Bandia, j'ai même droit à des singes sur un grillage qui me regardent passer. Il fait très chaud et heureusement que je ne route que jusqu'à 14 h., là aussi, il faut que je me réhabitue. J'arrive enfin à LA SOMONE assez fatigué. La pharmacie d'Abdou est fermée, je lui téléphone et il envoie son frère me chercher. Il habite dans une grande maison avec sa femme et ses enfants,ses frères et ses neveux comme il est de tradition au Sénégal. De plus, comme c'est la fête de la Tabaski, il y a également ses soeurs et toute la famille. Abdou est un garçon très gentil qui s'occupe du centre de santé du village | |
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Date du Message : 19 11 2009 09:25:57 | Latitude : 14°45'20,7" - Longitude : -017°-30'-56,7" |
| TIVAOUANE / ILE N'GOR DAKAR | |
| Samedi 14 novembre 2009 96 KM cumul : 6 074 km
Dénivellé : 200 m DAKAR est maintenant tout proche. Pour moi c'est inespéré car je n'y croyais pas trop à NOUAKCHOTT, même si j'en accepté l'idée, arriver ici sur mon vélo ,est pour moi une grande satisfaction. J'ai le sentiment d'avoir réussi la première étape de mon périple. Je suis tout excité à l'idée de retrouver Laurence. Elle atterrit à 23 h et avec Christiane, la présidente de l'association LAUNATHO chez qui nous allons sur l'île de N'GOR, nous avons décidé de lui dire que nous n'arriverons à DAKAR que demain. Elle aura ainsi la surprise que je l'accueille à l'aéroport. Christiane et Jules, le vice-président ont décidé de venir à notre rencontre. Nous nous retrouvons donc après une vingtaine de km à THIES, à 70 km de DAKAR. Les retrouvailles sont très prenantes et j'en suis de ma larme à l'oeil, Chritiane aussi d'ailleurs. C'est assez émouvant de terminer la première partie de mon voyage. Je suis assez fier d'avoir déjà fait GREOUX / DAKAR soit 6 000 km. A ce jour j'ai déjà vendu plus de 15 000 km, ma virée en Afrique ne fait que commencer. Yannick aussi peu être fier, il a réalisé son objectif, rallier TANGER à DAKAR mais avec beaucoup d'avance. Jules, de son vrai nom Souleymane GUEYE et Christiane nous doublent, nous attendent, nous achètent des fruits. Tout se passe très bien jusque RUFISQUE où un immense embouteillage nous attend. Je n'ai jamais vu ça. Les véhicules roulent au pas sur trois files et nous nous faufilons entre les camions, les cars et les voitures. Avec la remorque, il faut faire vraiment attention, c'est à la limite, dangereux et je ne vous dis pas les gaz d'échappement que nous respirons. J'ai même un petit accident. Un car que je doubre à gauche me serre contre un 4 X 4 qui me fait presque tomber (nous roulons heureusement doucement). Le conducteur du 4 X 4 sort de son véhicule comme un fou et en criant me dit :"Tu ne bouges pas, je vais chercher la police" Je lui demande de se calmer et qu'il me montre les dégats. Les autres automobilistes prennent ma défense et je peux repartir sans problème. J'aurais malgré tout pu me faire mal. Enfin nous sortons de ce premier embouteillage et arrivons à l'embranchement de DAKAR CENTRE et l'aéroport. Jean-Claude nous quitte car il reste sur DAKAR pôur réparer son vélo. Je ne sais pas si je reverrai Jean-Claude car il descend sur LE CAP mais nous échangeons nos adresses mails. Jules nous rattrappe, la route semble se dégager mais un deuxième embouteillage en raison de travaux nous attend de nouveau. Il est moins important que le précédent mais nous oblige à rouler carrément dans l'eau sans savoir la réelle profondeur car les camions avaient du mal à passer. Enfin nous arrivons à N'GOR après un parcours dans DAKAR assez épique. Nous laissons Jolly Jumper et Tornado sur place et prenons un petite barque pour l'île où Jules et Christiane nous logent. Après une bon repos et une thieboudienne, njous allons chercher Laurence, Dany et Vincent à l'aéroport. Inutile de vous dire l'émotion qui nous étreints quand nous nous serrons dans les bras avec Laurence. Le reste, je ne vous le raconterai pas, je sais juste que je vais passer quinze jours de vacances avec Laurence au Sénégal. Je suis également ravi de retrouver mes amis Dany et Vincent qui accompagnent Laurence. La première partie de mon voyage s'est parfaitement déroulée malgré ma déchirure musculaire, 15 jours de repos et une autre aventure m'attendent. Je vais arrêter mes carnets de route mais n'ayez crainte, je les reprendrai car j'ai trop besoin des ces contacts avec vous, que ce soit soit par les mails ou le forum. Vos encouragements m'aident beaucoup à avancer. Ce que je croyais être une contrainte est devenu pour moi une véritable drogue car je n'ai pas l'impression de voyager seul mais avec vous. Bises à tous et à bientôt | |
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Date du Message : 19 11 2009 08:58:27 | Latitude : 14°57'15,9" - Longitude : -016°-49'-10,5" |
| SAINT LOUIS / TIVAOUANE | |
| Vendredi 13 novembre 2009 173 km cumul : 5 978 km
Dénivellé : 1 000 m Nous partons de nuit car la route va être longue. Il nous reste 260 km pour arriver à DAKAR et si nous pouvions en faire un petit peu plus de la moitié, ce serait parfait. Nous repassons le pont Eifel avec beaucoup moins de circulation que la veille. A la sortie de la ville, contrôle de police, le policier, à notre grand surprise nous demande pourquoi nous n'avons pas le casque. Etonnant dans ce pays que l'on vous demande le casque sur un vélo. De plus il nous demande également un papier qui n'existe pas. Je pense qu'il voulait nous demander de l'argent mais nous ne nous laissons pas faire et il nous laisse passer. Nous apercevons nos premiers baobabds qui pour moi signifient vraiment l'Afrique. Si le premiers que nous apercevons nous étonne, ensuite, nous traversons des forêts sans presuqe les regarder. Après les baobabs, ce sont les cocotiers qui se présentent àn nous. C'est vraiment une autre Afrique que je découcre maintenant et mon voyage prend de suite une autre tournure. Nous passons de village en village, vraiment plus rien à voir avec notre traversée du désert. La route est en excellent état et nous croisons une multitude de charrettes tirés par les ânes, chargés de gros sacs d'herbe dont nous ne saurons jamais le nom. Il fait très chaud et nous buvons beaucoup, peut-être un peu trop. Nous apercevons également des oiseaux inhabituels pour nous, de couleur bleue ou des espèces de toucans à bec jaune. A l'entrée d'un village nous apercevons également ce que nous pensons être des vautours avec le cou tout blanc. Après 173 km, décidément ma jambe va beaucoup mieux, nous décidons de nous arrêter là. C'est parfait car demain nous aurons une petite étape de 90 bornes. Nous nous arrêtons donc à TIVAOUANE, un ville grouillante de monde. J'apprendrai par la suite que c'est une ville sainte. Nous trouverons par chance le seul hôtel de la ville en plein travaux et le propriétaire accepte de nous louer une chambre pour trois avec un seul lit. Jean-Claude dormira dans la chambre et avec Yannick, nous monterons chacun notre tente dans le vestibule de l'hôtel, nous serons ains à l'abri des moustiques. | |
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Date du Message : 19 11 2009 08:36:23 | Latitude : 16°01'53,9" - Longitude : -016°-30'-16,0" |
| M'BAGAM / SAINT LOUIS | |
| Jeudi 12 novembre 2009 103 km cumul : 5 805 km
Dénivellé : 50 m Après une bonne nuit sur la terrasse de la Maison pour tous, nous sommes prets pour 8 h et attendons nos hôtes pour leur dire au revoir. Moussé et Fatou arrivent mais nous ne verrons pas Omar, trop pris par ces obligations professionnelles. Entourés par les rizières et les champs de canne à sucre, nous reprenons la route pour St Louis. La route est défoncée sur 80 km et nous sommes obligés de slalomer pour éviter les trous. C'est certainement ce qui m'attend maintenant dans la deuxième partie de mon voyage. Autre surprise, à la simple traversée d'une frontière et d'un fleuve, c'est tout qui change. De chaque côté de la route, des villages de cases traditionnelles, contrastent avec les maisons en du des villes. Nous apercevons maintenant de gros troupeaux de zébus qui m'ont l'ais moins maigres que ce que nous apercevions en Mauritanie, il est vrai que nous ne sommes plus dans le désert. Nous passons à côté d'une plantation d'arachides que je prends en photo. Cette photo n'a rien de sensationnelle mais des champs de cacahuètes, je n'en avais jamais vus. Nous tombons également sur un amoncèlement de cornes de zébus, que font-elles là, mystère. Nous arrivons à SAINT LOUIS, ancienne capitale du Sénégal et nous sommes accueillis par un embouteillage monstre à cause des travaux sur le pont Eifel pour nous permet d'atteindre l'île de Saint Louis, un peu comme la Seine à Paris. A la sortie du pont, nous sommes assaillis par les rabatteurs et autres marchands et il faut même se fâcher pour essayer d'avoir un peu de tranquillité. Nous nous installons dans un petit hôtel, chez Aziz où nous pourrons nous reposer et discuter tranquillement avec Aziz, garçon très intéressant et très gentil. J'en profite pour demander à Aziz si je peux changer en Francs CFA les 50 000 ouguiyas donnés par Claude l'avant veille. J'avais bien essayé dans une banque mais il ne prenait pas l'argent mauritanien qui n'a pas trop de valeur. Il me met en contact avec un ami à lui qui me changera cet argent à un bon taux et Laurence fera un chèque en euros pour l'association car c'est l'argent de kilomètres vendus. Nous nous promenons un peu dans l'île mais nous ne connaitrons pas grand chose de SAINT LOUIS. Il me faudra y revenir avec Laurence car SAINT LOUIS est une ancienne ville coloniale qu'il faut visiter. | |
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Date du Message : 19 11 2009 08:36:22 | Latitude : 16°01'53,9" - Longitude : -016°-30'-16,0" |
| M'BAGAM / SAINT LOUIS | |
| Jeudi 12 novembre 2009 103 km cumul : 5 805 km
Dénivellé : 50 m Après une bonne nuit sur la terrasse de la Maison pour tous, nous sommes prets pour 8 h et attendons nos hôtes pour leur dire au revoir. Moussé et Fatou arrivent mais nous ne verrons pas Omar, trop pris par ces obligations professionnelles. Entourés par les rizières et les champs de canne à sucre, nous reprenons la route pour St Louis. La route est défoncée sur 80 km et nous sommes obligés de slalomer pour éviter les trous. C'est certainement ce qui m'attend maintenant dans la deuxième partie de mon voyage. Autre surprise, à la simple traversée d'une frontière et d'un fleuve, c'est tout qui change. De chaque côté de la route, des villages de cases traditionnelles, contrastent avec les maisons en du des villes. Nous apercevons maintenant de gros troupeaux de zébus qui m'ont l'ais moins maigres que ce que nous apercevions en Mauritanie, il est vrai que nous ne sommes plus dans le désert. Nous passons à côté d'une plantation d'arachides que je prends en photo. Cette photo n'a rien de sensationnelle mais des champs de cacahuètes, je n'en avais jamais vus. Nous tombons également sur un amoncèlement de cornes de zébus, que font-elles là, mystère. Nous arrivons à SAINT LOUIS, ancienne capitale du Sénégal et nous sommes accueillis par un embouteillage monstre à cause des travaux sur le pont Eifel pour nous permet d'atteindre l'île de Saint Louis, un peu comme la Seine à Paris. A la sortie du pont, nous sommes assaillis par les rabatteurs et autres marchands et il faut même se fâcher pour essayer d'avoir un peu de tranquillité. Nous nous installons dans un petit hôtel, chez Aziz où nous pourrons nous reposer et discuter tranquillement avec Aziz, garçon très intéressant et très gentil. J'en profite pour demander à Aziz si je peux changer en Francs CFA les 50 000 ouguiyas donnés par Claude l'avant veille. J'avais bien essayé dans une banque mais il ne prenait pas l'argent mauritanien qui n'a pas trop de valeur. Il me met en contact avec un ami à lui qui me changera cet argent à un bon taux et Laurence fera un chèque en euros pour l'association car c'est l'argent de kilomètres vendus. Nous nous promenons un peu dans l'île mais nous ne connaitrons pas grand chose de SAINT LOUIS. Il me faudra y revenir avec Laurence car SAINT LOUIS est une ancienne ville coloniale qu'il faut visiter. | |
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Date du Message : 19 11 2009 08:36:14 | Latitude : 16°01'53,9" - Longitude : -016°-30'-16,0" |
| M'BAGAM / SAINT LOUIS | |
| Jeudi 12 novembre 2009 103 km cumul : 5 805 km
Dénivellé : 50 m Après une bonne nuit sur la terrasse de la Maison pour tous, nous sommes prets pour 8 h et attendons nos hôtes pour leur dire au revoir. Moussé et Fatou arrivent mais nous ne verrons pas Omar, trop pris par ces obligations professionnelles. Entourés par les rizières et les champs de canne à sucre, nous reprenons la route pour St Louis. La route est défoncée sur 80 km et nous sommes obligés de slalomer pour éviter les trous. C'est certainement ce qui m'attend maintenant dans la deuxième partie de mon voyage. Autre surprise, à la simple traversée d'une frontière et d'un fleuve, c'est tout qui change. De chaque côté de la route, des villages de cases traditionnelles, contrastent avec les maisons en du des villes. Nous apercevons maintenant de gros troupeaux de zébus qui m'ont l'ais moins maigres que ce que nous apercevions en Mauritanie, il est vrai que nous ne sommes plus dans le désert. Nous passons à côté d'une plantation d'arachides que je prends en photo. Cette photo n'a rien de sensationnelle mais des champs de cacahuètes, je n'en avais jamais vus. Nous tombons également sur un amoncèlement de cornes de zébus, que font-elles là, mystère. Nous arrivons à SAINT LOUIS, ancienne capitale du Sénégal et nous sommes accueillis par un embouteillage monstre à cause des travaux sur le pont Eifel pour nous permet d'atteindre l'île de Saint Louis, un peu comme la Seine à Paris. A la sortie du pont, nous sommes assaillis par les rabatteurs et autres marchands et il faut même se fâcher pour essayer d'avoir un peu de tranquillité. Nous nous installons dans un petit hôtel, chez Aziz où nous pourrons nous reposer et discuter tranquillement avec Aziz, garçon très intéressant et très gentil. J'en profite pour demander à Aziz si je peux changer en Francs CFA les 50 000 ouguiyas donnés par Claude l'avant veille. J'avais bien essayé dans une banque mais il ne prenait pas l'argent mauritanien qui n'a pas trop de valeur. Il me met en contact avec un ami à lui qui me changera cet argent à un bon taux et Laurence fera un chèque en euros pour l'association car c'est l'argent de kilomètres vendus. Nous nous promenons un peu dans l'île mais nous ne connaitrons pas grand chose de SAINT LOUIS. Il me faudra y revenir avec Laurence car SAINT LOUIS est une ancienne ville coloniale qu'il faut visiter. | |
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Date du Message : 17 11 2009 15:58:08 | Latitude : 16°29'21,6" - Longitude : -015°-46'-58,5" |
| TIGUENT / M'BAGAM | |
| Mercredi 11 novembre 2009 110 km cumul : 5 702 km
Dénivellé : 360 m Nous attaquons notre route à la frontale afin d'être à la frontière avant midi. Il fait nuit et heureusement que la route n'est pas trop mauvaise car dans cette obscurité, le moindre trou est pour nous. Le jour se lève et nous découvre de plus en plus de végétations. Il y a toujours du sable mais de nombreux arbres nous font du bien. C'est agréable de rouler dans la verdure. Depuis plus de 1 000 km, nous avons pédalé dans le Sahara, du Sahara Occidental à la Mauritanie sans pratiquement voir le moindre arbre. C'est une image qui était intégrée dans notre tête et nous avions l'impression de trouver cela naturel. C'est en voyant de nouveau de la végétation que nous nous rendons compte, combien c'est beau un arbre et il semble que cela nous rassure. Surtout qu'il y a régulièrement des villages et beaucoup d'habitations, souvent des commerces au bord de la route. Nous arrivons à l'entrée de ROSSO et un premier contrôle nous laisse passer sans problème. Au deuxième contrôle, le policier nous dit qu'il faut remplir une fiche payante, bien sûr. Je lui demande si je peux téléphoner au secrétaire de mairie et comme par magie, il nous fait signe de passer. Nous arrivons à ROSSO vers midi, je téléphone au secrétaire de mairie qui nous donne rendez-vous à l'entrée de l'embarcadère pour 15 h., heure du départ du prochain bac. Quand je reviens de téléphoner, je vois mes deux compères entourés par la foule, chacun nous proposant ses services. Nous enfourchons nos vélos et essayons de nous isoler dans un petit restaurant. Vers 15 h, devant le portail de l'embarcadère nous sommes assaillis par les gens qui veulent nous aider à passer le bac. Heureusement le secrétaire de mairie, exact au rendez-vous nous prend en charge, et en moins de deux, nous nous retrouvons sur le bac prets à traverser le fleuve Sénégal. Je me sens de plus en plus en Afrique, le Sénégal assez large à cet endroit est traversé par les pirogues colorées, tractées à la force humaine. Le bac met cinq minutes pour traverser et de nouveau, nous sommes assaillis par les rabatteurs. Je me prends de bec avec un sénégalais qui me demande mon passeport pour me faire enregistrer à la police. Première règle, ne jamais donner son passeport à n'importe qui, ce qui n'est pas toujours facile. Je le donne à un policier et j'effectue les formalités pendant que les deux compères gardent le matériel. Après un peu de change et l'achat d'une carte de téléphone sénégalaise, nous reprenons la route pour sortir de ROSSO Sénégal (ROSSO a le même nom de chaque côté de la frontière). J'appelle le contact que m'a donné Irène, une meusienne rencontrée par Internet. Irène, avec association "voyages et partages" a réussi à faire construire une maison pour tous dans un petit village à 5 km de ROSSO. J'appelle donc Omar qui m'indique la route par une piste de quelques km, nous arrivons à ce petit village de M'BAGAM où nous sommes attendus par Moussé et Fatou, Omar absent avait donné les consignes. C'est un village agricole où la principale ressource est la culture du riz. La proximité du fleuve Sénégal, permet l'irrigation. Moussé nous installe gentillement sur la terrasse où nous préférons monter la tente pour nous protéger des moustiques. Omar arrive pour nous accueillir et nous discutons longuement avec lui. Il est donc président de cette maison pour tous et président d'une association d'irrigation qui permet de cultiver le riz. Ce riz dont le Sénégal est devenu dépendant des asiatiques car il importe 90 % de sa consommation. Le restant est cultivé dans cette région et permet une auto-suffisance. Il nous apprend également qu'une grosse entreprise sucrière française est installée à RICHARD TOLL et transforme toute la production de la canne à sucre de la région. Omar nous laisse nous installer et c'est Moussé le responsable du fonctionnement de la maison et Fatou la trésorière qui nous feront traverser le village pour aller manger ches Omar où nous serons formidablement accueilli. A travers le discours des sénégalais, les photos, nous sentons partout la présence d'Irène, nous donnant l'impression d'avoir marqué la vie de ce village. Cette maison pour tous, difficile à faire fonctionner a une grande importance dans le vie de ce village : les autochtones ont l'air d'en être fiers. L'électricité est coupée un bon moment et c'est à la bougie que nous dinerons et rentrerons nous cocher à la frontale, toujours accompagnés par Moussé et Fatima. Entre temps, nous avons rencontré des gens de Commercy, en vacances au Sénégal. Le monde est décidément petit car COMMERCY est jumelé avec M'BAGAM. COMMERCY étant une petite ville de la meuse à 20 km de chez ma soeur. | |
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Date du Message : 17 11 2009 15:29:22 | Latitude : 17°10'28,00" - Longitude : -016°-02'-51,9" |
| NKC / TIGUENT | |
| Mardi 10 novembre 2009 110 km cumul : 5 592 km
Dénivellé : 40 m L'heure de vérité arrive. Nous partons avant le lever du our, j'ai un petit peu mal aux cheveux (gueule de bois) et je suis persuadé de faire demi-tour. A mon grand étonnement, je n'ai aucune douleur à la cuisse et je continue mon bonhomme de chemin. Je prends confiance mais j'évite de forcer et je roule petits braquets. Nous sommes toujours dans une région désertique mais quelques petites vigitations (n'est-ce pas Cath ou Laurence) donnent un air plus serain à la route. L'habitat se modifie complètement et devient nettement moins rare. Nous voyons beaucoup de kheima (tente maure) et surtout des imitations de kheima en partie en dur. L'étape ne sera pas trop longue et c'est tant mieux pour ma cuisse. De plus la chaleur est intense, il est tant de s'arrêter. Nous arrivons à TIGUENT, un village de nulle part où nous avons vraiment l'impression d'être des extra-terrestres avec nos vélos et nos remorques. Nous négocions un petit hôtel. Un peu de mécanique, une douche et une petite sieste nous retapent. Quelqu'un rentre dans la champre, par un oeil à demi-clos, je devine Hubert. Quelle surprise ! En fait ce sont Claude et Hubert qui ont fait plus de 110 km pour nous retrouver. Ils voulaient prendre de nos nouvelles et surtout m'apporter les 50 000 ouguiyas promis pour le parrainage de 130 km. Nous mettons deux autocollants de son entreprise sur la remorque qu'il prend en photo pour montrer à son patron, que je ne manquerai pas d'aller vois à mon retour en France. Chapeau Claude, je te savais sympa mais là, tu m'épates. Le soir nous mangerons dans un petit restaurant à la bougie car ici, il n'y a l'électricité qu'une heure par jour. Il nous rest une centaine de km avant de passer la frontière et nous avons deux solutions. Nous pouvons passer par le barrage de DIAMA sur une piste à une frontière plus fluide et ouverte toute la journée ou bien directement par ROSSO, frontière à très mauvaise réputation où entre les policiers ripoux et les rabatteurs, les choses ne sont pas très simples. Heureusement, Claude, encore lui, a téléphoné au maire de ROSSO avec qui il est en relations pour affaires et en arrivant à ROSSO, je dois téléphoner au secrétaire général de la mairie. Nous choisissons donc l'option ROSSO, ce qui sera mieux pour ma cuisse et nous couchons de bonne heure pour partir tot demain matin. | |
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Date du Message : 16 11 2009 18:28:49 | Latitude : - Longitude : |
| NOUAKCHOTT (REPOS) | |
| Vendredi 6 novembre 2009
Samedi 7 novembe 2009 Dimanche 8 novembre 2009 Lundi 9 novembre 2009 Ma blessure date du 31 octobre, normalement pour cicatriser, il faut trois semaines à un mois de repos, sans trop d'espoir, je décide de me reposer à NKC jusqu'au lundi 9 novembre inclus. Je le dis à Yannick et lui conseille de partir samedi car mardi, je ne suis vraiment pas sûr de repartir. Yannick, toujours solidaire décide de rester avec moi. Nous en profitons donc pour laver notre linge et mettre à jour messagerie et site Internet. A NKC, je trouverai les meilleures connexions depuis que je suis parti. Ce sera pratique pour envoyer toutes les photos de l'Adrar. Heureusement que nous sommes à l'auberge Ménatta où l'ambiance est cool et sympa car passer quatre jours sans rien faire, je ne vous le dit pas. Ce vendredi, je suis invité chez Claude, le directeur d'exploitation du groupe PIZZORNO. Je fais un peu plus connaissance avec Claude et sa charmante épouse Fabienne et leur deux enfants Clément et Nico. C'est un couple charmamnt, très simple et le coeur sur la main. J'ai droit à du pastis bien frais et surtout un bon saucisson, c'est peut-être ce qui me manquait le plus depuis mon départ, en terme de gastronomie, cela s'entend. Les trois jours suivants, nous nous reposons tranquillement. La fatigue doit certainement tomber car je suis capable de rester trois jours sans rien faire. Yannick essaye bien de faire un petit footing mais la chaleur a raison de lui. Un nouveau cycliste en transit pour LE CAP arrive à l'auberge. Encore un qui me cherchait, il avait entendu parlé de moi à un poste de police. C'est vrai qu'avec ma remorque, je ne passe pas inaperçu. Sachant que nous partons mardi, Jean-Claude décide de venir avec nous jusque DAKAR. En fin d'après-midi, nous retrouvons Hubert qui rentre de BAMAKO où il a livré sa fameuse 2 CV. Le soir, nous allons avec Yannick manger tous les trois chez Fabienne et Claude. Ce soir là, une embuscade nous attend. L'ambiance est telle que nous nous laissons aller, pastis, vin, pousse-café ont raison de moi et je men couche dans un état qu'il n'est pas permis pour un cycliste. En fin de soirée, nous ramenons Hubert à son hôtel et j'y rencontre un dignois qui connait bien Gréoux, il est directeur de caterpilla NKC. J'ai le plaisir de voir un poster de la Porte Saunerie de Manosque et du Pays de Forcalquier : confirmation que le monde est petit. | |
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Date du Message : 08 11 2009 13:06:27 | Latitude : 20°27'01,0" - Longitude : -012°-24'-24,8" |
| ATAR . CHINGUETTI | |
| Mercredi 04 novembre 2009
Jeudi 05 novembre 2009 Mardi à 17 h nous prenons donc le bus pour ATAR (436 km) avec Kadi. Nous arrivons à ATAR vers 23 h et dinons à l'agence de Kadi et faisons la connaissance de Sid'Ahmed notre guide. Finalement, c'est Kadi qui nous servira de chauffeur car celui prévu est bloqué à cause d'un éboulement sur la route de CHINGUETTI, dû aux fortes pluies de la journée. Kadi nous demande si ça ne nous dérange pas de faire un peu de 4 X 4 la nuit car il veut nous faire bivouaquer dans un endroit superbe qui est un peu loin. Finalement, nous nous coucherons à 2 h du matin en plein désert, dans un lieu absolument sublime, dans les dunes rouges entourées de montagnes. Après une courte nuit à la belle étoile, nous nous réveillons dans un endroit magnifique et nous en prenons plein les yeux. Après le petit déjeuner et les photos, nous partons à la recherche d'un passage car nous ne sommes pas sur une piste et l'oued qui nous sépare de la piste coule encore des pluies de la veille. Kadi tétu comme un âne, il nous le prouvera par la suite, trouve un passage. Nous arrivons près d'une ferme en dur et Kadi discute avec les paysans. Une dame arrive avec un grand saladier en bois, rempli d'un liquide blanchâtre, c'est le fameux Zrig (lait de chamelle ou chèvre caillé et sucré) qui est un signe de bienvenue en Mauritanie. C'est très bon et doux mais il faut aimer le lait. Nous arrivons à l'oasis de TERJIT qui est un lieu époustouflant de beauté : l'oasis classique dans toute sa plendeur avec une source d'eau potable et un coin pour se baigner. Les photos seront beaucoup plus parlantes que toute description. Nous découvrons l'habitat traditionnel du coin, les Tikit qui sont des maisons de paille très particulières. Il faut voir cet oasis à l'époque des dates (juin, juillet), c'est la guetna, quand les citadins viennent de la ville retrouver leurs racines et faire la fête. Nous continuons notre piste en traversant des paysages prodigieux et après un col superbe, nous surplombons l'oasis de M'HEIRITH encore plus beau que TERJIT et plus grand. Cet oasis est moins connu que TERJIT car moins facile d'accès mais très impressionnant. Pour sortir de M'HEIRITH nous sommes obligés de passer à pieds car la piste est toute défoncée et quasi impraticable. C'est d'ailleurs le seul point d'accès qui reste pour CHINGUETTI. Nous serons obligé de faire un aller/retour. Nous remontons sur le plateau où la route est défoncée au passage des oueds. Kadi a du mal à retrouver une piste qui rejoint les dunes pour aller à CHINGUETTI par les dunes. Nous passons devant des tentes nomades, des Kheima et pendant que Kadi et Sid'Ahmed discutent avec un nomade, arrivent deux avec chacune un bol de zrig que nous dégustons, toujours en signe d'hospitalité. Le nomade monte en voiture nous et nous arrêtons pour pique-niquer, pendant que Kadi part avec le nomade avec la voiture. Nous sommes au pied d'une magnifique montagne : moitié rocher, moitié sable. Le nom de cette montagne, je vous le donne en mille : la montagne de ZARGA. A la fin du pique-nique arrivent cins nomades qui déballent devant nous bijoux et artisanat qu'elles fabriquent en attendant les touristes. Sid'Ahmed nomme cet étalement d'objets sur le sable "La boutique de ZARGA" et dans un four rire ajoute :"moins cher que gratuit". Par politesse, nous faisons le tour des boutiques de ZARGA sans rien acheter et en essayant d'expliquer que nous sommes en vélo. Les dames remballent le tout et nous font des petits cadeaux. Perso, je promets de revenir avec mon épouse et peut-être nous achèterons des objets. Avec Yannick, nous allons nous promener dans les dunes pour nous rapporcher de cette fameuse montagne de Zarga et prendre des photos. Nous y découvrons un magnifique lac éphémère dû aux pluies de la veille. Kadi qui est revenu vient nous récupérer pour rentrer sur CHINGUETTI. Il a l'air un peu énervé et nous pensons que c'est parce qu'il avait peu que l'on se perde. Non, en fait, il était parti avec le nomade pour retrouver le troupeau et acheter un cabri. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Yannick (47 ans) et il voulait luis faire une surprise avec un méchoui. Nous rentrons donc sur CHINGUETTI par les dunes et inutile de vous décrire le spectacle, d'ailleurs, je n'ai plus de vocabulaire suffisant. A 2, 3 km de CHINGUETTI, nous nous ensablons, il fait nuit et Kadi décide de bivouaquer à cet endroit . Demain, nous verrons mieux les passages dans les dunes. Nous installons le bivouac au bord de l'oued et préparons le repas. A la fin du repas, je vais chercher une miche de pain plate, j'y installe une bougie et nous souhaitons un bon anniversaire à Yannick qui tout ému souffle sur la bougie. Yannick raconte ce qu'il avait envisagé pour son anniversaire depuis le départ. Il pensait être seul et voulait trouver un bouse de chameau et y planter une bougie pour fêter son anniversaire. Il ignorait que les chameaux ne font pas des bouses comme les vaches mais de grosses crottes toutes rondes, un peu comme les chèvres mais beaucoup plus grosses. Kadi s'éloigne pour faire sa dernière prière (la cinquième) et au retour, il s'éloigne avec Sid'Ahmed. Ils reviennent tous les deux avec un plateau de crottes de chameaux au milieu desquelles, ils avaient installé une bougie et souhaite bon anniversaire à Yannick qui n'en revient pas. Nous rions beaucoup ce soir et yannicke se souviendra de son anniversaire, pour le moins original. Une excellent nuit, un magnifique lever de soleil sur la dune et nous repartons pour CHINGUETTI. Kadi décide de passer par l'oued car la pluie a durci le sable. Nous arrivons à CHINGUETTI, considéré par les musulmans comme la septième ville de l'Islam. CHINGUETTI est un village étrange, aujourd'hui 4000 habitants mais 40 000 autrefois, installé dans une mer de sable. CHINGUETTI s'ensable, c'est la troisième fois que le village est déplacé. Dans les rues, le sable recouvre déjà les 3/4 des murs. Un programme français ou européens a déjà désensablé la ville mais je pense qu'il est condamné à être déplacé de nouveau. CHINGUETTI est connu pour ses bibliothèques qui renferment les manuscrits islamiques de l'âge d'or de CHINGUETTI. Nous en visitons bien sûr une et découvrons ces fameux manuscrits, vieux de pluisieurs siècles. Ce sont toutes des bibliothèques privées et je pense que si rien n'est fait, elles risquent de disparaître avec le temps. Le conservateur nous présent également les outils utilisés par ses ancêtres et nous explique comment ils gavaient, comme nous les oies, les pour qu'elles grossissent : plus une femme était grosse, plus elle était belle et plus elle avait de l'argent. Nous apercevons également le fort où a été tourné le film "Fort Saganne" qui sert maintenant de gendarmerie, que l'on ne peut plus photographier. Nous quittons CHINGUETTI par la piste et retrouvons celle de la veille. La piste pour arriver à M'HEIRITH, détruite la veille a été refaite par les gens du village, payés par le groupe SHENKER qui achemine du matériel pour TOTAL. TOTAL aurait trouvé du pétrôle dans le secteur. Nous déjeunons à l'oasis et sortons péniblement de M'HEIRITH par une nouvelle piste tout en sable. Nous rentrons donc par la même piste que la veille, mais dans l'autre sens et avec une autre lumière, les paysages sont différents. A ATAR, nous reprenons le car pour rentrer. Vers 19 h, il s'arrête en pleine campagne pour la prière. Les hommes s'alignent et prient ensemble et les , derrières en ordre dispersé. La photo aurait été intéressante mais je n'ose pas la prendre. Dans la nuit, nous avons failli percuter une chamelle et son petit, le car a été obligé de rouler sur le bas côté. Nous arrivons à l'hôtel vers 23 h., les yeux encore éblouis de tant de beauté. Je décide de ne pas repartir samedi et préfère rester prudent. Nous repartirons avec Yannick mardi afin de mettre toutes les chances de mon côté pour arriver à DAKAR en vélo. Marc repartira comme prévu samedi. | |
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Date du Message : 08 11 2009 12:11:49 | Latitude : 18°05'36,0" - Longitude : -015°-58'-38,6" |
| NOUAKCHOTT (REPOS) | |
| Lundi 02 novembre 2009
Mardi 03 novembre 2009 Lundi et mardi, je continue de me reposer à l'auberg Menata. Le toubib qui accompagnait Hubert m'a bien confirmé la déchirure musculaire avec un hématome à la base de la cuisse : pommade, repos et surtout ne pas forcer. L'auberge Menata, bien connue des français est un havre de paix. C'est appraremment le lieu incontournable de tous les routards qui passent dans le secteur. Nous rencontrons régulièrement des français en voyage qui passent ici pour se reposer. Nous rencontrons entre autre un certain Stéphane qui arrive de Turkie à pied et en vélo. C'est un jeune de 25 ans qui a l'aire d'avoir déjà pas mal boulinguer pour son âge. Il me tuyaute sur son parcours, en particulier sur son passage au Congo qu'il me conseille. Il est arrivé par le Nige et le Tchad. Son parcours m'intéresse fortement car si la situation ne s'arrange pas du côté de la Guinée, je passerai peut-être par la. Yannick tourne un peu en rond et décide d'aller au port de pêche en vélo. Il en revient avec de magnifiques photos qui sont sur le site maintenant. Un jeune qui se dit guide nous baratine pour nous faire visiter l'Adrar en partant de NKC mais à 450 € par personne. Nous déclinons sa proposition. Hubert nous met en relation avec Kadi, le responsable de l'agence "Mauritanides Voyages". C'est un garçon très cultivé, parlant très bien le français. Il serait à l'origine de la liaison PARIS/ATAR par Point Afrique et nous parle du tourisme sinistré dans sa région suite aux bruits infondés qui courent en France sur la sécurité en Mauritanie. Il faisait travailler 20 guides régulièrement, il n'en a plus que 2 ou 3 qui travaillent de façon intermittente. Il nous fait une proposition d'excursion qui n'a rien à voir avec l'arnaqueur précédent. Nous partirons donc en bus jusque ATAR où il nous prendra en charge pendant deux jours. Nous concluons l'affaire et demain nous prendrons le bus, reviendrons à NKC jeudi, nous reposerons vendredi et partirons pour DAKAR samedi. Hubert, encore lui, décidément c'est une mine, me présente Claude DEROUSSEAUX, directeur d'exploitation du groupe PIZZORNO qui s'occupe du ramassage des ordures ménagères à NKC. Il est très intéressé par mon voyage, d'autant que son patron de DRAGUIGNAN est un passionné de vélo. Il m'invite à diner chez lui vendredi à mon retour de l'Adrar. | |
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Date du Message : 02 11 2009 16:49:39 | Latitude : - Longitude : |
| NOUAKCHOTT (REPOS) | |
| Dimanche 01 novembre 2009
Une bonne nuit me fait du bien et aide à la réflexion. Nous décidons donc avec Yannick d'aller dans l'Adrar passer quelques jours. Nous en discutons avec un prof d'université du HAVRE, venu en mission avec son épouse à NKC pour étudier l'impact de la nouvelle route sur le parc national du Banc d'Arguin (sujet très intéressant). Il nous tuyaute sur ce qu'il faut faire dans l'Adrar. Marc, qui hier voulait abandonner, décide finalement de se joindre à nous jusque DAKAR. Ainsi nous serons trois à pédaler. Pour ceux qui craignaient que je sois seul !! J'avais bien dit que je rencontrerai d'autres voyageurs. J'en oubliai la prolongation de mon visa. Je vais dans un cyber avec une clé USB pour la photocopie de mon passeport et me voilà à la DST (direction de surveillance du territoire). Après les formalités assez longues, on me dit de repasser vers 15 h. Je rentre en taxi qui se perd dans les embouteillages. Il ne connait pas la principale avenue de NKC, l'avenue du général De gaulle. Du coup, j'aide le taxe à retrouver sa route !!!! Je vais déjeuner, faire un peu d'Internet et c'est Yannick qui me fait penser à mon passeport. Je me pointe à 15 h et après une nouvelle attente on me dit de repasser vers 17 h. A 17 h, même cinéma, le directeur est en réunion avec le ministre, il faut attendre qu'il termine pour signer les visas et peut-être, il rentrera chez lui. Alors j'attends patiemment. C'est là , que je me rends compte que le voyage me change. D'autres français en 4 X 4 s'impatiente et rà¢le, moi je reste zen (j'ai peut-être changé). Apparemment le directeur est en train de nous signer les passeports. J'ai rendez-vous à 19 h avec Rick et Dan (mes petits hollandais) et il est 19 h. Je demande au chef de bureau si un des français peut me récupérer mon passeport et à ma grande surprise, il accepte. Je file rapidement à l'auberge o๠Rick et Dan m'attende en compagnie de Yannick. Nous allons manger un excellent couscous dans un restaurant marocain et nous passerons ains un agréable soire et faisons plus ample connaissance. A mon retour, je tombe sur Hubert, un auditeur de Allo la planète avec qui je correspond depuis la dernière émission et nous avions rendez-vous à NKC. Comme me dit Yannick, tous les voyageurs se retrouvent un jour ou l'autre. C'est d'autant plus vrai que nous avons déjà rencontré tous les gens qui campent ou dorment à l'Auberge MENATA sur les routes marocaines. | |
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Date du Message : 01 11 2009 17:31:29 | Latitude : - Longitude : |
| BOU LANOUAR / NOUAKCHOTT | |
| Je n'ai pas encore pris les coordonnées GPS mais c'est facile à trouver : NOUAKCHOTT est la capitale de la Mauritanie.
Samedi 31 octobre 2009 39 km + 350 en camping car cumul : 5482 km Dénivellé : 660 m Départ à 7 h pour une journée qui devrait être facile, 135 km, fort vent de 3/4 dos. Nous sortons de la piste de l'auberge un peu plus facilement que la veille car nous pouvons éviter le sable. Le vent est faible et latéral : tout va bien. Le paysage est magnifique, nous sommes en plein désert. Le vent commence à se faire plus fort et souffle latéralement. Lorsque nous croisons des véhicules, le sable nous cingle le corps et surtout le visage. Une petite pellicule de sable se forme sur la route et le vent gêne un peu notre progression mais rien de bien méchant. Nous nous arrêtrons pour manger un peu et soudain la tuile. Une bourrasque de vent fait pivoter le vélo, entrainant la remorque dans se chute. Je courre précipitamment, essaye de rattraper le vélo et je ressent une grosse douleur derrière la cuisse : une déchirure musculaire. Connaissant le phénomène, je crains le pire. Je remonte péniblement sur le vélo, la douleur est toujours là. Au bout de quelques kilomètres, la douleur trop vive et ne voulant pas agraver la blessure, je dis stop. Je décide de rejoindre NOUAKCHOTT en auto stop. J'insiste pour que Yannick continue car il est inutile de rester planté tous les deux dans le désert. Si j'attends trop longtemps, Yannick ne pourra rejoindre le campement suivant et nous ne serons pas plus avancé. Avec du mal Yannick s'en va, nous nous retrouverons à l'hôtel Manata et j'en profiterai pour reposer ma blessure. Je m'habille rapidement car le vent devient très fort et le sable me fouette les jambes. A l'abri de ma remorque, j'attends le prochain véhicule. Je suis dans une telle disposition morale que je m'affole nullement, pret à passer la nuis dans le déser s'il le fallait. J'ai de l'eau pour deux jours, de quoi manger et mon duvet suffisamment chaud pour passer la nuit. Le premier véhicule s'arrête, deux mauritaniens qui vont jusqu'au prochain village. Le deuxième, un français immatriculé 37 (TOURS) s'arrête également masi son 4 X 4 est plein. J'attends une bonne vingtaine de minutes et le troisième véhicule est le bon. Un jeune couple de hollandais en camping-car s'arrête, ils vont à NKC (NOUAKCHOTT). Aucun problème, ils rangent un peu le camion, j'installe Tornado sur les banquettes (il va voyager comme un pacha), le remorque sur le plancher et moi à côté de Tornado. Ils sont très cool, parlent un peu français et vont au Niger. Le voyage sera très agréable jusque NKC. Nous doublons Yannick dans la tourmente, il est ainsi rassuré. Le paysage est impressionnant à cause du vent et la faible visibilité. Cette route est assez récente, je crois inaugurée en 2007 et petit à petit des mauritaniens s'installent tout le long. Des abris précaires, des auberges en toile et surtout des carcasses de voitures disséminées tout au long de la route. Nous passons une zone de hautes dunes, me donnant beaucoup de regrets de ne pas passer en vélo, s'eut été magnifique. Mes hollandais me déposent directement à l'auberge Ménata, ils vont au camping vers la plage. Je prends rendez-vous avec eux pour demain soir et les invite à manger, ils ont tellement été sympa avec moi. Pendant que je prends mes affaires, arrive un certain Marc qui semble me connaître. En fait, c'est Marc HUMMEL que Yannick avait rencontré à RABAT et qui nous avait fait passé le bonjour avec Bruno l'autre jour par un camping cariste français. Pris dans la tourment, il a arrêté à 300 km d'ici et pris un taxi. Il est très dépité, prend ça comme un échec et semble renoncer d'aller à DAKAR, terme de son voyage. Pendant que nous discutons arrive mon Yannick qui pareil que Marc a arrêté au même endroit : le vent trop fort, la tempête de sable et la chaleur, c'était trop. Si ce n'était ma blessure, j'ai moins de regrets. Ma blessure n'a pas l'air trop grâve et j'ai bien fait de m'arrêter de suite. Dans le fourgon, j'ai même pris une consultation par SMS avec le docteur DEAUX, le roi du Stétho (il comprendra). Avec Yannick, nous nous installons dans une chambre avec 5 lits, nous aurons du large et demain nous ferons le point. Mon premier travail, sera d'aller faire prolonger mon visa car il a déjà expiré. | |
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Date du Message : 01 11 2009 17:04:30 | Latitude : 21°17'46,8" - Longitude : -016°-31'-42,7" |
| NOUADHIBOU / BOU LANOUAR | |
| Vendredi 30 octobre 2009 87 km cumul : 5093 km
Dénivellé : 265 m Debout à 5 h car il ne faut pas partir trop tard à cause du vent, il nous faut descendre toutes nos affaires et faire un brin de ménage chez Marie. Pendant que j'installe ma remorque Yannick fait le ménage : quelle aubaine !! Nous démarrons à 7 h 20, c'est super. NOUADHIBOU est calme et nous faisons plus de 6 km pour en sortir, c'est une ville toute en longueur. Nous reprenons la presqu'île avec le vent de 3/4 face, comme il n'est pas très violent, ça passe bien d'autant que nous sommes frais et qu'il fait frais. Après 50 km nous sommes à l'embranchement, le vent se met à forcir, la chaleur arrive et c'est unes autre paires de manches. Contre tout attente le vent est de face. Nous progressons difficillement et il faut appuyer sur les pédales. Le sable nous cingle le visage. Nous nous arrêtons à un poste de police, le policier nous conseille fortement de nous arrêter à BOU LANOUAR et de ne pas dormir dans la nature. Nous suivons son conseil car arriver au village, nous sommes cuits. Nous nous arrêtons à l'auberg Tighit, l'aubergiste nous montre la chambre, une cellule sans fenêtre, sans meuble, quelques coussins et des tapis pourris par terre, le tout pour 2 000 ouguiyas (5 €). Pour le fun, j'aurais bien dormi là mais je voyais Yannick tiuer. Nous allons dans l'auberge conseillée par le policier et nous nous installons dans une chambre sympa : deux lits, la douche et la clim, s'il vous plait et pour 6 000 ouguiyas (15 €). Il est 14 h et nous avons bien fait de nous arrêter car le vent souffle de plus en plus fort, soulevant le sable qui nous cache le soleil : un vent de sable. Finalement nous passons l'après-midi à nous reposer et en profiter pour filtrer de l'eau car l'eau minérale fait exploser le budget. Ce soir, ce sera poulet frites. Abdelaï nous prépare le repas. C'est un malien venu en Mauritanie en attente d'un vias pour venir en Europe. | |
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Date du Message : 01 11 2009 17:04:28 | Latitude : 21°17'46,8" - Longitude : -016°-31'-42,7" |
| NOUADHIBOU / BOU LANOUAR | |
| Vendredi 30 octobre 2009 87 km cumul : 5093 km
Dénivellé : 265 m Debout à 5 h car il ne faut pas partir trop tard à cause du vent, il nous faut descendre toutes nos affaires et faire un brin de ménage chez Marie. Pendant que j'installe ma remorque Yannick fait le ménage : quelle aubaine !! Nous démarrons à 7 h 20, c'est super. NOUADHIBOU est calme et nous faisons plus de 6 km pour en sortir, c'est une ville toute en longueur. Nous reprenons la presqu'île avec le vent de 3/4 face, comme il n'est pas très violent, ça passe bien d'autant que nous sommes frais et qu'il fait frais. Après 50 km nous sommes à l'embranchement, le vent se met à forcir, la chaleur arrive et c'est unes autre paires de manches. Contre tout attente le vent est de face. Nous progressons difficillement et il faut appuyer sur les pédales. Le sable nous cingle le visage. Nous nous arrêtons à un poste de police, le policier nous conseille fortement de nous arrêter à BOU LANOUAR et de ne pas dormir dans la nature. Nous suivons son conseil car arriver au village, nous sommes cuits. Nous nous arrêtons à l'auberg Tighit, l'aubergiste nous montre la chambre, une cellule sans fenêtre, sans meuble, quelques coussins et des tapis pourris par terre, le tout pour 2 000 ouguiyas (5 €). Pour le fun, j'aurais bien dormi là mais je voyais Yannick tiuer. Nous allons dans l'auberge conseillée par le policier et nous nous installons dans une chambre sympa : deux lits, la douche et la clim, s'il vous plait et pour 6 000 ouguiyas (15 €). Il est 14 h et nous avons bien fait de nous arrêter car le vent souffle de plus en plus fort, soulevant le sable qui nous cache le soleil : un vent de sable. Finalement nous passons l'après-midi à nous reposer et en profiter pour filtrer de l'eau car l'eau minérale fait exploser le budget. Ce soir, ce sera poulet frites. Abdelaï nous prépare le repas. C'est un malien venu en Mauritanie en attente d'un vias pour venir en Europe. | |
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Date du Message : 01 11 2009 17:04:22 | Latitude : 21°17'46,8" - Longitude : -016°-31'-42,7" |
| NOUADHIBOU / BOU LANOUAR | |
| Vendredi 30 octobre 2009 87 km cumul : 5093 km
Dénivellé : 265 m Debout à 5 h car il ne faut pas partir trop tard à cause du vent, il nous faut descendre toutes nos affaires et faire un brin de ménage chez Marie. Pendant que j'installe ma remorque Yannick fait le ménage : quelle aubaine !! Nous démarrons à 7 h 20, c'est super. NOUADHIBOU est calme et nous faisons plus de 6 km pour en sortir, c'est une ville toute en longueur. Nous reprenons la presqu'île avec le vent de 3/4 face, comme il n'est pas très violent, ça passe bien d'autant que nous sommes frais et qu'il fait frais. Après 50 km nous sommes à l'embranchement, le vent se met à forcir, la chaleur arrive et c'est unes autre paires de manches. Contre tout attente le vent est de face. Nous progressons difficillement et il faut appuyer sur les pédales. Le sable nous cingle le visage. Nous nous arrêtons à un poste de police, le policier nous conseille fortement de nous arrêter à BOU LANOUAR et de ne pas dormir dans la nature. Nous suivons son conseil car arriver au village, nous sommes cuits. Nous nous arrêtons à l'auberg Tighit, l'aubergiste nous montre la chambre, une cellule sans fenêtre, sans meuble, quelques coussins et des tapis pourris par terre, le tout pour 2 000 ouguiyas (5 €). Pour le fun, j'aurais bien dormi là mais je voyais Yannick tiuer. Nous allons dans l'auberge conseillée par le policier et nous nous installons dans une chambre sympa : deux lits, la douche et la clim, s'il vous plait et pour 6 000 ouguiyas (15 €). Il est 14 h et nous avons bien fait de nous arrêter car le vent souffle de plus en plus fort, soulevant le sable qui nous cache le soleil : un vent de sable. Finalement nous passons l'après-midi à nous reposer et en profiter pour filtrer de l'eau car l'eau minérale fait exploser le budget. Ce soir, ce sera poulet frites. Abdelaï nous prépare le repas. C'est un malien venu en Mauritanie en attente d'un vias pour venir en Europe. | |
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Date du Message : 01 11 2009 15:56:44 | Latitude : 20°55'09,5" - Longitude : -017°-02'-54,8" |
| NOUADHIBOU : REPOS | |
| Mercredi 28 octobre 2009
Jeudi 29 octobre 2009 En arrivant la veille chez Marie, pas d'eau et pas d'électricité. Le mercredi est consacré à la mise à jour du site. C'est assez laborieux car dans l'immeuble, il y a bien la Wifi mais ce n'est pas trop fiable. J'y passe un temps infini pour un résultat médiocre. Le soir, j'irai dans un cyber, ce sera plus simple. NOUHADIBOU (NDB) respire à l'heure espagnol. Les Iles Canaries toutes prochent et la pêche, industrie importante ici favorise les échanges. Il y a d'ailleurs un consulat espagnol. Par contre, à NDB, j'ai vraiment l'impression d'être en Afrique : Les zébus en attestent. La population est un mélange de maures et de noirs, souvent d'origine peuls. Il y a aussi beaucoup de sénégalais restés certainement en rade en essayant de passer aux Canaries. Ici, fait original, la semaine suit le calendrier musulman. Le week-end est le vendredi et le samedi. Le dimanche tout le monde travaille. Le jeudi matin, Yannick tourne en rond et décide de faire un tour de vélo et mois je reste pour essayer d'envoyer des photos. Yannick revient un peu déçu de sa virée et me dit qu'il n'y a pas grand chose à voir, j'ai donc moins de regret d'être resté enfermé. L'après-midi, sieste et repos, dehors il fait trop chaud : 46° au soleil. Nous irons faire les courses en fin d'après-midi. D'autant que je dois récupérer une chemise que je me suis fait faire sur mesure: on verra le résultat. A noter que nous sommes le 29 octobre, cela fait deux mois que je suis parti et même si j'ai hâte d'arriver DAKAR pour retrouver Laurence et les amis, je n'ai pas le sentiment d'avoir langui. Je suis finalement allé cherché ma chemise, par chance, elle est prète et me va comme un gant, heu ! une chemise. J'ai hâte de l'enfiler sous le soleil. Marie est partie à ZEROUATE par le train minéralier. Nous rentrons dans son appartement, pas d'électricité, pas d'eau. Les coupures sont donc fréquentes à NDB. Après réflexion, Yannick abandonne l'idée du prendre le train minéralier. Seul, ce n'est pas évident de mettre vélo et sacoches dans un wagon vide de 3 m de haud. Perso, j'ai vite abondonné l'idée car avec la remorque, j'aurai pu avoir de la casse. Nous ferons donc le désert mauritanien par la route et irons peut-être dans l'Adrar à parir de NOUAKCHOTT. L'électricité revient et du coup nous pouvons communiquer avec nos familles respectives par Skype. Yannick est heureux comme tout car c'est se première connexion Skype. | |
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Date du Message : 28 10 2009 20:46:03 | Latitude : 20°55'09,5" - Longitude : -017°-02'-54,8" |
| CAP BARBAS / NOUADHIBOU | |
| Mardi 27 octobre 2009 148 km cumul : 5 006 km
Dénivellé : 270 m La pluie et les bourrasques de vent nous réveillent vers 5 h. Heureusement que nous n'avons pas dormi à la belle étoile. La pluie cesse vers 6 h. Après avoir déjeuné dans notre chambre, c'est Yannick qui paye le café, nous démarrons à la frontale à 6 h 20. Nous pédalons une petite demi-heure dans la nuit. Ce n'est peut-être pas très prudent mais nous souhaitons arriver à la frontière avant midi. La route jusqu'à la frontière est magnifique, du sable, du sable, des dunes et la traversée d'un djébel aux pierres sculptées par le sable et le vent. La route est jalonnée par d'énormes cairns. Est-ce pour les tempêtes de sable et ne pas se perdre, ou pour ne pas s'éloigner de la route car la région était minée (de nombreux panneaux en attestent) ? Il n'y a pas que les cairns qui jalonnent la route, de nombreux militaires en poste surveillent cette route qui mène à la frontière. Guère avant la frontière, des pelles mécaniques et des bulls semblent tracer ce qui devrait être une piste d'atterrissage pour les avions militaires. A force de pédaler comme des malades, nous arrivons à la frontière marocaines à 10 h 30 :objectif largement atteint. Nous passerons, à force de contrôles et recontrôles un grand moment à cette frontière que nous pensions être la plus facile. Nous entrons enfin dans ce fameux "no mans land", une piste en fort mauvais état qu'il ne faut absolument pas quitter car minée de part et d'autre, entre les deux postes frontières. Je suis obligé de passer les zones de sable à pieds, la roue de la remorque refusant de tourner. Ainsi je traîne la remorque et croyez-moi, c'est lourd. Avec les précédentes expériences de sable, je sais maintenant qu'il me faut absolument éviter les pistes sablonneuses : je ne passerai pas. Nous arrivons enfin au poste frontière mauritanier. Avec nos petits vélos, nous doublons toute la file d'attente et tous les camping-car qui nous avaient doublés dans la matinée. Nous sommes les premiers au poste de police où tout le monde attend. Un mauritanien qui semble passer des voitures (c'est assez courant ici), admiratif de nos exploits parlemente avec la police et nous fait passer. La barrière sera fermée derrière nous pour la pause. Yannick a son visa pour un mois, donc pas de problème pour lui. Perso, je n'ai pas de visa et un brin d'inqiétude, tous les bruits courent sur la passage de cette frontière : pas de visa du tout et retourner à RABAT ou un visa pour trois jours et impossible d'arriver à NOUAKCHOTT à vélo pour la prolongation. Finalement et toujours avec l'aide de ce mauritanien, la police me délivre un visa pour trois jours en m'expliquant que je peux aller à NOUADHIBOU, y rester quelques jours et que j'ai le temps d'arriver à NOUAKCHOTT pour faire prolonger le visa, le principal étant de le faire. Il est 13 h 30 et avec Yannick, nous nous tapons dans les mains, contents et fiers d'avoir passer cette frontière aussi facilement. J'aurais pu y passer plusieurs jours ou retourner à RABAT en bus. Le sable est de plus en plus présent, les dunes grandissent, c'est absolument merveilleux. Il est assez étonnant de constater que les passages des frontières représentent quelque chose de très concret : tout change. Nous arrivons à l'embrachement de la route NOUAKCHOTT /NOUADHIBOU et traversons la voie ferrée du train minéralier, le train le plus long du monde. Nous prenons la route de la presqu'île qui mène à NDB. Le sable est de plus en plus présent et longeons l'océan et la ligne du chemin de fer. Je sais que ce fameux train part vers 14 h 30 de NDB, on pourrait l'apercevoir. Effectivement, un grand bruit et comme une vache qui regarde passer le train, je m'arrête et photographie ce train qualifié de plus long du monde (2,3 km). Ce train minéralier a une signification particulière pour moi. Je suis lorrain d'origine et l'exode de ma famille vient de la fermeture des mines de fer de Lorraine lors de l'exploitation du gisement mauritanier. Le minerai acheminé depuis NDB jusqu'à DUNKERQUE était économiquement plus rentable que l'exploitation de la minette lorraine....... Nous arrivons au premier rond-point de NDB et nous nous arrêtons pour appeler Marie qui doit nous recevoir. Marie est la fille de Christian et Roselyne GUINGOT, assureur à MANOSQUE. Christian est le président du club cyclotouriste de MANOSQUE. Il m'avait, tout comme Roselye donné les coordonnées de leur fille Marie, installée à NDB où elle travaille pour la coopération internationale. Sur mon portable, impossible d'avoir Marie, les communications intérieurs ne passent pas. Je demande à un policier en tenue de me préter son portable et j'ai enfin Marie qui me donne rendez-vous devant le consulat espagnol. Je demande au policier ce que je lui dois, sachant que je n'ai que des dirhams, il me répond 200 dirhams (18 €). A mon air étonné, il se ravise et dit 100 dirhams. Je n'ai pas envie de discuter, je lui donne ses 100 dirhams et le traite de tous les noms : voyou, voleur, etc.. Il ne répond pas et s'en va tout penaud mais il a encaissé les 100 dirhams. Nous traversons la nouvelle ville de NDB et nous nous sentons vraiment en Afrique, des chèvres qui traversent la route, mangeant sacs plastiques et cartons, des voitures dans un état lamentable, roulant dans tous les sens. Marie m'avait prévenu de faire très attention. Devant le consulat, nous sommes priés de vite dégager, certainement le traumatisme de l'attentat de NOUAKCHOTT devant l'ambassade française. Nous stationnons à côté et le militaire nous fait signe de déguerpir. Nous ne bougeons pas, défendus par les autochtones. Marie arrive, elle habite à 300 m et montons remorque et vélo à l'étage. Nous sommes véritablement accueillis comme des princes. Marie est très sympa et cool, nous nous sentons chez nous, peut-être un peu trop. Le soir nous allons manger dans un restaurant espagnol où nous faisons un succulent repas, servis par des peuls magnifiques dans leur boubou ; repas arrosé à la bière, c'était inespéré. Il est possible à NDB de boire de l'alcool dans certains établissements acrédités mais ils ont l'interdiction de servir les mauritaniens. D'ailleurs, nous devions manger dans un autre qui a été fermé par décision administrative pour cette raison. Nous sommes dans une république islamique, il ne faut pas l'oublier. Nous rentrons assez fatigué pour dormir, la journée aura été très prenante en évènement mais nous avons quand m^me fait 148 km. J'ai été un peu long car j'avais beaucoup de choses à dire et je terminerai en annonçant que j'ai maintenant dépassé les 5 000 km. | |
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Date du Message : 28 10 2009 16:56:52 | Latitude : 22°03'30,0" - Longitude : -016°-44'-34,50" |
| AIN BERDA / CAP BARBAS | |
| Lundi 26 octobre 2009 110 km cumul : 4 858 km
Dénivellé : 150 m Nous nous réveillons tout mouillé et plein de sable, qu'importe ça sèchera avec le soleil. Mais du soleil nous n'en aurons pas trop dans la matinée. Nous démarrons à 8 h 15 dans le brouillard qui ne nous quittera pas jusqu'à midi. Nous pédalons entourés de sable qui vient même sur la route. Yannick m'attend à un panneau pour la photo et sur ce panneau il y a écrit "DANGER MINES" avec un tête de mort. Il n'y a pas si longtemps et pour ces raisons, nous étions obligés de circuler en convoi sur ces routes du Sahara Occidental dont le statut politique n'est pas encore défini. Après 110 km, nous arrivons à la fameuse station où nous n'avons pas d'autre choix que de nous arrêter. Nous mangeons un tajine et nous installons dans un petit hôtel où la douche nous fait vraiment du bien. Nous en profitons pour faire nos courses car il n'y a plus rien jusqu'à la frontière et décidons de partir de très bonne heure demain matin. Le soir, je mangerai un tajine de chèvre car il n'y avait plus que ça. | |
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Date du Message : 28 10 2009 16:48:15 | Latitude : 22°50'01,2" - Longitude : -016°-15'-13,9" |
| DAKHLA / AIN BERDA | |
| Dimanche 25 octobre 2009 145 km + 33 en voiture 178 km cumul : 4 748 km
Dénivellé : 260 m Christine et Claude, nos nouveaux amis se lèvent un peu plus tôt pour nous mener à l'embranchement de la route de EL ARGOUB. Par chance, tout rentre dans la 806 Peugeot : les deux vélos, les sacoches, la remorque, Yannick et Bibi. Claude avait enlevé les sièges arrières, nous n'étions pas trop bien installés mais nous aurions tord de nous plaindre. Nous passons sans problème les deux contrôles de police. Au deuxième, nous nous arrêtons pour une séance de photos et Christine a eu le malheur de nous prendre nous dirigeant vers le poste. Cela a fait un scandale et il a fallu effacer les photos. Nous partons de l'embranchement à 8 h 30 et arrivons à EL ARGOUB vers 10 h. Il est trop tôt pour s'arrêter et décidons de continuer jusqu'à la prochaine station à une quarantaine de bornes. Au bord de la route, nous remarquons un panneau particulier et donc photos obligatoires : Le Tropique du Cancer. La prochaine ligne mythique sera l'équateur. Arrivés à la station, nous dégustions un succulent tajine de mouton et comme il n'était que 13 h, nous décidons de reprendre la route jusque AIN BERDA, un village de pêcheurs où il n'y a pas grand chose. Nous continuons donc notre route dans ce qui est toujours le désert et remarquons que le sable devient blanc. Des panneaux tout rouillés attirent mon attention. Sur un moins rouillé que les autres, j'arrive à lire l'inscription : EN COURS DEMINAGES. Est-ce une zone en cours de déminage ou en cours de minage ? Nous n'avons pas la réponse, toujours est-il que nous restons vigilents. Sauf une fois où je quitte la route pour une photo mais je me fais rappeler à l'ordre par Yannick. Nous contournons le golfe de Cintra par un magnifique djébel. Même si la route grimpe un peu, il est sympa de traverser ces montagnes sans végétation mais avec des formes magnifiques formées par l'érosion, avec une vue de temps à autre sur l'océan. Nous traversons ensuite une très belle zone de dunes et de barkannes (petites dunes). Nous arrivons enfin à l'embranchement de AIN BERDA, effectivement il n'y a rien et le village est à 10 km de piste sablonneuse. Nous la prenons sur un km et comme il est très malaisé d'y rouler, surtout avec la remorque, nous décidons de bivouaquer sur place. Nous essayons de monter la tente derrière un tas de sable mais peine perdue, impossible de monter la tente à cause du vent. Nous décidons de coucher à la belle étoile. Le repas du soir ne sera pas triste car nous prenons le sable en pleine figure et en mangeons même parfois. Nous nous conchons à 7 h 15 car il commence à faire frais. Malgré l'humidité et le vent, nous passerons une excellente nuit. | |
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Date du Message : 24 10 2009 21:01:55 | Latitude : - Longitude : |
| DAKHLA : JOURNEE DE REPOS | |
| Samedi 24 octobre 2009
Nous trainons dans le camping toute la matinée, faisons la connaissance de nos voisins Christine et Claude. Un couple fort sympathique qui font un peu post-soixantehuitars. Ils vivent quelques mois par an ici. Christine, ne se dit pas artiste mais artisan, elle a appris le zélige à Fès, en fabrique elle-même et l'enseigne en France. Claude, un ancien marin de l'île d'Yeu et tchache pas mal avec Yannick car ils ont plein de connaissances communes. Nous allons à DAKHLA pour manger, Christine et Claude nous y emmènent et nous conseille un petit restaurant pas cher. Nous avons mangé une assiette de poissons (gambas, calamars, soles, espadon) avec salade et fruit à volonté pour 80 dirhams chacun (7€). Arrivés à l'hôtel, nous les invitons à manger pour le soir. Demain, ils nous châlent nos sacoches et remorque à l'embranchement de la route car le vent n'arrête pas de souffler et en vélo chargé, il nous faudrait 3 à 4 h pour faire les 333 km. La journée passe ainsi avec un grand moment dans un cyber où la connexion est très mauvaise. Le tout est de se relaxer et de se reposer. | |
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Date du Message : 24 10 2009 20:50:49 | Latitude : 23°45'48,3" - Longitude : -015°-54'-26,6" |
| ECHTOUCAN ETC / DAKHLA | |
| Vendredi 23 octobre 2009 170 km cumul : 4 670 km
Dénivellé : 180 m Mauvaise nuit, nous déjeunons au bar et départ à 7 h 30. Nous sommes toujours dans ce paysage de Far-West où les canyons se succèdent. La mer est de nouveau en vue et bien sûr les cabannes et villages de pêcheurs toujours aussi étonnants. Nous avons maintenant vraiment l'impression d'être au Sahara, l'herbe se fait de plus en plus rare. Seule la mer, pardon Alain, l'océan nous rassure, elle nous permet de nous orienter. Nous nous arrêtons sur un site assez remarquable où l'érosion fait son effet. Le coin est même dangereux et il ne faut pas trop s'approcher des falaises car l'érosion creuse sous les pieds. A ce moment, un camping-car s'arrête pour nous donner le bonjour de Bruno et d'un autre cycliste que Yannick a rencontré. Nous nous arrêtons pour déjeuner à l'ombre d'un château d'eau. Il y a un village de pêcheurs reconstruit à neuf. C'est assez bizarre de voir ces maisons neuves en plein désert. C'est, je pense, un programme national pour inciter les gens à rester dans leur région. Le vent continue à nous pousser et nous arrivons à l'embranchement de DAKHLA que Yannick ne veut absolument pas manquer. Nouveau contrôle de la gendarmerie où nous sommes bien accueillis. Les gendarmes nous payent même le thé à la menthe. Il nous reste 33 km pour arriver au camping. La route si situe dans un site absolument extraordinaire. Nous n'en profitons pas suffisamment car une fort vent de 3/4 face gène notre progression. Nous sommes sur une presqu'île et la lagune est un lieu magique. Le lieu est mondialement réputé pour le Kite-Surfing (planche avec un cerf-volant). Nous arrivons au camping après un contrôle de la police, cette fois, et beaucoup moins sympa. Nous prendrons finalemen une chambre avec deux lits pour 80 dirhams, le même prix que le cmping. après avoir fait nos courses en ville et passé une bonne nuit, nous décidons de nous accorder une journée de repos avant d'attaquer le final du Sahara marocain. | |
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Date du Message : 24 10 2009 20:34:17 | Latitude : 24°40'08,0" - Longitude : -014°-52'-12,2" |
| BOUJDOUR / ECHTOUCAN ETC | |
| Jeudi 22 octobre 2009 178 km cumul : 4 500 km
Dénivellé : 295 m départ prévu à 7 h devant l'hôtel. Je passe une mauvaise nuit car j'ai peur de ne pas me réveiller. Finalement je suis debout à 5 h. A 6 h, je suis douché, Tornado et son attelage sont pret à partir. Je déjeune à la marocaine, café, assiette d'huile d'olive, assiette de confiture et pain. Les copains arrivent à l'heure. Nous commençons par une scéance de photos à l'arrêt, en mouvement et le départ est donné à 7 h 30. Avec Yannick, nous quittons Bruno qui part dans l'autre sens. La matinée sera agréable, temps couvert, pas de vent (tant mieux pour Bruno) et route relativement plate. En plein déset Yannicke me dit :"Gérard regarde". En fait nous avons fait partir une compagnie de perdraux d'une bonne douzaine, se dirigeant vers la plage. Vers 11 h; me spmeom apparait et le vent se lève et comme nous l'avons dans le dos, c'est agréable. Par contre pour le pique nique, pour trouver de l'ombre, peut-être sous une herbe. Finalement vers 13 h nous prenons un morceau de piste et cassons la croûte à l'ombre d'une cabanne de pêcheur en ruine. Le paysage est légèrement plus agréable que ces derniers jours, peut-être le soleil et la proximité de la mer. Le final, sera même merveilleux, dans un paysage de Far-West. Petit arrêt coca dans une station service. Deux français se prennent en photo devant ma remorque et la discussion s'engage. L'un d'eux me demande si je ne suis pas passé sur le Journal. Il est de Salon de Provence et a vue l'article de Laure sur La Provence : étonnant n'est-ce pas. Nous arrivons à une autre station sservice près d'un village de pêcheurs. Nous choisissons l'option Station. Nous intallons la tente dans un coin, près d'autres tentes d'ouvriers travaillant dans le coin. Comme beaucoup de station service, comme service offert, il y a toujours une petite mosquée. Le coin n'est pas bien terrible et surtout très sale. Il n'y a pas l'eau courante et l'électricité alimentée par un groupe électrogène qui s'arrête de temps à autre. Les gens sont à la mesure du coin, pas sympa. Nous passerons une mauvaise nuit, sans arrêt dérangés par le trafic qui durera toute la nuit. | |
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Date du Message : 21 10 2009 17:00:00 | Latitude : 26°07'28,6" - Longitude : -014°-29'-07,1" |
| LEMSID / BOUJDOUR | |
| Mardi 20 octobre 2009 82 km cumul : 4 322 km
Dénivellé : 30 m (et oui) Hier soir avant de me coucher, j'ai décidé d'aller tranquillement jusque BOUJDOUR et de m'octroyer une journée de repos mercredi pour préparer au mieux ma descente sur la Mauritanie.J'ai pas mal d'avance sur mon planning, Laurence arrivant à DAKAR le 14 ou 15 novembre, il est inutile que j'arrive trop tôt. Je me lève à 5 h 30, déjeune au bar qui est ouvert toute la nuit et démarre à 6 h 45. La route est des plus plates, le vent faible de côté, je suis à BOUJDOUR à 11 h 30. Il n'y a rien à dire sur le paysage car depuis 3 jours, c'est toujours le même : platitude, sable, cailloux et herbes clairsemées. Je ne suis jamais loin de l'océan mais je l'aperçois rarement. Seule anecdote de la matinée, je suis pris en chasse par 3 chiens et un camionneur s'arrête et les fait fuir à coup de cailloux : sympa non, le camionneur pas les chiens. En entrant dans BONJDOUR, je suis accueilli par 2 énormes autruches, rappelant ainsi que ces animaux vivaient autrefois dans le Sahara qui n'était pas encore un désert. Je suis également accueilli par les policiers mais je commence à en avoir l'habitude. J'ai la malheureuse idée de demander à un policier où commence le Sahara Occidental, il me répond sèchement qu'ici, c'est le Sahara marocain. Je négocie un petit hôtel afin d'être tranquille dans la ville. Avant d'entrer dans l'hôtel, je suis interpellé par OUTIF Aziz qui m'interroge sur mon voyage. Je lui parle de l'opération "Un euro pour voir", il me donne 20 dirhams pour participer, c'est extraordinaire n'est-ce pas ? D'ailleurs, j'en profite pour demander à Laurence de faire un chèque de 2 € pour l'association LAUNATHO au nom de OUTIF Aziz. C'est fou car en vélo, j'ai tout les gamins qui me courent après et quand je suis en civil, je passe inconito, peut-être qu'avec ma barbe, je fais couleur locale........ Je vais voir au camping si Yannick y est passé et comme j'ai rendez-vous avec Bruno, peut-être y est-il déjà. Bruno est un adepte de VoyageForum, un site Internet de voyageurs. Il est parti depuis un an et demi pour un tour du monde qu'il termine. Il y a près d'un an, nous savions que nous nous croiserions dans le Sahara Occidental. Bien sûr, ils sont là tous les deux, Yannick sans nouvelles était inquiet et ils s'apprétaient à aller au poste de police pour savoir si on avait de mes nouvelles (avec tous les contrôles,nous sommes suivis). La veille, il n'a pas voulu s'arrêter à LEMSID et pensait que je ferai de même. Il m'attendait au camping avant midi et sans nouvelles jusqu'à 16 h, il était inquiet. Tout rentre dans l'ordre, je suis très content de les retrouver. Je fais donc la connaissance de Bruno, un artisan qui a tout arrêté, tout vendu pour son tour du monde : bravo. Le soir, pour fêter nos retrouvailles nous nous payons un petit restaurant où nous rigolons bien. Du coup, Yannick décide de s'octroyer une journée de repos supplémentaire pur repartir avec moi demain. Bruno en fait de même mais luis repartira dans l'autre sens. | |
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Date du Message : 21 10 2009 16:38:22 | Latitude : 26°32'26,0" - Longitude : -013°-50'-14,5" |
| LAAYOUNE / LEMSID | |
| Lundi 19 ocotbre 2009 113 km cumul : 4 240 km
Dénivellé : 105 m Au lever, Yannick me dit être fatigué, quant à moi, je me sens en forme normle. Nous ne démarrons pas trop tôt par des courses dans LAAYOUNE. Jusqu'au port de LAAYOUNE, soit EL MARSA, c'est une succession de petites dunes. Un tracto dégage le sable emporté par le vent sur la chaussée, formant ainsi des sortes de congères. Nous arrivons au port et contrôle des papiers pour entrer dans le port. Nous laissons nos passeports aux policiers, ce qui est certainement une erreur, enfin nous verrons bien. Le port de pêche n'a rien à voir avec celui de TARFAYA. Il y a une activité beaucoup plus importantes. De nombreux camions frigorifiques qui nous ont doublés attendent leur chargement. Nous assistons à la décharge d'un bateau de pêche. Les pêcheurs travaillant à la chaine, vident les filets remplis de sardines à un rythme très soutenu. Nous sortons du port en direction de LEMSID, terme de notre journée. Yannick est devant, je n'ai pas de bonnes cannes, le vent est de travers et je n'ai pas de bonnes sensations. Yannick prend de plus en plus d'avance et ce qui n'était qu'un point noir à l'horizon va vientôt disparaître. Je prends mon mal en patience, d'autant que pour la première fois, j'ai mal au derche. Je commence à avoir faim mais repousse mon arrêt car à chaque fois, je crois apercevoir Yannick au loin. Enfin, vers 13 h, je m'arrête au bord de la route pour casser une petite graine. Ce sera une boîte de sardines que je traine depuis TAN TAN. Le vent se lève, je mange un peu de sable et prend le soleil. Par un vent de travers mais jamais favorable, j'arrive enfin à LEMSID. Pas de Yannick, je pense qu'il a retrouvé la forme et a préféré filer jusque BOUJDOUR. Je ne m'en sens pas le courage et décide de poser mes bagages. C'est un village bizarre, une garnison, des maisons neuves, certainement pour les bidasses et une grande station service avec café restaurant. Je demande si je peux monter la tente dans un coin, le serveur me dit de m'installer dans une grande salle pour la nuit. Je lui demande le prix, il me répond que c'est gratuit pour les clients. J'installe Tornado dans un couloir et cette salle est en fait une salle de repos pour les routiers. De grand tapis par terre, des matelas contre les murs. Je passerai une excellente nuit, seul dans cette salle où nous aurions pu dormir à 30. deux lavabos vont me permettre de faire une brève toilette. Pour dîner, j'ai droit moyennant 35 dirhams (3 €) à des brochettes de chameau, deux rations de frites et une salade : que demande le peuple. Je passe une de mes meilleures nuits, même le muezzin ne m'a pas réveillé. | |
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Date du Message : 21 10 2009 14:29:45 | Latitude : 27°09'00,8" - Longitude : -013°-12'-02,0" |
| BIR TAOULEKT / LAAYOUNE | |
| Dimanche 18 octobre 2008 147 km cumul 4 127 km
Dénivellé : 275 m Ce matin, le bar ouvre tard, c'est Yannick qui me paye le café, m'évitant ainsi de sortir mon réchaud à essence. Nous nous dirigeons en direction de TARFAYA et bien sûr, toujours les cabannes des pêcheurs mais les chiens en plus, ce qui est moins agréable. Car de temps à autre, ils nous courent après nous obligeons àfaire monter le palpitant. Nous rentrons dans TARFAYA à l'écard des la route et j'ai le sentiment d'entrer dans une ville fantôme ; un port quasi désert nous laisse une impression bizarre. Nous apercevons le musée Saint Exupéry, c'est vrai que c'était une escale du temps de l'aéropostale. Nous quittons TARFAYA sans regret pour reprendre la route de LAAYOUNE. Le bord de mer s'éloigne pour laisser place à un désert de sable, de cailloux et d'herbes clairsemées. La route sera languissnte jusqu'à LAAYOUNE. Nous nous arrêtons dans un village pour manger un tajine qui sera léger pour nous deux pour un prix qui ne le sera pas, mais c'est relatif. Nous demandons ce que les gens font comme travail ici, il nous est simplement répondu : "mais il n'y a pas de travail ici". Il n'y a vraiment pas grand chose dans le coin, pas d'eau, pas de cultures et quelques maigres troupeaux de chèvres et de moutons. Heureusement, la journée sera agrémentée par quelques parties de manivelles avec Yannick car le paysage n'est vraiment pas terrible. Nous arrivons enfin à LAAYOUNE et nous aurons droit à deux contrôles en 100 m, l'un par la gendarmerie et l'autre par la police. Il ne faut pas mélanger, on nous le fait bien comprendre. Nous sommes arrivés de bonne heure mais entre les contrôles et la recherche d'un hôtel, nous nous installons à plus de 6 h. LAAYOUNE, me parait un drôle de ville, beaucoup de militaires, des gamins excités qui nous courent après au risque de nous faire tomber. Toute la région a l'air bizarre, les gens toujours gentils me paraissent tristounet et un peu sauvage. Les conditions de vie doivent être difficile dans le coin, s'en est peut-être la raison. Du coup, le soir pur nous changer les idées, nous irons dans une pizzéria où l'accueil sera très sympathique. Yannick va se coucher tandis que mois je vais dans un cyber. Une connexion excellente me permettra de parler avec Laurence comme si nous discutions côte à côte. | |
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Date du Message : 21 10 2009 12:14:24 | Latitude : - Longitude : |
| EL OUATIA / BIR TAOULEKT SUITE | |
| ERREUR DE FRAPPE : SUITE DU PRECEDENT
nou aurons fait 60 km pour arriver à ce bar au lieu des 30 annoncés (toujours la même histoire). A ce café, moyennant le repas du soir, nous demandons l'autorisation de monter la tente sur la terrasse, attirant ainsi la curiosité des clients. Yannick qui travaille dans unes criée choisit le poisson, ce sera de la courbine ou du maigre. Une fois de plus, je me régale avec ce poisson. Après le repas, dodo chacun dans sa tente sur cette terrasse. C'est assez marrant de dormir là, nous passerons d'ailleurs une excellente nuit. | |
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Date du Message : 21 10 2009 12:09:36 | Latitude : 27°59'14,4" - Longitude : -012°-37'-01,3" |
| EL OUATIA / BIR TAOULEKT | |
| Samedi 17 octobre 2009 165 km cumul : 3 980 km
Dénivellé : 300 m Handi me prépare le petit déjeuner à 6 h 30 après la prière à la mosquée. Je démarre à 7 h 40 en direction de TARFAYA distant de 190 km. On verra bien si je vais à TARFAYA, en tout cas, j'aviserai. Je quitte TAN TAN plage, passe devant des usines de farine de poissons : aliments pour les petits poulets (pas pour moi, Laurence, les poulets que l'on mange). De petite falaise surplombent l'océan et entre l'océan et la route, des cabannes de pêcheurs un peu partout. Les pêcheurs pêchent avec de longues cannes au dessus des falaises, parfois, j'aperçois des filets qui descendent. Il parait qu'il y en a même qui descendent sur des échelles de corde. Je crois avoir vue une émission sur le sujet à Thalassa. Toujours est-il que le coin est très joli : des falaises, des criques, des oued et le désert. Loin devant moi, j'aperçois un point noir, c'est je pense un marocain à vélo. Le point se rapproche, je suis en train de revenir sur un cycliste français. Quand je suis à sa hauteur, nous nous arrêtons et comme d'habitude, nous échangeons. Il s'agit de Yannick des SABLE D'OLONNE qui a pris deux mois de congés pour faire TANGER/DAKAR avec des sacoches. Il me cherchait depuis deux jours car les gendarmes lui avaient parlé de moi : un grand gaillard de 60 ans qui travers l'Afrique. Dixit Yannick, il voulait absolument voir ce phénomène. Nous nous séparons et le hasard des pauses photo, nous nous retrouvons régulièrement. On lui a dit qu'au village suivant, ils faisaient des sardines succulentes. Il roulait un peu plus vite que moi et je luis dit : "va commander les sardines, j'arrive." Finalement nous arrivons au village ensemble et après avoir mangé du poisson, nous décidons de faire route ensemble jusqu'au soir. Le route est très agréable, vent dans le dos, nous avançons comme des avions. Nous quittons un peu le bord de mer pour traverser une zône de dunes, des lagunes. Le spectacle est absolument prodigieux, d'autant que nous pédalons facilement. Virage à droite et nous nous redirigeons vers l'océan. Du coup, nous prenons le vent de face et c'est une autre paire de manches. Nous sommes deux et en profitons donc pour prendren des relais comme en vélo de route. Au village suivant, le mauritanien, c'est comme ça qu'il se fait appeler, nous avait signalé un bar au bord de la route à 30 km. Ne voyant rien venir, nous nous renseignons et il faut faire encore 25 km | |
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Date du Message : 21 10 2009 11:51:03 | Latitude : - Longitude : |
| REPOS EL OUATIA | |
| Journée de repos forcé dans le camping "Le Sable d'Or". Comme d'habitude, tout le monde y est sympa. Ce camping est essentiellement occupé par des français retraités qui viennent y passer plusieurs mois pour pêcher.
Le matin est consacré à la mise à jour du site, l'envoie de quelques photos. L'après-midi, je m'occupe de Tornado. Non sans mal, je lui met une chaine toute neuve, il en hennit de joie. Je profite également pour la première fois de mon séjour pour me baigner. Je laisse mes affaires sur la plage et bien entendu, je ne suis pas tranquille. Le bain sera bref, c'est un peu l'inconvénient d'être seul. Dans ce camping, il y a un restaurant, du coup, j'en profite pour faire une cure de poissons. Ce village est très agréable, calme et les gens sympa, j'y resterais volontiers plusieurs jours. Un des employés Hamsi, qui est mauritanien, me demande si je peux apporter de l'argent à sa femme qui est à Rosso. Je lui explique que ce serait volontiers mais que je suis à vélo, très vulnérable, que je pourrai me faire dépouillés. Il comprend et n'insiste pas. | |
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Date du Message : 16 10 2009 13:45:27 | Latitude : 28°29'31,2" - Longitude : -011°-20'-16,0" |
| GUELMIN / EL OUATIA | |
| Jeudi 15 octobre 2009 156 km cumul : 3 815 km
Dénivellé : 705 m Je me lève à 5 h et vais déjeuner en ville. Les gens sont déjà levés pour aller prier à la mosquée. Je peux partir à 7 h moins 20, c'est parfait. Point de vent, il fait beau, je pense qu'il va faire très chaud. Les 80 premiers kilomètres, rien à dire : plat, pas de vent, j'avance bien, je suis très content. Depuis BOULZRKANE, le paysage est absolument identique : désert de cailloux et quelques herbes. Je m'arrête pour boire un café et en repartant, contrôle de police. Il est maintenant 11 h, il ne me reste plus que 50 km, je pense être à TAN TAN vers 13 h, c'est super. Je suis maintenant au pied d'un col qui sera très dur et me ralentit considérablement. Les gens m'avaient certifié que GULMIN / TAN TAN c'était tout plat, ils sont une fois de plus dans l'erreur. La suite sera une succession de bosses. Comme je l'avais prévu, il fait très très chaud. Heureusement, j'avais prévu 6 litres d'eau et il me les faudra. Je m'arrête pour manger en plein soleil, je n'ai pas d'autre choix et il faudra bien m'y habituer. Au bas d'une descente, avant de traverser l'Oued Draa, un nouveau contrôle de police qui me coupe mon élan car en face, il y a une grosse bosse. A propos du Draa, beaucoup d'entre vous connaissent la vallée du Draa (ZAGORA). Je croyais qu'il se perdait dans le désert après MHAMID. Et bien non, il rejoint l'Atlantique guère avant TAN TAN, au cap Draa justement. Je mets à jour ma géographie. Il est 15 h, j'arrive à TAN TAN, ville sans intérêt, je décide donc de continuer sur EL OUATIA (ex TAN TAN plage) au bord de l'Atlantique. Il me rest 25 km, je suis à 200 m d'altitude, je pense mettre moins de 2 heures. Peine perdue, effectivement sur la carte, on voit bien un Djbel en travers et j'arrive à 17 h 30. Avant de descendre sur TAN TAN plage, ma chaine déraille : premier incident mécanique. Je ne suis pas supris car à OUARZAZATE, elle donnait déjà des signes de fatigue. Je prends la décision de la changer à EL OUATIA. Le problème, c'est que EL OUATIA / TARFAYA, c'est 185 km et qu'il n'y a pas grand chose entre. Je m'installe dans un camping et ne repartirai pas demain car il faut absolument réparer. Ce n'est pas grâve, je suis au bord de la plage, j'en profiterai pour me baigner : il y a pire comme situation. J'allais oublier, en entrant à TAN TAN, troisième contrôle de police et je vous prie de croire qu'ils épluchent mon passeport ; en plus, il faut que je racont ma vie à chaque fois. | |
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Date du Message : 14 10 2009 23:50:19 | Latitude : 28°59'13,7" - Longitude : -010°-03'-29,5" |
| TIZNIT / GUELMIN | |
| Mercredi 14 octobre 2009 109 km cumul : 3 659 km
Dénivellé : 885 m Levé à 5 h et départ à 7, mais une surprise m'attend, je démarre dans le brouillard. Au bout d'une heure, le brouillard se lève mais le vent aussi et de face. Il ne me quittera pas de la journée. J'en bave des ronds de chapeaux car je suis sur un plat montant pendant 20 km et un col qui n'en finit pas car après le col, je suis sur un plateau et ça monte toujours (1150 m). J'ai fait pratiquement 50 km à 11 km/h de moyenne. Il fait chaud et je suis cuit. Je n'arrête pas de boire. Avant la descente, vers midi je fais un pause (5 h sans pratiquement m'arrêter), je n'ai pas faim, je me contenterai de deux grenades et deux oranges offertent par Mohamed à OULAD TEMIA. Je pense m'arrêter à BOULZAKARNE car je suis découragé pour la première fois de mon voyage. Quand je pense que Jojo me disait que ce n'était pas sportif mais tout dans la tête. De deux choses l'une, ou il était hyper costaud, ou je suis nul. Je ne le pense pas mais ce fort vent contraire, c'est dur. J'arrive au village en question et j'ai l'impression d'être au bout du monde. Je me demande ce que les gens font là, au milieu de rien. Un premier contôle de police ; les policiers me confirment que c'est plat jusqu'à GUELMIN. Je décide donc de faire un effort car je suis mieux dans ma tête. Le vent ne lâche pas mais sur du plat c'est moins dur. Un camion venant de face s'arrête et le chauffeur me tend un bouteille d'eau minérale fraîche : c'est ça l'accueil du sud. J'arrive enfin à GUELMIN et deuxième contrôle de police. Je pense que ce n'est pas fini car je vais rentrer dans une zône militaire où la situation n'est pas très stable entre les problèmes avec l'Algérie et le Front Polissario. D'ailleurs GUELMIN est plein de militaire. Je cherche un hôtel car je suis vraiment cuit. Quelqu'un me double et reste un moment à ma hauteur, c'est monsieur SLIMINI Hmad qui est attiré par mon attelage. Il lève le pouce en signe de félicitation et me propose le thé à la menthe. Il est marchand de meubles et d'électroménager et fait dans le social. Il est secrétaire général de la fondation des oeuvres sociales de l'enseignement. Il est donc très intéressé par mon projet et l'association LAUNATHO. Je trouve enfin un petit hôtel, me douche et je vais me promener dans GUELMIN. j'ai vraiment l'impression d'être dans un autre pays. Les gens sont habillés différemment, beaucoup de couleur bleue (Les hommes bleus) et l'atmosphère qui se dégage est complètement différente. Je suis vraiment aux portes du SAHARA. Je cherche un cyber et un homme me demande si je veux manger. Comme c'est ce que j'allais faire, je le suis. Il m'emmène dans un restaurant qui serait le sien. Il me dit trafiquer dans les voitures d'occasion avec la Mauritanie, qu'il a un grand garage à NOUATCHOK. Il m'explique que les cigarettes sont plus chères plus bas et que c'est un bon passeport. Bref, je me suis fait enfler de deux cartouches de cigarettes (il m'en proposait quatre). Je ne sais pas pourquoi, je suis entrer dans sa combine mais c'est comme ça, on verra bien, j'en ferai des cadeaux. J'ai reçu un message d'un collègue de VoyageForum , Bruno SAULET qui finit son tour du monde et l'on doit se croiser (il y a des mois qu'on en parle). Ile me signale qu'il a un vent contraire abominable et qu'il remonte la Mauritanie en voiture. C'est très bon pour moi, car cette fois, j'aurai le vent dans le dos. | |
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Date du Message : 13 10 2009 13:09:22 | Latitude : 29°41'36,7" - Longitude : -009°-43'-25,1" |
| OULD TEIMA / TIZNIT | |
| Lundi 12 octobre 2009 106 km cumul : 3 550
Dénivellé : 350 m En regardant le kilométrage cumulé, je m'aperçois que j'en suis à 3 550 km alors que mon programme initial en prévoyé 3 088 m, j'ai vraiment pris le chemin des écoliers pour traverser le Maroc. Je passe un excellente nuit dans ma tente, sur mon petit matelas auto-gonflant. Je serai souvent réveillé, c'est devenu courant au Maroc, par les chiens, les coqs et le Muezzin. Au réveil, la tente est toute mouillée, je décide donc de trainer pour la faire sécher. A 9 h, je démarre et en sortant, je tombe sur Mohamed, un ouvrier qui tient à m'offrir le thé. Mohamed, c'est le consommateur et le vendeur de kif. La veille, j'avais dit que l'on m'en avait proposé et ils s'étaient esclaffés de rire en me disant que Mohamed en vendait. Pendant qu'il préparait le thé, l'autre Mohamed, le patron arrive et là plus question de partir. De nouveau nous palons un peu de tout, beaucoup de l'agriculture au Maroc, en France et même de politique. Il m'indique à ce propos que Chirac vient tous les ans à TAROUDANT pour passer les fêtes de Noël. D'ailleurs, en règle général, Chirac a laissé une bonne impression à tous les marocains. Son refus d'aller faire la guerre en Irak y est certainement pour beaucoup. Je leur confirme que si cela avait été notre président actuel, nous y serions bien en Irak. Evidemment, je déjeune à nouveau et Mohamed me demande si je veux des grenades, comme je les adore, j'accepte. En fait, c'est un ouvrier qui est chargé d'aller les chercher à vélo dans une autre ferme à 5/6 km de là. Pendant ce temps, nous visitons la propriété et me montre les dégats des dernières sécheresses et m'informe du manque d'eau dans la région. Ils creusent des puits à 2/300 m de profondeur. Les pomps tournent à l'électricité et coûtent très chère (il m'a montré les factures). Cette eau est stockée dans un bassin et repompée dans le goutte à goutte au moyen d'un moteur de Renault 25 (Claude doit apprécier, d'autant qu'il m'a dit que la Renault 25 c'était important pour eux), transformé en énergis à gaz. D'ailleurs, tout au long de la route, j'avais remarqué au bord des routes, des quantités impressionnantes de bonbonne de gaz. Finalement, son gars arrive et je peux repartir mais avec peut-être 3 kg de raisin, 2 kg de grenades, et 2 kg d'oranges, mais c'est déjà 10 h 30. Moi qui me plaint d'être trop chargé !!!!! Je suis à 30 km de AIT MELLOUL où je dois faire mon choix, aller à AGADIR chez mon ex copain Pierrot ou filer directement sur TIZNIT. Mon cousin Christian m'appelle au téléphone pour me dire que Pierrot m'attend ce soir pour manger et dormir. Je décline l'invitation car ce n'est pas encore midi et je préfère continuer ma route. Je passe dans une région particulièrement minable, beaucoup de monde, beaucoup de serres, beaucoup de caillasses et beaucoup de circulation.J'arrive finalement à TIZNIT en ayabt fait 106 km et assez fatigué. Je décide donc de dormir dans un petit hôtel à 10 €. Un hôtel propret mais rudimentaire : pas de serviette, pas de drap (j'en réclame) et la douche directement dans le WC à la turc. Au cours de la nuit je décide de rester une journée ici pour me reposer et visiter la médina. J'en profiterai pour laver mon linge, mettre mon site à jour et faire passer quelques photos. Aussi étrange que cela puisse paraîte, il y la WiFi dans cet hôtel. | |
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Date du Message : 13 10 2009 12:44:03 | Latitude : 30°23'14,9" - Longitude : -009°-14'-39,&" |
| TALIOUINE / OULAD TEIMA | |
| Dimanche 11 ocotbre 2009 145 km cumul : 3 444 km
Dénivellé : 170 m La veille, j'avais négocié un petit déjeuner à 6 h 30, ainsi ce matin, je démarre à 7 h. 20 car j'envisage une longue étape afin de me rapprocher au maximum d'AGADIR. Petite bosse au départ pour un passage à 1 050 m et j'attaque une longue descente parmi les arganiers, dans un paysage de moyenne montagne : l'Anti Atlas. Je quitte la route de MARRAKECH et du Tizi-N-Test par laquelle je devais arriver. Je me retrouve dans une vast plaine avec d'un côté, le Haut Atlas et le pont culminant du Magreb, le Djbel Toubkal ( 4267 m) et de l'autre, l'Anti Atlas avec des sommets à 2 500 m. Au début de cette plaine, l'aspect désertique avec les troupeaux de chèvres noires prédomine pour laisser place à des cultures ; des champs de courges en premier lieu, puis des immenses domaines plantés d'agrumes ou d'oliviers. Je passe devant une série de serres plantées de bananiers. Je constate, beaucoup d'arganiers morts, j'apprendrai le soir que c'est dû aux dernières années de sécheresse. La route en plat descendant est es plus agréable, si ce n'est la chaleur. Je m'arrête pour manger un tajine à l'ombre des orangers et récupère la route de MARRAKECH/AGADIR. La circulation se densifie et il faut être très vigilant. Je me fais rattraper par trois jeunes marocains qui rentre sur AGADIR d'où ils sont partis le matin pour un périble de 180 km. Après les bavardages habituels, ils me larguent lamentablement. Je les retrouve un peu plus loin, en train de s'alimenter et cette fois ci, c'est moi qui les largue. Ils avaient dû présumer de leurs forces. Le vent commence à souffler et même si la route est plate, il faut appuyer dur sur les pédales. J'aperçois enfin le terme de ma journée : OULAD-TEIMA. Je dis bien, j'aperçois car le vent souffle tellement fort qu'il soulève des nuages de poussière, si bien que l'on distingue à peine la ville prises dans une espèce de brouillard : je me croirai dans "Il était un fois dans l'Ouest. C'est assez impressionnant et je pense que les gens malades des bronches ne doivent pas aprécier. Arc-bouter sur ma bécane, je pénètre dans cette ville grouillante de monde, c'est vrai que c'est dimanche. Je cherche un hôtel, en trouve un pour 4 dirham (3,6 €) mais sans salle de bain. Je demande à un autre mais ils ne prennent pas mon vélo. Je m'arrête à un rond-point pour demander à un gendarme et je vois passer mes trois jeunes cyclistes : ils risquent fort de rentrer à la nuit. Lr gendarme me dit que la seule solution, c'est AGADIR et que ce n'est pa loin : 45 km. Il est maintenant 17 h 30 et 45 km avec le vent, c'est pratiquement 3 heures. Je pense qu'il ne réalise pas que je suis à vélo et chargé comme un âne. Je continue donc avec l'intention de bivouaquer n'importe où. Je fais le plein d'eau, j'ai de quoi mangetr, ça ira. Je prends le premier chemin à droite, histoire de m'éloigner de la nationale. Je tombe sur un portail, je rentre pour demander l'autorisation de m'installer à l'extérieur : peine perdue, rentrez et installer-vous à l'intérieur. Je m'installe donc dans la cour de la ferme, je monte la tente et le fermier arrive aussitôt pour me dire de manger avec eux. J'essaye de refuser pour ne pas les déranger mais c'est inutile. En le fermier Mohamed, possède 5 à 6 exploitations différents et habite ailleurs. Nous mdangerons donc dans son bureau avec deux de ses ouvriers (entre hommes biensûr). Il a envoyé quelqu'un faire les courses à OULED TEIMA : brochettes, frites, sandwich marocain, grenade et évidemment thé à la menthe. Nous discutons beaucoup surtout qu'il connait bien la France. Il y va pour des formations ou visiter son principal client à MONTELIMAR (Epi d'Or). J'apprends beaucoup sur leur mode de fonctionnement. Ils possèdents souvent plusieurs fermes. Ici ce sont les agrumes, à TAROUDANT, le maïs, une autre l'élevage. Il a même planté de la vigne avec des cépages venus d'Afrique du Sud. Il pratique la polyculture. Il me confirme que le Souss est bien le grenier du Marocc, puisque 40 % de la production agricole du Maroc y est issue. C'est effectivement ce j'avais remarqué en traversant à vélo, d'immenses domaines. Finalement, il se fait tard et je prend congé de mes hôtes pour aller dormir dans ma tente car j'au eu une grosse journée. | |
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Date du Message : 10 10 2009 21:03:59 | Latitude : 30°31'54,0" - Longitude : -007°-55'-29,9" |
| TAZENAKHT / TALIOUINE | |
| Samedi 10 ocotbre 2009 87 km cumul : 3 299 KM
Dénivellé : 675 m. Nuit agitée, une meute de chiens errant a aboyé toute la nuit. Pendant mon petit déjeuner, je discute avec un ancien parlant très bien le français et j'en profite pour luis demander conseil sur la route à prendre. Il me conseille fortement de prendre la route d'Agadir pour plus sympa et moins sauvage, me confirme que ça monte au début et qu'après c'est plus facile. Finalement, je décide de suivre son conseil d'autant que ce trajet fait 60 km de moins et peut-être, j'irai voir un ancien copain de hand, le beau-frère de mon cousin Christian. Le départ a lieu à 8 h. 20 après un petit déjeuner des plus classiques. La route est maintenant plus confortable, un bon revêtement et deux voies. Elle commence par d'interminables lignes droites en montée et descente. Avec Tornado, nous attaquons le premier des trois cols de la journée : le Tizi-N-Ikhsane, puis viendront le Tizi-N-Zbein et le Tizi-N-Taghatine, tous entre 1 700 et 1 900 m. La première bosse me mènant au village de KOURKOUDA me surprend, plus de 10 %, je la passe en première à guère plus de 5 km/h. En traversant le village, je suis repéré par un gamin et de suite, c'est une nuée de gamins qui courent à côté de moi : donne-moi un Dirham, donne-moi un stylo. Je suis à bloc et ne peut même pas accélérer; Heureusement, les vieux du village les font partir à coup de cailloux, à côté d'eux bien sûr. J'arrive ensuite sur un immense plateau couvert par une herbe brulée, rase et rare où paissent de nombreux troupeaux de chèvres noires, gardées par leur berger. Souvent ces troupeaux sont au bord de la route et me traversent devant, j'en profite pour saluer les bergers. Je pense que ces troupeaux sont au bord de la route car les propriétaires n'ont pas de terres et les bords de la nationale, sont propriété de l'état. Au milieu de ce plateau aride, une immense propriété, de je ne sais combien d'hectares, toute plantée en pommiers. C'est toujours assez étonnant de voir ces plantations au milieu de rien. Avec Jojo, nous avions vu le même genre de propriété, mais plantée en oliviers. Je pense qu'à l'avenir, d'énormes problèmes d'eau se préparent au Maroc. Après avoir traversé le Moyen Atlas, le Haut Atlas, je suis maintenant dans l'Anti Atlas, révisant mes cours de géographie du temps que j'étais au collège. Après avoir péniblement passé mes trois cols (700 m de dénivellé sur 20 km), j'attaque la descente vers TALIOUINE. J'ai fait 65 km, il est 13 h., je m'arrête dans un petit village pour manger. J'ai l'impression d'être sur une autre planète car les touristes ne doivent pas être nombreux dans ce coin. J'ai du mal à trouver un restaurant qui me fera trois oeufs sur le plat, collés au fond de la gamelle, sans fourchette ni cueiller, avec un morceau de pain. Dans le coin, je remarque de nombreuses pancartes : Safran naturel. Apparamment, je suis dans la région où la culture du safran est courante (clin d'oeil à Alain Maillard), d'ailleurs à TALIOUINE, il y a une coopérative récoltant le safran de la région. On me certifie que ça descend jusqu'à TALIOUINE, ce qui est bien sûr faux car le route continue de grimper. Enfin, j'attaque la descente sur TALIOUINE qui est très raide et absolument magnifique (j'aurai aimé faire cette montée mais avec mon vélo de route). Je m'arrête donc dans ce gros village pour boire un coup car il fait très chaud. C'est marrant car l'ancien de ce matin qui m'a conseillé cette route m'avait dit que sur le plateau, il faisait froid et effectivement, je constate une énorme différence de température. Il est 15 h., je pense continuer un peu et je commence à faire mes courses, je ne trouve pas de pain. Je vois un cyber, je m'arrête pour envoyer deux photos à Laurence. Les connexions sont tellement lentes que je sors du cyber à 16 h. Je décide donc de dormir ici et trouve un camping qui fait hôtel. Pour 70 dirhamm, je prends une chambre, rudimentaire certe, mais pour ce prix, ce n'est pas la peine de monter la tente. l'accueil est comme d'habidude super sympa et pendant que je mets mon carnet de route à jour, j'ai un couscous qui se prépare à l'hôtel : c'est super n'est-ce pas ? | |
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Date du Message : 09 10 2009 22:29:23 | Latitude : 30°34'32,0" - Longitude : -007°-12'-19,1" |
| OUARZAZATE/TAZENAKHT | |
| Vendredi 9 octobre 2009 91 km cumul : 3 212
Dénivellé : 1 015 m Tout mon linge propre, une bonne douche, un bon petit déjeuner, les conditions optimales sont réunies pour passer une bonne journée. Effectivement, les 20 premiers km sont agréables, en légère montée, sans le moindre souffle de vent. Je me fais rattraper par un randonneur à vélo, Mohamed, encore un marocain qui vient de TETOUAN, il connait le groupe que nous avons croisé l'autre jour. Il est équipé d'un vélo de route de marque Colnago, deux petites sacoches derrière et bien sûr, après les photos d'usage, nous roulons ensemble 4 à5 km et me largue irrésistiblement à la première bosse. Dès que je quitte la route de MARRAKECH, les conditions changent radicalement. Je me retrouve sur une route toute rapiécée, du style tape-cul et surtout à une seule voie. Vous connaissez le jeu de la mort sur ce genre de route, c'est à celui qui reste sur la voie le dernier. Bien entendu, je n'y joue pas et dès que j'entends derrière ou que je vois devant, un camion ou un car, je me jette immédiatement sur le bas-côté plein de cailloux. Tornado n'apprécie pas trop mais les véhicules ne ralentissent pas, je n'ai pas le choix. En plus d'être mauvaise, cette route n'en finit pas de monter, dans un désert de cailloux et sous une grosse chaleur. Jojo a peut-être était bien inspiré de mettre le clignotant. J'arrive ainsi, après plus de 40 sans personne, au village de ANEZAL. J'ai faim, j'ai soif, il est 13 h. 30, aussi je m'arrête pour casser une petite croute. Un bon tajine berbère, deux pommes, deux coca, un litre d'eau gazeuse et le tout pour 75 dirhams, soit 6,5 € : pourquoi s'en priver. Le patron de l'établissement, Farid qui organise des randonnées dans le jbel Siroua (3304 m) vient discuter avec moi. D'abord il me conseille de prendre la route du sud (FOUM ZGUID, TATA), déconseillée en cas de pluie par mon ami Hervey au lieu de celle d'AGADIR. J'acquiesce volontiers car AGADIR et TIZNIT avec la circulation ne m'inspirait guère. Il me recommande un hôtel à TAZENAKHT et me dit d'y aller de se part. Ayant récupéré, je monte sur Tornado à l'assaut d'un col qui m'inquiète : le Tizi-N-Bachkoum. Sur la carte Michelin, il y a deux chevrons, soit des passages à plus de 12 M. Je suis gonflé dans ma tête et si c'est trop dur, je n'hésiterai pas à passer à pieds. Finalement ce col n'était pas trop difficile mais surtout magnifique, tout en lacets, je m'imaginais dans le Stélvio ou sur l'Alpe d'Huez. Le décor, tout en granit noir, rouge, rose était splendide. C'est certainement le plus joli col que j'ai passé au Maroc. En haut du col, je me suis éloigné de quelques centaines de mètres de la route. J'ai laissé Tornado seul pour prendre quelques photos. Au bout de 5 minutes, Tornad était admiré par des touristes français (un car de touriste, nombreux dans la région s'était arrêté au col). Je récupère mon destrier et je repars pour une descente agréable jusqu'au village de TAZENAKHT. J'arrive à l'hôtel recommandé par Farid, je suis gentillement reçu par Hassan et m'indique de suite une chambre, très simple mais il y a tout ce qu'il faut (lit propre, WC, douche chaude) et le prix : 70 dirhams (6 €). Cela ne vaut pas le coup de se priver pour partir bien propre demain matin. De plus je suis dans un village et je profite d'un cyber café. | |
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Date du Message : 08 10 2009 20:47:50 | Latitude : 30°55'11,7" - Longitude : -006°-54'-12,1" |
| OUARZAZATE : REPOS REPOS | |
| Mercredi 7 octobre 2009
Jeudi 8 octobre 2009 A 7h. nous sommes debout pour aller petit-déjeuner. Quel confort pour nous qui avons vécu en bivouac pendant deux semaines. Nous faisons le tri des affaires : ça je le garde, ça tu le remportes. A midi, nous allons manger la pastilla que nous avons commandé la veille chez Dimitri. Jojo qui ne connaissait pas se régale, d'autant que nous l'avons arrosé avec un rosé marocain, d'un goût différent de notre rosé de Provence. A ce sujet, un petit clin d'oeil à Jean-Pierre (VIANNAY), j'ai essayé le rouge, le blanc et le rosé, il y a des choses pas mal au Maroc. Nous rentrons à l'hôtel, Jojo enfourche son vélo, je hèle un taxi et en route pour la gare routière. Un rabateur nous interpelle immédiatement, il stope un bus qui avait déjà démarré et hop, Jojo est dans le car. Inutile de vous dire que bien que faisant le dur, j'ai coulé une larme après son départ. Ces deux semaines passées en sa compagnie m'auront été très agréable et vraiment mis le pied à l'étrier pour mon voyage : mais voilà, c'est mon choix. Entre-temps, j'ai été contacté par Aneka de France Inter. Je passe ce soir à l'émission "Allo la planète" pour mon troisième pays, il m'en reste vingt. Je vais manger en vitesse chez Dimitri pour être pret à 21 h. (23 h. en France) et attendre le coup de fil d'Eric LANGE. Pour mon deuxième jour de repos, je décide donc de consacrer ma matinée à Tornado, il le mérite amplement. Depuis plus de 3 000 km, pas un entretien et tout marche à merveille : brave VELO LUBERON, DANIEL GUEDON, et Vincent de chez ROIHLOFF. Sur le vélo, tout va bien, je n'ai nettoyé que la chaine qui semble un peu s'user mais elle tiendra jusqu'à Dakar. J'ai fait la vidange de mon fameux moyeu ROHLOFF. Elle est préconisée à 5 000 km mais pour sa première, à 3 000, c'est plus sûr. Les patins de frein qui s'usaient rapidement au début sont toujours opérationnels. A priori, tout semble aller très bien. Je passe l'après-mid à bulle dans ma chambre et mettre mon carnet de route à jour car j'ai beaucoup de retard et ce qui n'est pas fait de suite est vite oublié. | |
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Date du Message : 08 10 2009 20:30:14 | Latitude : 30°55'11,7" - Longitude : -006°-54'-12,1" |
| BOUMALNE / OUARZAZATE | |
| Mardi 6 octobre 2009 111km cumul : 3 121 km
Dénivellé : 470 m Lever comme d'habitude et de suite, deux femmes viennent couper de l'herbe pour leurs bêtes qu'elle remonteront au village sur leur dos, chargées comme des bêtes. Nous reprenons nos petits sentiers et contrairement à notre inquiétude, nous retrouvons la route facilement. Dans l'immédiat, la route a l'air plus agréable, nous sommes à 1 600 m et descendons légèrement. Jojo me donne l'air d'être un peu désabusé, même en descente il n'avance pas. Je m'arrête pour prendre des photos, le rattrape, pour un besoin naturel, le rattrape. Soudain, il m'avoue : "Gé, je n'irai pas à AGADIR, tu n'est pas fâché ?" Bien entendu, je lui dis que je le comprends et que je m'attendais à sa décision. Simplement, il en avait marre de rouler sans trop de but et n'oser pas me l'avouer pour ne pas me laisser seul. C'est sympa de se part mais de toute façon c'était reculer pour mieux sauter car dans un semaine, j'aurais été seul de toutes manières. Ca ne me dérange pas trop, c'est vrai qu'il est très agréable d'être à deux, surtout avec son ami mais dans ma tête, je suis pret à vivre mon aventure seul. Nous arrivons péniblement à la nuit tombante à OUARZAZATE après avoir passé quelques côtes assez raides. Au premier hôtel, nous freinons des quatre fers (patins) et stop : c'est un hôtel Ibis 3 étoiles et bien, c'est comme ça. Je décide de rester deux jours, un pour me reposer et accompagner Jojo au car et un deuxième pour faire l'entretien de Tornado car depuis que je suis parti, je n'y ai rien fait, même pas un coup de pome. Il est bien brave quand même. | |
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Date du Message : 08 10 2009 20:17:42 | Latitude : 31°20'52,4" - Longitude : -005°-59'-52,8" |
| GHALLIL / BOUMALNE DE DADES | |
| Lundi 5 octoble 2009 91 km cumul : 3 010 km
Dénivellé : 620 m Le réveil se fera en douceur à 7 h. car vue la journée pénible de la veille, nous avons décidé, sans jeu de mot, de mettre la pédale douce. On nous offre le petit déjeuner avec bien sûr, tous les hommes de la maison. Ce petit déjeuner sera encore différent : thé à la menthe, pain, et deux petites assiettes, l'une avec du miel et l'autre avec de l'huile d'olive où nous trempons notre pain. Ce petit déjeuner sera très rapide car le père qui est véritablemen le chef se lève et ses enfants en font de même aussitôt. Apparamment, les trois fils sont maçons à l'extérieur et ils sont venus aider le père à construire un bassin pour mettre le goutte-à-goutte dans les terres. Au moment de démarrer, Jojo s'aperçois qu'il a encore percé mais cette fois-ci de la roue arrière. Nous reprenons notre bout de piste de 2,5 km pour arriver sur la route. La journée s'annonce, et elle le sera, aussi pénible q. Aue les précédentes. Un gamin à vélo, s'en allant donner à manger à ses chameaux nous accompagne un bout de route et nous indique un puits qui va nous permettre de faire un peu de lessive. Elle sèchera sur les vélos. Nous arrivons à TINERHIR. Jojo en profite pour changer de l'argent et nous nous installons pour pique-niquer dans un parc ombragé. Nous sommes embétés par un gars qui n'a pas l'air normal (Jojo a lu dans un journal qu'ils étaient nombreux au Maroc, en liberté et dangereux). A la fin du repas, la tension monte et deux marocains prennent notre défense. Nous restons calme et un troisième me fait signe qu'il ne faut pas insister. Ce que nous faison rapidement et repartons sur nos vélo en plein chaleur. Comme toutes les après-midi, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, rendant la température plus agréable. La route, elle, ne sera pas plus agréable : montées et descentes et vent de face. Enfin, nous arrivons à BOUMALNE DE DADES et ses magnifiques Kasba. Comme d'habitude, nous n'y trainons pas. BOUMALNE est bondé de touristes et de 4 X4, nous n'y faisons que nos courses pour le bivouac du soir. En sortant de BOUMALNE, nous nous apercevons que la vallé est très peuplée et qu'il sera difficile de s'isoler. Nous prenons la décision d'entrer dans la palmeraie et d'essayer de rejoindre le lit du Dadès. Nous voilà sur nos bicyclettes sur des chemins de 30 cm de large, surplombant les cultures classiques des palmeraies : dattes, figues, grenades, maïs, etc. Dans ce dédale de sentier, il est assez difficile de se repérer. Enfin, après plusieurs demandes, et quelques aller-et-retour, nous trouvons un endroit plus large et aéré au bord du Dadès pour planter la guitoune. Il va faire nuit, nous montons la tente en premier et hor, à poil dans le Dadès pour se laver : que c'est agréable. Repas au clair de lune comme tout les soirs et dodo dans la tente pour une nuit réparatrice. | |
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Date du Message : 08 10 2009 19:36:37 | Latitude : 31°25'55,8" - Longitude : -005°-15'-17,5" |
| JORF / GHALLIL AMAZDAR | |
| Dimanche 4 octobre 2009 92 km cumul : 2 919 km
Dénivellé : 380 m Lever habituel, Jojo a l'air d'aller mieux, hier il n'a pratiquement pas mangé et languissait d'aller se coucher : peut-être un peu de fatigue. C'est parti pour une journée de galère mais qui se terminera super bien. La route, toujours la même, plat montant et soleil, du sable et des cailloux. Jojo n'a pas l'air très en forme, perso je ne suis guère mieux mais le moral ne lache pas car je sais que plus loin, ce sera encore pire. Nous nous arrêtons dans un petit village pour nous rafraîchir et toujours le même accueil aussi sympa. Des anciens, peut-être pas plus que nous, nous interrogent sur la retraite en France : Pourquoi ? Nous reprenons la route et continuons à ne pas nous marrer. Au bas d'une descente, nous apercevons quelque chose de bizarre, ce ne sont pas nos cyclistes marocains habituels, ni en mobylettes. En fait, il s'agissait d'un groupe de six jeunes marocains qui arrivaient de TETOUAN et faisaient une rando de 3 000 km à travers le Maroc avec sacochers pour certaines et remorque pour un autre. Bien sûr, nous nous sommes arrêtés, avons palabré et pris mutuellement des photos. J'étais très content de voir cette pratique au Maroc, je pensais à tord que ça n'existait pas. Nous continuons sous la chaleur, le vent et la poussière pour arriver à une petite ville : TINEDJAD. J'ai le souvenir d'y être passé avec Laurence et Cath ma belle-soeur : nous avions mangé une infâme soupe de tripes dans la même atmosphère. Petit rafraîchissement et par la force des choses nous repartons. Il commence à avoir quelques nuages et nous souffrons moins de la chaleur. La route n'est pas plus agréable et le paysage, toujours le même : le reg, le reg. Nous rattrapons un pépé sur son vélo, chargé comme un âne (bien que nous le sommes plus mais nous n'avons pas le même vélo). Il ne se laisse pas distancer et suce la roue de Jojo, le petit malin. Jojo discute avec lui et nous dit qu'il n'y a rien jusque TINERHIR, ce qui ne met pas notre moral au beau fixe. Il se fait tard, impossible de planter la tente, trop de cailloux, nous continuons à rouler comme deux âmes en peine. Le pépé se met à accélérer et nous distance. Nous pensons qu'il devait arriver pas loin de ches lui et devait avoir peur d'être obligé de nous inviter. Sur la gauche, quelques maisons, de la végétation, un chemin. Nous l'empruntons et au bout de 2,5 km nous arrivons dans une ferme où nous sommes accueillis les bras ouverts par Lahcen et ses deux frères. A peine mis le pied par terre, visite de la propriété obligatoire. Ils en sont fiers. Il y a de tout dans ce petit oasis profitant d'une eau abondante : dattes, grenades, figues, raisins, amendes, luzerne, maïs et petit jardin potager. Après nous avoir offert quatre grenades succulentes, ils nous indiquent l'endroit où l'on va dormir qui sera également celuis du repas. et bien sûr le soir après l'apéro au thé à la menthe et toute sorte de choses, un superbe couscous aux légumes que nous dégusterons ensembe, rythmé par le père. Je demande à Nordine si je peux manger de la main gauche (je suis gaucher). Il me répond que nons, qu'il faut demander au père, mais qu'il ne vaut mieux pas : Et vlan! Gérard prend ça. Après la fourniture des couvertures, nous coucherons à même le sol sur des tapis. Pour vous donner une idée de l'accueil marocain, même Tornado et le vélo de Jojo ont eu droit à leur couverture pour les protéger de l'humidité de la nuit. Après le repas, nous effectuons une petite ballade digestive, accompagnés pa Abdelaziz, un des trois frères, dans le lit à sec du Todra. Ce Todra qui a creusé d'impressionnantes gorges à TINERHIR et qui coule dru à 20 km de là. | |
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Date du Message : 08 10 2009 18:19:09 | Latitude : 31°31'12,4" - Longitude : -004°-26'-35,0" |
| MESKI / JORF ETC | |
| Samedi 03 octobre 2009 82 km cumul : 2 827 km
Dénivellé : 200 m Réveil en douceur avec le petit café traditionnel et ensuite nous faisons l'erreur de déjeuner. Pendant que nous plions la tente, on nous propose un thé à la menthe que nous ne pouvons refuser. Nous rangeons nos affaires et nous nous apprétons à partir, toujours pas de thé à la menthe, ils ont dû oublier. Soudain on nous fait signe de renter dans la maison. Et là, suprise, le père nous attend avec le thé à la menthe dans une grande pièce traditionnelle (tapis et coussins). Le père, nous l'avions à peine entrevue la veille, il nous avait même paru un peu froid. Après le thé, un plat de dattes, des gâteaux maisons, de la soupe, enfin la totale. Le plus surprenant de ce petit déjeuner, c'est que les femmes nous ont rejoints. C'est la première fois que je vois femmes et hommes manger ensemble dans la même pièce. Séance photos et le père décide d'aller travailler, tout le monde se lève, c'est fini.... c'est vraiment lui le chef. C'est le coeur tout content pour cet accueil que nous continuons notre voyage. Nous arrivons à un magnifique belvédère où nous dominons toute la vallée du Ziz : au fond la palmeraie et le désert de pierres dès qu'il n'y a plus d'eau. En repartant, je tombe sur deux espagnols parlant parfaitement français et m'interroge sur mon voyage. Ils ont l'air très intéressé, je leur donne une carte et ils me promettent de m'écrire sur le Forum. Jojo a filé et en redémarrant, arrive à vélo avec sacoches, une jeune fille. Je l'attends et engage la conversation. A mon grand étonnement, cette fille seule se dirige en direction du CAP. Elle est anglais, est partie d'Angleterre et compte mettre deux ans pour voyager. Nous échangeons nos cartes et nous séparons. Je rattrape Jojo et lui explique ma rencontre. Il doit s'arrêter pour une réparation de garde-boue et arrive Hélen (ce n'est pas Mc Arthur mais tout comme) et nous décidons de rejoindre ERFOURD ensemble. Elle démarre comme une folle, nous avons du mal à la suivre, la rattrapons dans la descente et d'un coup tourne à gauche pour se ravitailler en eau, nous ne la reverront plus, moi, peut-être plus tard. Nous continuons notre bonhomme de chemin à travers cette magnifique palmeraie d'ERFOURD où nous nous arrêtons pour manger et ensuite, sous la chaleur, nous avançons en direction de OUARZAZATE. Nous allons rester trois jours et demi sur cette route monotone : un plat montant avec vent de face. C'est certainement ce qui a découragé Jojo qui me quittera à OUARZAZATE. Je le comprends, sans la motivation qui est la mienne, je ne vois pas le plaisir de faire du vélo dans ces conditions. Nous ravitaillons à JORF et bivouaquons un peu plus loin. Je ne me rappelle même plus ce bivouac, c'est dire s'il m'a marqué. Je demanderai plust tard à Jojo. Ca y est, je me souviens, nous avons mis le clignotant à droite, fait quels centaines de mètres sur un chemin et demandé l'autorisation à un paysan qui arrosait ses champs avec son fils. Ils nous ont indiqués l'endroit le plus propice. Son fils nous a ensuite portés quelques dattes, tout en nous invitant chez lui. Nous avons poliment décliné l'invitation mais accepté les dattes. Ce soir, Jojo avait tellement bien installé la vache à eau que nous avons pu prendre une véritable douche. | |
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Date du Message : 08 10 2009 17:56:40 | Latitude : 31°51'32,9" - Longitude : -004°-16'-02,1" |
| KERRAIDOU / MESKI | |
| Vendredi 02 septembre 2009 70 km cumul : 2 745 km
Dénivellé : 395 m Nous partons de notre petit enclos protecteur pour ce fameux tunnel. A la sortie du village, au fond de la vallée, des gens ont l'air de se baigner. En fait, nous découvrons un panneau "Station Thermale" et les gens se baignent au bord de la rivière dans une source d'eau chaude. Après une petite montée d'un km, nous arrivons à ce fameux tunnel et nous avions déjà préparé nos frontales. En fait, il s'agit d'un passage sous rocher de 100 m comme il y en a tant dans les gorges du Verdon. A la sortie du tunnel (nous avions bien fait de bivouaquer avant) nous sommes dans les magnifiques gorges du Ziz. Nous traversons le Ziz et nous trouvons au pied d'une montée impressionnante de 2/3 km, passage en première oblige. En haut de la bosse, c'est le contraste permanent, d'un côté les gorges arides du Ziz et de l'autre un immense lac (barrage) qui irrigue toute la vallée. Nous arrivons enfin à ER-RACHIDIA, entourée d'une immense palmeraie tout le long du Ziz. Nous faisons une grosse halte déjeuner. J'en profite pour faire de l'Internet dans un cyber (d'ailleurs excellente connexion) et Jojo du shopping (souk). Nous quittons ER-RACHIDIA sous la grosse chaleur et avançons dans ce désert de cailloux avec vue sur la palmeraie le long du Ziz. Nous faisons nos courses du soir au village de MESKI sans aller voir la source bleue du Meski (décidément, cela fera trois fois que j'y passe sans m'arrêter) et reprenons notre route. A un moment, nous voyons un puits et nous nous arrêtons faire notre plein d'eau pour la toilette du soir. Des dames sont en train de laver le linge et nous initie au tirage de l'eau dans le puits, non sans ce moquer de nous. 50 m après, Jojo tourne à droite et nous nous engageons dans la palmeraie. Une impasse, un gamin à qui nous demandons si on peut planter la tente dans son jardin, bien sûr après avoir demandé à l'autorité maternelle, pas de problèmes. Nous faisons ains la connaissance de Brahim, 14 ans, en cinquième et parlant très bien le français. Petit à petit, toute la famille passe nous voir à tour de rôle et c'est thé à la menthe, grenades, nous sommes bien gâtés. Ils mettent à notre disposition les toilettes où il y a tout ce qui faut. Jojo ayant décidé de se laver complètement attendra en vain plus de deux heures, une jeune fille avait pris possession des toilettes. Nous nous couchons bien entendu de bonne heure, content de cette hospitalité et entendrons le va et vient des jeunes qui sont allés passer la soirée au village. | |
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Date du Message : 07 10 2009 20:18:06 | Latitude : 32°12'37,0" - Longitude : -004°-23'-16,00" |
| MIDELT ETC / KERRAIDOU | |
| Jeudi premier octobre 2009 86 km cumul : 2 675 km
Dénivellé : 570 m Dans la nuit, le vent s'est calmé, le ciel est couvert et la tente toute mouillée. Nous partons à l'assaut d'un petit col à 1 907 m (la date de naissance de mon papa). Ce sera certainement le dernier col relativement haut de l'épopée marocaine. En contre bas, nous apercevons des ruches. Tout le long de la montée, des gens nous proposerons au bord de la route de nous vendre du miel dans des bouteilles. Jojo moins chargé est devant et moi je monte tranquillement, pleinement rassuré par le poids de mon chargement pour la suite du voyage. J'ai certainement 70 kg, vélo compris et ça passe. A 300 m du haut du col, Jojo s'arrête, il vient de percerla roue avant. Avec son accord, je le laisse réparer seul et finit le col. La réparation a été assez longue car Jojo avait mis sa pompe au fond de son sac, chose que je rectifie pour moi également immédiatement. La descente s'effectue sans problème. Nous traversons un semi-désert de cailloux avec des cultures aux abords des oued. Nous nous arrêtons au café "La Pomme" tenue par Aïcha, une dame bien marrante. Nous commandons un thé à la menthe et en guise de thé à la menthe, nous aurons un thé au romarain, dixit le thé berbère. Avant de partir, il faudra remplir son livre d'or, ce que j'exécute sans problèmes. La route traverse des gorges et nous loupons l'embranchement de mon ami Mohamed de St Paul-lez-Durance où nous comptions nous arrêter pour midi. Du coup, nous allons jusqu'au village de ER-RICH où nous déjeunons d'un demi poulet frites. Après le plein d'eau et le séchage de nos affaires sous la bienveillance d'un gendarme Nous passons le village de KERRAIDOU et décidons de ne pas passer le tunnel à quelques km sans savoir ce que nous trouverons après. Nous nous arrêtons dans un enclos en pisé où, si ce n'est pas très joli, cela à l'avantage d'être tranquille et nous isole des gamins du village. Après une brève toilette, nous mangeons une omelette avec cette espèce de saucisson de dinde et nous nous couchons de bonne heure comme d'habitude. | |
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Date du Message : 02 10 2009 16:47:53 | Latitude : 32°39'21,1" - Longitude : -004°-36'-22,8" |
| TIMADHADITE / MIDELT ETC | |
| Mercredi 30 septembre 2009 106 km cumul : 2589 km
Dénivellé : 705 m. Réveil tranquille vers 7 h, et allons dejeuner avec Lahcen dans son resto. Nous sommes vite pret car la toilette est vite faite : une boilloire d'eau chaude pour nos ablutionset nous voilà pret pour la journée. Bien sûr, il a fallu insister pour payer les 4 cafés et les oeufs au bacon (nous ne saurons jamais qu'elle était la viande, pas du porc, ça c'est sûr). Le temps s'est levé, il va faire une belle journée. Nous attaquons la journée par ce qui sera certainement le col le plus haut de notre épopée marocaine : 2 178 m. Nous partons de 1 800 m, ce ne devrait pas être terrible. Nous remontons une vallée d'élévage o! les moutons et les chèvres sont rois. Dans la magnifique descente du col, nous sommes à tour de rôle agréssés par des chiens qui ont l'air dangereux. Heureusement qu'avec la vitesse, ils ne peuvent nous rattraper. Au pied du col, le décor change radicalement, un immense plateau de cailloux me donne vraiment l'impression d'être dans le sud marocain. Nous passons MIDELT, ville sans intérêt, en plein travaux, avec des gamins comme d'habitude, casse-pieds, ce qui est moins le cas dans les campagnes. Nous plantons notre tente au bord d'un oued, assez à découvert. Dans cette région dans arbres, nous n'avons pas le chois. Le vent se lève, nous sommes à plus de 1 500 m, nous battrons notre record du couche-tôt : 6 h 45 | |
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Date du Message : 02 10 2009 16:36:05 | Latitude : 33°14'11,0" - Longitude : -005°-03'-31,9" |
| AZROU / TAHMADITE | |
| Mardi 29 septembre 2009 37 km cumul 2483 km
Dénivellé : 870 m. Avant de se lever, il tombait quelques gouttes sur la tente. Pour la nuit, nous nous étions install sur la route de MARRAKECH , il nous a donc fallu remonter pour arriver au centre d'Azrou et prendre la route de MIDELT. C'est 13 km de montée qui nous attendent à travers les chênes verts et les cèdres. A 1 800 m., Jojo m'interpelle :" Gé, un singe sur l'arbre". Effectivement, notre premier singe africain qui ne m'a même pas laissé le temps de le prendre en photo. Plus haut, nous en verrons 5 ou 6 mais c'était un coin à touristes, nous ne nous arrêterons pas. Vers 2 000 m nous nous arrêtons boire un café et manger un peu car cela fait 2 h 1/2 que nous roulons et il faut bien s'alimenter. Le temps ne dit rien qui vaille et pendant que nous buvons notre café, il tombe quelques gouttes. Avant de démarrer, quelques coups de tonnerre, le ciel se noircit, mais il semble que l'orage qui menace s'éloigne de notre direction. Nous partons donc pour TIMAHDITE mais au bout de quelques km la pluie nous rattrape. Nous nous couvrons et atteignons le village tout trempé. Il est 11 h 30 et il pleut, nous décidons donc de manger là et après on verra. L'orage se transforme en véritable pluie installée pour le reste de la journée. Nous décidons donc de rester à ce village où on trouvera bien un abri pour la nuit. Nous mangoons un succulent tajine dans un petit resto local et nous voila installé pour l'après-midi dans ce resto. Je demande au patron du resto si on pouvait dormir dans un garage désafecté non loin de là, il me répond simplement :" vous pouvez venir dormir chez moi". Entre temps, il nous demande si on ne voudrait pas manger un couscous. Du coup nous restons dans ce resto jusqu'à la fermeture, soit 21 h 30. Nous installons nos vélos dans son resto et partons tous les 3 chez lui. En cour de route, ils nous apprend qu'il vit chez sa mère avec son frère, sa soeur et tous ses neveux. Nous sommes mardi, il se marie avec une fille d'un autre village samedi. La fête dure 3 jours et insiste pour que nous restions jusqu'à samedi pour son mariage. En arrivant chez lui, après nous être déchaussé, il nous installe dans ce qui est la chambre de hommes. Une grande pièce entourée de banquette avec plein de coussins et des tapis par terre. Il nous invite dans une autre pièce qui s'avère être le lieu où dorment les dames et prenons le thé à la menthe en attendant que le couscous soit pret. Le thé sera accompagné de zamita, un plat délicieux à base d'amendes, c'est le plat traditionnel marocain qui leur sert à couper le jeûne pendant le ramadan. Son petit neuveu de 6 ans nous amène la bassine et la bouilloire pour nous laver les mains. Ensuite il nous apporte un grand plat de couscous que nous ne dégustons que les garçons : Lahcen, c'est son prénom, son beau-frère, sont petit neveu et nous deux. Nous entrevoyons peut-être sa soeur qui a dû préparer le couscous pendant que la maman et une autre dame dorment sur les banquettes sour un tas de couvertures car nous sommes à 1 800 m et il fait très froid. Ensuite nous allons nous coucher avec Lahcen dans l'autre pièce pendant que les dames et les enfants dorment dans celle-ci. | |
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Date du Message : 02 10 2009 16:14:48 | Latitude : 33°25'38,4" - Longitude : -005°-14'-00,4" |
| MEKNES / AZROU | |
| Lundi 28 septembre 2009 73 km cumul : 2 446 km
Dénivellé : 1 115 m Départ de l'hôtel à 8 h 15 après un petit déjeuner à la française. La journée sera rude car nous attaquons le Moyen Atlas. MEKNES est à 552 m d'altitude et l'objectif du jour est AZROU à 1 250 m avec un passage à 1 500 m. Le temps n'a pas été terrible (nuages et soleil) mais ce n'est pas plus mal pour pédaler. Nous passons MEKNES après près de 10 km avec une grosse circulation mais une route à 4 voies assez large. Nous traversons une zône très cultivée avec des immenses champs de centaines d'hectares : pommes de terre, grenadiers, oliviers. Nous passons devant un immense domaine viticole. C'est le moment des vendanges, plein de mond dans les vignes : tout est fait à la main. Pour arriver à la ville d'EL HAJED après une bonne côte de 3 km, nous sommes à plus de 1 000 m. Nous faisons nos courses pour le midi et pique-nique à la sortie de la ville. Nous continuons de monter et de descendre à travers les champs d'oignons qui sont mis à sécher sur des lits de pierres de un mètre de haut. Autour de 1 50 m d'altitude, nous arrivons à un endroit étonnant appelé "Paysage d'Ito". En fait, c'est un magnifique panorama sur le Moyen Atlas appelé ainsi en l'honneur d'une dame qui a combattu les rebelles dans cette vallé et résisté aux français avant le protectorat. Nous y rencontrons 4 marocains en vespa qui nous proposent de fumer du Kif, bien sûr nous refusons (même Jojo). J'y rencontre également un marocain qui arrive de TOMBOUCTOU et me parle de ses problèmes pour avoir les visas mauritaniens. Apparamment, il a rencontré pas mal de cyclo-voyageurs, me laissant l'espoir de ne pas être seul par la suite. La suprise du jour, puisqu'il en faut une, je vais vous la raconter. Nous croisons un forgon immatriculé 13, rien de très étonnant car il y a beaucoup de marocaine vivant en France et se rendant au Maroc. Pourtant, ce fourgon fait demi-tour, nous double et s'arrête à hauteur de Jojo qui faisait le plein d'eau à une fontaine. Un marocain descend du fourgon et m'interpelle :"Oh Gérard !" C'était Mohamed (EL YAACOUBI) un ancien client de mon cabinet AXIOME DURANCE qui rentrant d'une ferme qu'il vient d'acheter à 200 km de la pour rentrer chez luis vers MEKNES. Pour une surprise, c'en fut une car Mohamed, un ancien client que j'aimais beaucoup etait mon contact pour le méchoui organisé chez Dominique à Vinon (certains s'en souviennent). Après les embrassades et l'invitation pour retourner à MEKNES chez son ami, nous nous séparons en direction d'AZROU. Nous observons les premières plantations de Cèdres avant de descendre sur AZROU avec une spendide vue sur AZROU et les montagnes du Moyen Atlas, nous laissant deviner les programme des réjouissances des jours suivants. Après avoir fait nos courses, nous nous installons dans un ancien cimetière français où nous pensons être tranquille pour la nuit. Effectivement, sur quelques tombes défoncées, il y a des décès qui remontent autour des années 1920/1930. seule un tombe m'interpelle puisque les décès remonte à 1976, mais je n'aurai aucune explication. Nous déclinons l'invitation de 3 marocains à moitié ivre qui buvaient du vin en bouteille plastique qcachés derrière le mur du cimetière. Ils ne nous embêtent pas plus et montons la tente pour la nuit. | |
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Date du Message : 28 09 2009 00:20:21 | Latitude : 33°53'59,7" - Longitude : -005°-32'-57,1" |
| SIDI KACEM ETC / MEKNES | |
| Dimanche 27 septembre 2009 45 km cumul : 2 373 km
Dénivellé : 680 m. Au réveil tout est trempé, les vélos et la tente. Heureusement que hier soir, nous avons décidé de monter le double-toit de la tent, sinon nous étions complètement trempés par l'humidité tombée pendant la nuit. La route vallonne un peu plus que d'habitude au milieu d'immenses hectares de champs cultivés, nous n'arrivons pas à deviner tout ce qui est cultivé mais nous reconnaissons des champs d'artichauts, d'oignons mais la surface cultivée est assez impressionnante. Nous arrivons à MEKNES par une longue montée, quant à la fin de montée, Jojo mes dit :"Gé, nous sommes filmés par des ardéchois". Je suis assez surpris, je m'arrête net, Jojo manque de me rentrer dedans et de se casser la figure. En fait, c'est le notaire de Largentière et son épouse qui nous ayons vus et étant au courant de mon voyage s'étaient arrêter au bord de la route pour nous filmer. J'avais fait la connaissance d'Alain à l'occasion du décès de Chantal, ma belle-soeur où j'étais intervenu à la demande de mon frère Serge. Au décès de Serge, je l'ai revu avec Sabine et Marlène et je lui avais parlé de mon voyage. Alain et son épouse Anne sont vraiment des gens charmants et cette rencontre a été des plus agréables. Nous leur proposons d'aller manger ensemble quelque part mais comme ils avaient tout dans leur voiture, ils nous ont proposés de pique-niquer ensemble. Ce que nous avons fait très volontiers,d'autant qu'ils nous ont payés le pastis. Ils sont en vacances pour 15 jours et randonnent en 4X4 et à pieds sur les pistes. C'est vraiment un drôle de hasard de se rencontrer à l'entrée de MEKNES. Nous trouvons un petit hôtel afin de nous laver car nous sommes un peu crasseux et bien sûr une lessive importante à faire. A l'hôtel, Jojo demande au à une femme de chambre (quand il s'agit de femme, c'est toujours Jojo) si elle pouvais nous laver les linges et moyennant 50 dirams (4,5 €) nous récupérons notre linge bien lavé et sécher. Je trouve un Cyber club non loin de l'hôtel, il est 22 h. 20, Jojo dort déjà et je commence à avoir sommeil. C'est que me coucher à plus de 22 h., je n'en ai plus l'habitude. Je vais donc vite aller me coucher. | |
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Date du Message : 28 09 2009 00:03:20 | Latitude : 34°10'48,4" - Longitude : -005°-42'-10,04" |
| ARBAOUA / SIDI KACEM ETC | |
| Samedi 26 septembre 2009 98 km cumul : 2 328 km
Dénivellé : 275 m Petit café habituel à 5 h. 45 et départ à 8 h. Entre temps nous avons réparé le garde-boue et mis les auto-collants sur la remorque. Le matin, la circulation est moins dense et il est plus agréable de rouler. Jojo commence à avoir des petits problèmes d'irritation et nous nous arrêtons pour qu'il se passe de la crème que j'avais dans ma pharmacie (merci Jean Leroidustéto). Nous passons KSAR EL KEBIR et quittons la route de RABAT. Nous serons certainement plus tranquille. Le ciel s'obscurcit, devient noir, l'orage menace. Arrivée au village de MECHRA BEN KSIRIS, nous décidons de faire un bonne pause. Il est 11 h 30, nous avons fait 43 km. Bien nous en prend car nous avons juste le temps de mettre nos vélos et leurs pédaleurs à l'abri qu'il se met à tomber une de ces chavannes. Nous en profitons pour manger de la viande hachée et des cottelettes (800 g.) achetées au boucher, cuit par un barbe-cue et mangées dans un bar (il faut chaque fois payer chacun). Ce lieu semble un arrêt de cars important car il y a un trafic incessant et nous avons tout notre temps pour observer ce trafic : c'est assez rigolo. Le boucher est réapprovionné en viande (moutons, demi-boeuf) le tout sur des crochets installés dehors et sortant d'un camion benne? Le temps a l'air de se calmer, nous repartons sur une route mouillée et boueuse. Nous passons pratiquement toute l'après-midi sur une ligne droite (deux petites courbes) de plus de 30 km. Ce fut assez languissant d'autant que le trafic était assez important. Les cars et les taxi nous klaxonnaient pour nous obliger à quitter la chaussé mais les bas côtés étaient couverts de boue et nous ne sommes pas des bourricots. Nous essayons donc de braver ces professionnels de la route mais c'est un jeu assez dangereux. Enfi nous arrions à SIDI KACEM dans l'espoir de faire nos courses et de trouver un coin pour bivouaquer. La ville grouillait de monde, les gamins nous courraient après, nous commencions à nous énerver. Nous faisons tant bien que mal nos courses (les magasins sont difficiles à trouver) et vite fuyons cette ville trop importante pour nous. Nous nous engageons dans des gorges, accompagnés par trois marocains en vélo qui rentraient chez eux au village. Ils faisaient tout pour nous tenir tête et nous n'avions pas du tout l'intention de faire la course, c'était assez marrant. Au bout de 3 à 4 km, à la sortie des gorges, nous trouvons au bord du torrent en crue un magnifique endroit pour planter la tente. Ce soir, nous avons eu juste le temps de monter la tente de jour et nous mangeons à la lueur d'un bougie. | |
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Date du Message : 27 09 2009 23:43:44 | Latitude : 34°54'44,3" - Longitude : -005°-55'-36,9" |
| ASILAH ETC / ARBAOUA | |
| Vendredi 25 septembre 2009 82 km cumul : 2 230 km
Dénivellé : 505 m. Au réveil, c'est le va et vient des paysans qui vaquent à leurs occupations. Bien sûr, c'est toujours par un sourire et un bonjour que les gens nous saluent. L'un d'eux (Mohamed) essaye d'engager la conversation mais il ne parle pas un mot de français et nous encore moins l'arabe. Nous comprenons qu'il nous fait signe de le suivre jusque chez lui pour boire et manger. Et voilà, en poussant nos vélos, il nous mène chez lui dans le village plus haut. Nous entrons dans sa maison magnifiquement tenue et nous nous installons dans son salon décoré par son épouse. Il nous prépare le thé à la menthe (pour répondre à Jean-Pierre, très rafraichissant), du pain, une espèce de crèpe, du miel, des oeufs, des gâteaux préparés par son épouse. En repartant, il nous met tout dans un sac plastique et le chargeons sur les vélos. Ce n'est pas le tout, nous avons bu le café dans la tente à 5 h. 45 et repartons à 9 h. 30, à ce rythme, nous ne sommes pas rendus. La route est légèrement bosselée mais rien à voir avec ce que j'ai vécu en Espagne. Nous sommes toujours dans cette zône de melons et tantôt,nous longeons le bord de l'Atlantique. Le seul problème de la journée, c'est la circulation avec les cars et les taxi qui nous klaxonnent et nous frôlent parfois dangereusement. Nous passon KSAR EL KEBIR, un ville trop grande pour dormir et nous installons dans le petit village d'ARBAOUA en dehors de la nationale. Pour arriver au village, une grosse bosse nous attend, il me faut passer la première. Au village, nous pensions faire les courses mais il n'y avait pas grand chose. Nous avions l'impression d'être en dehors du monde et tout le monde nous regardait comme des extra-terrestre. Nous décidons de casser la croûte au village et de trouver un coin pour dormir dans un petit bois d'eucalyptus au centre du village. Nous mangeons du poulet à la braise, un peu de Vache Qui Rit et quand nous cherchons notre coin pour dormir, il faisait nuit. Nous entrons sous les eucalyptus, non sans avoir accroché mon garde-boue et nous nous installons à l'abri des regards (ce que nous croyons). Après avoir récupéré 5 litres d'eau dans une outre, nous faisonsun petit lavage sommaire, histoire de ne pas coller dans nos duvets. Nous avons peut-être battu un record : coucher à 19 h. et lever à 6 h., cela nous fera une bonne nuit; | |
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Date du Message : 27 09 2009 23:24:04 | Latitude : 35°24'22,4" - Longitude : -006°-00'-56,2" |
| TANGER / ASILAH ETC | |
| Jeudi 24 septembre 2009 55 km cumul : 2 148 km
Dénivellé : 240 m A 8 h. 45, je suis au port, le temps de faire garder mon attelage, de boire un café, je vois arriver Jojo. Son arrivée était prévue à 10 h. mais c'est l'heure du bateau qui prévaut : 12 h. en France, 10 h. au Maroc , enfin nous n'y comprenons rien. Pour récupérer mon vélo, je paye deux gardiens et j'ai encore rien compris. Nous nous installons sur une place pour trier quelques affaires qu'il m'apporte et celles qui repartiront en France. Nous laissons quelques affaires à l'hôtel que Jojo récupèrera au retour. Nous partons en direction de MEKNES par la route de RABAT. Ce n'était pas prévu ainsi mais comme la route est relativement plate, Jojo pourra s'habituer au poids et à l'équilibre : c'est la première fois qu'il tracte une remorque. Nous longeons le bord de l'océan Atlantique (n'est-ce pas Alain), traversons toute une zône de culture de melons avec quantités de marchands au bord de la route qui font la sieste en attendant l'éventuel client. Il est l'heure de trouver le bivouac. Nous prenons un petit chemin de terre, poussons les vélos qur un km et sur un petit plateau nous nous installons au milieu des champs de melons, des vaches et des moutons. Nous mangeons le saucisson amené par Jojo (c'est peut-être le dernier morceau de porc du voyage). La nuit tombe vite vers 7 h. et pour ne pas se coucher trop tôt nous faisons une ballade digestive à la frontale pour découvrir à 500 m. de là, un petit village. C'est dommage car si nous l'avions sû, nous aurions poussé un peu plus loin. | |
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Date du Message : 23 09 2009 21:20:44 | Latitude : - Longitude : |
| PETITE INFO | |
| Jusqu'à présent, j'étais seul et dans les hôtels avec la Wi-fi, j'avais le temps de mettre régulièrement à jour mon carnet de route.
Demmain mon ami Jojo arrive, ce sera moins facile et dans les campagnes moins évident. Je vous donnerai quand même régulièrement des nouvelles mais pas au même rythme avec des synthéses sur plusieurs journées. Pour info, Stéphane a enregistré à ce jour pour le mois de septembre : 4 097 connexion, soit plus de 200 par jour. C'est assez impressionnant et merci à tous mes soutiens, j'en ai bien besoin et surtout pour la suite Bises à tout le monde Gérard, maintenant l'africain | |
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Date du Message : 23 09 2009 21:09:12 | Latitude : 35°46'59,5" - Longitude : -005°-48'-30,1" |
| KSAR EL SEGHIR / TANGER | |
| En démontant la tente, je m'aperçois que je l'avais installée à côté d'un petit dépôt d'ordures, quà cela ne tienne, je ne suis plus en France et il va bien falloir que je m'habitue.
En démarrant à 9 h., je dis bonjour à un marocain qui passait, lui demande l'heure et en fait il est 7 h. Je suis maintenant à l'heure du soleil, ce sera parfait pour mon horloge biologique comme dirait Laurence. Je déjeune au bout de deux heures car jusqu'à présent tout étai fermé : bizarre. A mon grand étonnement, je croise trois cyclotouristes marocain qui arrivent de TANGER. Je ne connaissais pas le Maroc comme une nation de vélo. J'arrive enfin à TANGER après une succession de bosses, il faut bien passer le "Djebel" Je trouve un petit hôtel pour faire ma lessive (elle devient abondante) et j'en profite pour voir mes mails et mettre le site à jour. Je repère les lieux pour accueillir demain mon ami Jojo. L'étape a été très cours mais malgré tout, 455 m de dénivellé. J'ai profité d'un panorame extraordinaire : à ma droite, l'Europe (le détroit de Gibraltar mérite bien son nom), derrière la Mer Méditerrannée et devant l'Océan Atlantique. Une belle leçon de géographie, n'est-ce pas les instits qui me lisent. Je comprends aussi la position très stratégique du fameux rocher de GIBRALTAR (possission anglaise) car il est impossible d'entrer ou de sortir de la Méditerrannée sans être vu. | |
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Date du Message : 23 09 2009 20:57:13 | Latitude : 35°50'11,7" - Longitude : -005°-34'-24,2" |
| SAN ROQUE/KSAR EL SEGHIR ETC | |
| Mardi 22 septembre 2009
63 km cumul : 2057 km Dénivellé : 950 m Aujourd'huyi, normalement je quitte l'Europe et je pose mes roues sur le continent africain. C'est donc tout excité que je démarre du camping pour rejoindre ALGESIRAS 20 km sur une autovia mais avec bande d'arrêt d'urgence, donc tranquille. J'arrive à bon port au puerto à 10 h. 30 pour embarquer à 11 h. En prenant mes billets, je rencontre un couple de français sympas qui travaillent au Maroc et m'invite à passer chez eux à MEKNES, le tout en deux minutes. J'ai leur numéro de téléphone et je ne manquerai pas de les appeler. Sur le bateau, je retrouve mes français et un autre couple de français qui partent pour une mission au Maroc, ils sont du Morbihan et me parraissent très intéréssants : j'aura leur contact par Internet. Je touche du doigt, l'inconvénient du voyage, tu rencontres des gens que tu voudrais mieux connaître et il faut vite se séparer. Ca y est, je foule enfin le sol africain. Je suis à CEUTA (une enclave espagnole) mais déjà en AFRIQUE. Au bout de quelques kilomètres, je passe sans problème la frontière et là, tout change, j'ai vraiment déjà un goût d'Afrique, un petit échantillon de ce qui va m'attendre pendant un an. Après la frontière, une première surprise m'attend, ce n'est plus des "Sierra" à traverser mais des "djebel" et j'attaque une côte de 4 km dont j'effectue le premier km à pied (c'est une première). Pour ne pas être dépaysé, je passe une série d'éoliennes. J'arrive enfin à KSAR EL SEGHIR où je décide de m'arrêter. Petit problème, c'es l'Aït, les hôtels sont fermés, pas de camping et le camping sauvage est interdit. Comme j'ai bourlinguer dans le village, je suis repéré et j'essaye bien de parlementer avec un gendarme de la Gendarmerie Royale, mais rien n'y fait. Je mange un petit bout et je démarre, je verrai bien. au bout de 3/4 km, je m'arrête pour planter ma tente dans un coin pas terrible mais que je crois dans une entière discrétion. Peine perdue, toute la soirée, ce sera un défilé permanent de promeneurs et de pêcheurs qui me saluent tout en engageant la conversation. J'ai changé de continent et de pays, l'accueil n'est déjà plus le même. | |
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Date du Message : 23 09 2009 20:40:27 | Latitude : 36°15'02,7" - Longitude : -005°-20'-14,9" |
| BENALMADENA / SAN ROQUE | |
| Objectif du jour : m'approcher au maximum d'ALGESIRAS afin de prendre le bateau mardi matin.
Objectif atteint puisque je campe à 20 km d'ALGESIRAS, dans un camping assez bizarre en pleine campagne, au milieu de nulle part. Il n'y a pratiquement personne dans ce camping où rien ne fonctionne, le tout pour 18,5 €, je trouve ça un peu cher. Le seul avantage, j'ai pu prendre ma douche froide et la sympathique hotesse d'accueil m'ouvre l'épicerie pour faire mes courses pour manger le soir et déjeuner demain matin. Dans l'après-midi, j'avais appelé ma nouvelle copine Aneka de l'émission de France Inter "Allo La Planète". Elle me rappelle pour fixer le rendez-vous à minuit, finalement Eric LANGE m'appelle à 23 h. car veiller sous la tente, ce n'est pas évident. C'était le dernier jour pour que j'intervienne en Espagne, demain je serai au Maroc. L'évènement important de la journée, c'est que j'ai fait l'étape sur une Autovia sans bande d'arrêt d'urgence. J'ai balisé toute la journée, toujours un oeil sur le rétro, en bénissant mon gilet fluo offert par mon club de RIEZ. Je n'ai jamais compris et je ne comprendrai jamais comment on peut autoriser un cycliste sur ces routes mais c'était la seule solution pour moi. Quande on me parle des dangers de l'Afrique, le vrai danger était peut-être là. | |
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Date du Message : 23 09 2009 20:22:50 | Latitude : - Longitude : |
| BENALMADENA | |
| J'ai du temps devant moi pour arriver à Tanger, aujourd'hui dimanche, je m'oblige à une journée de repos. J'en profite donc pour faire ma lessive (ça devient une habitude qu'il me faudra perdre au retour). Je traine donc toute la journée : repos et Internet. Je suis au bord de la mer mais je n'ai aucune envie de me baigner : faire trois brasses et me sécher sur la plage, très peu pour moi, d'autant que le temps n'est pas trop engageant. Le moment le plus sympa de la journée, c'est le soir dans un resto, le serveuse était française (Corse, c'est bien français je crois), elle me présente trois français : Marie-Christine, Marc et ... Ils m'invitent à boire l'apéro avec eux. Ce fut l'occasion pour moi de déguster un bon vin espagnol et de passer un moment très agréable. C'est seulement la deuxième fois depuis mon départ que je parle en français. | |
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Date du Message : 18 09 2009 21:20:53 | Latitude : 36°44'09,4" - Longitude : -003°-44'-20,2" |
| PTO DEL SUSPIRO/LA HERRADURA | |
| Vendredi 18/09/2009
Vingt-et-unième étape : 78 km cumul : 1 796 km Une journée compliquée en perspective se prépare : je le sens. Comme je suis au camping, le départ ne peut se faire guère avant 9 h. Je suis à 820 m d'altitude et l'arrivée devrait se situer autour de 0 m : ce devrait être une étape facile. Il n'en fut rien, mon premier problème est de ne pas prendre l'autoroute. A un rond-point, la N 323 se transforme en autoroute sans avertissement et je ne sais par où passer. Heureusement, un cycliste sympa (c'est vrai, il y en a) m'indique par où je dois passer. Au bout d'un moment, je le croise et comme je m'étais trompé, il m'accompagne jusqu'à la bonne direction. J'arrive donc vers MOTRIL et me dirige vers MALAGA. Je vois un panneau interdit aux cyclistes dans 10 km. Je suis un peu pris de panique et je quitte cette route au village suivant mais ne trouve pas fortune. Je demande à un taxiteur qui me remet sur le N 430 et me certifie qu'elle va jusqu'à MALAGA. Cette route est abominable, beaucoup de trafic et surtout que des montées et des descentes. Il fait un ventarasse affreux et bien sûr de face. Je suis obligé de passer les bosses en première et à 5 km/h. Il ne faut pas trop que j'insiste car je vais me faire mal. D'autant que ce matin, à cause d'un caillou dans une cale de ma chaussure, je sentais une douleur au genou arriver. Je m'arrête donc à LA HERRADURA, une station balnéaire assez quelconque. Tout comme tout le coin d'ailleurs : une urbanisation à outrance et sans ligne de conduite, c'est n'importe quoi. En descendant de GRENADE, le paysage s'est beaucoup modifié. Les oliviers ont commencé à disparaitre pour faire place aux amandiers (bizarre) et plus je descendais, plus le paysage changait. Je vois des plantations de plus en plus exotiques : manguiers, oranger, avocats, grenadiers, cactus. J'ai enfin le sentiment d'être dans le sud de l'Espagne. Je termine ma descente par le bassin versant de la Sierre Nevada et l'eau coule de partout : toutes ces cultures ne sont donc pas surprenantes. | |
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Date du Message : 17 09 2009 22:17:42 | Latitude : 37°04'06,7" - Longitude : -003°-39'-09,5" |
| GUADAHORTUNA/GRENADE ETC | |
| Jeudi 17/09/2009
Vingtième étape : 96 km cumul : 1 718 km Dénivellé : 720 m Ce soir, je suis dans un camping et j'ai acheté des heures d'Internet. Pour l'ordi sous la tente, avec la frontale, ce n'est pas très confortable mais je vais essayé. La journée se présent bien, il y a du soleil, un peu de brouillard, il devrait faire beau. Je pense prendre une petite route secondaire pour éviter un col à 1 220 m. Peine perdue, la route est en travaux, il me faut passer ce col. J'attaque donc par une petite grimpette de 5 km, pas trop dure et je suis en forme. Comme quoi, tout est dans la tête, hier j'ai été perturbé par le vol de mon fanion. Le paysage change, s'il y a toujours de oliviers et même à 1 220 m d'altitude, il n'est plus le roi, il fait place à d'autres cultures, tournesols, céréales et chênes verts. J'emprunte des petites routes secondaires où je suis le roi. Le temps se couvre et il fait un vent de face terrible : un peu comme les jours de tramontane chez nous, nuages, soleil et surtout froid. A 17 km de GRENADE, je suis obligé de prendre l'Autovia (autoroute). Au début, la circulation était supportable mais au fur et à mesure que je m'approche de GRENADE, elle se densifie. Comme ça commence à devenir dangereux et désagréable, je le quitte. Là, suprême erreur car il m'a fallu plus d'une heure pour entrer dans GRENADE. Je demandais sans cesse ma route et on me faisait tourner en rond ou en m'envoyer sur l'autoroute. Enfin dans GRENADE, des travaux de partout et il me faudra une heure pour en sortir. Du coup, pas de halte à GRENADE, soi-disant si jolie, je reviendrai avec Laurence. La ville avec le vélo et la remorque, c'est l'horreur, il faut éviter, d'autant que je hais les villes. Le vent souffle de plus en plus fort. Sur du plat montant, je route à 9 km/h. Il faut vite que je m'arrête car j'ai très froid et faim. Dans cet endroit, pas d'hôtel, tant pis, je vais bivouaquer et pique-niquer comme à midi. Je ne trouve pas de coin adéquat. Et là, miracle, à PUNTO DEL SUSPIRO DEL MORO, un camping au bord de la route. En fait, quelqu'un m'avait renseigné juste avant. Il m'avait indiqué un média kilomètre mais au bout d'un kilomètre d'une montée très raide, je vois un panneau : camping à 500 m : c'est la relativié des distances, un automobiliste et un cycliste....... | |
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Date du Message : 16 09 2009 22:31:13 | Latitude : 37°33'43,4" - Longitude : -003°-24'-01,7" |
| UBEDA / FUADAHORTUNA | |
| Mercredi 16 septembre 2009
Dix-neuvième étape : 69 km cumul : 1 622 Dénivellé : 1 195 m (et oui) Il tombe des trombes d'eau toute la nuit. Je suis dans une chambre mansardée et la pluie sur le vélux m'a permis de ne pas trop dormir cette nuit. A la TV espagnol, ils ne parlent que des inondations en Andalousie et j'en suis au coeur. Ce matin, il pleut toujours mais je décide de partir tout de même. J'enfile le bas et le haut de mon Gore-Tex (je vous dis tout) et je démarre sous la pluie. Au bout d'un km, je m'aperçois que j'ai oublié le fanion de la remorque. Je remonte à l'hôtel et là, rien, on m'a bel et bien piqué mon fanion : pourquoi ? Je ne le saurai jamais. Au moment du deuxième départ, la pluie cesse, je quitte donc les Gore-Tex, mais conserve les manches longues et le coupe-vent. Je remonte dans le village perché pour trouver la route de JODAR. Enfin en haut, je me renseigne sur la route et une dame me fait redescendre (c'est un bon km à 10 %). En bas, je me renseigne à nouveau et il me faut remonter, bah ! je ne suis plus à une bosse près. Je suis maintenant sur la route de GRENADE, qui commence par une longue descente, mais gare, ça va remonter de nouveau. Effectivement ça grimpe de nouveau. Je ne me sens pas trop en forme, j'ai les jambes lourdes, je dois être dans un jour sans (tous les cyclistes connaissent cet état). A la sortie de JODAR, le ciel s'assombrit, je remarque un coin pique-nique avec banc et décide de manger avant qu'il ne pleuve. Je m'installe et dès que je commence mon repas la pluie se met à tomber. Je range tout et redescend au village pour trouver un hôtel. La météo annonçait du mauvais temps pour la journée et ça se confirme. J'entre dans un bar pour m'abriter. La pluie cesse et en sortant, il fait soleil. Je fais donc demi-tour et finalement je continue : on verra bien. Toute l'Andalousie est en alerte, il y a eu des inondations partout et les champs d'oliviers sont ravagés et baignent dans l'eau, il me faut donc être prudent. Il ne fait pas trop mauvais mais la route n'arrête pas de monter et de descendre (surtout monter). Je n'ai pas trop le goût à pédaler et c'est vraiment la première fois que je tourne les jambes pour faire des kilomètres. Je décide de m'arrêter à HUELMA : 58 km ça suffit. Le prochain village est à 111 km, allez encore un effort et je continue. Là, c'est la surprise du jour : un col de 5 km qui culmine à plus de 1 200 m (je n'aurai pas à le faire demain). J'en ai plein les jambes, je grimpe en deuxième, à 5 km/h. En haut, le temps menace de nouveau et j'ai juste le temps d'arriver à GUADAHORTUNA avant la pluie. A ma surprise, il y a un petit hôtel dans ce village perdu dans l'Andalousie. Je suis à 1 000 m d'altitude et il fait un temps pourri, je suis obligé de sortir tous les vêtements chauds que je possède : c'est un comble. C'est très certainement la plus mauvaise journée que j'ai passé depuis mon départ. L'intéret, c'est que c'est fini et demain sera meilleur. | |
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Date du Message : 16 09 2009 06:45:02 | Latitude : - Longitude : |
| Oubli 16ème étape | |
| Et oui, c'est encore moi.
Nous sommes le 16 septembre, il est 6 h. 30, il pleut des cordes et je ne sais pas encore ce que je vais faire dans la journée. Prendre la pluie dans la journée, c'est un fait, mais partir sous la pluie, c'est autre chos ; d'autant que je ne suis pas à la bourre. Ce petit mot pour vous signaler un petit oubli lors de la 16ème étape, le 13/09 après les courses faites au village de JARDIN. "Finalement cette vallée n'arrête pas de monter pour arriver à un nouveau col (Los Pocicos) à 1100 m. et c'est encore la surprise du jour. Bien sûr en haut, c'est un immense plateau qui m'attend et devinez ce que je vois : une kiriel d'oliennes (Marine ma filleule serait ravie). Ce qui est rigolo dans cette histoire, c'est que je suis dans la Mancha et je vois un panneau de Don QUICHOTE avec Sancho Pansa sur son âne. Don Quichote qui s'est battu conre les moulins à vent, aurait bien du boulot maintenant avec ces éoliennes. Et si les éoliennes étaient les moulins à vent modernes". Voila pour l'oubli réparé. Chaque fois que je me relie, je trouve des "fotes d'ortografes" et je vous demande de m'en excuser, surtout que je suis assez à cheval sur ce point. J'écris souvent avec mon ordi sur mes genoux, dans mon lit et ne prends pas le temps de me relire. | |
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Date du Message : 15 09 2009 20:42:49 | Latitude : 38°00'35,3" - Longitude : -003°-22'-07,3" |
| VILLANUEVA / UBEDA | |
| Dix-huitième étape : 45 km cumul : 1 553 km
Dénivellé : 480 m D'après la météo, la journée s'annonce pluvieuse. J'essaye donc de partir de bonne heure (8 h. 30). J'attaque comme je l'avais dit la veille par 4 km de montée moyenne (4ème et 5ème). En haut de la bosse, un panneau : Parc naturel de la Sierra Cazorla, pas étonnant que ça grimpe, je commence ma litanie de Sierra jusqu'à GIBRALTAL. Il ne pleut toujours pas mais la route est mouillée : il vient de pleuvoir, j'ai peut-être de la chance. Effectivement, je vois un coin de ciel bleu mais pas pour longtemps car le ciel s'assombrit de nouveau. J'ai même un peu froid et j'enfil mon coupe-vent (étonnant sous cette latitude). A UBEDA, je décide de m'arrêter car la ville semble jolie et j'ai une grosse bugade à faire. Je trouve un hôtel avec Wi-Fi, je vais pouvoir mettre mon courrier à jour. J'en profite et c'est très important pour acheter una mappa del carreteras de la région. L'approche de GIBRALTAR (GRENADE, MALAGA) avec toutes les autoroutes me parait compliqué. Aujourd'hui, jai pédalé dans une mer d'oliviers. Ce n'est pas compliqué, vous prenez 2 ou 3 départements de Provence avec des sommers à 1 500 m et vous plantez tout en oliviers, sans aucun autre arbre, ni culture. Sauf quelques uns, les oliviers ne sont pas énormes, j'ai l'impression que les Andaloux suivent les conseils du groupement des oléiculteurs de Manosque : on rase à la tronçonneuse et on fait repousser. Ici, je le comprends car il y en a tellement et ça repousse vite, mais chez nous ???? Je ne connaissais pas UBEDA mais c'est une ville absolument magnifique puisque l'hôtel se targue d'être: "Todo en pleine corazon del renacimient Andaluz (tout en plein coeur de la renaissance andalouse) Comme quoi, l'Andalousie réserve bien des surprises et les gens y sont charmants d'ailleurs. | |
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Date du Message : 15 09 2009 20:26:01 | Latitude : 38°10'21,7" - Longitude : -003°-00'-15,9" |
| ALCARAZ ETC/VILLANUEVA | |
| Dix-septième étape : 75 km cumul : 1 508 km
Dénivellé : 640 m Ce matin, c'est le luxe, un petit café dans le duvet en me réveillant. Le problème du bivouac, c'est que l'on ne peut partir de bonne heure. Le jour se lève à 7 h. 30 et le temps de plier la tente mouillée re ranger ses affaires, je démarre à 9 h. sans déjeuner. La journée sera excellente car je démarre avec le soleil. Pas pour longtemps car le ciel se voile et il fait relativement froid. J'aurai dû mettre les manches longues et le coupe-vent. Je m'arrête au bout de 10 bornes pour déjeuner. Petit à petit, l'olivier occupe tout le terrain, ensuite je passe dans un coin avec des plantations de chênes verts : je ne comprends pas. Un panneau me signale me signale que j'entre en ANDALOUSIE et je cherche les belles andalouses de Jean FERRAT (mon pianiste préféré et sa culture musicale comprendra). Des petits troupeaux de montons et leurs bergers m'accueillent dans cette nouvelle province. Je suis dans le domaine des oliviers. Je n'en avais jamais autant vu et même si on me l'avait expliqué, je ne l'aurai pas cru : des oliviers à perte de vue, jusqu'à la cime des montagnes. A midi, je profite d'un rayon de soleil pour pique-niquer à l'ombre d'une gineste (genêt) et faire sécher la tente. Jusqu'à présent, la route, comme d'habitude, la route montée et descendée tranquillement, mais cela ne va pas durer. J'attaque des montées de plus en plus longues au milieu des oliviers. Mes mollets sont mis à rude épreuve. Le temps commence à se couvrir et menace. J'avais décidé de m'arrêter à VILLANUEVA DEL ARZOBISPO, comme ce village est en retrait de ma route, je décide de continuer jusqu'au prochain hôtel. Dans la grande montée (3 km) qui évite le village, je me prends une chavanne, j'ai juste le temps d'enfiler le Gore-Tex et je suis trempé comme une soupe. En haut de la montée, je décide de redescendre au village et de coucher dans ce village. Je ne dois pas avoir assez de bosses car celle-ci, je l'ai montée pour rien car demain, il faudra tout recommencer. Le premier hôtelier me voyant tout mouillé me dit que son hôtel est complet : décidément, j'adore les espagnols et leur sens de l'accueil. A u second c'est le bon et je peux ains me sécher et mettre Tornado à l'abri pour la nuit | |
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Date du Message : 15 09 2009 20:07:45 | Latitude : 38°36'58,3" - Longitude : -002°-35'-32,10" |
| ALBACETE EXT/ALCARAS ETC | |
| Seizième étape : 82 km cumul : 1 433 km
Dénivellé : 515 m. Ce matin, grâce matinée, debout à 7 h. pour un départ à 8 h. 45. Je finis la plaine d'hier soir en compagnie de lapins que je vois courir dans tous les sens. Je n'en ai jamais vu autant de ma vie. Dans cette plaine, d'immenses champs de cebola (oignons). C'est peut-être de là l'origine du chef espagnol dans Astérix ches les Ibères : soupalognonycrouton. Après 20 km tranquilles, fin de la plaine et j'entre dans une vallée que je remonte et bien sûr, le paysage change complètement : collines et verdure. Je fais connaissance avec mon nouvel ami hollandais "VAN DANS LA GUEULE" mais je ne plains pas car mon autre ami "VAN DANS LE DOS" m'a beaucoup aidé la première partie du voyage. Je m'arrête au village de JARDIN (marrant comme nom) et j'en profite pour faire mes courses, ainsi si je peux bivouaquer ce soit, je serai autonome. J'arrive au village que je suppose être le terme de ma journée : ALCARAZ à ne pas confondre avec ALCATRAZ. Une rude montée me mène au village, en première et je suis un peu juste mais je ne mets pas le pied à terre, si des fois on me regardait. Au village, il n'y a pas grand chose, c'est juste un village touristique. J'aurai fait cette montée pour rien car je redescends aussitôt pour me sustenter dans une auberge. J'avais décidé de manger chaud le midi et de pique-nique au bivouac le soir. Il faut que je vous dise que ma réserve de gaz diminue et je ne trouve pas de recharge. C'est vrai que les régions que je traverse ne sont du tout touristiques. Je quitte donc ALCARAZ et continue mon bonhomme de chemin en cherchant en endroit pour passer la nuit. J'emprunte un petit chemin non goudronné et enfin, je trouve un endroit sympa pour planter la tente. Le tente montée, un coup de vent et l'orage qui menace, je range vite mes affaires et m'apprète à affronter les éléments. Heureusement, il passe à côté et je pense que ce n'est pas pour ce soir. Je vais passer ma premmière nuit sous ma tente, je ne l'aurai ainsi pas trimballer pour rien. | |
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Date du Message : 15 09 2009 19:50:51 | Latitude : 38°57'25,7" - Longitude : -001°-57'-11,9" |
| UTIEL / ALBACETE ETC | |
| Quinzième étape : 131 km cumul : 1 351 km
Dénivellé : 870 m Une fois n'est pas coutume, je bois mon petit café au lit (comme à la maison) à 5 h. 45. Je déjeune dans ma chambre pour pouvoir partir de bonne heure. Je démarre à 7 h. 15, entre chien et loup (je suis à l'ouest du méridien de Grenwisch). J'attaque par une petite route de campagne pour rejoindre REQUENA et la N 322. Je suis dans une région viticole et nous sommes en plein vendanges. C'est une litanie de tracteurs avec remorque qui se croisent, certains vont vider à la bodega (cave), d'autre s'en retournent dans les vignes pour faire le plein. Tout ça, c'est bien sympa, d'autant que le paysage est superbe, mais il y a un mais car toutes ces remorques remplies de raisins déversent sur la route du jus de raisins. Celà crée une pègue sur la route qu'il vaut mieux éviter sinon tu ramasses ainsi tous le gravillons et tu augmentes les riques de crevaisons. Les vendangeurs en passant me saluent d'un Hola bien agréable. Des hordes de motards n'arrêtent pas de me doubler : un motard, ça ne me dérange pas mais quand ils sont une dizaine, ça devient désagréable (n'est-ce pas GG (l'autre). En arrivant à ALBACETE, je comprendrai pourquoi tous ces motards. Dans cette ville, il y a uno circuito de velocidad et certainement une compétition. J'avais cru comprendre d'après l'hotelier qu'après VILLA TOYA, la route descendait jusqu'à ALBACETE. J'ai encore du progrès à faire en espagnol parce qu'à partir de là, la route s'est mise à grimper et ce pendant 9 km. Le décor en profite pour changer, je ne suis plus dans les vignes mais dans les collines plantlées de pins. En haut de la bosse, je retrouve à nouveau les vignes qui disparaissent progressivement pour faire place à une immense plaine où l'on cultive les céréales (les nombreux silos en témoignent). La route reprend ses montées et descentes, je commence à en avoir l'habitude. Il me faut trouver un endroit pour pique-niquer, mais pas d'ombre à l'horizon et cette plaine n'est vraiment pas très chouette. Enfin un village, je me dirige vers l'église et je pique-niquerai sur un banc public en plein cagnard. En sortant du village, j'aperçois des bancs bien à l'ombre : c'est toujours Il me rest 1,5 litre d'eau et des barres de céréales, ça devrait le faire. Mais où bivouaquer dans cette plaine désertique où tout est grillagé. Enfin j'aperçois deux hotels face à face.Le premier est complet mais accepte que je monte la tente sur son parking crado si je mange chez lui. Je traverse et là, miracle, il leur reste une chambre. C'est un hôtel minable en pleine campagne, peut-être de passe, mais je suis content. Ce soir, j'arrive une fois de plus exténué et maintenant, c'est décidé, je vais me calmer. Il ne me reste plus que 600 km pur rejoindre GIBRALTAR en 11 jours, soit 55 km par jour, je peux le prendre plus cool. | |
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Date du Message : 11 09 2009 20:13:01 | Latitude : 39°34'07" - Longitude : -001°-12'-09,4" |
| JOURNEE DE REPOS | |
| Quatorzième étape (heu !) 0 km cumul : 1220 km
Dénivellé : 0 La nuit porte conseil parait-il. Et bien ce matin en me réveillant, j'ai décidé de me reposer. Les muscles étaient un peu douloureux et comme il me reste une moyenne de 60 km par jour pour arriver à TANGER où JOJO doit me rejoindre. J'en ai profité pour me promener dans cette ville d'UTIEL où il n'y a rien d'exceptionnel. J'ai fait une bugade (lessive) et glander toute la journée. Le seul problème, ce sont les horaires des repas ; déjeûner à 14 h. et dîner à 21 h. et mon estomac crie famine deux heures avant. Cette après-midi, après ma première sieste depuis mon départ (ce n'est pas de moi), j'en ai profité pour mettre mon courrier à jour. Ensuite, j'ai regardé l'étape du Tour d'Espagne à la télé qui passe dans le secteur. Cela m'a permis de retrouver les routes et les paysages que j'ai traversés. Ce soir, une bonne nuit et "magnana" ALBACETE, une étape de 112 km. | |
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Date du Message : 11 09 2009 00:41:19 | Latitude : 39°34'07" - Longitude : -001°-12'-09,41" |
| TERUEL / UTIEL | |
| Trezième étape : 122 km cumul : 1 22O km
Dénivellé : 885 m Comme je vais déjeuner dans un bar qui ouvre à 7 h., je suis pret pour le dépar à 8 H. 15. Aujourd'hui une grande étape m'attend. La première partie de la journée est très agréable car je descend doucement le long d'une rivière. Cette rivière d'ailleurs est d'un couleur marron. Y a t-il plu quelque part ou est-ce se couleur normal ? Je ne le saurai jamais. Pour une fois, je suis entouré par du vert, toujours les plantations de peupliers et aux abords des villages de magnifiques jardins. Je passe de gorge en gorge où la couleur ocre domine, sans aucun effort : je me régale. Après 40 kilomètres, je quitte la route de CUENCA pour me diriger vers UTIEL et les choses se corsent. Après le spendide village de ADAMUZ, je vois au loin la route s'élever de façon spectaculaire. Je pense que ce n'est pas pour moi car il n'y a rien d'indiqué sur la carte. Et bien oui, c'est ma route que je grimper pour la première fois en première (tout à gauche, expression de cycliste)? Je grimpe péniblement cette bosse de 6 kilomètres et ma fierté mal placée me refuse de mettre pied à terre. Je suis à la limite de craquer et 1 % de pente supplémentaire, je ne passe pas. J'ai ainsi testé les possibilités de Tornado qui a l'air de souffrie également. J'arrive finalement à 1 200 m. d'altitude sur un immense plateau qui me fait penser aux CAUSSES du centre de la France. La route reprend sa litanie de montées et de descentes, je suis toujours entre 1 200 et 1 000 m. J'arrive enfin au village de LANDETE ( 1020 m), j'ai soif, faim et je suis fatigué. Comme il est 13 h., je décide de faire une grande pose et d'analyser la situation. Je trouve difficilement un bar pour boire deux cervezas et prendre un barcadas (un gros sandwich chaud avec jambon et oeuf). Dans le bar, je baragouine avec trois clients qui n'en reviennent pas que je vais jusqu'en Afrique. Je me rencarde sur la suite de la route et mes signale que jusque UTIEL, ça descend. Il ne me reste plus que 50 km, je décide donc de rejoindre cette ville car je n'ai pas envie de rester à LANDETE, petit village perdu sur ce Causse pas terrible. Ces gens non jamais fait de vélo car si effectivement ça descend les plus souvent, la route continue tout de même de monter et de redescendre : c'est vrai qu'en voiture ça ne donne jamais l'impression de grimper. finalement j'arrive à UTIEL sous la chaleur et en plus la ville est toute bloquée par une course de Taureaux que je n'aurai pas la patience de regarder. Avec difficultés, je trouve un hôtel sympa où le patron me demande de signer un autographe, décidément, c'est la gloire, mais que c'est dur. | |
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Date du Message : 09 09 2009 20:38:14 | Latitude : 40°20'45.4" - Longitude : -001°06'19.8" |
| MONTALBAN / TERUEL | |
| Douzieme journee : 78 km cumul : 1 098 km
Denivellee : 900 m. Pas de wi-fi en vue, ce soir je vais essayer de vous narrer la journee d'un cyber cafe. Avec leur clavier espagnol, mois qui tape avec mes dix doigts, cela ne va pas ètre de la tarte. Comme je le prevoyais, le depart fut rude, je passe un premier col qui culmine à 1 408 m. en deuxième et troisième. J'effectue mes deux premières heures à 7,5 de moyenne mais je n'ai pas ñis le pied à terre. En haut du col, j'etais très fier de moi, j'ose le dire, pas de fausse modestie. Je suis dans un decor d'eoliennes. Je savais qu'il y en avait beaucoup en Espagne, mais pas à ce point. Finalement, qu'il y en ait 4 ou 5, ou des dizaines, dans ce paysage desertique, je me dis pourquoi pas ; c'est surement mieux que le tout nucleaire decide par nos dirigeants en France. Quand je bascule, je suis dans un tout autre paysage. Je pedale sur un immense plateau couvert de cultures (de nombreux silos en teñoigne). Le plateau de Valensole à còte, c'est de la "nionotte" (pardon Maurice CHASPOUL). Je descends quelques kilomètres et de nouveau un autre col : ça ne va pas recommencer comme hier. Non car la fin de la journee va ètre un regal. Je traverse des petits villages, tous plus magnifiques les uns que les autres. Je fais mes courses à ALFAMBRA oú, j'ai enfin le sourire de la marchande (c'est malheureusement assez rare en Espagne). Je descends traquillement une vallee où les cultures font place à des plantations de piboules (peupliers). Je n'aurai eu que de la verdure aujour'hui et en plus le sourire de la marchande, c'est bon pour le moral. A 15 kilomètres de TERUEL, je croise un cycliste espagnol qui fait demi-tour pour m'accompagner jusqu'à l'entree de TERRUEL. Il me faut faire très attention car je m'engraine et nous devalons sur TERUEL à plus de 30 kilomètres heure. Comme c'est un coureur, il me sert de près mais vu mon chargement, je n'ai pas toute ma dexterite. Il me signale qu'il a un magasin de velo et m'indique un hòtel à còte de son magasin. A 5 heures, je vais le voir pour m'acheter un cuissard car je n'en ai plus qu'un (c'est un peu juste), mais il n'avait que des cuissards de VTT et moi, j'aime les cuissards un peu long : ben quoi, on peut voyager et rester coquet. J'aurai ainsi passe une excellente journee, sans trop de chàleur car en altitude et avec quand mème 900 m. de denivelle. Je pense que la suite sera encore assez bosselee, je n'ai pas choisi le plus facile mais c'est le prix à payer pour la tranquillite. OUF, je m'en suis sorti mais excuses les accents, je ne les trouve pas. | |
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Date du Message : 08 09 2009 19:36:27 | Latitude : 40°50'10,8" - Longitude : -000°50'05" |
| ALCANIZ / MONTALBAN | |
| Onzième étape : 79 km Cumul : 1 020 km
Dénivellé : 1 215 m. Départ d'Alcaniz à 8 h 45 et la route commence déjà à monter. Des petites descentes et de nouveau ça remonte et chaque fois pour finir par un petit "raidar), le tout en lignes droites de 5 à 6 km. C'est un paysage de plateau (incliné dans le mauvais sens) avec beaucoup de cultures, en particulier du maîs et des fruits (pêchers, pommiers, oliiers, amandiers). L'altitimètre n'en finit pas de gimper progressivement. Vers 11 h., pour ne pas me faire avoir comme hier, je fais mes courses à Alcorisa et décide de continuer pour manger vers 12 h. 30. Bien sûr je trouve de suite des coins à pique-nique sympa mais je fais le héron. Vers 12 h 15, dès que je trouve un coin sympa, je m'arrête. Miracle, un village (il y avait longtemps) sur ma gauche : LOS OLMOS. Je m'installe sur la place du village, sur un banc bien à l'ombre : quel bonheur !, d'autant que je suis allé acheter un bouteille d'eau bien fraîche au bar de la place. Je casse une bonne croûte et repart sous la cagne. Laurence va être très contente car en partant, je mets ma casquette et me tartine de crême solaire. Je suis à 700 m d'altitude et la végétation s'amenuise, il ne rest plus que les oliviers et les amandiers. Sous un soleil de plomb, la route n'en finit pas de monter ; les oliviers disparaissent et seuls les amandiers sont très présents. Pour se mettre à l'ombre en cette saison sous un amandier décharné ce n'est pas le top. Je cuit donc sur le goudron. Depuis que ça monte, j'arrive enfin à un col qui culmine à 1 180 m. Je pense que ma journée est pratiquement terminée car il ne me reste plus que 15 km pour atteindre MONTALBAN, que nenni, si la route descend, elle remonte aussitôt. J'atteint au bout de 76 km MONTALBAN, village magnifique, chique comme il est 16 h., j'aurai le temps d'y traîner. Je cherche "una habitationne" (chambre), peine perdue car dans ce village, il n'y a rien d'ouvert, le seul hôtel est à 3 km et je n'ai pas d'autre chois que d'y aller car dans ce coin, pas de camping et impossible de bivouaquer. Finalement ça m'arrange car une fois de plus je suis cuit et j'ai un peu de linge à laver. Après le passage des Pyrénées, je croyais avoir fait le plus dur mais c'est une erreur car la chaleur et le relief rendent mon avancée assez pénible et ça ne va pas se calmer car demain, j'ai un autre massif à traverser. Si ce n'est le monde, j'aurai peut-être dû passer par le côte. J'allais oublier une information importante : hier, j'ai quitté la Catalogne et je suis maintenant dans l'Aragon. J'ai également passé aujourd'hui passé le cap de 1 000 kilomètres, je vais peut-être descendre au bar de l'hôtel pour fêter ça et me payer un petit apéritif. | |
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Date du Message : 07 09 2009 23:00:23 | Latitude : 41°03'05,9" - Longitude : -000°08'16,9" |
| LERIDA / ALCANIZ | |
| Excusez-moi, sur le texte précédent, j'ai fait une erreur, j'ai rentré les coordonnées de la veille, il faut tenir compte de celle-ci.
MILLE EXCUSES G | |
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Date du Message : 07 09 2009 22:55:52 | Latitude : 41°41'21,6" - Longitude : 000°43'41,1" |
| LERIDA / ALCANIZ | |
| Dixième journée : 131 km cumul : 941 KM
Dénivellé : 1 100 m. Nous nous avec Claude et Alai après le petit déjeuner à 9 H. Je démarre ma première journée seul non sans inquiètude. Mon chargement est maintenant complet (150 kg avec le bonhomme et le vélo). Je me demande comment je vais pouvoir passer les bosses car les jours précédents ont été assez difficiles. Pour le début de la journée, la route est relativement plate mais je ne sens pas la remorque, c'est bon signe. L'avant veille et la veille, Claude m'a fait repérer la traversée de Lérida (une grande ville), tout ce passe donc à merveile. Un premier petit problème 10 km avant Fraga, il n'y a plus de route nationale, seule l'autoroute continue. J'arrête un automobiliste qui me dit de prendre l'autoroute !!! Je refuse et en arrête un autre qui me signale qu'il n'y a pas d'autre route. Je retourne donc vers Lérida et au bout de 7 à 8 km, je prends une petite route qui me permettra de rejoindre la route d'Alcaniz mais ce n'est pas un raccourci et je dois faire une quinzaine de km supplémentaires. Je traverse une magnifique vallé fruitière (pêche, amandes, poires, pommes, coings) arrosée par une rivière assez importante, le Segre qui grossit de plus en plus. C'est normal car à MEQUINENZA, il y a un grand lac. En bon bas-alpin, je m'y connais en lac. Qui dit lac, dit barrage et s'il y a un barrage, il y a une bosse pour passer au dessus du barage (voir Esparron). Effectivement, dès que je récupère la nationale, il me faut grimper une bosse de 2,5 km à plus de 10 %. C'est mon premier test en pleine charge et tout ce passe bien puisque je monte en troisième et j'ai encore deux vitesses en rab. Au début du séjour, j'aurais grimpé cette bosse à pieds. Je remercie Alain et Claude car ma forme est allée crescendo. Je suis très heureux et très fier car je n'ai plus d'inquiètude pour la suite du voyage. La route n'en finit pas de grimper, quoiqu'avec des pourcentages moindres. C'est une succession de montées et de descentes qui n'en finissent plus. Le tout se passe dans un décor désertique, sans arbres, sans ombre, et sans villages pour ravitailler. J'arrive à CASPE à 15 h., je n'ai pas encore mangé (une simple pomme) et je suis cuit. Pensant coucher à CASPE, je m'enfile un énorme sandwich et deux cerveza (bières). Le coin ne me parait pas sympathique et encore ces odeurs d'élévage de porcs, je décide de rejoindre ALCANIZ, distant de 30 km. Ce sera 30 km de calvaire, la route n'en finit pas de monter, il fait très chaud, pas d'ombre et rien au bord de la route, je suis dans un payzage de Western, je me croirais dans l'Arizona. J'arrive enfin à ALCANIZ où je trouve un petit hôtel car dans la région, il est impossible de bivouaquer et il n'y a pas de camping. Pour ma première en solo, j'aurais donc fait 130 km et 1100 m de dévillé, à ce rythme, l'Espagne sera rapidement traversée. Demain, je vais essayer de faire plus court sinon c'est mon corps qui me lachera. | |
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Date du Message : 06 09 2009 12:06:50 | Latitude : 41°41'21,6" - Longitude : 000°43'41,1" |
| JOURNEE DE REPOS | |
| Neuvième journée
Petit déjeuner très succint à l'hôtel, heureusement il nous restait un cake de Martine (merci Roland), nous nous en sommes payés une tranche. Nous reconnaissons la route pour ma traversée de Lérida afin de me faciliter mes premiers bouts de route en solitaire demain matin. Gràce à une connection WI FI, je mets le site à jour assis sur un banc public. Bises à tous et à la prochaine connexion. G et Tornado | |
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Date du Message : 06 09 2009 12:01:19 | Latitude : 41°41'21,6" - Longitude : 000°43'41,1" |
| PONTS / LERIDA | |
| Huitième journée : 52 km cumul : 810 km
Dénivellé : 600 m. Aujourd'hui, une demie étape pour rejoindre Lérida, lieu de séparation avec mes ammis. 52 km, et nous sommes à l'hôtel à midi, que demande le peuple. Nous passons l'après-midi à visiter Lérida en touriste. Je cherche vainement un magasin pour acheter une batterie pour mon téléphone. Comme les magasins n'ouvrent qu'à 17 h., nous en profitons pour visiter la cathédrale "Seu Vella" (ancienne caserne militaire). Ce soir, dodo dans un petit hôtel sans charme. Nous mangeons à l'hôtel, avec l'impression de déranger le personnel, seul le patron a un peu le sourire. Heureusement, il y a une petite clim dans la chambre car l'odeur pestilentielle des épandages de boues nous oblige à fermer la fenêtre. | |
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Date du Message : 06 09 2009 11:54:42 | Latitude : 41°54'57" - Longitude : 001°11'04,2" |
| BERGA / PONTS | |
| Septième journée : 90 km cumul : 758 km
Dénivelé : 1000 M. Aujourd'hui, étape classique quoique avec 1000 m de dénivellé, ce n'est pas mal. L'épandage des boues des stations d'épuration est monnaie courante dans la région, ajoutée aux nombreuses porcheries que nous rencontrons, nous respirons ces odeurs toute la journée : pas très agréable. A midi, Claude est allé faire les courses à Solsona, est revenu à notre rencontre pour notre premier pique-nique au bord de la route. C'est le premier essai de mon siège. C'est agréable de ne pas s'assoir par terre, si je peux il fera le voyage avec moi. A la fin du repas, je fais même le café. Nous repartons vers Ponts où nous dormons dans une petite ville sympa où la Wi Fi de l'hôtel me permet de me mettre à peu près à jour. C'est une première semaine de vélà et j'ai effectué 758 km soit une moyenne de 108 km par jour, ce n'est pas mal pour un début car je sens la forme arriver. | |
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Date du Message : 06 09 2009 11:47:15 | Latitude : 42°06'16,4" - Longitude : 001°51'06" |
| PRATS DE MOLLO/BERGA (ESP ) | |
| Sixième jour : 105 cumul : 668 km
Dénivelé : 1 500 m. Encore une grosse journée. Les Pyrénées, il faut bien les traverser, je ne les avais prévus aussi durs. Après un court arrêt à Ripoll pour nous ravitailler d'un sandwich espagnol, et d'une pizza nous avons mis notre espagnol à rude épreuve. Nous pensions avoir fait le plus dur de la journée (le col d'Ares 1500 m) mais nous n'arrêtons pas de monter et de descendre sur des petites routes tranquilles (sans circulation. A Berga, nous arrivons à proximité de l'hôtel où une bonne surprise nous attend dans le confort d'un hôtel luxueux mais impersonnel. | |
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Date du Message : 06 09 2009 11:37:34 | Latitude : 42°24'14,8" - Longitude : 002°28'48,1" |
| TAUTAVEL / PRATS DE MOLLO | |
| Cinquième jour : 100 km cumul : 563 km
Dénivellé : 1 605 m. Départ de Tautavel mais au bout de 4 kilomètes, je m'aperçois que j'ai oublié mon fanion (première erreur).C'est Claude avec la voiture qui s'y colle. Alais qui connait parfaitement la région nous concocte le trajet. Résultat des courses : 20 km en plus et près de 1000 m de dénivellé en plus (dur dur dur). Heuruesement le paysage est magnifique et compense largement les difficultés de la journée. C'est notre dernière étape française et je pensais mettre à jour le site mais à Prats de Mollo, pas de connection. Ce sera pour une autre fois. Heureusement un bon repas à l'hôtel nous remont le moral car je sens la fatique arriver. Une étape de repos sera la bienvenues mais hélas, nous ne sommes pas encore à Lérida. | |
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Date du Message : 06 09 2009 11:30:37 | Latitude : 43°29'07" - Longitude : 002°45'30,1" |
| ST PONS / TAUTAVEL | |
| Quatrième jour : 125 km cumul : 463
Dénivelé : 1 000 m Après le petit déjeuner, Roland nous quitte mais surtout Laurence. Cette fois c'est la séparation, elle a été progressive mais très dure. Je démarre en pleurs mais je ne me retourne pas. Nous attaquons le col de Ste Colombe sous la pluie. C'est le baptème de Tornado. Dans la descente du col nouvelle émission de radion en direct au bord de la route, cela se renouvellera encore deux fois. Journée encore pénible mais dans des décors superbes au milieu des vignobles : Minervois, Corbières, Fitou, Rivesaltes, tout un programme. Arrivée à Tuchan, nous avons le choix : Tautavel direct ou par Estagel. Bien sûr nous choisissons le plus dur par Tautavel direct où une grosse bosse nous attend. Claude s'échappe et me laisse seul dans le col avec ma remorque. Arrivée à Tautavel nous apprenons que l'hôtel se trouve vers Estagel et qu'il est fermé et à vendre ????? Heureusement nous sommes reçus comme prévu et pendant le court séjour, nous aprécions le silence (nous sommes seuls) et la beauté du lieu. Journée agréable mais encore pénible : 125 km et 1000 m de dénivellé, il va bien falloir que je me calme. Alain et Claude sont d'une compagnie très agréable, toujours à mes petits soins. La séparation sera compliquée. | |
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Date du Message : 04 09 2009 22:55:54 | Latitude : 42°06'16,4" - Longitude : 001°51'06" |
| PRATS / BERGA (ESPAGNE) | |
| Jeudi 03/09/2009
Sixième étape : 100 km Cumul : 763 km Dénivellé : 1 500 m Je passe enfin ma première frontière, plus que 22 et je suis au but. Nous passons cette première frontière par un petit col à 1 500 m, mais très dur pour moi qui suit chargé. Nous arrivons à Berga par de petit col en petit col. Je suis assez surpris par ce passage des Pyrénées, je ne pensais pas que ce serait aussi dur et la fatigue commence à s'installer. Heureusement le ciel est parfois couvert mais sans pluie, seul le vent est de la partie, toujours de face (cela tous le cyclistes le savent). Nous couchons à Berga dans une grande ville impersonnelle, je languis déjà l'Afrique. | |
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Date du Message : 04 09 2009 22:43:09 | Latitude : 42°24'14,8" - Longitude : 002°28'48,10" |
| TAUTAVEL / PRATS DE MOLLO | |
| Mercredi 02/09/2009
Cinquième étape : 100 km cumul : 663 km dénivellé : 1 605 m (et oui ça continue) Une journée encore très fatigante, nous faisons confiance à Alain qui connait très bien la région, résultat des courses : 20 km en plus et des cols en veux-tu en voilà. Heureusement pour lui, le paysage était magnifique, cela fait oublier la fatigue. nous terminons la journée dans un hôtel très simple mais très sympathique, cela compense. J'avais prévu de mettre mon carnet de route à jour mais des problèmes d'Internet ne m'ont pas permis la connextion : cela ira mieux en Afrique. Le moral est au beau fixe mais la fatigue arrive : à quand une journée de repos. Heureusement, Alain et Claude sont avec moi. | |
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Date du Message : 04 09 2009 22:34:42 | Latitude : 43°29'07" - Longitude : 002°45'30,1" |
| ST PONS / TAUTAVEL | |
| Mardi 01/09/2009
Quatrième étape : 125 km cumul : 563 km Dénivellé : 1 000 m Après le petit déjeuner, Roland nous quitte à regret,Da mais surtout Laurence. Cette le moment tant redouté arrive, elle a été progressive mais c'est très dur. Je quitte Laurence sachant que je vais vivre beaucoup de galères, mais c'est elle qui va le plus souffir. Elle ne dit rien, accepte mon projet car elle m'aime et que c'est mon rêve mais elle va vivre une année pénible. Je démarre en pleurs, faisant semblant de rien, ne me retourne pas, cela ne servirait à rien. Nou attaquons le col de Ste Colombe sous la pluie, c'est le baptème de Tornado qui ne s'y attendait pas. Dans la descente du col, nouvelle émission de radio sous la pluie et cela se renouvellera encore deux fois. Moi qui à l'origine, je ne voulais pas médiatiser mon voyage, me voila servi. Il me faut me reconcentrer et ne plus penser qu'à mon voyage. ce fut une journée encore difficile mais dans un décor superbe, au milieu des vignes : Minervois, Corbières, Fitou, Rivesaltes, tout un programme : JP (VIANAY) doit saliver. Nous arrions à Tautavel après une dernière bosse non prévu au programme et je souffre avec ma remorque, il va bien falloir que je me calme. Alain et Claude sont d'une compagnie très agréable, toujours à mes petits soins. LA SEPARATION SERA COMPLIQUEE. Nous dormons dans un hôtel fermé, nous ne sommes que nous trois, le propriétaire est absent : bizarre....... | |
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Date du Message : 04 09 2009 22:12:10 | Latitude : 43°40'03,2" - Longitude : 004°03'34,2" |
| VALERGUES / ST PONS | |
| Lundi 31/09/2009
Troisième étape : 154 km cumul :338 km Dénivellé : 1 300 M. Après un bon petit déjeuner mes anciens associés et collègues de travail de Montpellier viennent me dire au revoir : Serge, jackie, Martine, Jean-Luc. Nous partons en direction du Pic St Loup (ce n'est pas le plus simple et le plus facile mais nous évitons ainsi Montepellier). Jean-Pierre qui fait très peu de vélo et Alain (avec qui nous avons bu l'apéro la veille)qui lui n'en fait pas du tout nous accompagnent. Ils feront tous les deux près de 80 kilomètres, bravo mais le derrière a dû souffrir. Sur le vélo, je reçois un coup de fil de Michel (Detey), il est arrivé en retard au rendez-vous et nous rejoint avec sa moto. A Gignac, je me fais doubler (ce n'est pas dans mes habitudes) par un cyclo avec le maillot de Riez, c'est mon ami Jeannot (PATRUS), accompagné de son neuveu Pascal. Il était au Cap d'Agde et a tenu absolument à venir me voir, il roulera avec nous jusqu'à Bédarieux. Nous déjeunons tous à Clermont l'Hérault à une bonne vingtaine. Mon frère ainé Henri nous a rejoint avec sa petite fille Laura,ainsi que Michel et sa famille, Marcelle qui a retrouvé Jeannot. JP et Alain rentrent à Valergues avec Anny et nous continuons accompagné de Jeannot. En route, je crois Jean-Jacques (DOLLEON) qui rentrait d'Espagne. Ce fut vraiment une journée très riche en émotion avec ces potes qui viennent me dire au revoir. La journée vélocipédique fut assez pénible car nous avons parcouru plus de 150 km et arrivons chez nos hôtes Pérrine et Geoffrey exténués vers 20 heures. Décidément, mes compagnons de route veulent ma peau (peut-être pour m'inciter à abondonner). Nous dînons et vers 11 h 15, nouveau coup de fil, c'est France Inter (Allo la Planête). Ce soir nous nous couchons encore à minuit. Ma dernière nuit avec Laurence sera courte. A ce rythme, je ne sais pas si je résiterai. | |
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Date du Message : 04 09 2009 19:38:06 | Latitude : 43°40'03,3" - Longitude : 4°03'34,2" |
| GRANS / VALERGUES | |
| Dimanche 30/09/2009 : deuxième étape
100 km Cumul : 184 km Dénivellée : 200 m. Départ du cabanon de Grans après un petit déjeuner préparé par le beauf Geoges. Roland route toute la journée avec moi. Alain et Claude roule à tour de rôle car la voiture les suivra jusque Lérida (Espagne). Roland rentrera de St pons de Thomières ave Laurence. Le vent s'est calmé et la traversée de la Crau se passe à merveille. Arrivée à Arles, nous nous arrêtons à un feu rouge et je suis interpellé par un Arlésien qui me demande si c'est moi qui vait en Afrique : la Provence est bien lue dans la région. A un rond-point, j'entends une voix :"Oh! Gérard", c'est José un chauffeur de Laurence venu à notre rencontreen voiture, il ne voulait pas louper notre passage. Sous une chaleur torride nous atteignons Valergues où nous sommes accueillis par Anny, Jean-Pierre et César. Accueil extraordinaire : rafraichissement (Morito historique), piscine (phot sur le forum). Jean-Pierre et Anny ne savent que faire pour nous être agréable. Au repas, j'avais commandé des pâtes à la Carbonarra. Jean-Pierre s'y est collé (pas les pâtes). Après ce repas bien arrosé nous nous couchons une fois de plus après minuit. Décidément, si ça continue, je vais y laisser ma santé..... | |
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Date du Message : 03 09 2009 23:24:03 | Latitude : 43°35'56,5" - Longitude : 5°03'35,5" |
| PREMIERE ETAPE GREOUX/GRANS | |
| SAMEDI 29/08/09
Départ de Gipaloup accompagné par Sabine, Kristelle et Christophe. Départ officiel du pont de St Sébastien devant peut-être 200 personnes : amis, connaissances, gens du village et même des curistes et des touristes. Je remarque des larmes dans les yeux de beaucoup d'amis, j'y vais également de ma larme après le discours émouvant de Laurence. Je ne peux pas, non sans difficulté, évoquer mon petit frère Serge, décédé le 31 mai qui m'accompagnera durant tout le voyage. Le départ, accompagné de Alain, Claude et Roland (le club de Riez est bien présent)est donné avec une cinquantaine de cyclistes qui nous suivent. Arrivé à Lineau, c'est le club de Pierrevert venu à notre rencontre qui se joint à nous (merci à Emile VIOLIN son président). A partire de Vinon, le peloton commence à s'amenuiser et c'est une dizaine de Cyclistes qui pique-nique à Pertuis, accompagne par Danielle et Patrick (Bourcelot) et mes deux filleuls Marine et Samuel. Georges (NEVIERE)avec ses 81 ans aura fait ses 40 bornes et rentrera sur Gréoux. Kris et Chistophe nous quittent au Puy Ste Réparade. Les bourrasques de Mistral ne nous empêchent pas d'arriver au cabanon de Grans où nous sommes accueillis par Caro (qui tenait à me faire le souper), Sébastien, Axel, Jules et Georges mon beau-frère. Sébastien et Elodie se joignent à nous. Elodie est enceinte, quand je reverrai le bébé, il marchera. La première étape fait 84 km pour une dénivellée de 500 m. | |
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Date du Message : 27 08 2009 06:46:32 | Latitude : 43°45'35.3" - Longitude : 5°52'27.3" |
| TEST | |
| Bonjour à tous les Internautes et tous les amis,
Cette fois nous y sommes, notre cher Stéphane a mis en ligne une liaison qui me permettra de communiquer régulièrement avec vous. Si c'est une machine qui nous relie, c'est tout de même grâce à un être humain que nous pouvons le faire. Je remercie une fois de plus Stéphane qui va être notre lien pendant cette année qui se prépare. J'ai mis les coordonnées GPS de Gipaloup (ma maison pendant encore deux dodos)afin que vous puissiez connaître ma position si vous allez sur GOOGLE EARTH. Je vous indiquerai régulièrement ma position et ainsi vous pourrez me suivre. Je vous donne donc rendez-vous à samedi 9 heures, au quartier St Sébastien à GREOUX-LES-BAINS pour le grand départ. Bises à tout le monde Gérard P.S. : n'oubliez d'activer le flux RSS | |
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Date du Message : 27 08 2009 00:46:23 | Latitude : Lancement - Longitude : Lancement |
| Lancement du Carnet de Route | |
| Bonjour
Ce message est le lancement du Carnet de Route qui permettra à Gérard de nous donner ses impressions. Si vous le souhaitez, un flux RSS est disponible. Bonne Route Gérard... Stephane | |