<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"><channel><title>zagafrica en live</title><link>http://www.zagafrica.fr</link><description>Un projet : traverser l afrique en velo et en solitaire Greoux les Bains Le Cap</description><copyright> Zagafrica 2009</copyright><language>fr</language><pubDate>Mon, 16 Aug 2010 14:33:23</pubDate><item><title>SPECIAL LAURENCE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-16 14:33:23</pubDate><description>LUNDI 16 AOUT 2010


Personne ne doute de la grande joie que j'ai Ã©prouvÃ©e lundi dernier (8 jours dÃ©jÃ ) de retrouver GÃ©rard. En bonne compagnie (certains Ã©taient venus de loin), devant les portes coulissantes du hall nÂ° 1 Ã  MARIGNANE, l'ambiance Ã©tait toute Ã  l'Ã©motion : la suite, pour certains vous la connaissez. 

GÃ©rard a eu un trÃ¨s bel accueil tout au long du parcours de retour, Ã  VINON avec les amis cyclos puis jusqu'Ã  GREOUX. Merci Ã  tous ceux et celles qui ont participÃ©, de prÃ¨s ou de loin Ã  la rÃ©ussite de cette journÃ©e tant attendue.

Ce jour lÃ , je n'ai eu qu'une crainte, qu'un "original" demande Ã  voir la tapisserie de "PENELOPE" : je ne pourrai pas l'exposer. J'ai effectivement tissÃ© mais le rÃ©sultat ne sera pas palpable, trÃ¨s peu visible. Il sera du domaine du sentiment, de l'affectif, de l'amitiÃ©. Pendant ces 343 jours, j'ai beaucoup bavardÃ©, tÃ©lÃ©phonÃ©, rÃ©pÃ©tÃ© inlassablement, parlÃ© de GÃ©rard et de son audacieuse aventure. J'ai effectivement tissÃ©, liÃ©, reliÃ© entre nous tous quelques fils trÃ¨s prÃ©cieux, quelques liens dans le beau sens du terme.

Un lien des uns aux autres, des uns avec les autres et je l'espÃ¨re jusqu'Ã  nos frÃ¨res de couleurs.

Avec vous tous j'ai le sentiment que nous avons fait un "voyage collectif". En partageant ses photos et son carnet de route qu'il a tenu avec ses mots simples et sa franchise habituelle, il nous a Ã©clairÃ© sur ce continent, si proche et si loin de nous.

Certains d'entre vous nous ont Ã©tÃ© particuliÃ¨rement sur toute la durÃ©e du voyage sans baisser la garde, je les en remercie. 

A vous tous : passez nous voir quand vous voulez, il y aura encore des choses Ã  dire et des rÃªves Ã  faire.............


Laurence (PÃ©nÃ©lope)</description></item><item><title>CAPE TOWN / GREOUX</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-16 12:00:09</pubDate><description>LUNDI 09 AOUT 2010         10 OOO KM (AVION)

Le samedi, j'avais l'intention de monter Ã  "TABLE MOUNTAIN" Ã  envirion 1 000 m d'altitude, d'oÃ¹ on a une vue extraordinaire sur LE CAP et les plages. Malheureusement, le ciel est couvert de nuages et l'on distingue Ã  peine "TABLE MOUNTAIN". Il n'y a donc aucun intÃ©ret Ã  y monter.

Mon avion Ã©tant pour dimanche 15 h, j'ai largement le temps de dÃ©monter Tornado et la remorque. Je range dÃ©licatement Tornado dans son carton en espÃ©rant qu'il ne souffre pas trop dans l'avion. Il s'est trÃ¨s bien comportÃ© durant mon pÃ©riple et mÃ©rite d'arriver intact Ã  Marignane. J'essaye d'Ã©liminer quelques affaires superflues afin d'avoir un minimum d'excÃ©dent de bagages. Marco, toujours aussi sympa passe son aprÃ¨s-midi Ã  me monter le film de mon arrivÃ©e finale Ã  "CAPE OFF GOOD HOPE".

Le dimanche matin, il pleut sur CAPE TOWN. Cela confirme bien la chance que j'ai eue tout au long de mon Ã©popÃ©e. Je crois que je n'ai plus eu de pluie depuis DAR ES SALAAM, vendredi pour mes derniers coups de pÃ©dales, il a fait un temps magnifique et aujourd'hui, jour du dÃ©part, il pleut.

C'est Guillaume qui me mÃ¨ne Ã  l'aÃ©roport oÃ¹ l'on constatera 10 kg d'excÃ©dent de bagages, le gars de l'aÃ©roport me faisant cadeau de 4 kg. J'ai au total 54 kg, mon bagage Ã  main, 8 kg. Si j'y ajoute ce que j'ai laissÃ© sur place, l'alimentation et l'eau, mon attelage devait osciller entre 80 et 90 kg : pas Ã©tonnant que les bosses Ã©taient si difficiles.

Le retour se passe sans aucun problÃ¨me et l'avion attÃ©rit sur le sol franÃ§ais vers 9 h 30. J'attends mes bagages mais je n'ai pas de monnaie pour prendre un chariot. Je fais ainsi une fausse arrivÃ©e devant mes supporters, Laurence en tÃªte qui crient, perturbant ainsi le calme de l'aÃ©rogare. Je rÃ©cupÃ¨re mon euro pour vite prendre un chariot. Sur le tapis roulant passe la remorque mais pas de Tornado. Je livre de suite la remorque et Tornado se fait un peu attendre. Mais non, il arrive enfin dans son carton, intact, et je peux enfin aller embrasser Laurence, ma famille et mes amis venus m'accueillir. Ils sont bien une vingtaine dont certains que je n'attendais pas du tout. L'Ã©motion me gagne et j'y suis bien sÃ»r de ma larme.

DeuxiÃ¨me rendez-vous maintenant Ã  VINON pour effectuer les 8 derniers km Ã  vÃ©lo avec des amis cyclos de la rÃ©gion et mon club de RIEZ en particulier. De nouveau l'Ã©motion me gagne. Nous remontons Tornado tant bien que mal et un peloton d'une vingtaine de cyclos s'Ã©grÃ¨ne vers GREOUX. Ma joien est immense et je discute avec chacun Ã  tour de rÃ´le tout en faisant un signe aux nombreux photographes tout au long de la route.

Panneau GREOUX, Ã§a y est, j'y suis. Au passage quelques grysÃ©liens me reconnaissent malgrÃ© ma barbe :"ho GÃ©rard!!! PremiÃ¨re vision extraordaire quand je passe sous le pont de St SÃ©bastien, noir de monde, Ã§a crie dans tous les sens. Enfin, je grimpe la MontÃ©e des Moissons pour passer sur le pont et lÃ , c'est l'apothÃ©ose. Je passe sous la banderole :"TU AS TENU LE CAP" brandie par mes frÃ¨res. Je gare Tornado et tout le monde me saute dessus. BRAVO, FELICITATIONS, je ne peux citer tous les mots qui me sont destinÃ©s. Je les trouve souvent trÃ¨s exagÃ©rÃ©s et j'essaye de minimiser en disant que j'Ã©tais simplement en vacances pendant un an.

Ce n'est qu'embrassades, bises et fÃ©licitations. J'Ã©prouve un sentiment un peu bizarre, celui de n'avoir quittÃ© GREOUX qu'il y a trÃ¨s peu de temps. Tous ces amis qui m'accueillent, j'ai l'impression de les avoir quittÃ©s hier.

La presse est prÃ©sent et j'ai droit Ã  mon interview comme une vedette. Ca me dÃ©passe un peu car honnÃªtement, je n'ai pas l'impression d'avoir rÃ©alisÃ© un truc extraordinaire. Pour le moment, il m'est difficile de dÃ©cortiquer les bons et mauvais moments. Une chose est certaine, les galÃ¨res et j'en ai connues quelques unes, sont vite oubliÃ©es et ne font place qu'Ã  des souvenirs.

La fÃªte se termine et je me rends maintenant Ã  Gipaloup, chez moi pour finir avec les intimes autour d'une table. Je crois que c'est en montant chez moi que j'ai eu le plus d'Ã©motion. Je me surprends un peu, moi qui ne suis pas trop matÃ©rialiste, qui dit toujours que s'il fallait vendre la maison, cela ne me dÃ©rangerait pas. C'est en retrouvant mes pÃ©nates que j'ai eu le plus d'Ã©motion. Je retrouve mon chien "PYRRHUS" qui au milieu de ce monde, un peu perdu, ne me fait pas plus de fÃªte que Ã§a : c'est peut-Ãªtre un reproche de l'avoir abandonnÃ©.

Je passe une excellente journÃ©e entourÃ© de mes frÃ¨res, mon cousin et ma cousine et mes amis, puis tout le monde se sÃ©pare et je me retrouve en tÃªte Ã  tÃªte avec Laurence pour le quotidien, comme si rien ne s'Ã©tait passÃ©. Gageons que cela ne va pas durer mais Laurence sera de la partie cette fois...........</description></item><item><title>LE CAP / CAPE OF GOOD HOPE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-07 13:30:47</pubDate><description>VENDREDI 6 AOUT 2010           74 km    CUMUL: 19 646 km
DÃ©nivelÃ© : 925 m

AprÃ¨s le petit dÃ©jeuner, Marco mÂ’amÃ¨ne chez un marchand de vÃ©lo, rÃ©cupÃ©rer des cartons pour emballer Tornado. Il est tout de mÃªme trÃ¨s sympa.

Vers 9 h, je dÃ©marre pour ma derniÃ¨re Ã©tape que je crois nÂ’Ãªtre quÂ’une simple formalitÃ©. JÂ’ai un peu allÃ©gÃ© la remorque et les sacoches car il nÂ’est tout de mÃªme pas indispensable que je trimballe tout jusquÂ’au Cap de Bonne EspÃ©rance.

Bien mÂ’en prend car jÂ’attaque par une cÃ´te abominable et chargÃ©, je serais certainement montÃ© Ã  pied. Marco et Guillaume filment et photographient le dÃ©part. Ils me rejoindront quand ils auront fini de faire dÃ©jeuner leurs clients.

Je pÃ©dale dans un dÃ©cor absolument fantastique. Pour un final, cÂ’est vraiment une apothÃ©ose. Avant dÂ’atteindre mon premier col, je passe juste Ã  cÃ´tÃ© de Â« Table Mountain Â» (967 m),  la montagne symbolique du CAP. AprÃ¨s une grande descente, je longe lÂ’ocÃ©an encore atlantique avec en point de mire Â« LIONÂ’S HEAD Â» (TÃªte de Lion 669 m). De grosses vagues frappent les rochers, je suis comme dans un rÃªve. JÂ’ai une chance inouÃ¯e, comme tout au long de mon voyage. Nous sommes en hiver, au CAP cÂ’est un peu la saison des pluies et jÂ’ai droit Ã  un soleil magnifique.

Marco et Guillaume me rattrapent, me filme et me photographie, jÂ’aurai ainsi pour ma derniÃ¨re Ã©tape un sacrÃ© souvenir. De temps en temps, ils me font arrÃªter quand le paysage est spectaculaire pour me prendre en photo. Guillaume sÂ’attache mÃªme dans le coffre de la voiture et me filme en roulant. JÂ’ai lÂ’impression dÂ’Ãªtre un pro.

Nous prenons maintenant une route Ã  pÃ©age qui va nous mener au deuxiÃ¨me col Â« CHAPMANÂ’S PEAK Â» et cÂ’est de plus en plus joli. Je suis au milieu dÂ’une vÃ©gÃ©tation de type mÃ©diterranÃ©enne et malgrÃ© lÂ’hiver avec beaucoup de fleurs et dÂ’odeurs qui me font penser Ã  ma Provence. Cette est considÃ©rÃ©e comme la plus belle du monde et dans mon fort intÃ©rieur, je pense mÃ©riter ce cadeau aprÃ¨s presque 20 000 km de vÃ©lo.

De nombreux cyclistes me doublent ou me croisent. CÂ’est une route mythique pour tous les cyclistes du CAP. Cette route est dÂ’ailleurs lÂ’objet de la plus grande course du monde Â« LÂ’ARGUS Â» oÃ¹ prÃ¨s de 35 000 participants sÂ’y lancent. Marco me propose dÂ’y venir y participer lÂ’annÃ©e prochaine avec Laurence : pourquoi pasÂ…Â…

La route continue de monter et de descendre et je longe maintenant Â« TABLE MOUNTAIN NATIONAL PARK Â», un espace protÃ©gÃ©. AprÃ¨s le dernier village typique et prÃ©servÃ© de SCARBOROUGH, cÂ’est lÂ’entrÃ©e de la rÃ©serve et de la route qui mÃ¨ne au Â« CAPE OF GOOD HOPE Â».

JÂ’en suis Ã  plus de 60 km et il me reste bien 10 km. Pour une derniÃ¨re Ã©tape de formalitÃ© que je croyais de 55 km, je vais quand mÃªme faire 74 km et surtout 925 m de dÃ©nivelÃ©. Heureusement que grÃ¢ce Ã  Marco, le retour se fera en voiture sinon cette petite Ã©tape aurait fait 150 km.

Une longue route vallonnÃ©e au milieu dÂ’une vÃ©gÃ©tation particuliÃ¨re et assez rase va me mener Ã  mon objectif final. Entre temps, je vais mÃªme faire la course avec une autruche sauvage que jÂ’essaye de rattraper : lÂ’image est absolument extraordinaire.

Je sens lÂ’Ã©motion monter, je pense trÃ¨s fort Ã  ma femme et Ã  mon frÃ¨re Serge. Enfin jÂ’arrive Ã  un cul de sac matÃ©rialisÃ© par un grand parking. CÂ’EST FINI. Mon aventure touche Ã  sa fin. Je range mon vÃ©lo devant la pancarte signalant en anglais et en afrikaans Â« Le Cap de Bonne EspÃ©rance Â». Marco et Guillaume me mitraillent pour la sÃ©ance de photos et de films. JÂ’attire Ã©galement la curiositÃ© des nombreux visiteurs qui me photographient Ã©galement.

LÂ’Ã©motion est maintenant trop forte et en pensant Ã  tout le monde et Ã  ce que je viens de vivre pendant presque une annÃ©e, je ne peux me retenir et les larmes me montent irrÃ©sistiblement.

Maintenant cÂ’est terminÃ©, je dÃ©monte Tornado et la remorque pour les charger dans la voiture de Marco et nous allons Ã  Â« CAPE POINT Â» pour manger au resto comme des touristes lambda.

Je termine mon dernier carnet de route en dÃ©diant cette rÃ©ussite, en premier lieu Ã  mon Ã©pouse Laurence pour sa patience et son soutien, Ã  mon frÃ¨re Serge qui mÂ’a aidÃ©, jÂ’en suis persuadÃ© tout au long de ce voyage et Ã  vous tous, sur le forum, sur mon Ã©mail ou par la pensÃ©e qui mÂ’avaient sans faiblir soutenu tout au long de ce long pÃ©riple, sportif peut-Ãªtre mais surtout humain. Comme le dit justement Laurence, je viens de rÃ©aliser un voyage collectif. Je ne suis que lÂ’instrument de votre voyage Ã  tous.

Je tiens Ã©galement Ã  remercier trÃ¨s chaleureusement Marco de la Â« Villa Belle Ombre Â» et Guillaume son stagiaire pour leur gentillesse et leur disponibilitÃ©. Ils mÂ’auront permis de ne pas Ãªtre isolÃ© pour le final de ce voyage et dÂ’avoir une chaleur humaine parlant franÃ§ais dont jÂ’avais certainement besoin.

</description></item><item><title>WORCESTER / LE CAP</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-05 12:38:59</pubDate><description>MERCREDI 4 AOUT 2010           124 km    CUMUL: 19 572 km
DÃ©nivelÃ© : 1 115 m

Je ne sais pas si jÂ’en ai parlÃ© mais jÂ’ai dÃ©jÃ  rÃ©servÃ© mon hÃ©bergement au CAP. JÂ’ai trouvÃ© une guest house tenu par Marco, un franÃ§ais qui vit au CAP depuis cinq ans : VILLA BELLE OMBRE. Au tÃ©lÃ©phone, il avait lÂ’air sympa et me proposait de me guider par tÃ©lÃ©phone pour arriver chez lui.

Je pars donc tranquille, tout de mÃªme Ã  la frontale de mon hÃ´tel de WORCESTER pour ce que je crois Ãªtre une journÃ©e cool.

Je rÃ©cupÃ¨re mon vÃ©lo tout trempÃ© de lÂ’humiditÃ© de la nuit et dÃ©marre dans le brouillard. Cette humiditÃ© me gÃ¨le les extrÃ©mitÃ©s mais pour une derniÃ¨re, ce nÂ’est pas grave. Je dÃ©marre tout plein dÂ’Ã©motion, le but est proche et jÂ’y suis de ma larme Ã  lÂ’Âœil dÂ’excitation.

Avec le soleil, le brouillard se dissipe et je dÃ©couvre un panorama splendide. De magnifiques montagnes me barrent lÂ’horizon. Mais qui dit montagnes, dit grimpettes. Effectivement, la route monte et descend au milieu des montagnes et des vignes.

La route grimpe maintenant rÃ©guliÃ¨re pour arriver Ã  lÂ’entrÃ©e dÂ’un tunnel Ã  pÃ©age. Malheureusement, ce tunnel est interdit aux vÃ©los et Marco mÂ’avait prÃ©venu, si tu ne peux prendre le tunnel, tu devras passer par le col et ce ne sera pas facile.

CÂ’est donc ce qui se passe et jÂ’attaque, jÂ’espÃ¨re le dernier col de mon Ã©popÃ©e. La premiÃ¨re partie trÃ¨s raide, mÂ’inquiÃ¨te un peu mais aprÃ¨s un petit tunnel, la pente devient rÃ©guliÃ¨re et je finirai ce col tranquillement en deuxiÃ¨me.

JÂ’ai lÂ’impression dÂ’Ãªtre prÃ¨s de Marseille dans les calanques avec un paysage complÃ¨tement mÃ©diterranÃ©en. CÂ’est assez Ã©tonnant car tout y ressemble et pourtant LE CAP est la mÃªme latitude que MEKNES dans lÂ’hÃ©misphÃ¨re nord.

JÂ’arrive enfin en haut du col : DU TOITSKLOOF PASS, altitude 820 m et jÂ’ai lÂ’impression dÂ’Ãªtre en haut de lÂ’Espigoulier dans le massif de la Sainte Beaume. La grosse diffÃ©rence, cÂ’est que je suis accueilli par une colonie de babouins.

JÂ’attaque la descente trÃ¨s doucement car je ne tiens pas me casser la figure quelques kilomÃ¨tres avant dÂ’atteindre mon objectif. Je rÃ©alise que jÂ’ai quand mÃªme fait presque 20 000 kilomÃ¨tres et pas changer un cÃ¢ble.

Je suis vite dans la vallÃ©e trÃ¨s vallonnÃ©e qui mÃ¨ne Ã  CAPE TOWN. La circulation sÂ’intensifie mais la route se transforme en autoroute avec une large bande dÂ’arrÃªt dÂ’urgence mÂ’assurant une excellente sÃ©curitÃ©.

Je suis maintenant dans CAPE TOWN et je nÂ’ai pu faire la photo traditionnelle du panneau Â« CAPE TOWN Â». Je verrai de la faire avec Marco. Il mÂ’est juste arrivÃ© un petit incident qui aurait pu Ãªtre grave de consÃ©quences. En passant sur une grille positionnÃ©e Ã  lÂ’envers, les roues de Tornado assez larges passent sans problÃ¨me mais pas celle de la remorque qui se dÃ©solidarise de lÂ’attelage et je traine la remorque sur une bonne dizaine de mÃ¨tres. Heureusement la roue nÂ’est allÃ©e sur la chaussÃ©e et je rÃ©pare dans lÂ’immÃ©diat sur ma bande dÂ’arrÃªt dÂ’urgence.

Le guidage de Marco est excellent et jÂ’arrive sans souci Ã  VILLA BELLE OMBRE oÃ¹ jÂ’ai droit au comitÃ© dÂ’accueil. Marco, Guillaume son stagiaire et des amis mÂ’attendent avec camÃ©ra et appareils Ã  photos. JÂ’aurai ainsi une trace de mon arrivÃ©e officielle au CAP.

On mÂ’installe dans une superbe chambre et on Ã©chafaude immÃ©diatement les plans pour la suite. Demain jeudi, on sÂ’occupe de lÂ’avion, vendredi on fini les 60 km qui me sÃ©parent du Cap de Bonne EspÃ©rance. JÂ’irai Ã  vÃ©lo avec Guillaume et Marco nous accompagnera en voiture pour nous ramener. Je prÃ©vois si possible mon dÃ©part pour samedi et Ãªtre Ã  GrÃ©oux dimanche.

Je suis bien tombÃ© chez Marco qui est trÃ¨s gentil et fait tout pour mÂ’aider.

Je vous le dit, si vous allez passer des vacances au CAP, une seule adresse : VILLA BELLE OMBRE
</description></item><item><title>LAINGSBURG / WORCESTER (255 m)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-05 12:33:28</pubDate><description>MARDI 3 AOUT 2010           161 km    CUMUL: 19 448 km
DÃ©nivelÃ© : 1 025 m

AprÃ¨s mon Ã©tape marathon de dimanche, jÂ’avais prÃ©vu de ne pas partir de bonne heure lundi. LE CAP est distant de LAINGSBURG de 260 km et si je fais lundi 80 km, il me faudrait de toute maniÃ¨re deux jours pour rejoindre LE CAP. Du coup, je mÂ’octroie une journÃ©e de repos imprÃ©vue me permettant de mettre Ã  jour le site internet et me reposer quand mÃªme un peu. Depuis KIMBERLEY, jÂ’ai fait 702 km, soit une moyenne journaliÃ¨re de 140 km, ce qui est pas mal.

Je prÃ©vois aujourdÂ’hui de dormir pour mon avant derniÃ¨re Ã©tape Ã  WORCESTER, soit 160 km. JÂ’espÃ¨re ne pas avoir trop de dÃ©nivelÃ© et surtout de vent. A 6 h 15, je suis donc sur Tornado pour Â¾ dÂ’heure de frontale.

JÂ’attaque en plat montant et dÃ¨s que le jour se lÃ¨ve, je recommence Ã  voir du relief, ce qui ne mÂ’est pas dÃ©sagrÃ©able. Au fond, jÂ’aperÃ§ois un petit col qui va me faire passer de 650 m Ã  presque 1 000 m. CÂ’est la premiÃ¨re surprise de la journÃ©e.

Dans la campagne, je dÃ©range une fois de plus des antilopes. Elles sont cette fois-ci au nombre de 6 et ressemblent aux impalas de Tanzanie. Est-ce possible ?

Ce qui est le plus remarquable aujourdÂ’hui, cÂ’est la verdure. JusquÂ’Ã  prÃ©sent, il nÂ’y avait que de lÂ’herbe sÃ¨che autour de moi et maintenant, tout est vert, dÂ’une vÃ©gÃ©tation qui ressemble Ã  du genÃªt et de la bruyÃ¨re de chez nous.

JÂ’aperÃ§ois ce que je crois Ãªtre un champ de kiwis. Par la suite, je vais me rendre compte que cÂ’est le premier vignoble. Les vignes sont trÃ¨s hautes et ressemble aux champs de kiwis que lÂ’on voit en ArdÃ¨che.

Au fond, de grandes montagnes culminent Ã  plus de 2 000 m et il me semble mÃªme que jÂ’aperÃ§ois des traces de neige. Je grimpe mon deuxiÃ¨me col de la journÃ©e. DÃ©cidÃ©ment, les difficultÃ©s continuent et LE CAP ne se laisse pas gagner si facilement. Cette fois, cÂ’est un vrai col rÃ©pertoriÃ©, avec un panneau au sommet : Â« HEXRIVIER PASS 965 M Â». Je crois que cÂ’est le premier que je vois depuis le Maroc. La pente est assez raide et je suis obligÃ© de passer la premiÃ¨re, il y avait longtempsÂ…..

Une longue descente me mÃ¨ne dans une vallÃ©e appelÃ©e HEXRIVIER oÃ¹ les cultures fruitiÃ¨res sont abondantes mais surtout les vignes. Elles sont donc assez curieuses, assez hautes, Ã  hauteur dÂ’homme. Dessous les gens y sont nombreux car nous sommes en hiver et cÂ’est le moment de la taille. Ce qui me surprend Ã©galement, ce sont tous ces bassins artificiels car ici les vignes sont Ã  lÂ’arrosage.

La vallÃ©e se resserre et je suis maintenant entourÃ© de magnifiques montagnes. Entre les vignes et les montagnes, jÂ’ai lÂ’impression dÂ’Ãªtre dans certains coins de Savoie.

En pente douce, la route me mÃ¨ne enfin Ã  WORCESTER oÃ¹ je trouve difficilement un hÃ´tel. CÂ’est vrai que depuis que je suis en Afrique du Sud, les gens ont du mal Ã  me renseigner.
</description></item><item><title>BEAUFORT WEST / LAINGSBURG (65</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-02 12:55:55</pubDate><description>DIMANCHE 1 AOUT 2010           202 km    CUMUL: 19 287 km
DÃ©nivelÃ© : 740 m

Je dÃ©marre un peu plus tÃ´t que dÂ’habitude afin dÂ’arriver de bonne heure Ã  PRINCE ALBERT ROAD et bien rÃ©cupÃ©rer pour le final : il est 6 h 20. La frontale me servira bien car le jour ne se lÃ¨ve maintenant quÂ’Ã  7 h.

PremiÃ¨re mauvaise surprise, le vent est toujours de la partie, je lÂ’ai de travers ou de Â¾ face. Le vent est trÃ¨s capricieux, il ne faut pas trop en parler. A 8 h, je fais mon SMS Ã  Laurence et lui signale ce fort vent. Quand je redÃ©marre, plus de vent. A midi je mÂ’arrÃªte pour mon pique-nique, signale Ã  Laurence quÂ’il nÂ’y a plus de vent et quand je redÃ©marre, le vent est de nouveau prÃ©sent mais il se calmera assez rapidement.

Je me retrouve dans cette immense plaine, jÂ’ai quittÃ© les montagnes et le goulet dans lequel se trouve BEAUFORT WEST. CÂ’est peut-Ãªtre lÂ’explication de ce vent violent.

Je ne suis plus en altitude (entre 800 et 500 m) et la tempÃ©rature est plus clÃ©mente. Je quitte rapidement les chaussettes qui me servent de gants et Ã  9 h, je me dÃ©shabille. Il y a longtemps que Ã§a ne mÂ’Ã©tait pas arrivÃ©.

A midi, jÂ’ai fait plus de 90 bornes et il ne me reste plus que 25 km pour arriver Ã  PRINCE ALBERT ROAD. LÂ’objectif est atteint et je suis Ã  ma destination du jour vers 14 h 14 h 30.

La deuxiÃ¨me surprise du jour, le seul hÃ©bergement de ce village, un Â« B AND B Â» est fermÃ©, cÂ’est dimanche. Le gardien pas trop sympa ne fait aucun effort pour me recevoir. Deux jeunes qui se trouvent lÃ  comprennent que je suis assez fatiguÃ© et essayent en vain de lui expliquer ; deux jeunes filles qui doivent sÂ’occuper du service aussi. Que faire ? Le prochain village est Ã  85 km, il est 15 h. Je nÂ’ai pas envie de planter la tente ici. LÂ’endroit me parait sinistre. PRINCE ALBERT ROAD nÂ’est quÂ’un carrefour qui mÃ¨ne Ã  PRINCE ALBERT VILLE. Je mesure ici toute la diffÃ©rence entre les pays francophone et anglophone, le sens de lÂ’hospitalitÃ© nÂ’est pas du tout le mÃªme. Est-ce moi qui me fais des idÃ©es ou est-ce la barriÃ¨re de la langue ? Toujours est-il que jÂ’Ã©tais mieux reÃ§u Ã  lÂ’ouest que depuis que je suis passÃ© Ã  lÂ’est. 

Dans ma tÃªte, je fais mon petit calcul. Il est 15 h, il me faut 5 h pour arriver Ã  LAINGSBURG. Si tout se passe bien, je roulerai deux heures de nuit et avec un peu de chance je trouverai une ferme auberge en route. La route est large et ma piste cyclable mÂ’assure une certaine sÃ©curitÃ©. 

JÂ’y vais, ce sera mon dernier coup de folie et avec une Ã©tape de 200 bornes, ce sera mon record du voyage, pas mal pour terminer.

Je suis dans une espÃ¨ce de dÃ©sert, les travaux de la route reprennent et nÂ’arrangent pas trop ma progression. Vers 16 h 30, jÂ’avertis Laurence pour quÂ’elle ne sÂ’inquiÃ¨te pas trop. Si les conditions sont bonnes, je peux arriver Ã  la tombÃ©e de la nuit, sinon je mÂ’arrÃªte pour planter la tente.

Les conditions ne sont pas bonnes car la route nÂ’arrÃªte pas de monter, en plat montant certes, mais chargÃ© comme je suis jÂ’avance Ã  12/15 km/h au lieu des 20 escomptÃ©s. Finalement de 500 mÃ¨tres dÂ’altitude oÃ¹ jÂ’Ã©tais, je me retrouve Ã  800 mÃ¨tres. La nuit tombe trÃ¨s vite, le soleil est couchÃ© Ã  17 h 30 et Ã  18 h, il fait nuit. 

La circulation est assez importante car nous sommes dimanche et les gens doivent rentrer sur LE CAP. Les camions nÂ’ont pas arrÃªtÃ© de rouler toute la journÃ©e, ils peuvent circuler le dimanche, ils ne sÂ’arrÃªtent donc jamais. Autre inconvÃ©nient, les travaux bloquent la circulation aux feux rouges et cÂ’est par vague que les vÃ©hicules me doublent. Je ne suis pas trop fier et croyez-moi que je ne brille pas. De temps en temps, un coup de klaxon, les gens doivent se dire : Â« quel est cet imbÃ©cile qui roule sans phare Â» et ils ont raison. Je regrette dÂ’avoir laissÃ© mes feux rouges Ã  KINSHASA car ils me seraient bien utiles.

Je mÂ’arrÃªte pour manger un peu et me dÃ©saltÃ©rer mais surtout pour enfiler des vÃªtements car il commence Ã  faire froid. Je me fais tout petit sur la route et avec un peu de patience, jÂ’arrive enfin Ã  LAINGSBURG. JÂ’avertis immÃ©diatement Laurence et trouve rapidement un hÃ´tel confortable. Je passe Ã  table de suite, me douche et je vais vite me coucher car je suis fourbu. RÃ©sultat des courses, 202 km et quand mÃªme 740 m de dÃ©nivelÃ© : belle journÃ©e.

JÂ’aimerais vous faire part dÂ’une rÃ©flexion sur la formidable machine quÂ’est le corps humain. Il a une possibilitÃ© dÂ’adaptation extraordinaire. JÂ’arrive Ã  PRINCE ALBERT trÃ¨s fatiguÃ©, je me mets dans la tÃªte que je dois encore faire 85 km et la fatigue sÂ’en va. Quand jÂ’Ã©tais dans lÂ’hÃ©misphÃ¨re nord, jÂ’arrivais Ã  rouler sous des tempÃ©ratures supÃ©rieures Ã  40Â° sans trop souffrir. Quand je suis parti de NAIROBI, rappelez-vous, la tempÃ©rature Ã©tait tombÃ©e autour de 20Â° et jÂ’avais froid. Par la suite, je suis parti le matin sous des tempÃ©ratures nÃ©gatives et jÂ’ai supportÃ©.

Je pense et je lÂ’ai toujours pensÃ©, tout se passe dans la tÃªte et de la volontÃ© que lÂ’on met pour rÃ©ussir ce que lÂ’on veut entreprendre. Je ne suis surtout pas un surhomme et ce que jÂ’ai fait, tout le monde peut le faire : JÂ’INSISTE 
</description></item><item><title>VICTORIA WEST / BEAUFORT WEST </title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-02 12:46:42</pubDate><description>SAMEDI 31 JUILLET 2010           137 km    CUMUL: 19 085 km
DÃ©nivelÃ© : 395 m

Je quitte avec un peu de regret ce magnifique Â« B AND B Â», Ã  la frontale comme tous les matins maintenant. Je ne vous lÂ’ai pas dit mais hier sur une bonne partie, la route Ã©tait en chantier. Cela ne mÂ’a pas bien gÃªnÃ© car si la circulation Ã©tait alternÃ©e pour les voitures et camions, pour moi Ã  vÃ©lo, ce ne fut pas le cas. Pour la premiÃ¨re fois en Afrique, je nÂ’ai pas vu de chinois.

JÂ’attaque donc ce matin par un feu rouge que je grille pour une montÃ©e de plusieurs kilomÃ¨tres sur une route en chantier.

Je suis de nouveau au milieu dÂ’une grande plaine oÃ¹ les lignes droites se succÃ¨dent. Il a lÂ’air de faire un peu moins froid. AprÃ¨s mon petit arrÃªt SMS Ã  Laurence, le vent se met Ã  souffler assez fort, je lÂ’aurai dans le dos jusque THREE SISTERS, heureusement.

Le paysage change radicalement. De belles montagnes apparaissent et je trouve le paysage fabuleux. Est-ce dÂ’avoir Ã©voluÃ© pendants des jours et des jours dans ce paysage monotone. Je retrouve ces sentiments contradictoires dont parlait Christine (VOCHER) sur le forum, cette envie de rentrer et la beautÃ© du coin, cette envie dÂ’y trainer tellement cÂ’est beau.

Vent dans le dos, en lÃ©gÃ¨re descente, jÂ’avance comme un avion : je me rÃ©gale. DÂ’autant que jusque THREE SISTERS, les travaux sont terminÃ© et la route est superbe avec sa large bande cyclable.

Je suis toujours dans les grandes prairies et les grandes fermes au bord de la route mais toujours pas de village. Dans les champs clÃ´turÃ©s, des bovins et beaucoup de moutons dont ceux Ã  tÃªte noire qui leur donne un air un peu comique.

ArrivÃ© Ã  THREE SISTERS (62 km), je rÃ©cupÃ¨re la nationale 1 qui relie JOHANNESBOURG au CAP. La route est superbe avec plus de circulation mais sur ma piste cyclable, je suis en sÃ©curitÃ©.

La route est orientÃ©e maintenant plus vers lÂ’ouest, c'est-Ã -dire en direction du CAP. JÂ’ai ainsi le vent de travers ou de Â¾ arriÃ¨re. Il souffle de plus en plus fort et je dois bien tenir les rennes de Tornado sous peine de me casser la figure. Les sacoches et la remorque sont une prise au vent importante. Je mÂ’arrÃªte Ã  une aire de pique-nique pour manger mais vu la force du vent, je ne trainerai pas, tout sÂ’envole.

Il ne me reste quÂ’une quarantaine de bornes mais ils seront trÃ¨s compliquÃ©s car jÂ’ai maintenant le vent carrÃ©ment de travers. Je ne me sens pas trop en sÃ©curitÃ©. Chaque fois quÂ’un camion me double, je suis comme attirÃ© par lui et je fais des embardÃ©es assez dÃ©sagrÃ©ables. Je ne brille pas trop. Les 20 derniers kilomÃ¨tres seront encore plus terribles car le vent a dÃ» tourner et je lÂ’ai maintenant de Â¾ face. JÂ’avance et en lÃ©gÃ¨re descente Ã  peine entre 10 et 12 km/h.

CÂ’est la premiÃ¨re fois que jÂ’ai un vent aussi violent, mÃªme au Sahara Occidental ou en MauritanieÂ¸ je nÂ’ai pas connu Ã§a. JÂ’espÃ¨re que je nÂ’aurai pas ce vent jusquÂ’au CAP. Avec ce vent en pleine figure, il me serait impossible et surtout sans intÃ©rÃªt de continuer Ã  pÃ©daler. Je verrai demain la tournure des Ã©vÃ¨nements.

A trois kilomÃ¨tres de BEAUFORT WEST (un nom dÂ’origine franÃ§aise), jÂ’Ã©clate, pas de rire mais de la roue arriÃ¨re. Je ne rÃ¢le pas trop car je nÂ’en suis quÂ’Ã  ma cinquiÃ¨me crevaison et ma deuxiÃ¨me de lÂ’arriÃ¨re. Pour rÃ©parer cÂ’est assez compliquÃ© car il me faut dÃ©crocher la remorque. Heureusement, jÂ’ai de lÂ’espace et je suis en sÃ©curitÃ© pour rÃ©parer. Je retourne le vÃ©lo sur la selle et le guidon mais le vent me le fait tomber. Que faire ? Heureusement un pylÃ´ne se trouve Ã  cÃ´tÃ© et je suis obligÃ© de le coincer contre celui-ci. De suite arrive un curieux que je jette car je me suis un peu Ã©talÃ© et je ne peux pas tout surveiller. Je rÃ©pare ma chambre et constate deux beaux trous. CÂ’est en fait le pneu qui sÂ’est ouvert, il est mort et heureusement jÂ’en ai un tout neuf pour finir mon Ã©popÃ©e.

Je redÃ©marre mais les trois derniers kilomÃ¨tres seront terribles, terribles avec le vent maintenant de face. JÂ’avance Ã  4 ou 5 km/h et jÂ’ai du mal Ã  garder lÂ’Ã©quilibre.

Comme souvent le premier Lodge sera le bon. Heureusement je tombe bien, pas trop cher et confortable.

MalgrÃ© un final difficile, jÂ’ai quand mÃªme fait une belle Ã©tape, 137 km et CAPE TOWN nÂ’est plus quÂ’Ã  460 km. JÂ’espÃ¨re que demain le vent sera calmÃ© car pour lÂ’instant, il a soufflÃ© toute la soirÃ©e.
</description></item><item><title>BRITSTOWN / VICTORIA WEST (1 2</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-02 12:40:07</pubDate><description>VENDREDI 30 JUILLET 2010           106 km    CUMUL: 18 948 km
DÃ©nivelÃ© : 455 m

Bonne surprise ce matin en sortant de BRITSTOWN, je retrouve ma piste cyclable de deux mÃ¨tres. CÂ’est trÃ¨s agrÃ©able pour moi ca je ne suis pas obligÃ© dÂ’avoir tout le temps lÂ’Âœil dans le rÃ©troviseur.

Je suis toujours dans les grands espaces. En mÂ’arrÃªtant pour faire mon SMS matinal Ã  Laurence, jÂ’ai encore dÃ©busquÃ© une antilope mais cette fois Tornado est arrÃªtÃ© et il reste calme. Un peu plus loin, je vois un porc-Ã©pic Ã©crasÃ© sur la route. Ce qui me remÃ©more une rÃ©flexion que je mÂ’Ã©tais faite en Espagne. En traversant un pays Ã  vÃ©lo, on se rend bien compte de la faune du pays par les bÃªtes Ã©crasÃ©es sur la route. CÂ’est assez Ã©tonnant car jÂ’ai vu de tout sur les routes.

JÂ’aperÃ§ois enfin de belles montagnes Ã  lÂ’horizon et la route devient de suite beaucoup plus agrÃ©able. Si jÂ’ai droit Ã  des montÃ©es, jÂ’ai les descentes qui vont avec.

AujourdÂ’hui, je vais faire plus de 100 km et je ne verrai pas un seul village. Sur la route, pas Ã¢me qui vive si ce nÂ’est les ouvriers qui sÂ’occupent de la maintenance de la route. Par contre, je verrai beaucoup de fermes non loin de la route. JÂ’ai mÃªme pu en photographier une dÂ’en haut, ce qui est une grande premiÃ¨re.

JÂ’ai la confirmation quÂ’hier, cÂ’Ã©tait un jour sans car aujourdÂ’hui, je me sens en pleine forme mÃªme si le dÃ©nivelÃ© est un peu plus important.

Par contre il fait trÃ¨s froid et jÂ’ai du mal Ã  me rÃ©chauffer les doigts malgrÃ© les chaussettes. Il est vrai que pour une fois il nÂ’y a pas trop de soleil et jÂ’ai mÃªme peur quÂ’il pleuve mais il nÂ’en sera rien. La pluie, je pourrais la prendre en arrivant au CAP car dÂ’aprÃ¨s mes renseignements, cÂ’est la pÃ©riode oÃ¹ il y pleut un peu.

DÂ’Ã©normes blocs de pierres sont entassÃ©s dans les champs donnant au paysage un air Ã©trange. Il semble que ces pierres soient lÃ  naturellement. Vu comme les prairies sont dÃ©gagÃ©es, il semblerait que ce soit la main de lÂ’homme, cÂ’est assez impressionnant.

JÂ’entre maintenant dans la rÃ©gion appelÃ©e Â« THE GREAT KAROO Â», le grand KAROO. CÂ’est une rÃ©gion montagneuse dÂ’Ã©levage et en particulier du mouton Ã  la tÃªte noire. DÂ’aprÃ¨s lÂ’histoire de la rÃ©gion, les fermiers auraient fait fortune avec la laine.

En lisant lÂ’histoire de lÂ’Afrique du Sud, il est souvent question dÂ’un certain JOUBERT. Il Ã©tait originaire de Provence et en particulier, de LA MOTTE DÂ’AIGUES. Je pose la question Ã  un de mes amis, chez qui on avait fait la fÃªte avant mon dÃ©part : Â« Dominique, ce JOUBERT a-t-il un rapport avec ta famille Â».

En arrivant Ã  VICTORIA WEST, jÂ’ai droit Ã  mon Â« Township Â» et en face, une citÃ© en dur avec  des toits de tÃ´les : Est-ce pour reloger les habitants du Â« Township Â» ?

Je mÂ’arrÃªte Ã  la premiÃ¨re guest house et on me rÃ©pond Â« full Â». JÂ’entre dans VICTORIA WELS et bien mÂ’en prend car je trouve un super Â« Bed and Breakfast Â» au prix raisonnable et mignon comme tout avec un magnifique jardin. Dommage que je reparte demain, je serais bien restÃ© un jour de plus ici mais Laurence et Pyrrhus mÂ’attendent Ã  Gipaloup, demain il faut que je file.
</description></item><item><title>HOPETOWN / BRITSTOWN (1 130 m)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-02 12:35:14</pubDate><description>JEUDI 29 JUILLET 2010           132 km    CUMUL: 18 842 km
DÃ©nivelÃ© : 475 m

Je ne sais pas si aujourdÂ’hui, je ne vais pas laisser une page blanche car je pense avoir droit Ã  la copie conforme de la journÃ©e dÂ’hier.

La route avec ses larges bandes cyclables a disparu pour faire place Ã  une route moins large avec 40 petits centimÃ¨tres de piste cyclable. De chaque cÃ´tÃ© dÂ’immenses espaces semblables Ã  ceux dÂ’hier. Je dÃ©file dans dÂ’interminables lignes droites. Dans la matinÃ©e, je fais bien 70 km et jÂ’aurai en tout et pour tout un seul virage Ã  nÃ©gocier et quand je dis virage, je suis gÃ©nÃ©reux, je devrais dire courbe. CÂ’est tellement remarquable que jÂ’ai pris le panneau en photo.

AujourdÂ’hui, je nÂ’ai pas de bonnes jambes. Est-ce la fatigue de la veille, un jour sans ? Toujours est-il que je ne passe pas une bonne journÃ©e dans ce paysage monotone. Heureusement Brel et Brassens me tiennent compagnie.

LÂ’aprÃ¨s-midi, le paysage sera un peu plus agrÃ©able et je verrai apparaitre quelques montagnes et fait Ã©tonnant quelques virages.

Sans fait particulier, jÂ’arrive Ã  BRITSTOWN trÃ¨s fatiguÃ©, au point dÂ’Ãªtre inquiet pour la suite du voyage. Ne me dÃ©mobiliserais-je pas ? La fatigue gÃ©nÃ©rale tomberait-elle dÂ’un coup. Je me pose beaucoup de questions si prÃ¨s de lÂ’arrivÃ©e. Je verrai bien demain.

JÂ’entre dans le premier Lodge que je trouve pour me reposer de suite. Je vais vite diner et Ã  21 h, je suis couchÃ©.</description></item><item><title>KIMBERLEY / HOPETOWN (1 100 m)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-08-02 12:32:32</pubDate><description>MERCREDI 28 JUILLET 2010           125 km    CUMUL: 18 710 km
DÃ©nivelÃ© : 305 m

Pour sortir de KIMBERLEY, ce sera assez facile car pour une fois, jÂ’ai droit aux indications. Heureusement car il y a peu de monde dans les rues, ici presque tout le monde est motorisÃ©.

Je rÃ©cupÃ¨re ma grande nationale avec mes deux mÃ¨tres de piste cyclable. Je pense que ce sera le cas jusquÂ’au CAP qui approche Ã  grands pas car jÂ’ai vu un panneau Â« CAPE TOWN Â» : 970 km.

Je roule toujours au milieu des grands espaces tout plats. La monotonie du paysage compense la facilitÃ© du relief. La vÃ©gÃ©tation se modifie un peu et je vois de grands cactus, cette fois des aloÃ¨s. Dans les parcs il y a de nombreux moutons et ces parcs sont truffÃ©s de termitiÃ¨res.

Je vais vous en raconter une bien bonne. En roulant, je dÃ©busque une petite antilope dont jÂ’ignore la marque. Elle se met Ã  courir en sautant entre moi et la clÃ´ture. Ne voilÃ -t-il pas que Tornado se met Ã  accÃ©lÃ©rer et dÃ¨s que nous la rattrapons, elle se met Ã  accÃ©lÃ©rer et Tornado aussi. Le manÃ¨ge a bien durÃ© 500 m. DÃ¨s que lÂ’antilope a pu trouver une Ã©chappatoire entre les barbelÃ©s, elle sÂ’est vite Ã©vanouie dans la nature. JÂ’ai bien essayÃ© de la prendre en photo en roulant mais je crois bien que je lÂ’ai loupÃ©e.

Le coin a lÂ’air assez sauvage car outre cette antilope, je vois parfois dans les champs une ou deux autruches. Vous me direz, il y en a bien sur la route de VALENSOLE mais celles que je vois nÂ’ont pas lÂ’air dÂ’Ã©levage.

Autre fait remarquable, sur certains poteaux Ã©lectriques je constate dÂ’immenses nids trÃ¨s touffus qui ont lÂ’air dÂ’abriter des colonies de petits oiseaux.

Je lÂ’avais remarquÃ© hier Ã  KIMBERLEY, je vois apparaitre mes premiers oliviers que jÂ’avais quittÃ© au Maroc. Pas de doute, Ã§a sent de plus en plus lÂ’Ã©curie.

JÂ’approche enfin de HOPETOWN (ville de lÂ’espoir) et je dÃ©couvre Ã  nouveau lÂ’inÃ©vitable Â« Township Â».

HOPETOWN est une petite ville toute simple en retrait de la nationale. Il nÂ’a pas lÂ’air dÂ’y avoir dÂ’hÃ´tel mais je trouve un Â« Bed and Breakfast Â» qui me donne entiÃ¨re satisfaction. Je vais vite faire trois courses Ã  la supÃ©rette la plus proche pour pouvoir manger ce soir car cet Ã©tablissement nÂ’assure pas la restauration.
</description></item><item><title>KIMBERLEY (1 240 m)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-27 17:57:41</pubDate><description>MARDI 27 JUILLET 2010           O km    CUMUL: 18 585 km
DÃ©nivelÃ© : 0 m

Une fois nÂ’est pas coutume, je profite de ma journÃ©e de repos pour faire du tourisme classique.

Vous le savez ou ne le savez pas mais KIMBERLEY est la capitale du diamant, le siÃ¨ge social de la Compagnie DE BEERS qui a un quasi monopole sur le diamant dans le monde. Depuis des kilomÃ¨tres, je vois sur la route des pubs sur Â« THE BIG HOLE Â» le plus grand trou du monde dÂ’oÃ¹ on a extrait des tonnes de diamants.

Je dÃ©die cette journÃ©e Ã  mes deux grands frÃ¨res, grands mineurs devant lÂ’Ã©ternel et Ã  tous les mineurs qui participent Ã  ce forum, en autre Ã  Joseph et Ã  Cyril je pense.

JÂ’ai donc visitÃ© ce Â« BIG HOLE Â» qui est vraiment impressionnant. Il y avait aussi la reconstitution de la mine qui allait avec, puits, galeries, outillage, engins et reconstitution dÂ’un tir de mine.

Il y avait Ã©galement tout une ville reconstituÃ©e de la grande Ã©poque de la ruÃ©e vers le diamant. Quand je disais quÂ’ici, tout me faisait penser Ã  lÂ’ouest amÃ©ricain, jÂ’en ai la confirmation.

Ce qui est marrant, cÂ’est que lÂ’hÃ´tel oÃ¹ je suis et carrÃ©ment sur le site, ce qui est un pur hasard.

JÂ’ai pris sciemment beaucoup de photos afin que vous vous rendiez compte. Beaucoup dÂ’Ã©lÃ©ments sont reconstituÃ©s mais le trou est bien rÃ©el.

Je profite bien de ce qui est, jÂ’espÃ¨re ma derniÃ¨re journÃ©e de repos. Demain, je reprends la route pour HOPETOWN oÃ¹ lÂ’histoire du diamant a commencÃ©.
</description></item><item><title>WARENTON / KIMBERLEY (1 240 m)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-27 09:41:25</pubDate><description>LUNDI 26 JIUILLET 2010           76 km    CUMUL: 18 585 km
DÃ©nivelÃ© : 245 m

Encore un dÃ©part Ã  la frontale mais ce matin, cÂ’est involontaire. Je suis maintenant tellement organisÃ© le matin que jÂ’en deviens efficace.

A la sortie de WARRENTON, je rÃ©cupÃ¨re la route qui vient de JOHANNESBURG, une route trÃ¨s large mais surtout avec une bande cyclable de deux mÃ¨tres de chaque cÃ´tÃ©. Niveau sÃ©curitÃ©, je suis trÃ¨s content car je pense avoir de la circulation jusquÂ’au CAP. A ce propos, je remarque un panneau KIMBERLEY : 72 km, lÂ’Ã©tape du jour et surtout LE CAP : 1 045 km. TrÃ¨s heureux, je le prends en photo. Ce soir, il me restera moins de 1 000 km pour atteindre mon but, soit une petite France Ã  traverser, une pacotille quoi.

Je suis toujours dans les grands espaces et cÂ’est toujours impressionnant. Je longe la voie ferrÃ©e, ce qui nÂ’a rien dÂ’original, cÂ’est le cas depuis MPIKA en Zambie. La grosse diffÃ©rence, cÂ’est que cette fois, elle est Ã©lectrifiÃ©e, une grande premiÃ¨re depuis mon entrÃ©e sur le sol africain.

Pour la premiÃ¨re fois Ã©galement, le soleil est un peu en morceau. RÃ©sultat, lÂ’atmosphÃ¨re a du mal Ã  se rÃ©chauffer et je resterai pratiquement habillÃ© jusquÂ’Ã  KIMBERLEY.

La route est tellement plate que jÂ’aperÃ§ois les buildings de KIMBERLEY, vingt kilomÃ¨tres avant et je mÂ’en approche tranquillement.

Au pied de la ville, un immense plan dÂ’eau et si je vous en parle, cÂ’est que ce plan dÂ’eau est habitÃ© par une importante colonie de flamands roses. Je suis assez Ã©tonnÃ© car je croyais que cette couleur du flamand lui Ã©tait donnÃ© parce quÂ’il mangeait beaucoup de crevettes. Peut-Ãªtre il y en a-t-il dans ce plan dÂ’eau artificiel.

Dans KIMBERLEY, grosse ville, jÂ’ai du mal comme dÂ’habitude Ã  trouver un hÃ´tel et aprÃ¨s plusieurs tours pour rien, jÂ’arrive enfin dans un hÃ´tel, un peu luxueux mais tant pis, pour une fois, jÂ’y vais. A lÂ’entrÃ©e, une barriÃ¨re et le gardien me dit : Â« check point Â» et lÃ  cÂ’est le comble. Sur la route, je ne suis jamais contrÃ´lÃ© par la police et pour rentrer dans un hÃ´tel, il me faut montrer mes papiers. Je mÂ’Ã©nerve un peu et fait demi-tour. CÂ’est le climat quÂ’il rÃ¨gne en Afrique du Sud et que je nÂ’apprÃ©cie pas du tout. CÂ’est peut-Ãªtre un reste de la coupe du monde car je crois quÂ’Ã  KIMBERLEY, il y a eu un match du groupe A : Afrique du Sud / Uruguay. En sortant, un quidam mÂ’interpelle,  mÂ’accompagne Ã  lÂ’hÃ´tel et du personnel dÂ’accueil ayant vu la scÃ¨ne vient Ã  ma rencontre. Je me pose la question de ma Â« zÃ©nitude Â», peut-Ãªtre suis-je en train de la perdre au contact de ce pays dit Â« civilisÃ© Â». Un fait est sÃ»r jÂ’ai toujours eu horreur des contrÃ´les. DÂ’ailleurs Ã  la rÃ©ception de lÂ’hÃ´tel, on ne me demandera mÃªme pas mes papiers.

Moyennant finances, il y a la Wifi Ã  lÂ’hÃ´tel, ce sera parfait. JÂ’envisage une journÃ©e de repos car je sens que jÂ’en ai besoin et ce sera peut-Ãªtre la derniÃ¨re avant le sprint final.
</description></item><item><title>VRYBURG / WARENTON (1 200 m)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-27 09:37:10</pubDate><description>DIMANCHE 25 JUILLET 2010           135 km    CUMUL: 18 509 km
DÃ©nivelÃ© : 290 m

Le dÃ©part a lieu une fois de plus Ã  la nuit mais je ne mets pas ma frontale, les lumiÃ¨res de la ville me suffisent. DÂ’un coup tout sÂ’Ã©teint, Ã©conomie oblige et je suis obligÃ© dÂ’utiliser ma frontale. Pour une vingtaine de minutes.

En sortant de VRYBURG, jÂ’ai la mÃªme vision quÂ’Ã  lÂ’entrÃ©e, ces baraques en tÃ´les les unes contre les autres. Est-ce que ce sera le cas dans toutes les villes que je vais traverser ?

Il y a quelque temps que je ne vous ai pas parlÃ© du temps mais sachez quÂ’il fait toujours aussi froid. Ce matin, je nÂ’avais pas lÂ’impression quÂ’il fasse froid mais cÂ’est un des matins oÃ¹ jÂ’ai les doigts des mains et des pieds le plus gelÃ©s et cela va durer une bonne partie de la matinÃ©e.

Je suis toujours dans ces immenses espaces et jÂ’avance de ferme en ferme. Je ne connais pas les U.S.A. mais Ã§a doit y ressembler, au FARWEST ou au TEXAS. A chaque tour de pÃ©dales, jÂ’ai lÂ’impression que je vais voir dÃ©bouler Lucky LUKE sur Joly JUMPER ou pire, les Daltons. TrÃªve de plaisanterie, cÂ’est vrai que la rÃ©gion me fait penser au TEXAS avec ces grandes fermes dÂ’Ã©levage de bovins, ces blancs costauds comme des rocs dans leur grand 4 X 4.

Je suis en plein cÂœur du NORTHEM CAPE, le pays des afrikaners et oÃ¹ lÂ’afrikaans est quasiment la langue officielle. A lÂ’entrÃ©e des fermes, je constate souvent des noms Ã  consonance franÃ§aise. CÂ’est vrai quÂ’Ã  la rÃ©vocation de lÂ’Edit de Nantes, certains huguenots ont fui la France  pour se rÃ©fugier en Afrique du Sud.

Au milieu de ces pÃ¢turages dÂ’herbe sÃ¨che, je vois parfois des traces dÂ’immenses champs de maÃ¯s (cÂ’est lÂ’hiver) et des champs que je suppose semÃ©s en blÃ©, ajoutent une touche de verdure dans cette rÃ©gion trÃ¨s sÃ¨che Ã  cette Ã©poque de lÂ’annÃ©e.

Je pique nique sur une aire amÃ©nagÃ©e et je suis le roi du pÃ©trole. Je fais bien dÂ’en profiter car les vingt derniers kilomÃ¨tres vont Ãªtre galÃ¨re pour moi. Avec lÂ’Ã©tape dÂ’aujourdÂ’hui, je vais faire plus de 300 bornes en deux jours, cÂ’est peut-Ãªtre un peu trop, dÂ’autant que je fini avec du vent contraire, allez savoir pourquoi.

WARRENTON est comme toutes les villes franÃ§aises le dimanche, morte. Tout est fermÃ© et personne dans les rues. Je trouve lÂ’hÃ´tel au nom prÃ©destinÃ© Â« TEXAS HOTEL Â», tenu par trois jeunes filles assez sympa et oÃ¹ je suis trÃ¨s bien reÃ§u. JÂ’aurai lÂ’occasion de parler de mon voyage et de discuter avec les clients du bar. JÂ’en profite Ã©galement pour acheter du Â« Biltong Â» que je vois suspendu au plafond. CÂ’est de la viande sÃ©chÃ©e (bÂœuf, koudou ou autruche) dont la tradition vient des boers qui partaient Ã  la conquÃªte de ces immenses plaines. Cette viande Ã©tait sÃ©chÃ©e sur les bÃ¢ches des chariots.

Dans ma chambre, il fait 16Â° et inutile de vous dire que je rentre rapidement sous les couvertures. Bonne nuit.
</description></item><item><title>MAFIKENG / VRYBURG</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-27 09:33:02</pubDate><description>SAMEDI 24 JUILLET 2010           169 km    CUMUL: 18 374 km
DÃ©nivelÃ© : 450 m

Ce matin, jÂ’envisage dÂ’aller jusque VRYBURG mais je doute un peu car il nÂ’y a pas moins de 170 km, cela dÃ©pendra du dÃ©nivelÃ©. Pour mettre le plus de chance de mon cÃ´tÃ©, je pars vers 6 h Ã  la frontale. NÂ’en parlez surtout pas Ã  Laurence, elle nÂ’aime pas du tout.

JÂ’ai un peu de mal pour sortir de MAFIKENG, plusieurs bleds se mÃ©langent un peu. Je demande plusieurs fois la route. Les gens, soit ne me comprennent pas ou soit ils ne veulent pas me renseigner et continuent leur chemin. Le jour se lÃ¨ve lÂ’activitÃ© reprend ainsi que la circulation des gens qui vont travailler. Tant que je ne suis pas sorti de lÂ’agglomÃ©ration, il me faut Ãªtre trÃ¨s prudent ca il nÂ’y a pas de piste cyclable.

La route est en moins bel Ã©tat que la veille. Hier, cÂ’Ã©tait un leurre, juste un morceau qui mÃ¨ne Ã  la frontiÃ¨re. Heureusement, la circulation nÂ’est pas trop importante car sur cette route sans piste cyclable et Ã©troite, ce nÂ’est pas toujours Ã©vident.

La route assez plate est entourÃ©e de grands espaces Ã  perte de vue. Ce nÂ’est quÂ’une succession dÂ’immenses propriÃ©tÃ©s clÃ´turÃ©es. LÂ’Ã©levage semble la premiÃ¨re activitÃ© de la rÃ©gion. 

La route est trÃ¨s monotone mais avec ce petit vent dans le dos, je ne me plains pas. JÂ’avance trÃ¨s vite et je finirai ma journÃ©e Ã  21 km/h de moyenne, ce qui sur 170 km est un record pour moi. Je passerai une excellente journÃ©e vÃ©locipÃ©dique Ã  dÃ©faut de me rÃ©galer avec le paysage.

CÂ’est aussi la journÃ©e des oiseaux et jÂ’en verrai de toutes sortes. Je vois deux autruches mais un peu loin pour les photographier, des pintades, des perdreaux, des hÃ©rons et beaucoup dÂ’autres oiseaux colorÃ©s dont jÂ’ignore le nom. Je suis intriguÃ© par un oiseau, souvent en groupe. CÂ’est un gros oiseau sombre avec un long bec qui me fait penser au serpentaire que jÂ’avais vu en Tanzanie.

A cette allure jÂ’arrive Ã  VRYBURG de bonne heure. Je suis surpris Ã  lÂ’entrÃ©e de VRYBURG de dÃ©couvrir des baraques en tÃ´les, les unes contre les autres et me faisant penser aux favelas de LIMA. Cela me semble moins insalubre que ce que jÂ’avais vu Ã  LIMA mais la prÃ©caritÃ© de ces habitations oÃ¹ sont entassÃ©s beaucoup de monde mÂ’Ã©tonne. La population y est totalement noire. Est-ce que cÂ’est ce quÂ’on appelle les Â« townships Â». A gauche de la route, ces baraques habitÃ©es par les noirs et Ã  droite de magnifiques villas habitÃ©es par les blancs. LÂ’apartheid est heureusement bien terminÃ© en Afrique du Sud mais jÂ’ai le sentiment que si lÂ’ANC (le parti de Nelson MANDELA) est au pouvoir, lÂ’argent est toujours dans les mains des blancs.

AprÃ¨s cette curieuse image, je traverse VRYBURG sans trouver dÂ’hÃ©bergement. Je suis obligÃ© de faire demi-tour et aprÃ¨s bien du mal, je trouve un Lodge au nom curieux de Â« Lockerbie Â».

Je vais faire mes courses dans un supermarchÃ© Â« SPAR Â» et juste Ã  cÃ´tÃ©, je vois Â« Internet Bar Â». Je retourne vite dans ma chambre pour chercher ma clÃ© USB. En entrant dans ce que je crois Ãªtre un cyber, pas dÂ’ordinateur. Il nÂ’y a que des machines Ã  sous et on me rÃ©pond que cÂ’est Â« Internet Internaitement Â». Je nÂ’ai rien compris et en me promenant dans la ville, je verrai beaucoup de lieu de ce style.

En trainant en ville, je trouve lÂ’atmosphÃ¨re Ã©trange, de partout des grilles et des agents de sÃ©curitÃ©. Il semble quÂ’il y rÃ¨gne une certaine paranoÃ¯a par rapport Ã  ce quÂ’on dit sur la criminalitÃ© en Afrique du Sud. 

Il est 18 h, je vais vite manger dans un Â« WIMPY Â», il nÂ’y a que ce type dÂ’Ã©tablissement ici et je rentre vite dans ma chambre. Je ne veux prendre aucun risque.
</description></item><item><title>LOBATSE / MAFIKENG (1 360 m)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-26 19:33:37</pubDate><description>VENDREDI 23 JUILLET 2010           80 km    CUMUL: 18 205 km
DÃ©nivelÃ© : 305 m

Ca y est, je pars ce matin en direction de mon dernier pays. LÂ’Ã©tape sera encore courte aujourdÂ’hui, comme Ã  chaque fois que jÂ’entre dans un nouveau pays : formalitÃ©s douaniÃ¨res, change, adaptation.

Le route est relativement vallonnÃ©e et assez agrÃ©able malgrÃ© les Ã©ternelles lignes droites. Je longe de grandes exploitations oÃ¹ les zÃ©bus sont parquÃ©s. La vÃ©gÃ©tation faite toujours en majoritÃ© dÂ’acacias est agrÃ©mentÃ©e dÂ’Ã©normes cactus dÂ’un genre nouveau pour moi.

Je mÂ’arrÃªte pour photographier une Ã©pave au bord de la route. Cela peut vous paraÃ®tre banal mais depuis que je suis au Botswana, jÂ’en ai vu trÃ¨s peu au bord de la route. Ici le parc automobile est relativement neuf, rien Ã  voir avec ce que jÂ’avais vu en Mauritanie qui dÃ©tient le pompon Ã  ce sujet. JÂ’ai une petite pensÃ©e pour mon neveu Benoit qui a un site consacrÃ© Ã  ces Ã©paves Â« Les Ã©paves de nos campagnes Â». SÂ’il venait en Afrique, il aurait de quoi alimenter son site.

Fait Ã©galement nouveau, je vois, je crois, mes premiÃ¨res cultures au Botswana, des champs de choux et surtout dÂ’immenses Ã©tendues de maÃ¯s.

Ainsi, petit Ã  petit jÂ’arrive Ã  lÂ’immigration du Botswana cÃ´tÃ© Â« out Â». Mon passeport visÃ©, je nÂ’ai plus dÂ’autre choix que de passer la derniÃ¨re frontiÃ¨re, ce qui se fera rapidement. Je perds juste, comme souvent, un peu de temps Ã  expliquer mon voyage aux policiers et mÃªme faire un peu de change avec eux car je crois que la monnaie du Botswana Â« le Pula Â» est la plus forte dÂ’Afrique.

De pÃ©nÃ©trer dans mon vingtiÃ¨me et dernier pays, cela me fait un drÃ´le dÂ’effet : objectif pratiquement atteint et la fin proche dÂ’une belle aventure. Sur le forum, Christine mÂ’avait parlÃ© de sentiments contradictoires, je lui ai rÃ©pondu que non, et bien, je me trompe car je ressens effectivement ces sentiments contradictoires. QuoiquÂ’il en soit, je suis tout de mÃªme content dÂ’atteindre mon but et de retrouver GrÃ©oux, Laurence Pyrrhus et ma maison.

Ce qui change immÃ©diatement en entrant en Afrique du Sud, ce sont deux petits dÃ©tails. Les vaches nÂ’ont plus de bosses et dans les champs poussent des Ã©oliennes, pas celles qui produisent de lÂ’Ã©lectricitÃ©, mais qui pompent lÂ’eau comme au temps de mon enfance dans la Meuse.

JÂ’arrive finalement Ã  MAFIKENG et je pose mes valises, faÃ§on de parler. Je trouve un Lodge sympa au nom Ã©vocateur de Â« Buffalo Lodge Â».

JÂ’ai la mauvaise idÃ©e dÂ’aller dans une banque pour changer les 1 500 pulas qui me restent et je vais en avoir pour une heure. Je tombe sur un blanc ventripotent qui nÂ’a pas lÂ’air dÂ’y comprendre grand-chose et qui a lÂ’air de faire sourire ses voisins noirs. JÂ’en viens Ã  cette dure rÃ©flexion dans ma tÃªte : Â« heureusement que les noirs ont pris le pouvoir en Afrique du Sud Â».

A ce propos, je suis actuellement dans le bar restaurant du Lodge. Je fais le constat suivant, mais peut-Ãªtre est-ce du hasard : au bar que des blacks qui discutent entre eux et dans la salle du restaurant, que des blancs qui boivent leur biÃ¨re attablÃ©sÂ…Â…Â…Â… On ne se mÃ©lange donc pas !!!!!!! 
</description></item><item><title>GABORONE / LOBATSE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-26 19:27:51</pubDate><description>JEUDI 22 JUILLET 2010           73 km    CUMUL: 18 125 km
DÃ©nivelÃ© : 445 m

GrÃ¢ce Ã  ma traditionnelle bouilloire, je dÃ©jeune dans ma chambre ce qui est bien pratique. DÃ©part sans souci, le jour se lÃ¨ve Ã  peine et je profite de la lumiÃ¨re de la ville.

A la sortie de GABORONE, je mÂ’arrÃªte pour photographier enfin une montagne. Il est 7 h 30 et comme tous les matins, jÂ’appelle Laurence. Pendant que je tÃ©lÃ©phone, un motard blanc sÂ’arrÃªte, retire son casque et regarde mon vÃ©lo. Il attend un petit moment que je termine mon coup de fil. Il parle un peu franÃ§ais et nous discutons de mon voyage. Avant de partir, il me prend mon tÃ©lÃ©phone et enregistre son numÃ©ro de tÃ©lÃ©phone et son nom (MATT) en me disant que si jÂ’ai un problÃ¨me, je nÂ’ai quÂ’Ã  lÂ’appeler. Sur ce, il fait demi-tour et part travailler. CÂ’est quand mÃªme sympa.

Je continue mon bonhomme de chemin sur ma route sans piste cyclable. Il y a beaucoup de circulation et je ne brille pas trop. Heureusement, au bout de 30 km, je retrouve ma piste cyclable. Elle nÂ’est pas terrible mais je suis trÃ¨s content de la retrouver.

Je mÂ’arrÃªte pour ravitailler et un camion venant en sens inverse sÂ’arrÃªte sur le bas cÃ´tÃ© et traverse pour me parler. DÃ©cidÃ©ment, cÂ’est la journÃ©e.

Pour une journÃ©e de transition, la route est plus agrÃ©able que tous ces derniers jours mÃªme si les lignes droites sont toujours lÃ . La prÃ©sence de montagnes rend le paysage plus agrÃ©able.

Il est Ã  peine midi quand jÂ’arrive Ã  LOBATSE mais je dÃ©cide tout de mÃªme dÂ’y rester. Je dois vous avouer quÂ’Ã  GABORONE, jÂ’ai eu la flemme de rÃ©parer la chambre Ã  air et mon rÃ©chaud. Il faut absolument que je rÃ¨gle ces petits problÃ¨mes avant de mÂ’engager dans la cambrousse. 

Je trouve un des rares hÃ´tels de LOBATSE et par chance, il y a internet. CÂ’est parfait car jÂ’ai encore deux carnets de route Ã  mettre Ã  jour et quelques photos Ã  faire passer Ã  StÃ©phane.

JÂ’entre dans la chambre et bien sÃ»r il y a la tÃ©lÃ©. CÂ’est assez courant mais souvent elle ne fonctionne pas ou a trÃ¨s peu de chaÃ®nes. Cette fois-ci elle fonctionne parfaitement et je tombe sur une chaÃ®ne sud-africaine qui retransmet lÂ’Ã©tape du Tourmalet du Tour de France. Pour une surprise, cÂ’est une surprise et je me plante pour une fois devant la tÃ©lÃ©vision.

A midi, le lunch Ã©tait parfait. En self service avec des spÃ©cialitÃ©s locales, je me suis rÃ©galÃ©. Le soir, pour le Â« diner Â» ce ne sera pas le cas et Ã  8 h, rien nÂ’est prÃªt. Je dÃ©cide de manger Ã  lÂ’extÃ©rieur et trouve un petit restaurant oÃ¹ je mangerai une grosse saucisse de Strasbourg et des frites. LÃ  nÂ’est pas mon propos, le patron trÃ¨s sympa nÂ’arrÃªte pas de me parler et sÂ’installe Ã  ma table. Nous discutons encore de mon voyage pendant plus dÂ’une heure. Et oui, avec un peu de bonne volontÃ© nous arrivons Ã  communiquer et quand je ne comprends pas, il me lÂ’Ã©crit sur un bout de papier. Il veut tout savoir de mon voyage, le kilomÃ©trage, le temps mis, les pays traversÃ©s, les visas. Il est trÃ¨s curieux et trÃ¨s fier de mÂ’avoir dans son Ã©tablissement et chaque fois que rentre un client, il lui parle de mon voyage. Certains clients sÂ’installent mÃªme Ã  notre table. Au moment de payer, il nÂ’encaisse que le manger et me fait cadeau du Â« Fanta Â». Avant de partir, nous Ã©changeons mails et adresses et il mÂ’offre encore une boisson pour demain.

Ce fut donc une journÃ©e trÃ¨s productive avec ces trois rencontres trÃ¨s sympa. Ce Botswana que jÂ’avais le sentiment de traverser sans avoir lÂ’occasion de communiquer me donne maintenant du regret. Je suis ravi de cette derniÃ¨re journÃ©e au Botswana, je reste sur une agrÃ©able impression et cÂ’est tant mieux.
</description></item><item><title>DIBETE / GABORONE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-22 19:15:26</pubDate><description>MARDI 20 JUILLET 2010           116 km    CUMUL: 18 051 km
DÃ©nivelÃ© : 340 m

AprÃ¨s encore une bonne nuit, jÂ’ai le sentiment quÂ’il fait moins froid. Ce nÂ’est quÂ’une impression car sur mon vÃ©lo, jÂ’ai encore plus froid que dÂ’habitude et jÂ’en viens Ã  redouter le pire pour la suite.

La route se transforme Ã  lÂ’approche de GABORONE en route en quatre voies, capitale oblige, et le paysage devient collineux. Cela mÂ’enlÃ¨ve un peu de monotonie aprÃ¨s ce que jÂ’ai vÃ©cu depuis plusieurs jours.

Je sens mon vÃ©lo qui tire Ã  droite. JÂ’ai encore crevÃ© de la roue avant. Je nÂ’ai pas envie de changer la chambre car le trou a lÂ’air petit. Je regonfle par trois fois mais dans GABORONE, je me rÃ©sous Ã  changer la chambre. Avec le chargement, je ne tiens plus Tornado et jÂ’ai peur de me casser la figure. Finalement, je change la chambre Ã  200 m de lÂ’hÃ´tel que je vais choisir. JÂ’aurais dÃ» la changer de suite cela mÂ’aurait Ã©vitÃ© bien du tracas.

GABORONE est une ville ultra moderne, de grandes artÃ¨res quadrillent la ville. Mon hÃ´tel assez luxueux se trouve dans un quartier dÂ’affaires. Autour dÂ’une place piÃ©tonne et jÂ’ai toutes les commoditÃ©s pour faire mes courses : banques, supermarchÃ©, restaurant ou plutÃ´t fastfood.

Je rencontre une franÃ§aise prof dans une universitÃ© dÃ©centralisÃ©e dans le PyrÃ©nÃ©es dÃ©pendant de TOULOUSE. Elle est venue au Botswana pour faire une expertise sur le dÃ©veloppement touristique. Je lui parle de mon rÃ´le dans le tourisme lorsque jÂ’Ã©tais adjoint au maire et prÃ©sident e lÂ’office de tourisme et lui parle du projet du chÃ¢teau que nous avions. Elle me dit que dans le midi, elle a entendu parler dÂ’un projet similaire. CÂ’est en fait Jean-Pierre MARTINETTI qui lors dÂ’un colloque Ã  CHAMBERY a parlÃ© de la CitÃ© de la Culture et du Tourisme durable, le projet que nous avions Ã  GREOUX. CÂ’est assez marrant comme le monde est petit. Dommage que la nouvelle municipalitÃ© ait laissÃ© tomber ce projet, cÂ’est tout de mÃªme un vÃ©ritable gÃ¢chis pour GREOUX et son chÃ¢teau. TrÃªve de polÃ©mique, je suis trÃ¨s content de parler un peu franÃ§ais ici au Botswana.

Je reste deux jours Ã  GABORONE pour mettre internet Ã  jour et jeudi, direction la derniÃ¨re frontiÃ¨re que je franchirai certainement vendredi. JÂ’en suis maintenant Ã  18 051 km et il ne me resterait plus que 1 532 km. Je commence maintenant Ã  languir de rentrer car je ne sens plus de magie dans mon voyage et jÂ’avance pour avancer.
</description></item><item><title>MAKORO / DIBETE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-22 19:11:34</pubDate><description>LUNDI 19 JUILLET 2010           136 km    CUMUL: 17 936 km
DÃ©nivelÃ©: 365 m

Le matin au rÃ©veil, je fais deux constats. Le premier, il fait moins froid, 12Â° sous la tente et 6Â° dehors, allez comprendre pourquoi. Le deuxiÃ¨me moins agrÃ©able, jÂ’ai enfin percÃ© le matelas auto gonflable. Il fallait bien que Ã§a arrive et dans ce coin plein dÂ’Ã©pines, je ne suis pas Ã©tonnÃ©.

JÂ’attaque ma procession habituelle pour arriver au bout de 45 km Ã  la ville de MAHALAPYE. Je fais mes trois courses, surtout de lÂ’eau car il mÂ’en faut pour deux jours et je continue sans avoir grand-chose Ã  raconter.

Un Ã©vÃ¨nement important aujourdÂ’hui, je dois passer ma derniÃ¨re ligne mythique : le tropique du Capricorne. Je ne suis pas sÃ»r quÂ’il soit indiquÃ©, aussi je tiens le GPS Ã  disposition et en vue du tropique, je le mets en action. Sur ma carte Michelin, il est indiquÃ© Ã  23Â°27Â’00Â’Â’. Je mÂ’arrÃªte donc quand le GPS mÂ’indique cette position. Je me prends en photo avec le GPS car bien sÃ»r je suis seul. A partir de ce moment, je peux dire que ne suis plus sous les tropiques, la fin du voyage approche donc.

Je fais quelques kilomÃ¨tres, je vois un panneau : Â« TROPIC OF CAPRICORN Ã  500 m Â». Effectivement, Ã  500 m un grand panneau indique Â« TROPIC OF CAPRICORN Â». Je regarde le GPS, il indique 23Â°29Â’59,1Â’Â’, soit 23Â° 30Â’. Qui a raison ? Je prends quand mÃªme les photos et je verrai en France. De toute maniÃ¨re, je nÂ’aurai pas loupÃ© cette ligne mythique. Pour les photos, je les prends moi-mÃªme. En face, il y avait bien un couple qui attendait le bus et ont refusÃ© de traverser.

La suite sera sans commentaire, ma route habituelle.

Le bivouac du soir est encore difficile Ã  trouver et plus jÂ’avance, plus lÂ’heure tourne. Chaque fois que je trouve un coin, il ne convient pas, trop dÂ’Ã©pines, du sable, du monde. Je continue mais ce soir cÂ’est galÃ¨re et je vais mÂ’installer nÂ’importe oÃ¹. JÂ’envisage mÃªme, ce quÂ’il ne faut jamais faire, de mÂ’installer au bord de la route.

JÂ’arrive Ã  une barriÃ¨re vÃ©tÃ©rinaire. Il y a rÃ©guliÃ¨rement ce genre de barriÃ¨re au Botswana pour contrÃ´ler le trafic de bÃ©tail. CÂ’est tout de mÃªme la troisiÃ¨me ressource Ã©conomique du pays et la propagation de la fiÃ¨vre aphteuse serait une catastrophe.

Ne trouvant rien pour dormir, je continue ma route et arrive Ã  un pont bascule. CÂ’est un endroit trÃ¨s courant en Afrique oÃ¹ les camions sont pesÃ©s et payent une taxe en consÃ©quence. Je suis au Botswana, lÂ’endroit est trÃ¨s moderne, trÃ¨s propre. Le parking ferait lÂ’affaire. Je demande lÂ’autorisation qui mÂ’est accordÃ© sans problÃ¨me. Deux personnes trÃ¨s gentilles mÂ’indiquent lÂ’endroit oÃ¹ je peux planter la tente et me mettent les toilettes Ã  dispositions. Elles sont trÃ¨s propres et en bon Ã©tat de marche. Il y a mÃªme un essuie-mains Ã©lectrique et automatique Ã  air chaud. Je ne suis plus en Afrique.

Le repas sera encore froid, je nÂ’ai pas pris la peine de rÃ©parer le rÃ©chaud. La nuit sera excellente malgrÃ© la crainte dÂ’Ãªtre constamment dÃ©rangÃ© par les camions. Je dois bien Ãªtre fatiguÃ© pour dormir de la sorte. Il faut dire que si dans la journÃ©e, je nÂ’ai pas trop de relief, je roule chargÃ© Ã  bloc, eau et nourriture pour deux jours.
</description></item><item><title>FOLEY SIDING / MAKORO (1000 m)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-22 12:40:43</pubDate><description>DIMANCHE 18 JUILLET 2010           132 km    CUMUL: 17 800 km
DÃ©nivelÃ©: 340 m

Au rÃ©veil, je me prÃ©cipite sur la montre, elle indique 6Â°, je la mets dehors et je constate avec stupeur Â– 2Â°. La remorque est tout gelÃ©e et les sacoches brillent ? Je dÃ©jeune dans la tente en mÂ’enfilant dans le duvet. Je dÃ©monte la tente, Ã  lÂ’intÃ©rieur du double-toit, cÂ’est carrÃ©ment de la glace. Je ne sais pas si je ne vais pas Ãªtre obligÃ© de raccourcir mes Ã©tapes et dÃ©marrer un peu plus tard. CÂ’est dÂ’ailleurs le cas des norvÃ©giens qui ne dÃ©marrent quÂ’Ã  8 h. Quand je les avais rencontrÃ©s, leurs compteurs nÂ’affichaient que 80 km et le mien 105.

La journÃ©e sera identique Ã  celle de la veille, les photos parleront mieux que ce que je peux vous dÃ©crire. La route toujours encombrÃ©e est trÃ¨s languissante, le paysage plat, toujours le mÃªme. En un mot, je me lÃ¢che, je mÂ’emmerde. Heureusement que jÂ’ai LE CAP comme objectif, sinon je ne vois pas lÂ’intÃ©rÃªt de rouler sur cette route.

Je reviens sur mes norvÃ©giens de la veille. Cela fait tout de mÃªme de belles rencontres aprÃ¨s les polonais et le Serbe. Vraiment dommage que je ne parle pas anglais.

JÂ’arrive enfin Ã  PALAPYE oÃ¹ jÂ’ai lÂ’intention de dormir car jÂ’en ai un peu assez. Le premier hÃ´tel affiche complet. Je fais mes courses dans mon supermarchÃ© habituel et je vais manger dans un WINPY, encore un de ces fastfoods Ã  lÂ’amÃ©ricaine et reprends la route, je bivouaquerai encore ce soir.

La montre indique 16 h, il me faut chercher un coin et lÃ , Ã§a se complique. Les clÃ´tures de partout et les rares chemins sont truffÃ©s dÂ’acacias.

JÂ’arrive au village de MAKORO oÃ¹ bien sÃ»r il nÂ’y a pas dÂ’hÃ©bergement. A la sortie de ce village, je repÃ¨re un chemin. JÂ’ouvre la barriÃ¨re et la referme. Je dÃ©couvre un coin assez dÃ©gagÃ© que je trouve sympa. Un troupeau de chÃ¨vres qui broute le peu dÂ’herbe et une bicoque Ã  cÃ´tÃ© me font penser Ã  un propriÃ©taire dans le coin. Je le cherche mais ne trouve personne. La mauvaise idÃ©e me vient dÂ’aller demander lÂ’autorisation au bar Ã  cÃ´tÃ©.

JÂ’entre dans ce bar, comme dirait Samuel mon filleul, un bar louche. Une Ã©norme dame me sert une biÃ¨re et un client qui a lÂ’air Ã©mÃ©chÃ© en consomme une. Je demande lÂ’autorisation dÂ’aller dormir dans le coin susvisÃ©, la dame trÃ¨s gentille ne sait que me rÃ©pondre car elle nÂ’en est pas propriÃ©taire. Trop tard, je ne peux donc y retourner. Je lui fais comprendre que si, moyennant consommation, je peux planter la tente derriÃ¨re son bar. Elle accepte gentiment et je rentre le vÃ©lo dans son enclos car ici tout est clÃ´turÃ©, je vous lÂ’ai dÃ©jÃ  dit. DerriÃ¨re le bar, il y a quelques bicoques dÃ©labrÃ©es. Elle essaye, toute fiÃ¨re, de prÃ©senter un franÃ§ais mais apparemment tout le monde sÂ’en fout. Sauf un quidam, avec sa canette de 63 cl Ã  la main qui ne me lÃ¢chera plus les baskets, si ce nÂ’est pour aller en chercher une autre. Il a lÂ’air un peu saoul comme dÂ’autres personnes et je suis en train de me demander ce que je fais lÃ . Sans rien dire, je reprends mon vÃ©lo et quitte cet endroit qui me parait malsain. Si tous les gens me paraissent gentils et sans mauvaises intentions, je me mÃ©fie quand mÃªme des gens qui ont bu. JÂ’ai dÂ’ailleurs lÂ’impression et comme dÂ’habitude, cela nÂ’engage que moi, que dans ces coins retirÃ©s oÃ¹ il nÂ’y a pas grand-chose  faire, lÂ’alcoolisme sÃ©vit.

Je reprends donc la route et il me faut trouver un coin rapidement car la nuit tombe vite. Le premier chemin est le bon, ce nÂ’est que du sable, je traÃ®ne et tire mon vÃ©lo et la remorque pendant 300 m et je trouve un coin pas trop sympa mais je nÂ’ai plus le choix.

En mÂ’installant, je me pique de partout avec ces petites boules dÂ’Ã©pines qui trainent par terre. Yannick les connait bien, il en avait eues plein ses pneus au SÃ©nÃ©gal. Je nÂ’ai quÂ’une hantise, crever les trois pneus de mon attelage mais je mÂ’en tire bien. JÂ’aurai encore de la visite de gens qui charrient du bois avec un attelage tirÃ© par quatre donkeys (Ã¢nes) trÃ¨s courant ici. Ils sont habillÃ©s de vÃªtements trÃ¨s sales et usÃ©s. Un des gamins avait un pantalon tellement trouÃ© quÂ’il y avait plus de trous que de pantalon, je nÂ’avais encore jamais vu Ã§a. JÂ’aurai une autre visite, un jeune trÃ¨s gentil au demeurant qui me semble rentrer de lÂ’Ã©cole. Il sÂ’attarde devant mon vÃ©lo et ma remorque et ne semble plus vouloir partir. A force de ne pas faire cas de lui, il partira.

Ce soir, je mangerai froid, le rÃ©chaud refusant de dÃ©marrer. Comme je nÂ’ai pas trop envie de me salir les mains, je dÃ©boucherai le gicleur demain. Comme dÂ’habitude, je suis au lit Ã  6 h 30.

</description></item><item><title>RAMOKGWEBANA / FOLEY SIDING</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-21 21:50:41</pubDate><description>SAMEDI 17 JUILLET 2010           131 km    CUMUL: 17 668 km
DÃ©nivelÃ©: 210 m

La surprise du jour, plutÃ´t de la nuit et malgrÃ© la faible altitude (autour de 100 m), je vais avoir froid sous la tente. Dans la nuit, je suis obligÃ© de bien fermer mon duvet. Heureusement que jÂ’avais choisi un bon duvet que jÂ’avais cru un moment un peu trop chaud. Au rÃ©veil, Ã  4 h 30, la montre mÂ’indique 8Â° sous la tente et 2Â° dehors.

Je dÃ©marre donc dans le froid, je commence Ã  en avoir lÂ’habitude. Je mets deux paires de chaussettes aux pieds et comme je nÂ’ai pas de gants, jÂ’enfile une paire de chaussettes qui fera un peu lÂ’effet de moufles.

Ma premiÃ¨re journÃ©e entiÃ¨rement au Botswana ne va pas Ãªtre trop marrante. Une platitude Ã  faire pÃ¢lir Jacques Brel et son plat pays.

Le long ruban dÂ’asphalte continue et de chaque cÃ´tÃ©, 30 Ã  40 m dÂ’herbes sÃ¨ches coupÃ©es. SÂ’ensuit des acacias nains trÃ¨s Ã©pineux, dÃ©limitÃ©s par deux rangs de clÃ´tures. De temps Ã  autre, un chemin part Ã  droite ou Ã  gauche mais Ã  chaque fois il y a une barriÃ¨re quÂ’il faut refermer derriÃ¨re soi pour empÃªcher les bovins de divaguer. Ces bovins sont effectivement trÃ¨s prÃ©sents ainsi que quelques chÃ¨vres.

La circulation est Ã©galement trÃ¨s prÃ©sente. Il y a beaucoup de grosses voitures qui roulent trÃ¨s vite, la vitesse Ã©tant limitÃ©e Ã  120, ainsi que camions et cars. Circuler sur cette route serait trÃ¨s dangereux sÂ’il nÂ’y avait pas cette piste cyclable en bon Ã©tat.

Cette circulation intense et ce paysage monotone seront mon lot pendant cinq jours, soit 640 km et pratiquement toute la traversÃ©e du Botswana. Bien sÃ»r, je ne traverse pratiquement pas de village qui sont bien en retrait de la route. Je ne devine la prÃ©sence dÂ’un village que par les Â« Bus Stop Â» oÃ¹ parfois quelques personnes attendent.

JÂ’arrive enfin Ã  la premiÃ¨re ville digne de ce nom Â« FRANCISTOWN Â» oÃ¹ je mÂ’arrÃªte pour faire quelques courses. Si dans la campagne, il nÂ’y a absolument rien, par contre, les villes sont trÃ¨s bien Ã©quipÃ©es, en supermarchÃ© entre autres. On y trouve de tout et le Botswana ne produisant pas grand-chose, ce ne sont que des produits dÂ’importation et en particulier dÂ’Afrique du Sud. Je ne vous dis pas les prix !!

CÂ’est midi, je dÃ©cide donc de manger au resto et cela me fera au moins un bon repas aujourdÂ’hui. Ici comme restaurant, ils ne connaissent que les fastfoods Ã  lÂ’amÃ©ricaine comme les MAC DO. JÂ’ai donc droit Ã  mon Ã©ternel  Â« Chicken chips Â» et mon coca ou Fanta (cÂ’est le mÃªme trust), tout autant plein de sucre. Pendant que je mange, je vois passer une voiture qui tire une remorque corbillard que je prends en photo. Ce qui Ã©tait valable pour la Zambie, lÂ’est autant pour le Zimbabwe que le Botswana. Les remorques tirÃ©es par les bus ou les taxis sont lÃ©gions.

Ce soir je dois bivouaquer et je nÂ’ai pas assez dÂ’eau. En traversant un petit village qui sent la misÃ¨re, tout le monde nÂ’est pas riche au Botswana, jÂ’obtiens aprÃ¨s bien des difficultÃ©s, la dame se cache, de lÂ’eau que je purifie immÃ©diatement au micropur. Pendant cette opÃ©ration, je me vois arriver trois norvÃ©giens avec sacoches qui se rendent Ã©galement au CAP mais eux arrivent du CAP NORD, cÂ’est autre chose. CÂ’est vrai quÂ’ils sont trois, moins chargÃ©s et plus jeunes mais il faut le faire. Nous discutons un bon moment, lÂ’un dÂ’eux mÂ’offre mÃªme une carotte qui me donne des idÃ©es et repartent. Je range mes affaires et plusieurs centaines de mÃ¨tres plus loin, ils mÂ’attendent. Comme je veux rouler encore une heure, je vais rouler avec eux et constater que cÂ’est quand mÃªme agrÃ©able. Si ce nÂ’Ã©tait la barriÃ¨re de la langue, jÂ’aurais pu finir avec eux mais je mÂ’arrÃªte Ã  lÂ’approche de FOLEY et eux continuent.

Je trouve un bivouac que je crois tranquille au milieu des acacias et je nÂ’ai quÂ’une crainte, cÂ’est de percer. Il faut vois ces Ã©pines dÂ’acacias, elles sont vraiment redoutables.

JÂ’aurai bien quelques visites mais trÃ¨s agrÃ©ables, un bonjour et les gens ne sÂ’attardent pas. Dans la nuit, jÂ’aurai droit Ã  un concert une chorale fÃ©minine chantant des chansons africaines dans le village. Si ce nÂ’Ã©tait lÃ  aussi la barriÃ¨re de la langue, je me serai levÃ©.

Dans la nuit, le froid a lÂ’air de se faire plus vif. JÂ’enfile mon sac Ã  viande en coolmax et rentre dans mon duvet. La nuit sera donc confortable.

</description></item><item><title>BULAWAYO / RAMOKGWEBANA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-21 21:44:00</pubDate><description>VENDREDI 16 JUILLET 2010           125 km    CUMUL: 17 537 km
DÃ©nivelÃ©: 530 m

GrÃ¢ce Ã  une bouilloire Ã©lectrique, je peux dÃ©jeuner dans ma chambre, cÂ’est vraiment trÃ¨s pratique. Je suis un peu trop matinal car Tornado et sa remorque sont prÃªts Ã  partir et il fait encore nuit. Il faut absolument que je tienne compte que mÃªme si je descends vers le sud, jÂ’oblique un peu vers lÂ’ouest et le matin, le jour se lÃ¨ve un peu plus tard.

Comme Ã  LUSAKA, lÂ’hÃ´tel est situÃ© Â« City Centre Â», je suis vite en dehors de la ville et dans la campagne, pardon dans le bush. CÂ’est lÂ’Ã©ternel va et vient des gens qui vont travailler, qui Ã  pied, qui Ã  vÃ©lo et qui en taxi-brousse. Pour moi, cÂ’est toujours impressionnant et lÂ’objet de beaucoup, non de Â« Good Morning Â», mais de Â« Morning Â». CÂ’est ce que jÂ’aurai appris en Afrique de lÂ’est,k les gens disent rarement Â« Good Morning Â» mais simplement Â« Morning Â». JÂ’ai Ã©galement droit au Â« How are you Â» qui nÂ’est apparemment quÂ’une formule de politesse et nÂ’attend pas de rÃ©ponse.

La campagne diffÃ¨re un peu, je suis dans une zone de pÃ¢turages, Ã§a sent dÃ©jÃ  le Botswana. Les chemins sont barrÃ©s de grilles et les champs souvent clÃ´turÃ©s.

Je ne sais si aujourdÂ’hui, je me sens une Ã¢me de poÃ¨te ou si la luminositÃ© est particuliÃ¨re ce matin mais je trouve la nature absolument magnifique. Je trouve Ã  la vÃ©gÃ©tation des couleurs dÂ’automne. Ce quÂ’il y a en plus ce matin, cÂ’est lÂ’apparition de cactus gÃ©ants dont certains sont mÃªme en train de fleurir.

La campagne a lÂ’air Ã©galement de se modifier et lÂ’apparition de gros blocs de rochers me changent un peu de la sempiternelle forÃªt.

Je prends les derniÃ¨res photos du Zimbabwe que je quitte sans regret. Je suis certainement passÃ© Ã  cÃ´tÃ© mais la barriÃ¨re de la langue doit y Ãªtre pour quelque chose. JÂ’aurais aimÃ© discuter avec les gens sur la situation de leur pays. JÂ’ai bien essayÃ© Ã  lÂ’hÃ´tel mais le rÃ©ceptionniste avait lÂ’air de dire que tout va bien. Bien sÃ»r, peut-Ãªtre en ville et pour ceux qui ont du boulot.

La frontiÃ¨re du Botswana est en vue. Je vais passer mon avant-dernier pays, le dix-neuviÃ¨me et jÂ’en ai fini avec les visas. Les formalitÃ©s seront identiques Ã  toutes celles des pays de lÂ’est, sauf que je nÂ’ai pas de visa Ã  payer.

CÂ’est drÃ´le Ã  constater car si parfois une frontiÃ¨re nÂ’est quÂ’un passage administratif, cette fois, jÂ’ai vraiment lÂ’impression de changer de pays. Je dÃ©couvre de suite de grands espaces et lÂ’impression immÃ©diate dÂ’un pays plus riche.

La route en travaux me fait craindre le pire, les chinois sont encore lÃ . Cette prÃ©sence chinoise en Afrique est absolument incroyable, ils sont vraiment prÃ©sents dans tous les pays que jÂ’ai traversÃ©s. Cette fois, heureusement les travaux ne me dÃ©rangeront pas. Il semble que lÂ’on double la voie et jÂ’emprunte lÂ’ancienne route, les travaux ayant lieu sur la nouvelle voie.

Ce nÂ’est pour lÂ’instant quÂ’un long ruban dÂ’asphalte dans une totale platitude. De chaque cÃ´tÃ© de la route, ce nÂ’est que clÃ´ture et souvent la clÃ´ture est double. Celle qui empÃªche les animaux de traverser la route et celle qui dÃ©limite les parcs Ã  zÃ©bus. Il faut dire que lÂ’Ã©levage Ã©tait la premiÃ¨re ressource Ã©conomique du Botswana avant la dÃ©couverte des diamants et le dÃ©veloppement du tourisme. PossÃ©der quelques tÃªtes de bÃ©tail est toujours un signe extÃ©rieur de richesse.

Je passe devant un Lodge qui me parait un peu luxueux, je mÂ’arrÃªterai au prochain que je ne trouverai plus. Je dÃ©cide donc de bivouaquer mais ici avec les clÃ´tures sÂ’est assez compliquÃ©. Je trouve malgrÃ© tout un chemin qui traverse la voie ferrÃ©e. Il aboutit bien sÃ»r Ã  un parc oÃ¹ paissent des zÃ©bus et fait caractÃ©ristique du pays, les zÃ©bus ont des cloches aussi dans la nuit, le tintement de ces cloches me donnera lÂ’impression dÂ’Ãªtre dans le Jura.

JÂ’installe finalement mon campement dans un coin assez sympa et je verrai passer quelques personnes qui ramÃ¨nent les zÃ©bus dans les pÃ¢turages. PÃ¢turage Ã©tant un bien grand mot car ce ne sont que des Ã©pineux avec un peu dÂ’herbe sÃ¨che.

DÃ¨s le coucher du soleil, je sens dÃ©jÃ  la fraicheur arriver et je ne vais pas Ãªtre dÃ©Ã§u.

</description></item><item><title>KENMAUR+10km/BULAWAYO (1362m) </title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-15 19:07:46</pubDate><description>MERCREDI 14 JUILLET 2010           131 km    CUMUL: 17 412 km
DÃ©nivelÃ©: 630 m

CÂ’est vrai que cÂ’est le jour du 14 juillet mais je ne reste pas dans mon duvet douillÃ©, jÂ’ai encore du cÂœur Ã  lÂ’ouvrage et je dois faire ces 130 km qui me sÃ©parent de BULAWAYO.
A propos, dans un autre ordre dÂ’idÃ©e, jÂ’ai vendu pour lÂ’association LAUNATHO 13267 km et je me suis engagÃ© Ã  les faire. Je pense dÂ’un coup que dans 86 km, jÂ’y arrive et si je prenais ensuite un taxi-brousse pour LE CAP, jÂ’aurai tenu mes engagementsÂ…Â…Â…Â…..

Tiens, bizarre, je suis plus haut quÂ’hier et il fait moins froid : 15 sous la tente et 8 dehors. QuÂ’importe, je mÂ’habille comme hier, je nÂ’aurai pas trop chaud.

JournÃ©e habituelle comme depuis plusieurs jours, jÂ’avance, un point cÂ’est tout. Cela va faire presque 500 km oÃ¹ je suis dans le mÃªme paysage, entourÃ© de forÃªt. AprÃ¨s les hauts plateaux zambiens, cela me change de la magnifique Tanzanie et ses paysages variÃ©s. De plus sur cette route, il nÂ’y a pratiquement pas de circulation. VallonnÃ©e et forÃªt, cÂ’est tout le charme de cette partie du Zimbabwe.

JÂ’approche de BULAWAYO avec une impression bizarre, jÂ’ai le sentiment quÂ’il y a de moins en moins de monde sur la route. Aussi, je me renseigne plusieurs fois pour savoir si je suis bien dans la bonne direction.

BULAWAYO me fait Ã©galement une impression assez bizarre, de grandes artÃ¨res rectilignes et perpendiculaires, un peu comme certaines villes amÃ©ricaines. JÂ’ai lÂ’impression que lÂ’on a plantÃ© lÃ  cette ville dÂ’une faÃ§on artificielle.

Je trouve facilement mon hÃ´tel assez sympa, confortable et pas trop cher pour une fois. Par contre, le resto contigu, cÂ’est la catastrophe et aprÃ¨s trois jours de bivouac, je croyais me rattraper et bien cÂ’est ratÃ©. Par contre, pas de douche mais une baignoire avec de lÂ’eau chaude. Ce bain sera le bienvenu car cela fait quand mÃªme quatre jours que je ne me suis pas lavÃ©.

Demain, je reste Ã  BULAWAYO pour faire quelques courses et peut-Ãªtre mettre Ã  jour le site internet si je trouve des connexions.

Je languis de quitter ce pays oÃ¹ je ne sens aucune joie de vivre et les gens pas trop sympa. Si jÂ’ai le malheur de demander un renseignement dans la rue, la rÃ©ponse est souvent Â« dollars Â». Les gens, je ne les blÃ¢me pas car ce pays est dans une situation catastrophique et je ne sais comment il va sÂ’en sortir.

Depuis mon dÃ©part, cÂ’est peut-Ãªtre la premiÃ¨re fois oÃ¹ jÂ’ai une impression aussi dÃ©sagrÃ©able dÂ’un pays. La Gabon mÂ’avait un peu dÃ©Ã§u mais pas Ã  ce point. Je rÃ©pÃ¨te que je ne suis pas objectif quand je parle dÂ’un pays, ce sont les sentiments que je ressens et tels que je les vis avec Tornado.
</description></item><item><title>GWAI RIVER ET PLUS / KENMAUR +</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-15 19:03:02</pubDate><description>MARDI 13 JUILLET 2010           118 km    CUMUL : 17 281 km
DÃ©nivelÃ©: 655 m

Comme tous les matins, je prends la tempÃ©rature, pas la mienne car tout va bien. Sous la tente, jÂ’ai droit Ã  8Â° et Ã  la surprise gÃ©nÃ©rale, dehors, il fait 0Â°. JÂ’ai dÂ’ailleurs pris la montre en photo pour preuve et je ne suis quÂ’Ã  1100m.

Je reprends donc ma route avec le froid, une route excellente et vallonnÃ©e et toujours ma forÃªt.

Ca commence quand mÃªme Ã  Ãªtre languissant et aujourdÂ’hui, je nÂ’ai pas grand-chose Ã  raconter de ma journÃ©e. Heureusement et je remercie encore Laurence et Marine, jÂ’ai mon walkman, je passe ainsi des heures en compagnie de Brassens et Brel.

Je pensais Ãªtre mercredi Ã  BULAWAYO mais jÂ’en abandonne lÂ’idÃ©e. Il me reste prÃ¨s de 300 km, jÂ’ai pas mal de relief et du vent de face. Cela me parait impossible, je dormirai Ã  LUPANE.

Dans ce paysage monotone, jÂ’arrive fatiguÃ© Ã  LUPANE. Bien sÃ»r, ce village nÂ’est pas au bord de la route, il me faut encore faire 4 ou 5 km de grimpette pour y arriver. En arrivant dans ce village, comme Ã  GWAI RIVER, je vois toute la dÃ©solation du Zimbabwe. Les gars dans la rue sont complÃ¨tement dÃ©sÂœuvrÃ©s, le chÃ´mage bat son plein. Les Â« SHOPS Â» sont fermÃ©s, certainement pour cause de faillite et dÂ’inflation. Heureusement subsistent quelques magasins dÂ’alimentation, il faut bien manger.

Je crois lire beaucoup de tristesse dans le regard des gens et pas trop de sourires. Moi le blanc, je suis certainement enviÃ© de vivre dans lÂ’abondance. Je ne gÃ©nÃ©ralise pas complÃ¨tement car jÂ’ai droit Ã  quelques sourires et des regards dÂ’admiration.

Pas question de dormir ici car bien sÃ»r, il nÂ’y a pas dÂ’hÃ´tel, tout est fermÃ©. Je fais mes courses dans un libre-service et la marchande me fourni de lÂ’eau car il nÂ’y a toujours pas dÂ’eau minÃ©rale.

Bien entendu, pas question dÂ’acheter une puce pour mon tÃ©lÃ©phone, Ã§a nÂ’existe pas ici. JÂ’emprunte une fois de plus le tÃ©lÃ©phone dÂ’un autochtone pour rassurer Laurence et lui dire quÂ’elle nÂ’aura plus de nouvelles jusquÂ’Ã  jeudi.

Je redescends Ã  la nationale pour chercher un coin bivouac. Il faut dire que je nÂ’ai fait que 75 km mais je suis assez fatiguÃ© par le relief et le vent mais peut-Ãªtre aussi la lassitude.

Je me mets Ã  penser, et oui, Ã§a mÂ’arrive. Il me reste 173 km Ã  faire pour arriver Ã  BULAWAYO. Si aujourdÂ’hui, je fais lÂ’effort encore dÂ’une quarantaine de kilomÃ¨tres, demain 130 pour arriver Ã  destination, cÂ’est jouable.

CÂ’est lÃ , quÂ’intervient le miracle de lÂ’Ãªtre humain. Je me suis mis cet objectif de 40 km dans la tÃªte et comme par enchantement, la fatigue sÂ’oublie et je reprends la route.

Je passe le petit village de KENMAUR oÃ¹ bien sÃ»r il nÂ’y a rien et je me mets en tÃªte de faire encore une dizaine de kilomÃ¨tres. De temps Ã  autre, je vois bien une piste menant Ã  un Lodge pour safari, mais cÂ’est Ã  chaque fois une dizaine de km de mauvaise piste et je nÂ’en ai pas envie.

A droite, une piste sablonneuse, je lÂ’emprunte sur une centaine de mÃ¨tres et trouve un endroit parfait en pleine forÃªt. JÂ’installe mon bivouac et une fois de plus je vais passer une excellente nuit. Dans la nuit, le vent commence Ã  souffler, les arbres craquent. Si un arbre me tombait sur la tente, pensais-je dÂ’un coup ? Mais je me rendors aussitÃ´t.
</description></item><item><title>HWANGE / GWAI RIVER ET PLUS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-15 18:57:53</pubDate><description>LUNDI 12 JUILLET 2010           91 km    CUMUL : 17 163 km
DÃ©nivelÃ©: 735 m

Nuit encore parfaite, juste un peu rÃ©veillÃ© par le froid qui mÂ’oblige Ã  bien fermer mon duvet. Sans la tente, il fait 12Â° et 6 dehors. CÂ’est tout de mÃªme bizarre ce froid. Oh ! Nous sommes bien en hiver mais je ne suis quÂ’Ã  700 m dÂ’altitude sous 18Â° de latitude. Je ne mÂ’attendais pas Ã  avoir aussi froid. Le pire nÂ’est certainement pas encore arrivÃ© car Morgan et GrÃ©gory mÂ’ont bien signalÃ© que jÂ’allais avoir froid en Afrique du sud.

Je dÃ©marre habillÃ© au maximum et je fais bien. Je nÂ’ai pas trop froid, si ce nÂ’est les mains et les pieds que je ne peux pas trop protÃ©ger. Heureusement dÃ¨s que le soleil apparait au dessus des arbres, il fait de suite moins froid. Ce matin, je ne me dÃ©vÃªtirai quÂ’Ã  11 h.

De la route, toujours excellente, il nÂ’y a pas grand chose Ã  dire. De la forÃªt, toujours de la forÃªt, avec parfois des clairiÃ¨res me faisant penser Ã  un village pas trop loin mais je ne le verrai pas. DÃ¨s que la forÃªt disparait un peu, je retrouve avec plaisir mon baobab. Des singes traversent encore la route et de temps e temps je vois des gens au bord de la route aux arrÃªts de bus.

Je vois une Ã©cole et quelques habitations. Sur la route, plein de gamins sortent de partout et vont Ã  lÂ’Ã©cole. DÃ¨s que je mÂ’arrÃªte, ils se mettent souvent Ã  courir pour mÂ’Ã©viter : ils ont peurs. Je suis dans une rÃ©gion trÃ¨s sauvage et ils nÂ’ont certainement pas lÂ’habitude des touristes, surtout sur ce drÃ´le dÂ’engin. Parfois un sourire suffit Ã  les amadouer et ils me rÃ©pondent par un sourire et un signe de la main.

Ce coin est assez bizarre car je vois trÃ¨s peu de monde, pas de village. La rÃ©gion que je crois dÃ©serte est certainement assez peuplÃ©e car rÃ©guliÃ¨rement au bord de la route, ce quÂ’ils appellent des Â« CRAFTS CENTRE Â» (centres artisanaux) me prouvent le contraire. Cet artisanat consiste souvent en des statuettes en bois, hommes ou animaux. Au bord de la route, il nÂ’y a pas grand-chose Ã  vendre, du bois et comme il y a des baobabs, du pain de singe, le fruit du baobab.

La route est trÃ¨s vallonnÃ©e et avec le vent de face, je nÂ’avance pas trop vite. Je travers de grands ponts qui enjambent des riviÃ¨res complÃ¨tement Ã  sec. CÂ’est effectivement la saison sÃ¨che, dÂ’ailleurs depuis DAR ES SALAAM, je nÂ’ai plus vu la pluie.

AprÃ¨s ce dÃ©sert vert, jÂ’arrive enfin Ã  GWAI RIVER. Je pensais y trouver un hÃ©bergement mais il nÂ’y a pas grand-chose un fois de plus. Je nÂ’ai pas de tÃ©lÃ©phone depuis VICTORIA FALLS et Laurence doit commencer Ã  sÂ’inquiÃ©ter. Orange a dÃ» choisir le plus mauvais opÃ©rateur du Zimbabwe car rien ne passe et mon tÃ©lÃ©phone satellitaire est en panne, jÂ’ai dÃ» dÃ©penser tout mon crÃ©dit. JÂ’essaye bien dÂ’acheter une puce mais il nÂ’y en a pas. Je fais ouvrir la poste, le receveur me vend une puce pas de connexion, je la lui rends aussitÃ´t. Heureusement quelquÂ’un me prÃªte son tÃ©lÃ©phone pour pouvoir sÃ©curiser Laurence. Je lui donne 10 $, cÂ’est peut-Ãªtre beaucoup mais je suis trop content du service quÂ’il me rend. Je vais faire trois courses car ce soir, bivouac Ã  nouveau mais il nÂ’y a pas dÂ’eau minÃ©rale. Le gars du tÃ©lÃ©phone mÂ’amÃ¨ne chez lui et me fournit lÂ’eau dont jÂ’aurai besoin ce soir et demain. Ouf !

Je fais peut-Ãªtre 5km et mÂ’installe en retrait de la route. Je suis au bord dÂ’un chemin Ã  semi-goudronnÃ© par deux bandes de roulement, certainement faites en mÃªme temps que la nationale pour permettre aux autochtones de circuler Ã  vÃ©lo. Malheureusement ce nÂ’est pas entretenu et lÂ’herbe et les petits arbustes prennent la place.

Je ne suis pas mal dans ce coin, cÂ’est plat et je suis Ã  lÂ’abri des regards. MalgrÃ© tout, je suis surpris par cinq bucherons qui rentrent de leur journÃ©e de travail Ã  GWAI RIVER avec leur hache sur lÂ’Ã©paule. Ils me saluent et sont tout Ã©tonnÃ©s que je campe ici, en pleine forÃªt. Ils me le dÃ©conseillent Ã  cause du lion. Tiens, je nÂ’y avais pas pensÃ© Ã  celui lÃ . CÂ’est vrai que depuis ce matin je longe un grand parc national et que les animaux sauvages doivent trainer dans le secteur. DÂ’ailleurs, je remarque que le bord de la route est balisÃ© par des fils de fer barbelÃ©s complÃ¨tement rouillÃ©s et chaque fois que je vois un ensemble de case, il est clÃ´turÃ©.

Je pense que le lion doit Ãªtre ici lÂ’Ã©quivalent du loup autrefois chez nous. La peur du lion est toujours prÃ©sente. Les bucherons ont peut-Ãªtre raison mais je nÂ’ai pas le choix. Remballer ma tente et rouler de nuit ? De toute maniÃ¨re, ils nÂ’ont pas rÃ©ussi Ã  me faire peur. Je prends juste les prÃ©cautions dÂ’usage, aucune nourriture dans la tente, tout dans la remorque.

Je passerai une excellente nuit, sans aucun bruit, pas de rugissement, mÃªme pas de cris dÂ’oiseaux.
</description></item><item><title>VICTORIA FALLS / HWANGE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-15 18:49:55</pubDate><description>DIMANCHE 11 JUILLET 2010           115 km    CUMUL : 17 072 km
DÃ©nivelÃ©: 660 m

Comme dÂ’habitude sous la tente, la nuit sera parfaite, si ce nÂ’est un imbÃ©cile qui secouera ma tente par deux fois pendant que je dormais dÃ©jÃ . CÂ’est un peu le risque dans ce genre dÂ’Ã©tablissement frÃ©quentÃ© par une certaine faune.

Je dÃ©jeune au resto, ce qui me permet de retrouver GrÃ©gory et Morgan que jÂ’invite en France quand ils y seront en vacances car jÂ’ai envie de les revoir. Je fais Ã©galement connaissance dÂ’un allemand qui traverse lÂ’Afrique avec une vieille moto de type Â« INDIA Â» je crois mais avec la photo, mon ami Ghislain mÂ’en dira plus.  Je pense quÂ’il faut le faire aussi, traverser lÂ’Afrique avec un engin de cet Ã¢ge. DÂ’ailleurs, il me fait comprendre que sa caisse Ã  outils est consÃ©quente.

Je quitte VICTORIA FALLS et rentre dans une forÃªt qui ne me quittera pratiquement plus pendant trois jours. Je longe le parc national de VICTORIA FALLS et je vois rÃ©guliÃ¨rement des panneaux Â« attention passages dÂ’Ã©lÃ©phants ou dÂ’antilopes Â». La proximitÃ© du parc doit faire que la forÃªt est mieux gÃ©rÃ©e que ce que jÂ’ai vue jusquÂ’Ã  prÃ©sent. Elle est constituÃ©e de sujets assez importants et me cache tout le paysage, cÂ’est assez particulier.

Pour la premiÃ¨re fois en Afrique, jÂ’ai droit Ã  des aires de pique-nique amÃ©nagÃ©es avec table, bancs et poubelle. Souvent, table et bancs sont dÃ©truits mais les coins sont relativement propres par rapport Ã  ce que je vois en Afrique.

Par endroits, la forÃªt est dÃ©truite et fait place Ã  quelques cultures et jÂ’ai un peu plus de vision. Dans les rares arbres, il y a beaucoup de nids dÂ’oiseaux tels que jÂ’en avais vu Ã  lÂ’ouest.

Il doit y avoir des villages dans la campagne mais au bord de la route, je ne verrai rien jusquÂ’Ã  HWANGE qui dÂ’ailleurs nÂ’est pas au bord de la nationale. La seule trace de vie que je vois, ce sont des colonies de singes qui traversent la route de temps en temps. JÂ’en ai mÃªme vu une traverser dÂ’au moins une quarantaine dÂ’individus.

JÂ’approche de HWANGE, je vois de hautes cheminÃ©es dÃ©gager une fumÃ©e trÃ¨s noires et sortir des bÃ¢timents contigus. JÂ’ignore ce que cÂ’est exactement mais je pense Ã  des centrales thermiques et il doit y avoir des mines de charbon dans la rÃ©gion.

JÂ’arrive Ã  lÂ’embranchement de HWANGE, Â« Baobab HÃ´tel Â», indiquÃ© 1 km plus loin, chic, je mÂ’y rends et Ã  lÂ’embranchement, cÂ’est Ã  3 km dÂ’une grosse montÃ©e. Je reviens donc Ã  HWANGE et aprÃ¨s une petite montÃ©e, je dÃ©couvre une ville Ã©trange. Elle est toute fleurie, avec un habitat me faisant penser Ã  une citÃ© industrielle. CÂ’est dimanche, tout est fermÃ© et je ne trouve pas dÂ’hÃ©bergement.

Je retourne donc Ã  mon hÃ´tel et aprÃ¨s une horrible montÃ©e, dÃ©sagrÃ©able en fin de journÃ©e, je dÃ©couvre un hÃ´tel tout ce quÂ’il y a de luxueux. Je demande le prix : 80 $, cÂ’est trop pour moi et je dÃ©cide de bivouaquer. Je redescends et je continue ma route.

Je traverse une zone industrielle un peu bizarre pour la rÃ©gion. Un resto au bord de la route, jÂ’essaye de nÃ©gocier lÂ’autorisation de monter la tente moyennant que jÂ’y mange en contrepartie. Ca me sera refusÃ©. CÂ’est un peu lÂ’accueil, Ã  quelques exceptions prÃ¨s que jÂ’aurai au Zimbabwe. Au resto, tout comme Ã  lÂ’hÃ´tel, ils prÃ©fÃ¨rent perdre un client plutÃ´t que faire un geste.

Je traverse la voie ferrÃ©e et me croyant en pleine campagne, je monte la tente un peu Ã  lÂ’Ã©cart de la route derriÃ¨res des buissons. CÂ’est une petite erreur car je ne serai pas discret et pendant que je mange, des gens passeront mais aprÃ¨s un bonjour discret, ils ne sÂ’attarderont pas.

Le repas sera excellent, soupe de pÃ¢tes chinoises et haricots blancs Ã  la tomate directement chauffÃ©s dans la boÃ®te sur mon rÃ©chaud car je nÂ’ai pas de quoi faire la vaisselle et lÂ’eau mÂ’est trop prÃ©cieuse. Quand je bivouaque ainsi, il me faut prÃ©voir lÂ’eau du repas du soir, du petit dÃ©jeuner et de la journÃ©e du lendemain.

A six heures, la nuit tombe et 6 h 30, je suis couchÃ© sous la tente. Des gens passeront encore prÃ¨s de la tente pendant au moins deux heures. Je ne sais pas ce quÂ’ils doivent penser de cette vision Ã©trange Ã  leurs yeux : Ma tente, Tornado et sa remorque.
</description></item><item><title>LIVINGSTONE / VICTORIA FALLS (</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-15 18:43:04</pubDate><description>LIVINGSTONE / VICTORIA FALLS (ZIMBABWE)- CHUTES VICTORIA
SAMEDI 10 JUILLET 2010           13 km    CUMUL : 16 957 km
DÃ©nivelÃ©: 85 m

AprÃ¨s un bon petit dÃ©jeuner et la photo avec le personnel de lÂ’hÃ´tel, je dÃ©marre tranquillement pour une petite journÃ©e de vÃ©lo qui doit me mener aux chutes cÃ´tÃ© Zimbabwe.

Le soleil est toujours de la partie mais il fait toujours aussi froid. Je vois un panneau Â« Ã©levage de crocodiles Â». Je vais voir, pensant visiter un Ã©levage de crocodiles destinÃ©s Ã  la consommation. CÂ’est en fait une forme de zoo avec toute sorte de crocodiles destinÃ© aux touristes. Ce nÂ’est pas encore ouvert et je prÃ©fÃ¨re repartir car je ne suis pas venu en Afrique pour visiter les zoos.

Comme la veille, le ciel est parfaitement bleu, hormis le nuage au fond, formÃ© par les embruns des chutes. Je longe le ZambÃ¨ze avant sa culbute. Je passe lÂ’entrÃ©e des chutes cÃ´tÃ© zambien et cÂ’est de suite lÂ’immigration cÃ´tÃ© zambien pour les formalitÃ©s de sortie du territoire. Tout se passe parfaitement mais il y a encore beaucoup de babouins juchÃ©s sur les toits ou les camions, je ne dois rien laisser trainer sur Tornado.

Ca y est, la Zambie est finie et jÂ’entre maintenant au Zimbabwe. Je travers le ZambÃ¨ze sur un pont spectaculaire que je voyais parfaitement hier depuis les chutes et dÂ’oÃ¹ les gens sautent en Ã©lastique. Dessous le ZambÃ¨ze tumultueux sÂ’engage dans de magnifiques gorges qui nÂ’ont rien Ã  envier Ã  celles du Verdon.

Comme depuis mon arrivÃ©e Ã  lÂ’est, les formalitÃ©s de visa, moyennant 30 $, se passent rapidement. CÂ’est mon dix-huitiÃ¨me pays et certainement mon dernier visa. Ce pays est en plein marasme Ã©conomique avec une inflation atteignant les 1000 %. Il vient Ã  peine de sortir dÂ’une Ã©pidÃ©mie de cholÃ©ra. La monnaie nÂ’a plus cours. CÂ’est le dollar amÃ©ricain qui sert de monnaie et si on doit vous rendre des piÃ¨ces, on vous rend des Â« Rands Â» Sud-Africain. Il y a bien des changeurs de monnaie Ã  la frontiÃ¨re mais il vaut mieux Ã©viter, vu lÂ’inflation galopante, dÂ’acquÃ©rir la monnaie du pays.

JÂ’arrive Ã  VICTORIA FALLS qui contrairement Ã  LIVINGSTONE se situe Ã  lÂ’entrÃ©e des chutes. Je cherche un hÃ´tel et une fois sorti de la ville sans mÂ’en rendre compte, je fais demi-tour. Je trouve un backpakers du nom de SHOESTRING. CÂ’est spÃ©cifique Ã  lÂ’Afrique de lÂ’Est. Ce sont des Ã©tablissements bon marchÃ© oÃ¹ on peut camper, dormir en dortoir ou en chambre individuelle. Il nÂ’y a pas de chambre individuelle de libre et vue mon barda je ne tiens pas trop au dortoir collectif. Pour 5 $, je choisi la formule camping, ce sera parfait.

Je monte ma tente, laisse Tornado et je vais de suite aux chutes Ã  pied. En passant, je tire de lÂ’argent Ã  une banque qui bien sÃ»r, distribue des dollars.

LÂ’entrÃ©e est Ã  30 $ contre 20 en Zambie (le Zimbabwe est un pays trÃ¨s cher) et lÃ , un spectacle encore plus Ã©poustouflant que la veille mÂ’attend. Dire que jÂ’ai failli zapper les chutes cÃ´te du Zimbabwe, quel tord jÂ’aurais eu ! CÂ’est comme la veille en beaucoup plus grandiose mais avec plus dÂ’embruns et de pluie. JÂ’en sortirai trempÃ© comme une soupe. Vous les dÃ©crire est trop compliquÃ©, vous verrez par les nombreuses photos que jÂ’ai prises.

A un belvÃ©dÃ¨re, jÂ’entends parler franÃ§ais et Ã§a me fait un bien Ã©norme. Ce sont deux couples de franÃ§ais vivant Ã  MAPUTO au Mozambique qui sont en vacances. Morgan et GrÃ©gory sont enseignants et ont choisi dÂ’enseigner Ã  lÂ’Ã©tranger par goÃ»t du voyage. Je les retrouverai au backpakers et passerai une belle soirÃ©e Ã  parler avec eux car en plus, ils sont trÃ¨s sympathiques.

AprÃ¨s plusieurs biÃ¨res en leur compagnie, au son dÂ’une musique Ã  fond, je vais me coucher. Depuis que je suis en Afrique, jÂ’ai lÂ’habitude de me coucher de trÃ¨s bonne heure.
</description></item><item><title>LIVINGSTONE - CHUTES VICTORIA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-15 18:35:14</pubDate><description>LIVINGSTONE (HOTEL ZIGZAG)-CHUTES VICTORIA
VENDREDI 09 JUILLET 2010           0 km    CUMUL : 16 944 km
DÃ©nivelÃ©: 0 m

Enfin le grand moment tant attendu arrive. Je prends un taxi en direction des chutes Ã  10 km. Au fond, un immense nuage, le seul dans un ciel tout bleu, ce sont les embruns provoquÃ©s par les chutes. CÂ’est dire la puissance de ces chutes, cÂ’est absolument hallucinant.

JÂ’entre dans le parc aprÃ¨s avoir pris mon billet dÂ’entrÃ©e pour 20 $. De suite, cÂ’est le choc, une premiÃ¨re cataracte comme je nÂ’en ai jamais vu. AprÃ¨s cela va sÂ’enchainer sans arrÃªt. Je ne vous dis pas lÂ’Ã©motion qui me gagne et je dois vous avouer que jÂ’y suis allÃ© de ma larme. CÂ’est tout de mÃªme un Ã©vÃ¨nement dont je rÃªve depuis des annÃ©es.

Je nÂ’avais quÂ’une seule crainte, cÂ’est dÂ’Ãªtre dÃ©Ã§u. CÂ’est souvent le cas quand on attend beaucoup dÂ’un lieu aprÃ¨s avoir vu des films et des photos. Cela me lÂ’avait fait la premiÃ¨re fois que jÂ’ai vu le Mont St Michel oÃ¹ jÂ’ai eu lÂ’impression de voir une carte postale.

Dans le cas prÃ©sent, cÂ’est loin dÂ’Ãªtre le cas. La rÃ©alitÃ© dÃ©passe tout ce que je pouvais imaginer, cÂ’est absolument grandiose. Le seul petit problÃ¨me, si cÂ’en est un, il y a beaucoup dÂ’eau pour la saison, les chutes sont impressionnantes mais les embruns aussi. Parfois, on nÂ’y voit plus rien, un Ã©norme nuage pointe devant les yeux. DÂ’ailleurs il parait que pendant la saison des pluies, on ne voit rien du tout, on profite juste du vacarme assourdissant.

Des gens louent des ponchos, jÂ’ai bien mon goretex mais jÂ’en loue un et bien mÂ’en prend. Parfois, ce que lÂ’on appelle embrun, cÂ’est vÃ©ritablement de la pluie. Il y a un pont Ã  traverser, on le dit le plus impressionnant du monde, et bien je le crois. Il traverse une partie du ZambÃ¨ze. Il Ã©tait prÃ©vu par Cecil Rhodes (du nom de RhodÃ©sie) pour y faire passer une ligne de chemin de fer. Je le traverse carrÃ©ment sous les trombes dÂ’eau.

Je fais le chemin de la partie visible depuis la Zambie qui ne reprÃ©sente quÂ’un tiers des chutes et reviens Ã  mon point de dÃ©part. Je rends mon poncho, enfile mon goretex et repars pour un autre tour. JÂ’ai beaucoup de mal Ã  quitter ces chutes. Je ne suis pas trop photographe et bien aujourdÂ’hui, jÂ’ai pris 172 photos, cÂ’est dire si jÂ’Ã©tais Ã©merveillÃ©.

Je dois vous dire  que jÂ’ai eu deux grosses Ã©motions dans ma vie. La premiÃ¨re, cÂ’est la premiÃ¨re fois que jÂ’ai vu le Machu pichu au PÃ©rou et la deuxiÃ¨me, cÂ’est Ã  la vue de ces chutes.

Je me force tout de mÃªme Ã  quitter les chutes mais avant de sortir, je vais voir le ZambÃ¨ze en amont des chutes. Je vois un grand fleuve relativement tranquille, un peu de courant certes mais rien Ã  voir avec ce qui se prÃ©pare.

DÂ’aprÃ¨s mon guide touristique, depuis le cÃ´tÃ© zambien, on peut voir les chutes dÂ’en bas. JÂ’emprunte donc le chemin qui y mÃ¨ne. Il traverse une forÃªt luxuriante et jÂ’arrive au bord du ZambÃ¨ze, en bas des chutes. En fait, je ne suis pas au pied des chutes mais Ã  la sortie des chutes, je ne vois que les embruns et le ZambÃ¨ze en furie sort de cette faille. CÂ’est normalement le point de dÃ©part pour faire du rafting mais le courant doit Ãªtre trop fort en ce moment car il nÂ’y a personne.

Je me dÃ©cide enfin Ã  sortir du site en me demandant si je nÂ’y retournerai pas demain, tellement jÂ’Ã©tais impressionnÃ©. A la sortie, il y a beaucoup de monde et tout un business mercantile. Il y a aussi beaucoup de babouins, certainement attirÃ©s par le monde. Je suis encore tout mouillÃ© et je pose mes affaires par terre Ã  sÃ©cher en attendant mon taxi. Ne voila-t-il pas quÂ’un babouin se cavale avec mon sac Ã  dos. Heureusement, je mÂ’en aperÃ§ois de suite et jÂ’ai juste le temps de le rattraper.

Je rentre Ã  lÂ’hÃ´tel et je dÃ©cide dÂ’aller Ã  VICTORIA FALLS demain matin. Pourtant, jÂ’y suis trÃ¨s bien dans cet hÃ´tel. Il y rÃ¨gne une espÃ¨ce de calme et de tranquillitÃ© qui donnent envie dÂ’y rester plusieurs jours. Le personnel est trÃ¨s attentionnÃ© et la cuisine y est excellente. La patronne est aussi super sympa. CÂ’est une Ã©cossaise qui est en Zambie depuis rÃ©cemment et parle un peu le franÃ§ais, ce qui ne gÃ¢che rien. Elle a mÃªme la gentillesse de me faire un petit cadeau. Sachant que lÂ’on mÂ’appelle parfois Â« Zigzag Â», elle mÂ’offre un tee-shirt de son Ã©tablissement. Le matin, jÂ’avais laissÃ© pas mal de linge sale Ã  la rÃ©ception et quand je veux la payer, elle mÂ’en a fait cadeau et me disant que cÂ’est sa participation Ã  mon voyage.

Je crois que si je reviens avec Laurence aux chutes Victoria, je sais oÃ¹ jÂ’irai loger et je ne peux que recommander cet Ã©tablissement.
</description></item><item><title>MAKOLI / LIVINGSTONE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-09 18:47:14</pubDate><description>JEUDI 08 JUILLET 2010           57 km    CUMUL : 16 944 km
DÃ©nivelÃ©: 155 m

LÂ’Ã©tape dÂ’aujourdÂ’hui, mythique comme me le dit Laurence sera trÃ¨s courte et je dÃ©cide de me lever sans rÃ©veil. Bien sÃ»r Ã  5 h, jÂ’ai les yeux grands ouverts. Je regarde le thermomÃ¨tre, il indique 14Â° et je reste un peu plus dans mon lit tout chaud.

Grace Ã  ma bouilloire je me fais mon petit dÃ©jeuner comme un grand et je charge ma remorque. Dehors, le thermomÃ¨tre indique 10Â°, je dÃ©cide donc de bien mÂ’habiller car je suis Ã  1 200 m et LIVINGSTONE Ã  900, je vais donc pas avoir de montÃ©es pour me rÃ©chauffer.

En fermant la porte de ma chambre, je suis interpelÃ© par un zambien qui a quelques notions de franÃ§ais. Il me dit Ãªtre professeur de musique et veut me montrer son vÃ©lo. CÂ’est un engin Ã©trange, une base de VTT avec fourche Ã  suspension et un moteur mono cylindre. JÂ’ai donc droit aux photos. Il me dit jouer du trombone et je lui dis que jÂ’ai un ami en France qui en joue, Michel FELICIAN lÂ’acolyte de thÃ©Ã¢tre de Laurence. Il me demande donc si en France on trouve des trombones et lui signale que je verrai. Alors si quelquÂ’un dÂ’entre vous a un trombone dont il ne sait que faire, jÂ’ai son adresse mail.

Je dÃ©marre tout content et trÃ¨s Ã©mu Ã  la fois sur cette magnifique route en direction de LIVINGSTONE et des chutes Victoria. Je commence Ã  dÃ©chanter, un panneau attention travaux mÂ’arrÃªte. La route est tellement neuve quÂ’elle nÂ’est pas encore finie et je finirai sur une route en chantier. Heureusement pour moi, je ne prendrai pas les dÃ©viations (pistes). JÂ’aurai droit Ã  un long ruban de bitume pour moi tout seul car Ã  vÃ©lo on me laisse passer et ce jusquÂ’Ã  LIVINGSTONE. JÂ’ai dÂ’ailleurs Ã©tÃ© mÃ©disant car vu lÂ’Ã©tat magnifique de cette route, je mÂ’Ã©tais dit que ce ne sont pas les chinois qui font les travaux. Et bien non, erreur ce sont une fois de plus eux.

Je ne croise aucun cycliste zambien qui sont trÃ¨s respectueux des dÃ©viations. Si, au loin, je vois un cycliste arriver. Ce nÂ’est pas un zambien, cÂ’est Zoran, un serbe de NOVI SAD. Il arrive du CAP et se rend Ã  NAIROBI. Il a lÂ’air trÃ¨s sympa, parle trois mots de franÃ§ais. Nous sommes trÃ¨s contents tous les deux de nous rencontrer. Nous prenons quelques photos mutuellement, Ã©changeons nos cartes de visites et nous sÃ©parons.

Par une longue descente, je traverse LIVINGSTONE et cherche un hÃ©bergement. Je mÂ’arrÃªte pour consulter mon guide et Ã  droite, je vois le nom de ZIGZAG. Tiens, trÃ¨s drÃ´le car on me donne souvent ce surnom, aussi je vais voir ce que Ã§a donne. LÂ’hÃ´tel est trÃ¨s sympa, dans un cadre agrÃ©able, ce sera donc mon hÃ©bergement Ã  LIVINGSTONE.

A propos de surnom, jÂ’ai droit depuis plusieurs jours et rÃ©guliÃ¨rement Ã  celui de Â« BIGMANN Â», cÂ’est flatteur nÂ’est-ce pas ?

InstallÃ© confortablement dans mon hÃ´tel ZIGZAG, la douche doit-Ãªtre la meilleure que jÂ’ai trouvÃ©e en Afrique car parfois, je ne vous dis pas. A midi, je mange du crocodile pour la premiÃ¨re fois et demain, taxi pour VICTORIA FALLS.
</description></item><item><title>CHOMA / MAKOLI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-09 18:42:31</pubDate><description>MERCREDI 07 JUILLET 2010           138 km    CUMUL : 16 887 km
DÃ©nivelÃ©: 495 m

Bien sÃ»r Ã  6 h, le resto est fermÃ© et le gardien me confirme que le breakfast est Ã  7 h 10. Tant pis pour moi, je dÃ©marre sans dÃ©jeuner et ce ne sera pas la premiÃ¨re fois. Au bout dÂ’une demi-heure, prouvant bien que jÂ’arrive dans une zone touristique, une espÃ¨ce de restauroute, un fastfood au bord de la route, je peux ainsi dÃ©jeuner Ã  ma guise.

JÂ’Ã©volue toujours dans le mÃªme paysage, de lÂ’herbe sÃ¨che, que de lÂ’herbe sÃ¨che, une route lÃ©gÃ¨rement vallonnÃ©e et en excellent Ã©tat.

Je me fais doubler par un petit camion citerne, cÂ’est assez banal. Ces petits camions citerne, cela fait plusieurs fois que le les aperÃ§ois. En fait, ils livrent de lÂ’eau Ã  la population. Les gens attendent au bord de la route avec 5 ou 6 jerricans quÂ’ils font remplir puis rentrent chez eux Ã  pied ou Ã  vÃ©lo. Je suis sur un haut plateau et il ne doit pas avoir de lÂ’eau partout jÂ’imagine.

Au bord de la route et cela fait plusieurs fois que jÂ’en vois, une vingtaine de personnes coupent lÂ’herbe Ã  grands coups de machette dans un geste assez particulier. Croyez-moi, ils mettent du cÂœur Ã  lÂ’ouvrage, dommage que jÂ’ai  loupÃ© la photo. Parfois ils dÃ©gagent lÂ’herbe au bord de la route et dans ce cas, cÂ’est sous la ligne Ã©lectrique. EDF du coin ou le responsable des routes doivent payer une communautÃ© par secteur pour dÃ©broussailler.

Ce que jÂ’avais oubliÃ© de vous dire, cÂ’est que hier jÂ’ai roulÃ© sur un serpent, genre grosse vipÃ¨re dÂ’un bon mÃ¨tre de long. Ce matin, je rÃ©itÃ¨re et dans mon rÃ©tro je la vois se redresser. Sur la route jÂ’ai vu beaucoup de serpents Ã©crasÃ©s mais de beaucoup plus gros. Je donne cette info surtout pour Danielle (BOURCELOT) quand elle mÂ’avait interviewÃ© avant mon dÃ©part, elle mÂ’avait demandÃ© si je nÂ’avais pas peur des serpents.

Ainsi, tranquillement, jÂ’arrive Ã  ZIMBA oÃ¹ jÂ’avais prÃ©vu de mÂ’arrÃªter. Il est tÃ´t, je suis en forme, aussi je dÃ©cide de continuer jusquÂ’Ã  MAKOLI. On me signale le village Ã  20 km (je suis en Afrique) et quÂ’il nÂ’y a pas de guest house. QuÂ’importe je continue et on verra bien. De toute maniÃ¨re, jÂ’ai de quoi bivouaquer, je ne risque donc rien. 

La route est maintenant toute neuve avec des bornes tous les kilomÃ¨tres, je ne lÂ’avais encore jamais vu. Un peu avant MAKOLI, dÂ’ailleurs le lendemain je ne verrai jamais MAKOLI, bref un peu avant MAKOLI, des statuts dÂ’animaux au bord de la route attirent mon attention. CÂ’est en fait lÂ’entrÃ©e dÂ’un Lodge mais qui nÂ’est indiquÃ© nulle part.

Je pÃ©nÃ¨tre dans lÂ’enceinte et la personne qui me reÃ§oit me confirme bien quÂ’ils font dormir, en camping ou en bungalow. On a du mal Ã  se comprendre car il mÂ’ouvre de suite un bungalow qui me parait trÃ¨s mignon. Tant pis, je me laisse faire et pour un prix relativement cher jÂ’y passe la nuit.

Le seul problÃ¨me cÂ’est que dans ce bungalow, il y a tout pour que ce soit magnifique mais rien ne fonctionne : une tÃ©lÃ© impossible Ã  brancher, une bouilloire Ã©lectrique en panne, idem pour lÂ’eau chaude et je ne parle pas de la chasse dÂ’eau. CÂ’est lÂ’Afrique me direz-vous mais tout cassÃ© comme Ã§a, je ne lÂ’ai encore jamais vu et cÂ’est bien dommage.

Ne faisant pas restaurant, je suis quitte pour me faire chauffer sur mon rÃ©chaud Ã  essence une boÃ®te de haricots, sauce tomate que je trimballe depuis MPIKA. Demain ce sera du poids en moins. Finalement je me fais changer la bouilloire en rÃ¢lant un peu, ainsi jÂ’aurai facilement de lÂ’eau chaude pour mon petit dÃ©jeuner demain matin.
</description></item><item><title>MAZABUKA / CHOMA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-09 18:39:01</pubDate><description>MARDI 06 JUILLET 2010           164 km    CUMUL : 16 749 km
DÃ©nivelÃ©: 625 m

Rebelote ce matin, le petit dÃ©jeuner est servi dans la chambre. Et quel petit dÃ©jeuner : deux Âœufs sur le plat, une grosse saucisse de Strasbourg, deux toasts, des corn flakes, du lait et du cafÃ©, ainsi jÂ’en aurai pour la matinÃ©e.

MatinÃ©e qui va dÂ’ailleurs se passer en compagnie de cyclistes. Chaque fois quÂ’ils ont lÂ’occasion de me rattraper, ils ne se gÃªnent pas et prennent ma roue pendant des kilomÃ¨tres. Parfois, je ne mÂ’en aperÃ§ois pas de suite, entendant du bruit, je me retourne croyant que Tornado a un problÃ¨me, non cÂ’est un cycliste zambien qui a toujours son vÃ©lo qui fait un bruit bizarre.

Au dÃ©part, je vois Ã  lÂ’horizon une Ã©norme Â« Barry Â» (barre de nuage) comme je nÂ’en ai jamais vu. Heureusement je ne vais pas dans sa direction mais il aura tÃ´t fait de me rattraper. Je passerai la journÃ©e sous un ciel trÃ¨s couvert.

Je remarque enfin des champs de canne Ã  sucre. Depuis plusieurs jours je vois de nombreuses personnes mÃ¢chouiller de la canne Ã  sucre. Il sÂ’en vend souvent au bord de la route. En passant devant une Ã©cole, Ã  la rÃ©crÃ©ation, tout le monde mÃ¢chait son bÃ¢ton de canne Ã  suce. Pourtant je nÂ’ai jamais vu une seule plantation.

Dans la campagne il y a surtout des champs de maÃ¯s dÃ©jÃ  rÃ©coltÃ© dÂ’ailleurs. CÂ’est ce maÃ¯s qui sert Ã  faire de la farine et le plat national zambien, le MSHIMA. Il y sur le bord de la route beaucoup de stands de courges. Par contre, en dehors des cultures, cÂ’est toujours le mÃªme paysage : herbes hautes et des arbres Ã©pars. 

En prenant une photo, un cycliste avec des containers jaunes me double. Je le rattrape et aprÃ¨s lÂ’avoir pris en photo en roulant, jÂ’essaye de discuter avec lui. Il livre les containers Ã  un village voisin. Son job, cÂ’est faire des livraisons ave son vÃ©lo. En Zambie, jÂ’ai lÂ’impression quÂ’avoir son vÃ©lo est trÃ¨s important, il permet de faire pas mal de transports : bois, charbon de bois, farine de maÃ¯s, eau et ainsi de gagner sa vie. Son vÃ©lo est tout neuf et il en a lÂ’air trÃ¨s fier. CÂ’est pour lui une petite fortune.

JÂ’arrive Ã  MONZE (65 km), je vois une indication PEMBA : 65 km. Je me dis cÂ’est impeccable, je mÂ’arrÃªte Ã  PEMBA et 130 km ce sera une bonne journÃ©e.

Je mÂ’arrÃªte pour manger, pique-nique qui sera Ã©courtÃ© par le froid, le ciel Ã©tant tout couvert. Il devrait me rester une quarantaine de kilomÃ¨tres pour finir. Au bout de 10 km, je demande  en doublant un cycliste si cÂ’est encore loin PEMBA. Il me rÃ©pond Three km, je luis dis thirty et me rÃ©pond non three, one, two, three. Effectivement il avait raison et jÂ’arrive Ã  PEMBA au bout de 3 km. De toute maniÃ¨re, il nÂ’y a rien et je dÃ©cide de rouler encore une vingtaine de kilomÃ¨tres et Ã  la prochaine guest house, je mÂ’arrÃªte. CÂ’est ainsi quÂ’Ã  17 h 15, au bout de 164 km je me pointe Ã  CHOMA.

Le premier hÃ´tel est le bon, trÃ¨s sympa et pas trop cher. Il est Ã  deux pas dÂ’un SupermarchÃ© Â« SPAR Â» ce qui me surprend : cÂ’est la premiÃ¨re enseigne de marque europÃ©enne que je vois Ã  lÂ’est. Heureusement il est encore ouvert car pour demain, je nÂ’ai plus grand-chose et il vaut mieux Ãªtre prÃ©voyant.

Dans le prix de lÂ’hÃ´tel, le breakfast est inclus au restaurant contigu. Je vais pour y souper et je commande saucisse frites. Je consomme deux biÃ¨res mais au bout de  h 30, je perds patience, je paye mes deux biÃ¨res et retourne Ã  lÂ’hÃ´tel. En Afrique, je suis habituÃ© Ã  la lenteur du service dans les restaurants mais lÃ  cÂ’est le comble. La serveuse vient me relancer dans ma chambre Â½ h aprÃ¨s pour le repas, pas pour autre chose mais je reste sur ma position. Autre floue, le breakfast est compris dans le prix de la chambre. A lÂ’hÃ´tel on mÂ’indique 7 h 10 et au restaurant 6 h. On verra bien demain.

</description></item><item><title>LUSAKA / MAZABUKA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-09 18:34:14</pubDate><description>LUNDI 05 JUILLET 2010           130 km    CUMUL : 16 585 km
DÃ©nivelÃ©: 675 m

Comme dÂ’habitude pour ma journÃ©e de repos je ne fais pas grand-chose. LUSAKA est une ville moderne et je suis dans un quartier oÃ¹ il nÂ’y a que des buildings, dans tous les sens. JÂ’ai traversÃ© les quartiers pauvres samedi Ã  vÃ©lo et je peux vous dire quÂ’il y a un Ã©cart Ã©norme entre les gens qui vivent dans ces quartiers diffÃ©rents. CÂ’est valable pour LUSAKA mais aussi pour toutes les capitales africaines.

JÂ’ai par contre fait une chose importante ce dimanche de repos. En rÃ©parant la chambre Ã  air que jÂ’avais changÃ© il y a quelques jours, je me suis aperÃ§u quÂ’il y avait effectivement un tout petit trou mais Ã  un endroit dÂ’usure dÃ» au pneu abimÃ© Ã  lÂ’intÃ©rieur. Je mÂ’en Ã©tais bien rendu-compte mais je ne pensais pas aux consÃ©quences aussi importantes. Du coup, jÂ’ai remis le pneu arriÃ¨re que jÂ’avais changÃ© Ã  DIAMOU au Mali, voilÃ  une bonne chose de faite.

Ce matin, petit dÃ©jeuner exceptionnel Ã  lÂ’hÃ´tel et Ã  6 h en plus. Je dÃ©marre Ã  6 h 30 le ventre plein, je suis parÃ© pour la matinÃ©e. Bien que je sois Â« Centre City Â», je suis rapidement sorti de LUSAKA. Finalement la traversÃ©e de LUSAKA ce sera passÃ©e pour le mieux. Dans de meilleures conditions que les autres capitales. Je suis pendant quelques kilomÃ¨tres dans une zone industrielle et trÃ¨s vite Ã  la campagne. Au premier village, je dÃ©couvre une usine de ciment Â« LAFARGE Â», ainsi les franÃ§ais sont aussi prÃ©sents en Zambie.

Je retrouve les grandes exploitations agricoles que jÂ’avais laissÃ© de lÂ’autre cÃ´tÃ© de la ville. Je quitte enfin cette plaine et me retrouve entourÃ© de collines. Il est peut-Ãªtre difficile de pÃ©daler au milieu de ces collines mais je mÂ’y sens mieux et le paysage est plus variÃ©.

Le coin est assez peuplÃ© et aussi plus animÃ©. Je retrouve avec plaisir les petits stands au bord de la route qui avaient disparus avec les grandes fermes. DÂ’habitude, jÂ’avais droit Ã  la mono culture, cÂ’Ã©tait le manioc, les tomates ou les oranges, etcÂ…. Dans ce coin Ã§a mÂ’a lÂ’air plus diversifiÃ©. Les stands du bord de route proposent, du manioc bien sÃ»r, des pommes de terre, des choux, des courges, des oignons, des pastÃ¨ques et des bananes. Je roule maintenant autour de 1 100 m et cÂ’en est peut-Ãªtre la raison. Je retrouve dÂ’ailleurs mon copain le baobab. Les manguiers sont en boutons, encore un peu plus au sud et je vais peut-Ãªtre remanger des mangues.

Ce matin, je suis parti sans vent mais Ã  partir de 9 h, il se remet Ã  souffler et je le prends en pleine face. JÂ’ai peur que ce soit mon sort jusquÂ’au CAP. AujourdÂ’hui, je ne le subi pas trop longtemps, peut-Ãªtre 10 km car peu aprÃ¨s KAFU, je change de direction, je bifurque en direction de lÂ’ouest et je prends le vent de travers ou Â¾ arriÃ¨re, ce qui est plus agrÃ©able.

En face, une grosse sÃ©rie de collines me barre la route et jÂ’ai droit Ã  une grosse montÃ©e pour traverser ces collines. Je me retrouve Ã  1 300 m sur un immense plateau et les grosses exploitations agricoles reprennent.

Il est temps de mÂ’arrÃªter pour manger et un fois de plus, ce sera compliquÃ©. Je trouve un endroit parfait pour pique-niquer. Au menu, jÂ’ai pu trouver hier des filets de harengs, cela me change des sardines habituelles. Par contre, je suis Ã  lÂ’ombre et en plein vent. CÂ’est encore le froid qui Ã©courtera mon repas et pourtant, je ne suis quÂ’Ã  1 110 m.

La suite sera relativement facile, sur une route lÃ©gÃ¨rement vallonnÃ©e et Ã  15 h 30, je suis rendu Ã  MAZABUKA aprÃ¨s 130 km, une bonne journÃ©e quoi, dÂ’autant que mon hÃ©bergement, un Lodge sera trÃ¨s sympa.

AujourdÂ’hui, la route Ã©tait tout de mÃªme en moins bon Ã©tat que prÃ©cÃ©demment, un revÃªtement Ã  gros grains et la piste cyclable rÃ©duite Ã  sa portion congrue (40 cm). Il me fallait Ãªtre trÃ¨s prudent.

Autre fait particulier Ã  la Zambie, je remarque rÃ©guliÃ¨rement les taxi-brousses, fourgons ou 4 X 4 avec une remorque pour les bagages, plutÃ´t quÂ’Ãªtre entassÃ©s sur le toit. JÂ’ai dÂ’ailleurs mÃªme vu une remorque transformÃ©e en corbillard tirÃ©e par un 4 X 4. CÂ’est Ã©trange car cÂ’est le premier pays oÃ¹ je vois Ã§a. Par contre, je vois trÃ¨s peu de bus mais beaucoup de camions bondÃ©s de passagers. Ils doivent y avoir trÃ¨s froids dÂ’ailleurs.

JÂ’arrive Ã  MAZABUKA et trouve un Lodge Â« MUKO LODGE Â» tout ce quÂ’il y a de plus sympathique que je recommande. Pas de salle de restaurant, le repas sera servi dans la chambre. JÂ’aurai droit Ã  un succulent repas et me meilleur Nshima (farine de maÃ¯s) de Zambie.

En traversant la ville jÂ’avais repÃ©rÃ© deux supermarchÃ©s et dÃ©cide de faire mes courses. Malheureusement il est 17 h et ils sont fermÃ©s tous les deux. Heureusement jÂ’ai de la marge pour demain et comme il ne fait pas chaud, je consomme trÃ¨s peu dÂ’eau. </description></item><item><title>154 KM MPIKA/62 KM MPIKA 1600m</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-08 16:53:41</pubDate><description>SAMEDI 26  JUIN 2010           92 km    CUMUL : 15 718 km
DÃ©nivelÃ©: 540 m

Je me rÃ©veille en pleine forme Ã  5 h aprÃ¨s une grosse nuit, il fait 14Â° sous la tente, pas terrible. Je vois mon cafÃ© et mange mes biscuits Ã  la frontale et dÃ¨s quÂ’il fait jour je range mes affaires.

Heureusement que hier soir, jÂ’ai montÃ© le double-toit de la tente. Il est tout trempÃ© de rosÃ©e, je le range sur le porte-bagage arriÃ¨re et je mÂ’arrÃªterai en route pour le sÃ©cher.

Est-ce que cette humiditÃ© rÃ©gnante et dormir sous la tente en plein bush est encore de mon Ã¢ge ? Je vous rassure, je plaisante car je me rÃ©gale. Du moment que jÂ’ai de lÂ’eau et de quoi manger, que demander de plus.

Il me reste 154 km pour atteindre MPIKA, vu le vent, le relief et lÂ’Ã©tat de la route je nÂ’y arriverai pas ce soir, aussi rebelote, camping sauvage Ã  la fin de la journÃ©e. Le but sera de me rapprocher au maximum de MPIKA afin dÂ’avoir une petite journÃ©e demain.

Je nÂ’ai pas grand-chose Ã  raconter de ma journÃ©e car elle est copie conforme Ã  celle dÂ’hier. Absence de villages, forÃªt dÃ©vastÃ©e et longues lignes droites. JÂ’en ai constatÃ© une au compteur de 10 kilomÃ¨tres.

Autre Ã©lÃ©ment depuis la Zambie, la circulation sÂ’est nettement ralentie. Je ne constate pratiquement plus de bus, les transports en commun sont en camion. Le trafic est essentiellement le fait des camions : produits pÃ©troliers et porte-containers. Ils sont essentiellement de Tanzanie et de marque SCANIA, le bof sera content. DAR ES SALAAM doit Ãªtre un port trÃ¨s important et desservir toute la Zambie et peut-Ãªtre le Botswana qui nÂ’ont pas dÂ’accÃ¨s Ã  la mer.

Depuis mon passage en Zambie, je me sens dÂ’ailleurs beaucoup plus en sÃ©curitÃ© sur la route. Les camions ne me frÃ´lent plus et ne me klaxonnent que pour mÂ’encourager.

A midi, je mÂ’arrÃªte au bord de la route pour pique-niquer, je fini la derniÃ¨re boÃ®te de pÃ¢tÃ© RICHAUD que Laurence mÂ’avait apportÃ©e. Comme je fais sÃ©cher la tente, jÂ’en profite pour faire une petite sieste en me servant de la remorque comme dossier. Une semi-remorque sÂ’arrÃªte Ã  200 mÃ¨tres plus loin et effectue une marche arriÃ¨re pour venir Ã  ma hauteur. Que me veut-il ? Me voyant dormir, le chauffeur croyait que jÂ’avais eu un malaise et venait sÂ’en inquiÃ©ter. Sympa nÂ’est-il pas ! DÂ’ailleurs comme au Gabon avec les grumiers, les camions me doublent et parfois les mÃªmes me croisent et jÂ’ai une certaine complicitÃ© avec eux. Certains ralentissent Ã©galement pour me proposer de lÂ’eau fraÃ®che.

Un village avec ses trois maisons et sa petite boutique, je mÂ’arrÃªte pour faire le plein dÂ’eau. Maintenant je suis prÃªt et Ã  trois heures, je stoppe.

Une grosse montÃ©e se profile Ã  lÂ’horizon. Je passe la bosse et je mÂ’arrÃªte. En haut, je vois une petite maison qui semble inhabitÃ©e. DerriÃ¨re la maison, il y a un petit replat qui me semble parfait. En face un chemin mÃ¨ne Ã  une ferme (farm), Ã  pied, je vais tout de mÃªme inspecter. Ce sera mon choix car je suis un peu plus en retrait de la route et la maison inhabitÃ©e, on ne sait jamais.

JÂ’installe mon deuxiÃ¨me bivouac de suite et je suis comme un coq en pÃ¢te. Je mange Ã  17 h 30, ce soir ce sera aligot et gÃ¢teau de semoule : je me soigne nÂ’est-ce pas. Je suis sous la tente Ã  18 h 30, je pense mettre mon carnet de route Ã  jour mais des gens passent au bord de la route et je prÃ©fÃ¨re tout Ã©teindre pour ne pas attirer lÂ’attention.

Je pense en restant Ã©veillÃ©, je ne vous dirai pas Ã  quoi, jusquÂ’Ã  ce que le sommeil me gagne. Il sera interrompu  Ã  20 h par un coup de fil de mon neveu Gilles mais cÂ’est un plaisir de lui parler dans cet endroit. Depuis quelques jours, je ne manque pas de sommeil. 
</description></item><item><title>KABWE / LUSSAKA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-08 13:15:10</pubDate><description>SAMEDI 03  JUILLET 2010           143 km    CUMUL : 16 455 km
DÃ©nivelÃ©: 515 m

Ce matin je dÃ©marre Ã  6 h et il fait encore nuit. Si je descends plein sud, je vais tout de mÃªme un peu vers lÂ’ouest et le soleil se lÃ¨ve donc un peu plus tard. Il faudra que dorÃ©navant jÂ’en tienne compte. Je ne mets pas la frontale, lÂ’Ã©clairage public me suffit et Ã  la sortie de KABWE le jour pointe.

Je suis maintenant dans la campagne brumeuse et il fait assez froid (12Â°). Ce matin je nÂ’ai pas mis les chaussettes et jÂ’ai les doigts de pied gelÃ©s. 

La route est absolument magnifique. CÂ’est un long ruban dÂ’asphalte bordÃ© de chaque cÃ´tÃ© des pistes cyclables. Par contre, depuis que jÂ’ai repris dÂ’autres routes venant du nord, la circulation est trÃ¨s dense et heureusement que la piste cyclable me protÃ¨ge. Sans cette piste cyclable, je ne sais pas comment je pourrais Ã©voluer sur cette route en toute sÃ©curitÃ©.

Cette route est malgrÃ© tout assez dÃ©sagrÃ©able car en plus de la circulation, elle est bordÃ©e de hautes herbes. Je nÂ’y vois rien et jÂ’ai lÂ’impression dÂ’Ãªtre prisonnier de cette route. Les Ã©chappatoires y sont dÂ’ailleurs assez rares.

Enfin Ã  coups de machettes, des ouvriers coupent cette herbe au bord de la route, me permettant dÂ’y voir un peu plus. CÂ’est en fait une grande plaine avec trÃ¨s peu dÂ’arbres, surtout beaucoup de cultures et de grandes propriÃ©tÃ©s. Les immenses champs de maÃ¯s, de blÃ©, de cotons ou de cafÃ©iers se succÃ¨dent. Nul doute que les OGN sont assez prÃ©sents car dans les champs il y a beaucoup de pub sur les fournisseurs de graines. Autre fait caractÃ©ristique et navrant pour moi, tous ces champs sont entourÃ©s de clÃ´tures Ã©lectriques. Tout Ã  lÂ’air trÃ¨s moderne avec des arroseurs comme on en voit en France. Depuis mon dÃ©part et hormis le Maroc, cÂ’est la premiÃ¨re fois que je vois une culture aussi intensive.

Je passe devant un village qui fait bizarre dans cet environnement. CÂ’est un immense village de cases classiques comme jÂ’en ai rarement vu en Afrique. Que fait ce village au milieu de cette modernitÃ© ? Ce sont certainement les habitations des ouvriers agricoles payÃ©s Ã  coup de lance-pierres. A ce propos, les lance-pierres ont refait leur apparition dans les mains des gens. Je nÂ’en avais plus vus depuis lÂ’ouest.

Ces exploitations me remÃ©morent un article que jÂ’avais dÂ’ailleurs passÃ© Ã  certains. Certains pays, entre autres, la Chine, la CorÃ©e du Sud et la Russie ont achetÃ© des milliers dÂ’hectares de terres dans certains pays dÂ’Afrique (Tanzanie, Madagascar) pour y cultiver des cultures vivriÃ¨res destinÃ©es Ã  LEURS POPULATIONS LOCALES. Est-ce le cas en Zambie ? CÂ’est en tout cas Ã  mÃ©diter !!

JusquÂ’Ã  prÃ©sent le vent mÂ’avait laissÃ© tranquille. Ce que je redoutais arrive, il commence Ã  souffler trÃ¨s fort. Comme jÂ’ai pris une orientation plein sud, je lÂ’ai maintenant de face. Je suis obligÃ© de forcer malgrÃ© la platitude (Ã   ne pas confondre avec la bravitude) de la route.

Midi approche, je commence vraiment Ã  fatiguer et je dÃ©cide de pique-niquer pour me reposer un bon moment. Il me faudra presquÂ’une heure pour trouver un coin, dÂ’autant que le bord de la route nÂ’est maintenant que brulis. Le temps est assez couvert, juste quelques rares rayons de soleil me rÃ©chauffent. Le froid va mÂ’obliger Ã  Ã©courter mon repos.

Il me reste encore une cinquantaine de kilomÃ¨tres que je prÃ©vois trÃ¨s pÃ©nible. Le relief commenÃ§ant Ã  sÂ’accentuer et le vent continuant, jÂ’ai vraiment une fin dÂ’Ã©tape galÃ¨re.

JÂ’arrive enfin Ã  LUSSAKA qui est une immense mÃ©tropole. JÂ’avance, jÂ’avance en essayant de trouver un hÃ´tel centre-ville mais la ville est trÃ¨s longue. Enfin, centre-ville, jÂ’entre dans le premier hÃ´tel que je trouve car jÂ’en ai vraiment marre. CÂ’est un hÃ´tel un peu luxueux mais tant pis, je voulais rester 3 nuits Ã  LUSSAKA, je nÂ’y resterai que deux, le temps de mettre mon site Ã  jour.

</description></item><item><title>X 60 KM DE KAPIRI / KABWE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-08 13:09:42</pubDate><description>VENDREDI 02  JUILLET 2010           131 km    CUMUL : 16 312 km
DÃ©nivelÃ©: 500 m

Debout Ã  4 h 30 et Ã  6 h 10, je suis sur la route. Si je nÂ’ai pas de surprise avec le relief, je pense Ãªtre Ã  KABWE ce soir et LUSAKA demain.

La rÃ©gion semble un peu moins sauvage et plus habitÃ©e. Il y a dÃ©jÃ  des gens le long de la route et les ouvriers agricoles qui vont dans les fermes. Je retrouve les immenses propriÃ©tÃ©s de la veille. A qui appartiennent-elles ? Comment sont-elles gÃ©rÃ©es ? Je nÂ’ai pas la rÃ©ponse. Cela semble donner du travail aux gens de la rÃ©gion mais pour quel salaire et pour qui sont les profits ?

Au bord de la route des sacs de manioc sont en attente dÂ’un transport. La toute entiÃ¨re emmitouflÃ©e dans leurs habits essaye de se rÃ©chauffer autour dÂ’un feu de bois. Ils sont lÃ  depuis combien de temps Ã  attendre le transporteur ? CÂ’est toute lÂ’Afrique, ces gens qui attendent des heures au bord de la route.

Depuis mon entrÃ©e en Zambie, je vois bien quelques Â« CHURCH Â» indiquÃ©es mais ce qui domine et que je vois le plus souvent, ce sont ces grands panneaux en ciment Â« KINGDOM HALLE OFF JEHOVAHÂ’S WITENES SES Â». Il semblerait que les TÃ©moins de JÃ©hovah ont une pÃ©nÃ©tration importante en Zambie.

Depuis MPIKA je pÃ©dale le long de la voie ferrÃ©e et rÃ©guliÃ¨rement, normal, il y a des gares. Elles ne sont jamais situÃ©es dans une ville ou un village mais toujours Ã  la campagne. Je les remarque facilement car je retrouve Ã  chaque fois les mÃªmes maisons logeant certainement les employÃ©s.

CÂ’est assez marrant lÂ’Afrique car chaque coin Ã  sa spÃ©cialitÃ©. Maintenant, au bord de la route, les gens vendent du miel et ils sont nombreux. Pourquoi dans ce coin plutÃ´t quÂ’un autre ? Car la vÃ©gÃ©tation est la mÃªme que prÃ©cÃ©demment.

Pour une fois, jÂ’ai un petit coin sympa pour pique-niquer. CÂ’est lÂ’entrÃ©e dÂ’une ferme amÃ©nagÃ©e avec des morceaux de bois pour y vendre je ne sais quoi. Comme il nÂ’y a personne, je profite du lieu et je prends mon temps pour casser la croute.

A la fin de mon repas, je suis prÃªt Ã  repartir, je vois arriver sur la route quatre cyclistes (3 garÃ§ons et une fille) Ã  vÃ©lo avec sacoches et lÂ’un avec une remorque. Ce sont 4 cyclistes polonais qui commÃ©morent la traversÃ©e de lÂ’Afrique par un grand voyageur polonais, avant-gardiste Casimir NOWAK. Il avait traversÃ© lÂ’Afrique entre 1931 et 1936, il fallait le faire Ã  lÂ’Ã©poque. Apparemment un groupe diffÃ©rent refait une partie de cette traversÃ©e. Mes 4 polonais font la partie zambienne. LÂ’un dÂ’eux parle parfaitement le franÃ§ais et il mÂ’a Ã©tÃ© trÃ¨s agrÃ©able et intÃ©ressant de discuter avec eux. Ils mÂ’ont fait un petit cadeau, une carte postale de Casimir NOWAK dÃ©dicacÃ©e et un protÃ¨ge-tÃªte.

Je vous donne le site qui est en version anglais Ã©galement : www.kasimirnovak.pl . Je vais dÂ’ailleurs demander Ã  StÃ©phane de faire un lien. Pour une rencontre, cÂ’est une rencontre. Ce sont quand mÃªme les premiers randonneurs que je retrouve depuis que je suis Ã  lÂ’est.

La suite de la journÃ©e sera trÃ¨s cool, une quarantaine de kilomÃ¨tres trÃ¨s plats pour me mener Ã  lÂ’objectif du jour : KABWE. Comme toutes les villes zambiennes, elle sÂ’Ã©tend en longueur et au bout de 7/8 km, je trouve une guest house trÃ¨s confortable et sympa.

J'ai quand mÃªme fait, dans des conditions assez faciles, mes 131 km et Ã  ce rythme, je serai bientÃ´t au CAP. Mais gare car lÂ’Afrique rÃ©serve toujours ses surprises.
</description></item><item><title>SERENJE / X 60 KM DE KAPIRI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-08 13:04:33</pubDate><description>JEUDI 01  JUILLET 2010           147 km    CUMUL : 16 181 km
DÃ©nivelÃ©: 850 m

Je dÃ©marre ce matin dans de bonnes conditions. En premier lieu, excellent petit dÃ©jeuner dans ma chambre. JÂ’ai pu acheter hier du lait et du beurre, je dÃ©jeune ainsi comme chez moi. Il a lÂ’air de faire un peu moins froid (15Â°) et surtout le vent sÂ’est calmÃ©.

Je remonte tranquillement les 3 kilomÃ¨tres descendus la veille et je reprends la route nationale. Elle est en excellent Ã©tat avec une bande de roulement pour les cyclistes, ce qui est sÃ©curisant.

JÂ’attaque de suite ma forÃªt habituelle. Au bord de la route, il y a de magnifiques stands de manioc me prouvant que cÂ’est bien la culture principale du coin.

Le vent sÂ’est calmÃ© vous disais-je, et bien ce nÂ’est plus le cas. Il souffle bizarrement, la plupart du temps, je lÂ’ai de travers mais parfois de Â¾ face ou dans le dos et souvent par rafales. Le ciel va rester couvert toute la matinÃ©e et jÂ’ai mÃªme peur quÂ’il pleuve, ce qui avec ce froid ne serait pas agrÃ©able.

AprÃ¨s un long plat descendant, jÂ’ai droit Ã  une vingtaine de kilomÃ¨tres de plat montant qui sont assez pÃ©nible et je remonte mÃªme Ã  1 500 m aprÃ¨s Ãªtre descendu Ã  1 200.

Je suis maintenant autour de 1 300 mÃ¨tres dÂ’altitude et maintenant les stands de tomates remplacent ceux de manioc. Par contre le charbon de bois est toujours bien prÃ©sent.

Pour une fois, je trouve le coin pique-nique assez facilement, pas terrible certes mais je suis relativement tranquille. Le soleil est maintenant de la partie et la route lÃ©gÃ¨rement vallonnÃ©e est des plus agrÃ©ables.

JÂ’arrive Ã  MKUSHI BOMA oÃ¹ jÂ’avais prÃ©vu de mÂ’arrÃªter. Le village nÂ’a pas lÂ’air bien agrÃ©able et il y a bien un Lodge mais Ã  6 km de la nationale et en montÃ©e. Ca ne me dit rien qui vaille et je dÃ©cide de continuer.

DÂ’aprÃ¨s Â« Le Petit FutÃ© Â», il y a un hÃ©bergement qui fait camping Ã  une trentaine de bornes. Si je ne trouve pas ce Â« camp site Â», ce nÂ’est as grave car jÂ’ai de lÂ’eau et des vivres, je ferai du camping sauvage.

La forÃªt se fait plus rare et fait place Ã  dÂ’immenses champs de blÃ© et fait Ã©tonnant, cÂ’est tout Ã  lÂ’arrosage. Il y a lÂ’air dÂ’avoir dÂ’immenses fermes dans le secteur. DÂ’ailleurs depuis mon entrÃ©e en Zambie, je vois souvent le mot Â« farm Â». Il faut savoir que la Zambie est lÂ’ancienne RhodÃ©sie du Nord et le Zimbabwe la RhodÃ©sie du Sud. Les blancs exploitaient dÂ’immenses propriÃ©tÃ©s. Ces propriÃ©tÃ©s ont souvent Ã©tÃ© rÃ©quisitionnÃ©es par lÂ’Ã©tat et redistribuÃ©es. Ces Â« farm Â» viennent peut-Ãªtre de lÃ .

Â« Le Petit FutÃ© Â» ne mÂ’a pas dÃ©Ã§u car finalement jÂ’arrive justement Ã  une de ces fermes que le propriÃ©taire a transformÃ© en lieu dÂ’accueil : bungalows et camping. Je suis de nouveau en pleine forÃªt, dÂ’ailleurs le lieu sÂ’appelle Â« Forest Inn Â». Le camping est absolument magnifique, les toilettes trÃ¨s propres et tout en Ã©tat de marche avec eau chaude. JÂ’installe ma tente et Tornado sous une paillote. Ce sera parfait pour y passer la nuit et je serai Ã  lÂ’abri de lÂ’humiditÃ©.

Une petite surprise, jÂ’ai lÃ©gÃ¨rement percÃ© de la roue avant. Effectivement, jÂ’avais toute la journÃ©e une impression bizarre dÂ’instabilitÃ© du vÃ©lo. Je dÃ©cide quand mÃªme de changer la chambre Ã  air. Le trou ne doit pas Ãªtre bien gros et en regonflant, je pourrai arriver Ã  LUSAKA mais il vaut mieux que je sois prudent.

Â« FOREST INN Â» faisant restaurant, je nÂ’aurai mÃªme pas Ã  me faire la popote, quelle aubaine ! 
</description></item><item><title>KANONA / SERENJE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-08 12:58:45</pubDate><description>MERCREDI 30  JUIN 2010           66 km    CUMUL : 16 034 km
DÃ©nivelÃ©: 240 m

La fatigue aidant, la nuit fut excellente. Je nÂ’avais pas mis le rÃ©veil car je ne pense pas avoir une grosse journÃ©e aujourdÂ’hui. MalgrÃ© tout, par habitude, mes yeux sont ouverts Ã  5 h.

Constat dÃ©sagrÃ©able, hier soir jÂ’avais mal fermÃ© ma bouteille dÂ’eau et elle sÂ’est rÃ©pandue sur le tapis de sol, mon maillot de vÃ©lo et un peu le matelas. JÂ’Ã©ponge tout, il nÂ’y a pas trop de mal mais la journÃ©e commence bien.

Je dÃ©jeune Ã  la frontale qui commence Ã  donner des signes de fatigue, normal, et je commence Ã  charger la remorque. Le monsieur de la veille arrive et il me semble beaucoup plus calme. La veille, il avait dÃ» boire pas mal de biÃ¨res. Il me souhaite bon voyage et sÂ’en va.

A 6 h 20, je dÃ©marre, la tempÃ©rature doit Ãªtre infÃ©rieure Ã  10Â°, pour ce que je pense une soixantaine de kilomÃ¨tres. Effectivement guÃ¨re aprÃ¨s je vois une des rares bornes (la veille je nÂ’en ai vue aucune), elle indique SERENJE 54,5 km. Le problÃ¨me, cÂ’est que quelques kilomÃ¨tres plus loin la borne indique 24,5 km. Je nÂ’y comprends plus rien mais comme je suis en Afrique, il ne faut pas que je cherche Ã  comprendre.

Une route en bon Ã©tat, peu vallonnÃ©e et traversant toujours la forÃªt ou ce quÂ’il en reste me mÃ¨ne sans problÃ¨me Ã  lÂ’embranchement de SERENJE.

Il y a bien 60 km, 63 exactement comme je lÂ’avais prÃ©vu. Il y a trois kilomÃ¨tres de descente pour aller Ã  SERENJE que je vais devoir remonter demain matin.

SERENJE, comme toutes les villes depuis mon entrÃ©e en Zambie sont toutes situÃ©es Ã  lÂ’Ã©cart de la route nationale. CÂ’est assez bizarre et certainement pas trop pratique pour les habitants qui ne sont pas trop motorisÃ©s.

Je trouve facilement un hÃ´tel assez luxueux mais je pense le mÃ©riter aprÃ¨s les derniÃ¨res nuits que je viens de passer.
</description></item><item><title>MPIKA / KANONA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-08 12:51:56</pubDate><description>MARDI 29  JUIN 2010           185 km    CUMUL : 15 968 km
DÃ©nivelÃ©: 850 m

De MPIKA Ã  SERENJE il y a 250 km et en fonction du relief, il me faut deux ou trois jours. JÂ’ai fait mes courses pour passer au moins deux nuits dans le bush. Je dÃ©marre donc Ã  6 h pÃ©tante, la remorque bien chargÃ©e car en plus jÂ’y ajoute 8 litres dÂ’eau.

Dans la nuit, le vent a encore soufflÃ©, moins que la nuit derniÃ¨re et heureusement car hier il a fait un vent terrible en tornade toute la journÃ©e. Il fait encore froid mais tant mieux, je ne souffrirai pas de la chaleur une fois de plus.

A la sortie de MPIKA et pendant une bonne dizaine de kilomÃ¨tres, cÂ’est le manÃ¨ge habituel des villes africaines. Je croise Ã  pied ou Ã  vÃ©lo les gens qui vont travailler, faire le marchÃ© ou les jeunes qui vont Ã  lÂ’Ã©cole. Les gamins sont dans leurs habits dÂ’Ã©coliers et les plus grands, ce qui est assez marrant portent tous la chemise blanche et la cravate. Je trouve toujours assez bizarre de voir ces jeunes sortir de leur case ainsi fringuÃ©.

La journÃ©e se passe sans anecdote particuliÃ¨re, dans le mÃªme genre de paysage que les jours prÃ©cÃ©dents avec peut-Ãªtre un peu plus de forÃªt. Heureusement dans cet environnement assez monotone, et je remercie Ã©normÃ©ment Laurence et ma filleule Marine, jÂ’ai maintenant un walkman et je pÃ©dale en Ã©coutant Brassens, Brel ou les Beatles. Je traverse un peu plus de village que la veille et la rÃ©gion a lÂ’air un peu moins sauvage mais il faut le dire vite.

La route est trÃ¨s agrÃ©able, assez vallonnÃ©e mais jamais de grosses bosses. Je progresse assez vite (16 km/h). Il est maintenant 15 h 30, jÂ’ai effectuÃ© 130 km, il me faut donc trouver le coin bivouac.

Je me dis que si je roulais jusquÂ’Ã  KANONA, encore une quinzaine de bornes, je raccourcirais lÂ’Ã©tape de demain et quelque soit le relief, je serai mercredi Ã  SERENGE.

JÂ’arrive ainsi Ã  lÂ’embranchement supposÃ© sur la carte de KANONA. Je me renseigne si cÂ’est bien Ã  droite et on me signale que cÂ’est un peu plus loin et quÂ’il y a bien une guest house. Qui me dit 10 km, qui me dit 3 km ! QuÂ’importe, il est 4 h 30, jÂ’y serai Ã  5 h et si il y a une guest house, ce nÂ’est pas un problÃ¨me.

Au bout dÂ’une douzaine de km, je me renseigne encore et on me dit encore 8 kilomÃ¨tres. Ca commence Ã  bien faire ! Je mÂ’arrÃªte un peu plus loin et on me dit encore 2/3 km mais quÂ’il nÂ’y a pas de guest house. Alors lÃ , Ã§a se complique car la nuit commence Ã  tomber. Je demande Ã  la dame trÃ¨s gentille, si je peux planter la tente pour dormir. Elle me rÃ©pond quÂ’il nÂ’y a aucun problÃ¨me et me prÃªte mÃªme une chaise. Je mÂ’installe dans un local pas trop sale et je serai ainsi Ã  lÂ’abri de lÂ’humiditÃ©. Comme je suis en train de monter la tente, adultes et enfants se pointent et me regarde comme un oiseau rare, que je suis. JÂ’ai beau essayer et par gestes et par les rares mots dÂ’anglais que je connais, que jÂ’aimerais Ãªtre un peu tranquille mais rien nÂ’y fait. Ils restent plantÃ©s Ã  me regarder, sans mÃªme chercher Ã  communiquer. Je mÂ’Ã©nerve, je prends mes cliques et mes claques. Je remballe tout et me casse.

Au bout de trois kilomÃ¨tres, dans la nuit bien bien tombante, il y a effectivement un hameau. Je mÂ’arrÃªte et je suis de suite assailli par les gamins. Je repars et mÂ’arrÃªte 200 m plus loin. Une dame me fait signe dÂ’aller voir son mari (ici le femme ne dÃ©cide rien), de nouveau les gamins arrivent et je repars une fois de plus.

Maintenant il fait nuit, je mÂ’arrÃªte dans une maison, essaye bien dÂ’expliquer que je veux juste monter la tente mais il me semble que la dame a peur et mÂ’envoie Ã  la maison dÂ’Ã  cÃ´tÃ©. Le gars dÂ’Ã  cÃ´tÃ© ne semble pas avoir envie que je reste lÃ  et me dit quÂ’Ã  KANONA Ã  10 km, il y a une guest house.

Je mets la frontale et me voilÃ  dans la nuit noir, non pas faire 10 km mais au moins 20. Au point oÃ¹ jÂ’en suis, je nÂ’ai pas dÂ’autre choix que dÂ’avancer car il mÂ’est impossible de trouver un coin pour monter la tente. Je ne suis pas trop rassurÃ© et quand je vois les lumiÃ¨res dÂ’un camion, je me mets dans le sens opposÃ© Ã  sa circulation. Je suis en plein bush, un animal peut traverser la route.

Au loin, je vois scintiller des lumiÃ¨res. DÃ©ception, ce nÂ’est pas KANONA mais un feu de brousse et je passe prÃ¨s des flammes et Ã  travers la fumÃ©e.

Je distingue enfin des lumiÃ¨res, cÂ’est KANONA mais je ne vois pas de guest house. Un couple en train de traverser, je leur demande sÂ’il nÂ’y a pas de guest house. Ouf ! Le monsieur me rÃ©pond oui mais je lÂ’ai loupÃ©. Il mÂ’accompagne jusquÂ’au bord du chemin et me dit cÂ’est la maison blanche au fond Ã  gauche. JÂ’y vais en poussant le vÃ©lo et aprÃ¨s le passage de deux chiens me montant les dents (le propriÃ©taire ne banche pas), jÂ’arrive bien Ã  la maison blanche. CÂ’est effectivement une guest house mais il nÂ’y a pas de lumiÃ¨re et elle est abandonnÃ©e.

Tant pis, jÂ’ouvre la porte, heureusement pas fermÃ©e Ã  clÃ© et je tombe sur la rÃ©ception, une piÃ¨ce de deux mÃ¨tres de large sur 2,5 mÃ¨tres. Cette minuscule salle me semble propre, sans bestioles, je dÃ©cide donc dÂ’y passer la nuit. Je serai au sec et cela mÂ’Ã©vitera de monter la tente.

LÂ’histoire ne sÂ’arrÃªte pas lÃ  ! Je mÂ’installe donc, tapis de sol, matelas, duvet, de quoi manger, tout pour passer une nuit parfaite. Tout dÂ’un coup jÂ’entends deux femmes qui discutent (je vous passe les visiteurs Ã  qui il a fallu que jÂ’explique ma prÃ©sence). Je vais derriÃ¨re lÂ’auberge dÂ’oÃ¹ viennent les voix et deux femmes semblent sÂ’installer dans une piÃ¨ce. JÂ’essaye bien de leur expliquer mais apparemment elles ne sÂ’occupent pas trop de moi mais lÂ’une dÂ’elle saisi son tÃ©lÃ©phone. Je retourne donc dans ma chambre et cinq minutes plus tard arrive un monsieur, certainement le propriÃ©taire qui semble passablement excitÃ©. Il arrive Ã  se calmer, je luis explique le pourquoi du comment. Il me fait visiter la guest house et la chambre oÃ¹ il dort. Ce nÂ’est peut-Ãªtre pas le propriÃ©taire mais un squatter. Il me fait comprendre quÂ’il nÂ’y a aucun problÃ¨me, que je peux dormir ici. Ouf !

Je mange car je vous garanti que jÂ’ai faim et je passe une excellente nuit.

Avant de me coucher jÂ’ai quand mÃªme regardÃ© le compteur de Tornado, il affiche 185 km. CÂ’est ma plus grosse journÃ©e de vÃ©lo depuis mon dÃ©part, avec quand mÃªme 850 m de dÃ©nivelÃ©, du vent le plus souvent de travers mais parfois de Â¾ face. Je ne veux pas fanfaronner mais je suis content de moi.
</description></item><item><title>62 KM MPIKA / MPIKA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-08 12:40:47</pubDate><description>DIMANCHE 27  JUIN 2010           65 km    CUMUL : 15 783 km
DÃ©nivelÃ©: 485 m

Le rÃ©veil est identique Ã  celui de la veille sauf que je suis Ã  1 600 m dÂ’altitude et le thermomÃ¨tre indique 12Â°.

Pour la quatriÃ¨me journÃ©e consÃ©cutive, je vais Ã©voluer dans le mÃªme type de paysage, soit 400 km sans voir une ville et mÃªme un gros bourg. ISOKA est Ã  5 km de la nationale et CHINSALI Ã  14 km.

Quand je regarde la carte, jÂ’ai lÂ’impression que le mÃªme type de paysage mÂ’attend jusquÂ’Ã  LUSAKA. La Zambie semble Ãªtre un immense plateau dÂ’altitude et comme lÂ’hiver sÂ’annonce, jÂ’ai droit au froid. Ce qui en somme nÂ’est pas plus mal pour pÃ©daler dans la journÃ©e.

AprÃ¨s une grande descente pour arriver Ã  1 300 m et une remontÃ©e Ã  1 400 m, jÂ’arrive Ã  MPIKA. MPIKA est une drÃ´le de ville, trÃ¨s Ã©tendue et me donne lÂ’impression dÂ’un gros village. Pourtant ici, jÂ’ai toutes les commoditÃ©s de la ville : banque, distributeur de billets, commerces, restaurants, hÃ´tels. Contrairement Ã  ce quÂ’indique le guide Â« Le Petit FutÃ© Â», je trouve un hÃ´tel Â« MÃ©lodies Lodge Â» trÃ¨s confortable et pas trop cher qui me donne entiÃ¨re satisfaction. Je dÃ©cide dÂ’y passer deux nuits.

Bien quÂ’ici il nÂ’y ait pas de cyber, je dois tout de mÃªme mettre Ã  jour mon carnet de route. Quand je bivouaque, je nÂ’ai que le temps dÂ’installer le campement et de manger. Ecrire allongÃ© sous la tente et Ã  la frontale, ce nÂ’est pas des plus commodes.

JÂ’en profite Ã©galement pour faire laver un peu de linge et bien sÃ»r me reposer. MÃªme si je me sens en super forme, il me faut tout de mÃªme faire attention et ne pas trop tirer sur la corde. Demain je vais aussi devoir faire le plein de provisions car je pense avoir encore droit Ã  dormir dans le bush.

Durant ces quatre jours, jÂ’ai certainement traversÃ© la rÃ©gion la plus pauvre de la Zambie. JÂ’ai le sentiment dÂ’avoir vu beaucoup de misÃ¨re. Je dis bien sentiment car cÂ’est avec mes yeux dÂ’europÃ©en. Les gamins sont souvent en haillons avec un semblant de pull oÃ¹ il y a plus de trous que de laine. Sur la route on me rÃ©clame souvent de quoi manger et le froid ne doit pas les arranger.

Autre constant depuis que je suis Ã  lÂ’est, si les femmes sont souvent habillÃ©es dÂ’une faÃ§on traditionnelle, les hommes sont tous habillÃ©s Ã  lÂ’europÃ©enne.
</description></item><item><title>ISOKA /? 154 KM  MPIKA (1415m)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-05 13:23:56</pubDate><description>VENDREDI 25  JUIN 2010           116 km    CUMUL : 15 626 km
DÃ©nivelÃ©: 785 m

JÂ’avais nÃ©gociÃ© le breakfast Ã  6 h et bien sÃ»r Ã  6 h, tout est fermÃ©. Je dÃ©marre ainsi sans dÃ©jeuner et je nÂ’aime pas Ã§a.

JÂ’attaque par un plat montant, ainsi malgrÃ© les 14Â°, je nÂ’ai pas trop froid. Autour de moi quelques cultures puisque je ne suis pas loin dÂ’ISOKA et des habitions isolÃ©es. A propos de cultures, si selon lÂ’altitude, je retrouve le bananier, je remarque beaucoup de manioc comme Ã  lÂ’ouest. CÂ’est certainement la latitude qui veut Ã§a.
Une montÃ©e un peu plus raide et je me retrouve sur un plateau Ã  1 700 m, je redescends Ã  1 400 m sur un autre plateau. La route ne sera quÂ’une succession de plateaux, toujours trÃ¨s vallonnÃ©s.

Ma progression est aussi assez lente, dÂ’autant que la route se dÃ©grade. AprÃ¨s un bitume bien lisse, jÂ’ai maintenant de gros grain, secouant le bonhomme et son attelage. De plus en plus souvent sur la route se forment dÂ’Ã©normes nids de poule, je devrais mÃªme dire des baignoires dÂ’Ã©lÃ©phants. Cela dÃ©range beaucoup plus les camions qui zigzaguent et passent au ralenti. Moi, avec mon vÃ©lo, jÂ’arrive souvent Ã  me faufiler et la remorque suit bien. A propos de cette remorque, je dois un fois de plus fÃ©liciter Christian TOUZE le concepteur pour lÂ’excellence de son matÃ©riel. Sur ces routes trÃ¨s vallonnÃ©es, jÂ’ai fait des pointes Ã  70 km/h sans que rien ne bouge, je ne ralentissais que par prudence.

Depuis hier, le vent souffle trÃ¨s fort du sud-est. Je lÂ’ai souvent de travers mais parfois de Â¾ face gÃªnant aussi ma progression. Je dois Ãªtre assez en forme car malgrÃ© le relief et le vent, je ne souffre pas trop physiquement. JÂ’en ai peut-Ãªtre pris lÂ’habitude ou simplement mon parti car vu lÂ’orientation de mon parcours, je risque de traverser la Zambie dans ces conditions.

Les cultures et habitations terminÃ©es, je suis dans une forÃªt que jÂ’appelle forÃªt sinistrÃ©e. CÂ’est assez impressionnant de voir se dÃ©truire ainsi la forÃªt. Les arbres sont coupÃ©s Ã  un mÃ¨tre du sol et repoussent ainsi comme les oliviers chez nous. Il nÂ’y a absolument aucune gestion forestiÃ¨re. A lÂ’ouest, quelques ONG essayent bien de rÃ©gler ce problÃ¨me avec souvent des rÃ©sultats mÃ©diocres, surtout au Niger oÃ¹ il est trop tard.

RÃ©guliÃ¨rement, je vois des charbonniÃ¨res fumer et au bord de la route des sacs de charbon de bois. CÂ’est le principal combustible des gens pour cuire les aliments et chauffer lÂ’eau, mais surtout la principale ressource des habitants du coin. Je ne peux me permettre de les critiquer de dÃ©truire ainsi leur forÃªt, si ce nÂ’est de leur trouver une autre solution de subsistance. Y en a-t-il une ?

Il y a bien des villages annoncÃ©s sur la carte mais je nÂ’ai jamais le sentiment dÂ’en traverser un. DÂ’abord aucune indication, puis je vois bien quelques maisons regroupÃ©es, le signalement dÂ’une Ã©cole Ã  quelques kilomÃ¨tres, quelques estancots souvent fermÃ©s et un peu de monde au bord de la route. De vrais villages, points. Les maisons sont dissÃ©minÃ©es tout au long de la route en retrait dÂ’au moins 100 mÃ¨res et un petit sentier y menant que seul un vÃ©lo peut emprunter.

Cela a pour effet de me donner lÂ’impression dÂ’Ã©voluer dans une zone dÃ©sertique quoique peuplÃ©e. Ce nÂ’est pas trop marrant et mÃªme un peu stressant. OÃ¹ vais-je dormir ce soir ?

Je nÂ’aurai donc pas dÂ’autre solution que de bivouaquer mais avant il me faut trouver de lÂ’eau. Enfin une petite boutique ouverte et jÂ’en profite pour faire trois courses mais il nÂ’y a pas dÂ’eau minÃ©rale. Heureusement jÂ’ai gardÃ© deux bouteilles vides que je fais remplir dÂ’eau et jÂ’y ajoute deux comprimÃ©s de micropur. QuoiquÂ’il arrive, jÂ’aurai un peu dÂ’eau.

Je traverse enfin un village un peu plus grand mais je ne vois pas grand-chose dÂ’ouvert. De toute maniÃ¨re, tous les gamins du village me courent aprÃ¨s et mÃªme certains adultes. JÂ’ai envie de tranquillitÃ© et surtout la barriÃ¨re de la langue est handicapante, aussi je file.

A la sortie de ce village, je remarque une des ces pyramides servant Ã  stocker les briques en construction. Je mÂ’arrÃªte et toute ma thÃ©orie est fausse. Il ne sÂ’agit pas de stocker les briques mais simplement dÂ’un four pour cuire les briques, les Ã¢tres en tÃ©moignent. Une fois les briques cuites, les Ã¢tres sont bouchÃ©s et ensuite les briques restent lÃ  un moment. Vous pourrez le constater sur la photo.

JÂ’attaque une derniÃ¨re montÃ©e et me donne comme limite pour bivouaques : 4 h 30

Le problÃ¨me, chaque fois que je vois un sentier, il mÃ¨ne Ã  une maison. A un endroit, pensant voir des maisons abandonnÃ©es, je mÂ’arrÃªte et de suite deux personnes arrivent. Je continue donc et vers 5 H, je remarque un sentier me semblant abandonnÃ©. Je mÂ’y arrÃªte est cÂ’est le bon car il ne mÃ¨ne nulle part et me permet de me mettre Ã  lÂ’Ã©cart de la route. Je pourrai ainsi passer la nuit sans Ãªtre vu.

JÂ’installe mon campement, le coin est parfait, je suis en plein bush et cÂ’est pour moi une excellente expÃ©rience. Je me suis arrÃªtÃ© un peu trop tard et dÃ¨s 6 h, il fait nuit, je vais devoir manger Ã  la frontale. 

Heureusement au fond de la remorque jÂ’ai quelques plats lyophilisÃ©s que je garde depuis le dÃ©part. Ce soir, ce sera tartiflette savoyarde et mousse au chocolat. Croyez-moi si vous voulez mais je me suis rÃ©galÃ©. Etonnant car mes derniÃ¨res expÃ©riences de ce genre (Aconcagua), je trouvais cela dÃ©gueulasse. Il est vrai que depuis mon dÃ©part jÂ’ai toujours un gros appÃ©tit.

 A 7 h, je suis allongÃ© dans la tente en Ã©vitant de trop allumer la frontale. Je passe une excellente nuit, sans aucune crainte et sans aucun bruit dÂ’animaux, mÃªme pas dÂ’oiseaux, ce qui mÂ’Ã©tonne Ã©normÃ©ment.
</description></item><item><title>NAKONDE / ISOKA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-05 13:14:37</pubDate><description>jeudi 24  JUIN 2010           119 km    CUMUL : 15 510 km
DÃ©nivelÃ©: 525 m

La surprise du jour, cÂ’est que jÂ’avais commandÃ© le petit dÃ©jeuner pour 6 h et cÂ’Ã©tait parfait pour moi. Ce que je ne savais pas, cÂ’est que lÂ’heure zambienne ne correspond pas Ã  lÂ’heure tanzanienne. Je me suis donc levÃ© Ã  5 h, chargÃ© la remorque quand le veilleur de nuit mÂ’annonce quÂ’il est 4 h et je nÂ’avais plus quÂ’Ã  me recoucher.

Ce nÂ’est pas trop dans mes habitudes mais je nÂ’avais pas le choix, on mÂ’a servi le petit dÃ©jeuner dans ma chambre. Pour un peu, je dÃ©jeunais au lit.

Je suis encore Ã  1 700 m et jÂ’ai eu le tord de ne pas trop me couvrir, je me suis caillÃ© les 10 premiers kilomÃ¨tres. JÂ’attaque par un long plat descendant pour revenir Ã  lÂ’altitude de 1200/1300 m. Je resterai toute la journÃ©e Ã  cette altitude sur un immense plateau vallonnÃ©.

La journÃ©e est assez monotone avec un paysage pas terrible du tout. La dÃ©forestation a une fois de plus fait son effet. JÂ’Ã©volue dans un paysage de maigres cultures et de forÃªts, je ne sais pas si on peut appeler Ã§a forÃªt car lÂ’arbre principal, le teck atteint Ã  peine 2 Ã  3 mÃ¨tres. En Afrique de lÂ’ouest, on appelait ce type de paysage la brousse, ici cÂ’est le bush.

Toujours est-il que je nÂ’ai pas passÃ© une journÃ©e extraordinaire mais on ne peut pas se rÃ©galer toujours. Mon plus gros problÃ¨me sera lÂ’arrÃªt de midi. La rÃ©gion est relativement peuplÃ©e mais avec un habitat trÃ¨s dispersÃ©. De partout, il y a Â¾ maisons, par ci par lÃ . Pour mÂ’arrÃªter ce fut assez compliquÃ© pour trouver un coin Ã  lÂ’ombre et isolÃ©.

Je trouve un coin ombragÃ©. Je mÂ’arrÃªte discrÃ¨tement, mÂ’installe pour pique-niquer et en profiter pour me reposer. Malheureusement une femme me voit et deux minutes aprÃ¨s  une dizaine de paires dÂ’yeux me dÃ©visagent juste Ã  cÃ´tÃ©. Je nÂ’ai pas dÂ’autre solution que de tout remballer et du coup, je pique-nique debout et au soleil.

Tout Ã§a est trÃ¨s dÃ©sagrÃ©able et je le supporte de moins en moins. Le gens vous dÃ©visagent Ã  cinq mÃ¨tres et sont capables de rester une heure Ã  vous regarder. DÂ’ailleurs, chaque fois que je mÂ’arrÃªte, je sens des yeux au loin qui me regardent.

JÂ’arrive enfin Ã  lÂ’embranchement dÂ’ISOKA qui bien sÃ»r se trouve Ã  lÂ’Ã©cart de la nationale. A lÂ’embranchement, il y a bien une guest house mais je prÃ©fÃ¨re aller au village, quatre Ã  cinq kilomÃ¨tres dÂ’une douce montÃ©e et dÂ’une bonne descente.

Quand je parle dÂ’un village du bout du monde depuis mon dÃ©part, jÂ’ai lÂ’impression que Ã§a va crescendo. La route goudronnÃ©e sÂ’arrÃªte lÃ  et le village nÂ’est que poussiÃ¨re. Ce village oÃ¹ tout le monde me regarde comme un zombi me fait une impression bizarre mais jÂ’y suis, jÂ’y reste.

Je trouve une guest house tout ce quÂ’il y a de plus pourri mais je ne vais pas faire la fine bouche. Je demande le prix, on mÂ’annonce 40 000 KWACHA (6,30 Â€). Ce nÂ’est rien mais vu lÂ’Ã©tat, il se fout de ma gueule. Voyant que je fais signe de partir, il baisse le prix Ã  25 000. Pour ceux qui me connaissent, jÂ’ai horreur de marchander, il a voulu mÂ’arnaquer et tant pis pour lui, je retourne Ã  lÂ’embranchement.

La jeune fille trÃ¨s gentille mÂ’annonce un prix de 25 000 pour un confort similaire et jÂ’ai de lÂ’eau chaude en plus, pas en douche mais dans un seau. Un gros inconvÃ©nient, il nÂ’y a pas dÂ’Ã©lectricitÃ©, je me coucherai donc Ã  la frontale et Ã§a aussi jÂ’en ai maintenant lÂ’habitude.

Il fait nuit Ã  6 h et les soirÃ©es sont longues dÂ’autant que je nÂ’ai pas lÂ’Ã©lectricitÃ© dans la chambre. Je mangerai une saucisse genre Strasbourg avec des frites Ã  la frontale. A cÃ´tÃ©, des jeunes jouent au billard comme souvent dans les villages. Ils sÂ’Ã©clairent avec une lampe branchÃ©e sur une batterie.

Les cars qui desservent ISOKA sÂ’arrÃªtent ici, ensuite les gens font les cinq kilomÃ¨tres Ã  pied ou en taxi selon quÂ’ils ont de lÂ’argent ou non. Je me rÃ©gale de regarder le spectacle des cars qui arrivent et repartent. JÂ’ai souvent vu cette animation mais dans un bus et non comme simple spectateur. On charge et on dÃ©charge de tout dans ces cars. Il y a une certaine solidaritÃ©. Les personnes seules sont rÃ©guliÃ¨rement aidÃ©es par les autres, il faut faire vite car le chauffeur sÂ’impatiente rapidement.

Le spectacle le plus touchant et celui des femmes qui se prÃ©cipitent sur les cars ou tout ce qui arrive pour leur vendre, ou des bananes ou des arachides grillÃ©es. Elles doivent bien Ãªtre une cinquantaine autour des cars et dÂ’autres assises au bord de la route pour prÃ©parer les paquets de bananes.

Quand je suis arrivÃ© Ã  lÂ’embranchement la premiÃ¨re fois, jÂ’ai Ã©tÃ© assailli pareillement mais comme je nÂ’Ã©tais pas intÃ©ressÃ©, jÂ’ai dÃ©clinÃ©. JÂ’ai juste demande un renseignement et file Ã  ISOKA. Au retour, je recherche la dame qui mÂ’avait renseignÃ© pour lui acheter des bananes. Me voyant intÃ©ressÃ©, elles me tombent toutes dessus. Je retrouve la dame en question, lui achÃ¨te des bananes et des arachides. Si vous lÂ’aviez vue contente et fiÃ¨re devant ses copines.
</description></item><item><title>TUNDUMA / NAKONDE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-05 13:07:49</pubDate><description>MERCREDI 23  JUIN 2010           3 km    CUMUL : 15 391 km
DÃ©nivelÃ©: 0 m
AujourdÂ’hui, Ã©vÃ¨nement, cÂ’est la plus courte Ã©tape de mon voyage. A cela, une explication que je vais vous narrer.

Le petit dÃ©jeuner Ã©tait prÃ©vu Ã  7 h, le chef nÂ’arrivant quÂ’Ã  8 h, le breakfast sera servi Ã  8 h. Tant pis, je ne dÃ©jeunerai pas mais une fois arrivÃ© au poste frontiÃ¨re, fermÃ©, il nÂ’ouvre quÂ’Ã  8 h. Je retourne donc Ã  lÂ’hÃ´tel pour dÃ©jeuner.

Comme toutes les frontiÃ¨res que jÂ’ai passÃ© Ã  lÂ’est, tout se passe et facilement et rapidement. Pendant que jÂ’effectue les formalitÃ©s du visa, Tornado est entourÃ© dÂ’une nuÃ©e de curieux et sur la photo, on ne le voit mÃªme pas.

JÂ’entre donc en Zambie, je change ma monnaie Tanzanienne en KWACHA ZAMBIEN ; Comme chaque fois que je change de pays et jÂ’en suis Ã  mon 17Ã¨me, il me faut toujours un certain temps dÂ’adaptation pour prendre mes marques. La premiÃ¨re ville est Ã  118 kilomÃ¨tres, il est 10 h 30, aussi je dÃ©cide de rester Ã  NALONDE.

Je trouve une Lodge superbe mais un peu chÃ¨re : Â« Zwangendaba ExÃ©cutive Lodge Â». Ce sera parfait pour passer la journÃ©e et mÂ’habituer Ã  la vie zambienne. Nouveau numÃ©ro de tÃ©lÃ©phone, nouvelle monnaie et nouvelle alimentation, il faut bien que je mÂ’y fasse.
 

</description></item><item><title>MBEYA / TUNDUMA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-05 13:03:26</pubDate><description>MARDI 22  JUIN 2010           105 km    CUMUL : 15 388 km
DÃ©nivelÃ©: 1 240 m
Ce matin il fait encore frais puisque le thermomÃ¨tre de ma montre indique 16Â°. Une fois nÂ’est pas coutume, je dÃ©marre Ã  pied car lÂ’hÃ´tel est au fond dÂ’une impasse. Il est 7 h et cÂ’est dÃ©jÃ  lÂ’effervescence. Tout le monde est Ã  pied dÂ’Âœuvre et la circulation bat son plein. SÂ’il est un constat que jÂ’ai pu faire dans toute lÂ’Afrique : les gens sont matinaux.

Une fois la route nationale rÃ©cupÃ©rÃ©e, une longue descente mÂ’attend, suivi dÂ’un plat descendant pendant plus de 20 km me faisant passer de lÂ’altitude de 1 700 m Ã  1 200 m. MBEYA nÂ’en finit pas car jÂ’ai du monde pendant prÃ¨s de 15 km. Je suis sur un grand plateau oÃ¹ les cultures de maÃ¯s et de tournesol alternent. Je retrouve des manguiers mais ils sont petits. Est-ce lÂ’altitude ou est-ce une implantation rÃ©cente.

En face une chaine montagneuse me barre lÂ’horizon. Je vais certainement rÃ©cupÃ©rer les 500 m dÂ’altitude de perdus. Effectivement jÂ’attaque par une belle montÃ©e pour finir sur un plateau et chaque fois ce sera une succession de plateaux trÃ¨s vallonnÃ©s. Moi qui croyais avoir une journÃ©e tranquille, je suis encore servi.

Par contre, les villages sÂ’espacent et les cultures aussi. Il ne semble pas rÃ©gner lÂ’abondance dans cette rÃ©gion. Quelques personnes me rÃ©clament de la Â« Money Â» au passage. Je ne lÂ’avais pas trop vu jusquÂ’alors en Tanzanie.

Je vois encore des choses qui me paraissent inadmissibles pour mes yeux dÂ’occidental. Un gamin trÃ¨s jeune, haut comme trois pommes pousse un vÃ©lo trÃ¨s lourdement chargÃ©, la photo en tÃ©moignera. Dans une cÃ´te que jÂ’ai du mal Ã  gravir, une jeune dame avec des habits tout dÃ©chirÃ©s monte la cÃ´te Ã  pied en poussant Ã©galement son vÃ©lo trÃ¨s lourdement chargÃ© dÂ’herbe. Elle a lÂ’air de souffrir et son visage me semble exprimer toute la misÃ¨re du monde. Cela mÂ’attriste, me gÃ¨ne terriblement et me fait penser Ã  la fable de LA FONTAINE, le pauvre bÃ»cheron : Â« Quel plaisir a-t-il eu depuis quÂ’il est au monde, en est-il un plus pauvre en la machine ronde Â».

Depuis plusieurs jours, jÂ’ai remarquÃ© des petites pyramides dont il manquerait le chapeau faites de briques fabriquÃ©es sur place. Etait-ce des monuments ? JÂ’ai enfin lÂ’explication. Il sÂ’agit de stocks de briques. Les briques Ã  lÂ’extÃ©rieur sujettes aux intempÃ©ries protÃ¨gent celles de lÂ’intÃ©rieur. Beaucoup de maisons sont dÂ’ailleurs montÃ©es avec ces briques.

Enfin TUNDUMA se pointe Ã  lÂ’horizon et il me faudra gravir encore une belle bosse pour y arriver. Quelques tanzaniens veulent me larguer dans la montÃ©e au prix dÂ’efforts trop importants pour eux et du matÃ©riel dont ils disposent. Cette fois, comme je suis en forme, je joue le jeu et je les largues irrÃ©sistiblement malgrÃ© les poids que je trimballe. Mais que la montÃ©e fut dure.

TUNDUMA est vraiment la ville frontiÃ¨re par excellence, une ville grouillante, plein de camions et des rabatteurs de toute sorte. Entre les gens qui veulent me trouver un hÃ´tel, mÂ’aider Ã  passer la frontiÃ¨re ou me changer de lÂ’argent, je suis happÃ© de toute part et je finis par mÂ’Ã©nerver.

JÂ’entre rapidement dans le premier hÃ´tel : SILVER STONE qui est assez sympa. Le soir lÂ’Ã©mission Â« Allo la planÃ¨te Â» Ã©chouera. Quand ANNEKA a appelÃ© lÂ’hÃ´tel, la rÃ©ceptionniste dormait et sur mon portable, la communication fut trÃ¨s mauvaise. Ce sera certainement la derniÃ¨re car Ã  la reprise Ã  la fin de lÂ’Ã©tÃ©, jÂ’espÃ¨re bien Ãªtre en France oÃ¹ Laurence et mon chien Pyrrhus mÂ’attendent impatiemment, du moins je le pense.

JÂ’en ai maintenant fini avec la Tanzanie et la Zambie, mon 17Ã¨me pays est Ã  deux tours de pÃ©dales.

Avant de quitter ce pays, jÂ’ai oubliÃ© de vous parler de lÂ’eau domestique. Il semblerait quÂ’il nÂ’y ait pas de systÃ¨me dÂ’adduction dÂ’eau dans tout le pays. A DAR ES SALAAM, la plus grande ville du pays, lÂ’eau est dans des citernes de 3000 litres sur les toits des maisons et mÃªme des hÃ´tels. Tout au long de ma traversÃ©e, les gens charrient lÂ’eau dans des seaux en plastique. Je croisais ou doublais Ã©normÃ©ment de vÃ©los avec leurs bidons souvent jaunes qui distribuaient lÂ’eau aux particuliers. CÂ’est tout de mÃªme assez Ã©tonnant dans ce pays qui me parait plus dÃ©veloppÃ© que certains de lÂ’Afrique de lÂ’ouest.
</description></item><item><title>Nouvelles de ZAMBIE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-07-01 09:22:49</pubDate><description>Des nouvelles de Zambie par Laurence
Depuis le 20 juin Ã  MBEYA Ã  la frontiÃ¨re de la Zambie, 750 km, toujours pas de cyber cafÃ©Â… !
En consultant la carte Michelin (Afrique Centre et Sud) je ne suis pas Ã©tonnÃ©e, la route est rouge certes, mais rien autour, quelques villages et beaucoup de kilomÃ¨tres entre eux !!
Donc pour GÃ©rard, bivouacs en contrebas de la route et campements de fortune. Dans les villages quand il demande aux habitants les distances pour atteindre le prochain, les rÃ©ponses sont des plus flouesÂ… entre la difficultÃ© de la langue et sans doute nos perceptions des choses, le flou sÂ’Ã©paissit. CÂ’est normal !
Hier il a mis la gomme, 185 km, il a fini Ã  la lampe frontale Â« je cherchais Ã  atteindre le prochain village me dit-ilÂ… Â». CÂ’est pas trÃ¨s sÃ©rieux car les phares en Afrique sont plus que faibles.
Il semble dÃ©cidÃ© Ã  avancer vraiment ! alors !!
Cet aprÃ¨s-midi il est Ã  SERINGE, un SMS Â« BiÃ¨re et Cyber cafÃ© Â». Ah ah ah !! BiÃ¨re ok, mais dans le cyber, sÂ’il y a beaucoup dÂ’ordinateurs, il nÂ’y a pas dÂ’internetÂ…
Il ne nous oublie pas et complÃ¨te son carnet de route. Avec sa grande barbe assis en train dÂ’Ã©crire, il doit effectivement intriguer les villageois.
Bises Ã  vous tous, nous sommes, je crois, sur la belle voieÂ…
Laurence
PS : il reste 3700 km, quÂ’on se le dise !
</description></item><item><title>IGAWA / MBEYA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-22 09:16:18</pubDate><description>DIMANCHE 20  JUIN 2010           126 km    CUMUL : 15 283 km
DÃ©nivelÃ©: 1 300 m

JÂ’ai une fois de plus dormi comme un loir. La nuit a Ã©tÃ© calme, hormis le vent qui a soufflÃ© toute la nuit. Je crains le pire pour aujourdÂ’hui. QuÂ’importe, jÂ’ai prÃ©vu dÂ’Ãªtre Ã  MEYA pour lundi, 120 kilomÃ¨tres en deux Ã©tapes, pas de problÃ¨mes (hakuna matata). Sur SKYPE, jÂ’ai eu Anneka, la collaboratrice dÂ’Eric Lange et normalement, elle mÂ’appelle lundi soir pour une derniÃ¨re Ã©mission de Â« Allo la planÃ¨te Â». Je tiens donc dÂ’Ãªtre Ã  MBEYA afin dÂ’avoir une bonne connexion tÃ©lÃ©phonique car depuis MIKUMI, ce nÂ’est pas Ã©vident, montagne oblige.

Dans la chambre, il fait 25Â°, rien Ã  voir avec les 17 de la veille et comme par miracle, plus de vent. Depuis DAR ES SALAAM, je roule en direction de lÂ’ouest, sud-ouest. Maintenant, il ne fait jour quÂ’Ã  7 h moins le quart contre 6 h 15 Ã  DAR. Il me faut en tenir compte car jÂ’aime partir au lever du jour.

La route est en excellent Ã©tat, lÃ©gÃ¨rement vallonnÃ©e, il fait soleil et pas de vent. JÂ’avance donc rapidement et il est trÃ¨s agrÃ©able de pÃ©daler dans ces conditions, dÂ’autant que je me sens en pleine forme. Le vÃ©lo est ainsi, certains jours tu nÂ’avances pas et dÂ’autres tu te sens des ailes.

La vÃ©gÃ©tation change et je retrouve mon copain le baobab, mon alter Ã©go comme dirait Brassens. Vous ne pouvez pas imaginer comme je suis content de retrouver le baobab et lÂ’acacia. JÂ’ai tellement eu froid en montagne. Pour moi le baobab reprÃ©sente vraiment lÂ’Afrique et je le trouve magnifique avec sa silhouette si particuliÃ¨re. JÂ’ai parfois lÂ’impression que ses branches ressemblant Ã  de multiples bras vont se mettre Ã  bouger comme on le voit dans certains contes de fÃ©es et les forÃªts mystÃ©rieuses.

Hier au bord de la route, cÂ’Ã©tait des pommes de terre que lÂ’on vendait. CÂ’est assez Ã©tonnant car ce nÂ’est pas trop un lÃ©gume africain mais cÂ’est le terroir qui veut Ã§a. Et bien aujourdÂ’hui, je suis dans une rÃ©gion de cÃ©rÃ©ale et au bord de la route, je vois des sacs de cÃ©rÃ©ales qui semblent Ãªtre du blÃ© mais un peu diffÃ©rent de chez nous. Les vÃ©los sont tous lourdement chargÃ©s de sacs de blÃ© que les convoyeurs apportent au village. En traversant les villages, je vois ce grain stockÃ© et sÃ©chÃ© dans des espÃ¨ces de coopÃ©ratives. MÃªme si aujourdÂ’hui cÂ’est dimanche, tout le monde est Ã  pied dÂ’Âœuvre.

Je roule ainsi allÃ¨grement pendant pratiquement 80 kilomÃ¨tres Ã  une moyenne de 18 km/h en ayant gardÃ© pratiquement la mÃªme altitude. JE ME REGALE. Cela ne va pas durer car en face, une chaine de montagne se dessine Ã  lÂ’horizon et il va bien falloir la franchir.

CÂ’est Ã  peine midi, il ne me reste quÂ’une quarantaine de kilomÃ¨tres et mÃªme si je sais quÂ’ils vont Ãªtres difficiles, jÂ’ai largement le temps dÂ’arriver Ã  MBEYA. La pause casse-croute se fera en haut du col aprÃ¨s lÂ’effort.

JÂ’attaque une premiÃ¨re bosse de deux kilomÃ¨tres Ã  10 % suivie dÂ’une longue descente et je me trouve au pied dÂ’un mur. Je ne suis pas inquiet outre mesure car je le rÃ©pÃ¨te, jÂ’ai le temps et je me sens en super forme.

Je franchis allÃ¨grement les cinq premiers kilomÃ¨tres Ã  plus de 10 %, 500 mÃ¨tres de dÃ©nivelÃ©, un demi Ventoux ou un demi col Agnel cÃ´tÃ© italien pour ceux qui connaissent (hein Pierrot ou Jojo). Le dur passÃ©, jÂ’ai encore cinq kilomÃ¨tres de grimpÃ©e assez raide et je me retrouve sur un plateau dans un village Ã  prÃ¨s de 2 000 mÃ¨tres. Je ne veux pas rouler les mÃ©caniques mais je suis Ã©tonnÃ© de la performance que je viens de rÃ©aliser. Au retour, je me languis de faire du vÃ©lo de route en montagne. Je pense que je vais mÂ’Ã©tonner. Certainement pas en vÃ©locitÃ© car je pÃ©dale tout en force mais en bosse, je pense me rÃ©galer. GÃ©rard, arrÃªte de divaguer, tu es encore en Afrique et tu nÂ’as pas fini ton voyage.

Comme je vous lÂ’ai dit, jÂ’arrive dans un village et comme ici, lÂ’habitat est dispersÃ© et les villages trainent en longueur, pour manger ce nÂ’est pas lÂ’idÃ©al. Tant pis, je mÂ’arrÃªte dans un endroit que je crois discret et je mÂ’installe. Erreur, de suite des gamins arrivent, se plantent devant moi et me regardent simplement. JÂ’essaye de les chasser mais en vain. Je mets ma main dans la poche de mon maillot de vÃ©lo pour prendre mon appareil Ã  photos et lÃ , ils sÂ’enfuient comme une volÃ©e de moineaux. Je sors ce qui me reste du saucisson de Jojo et je casse la croute avec les deux tranches de pain de mie quÂ’il me reste .

Arrive un gars avec des biftons Ã  la main, il me baragouine en swahili et en anglais. Il me parle de Â« biscuite Â» et je nÂ’ai jamais su sÂ’il voulait mÂ’en acheter ou que je lui donne. Je lui fais comprendre dans mon anglais qui progresse que je veux juste quÂ’il me laisse tranquille. Il nÂ’insiste pas et sÂ’en va. Arrive une dame de forte corpulence et me fait signe quÂ’elle veut Ã  manger. Vu sa taille, elle ne doit pas mourir de faim et jÂ’essaye en vain de lui expliquer que je ne peux nourrir toute la Tanzanie et je fini par la faire partir. Cela mÂ’est trÃ¨s dur dÂ’agir ainsi mais je nÂ’ai pas le choix sinon, je me fais bouffer.

MalgrÃ© tout je finis mon repas en me sentant Ã©piÃ© de toute part. En face de moi, deux gamins en haillons gardent un troupeau de zÃ©bus et ne me quittent pas des yeux. Je craque et je me lÃ¨ve avec un paquet de biscuits Ã  la main pour leur donner. Si vous les aviez vus partir en courant de peur ! Ici, cÂ’est ainsi jÂ’attire les gamins mais dÃ¨s que je mÂ’arrÃªte, ils partent en courant. Je remballe mes affaires et dÃ©marre avec mon paquet de biscuits Ã  la main. Je traverse la route ave mon vÃ©lo et je leur jette. A cette instant, me voyant redÃ©marrer, ils accourent pour rÃ©cupÃ©rer le paquet en criant de joie. Cette anecdote est simpliste mais elle me laisse un arriÃ¨re goÃ»t de tristesse quand je pense Ã  notre vie dÂ’abondance en Europe. GÃ©rard, ne te laisse pas influencer, il te faut continuer.

Le site nÂ’est quÂ’une longue descente pour MBEYA avec beaucoup de circulation. Je traverse toute la ville sans rien trouver dÂ’intÃ©ressant car je cherche un hÃ´tel avec internet. En fait, je suis obligÃ© de faire demi-tour, le centre ville se trouve une fois de plus Ã  lÂ’Ã©cart de la route. Je trouve mon bonheur quÂ’au quatriÃ¨me hÃ´tel. LÂ’un dÂ’eux ne me recevait que si je prenais une chambre double. CÂ’Ã©tait un indou que je ne devais pas intÃ©resser avec mon vÃ©lo et ma barbe.

Finalement jÂ’atterri au Â« MOUNT LIWINGSTONE HOTEL Â», cÂ’est un signe. LÂ’hÃ´tel est immense mais complÃ¨tement vide, on doit Ãªtre deux clients pour une vingtaine de salariÃ©s, peut-Ãªtre plus. CÂ’est lÂ’Afrique !

Pour lÂ’anecdote, je suis encore Ã  1 700 m dÂ’altitude et dans ma chambre, il fait Ã  peine 20 Â°.

Comme ici jÂ’ai internet, demain jÂ’y consacre ma journÃ©e car jÂ’ai des rÃ©flexions (rire) de certains dÂ’entre vous si je ne mets pas mon site Ã  jour rapidement. Il faut savoir que depuis que je suis Ã  lÂ’est, internet est assez compliquÃ©.
</description></item><item><title> NYORORO / IGAWA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-22 09:03:48</pubDate><description>SAMEDI 19 JUIN 2010           104 km    cumul : 15 157 km
DÃ©nivelÃ© : 530 m

Croyez-moi si vous voulez mais couchÃ© Ã  7 h 30, cÂ’est la sonnerie de tÃ©lÃ©phone qui me rÃ©veille Ã  5 h 30. Depuis mon dÃ©part, je trouve que je dors beaucoup et bien, cÂ’est tant mieux pour la rÃ©cupÃ©ration.

Je mets en route le petit dÃ©jeuner dans ma chambre quand lÂ’Ã©lectricitÃ© est coupÃ©e. JÂ’ai lÂ’habitude, je dÃ©jeunerai et rangerai mes affaires Ã  la frontale.

Je sors pour tester le temps. Il bruine toujours et le vent est encore plus fort. Dans la chambre, il fait 17Â°. Aussi je mÂ’habille en consÃ©quence : un sweat et le goretex. JÂ’hÃ©site Ã  mettre les collants mais je verrai en route. Il ne fait vraiment pas chaud avec cette pluie et ce vent Ã  2 000 mÃ¨tres dÂ’altitude, dÂ’autant que jÂ’attaque en lÃ©gÃ¨re descente.

La forÃªt dÂ’eucalyptus a maintenant disparue, je suis dans une espÃ¨ce de savane avec des cultures aux abords des habitations. Le coin est plus peuplÃ© que la veille, avec un habitat trÃ¨s dispersÃ©. Je ne suis pratiquement jamais seul contrairement Ã  la veille.

Est-ce le froid ou la fatigue de la veille mais je ne me sens pas en forme, les jambes sont lourdes. Je dÃ©cide donc de raccourcir lÂ’Ã©tape et mÂ’arrÃªter oÃ¹ jÂ’avais prÃ©vu si jÂ’avais dormi Ã  SAO HILL.

JÂ’arrive assez fatiguÃ© Ã  MAKUMBAKO aprÃ¨s 48 km de route trÃ¨s vallonnÃ©e. Il est 10 h 30, le temps sÂ’est dÃ©gagÃ© et je nÂ’ai pas trop envie de mÂ’arrÃªter. Je continue donc ma route et bien mÂ’en prend car le soleil brille et la route descend.

Sans donc me fatiguer, jÂ’avance assez vite et Ã  midi, je mÂ’arrÃªte pour casser la croute et faire une bonne pause. Pause qui sera malgrÃ© tout car comme le coin est habitÃ©, on me regarde manger, de loin certes mais je me sens Ã©piÃ©. Ce pique-nique se fera Ã  lÂ’ombre dÂ’un Ã©trange arbre, que lÂ’on appelle je crois, lÂ’arbre Ã  saucissons et effectivement, des fruits ressemblant Ã©trangement Ã  des saucissons pendant dans cet arbre. 

Maintenant, il fait trÃ¨s chaud, quel contraste ! Je croise des gamins avec de drÃ´les de trottinettes en bois avec un bÃ¢ton au milieu servant de frein. Certains gamins sÂ’en servent mÃªme pour charrier du charbon de bois : pas de transport Ã  vide. En Afrique les gamins sÂ’amusent encore avec des jouets les plus simples de fabrication locale. Ici il nÂ’est pas question de Game Boys ou autre objet sophistiquÃ©. Un pneu, une roue de vÃ©lo, trainer des voitures ou camions en tÃ´le de rÃ©cupÃ©ration (ce nÂ’est pas toujours pour les touristes) leurs suffit largement. Pour les grands cÂ’est pareil car jÂ’en ai souvent vu jouer aux dames avec des capsules de biÃ¨re comme pions.

JÂ’ai assez roulÃ© et je mÂ’approche de MBEYA (120 km), je dÃ©cide donc de mÂ’arrÃªter au premier bled avec une guest house. Ce sera IGAWA Ã  1 200 mÃ¨tres dÂ’altitude. La guest house du jour sera encore plus simple que la veille. Ma chambre, un lit et une moustiquaire, les toilettes sont dans le couloir et lÂ’eau pour me laver dÂ’une couleur plus que douteuse mais quÂ’importe, je suis aguerri, je me laverai quand mÃªme. Le prix sera en consÃ©quence 3 000 shillings (1,6 Â€).

La guest house fait Ã©galement bar-vidÃ©o, ce doit Ãªtre la mode. JÂ’ai donc droit Ã  la musique Ã  fond mais je commence Ã  avoir lÂ’habitude. Je vais faire un tour dans le village mais je nÂ’y fais pas grand-chose car dans cette Tanzanie profonde, la communication est trÃ¨s difficile. Le swahili un point cÂ’est tout et moi qui ne parle pas anglais, jÂ’arrive paradoxalement Ã  communiquer en anglais.

En tentant de faire mes courses, je dis bien tenter car les magasins ne sont pas trop achalandÃ©s, je trouve du pain de mie. Je me dis Â« chique pour mon petit dÃ©jeuner demain matin, ce sera parfait Â» mais il est tout moisi.

Le repas sera encore constituÃ© dÂ’une omelette de frites. Avec tous les Âœufs que je mange en ce moment, je ne sais pas si je ne vais pas faire une crise de cholestÃ©rol (hein Pierrot !). JÂ’ai souvent droit Ã  mon omelette le matin et mon omelette-frites le soir depuis que jÂ’ai quittÃ© DAR ES SALAAM. Je me coucherai une fois de plus de bonne heure car il nÂ’y a pas grand-chose dÂ’autre Ã  faire et le pire, cÂ’est que je dors.	
</description></item><item><title>IRINGA / NYORORO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-22 08:56:45</pubDate><description>VENDREDI 18 JUIN 2010           117 km    cumul : 15 053 km
DÃ©nivelÃ© : 1 270 m

JÂ’ai passÃ© ma journÃ©e de repos Ã  IRINGA pratiquement dans un cyber que jÂ’ai eu du mal Ã  trouver. IRINGA est une ville assez grande (160 000 habitants) mais assez bizarre. Elle est Ã  lÂ’Ã©cart de la grande route sur un promontoire. On y accÃ¨de par 2/3 kilomÃ¨tres de montÃ©e trÃ¨s raide et se trouve Ã  1 600 mÃ¨tres dÂ’altitude. CÂ’est un mÃ©lange de buildings et de cabanes aux toits de tÃ´les. On se demande ce que fait cette ville en ce lieu.

Le dÃ©part nÂ’est pas engageant car il fait froid et le ciel est couvert. Il souffle un fort vent que jÂ’aurai de travers toute la journÃ©e.

La premiÃ¨re partie est relativement plate sur un plateau Ã  1 500 mÃ¨tres et le paysage nÂ’est pas bien terrible, la savane et quelques champs de maÃ¯s. Entre le vent, le ciel couvert et le froid, je ne me rÃ©gale pas trop. JÂ’ai lÂ’impression dÂ’avancer pour avancer.

Le ciel se couvre de plus en plus et la route monte rÃ©guliÃ¨rement. Le paysage commence Ã  changer et les bananiers font place aux eucalyptus.

JÂ’Ã©volue maintenant sur un plateau Ã  1 800 mÃ¨tres et les eucalyptus sont de plus en plus nombreux, tellement nombreux que ce nÂ’est quÂ’une immense forÃªt dÂ’eucalyptus donnant un paysage inattendu ici en Tanzanie. Il fait de plus en plus froid et il commence Ã  bruiner.
Je ne devrais pas tarder Ã  arriver Ã  SAO HILL, lÂ’Ã©tape prÃ©vue pour ce soir. Je vois bien SAO HILL Ã©crit sur des panneaux. Les plantations dÂ’eucalyptus  couvrent maintenant tout le plateau. JÂ’ai froid et je languis dÂ’arriver. Mon compteur annonce 100 kilomÃ¨tres et je nÂ’ai toujours pas vu SAO HILL. Je mÂ’arrÃªte au bord de la route pour me renseigner et on mÂ’indique que SAO HILL est derriÃ¨re moi. JÂ’ai loupÃ© cette ville qui comme IRINGA doit Ãªtre Ã  lÂ’Ã©cart de la route. JÂ’ai bien vu des panneaux mais ils me faisaient rentrer dans la forÃªt au milieu des plantations dÂ’eucalyptus destinÃ©s Ã  la pate Ã  papier.

Je continue malgrÃ© tout ma route dans lÂ’espoir de voir un village mais depuis ce matin, jÂ’Ã©volue dans un coin particuliÃ¨rement dÃ©sertique.

JÂ’ai froid et cÂ’est maintenant une pluie fine qui tombe. Il est tard (4 h 30) et il faut bien que je mÂ’arrÃªte un jour. JÂ’ai de lÂ’eau et de quoi manger, je dÃ©cide donc de rouler encore un quart dÂ’heure. Si je ne trouve rien, je mÂ’enfonce dans la forÃªt et je plante la tente.
Je dÃ©couvre maintenant Ã  cÃ´tÃ© des eucalyptus des plantations de sapins. CÂ’est assez Ã©trange de dÃ©couvrir ces arbres en Tanzanie Ã  8Â° de latitude sud et mÃªme si je suis Ã  1 900 mÃ¨tres.

Je double des ouvriers sortant des plantations, un village ne doit pas Ãªtre loin, lÂ’espoir renait. Effectivement aprÃ¨s donc 117 km, jÂ’arrive Ã  NYORORO, un village du bout du monde comme jÂ’en ai beaucoup dÃ©couvert depuis mon dÃ©part.

Je trouve un petit hÃ´tel, tout ce quÂ’il y a de plus modeste, ce sera mieux que dans la tente sous le froid et la pluie. Ma chambre ressemble comme souvent Ã  une cellule de prison mais je suis content dÂ’Ãªtre ici, dÂ’autant que lÂ’hÃ´tel fait aussi restaurant.

Mon premier souci, ma toilette et je me lave comme souvent avec un seau dÂ’eau, ici trÃ¨s froide. Je suis presque Ã  2 000 mÃ¨tres dÂ’altitude et croyais-moi, lÂ’eau est trÃ¨s froide. Une fois bien lavÃ©, rincÃ© et sÃ©chÃ© on mÂ’apporte un seau dÂ’eau chaude. Quelle surprise ! Malheureusement cÂ’est trop tard et je vais pas me laver une deuxiÃ¨me fois.

Comme Ã  midi, jÂ’ai sautÃ© le repas, je mange de bonne heure et Ã  7 h 30, je suis dans mon lit. JÂ’ai trÃ¨s froid aux pieds et cÂ’est le seul moyen de me rÃ©chauffer, surtout que jÂ’ai droit Ã  deux couvertures.

Je suis  trÃ¨s fatiguÃ© car non seulement lÂ’Ã©tape faisait 117 kilomÃ¨tres mais aussi presque 1 300 mÃ¨tres de dÃ©nivelÃ© et le tout dans le froid et la pluie.
</description></item><item><title>ILULA / IRINGA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-17 18:13:23</pubDate><description>MERCREDI 16 JUIN 2010           50 km    cumul : 14 936 km
DÃ©nivelÃ© : 470 m

AprÃ¨s avoir dÃ©jeunÃ© dans ma chambre, je repars trÃ¨s content car lÂ’Ã©tape sera courte, une quarantaine de kilomÃ¨tres et le dÃ©nivelÃ© pratiquement effectuÃ©.

Je suis donc toujours sur ce plateau vallonnÃ© oÃ¹ je prends de lÂ’altitude progressivement. Le paysage nÂ’est plus du tout le mÃªme que la veille et maintenant, ce ne sont plus les oignons que lÂ’on cultive mais les tomates que je vois partout au bord de la route.

Je traverse quelques villages et les Â« jambo ou manbo Â» fusent. Parfois on me dit Â« abari Â» (comment Ã§a va), je rÃ©ponds Â« nzuri, asente sana Â» (bien merci beaucoup). Si je reste dans le coin, je vais faire plus de progrÃ¨s en swahili quÂ’en anglais.

AprÃ¨s la traversÃ©e dÂ’un pont oÃ¹ les camions attendent de chaque cÃ´tÃ©, jÂ’arrive Ã  ce que crois Ãªtre IRINGA mais aprÃ¨s Â¾ km de zone industrielle, je me retrouve en pleine campagne. En fait, jÂ’ai loupÃ© lÂ’embranchement dÂ’IRINGA. Louper une ville de 160 000 habitants, il faut le faire. Je reviens sur mes pas et la derniÃ¨re surprise de la journÃ©e mÂ’attend. Les camions attendent car la route dÂ’IRINGA est en plein travaux et la circulation est alternÃ©e sur plusieurs kilomÃ¨tres de montÃ©e trÃ¨s raide. Comme cÂ’est le dernier effort dÂ’une courte journÃ©e, je le fais volontiers pour enfin arriver Ã  IRRINGA Ã  1 600 m dÂ’altitude et il est Ã  peine 10 H 30.

Le premier hÃ´tel est le bon, trÃ¨s confortable et pas cher du tout. Seul problÃ¨me, on me demande de laisser Tornado et la remorque sur le trottoir, no problÃ¨me me dit-on. Comme je refuse et menace de partir, on mÂ’installe Tornado dans le hall dÂ’accueil, il sera bien au chaud. 

Je vais profiter dÂ’un jour de repos aprÃ¨s six jours de reprise et surtout mettre Ã  jour mon carnet de route.
</description></item><item><title>MBUYUNI  / ILULA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-17 18:07:41</pubDate><description>MARDI 15 JUIN 2010           80 km    cumul : 14 886 km
DÃ©nivelÃ© : 1 120 m

AprÃ¨s un petit dÃ©jeuner extraordinaire, jÂ’aurai mÃªme droit Ã  une crique ardÃ©choise aux patates et aux oignons, je pars avec mon panier repas pour le midi.

La route, super plate et toujours avec mes baobabs et mes singes, me mÃ¨ne tranquillement au village oÃ¹ je pensais mÂ’arrÃªter mais je ne regrette pas mon arrÃªt au Â« Crocodile Camp Â».

Le dÃ©cor change et les travaux ont lÂ’air de sÂ’activer, jÂ’apprÃ©hende !! Les travaux sont diffÃ©rents de ce que jÂ’ai connu jusquÂ’Ã  prÃ©sent. La circulation est alternÃ©e pendant 5 Ã  6 km sur une voie. Ce qui fait quÂ’Ã  vÃ©lo je passe toujours mais par contre, je mange beaucoup de poussiÃ¨re et je fais un peu de piste quand les vÃ©hicules passent. Rien Ã  voir avec ce que jÂ’avais connu prÃ©cÃ©demment.

Les travaux sont finis et je me retrouve sur une route superbe. Les baobabs se font plus rares et les singes Ã©galement. Je retrouve ces espÃ¨ces de pie que jÂ’avais quittÃ©es avec les singes. Ce sont de grands oiseaux noirs et blancs, plus gros que les corbeaux avec un Ã©norme bec et charognards comme eux.

Il fait trÃ¨s chaud, cÂ’est midi, je cherche un coin pour manger et comme dÂ’habitude cÂ’est compliquÃ©.

La route commence Ã  sÂ’Ã©lever mÃ©chamment et je comprends vite que Ã§a va durer par la topographie du coin. Effectivement je ne serai pas dÃ©Ã§u. En 10 km, je vais prendre pratiquement 1 000 m de dÃ©nivelÃ©. CÂ’est une montÃ©e abominable dans la chaleur et au milieu des camions et bus qui ne montent guÃ¨re plus vite que moi. Je souffre mais je dÃ©cide de finir la bosse avant de manger. Je dois Ãªtre un peu fada, en tout cas maso car il nÂ’est pas question que je monte Ã  pied et je ne mÂ’arrÃªterai quÂ’une fois la cÃ´te terminÃ©e. Ma seule crainte est quÂ’une fois en haut Ã§a redescende de plus belle, jÂ’aurai montÃ© pour rien.

Non, cette montÃ©e aboutit Ã  un immense plateau et au premier village, je mÂ’arrÃªte Ã©puisÃ© pour manger dans une espÃ¨ce de bar. Je mÂ’enfile trois coca et mange mon bÂœuf carotte que lÂ’on mÂ’a donnÃ© ce matin. Ayant lÂ’intention de dormir dans la nature, je commande Ã©galement deux grandes bouteilles dÂ’eau. Au moment de lÂ’addition, problÃ¨me car le gars nÂ’a pas lÂ’air de savoir compter et ne parle pas un mot dÂ’anglais mais tout sÂ’arrangera. Je suis vraiment dans la Tanzanie profonde et je suis regardÃ© comme un vÃ©ritable extra-terrestre.

JÂ’arrive finalement Ã  ILULA qui sÂ’Ã©tend tout en longueur pour trouver une guest house et je dÃ©cide de mÂ’y arrÃªter. CÂ’est un endroit assez Ã©trange qui fait bar, hÃ´tel, vidÃ©o et la musique y rÃ©sonne Ã  tue tÃªte, sauf pendant le match que je regarde par hasard : CÃ´te dÂ’Ivoire/Espagne gagnÃ© contre toute attente par la CÃ´te dÂ’Ivoire.

Comme Ã§a ne me dit rien de manger dans ce restau, je mange un morceau de saucisson dans ma chambre au calme. Avant de me coucher, je vais faire un tour dans le village mais je suis Ã  1 300 m dÂ’altitude et le froid me fait rentrer pour me coucher dans ma chambre bien rustique une fois de plus.

</description></item><item><title>MIKUMI / MBUYUNI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-17 18:01:46</pubDate><description>LUNDI 14 JUIN 2010           64 km    cumul : 14 806 km
DÃ©nivelÃ© : 595 m

Ce matin, jÂ’ai un peu mal aux cuisses, les 120 km  de la veille sont encore dans les jambes. Je suis toujours vers 500 m dÂ’altitude et IRINGA est Ã  plus de 1 600 m et distant de 190 km. JÂ’avais prÃ©vu de le faire en deux jours mais je dÃ©cide de raccourcir les Ã©tapes et aujourdÂ’hui, je ferai ce que je peux sans me mettre dans le rouge.

A propos de rouge, je mÂ’y mets de suite car je lÂ’avais dÃ©jÃ  repÃ©rÃ© avec Laurence, au sortir de MIKUMI, une grosse bosse mÂ’attend, 3 km Ã  10 % et plus et je me retrouve vite Ã  800 m. Je passe la premiÃ¨re et double les autochtones qui montent Ã  pied. Certains un peu vexÃ©s me rattrapent dans les portions ensuite vallonnÃ©es mais calent dÃ¨s que Ã§a remonte.

De suite le paysage change, je suis dans une zone de montagne. Le coin est absolument splendide, un habitat dispersÃ©, du maÃ¯s ou des bananiers au fond des vallÃ©es et des papayes prÃ¨s des maisons. DÂ’ailleurs au bord de la route, ce nÂ’est que vendeur de papayes. Le relief est un peu difficile mais que cÂ’est beau.

Ensuite, la vallÃ©e sÂ’Ã©largit, je longe une grosse riviÃ¨re couleur terre et la plaine nÂ’est que champs dÂ’oignons, bien sÃ»r au bord de la route, des vendeurs dÂ’oignons.

Je vois un panneau annonÃ§ant la rÃ©fection de la route financÃ©e par le Danemark. Je crains le pire car chaque fois que jÂ’ai eu des travaux, jÂ’ai eu droit Ã  la piste.

La chaussÃ©e se dÃ©tÃ©riore et des travaux de terrassements sont effectuÃ©s de chaque cÃ´tÃ©. Le paysage change de nouveau, je remonte la riviÃ¨re et la route devient trÃ¨s vallonnÃ©e.

Je cÃ´tois des colonies de singes en nombre impressionnant comme je nÂ’en ai pas encore vu. Autant au bord de la route, ils sont habituÃ©s aux passages des vÃ©hicules Ã  moteur, autant ils ne doivent pas avoir lÂ’habitude des vÃ©los. Ils se mÃ©fient beaucoup de moi et si je mÂ’arrÃªte pour la photo, ils disparaissent aussitÃ´t dans les arbres.

La vÃ©gÃ©tation change Ã©galement radicalement, maintenant, ce sont carrÃ©ment des forÃªts de baobabs et de magnifiques acacias parasols avec quelques cactus gÃ©ants. Je croyais avoir tout vu sur les baobabs, au SÃ©nÃ©gal en particulier mais sur cette route dÃ©sertique, cÂ’est impressionnant. Entre les baobabs et les singes, cÂ’est assez extraordinaire. La Tanzanie est dÃ©cidÃ©ment un beau pays et surtout trÃ¨s variÃ©.

Par contre cÂ’est le dÃ©sert complet et jÂ’attends impatiemment un village pour mÂ’y arrÃªter. Je vois un premier camping Â« Campsite de la vallÃ©e des baobabs Â» qui est bien sÃ»r closed. Le suivant Â« Crocodile Camp Â» est ouvert, aussi je dÃ©cide de monter la tente ce soir. LÂ’endroit est sublime, au bord dÂ’une riviÃ¨re oÃ¹ alternent baobabs et acacias, et des singes qui traversent le camping de temps Ã  autre. Ce camping est parfaitement Ã©quipÃ© et je suis trÃ¨s Ã©tonnÃ© de trouver ce genre de prestation dans ce lieu. Sanitaire en bon Ã©tat et propre, un bar et un restaurant et un accueil trÃ¨s sympathique.

Je vais pouvoir me reposer et me promener dans le coin. La soirÃ©e sera un peu plus agitÃ©e car un gamin fÃªte son anniversaire avec ses camarades. Quelques mamans sont lÃ  pour surveillez et les gamins, peut-Ãªtre privilÃ©giÃ©s jouent et dansent comme les petits chez nous.

Je me couche dans ma tente moustiquaire sous une voute Ã©toilÃ©e magnifique. Je distingue parfaitement la Croix du Sud et Ã  mon grand Ã©tonnement, la Grande Ourse, signe que je dois voir lÂ’Ã©toile Polaire et lÃ  je nÂ’y comprends plus rien. Si quelquÂ’un pouvait mÂ’Ã©clairer car je croyais que dans lÂ’hÃ©misphÃ¨re sud on ne voyait que la Croix du Sud. Je ne distingue pas lÂ’Ã©toile Polaire car elle est noyÃ©e au milieu de milliers dÂ’Ã©toiles.

La nuit sera parfaite et je dÃ©cide de ne pas me lever tÃ´t demain matin car il me reste deux jours pour faire 120 km.
</description></item><item><title>MOROGORO/MIKUMI  </title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-17 10:04:24</pubDate><description>DIMANCHE 13 JUIN 2010           122 km    cumul : 14 742 km
DÃ©nivelÃ© : 585 m

Une fois nÂ’est pas coutume, je dÃ©marre, il fait encore nuit. JÂ’ai une longue Ã©tape et je risque de trainer un peu dans le parc national de MIKUMI, si je nÂ’y dors pas. Je traverse MOROGORO en roulant Ã  droite, face au danger, comme le font beaucoup de cyclistes ici.

Le jour se lÃ¨ve rapidement et je ne languis que dÂ’une chose, traverser le Parc National, cÂ’est lÂ’intÃ©rÃªt principal de la journÃ©e. Les cultures font place Ã  la forÃªt et je zieute Ã  droite et Ã  gauche pour voir un Ã©ventuel animal, mais en vain.

Je traverse de nombreux villages que je suis Ã©tonnÃ© de trouver si proche du parc. Le soleil brille et il commence Ã  faire trÃ¨s chaud. Au bout de presque 70 kilomÃ¨tres, jÂ’entre enfin dans le parc et son lot de ralentisseurs que Tornado nÂ’apprÃ©cie pas du tout.

Les 10 premiers kilomÃ¨tres, je ne vois aucun animal, il est vrai quÂ’Ã  cet endroit, la forÃªt est complÃ¨tement brÃ»lÃ©e. Je commence Ã  voir quelques girafes mais un peu loin pour la photo. Les singes semblent relativement absents par rapport Ã  la derniÃ¨re fois quand je suis passÃ© avec Laurence.

AprÃ¨s une centaine de kilomÃ¨tres depuis ce matin, jÂ’arrive au poste des rangers qui est lÂ’entrÃ©e pour sÂ’enfoncer sans le par cet interdite aux vÃ©los. JÂ’envisageais de planter la tente Ã  cet endroit mais il nÂ’est que 13 h et vu le nombre dÂ’animaux, je dÃ©cide de faire aprÃ¨s avoir mangÃ© les 20 kilomÃ¨tres qui me sÃ©pare de MIKUMI.

Je mÂ’installe sous une paillotte qui fait un peu bar et commence Ã  manger. Arrive toute une famille dÂ’indous qui nÂ’arrÃªtent pas de me questionner sur mon voyage. Ils sont trÃ¨s sympas et surtout Ã©tonnÃ©s quand jÂ’annonce mon Ã¢ge. Finalement je ne mangerai que deux tranches de saucisson car ils nÂ’arrÃªtent pas de me nourrir avec leurs spÃ©cialitÃ©s. On me proposera mÃªme du rhum mais je refuse. AprÃ¨s les sÃ©ances photos, croyant que jÂ’allais Ã  DAR ES SALAAM, ils me proposent de mÂ’hÃ©berger. Ils me quittent pour rentrer dans le par cet jÂ’aurais pu profiter dÂ’une de leurs voitures. Voila encore une rencontre trÃ¨s intÃ©ressante malgrÃ© la barriÃ¨re de la langue.

Comme toutes les aprÃ¨s-midi, le vent de Â¾ face forci et heureusement que je nÂ’ai que 20 kilomÃ¨tres de plat Ã  effectuer. Le parc est bientÃ´t fini et je suis un peu dÃ©Ã§u quand tout dÂ’un coup, trois girafes au galop (je ne sais pas si elles galopent) Ã  moins de dix mÃ¨tres de Tornado traverse la route. Je suis mÃªme obligÃ© de mÂ’arrÃªter mais je nÂ’ai pas le temps de sortir lÂ’appareil Ã  photos. Dommage car cÂ’est un spectacle superbe et trÃ¨s Ã©mouvant. DÃ¨s quÂ’elles ont traversÃ© la route, elles sÂ’arrÃªtent pour me regarder pensant quÂ’elles lÂ’ont Ã©chappÃ© belle. Cette vision compense largement ma dÃ©ception.

JÂ’arrive finalement Ã  MIKUMI et je mÂ’installe Ã  lÂ’hÃ´tel IMPALA oÃ¹ nous avions dormis avec Laurence. Je suis donc en pays de connaissance et bien sÃ»r trÃ¨s bien accueilli.</description></item><item><title>CHALINZE/MOROGORO  </title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-17 09:52:29</pubDate><description>SAMEDI 12 JUIN 2010           88 km    cumul : 14 620 km
DÃ©nivelÃ© : 795 m

Le dÃ©part sÂ’effectue dans les mÃªmes conditions que la derniÃ¨re fois. Je dÃ©jeune dans ma chambre et achÃ¨te de lÂ’eau fraÃ®che chez un marchand dÃ©jÃ  ouvert Ã  5 h 30. JÂ’ai toujours des problÃ¨mes avec le gardien qui me rÃ©clame de lÂ’argent alors que mon vÃ©lo Ã©tait bien en sÃ©curitÃ© dans une cour fermÃ©e. CÂ’est toujours la mÃªme chanson, les gardiens sont certainement trÃ¨s mal payÃ©s et essayent de compenser avec les blancs. Par principe, je ne donne rien car cÂ’est encourager les patrons a mal les payer. Je dÃ©marre dans les conditions que jÂ’affectionne, soit au lever du jour.

La route toujours excellente est vallonnÃ©e Ã  souhait et je passe ma journÃ©e sur un plateau et des champs de sisal Ã  perte de vue. La chaleur est au rendez-vous mais comme lÂ’Ã©tape est courte, je nÂ’arriverai guÃ¨re aprÃ¨s midi et je nÂ’en souffrirai pas trop.

JÂ’arrÃªte pour me ravitailler et au bout de deux minutes, je ne suis plus seul. Un massai veut essayer de discuter avec moi, moitiÃ© en swahili et moitiÃ© dans son anglais. Vous pensez bien quÂ’ainsi la conversation est trÃ¨s facile. Je lui demande si je peux le prendre en photo et il acquiesce. Je prends plusieurs photos mais ensuite il me rÃ©clame un peu dÂ’argent. Ce nÂ’est pas dans mes habitudes mais je lui donne 1 000 shillings (0,50 Â€).

JÂ’arrive enfin Ã  MOROGORO, blottie contre des montagnes que je vais devoir affronter dans les jours qui suivent. Je traverse en vain tout MOROGORO pour trouver un hÃ´tel et je reviens sur mes pas car jÂ’en avais repÃ©rÃ© un. Mon choix Â« NEW ACROPOL Â», un drÃ´le de nom pour un hÃ´tel en Tanzanie. JÂ’y suis trÃ¨s bien reÃ§u et on me prÃªte mÃªme un ordi avec internet. JÂ’en profite pour me mettre Ã  jour sur le forum du site.

AprÃ¨s le lunch, une douche, une sieste et je vais faire un tour en ville. JÂ’entends de la musique au loin et je mÂ’y rends par curiositÃ©. CÂ’est en fait un mariage et lÂ’orchestre juchÃ© sur une camionnette fait le tour de la ville avec le cortÃ¨ge qui suit.

JÂ’entre dans une Ã©cole oÃ¹ les murs sont couverts de fresques : le corps humain, lÂ’arithmÃ©tique, la gÃ©omÃ©trie, la conjugaison. Tout y est et cela remplace les planches que lÂ’on accrochait au tableau quand jÂ’Ã©tais Ã  lÂ’Ã©cole primaire. JÂ’ai dÂ’ailleurs pris beaucoup de photos car cela intÃ©ressera certains nostalgiques et bien sÃ»r les instituteurs, pardon les professeurs des Ã©coles, qui font partie de mes lecteurs. Je ne sais pas pourquoi mais nous sommes samedi et il y a encore des enfants et un instit, jÂ’en profite donc pour photographier les classes.

Dans la rue, je vois de nombreuses femmes avec ce qui sÂ’appelle, je crois, la burka.  La religion musulmane reprÃ©sente 30 % de la population et cela nÂ’a pas lÂ’air de faire dÃ©bat. Tout le monde vit en parfaite harmonie : musulmans, catholiques, protestants, bouddhistes. Certains franÃ§ais feraient bien de venir faire un petit stage en Tanzanie.

Je rentre Ã  lÂ’hÃ´tel pour le diner et essaye de nÃ©gocier lÂ’heure du breakfast. Finalement on mÂ’apporte une cafetiÃ¨re, du cafÃ©, du sucre, du lait et de lÂ’eau chaude dans un thermo dans ma chambre : sympa nÂ’est-ce pas. 
</description></item><item><title>DAR ES SALAAM /CHALINZE  </title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-17 09:47:48</pubDate><description>VENDREDI 11 JUIN 2010           110 km    cumul : 14 532 km
DÃ©nivelÃ© : 685 m

Avant de dÃ©jeuner, je charge la remorque et je remarque deux  VTT amÃ©nagÃ©s pour le voyage. Tiens des  voyageurs ont dormi ici. AprÃ¨s avoir dÃ©jeunÃ©, je rencontre un des propriÃ©taires des vÃ©los. Il sÂ’agit, dÂ’aprÃ¨s ce que jÂ’ai compris de deux ressortissants des Emirats dÂ’Arabie Saoudite qui arrivent de CAP TOWN et rentreraient chez eux en passant par les Ã®les. CÂ’est tout de mÃªme une rencontre Ã©tonnante.

Pour une reprise, la journÃ©e se passe sans problÃ¨me. Je quitte DAR ES SALAAM avec beaucoup de circulation mais cÂ’est le lot de toutes les capitales. A ce sujet DAR ES SALAAM nÂ’est pas la capitale officielle mais cÂ’est tout comme. Officiellement cÂ’est DODOMA mais toutes les ambassades et la plupart des ministÃ¨res sont Ã  DAR ES SALAAM.

La route, je la connais bien car je lÂ’ai dÃ©jÃ  faite Ã  vÃ©lo et un aller et retour avec Laurence Ã  lÂ’occasion de notre safari Ã  MIKUMI. Le seul problÃ¨me que je rencontre, cÂ’est la dangerositÃ© de la route avec tous ces bus et camions sur une route pas trop large. Heureusement sur une bonne partie du trajet, jÂ’ai une bonne partie cyclable. Je confirme quand mÃªme que la Tanzanie est le pays le plus dangereux sur la route et je reste trÃ¨s vigilent.

AujourdÂ’hui, le ciel est bien dÃ©gagÃ© et je retrouve la chaleur que jÂ’avais connue Ã  lÂ’ouest. Pour midi je trouve un coin Ã  lÂ’Ã©cart de la route et bien ombragÃ©. Ce qui me permet dÂ’apprÃ©cier le canon de rouge du LubÃ©ron que Jojo mÂ’a fait passer et une boite de pÃ¢tÃ© de chez RICHAUD de VALENSOLE mais avec du pain de mie un peu sucrÃ©, ce nÂ’est pas bien terrible.

JÂ’arrive enfin Ã  CHALINZE Ã  la Â« guest house Â» oÃ¹ jÂ’avais dormi Ã  lÂ’aller. Bien sÃ»r tout le monde me reconnait, cÂ’est assez marrant.

Je ne pensais plus au mondial mais la tÃ©lÃ© installÃ© sur la terrasse me le rappelle et jÂ’ai donc droit au match dÂ’ouverture : Afrique du Sud / Mexique. Je ne sais si je suivrai correctement cette coupe du monde car je suis bien dÃ©branchÃ©. Ce sera la premiÃ¨re que je ne suivrai pas depuis SuÃ¨de en 1958. DÃ©cidÃ©ment, aprÃ¨s mon boycotte des jeux de PEKIN, jÂ’arrive finalement Ã  me passer des grands Ã©vÃ¨nements sportifs qui deviennent de plus en plus des business.
</description></item><item><title>TANZANIE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-06-15 12:54:49</pubDate><description>Ah quel moment dÃ©licieux, cet instant tant attendu, Â« quand lÂ’avion se pose sur la piste Â» Â« des trucs entendus dans des chansons Â»Â…et que mon barbu prÃ©fÃ©rÃ©Â…mÂ’attend dans le hall de lÂ’aÃ©roport. Cette fois, il a mÃªme eu un lÃ©ger temps dÂ’absence en me voyant ! JÂ’avais donc tellement changÃ© ! Non ? malgrÃ© tout je lÂ’ai surpris.
DAR ES  SALAM comme toute les grandes villes, cÂ’est la fourmiliÃ¨reÂ… sonore, et plus encore lors des coupures dÂ’Ã©lectricitÃ©, lorsque tous  les groupes fonctionnent ensemble,  plus la conduite Ã  gauche, jÂ’Ã©tais dans lÂ’ambiance immÃ©diate. De plus, GÃ©rard tenait des conversations oxfordiennes avec les tanzaniens, trÃªve de plaisanterie, il se fait comprendre et cÂ’est quand mÃªme essentielÂ…sachant que tout lÂ’Est de lÂ’Afrique parle anglais (aux Blancs 
bien entendu).

Nous dÃ©cidons de faire un safari (Safari en langue swahili : long voyage) donc petit safari pour nous dans le parc de MIKUMI Ã  300 km de DAR ES SALAM. En compagnie de Peter, notre chauffeur-guide et sa Land Rover de couleur crÃ¨me telle que vous pouvez lÂ’imaginer.
Presque seuls Ã  visiter, nous sommes comblÃ©s, famille dÂ’Ã©lÃ©phants, zÃ¨bres, gnous, impalas, singes, oiseaux et trÃ¨s nombreuses girafes et girafonsÂ… Ã©motion !
Le paysage est digne des reportages animaliers : plat et au lointain montagnes dans une lÃ©gÃ¨re brume, ciel dÂ’un bleu Ã©clatant quelques Ã©normes nuages blancs et les mythiques acacias et baobabs ! Bref un rÃ©gal.

AprÃ¨s une piste de prÃ¨s de 40 km bordÃ©s de villages au milieu de bananiers, cocotiers et autres cultures superbes, nous profitons de lÂ’ambiance plus Ã  lÂ’Ã©cart de la route principale, activitÃ© intense en bord de piste, nombreuses allÃ©es et venues des femmes avec leurs charges,   enfants se rendant Ã  lÂ’Ã©cole, taxis brousse bondÃ©s, charbonniers, car toute la cuisine est faite avec du charbon de bois. 
Nous terminons ce bref sÃ©jour par le parc dÂ’UDZUNGWA et sa trÃ¨s belle Â« Waterfall Â» chute dÂ’eau magnifique haute de 170 m que nous avons admirÃ©e de prÃ¨s puis dans son ensemble aprÃ¨s une belle marche, car il nÂ’y a que par les sentiers quÂ’elle est accessible.
La vÃ©gÃ©tation est luxuriante (lianes et arbres gigantesques) tout autour, et peuplÃ©e de trÃ¨s nombreux animaux, du lion, lÃ©opard etc jusquÂ’aux oiseaux et papillons (nous nÂ’avons vu que ces deux derniers, mais tout de mÃªme aperÃ§u des singes : colobes rouges et babouins jaunes).

De retour Ã  DAR ES SALAM, aprÃ¨s cette cure de silence, direction "Fishs Market" quelle joie pour moi, je pourrais y passer deux ou trois jours sans me lasser.
LÂ’endroit grouille de monde, lÂ’odeur nous guide un peu. CÂ’est une grande halle ouverte face Ã  lÂ’ocÃ©an, Ã  droite des banques en ciment, avec autour seulement des hommes et du gros poisson, poissons brillants presque rÃ©flÃ©chissants, bref de toutes les couleurs et de toutes les formes, langoustes, gros crabes, crevettes, certainement lieu de la vente en gros.
A lÂ’avant des Ã©cailleurs, assis en tailleur, leurs gestes sont trÃ¨s surs et trÃ¨s  rapides.
A gauche, dÂ’autres immenses tables, avec autour plusieurs dizaines de femmes, toutes en couleurs, assises sur des seaux en plastique ou debout. Elles sont trÃ¨s nombreuses sans doute une trentaine par table.
Face Ã  elles plusieurs hommes (sans doute des mareyeurs ou tout simplement des pÃªcheurs) qui prÃ©sentent une dizaine de poissons Ã  la fois ou 2 poignÃ©es de crevettes etc.
Un homme annonce le prix de base, puis les femmes surenchÃ©rissent, je ne les entends pas parler. Un regard, un petit geste, puis lÂ’homme rÃ©pÃ¨te plusieurs fois le supposÃ© prix atteint et passe les poissons Ã  la femme, par-dessus la large table. AussitÃ´t elle froisse un billet en boule et lÂ’envoie habilement en direction du marchand. Il y a parfois plusieurs lots et plusieurs vols de billets en mÃªme temps, au dessus de la table. CÂ’est trÃ¨s rapide.
Elles passent la matinÃ©e entiÃ¨re. Elles sont magnifiques. Nous prenons quelques photos trÃ¨s discrÃ¨tement.
Nous nous approchons des pÃªcheurs, il y a de larges barques (boutres) Ã  voile triangulaire (un air de jonque) trÃ¨s belles, en bois de palÃ©tuviers. CÂ’est un mÃ©lange dÂ’influence indienne, arabe portugaise : superbe !
Puis, nous apercevons la halle Â« cuisine Â» longues tables et grosses marmites fumantes, beaucoup de travailleurs du marchÃ© aux poissons. DÂ’un large sourire, on nous invite Ã  nous asseoir, nous dÃ©gustons 2 petits poissons brillants dans une sauce tomate et lÃ©gumes, accompagnÃ©s dÂ’une semoule de manioc, un bol de haricots et quelques salades et oignons cuits comme des Ã©pinards. 
Sans fourchette, pour moi cÂ’est dur, pour GÃ© pas de problÃ¨me, il malaxe la purÃ©e de manioc et trempe cette Â« quenelle Â» dans son assiette, comme nos voisins de table. Mais bon ! depuis le temps quÂ’il mange Ã  lÂ’africaine cÂ’est normal non ?
Notre imposante cuisiniÃ¨re me dÃ©gote une cuillÃ¨reÂ…ouf !

Puis, derniÃ¨re escale ZANZIBAR (85km de long 35km de large), ile au nom mythique, nous avons beaucoup aimÃ©. Il y avait trÃ¨s peu de touristesÂ… climat chaud et humide.

AprÃ¨s 2 heures de ferry, nous atteignons Stone Town.
CÂ’est vraiment une ville de mÃ©lange, ruelles blanches Ã©troites et sinueuses, maisons en hauteur aux balcons ajourÃ©s et larges portes en bois sculptÃ©, motifs floraux et cloutÃ©es (avec des pics dorÃ©s pour se protÃ©ger des (anciens) Ã©lÃ©phantsÂ…sans doute signe de richesse aussi). Pour rÃ©sumer : Afrique noire Arabie Inde, plus que dÃ©paysant. LÂ’OcÃ©an Indien !
LÂ’appel des muÃ©zins, la plupart des femmes sont voilÃ©es (98 % de musulmans), il y a aussi des saris, bref ! Des philodendrons entourent les balcons et quelques jardins sont trÃ¨s Ã  mon goÃ»t.

Puis une escale cÃ´te Est Ã  Jambiani. CÂ’est un endroit superbe entre Thalassa et la couverture de magazine de Destinations/Cocotiers. Nos vacances ne sont jamais Â« farniente Â» mais alors lÃ Â…nous sommes sous le charme.  
LÂ’OcÃ©an Indien est turquoise, le sable blanc, le vent dans les feuillages, notre chambre face Ã  cette carte postale, entre deux villages de pÃ©cheurs, avec leurs barques Ã  balanciers (Ngalawa) creusÃ©es dans un manguier, le mat est un tronc dÂ’arbre, la voile, une simple toile rapiÃ©cÃ©e.
Sur le Â« rÃ©ception book Â», le dernier touriste est passÃ© le 26/04Â… Otman nous reÃ§oit avec beaucoup de gentillesse et nous bichonne comme Â« deux poissons en pÃ¢te Â». On se laisse faire !
Nous observons les sorties des pÃªcheurs en milieu dÂ’aprÃ¨s midi, jusquÂ’Ã  la nuit tombÃ©e, aucun Ã©clairage sur leurs embarcations. Au lever du jour, Ã  marÃ©e basse, les femmes ramassent des algues et des coquillages, leurs longues tenues touchent lÂ’eau et leurs voiles flottent au vent.
Puis les enfants rentrent de lÂ’Ã©cole par la plage, avec un cahier un peu froissÃ©, dans une main et quelques poissons entourÃ©s de papier journal de lÂ’autre, sans doute pour le repas de midi.

Le temps sÂ’Ã©tait arrÃªtÃ© un moment mais comme il faudra un jour en finir de ce pÃ©riple, jÂ’ai pensÃ© quÂ’il valait mieux que je reparte.

La Â« derniÃ¨re ligne droite Â» DAR ES SALAM / LE CAP se profileÂ… encore quelques km pour GÃ©rard, encore quelques points, le soir, sur ma tapisserieÂ…

Ce fut un trÃ¨s bon sÃ©jour pour nous deux, les Tanzaniens une fois de plus nous ont vraiment accueillis trÃ¨s gentiment.
Salut Ã  tous ! Et bon vent !
Laurence
</description></item><item><title>CHALINZE  / DAR ES SALAAM</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-31 09:45:43</pubDate><description>Jeudi 27 mai 2010           110 km    cumul : 14 422 km
DÃ©nivelÃ© : 515 m

Je dÃ©jeune dans ma chambre, cÂ’est plus sÃ»r car je ne fais pas bien confiance Ã  la responsable et bien mÂ’en prend car elle devait ouvrir Ã  6 h pour me fournir de lÂ’eau fraÃ®che et bien sÃ»r personne.

Je dÃ©marre trÃ¨s content Ã  6 h 20 et espÃ¨re arriver Ã  DAR ES SALAAM guÃ¨re aprÃ¨s-midi, Ã§a va bien commencer par descendre. Effectivement la route est magnifique, en plat descendant et en deux heures jÂ’ai effectuÃ© plus de 40 km (presque 23 km/h de moyenne). Je crois, hormis la descente dÂ’un col que cÂ’est un record. Je suis trÃ¨s euphorique mais Ã§a ne va pas durer et les collines, quoique moins accentuÃ©es reprennent. 

JÂ’arrive Ã  un gros village animÃ© par le va et vient des taxi-brousses et des bus. Ici, la spÃ©cialitÃ©, cÂ’est le maÃ¯s grillÃ©. Les vendeurs sont alignÃ©s les uns Ã  cÃ´tÃ© des autres et je ne sais comment ils gagnent leur vie, tellement ils sont nombreux. DÃ¨s quÂ’un bus arrive, il est assailli et chacun a bien sont rÃ´le, celui qui grille et celui qui vend. LÂ’un dÂ’eux veut absolument que je le prenne en photo. JÂ’obtempÃ¨re  naturellement et en rÃ©compense, jÂ’achÃ¨te un Ã©pi de maÃ¯s que je consomme sur place.

Je croise et double comme depuis KOROGWE un grand nombre de cycliste et en particulier certains chargÃ©s comme des mules, de charbon de bois. Il faut les voir en particulier quand ils montent les bosses Ã  pied avec un bÃ¢ton pour Ã©quilibrer leur chargement et mÃªme en descente, ils sont parfois Ã  pied, ils ne doivent pas toujours avoir de freins.

Plus jÂ’approche de DAR ES SALAAM, plus le ciel sÂ’assombrit, je vais y avoir droit. Effectivement il se met Ã  pleuvoir trÃ¨s fort et je dÃ©cide de ne pas me protÃ©ger, mouillÃ© pour mouillÃ©, je sÃ¨cherai Ã  DAR ES SALAAM. Il faut voir les gens sous leurs piÃ¨tres abris rire Ã  mon passage. Il faut dire que Ã§a dÃ©gringole et que je suis maintenant le seul cycliste sur la route. Les transporteurs de charbon de bois sont tous arrÃªtÃ©s au bord de la route. Moi, je me rÃ©gale car il ne fait pas du tout froid mais je pourri tout mon vÃ©lo et la remorque car avec la pluie de la boue coule aussi.

A lÂ’entrÃ©e de DAR ES SALAAM, la pluie cesse et la circulation sÂ’intensifie mais rien Ã  voir avec ce que je craignais car DAR ES SALAAM, cÂ’est quand mÃªme 3 millions dÂ’habitants. JÂ’ai une adresse dÂ’hÃ´tel communiquÃ© par Laurence : Safari INN, LYBIA STREET. CÂ’est vers le front de mer, donc droit devant moi, plein est. Je file et demande de temps Ã  autre par acquis de conscience. Je vois LYBIA STREET perpendiculaire, je mÂ’arrÃªte et lÂ’hÃ´tel est lÃ , Ã  50 m. Facile comme bonjour.

LÂ’hÃ´tel est relativement simple mais conviendra parfaitement. Je prends une single pour deux nuits et rÃ©serve une twin pour deux autres nuits et aprÃ¨s on verra.

A premiÃ¨re vue DAR ES SALAAM est une ville trÃ¨s particuliÃ¨re et cosmopolite. LÂ’influence arabe et indienne y est indÃ©niable. La ville baigne dans lÂ’ocÃ©an Indien et nous ne sommes guÃ¨re loin de la pÃ©ninsule arabique et de lÂ’Inde. La religion musulmane doit Ãªtre majoritaire car je nÂ’ai pas encore trouvÃ© une biÃ¨re. Une pose biÃ¨re ne me fera pas de mal.
</description></item><item><title>MKATA  / CHALINZE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-31 09:40:33</pubDate><description>Mercredi 26 mai 2010                          115 km   cumul : 14 312 km
DÃ©nivelÃ© : 1 095 m

Le petit dÃ©jeuner sera Ã  lÂ’heure mais trÃ¨s frugal : du cafÃ© soluble  dont les Â¾ restent au fond de la tasse et deux toasts. Je ne me plains pas car cÂ’est compris dans le prix de la chambre et Ã§a me permet de partir de bonne heure.

JÂ’aimerais si possible, arriver Ã  CHALINZE, la route est longue et le relief apparemment facile mais je me mÃ©fie des surprises africaines.

Et bien non, ce ne sera pas facile. Le relief est de  plus en plus collineux et le soleil se met de la partie. Je ne suis plus en altitude et je retrouve la chaleur que jÂ’avais oubliÃ©e depuis mon dÃ©part de NAIROBI. 115 km et 1100 m de dÃ©nivelÃ© sous la chaleur, cela me fera une belle Ã©tape.

Je ne vous ai pas encore parlÃ© des ralentisseurs. CÂ’est vraiment le cauchemar de Tornado. Ceux que lÂ’on voit en France, cÂ’est vraiment de la rigolade. MÃªme Ã  3 Ã  lÂ’heure ils vous secouent. LÂ’idÃ©al est de les passer en descente Ã  40 ou 50 Ã  lÂ’heure mais dans ce cas, je mÂ’agrippe Ã  Tornado. Vous le constaterez sur les photos. Chaque entrÃ©e ou sortie de village, jÂ’y ai droit et 3 ou 4 de chaque cÃ´tÃ©.

Pour me rappeler un peu plus lÂ’ouest, je retrouve en moins grand certes, des plantations de manioc. Les habitations ne sont pas en banco mais carrÃ©ment en pisÃ© (terre avec paille) sur une armature de bois.

Entre lÂ’ombre que je cherche et la sÃ©curitÃ© au bord de la route, il me faut une heure pour mÂ’arrÃªter Ã  la pause de midi. Enfin un petit chemin Ã  gauche pas trop boueux. Je trouve un peu dÂ’ombre quoique le sol humide mais je mÂ’en contente. Je mange le peu de chose quÂ’il me reste. Je me souviens dÂ’avoir achetÃ© une boÃ®te de pop corn. Je me rÃ©gale dÂ’avance. Je lÂ’ouvre  et surprise, ce nÂ’est que du maÃ¯s. JÂ’attrape le fou rire tout seul dans la brousse. Je me suis bien fait attrapÃ© mais je ne suis pas malin, au poids de la boÃ®te, jÂ’aurais dÃ» mÂ’en douter. Cette boÃ®te fera la joie dÂ’une dame au bord de la route. A ce propos quand en pleine campagne je mÂ’arrÃªte, les gens ont de suite un mouvement de recul, ils semblent craintifs. Je les impressionne peut-Ãªtre avec mon drÃ´le dÂ’attelage mais avec un sourire, cÂ’est vite rÃ©glÃ©.

Un peu fatiguÃ© mais trÃ¨s content de cette belle Ã©tape, jÂ’arrive Ã  CHALINZE. CHALINZE est apparemment une ville oÃ¹ les camions sÂ’arrÃªtent pour dÃ©douaner aprÃ¨s avoir chargÃ© leur marchandise au port de DAR ES SALAAM. CÂ’est une file de camions arrÃªtÃ©s que je dois doubler pour arriver Ã  ma GUEST HOUSE du jour. Encore un endroit hyper simple dont je me contente volontiers. 

LÂ’accueil est une fois de plus assez sympa mÃªme si parfois avec mon anglais dÃ©faillant on se moque un peu de moi. Une fois de plus dans cet Ã©tablissement, pas de biÃ¨re et je vais en boire une Ã  cÃ´tÃ©. Sans que je demande quoique ce soit et aprÃ¨s un simple bonjour, un client me paye une biÃ¨re. Je veux lui remettre la mienne mais il refuse et sÂ’en va. CÂ’est Ã§a aussi lÂ’hospitalitÃ© tanzanienne.

Le soir je mange Ã  la GUEST HOUSE : chicken/chips (pas le choix) et aprÃ¨s avoir un peu plaisantÃ© avec les serveuses, je me couche comme dÂ’habitude de trÃ¨s bonne heure.
</description></item><item><title>KOROGWE  / MKATA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-31 09:36:50</pubDate><description>Mardi 25 mai 2010 		86 Km        cumul : 14 197 km
DÃ©nivelÃ© : 910 m

Normalement, le breakfast est servi Ã  7 h et bien, le manager le fera ouvrir spÃ©cialement pour moi et Ã  ma demande Ã  6 h 30, sympa nÂ’est-ce pas. Pareil que la veille, le dÃ©part ne se fera pas dans la discrÃ©tion. Congratulations, serrements de mains et sÃ©ances de photos, dÂ’autant que mon nouvel ami Mohamed est venu me dire au revoir. Il me sert ainsi dÂ’interprÃ¨te, me permettant de remercier tout le monde pour leur accueil chaleureux.

Je dÃ©marre un peu avant 7 h, pas de traces de Cyprian qui devait mÂ’accompagner. Le temps est lÃ©gÃ¨rement couvert, je prendrai certainement la pluie dans la journÃ©e mais quÂ’importe.

La route est vallonnÃ©e comme je lÂ’aime, le revÃªtement est excellent et pas de vent, la journÃ©e devrait Ãªtre sympa.

Je retrouve la mÃªme vÃ©gÃ©tation quÂ’Ã  la mÃªme latitude dans lÂ’hÃ©misphÃ¨re nord. CÂ’est assez marrant de le constater mais en fait  assez logique. Je retrouve la petite forÃªt, les manguiers, les noix de cajou et Ã§a me fait un drÃ´le dÂ’effet. Je retrouve les champs de sisal qui alternent avec les champs de maÃ¯s. Quelques plantations dÂ’orangers et au bord de la route, je cÃ´toie de suite les marchands dÂ’oranges. Le charbon de bois est aussi de nouveau prÃ©sent avec toutes ces charbonniÃ¨res qui fument et cette forÃªt qui disparait.

Les cyclistes tanzaniens continuent de vouloir me tirer la bourre. CÂ’est un jeu que je trouve marrant car moi, je reste tranquille et quand je mÂ’excite, je les laisse sur place dans un grand sourire mutuel.

La route est de plus en plus vallonnÃ©e comme je ne lÂ’aime pas, fond de 14Ã¨me en descente et 1iÃ¨re ou 2Ã¨me en montÃ©e. Le paysage ressemble de plus en plus Ã  celui de lÂ’Afrique de lÂ’ouest, celui du BÃ©nin en particulier. 

Une petite averse alterne rÃ©guliÃ¨rement avec de grands moments de soleil mÂ’obligeant Ã  bien me protÃ©ger de celui-ci.

JÂ’en suis maintenant persuadÃ©, les chauffeurs de car sont recrutÃ©s dans les asiles de fous. La route nÂ’est pas bien large mais mÃªme sÂ’il nÂ’y a personne en face, ils me frÃ´lent Ã  grands coups de klaxon et quand ils me croisent, jÂ’ai droit aux appels de phares et au pouce levÃ©. Autre constat, plus le car est en bonne Ã©tat, plus le chauffeur est dangereux. Si jusquÂ’Ã  prÃ©sent, contrairement Ã  ce qui mÂ’avait Ã©tÃ© dit, je nÂ’ai pas eu Ã  me plaindre de la circulation. Je pense Ãªtre sur la partie la plus dangereuse de mon pÃ©riple. Heureusement sur certaines portions, une bande de roulement de un mÃ¨tre de large me protÃ¨ge parfois.

JÂ’arrive enfin Ã  MKATA oÃ¹ lÂ’aspect et lÂ’animation de cette petite ville me donne vraiment lÂ’impression dÂ’Ãªtre en Afrique de lÂ’ouest. Si ce nÂ’est lÂ’anglais, jÂ’aurais vraiment le sentiment dÂ’Ãªtre Ã  lÂ’ouest.

Je trouve sans problÃ¨me un petit Ã©tablissement Â« EspÃ©ranto Lodge Â» oÃ¹ je suis une fois de plus trÃ¨s bien accueilli. DÃ©cidÃ©ment la Tanzanie me va bien. Cette Lodge ne faisant pas restaurant, aprÃ¨s pas mal de palabres, jÂ’obtiens deux tranches de toast, ici le pain Ã  la franÃ§aise nÂ’existe pas. Ce qui me permet de casser la croÃ»te avec une petite boÃ®te de thon que je trimballe depuis un moment et bien sÃ»r une biÃ¨re Â« Kilimandjaro Â».

La discussion essaye de sÂ’engager avec tout la famille, la serveuse et les nombreux visiteurs et contre toute attente jÂ’arrive, bien sÃ»r difficilement Ã  communiquer un peu. 

AprÃ¨s une petite promenade dans le village et quelques photos, je retourne dans ma chambre pour me coucher de bonne heure une fois de plus. A ma grande satisfaction, le breakfast est servie Ã  6 h ce qui sera parfait pour moi.
</description></item><item><title>KOROGWE (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-28 14:18:09</pubDate><description>Dimanche 23 mai 2010
Lundi 24 mai 2010

Au "Motel white Parrot" j'y suis tellement bien que j'y resterai deux jours. Le personnel est trÃ¨s gentil avec moi et trÃ¨s prÃ©venants. Le manager ne sait quoi faire pour me mettre Ã  l'aise. Il me prÃ©sent mÃªme et pour une surprise, c'est une surprise, un gars qui parle franÃ§ais.

Il s'agit de Mohamed, un franÃ§ais d'origine somalienne, mariÃ© Ã  une franÃ§aise, qui est chargÃ© par l'ambassade de France de dÃ©velopper l'usage du franÃ§ais en Tanzanie. C'est un personnage trÃ¨s intÃ©ressant et cultivÃ© avec lequel je sympathise rapidement.

Quande il me demande d'oÃ¹ je suis, je lui rÃ©ponds comme d'habitude, Ã  cÃ´tÃ© de Marseille et comme il me demande des prÃ©cisions, je lui dis Manosque et de me rÃ©pondre :"Ah, la ville de Giono" : Ã©tonnant non.

Du coup nous mangeons ensemble et parlons de choses diverses mais en particulier de l'Afrique qu'il connait bien. Nous n'avons par la mÃªme position sur la prÃ©sence des chinois en Afrique. Qui a dit que je n'aurai plus de contacts dans cette Afrique anglophone ?

Il m'indique le cyber oÃ¹ je vais pouvoir mettre mon site Ã  jour et envoyer quelques photos. Du coup, je dÃ©cide de rester encore un jour afin de me mettre Ã  jour avec internet. 

C'est toujours le mÃªme scÃ©nario, dÃ¨s que je reste quelques jours Ã  un endroit, les liens se tissent et tout devient plus facile.



PS : j'envoie cette premiÃ¨re partie pour faire un essai car cela fait trois fois que je recommence.
</description></item><item><title></title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-28 13:41:32</pubDate><description></description></item><item><title>MKOMAZI  / KOROGWE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-24 10:34:51</pubDate><description>Samedoi 22 mai 2010     78 km  cumul : 14 111 km

DÃ©nivelÃ© : 275 m


Pour mon petit dÃ©jeuner ce matin, je dÃ©cide de ne pas prendre de risque. Entre l'heure et le choix, je prÃ©fÃ¨re dÃ©jeuner dans ma chambre.

Oh! Surprise, il pleut et aprÃ¨s un petit temps de dÃ©ception, je me dis que tant mieux. S'il pleut, c'est que le vent a cessÃ© et comme je suis Ã  500 m, la tempÃ©rature sera des plus agrÃ©able.

Effectivement, je dÃ©marre sous une pluie rÃ©guliÃ¨re et agrÃ©able. Pas de vent, la route est plate et tout va pour le mieux. Comme j'ai dÃ©jeunÃ© dansma chambfre, je suis parti de bonne heure et j'ai largement le temps d'arriver Ã  KOROGWE et si je n'obtiens pas satifaction pour l'hÃ©bergement, rien ne m'empÃ¨chera d'aller jusqu'au bled voisin, 20 km plus loin.

Les conditions sont finalement des meilleures, la pluie pas trop forte ne me cingle pas le visage et je me permets mÃªme le luxe de prendre des photos sous la pluie.

Au bout de deux heures, elle cesse mais le temps reste couvert. Comme par enchantement je retrouve les gens au bord de la route. Nous sommes samedi et je traverse un secteur plus peuplÃ© que la veille. Sans que mon Ã©go n'explose, j'ai l'impression d'Ãªtre le Tour de France et je traverse les villages sous les acclamations des gens et des gamins qui m'accompagnent en courant. Il est vraiment dommage que la barriÃ¨re de la langue soit lÃ  car je pense que la Tanzanie doit Ãªtre un pays trÃ¨s attachant.

Je suis dans un pays de cycliste, un peu comme au Burkina, les cyclistes veulent rivaliser avec moi, ils essayent de prendre ma roue ou me doubler. Malheureusement pour eux, leur engin monovitesse a ses limites par rapport Ã  mes 14 vitesses mÃªme avec le poids que je trimballe. C'est d'ailleurs la Tanzanie, il y a deux ans et demi qui m'a redonnÃ© envie de faire ce raid dont je rÃ©vais tant.

La route est pratiquement plate et je ne perds de l'altitude que progressivement. Au bout de 20 km, je n'ai perdu que 20 m. Tant mieux, les derniers km seront plus faciles.

Je passe devant des maisons qui me font penser aux citÃ©s miniÃ¨res de mon enfance et ensuite devant une usine. Quelle sorte d'usine peut-il avoir ici ? En fait, c'est une usine oÃ¹ on traite le sisal. Je dÃ©couvre d'immenses champs oÃ¹ le sisal sÃ¨che, j'ai enfin la finalitÃ© de ce que je vois depuis deux jours. Un peu plus loin, j'aperÃ§ois des tanzaniens en train de ramasser ce sisal avec un tracteur. Ce sisal doit Ãªtre d'un rapport intÃ©ressant car parfois, je distingue des champs de mÃ¯s avec des jeunes pousses de sisal au milieu. Preuve qu'en grandissant, ce sisal va remplacer le maÃ¯s.

Petit Ã  petit, le paysage change. La steppe fait place aux collines et petites montagnes verdoyantes. Fini le sisal, il fait place aux immenses champs de maÃ¯s. Il y a du maÃ¯s de partout, jusqu'au plus haut des collines. C'est assez Ã©trange et pour moi, du jamais vu. Ca me rappelle les vignobles de Tain l'Hermitage ou des cÃ´tes roties. Du maÃ¯s dans des endroits quasi inaxessibles prouve bien qu'ici ce n'est pas trop mÃ©canisÃ©.

La rÃ©gion est splendide et hormis les palmiers me fait penser Ã  la Suisse. Je ne ris pas, d'ailleurs, j'apprendrai par la suite que le coin est surnommÃ© la petite suisse. J'ai bien pris des photos mais comme d'habitude, l'essentiel est dans ma tÃªte. C'est peut-Ãªtre les plus jolis paysages que j'ai vu depuis mon dÃ©part. 

MalgrÃ© la pluie, j'ai certainement passÃ© la plus belle journÃ©e de vÃ©lo depuis bien longtemps. Pour preuve, j'ai battu mon record de photos prises et encore, j'essayai de me calmer car je n'avanÃ§ai plus.

J'arrive aprÃ¨s une longue descente qui a failli me couter cher Ã  KOROGWE. Je dÃ©bule Ã  60 km/h (bravo pour la remorque de Christian TouzÃ©), les mains sur les freins heureusement, quand un cycliste dÃ©cide de passer Ã  doite sans regarder. J'ai heureusement anticipÃ© car ma distance de freinage est assez longue et j'ai juste touchÃ© le cycliste. Sur le coup, je rÃ¢le car j'ai vraiment frisÃ© la catastrophe et ensuite nous avons Ã©clatÃ© de rire tous les deux sous le regard Ã©tonnÃ© des badauds.

KOROGWE, comme beaucoup de ville africaine est tout en longueur et l'on ignore toujours oÃ¹ se situe le centre ville. Je repÃ¨re un motel et son restaurant oÃ¹ je suis de suite trÃ¨s bien accueilli. Le propriÃ©taire du "Motel White Parrot" a tout compris, le sens de l'accueil, le restaurant en self service qui me facilite la tÃ¢che. Il est aux petits soins avec moi. Comme j'ai de l'avance, je pense rester une nuit supplÃ©mentaire ici si je trouve de l'argent. Un distributeur de monnaie et c'est rÃ©glÃ©. Je reste une journÃ©e de plus car le coin est sympa.</description></item><item><title>SAME  /  MKOMAZI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-23 17:16:30</pubDate><description>Vendredi 21 mai 2010     85 KM  cumul : 14 033 km
DÃ©nivelÃ© : 190 m

Le dÃ©part a lieu dans d'excellents conditions, la route est belle, en lÃ©gÃ¨re descente et un peu Ã©troite.Le genou a l'air de tenir (je n'en parlerai plus) et il fait lÃ©gÃ¨rement frais (23Â°).

La circulation n'est pas excessive mais les camions et les cars sont relativement nombreux. Il me faut Ãªtre trÃ¨s vigilent avec les cars, ils dÃ©boulent Ã  fond Ã  coup de klaxon et ont tendance Ã  me frÃ´ler. D'ailleurs dans tous les pays traversÃ©s, c'Ã©tait pareil, ce sont vraiment les vÃ©hicules que je crains le plus. Pourtant ils n'ont pas d'horaire Ã  tenir car je n'ai pas encore vu un bus partir et arriver Ã  l'heure.

De gros nuages noirs s'amoncellent, il va pleuvoir. Effectivement cinq minutes aprÃ¨s, il pleut mais cela ne va pas durer, une heure peut-Ãªtre et comme je ne suis plus qu'Ã  800 m, il ne fait pas froid.

Je suis sur une immense steppe avec une vÃ©gÃ©tation assez rase, des accacias assez bas et de l'herbe. De temps Ã  autre, un baobab sur lequel pendent des ruches, certainement pour les protÃ©ger des animaux. Je longe une chaine de petites montagnes comme c'est le cas depuis MOSHI. Les accacias laissent la place Ã  d'immenses plantations de sisal Ã  perte de vue. Le sisal est maintenant ramassÃ© et donne un spectacle diffÃ©rent de la veille.

Je retrouve mes panneaux de la veille "Danger Slow Down Strong Wind Ahead". Effectivement, le vent que j'avais dÃ©jÃ  de face va se mettre Ã  souffler plus fort et gÃ©ner considÃ©rablement ma progression et je dÃ©cide de ne pas aller Ã  MOMBO comme initialement prÃ©vu mais je m'arrÃªterai Ã  MKOMAZI.

Deux panneaux attirent mon attention : campsite. Tiens et si je plantai la tente ce soir, le ciel n'a pas trop l'air menaÃ§ant. Ces deux campings sont cote Ã  cote le long d'une riviÃ¨re, Ã§a risque d'Ãªtre sympa. Je m'engage sur une piste et je choisi le plus prÃ¨s Ã  100 m je ferai en fait 1 km d'une mauvais piste pour le trouver closed. Je vais essayer l'autre Ã  1000 m, en fait j'en ferai 2 km mais indiquÃ© open qui sera fermÃ© Ã©galement. J'ai dÃ©cidÃ©ment de la chance, la saison touristique ne doit pas battre son plein.

J'arrive ainsi Ã  MKOMAZI et j'entre dans une Guest House oÃ¹ je crois comprendre qu'une guest house n'est pas un hÃ´tel mais un shop (magasin). Ma fois je continue ma route et lÃ  quatre maisons, un quartier de MKOMAZI et une guest house mais cette fois c'est la bonne et je trouve ainsi une petite chambre. C'est encore un endroit du bout du monde comme j'en ai souvent vu depuis mon dÃ©part.

Ici mÃªme si mon anglais Ã©tait parfait, il ne me servirait Ã  rien. Je ne vous dit pas le comique de situation quand quelqu'un qui ne parle pas l'anglais et discute avec quelqu'un qui le connait encore moins.

Au restaurant, j'ai mang du Wali Nyama, vous savez ce que sait et bien moi non plus, j'ai commandÃ© au hasard et impossible de me faire expliquer ce que c'est. C'est un plat avec des haricots rouges, du riz, du chou et du mouton fallait le savoir. Pareil pour la boisson, beer connait pas. Ensuite je commande un sodaet j'ai le malheur de dire pas de coca et on me rÃ©pond, un coca, non : no coca, not coca, ah  on coca et on me sert un pepsi. Je rÃ©sume ains la Tanzanie profonde. Finalement, tout rentrera dans l'ordre, j'ai bien mangÃ©, bu une biÃ¨re et un fanta.

Pour le repas du soir, mÃªme cinÃ©ma. Je mange pareil et ne prends pas de risque ou je change ? Je suis lÃ  pour dÃ©couvrir, je me lance : Ndozi Nyama. J'aurai droit Ã  une grosse assiette de soupe dans laquelle trempe de la viande et des bananes plantins. Rien Ã  voir avec celles de l'ouest, ce n'est vraiment pas terrible, sans goÃ»t et Ã©touffe-chrÃ©tien (estouf gari).

Dans ce coin u bout du monde, as de night club le soir, quatre maisons, un restau avec Ã  peine de lumiÃ¨re et le vent qui souffle pour prendre le frais. Finalement Ã  20 h je suis couchÃ© sous ma moustiquaire et passerai une excellente nuit.</description></item><item><title>SAME (REPOS DU GENOU)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-23 16:33:25</pubDate><description>Jeudi 20 mai 2010



Aujourd'hui, je n'ai pas de raison particuliÃ¨re de me reposer mmais j'ai rendez-vous avec Laurence dans 10 jours. Il ne me rest que 454 km Ã  effectuer et Ã  raison de 80 km minimum par jour, il me faut 5,5 jours, ce n'est pas la peine de me presser. Je suis mieux Ã  trainer Ã  la campagne plutÃ´t qu'Ã  la ville.

Ici, je suis dans un parc magnifique et en plus, il y a la Wi-fi. Pour internet, ce sera rÃ¢pÃ© car il n'y aura pas de connexion de toute la journÃ©e. Y en a-t-il eu un jour ?

Par contre j'ai l'occasion de me promener dans le parc avec des sujets divers et magnifiques ainsi qu'un jardin potager. Ce sera pour moi l'occasion de faire beaucoup de photo avec une rubrique spÃ©ciale, StÃ©phane prÃ©pare-toi. Par contre, je n'ai pas de guide franÃ§ais et certaines photos ne seront pas titrÃ©es, Ã  vous de deviner.

Une autre occasion de me reposer, je soulage ainsi mon genou qui s'est bien comportÃ© hier aprÃ¨s une grosse Ã©tape. MalgrÃ© tout je m'ennuie un peu car il y a bien des tentatives de contacts mais ma nullitÃ© en anglais est une barriÃ¨re importante. BarriÃ¨re qu'il  aurant de tout maniÃ¨re car pour parler avec les gens, il faut parfaitement maitriser la langue. D'autant qu'ici l'anglais est particulier car c'est un mÃ©lange de shawili et d'anglais et encore quand on le parle. J'ai plus souvent droit Ã  des Jambo (bonjour) et des Karibou (bienvenue) plutÃ´t que des hello et des welcomes.

Dans ce parc les singes sont nombreux et ont tendance Ã  s'approcher des clients de l'hÃ´tel. Ils sympathisent mÃªme avec Tornado qui leurs sert de siÃ¨ge. Mon fanion s'est mÃªme retrouvÃ© dans un arbre dans les mains d'un singe qui heureusement l'a laissÃ© tombÃ© et j'ai pu le rÃ©cupÃ©rer.

La journÃ©e se passe tranquillement et je suis pret pour, normalement une grosse Ã©tape demain.</description></item><item><title>MOSHI  / SAME</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-23 16:20:49</pubDate><description>Mercredi 19 mai 2010   110 km  cumul : 13 948 km
DÃ©nivelÃ© : 670 m

Pour l'acecdote, Ã§a y est, je suis sous le 4Ã¨me parallÃ¨le de l'hÃ©misphÃ¨re sud.

Je dÃ©marre en ne voyant toujours pas le Kili, il a l'air bien couvert. Je le surveille mais je ne le verrai plus, il se cachera toute la journÃ©e dans les nuages.

La route est en excellent Ã©tat mais il y a beaucoup de circulation car la rÃ©gion est trÃ¨s peuplÃ©e (je cois que je me rÃ©pÃ¨te). Je roule souvent sur le bas cÃ´tÃ© car les bus ne me font pas de cadeau.

Je n'ose parler de genou mais il a l'air de vouloir tenir. Ce genou restera toujours une Ã©nigme car mÃªme les chirurgiens n'y trouvent rien.

AprÃ¨s la veille, une journÃ©e vers l'est, je me dirige maintenant plein sud, m'approchant donc un peu plus du CAP.

Le paysage commence Ã  changer radicalement. Je suis dans une rÃ©gion assez montagneuse sur un grand plateau. Aux plantations particuliÃ¨res de la veille s'ajoutent des cultures maraichÃ¨res (oignon, tomates). Au bord de la route beaucoup de vendeurs d'oignons en partuclier. D'ailleurs on peut faire le constat suivant, le lÃ©gume principal en Afrique, ce n'est ni le riz, ni le manioc, ni l'arachide, ets... mais bien l'oignon qui est omniprÃ©sent depuis le Maroc.

Je retrouve un vieil ami qui avait disparu, le baobab signe que vais plein sud. La grande diffÃ©rence avec l'hÃ©misphÃ¨re nord, le baobab a maintenant des feuilles naissantes alors qu'il les perdait : c'est l'inversion des saisons.

J'ai droit Ã  une belle journÃ©e ensoleillÃ©e, Ã  croire que le Kili rÃ©cupÃ¨re tous les nuages. Je pÃ©dale allÃ¨grement, mon genou ne ma faisant pas trop souffrir et Ã©voluant sur un plat descendant.

Les gens sont toujours trÃ¨s sympa avec moi, j'ai partout droit au pouce levÃ© d'admiration et au "how are you" (comment vas-tu). Un mot que j'avais oubliÃ© revient aussi rÃ©guliÃ¨rement "Jambo" (bonjour en shawili).

Ma joie est de courte durÃ©e car le plat descendant se transforme en montÃ©e. Je suis parti Ã  850 m d'altitude, redescendu Ã  moins de 700 m et je remonterai en plusieurs fois Ã  1000 m et mÃªme 1100. Je ne l'avais pas prÃ©vu Ã  mon programme car en partant de MOSHI et me dirigeant vers l'OcÃ©an Indien, je pensais n'avoir que du plat descendant. De plus un vent assez fort et de face bien sÃ»r, se met de la partie. Le vent doit constamment souffler sur ce haut plateau vallonnÃ© car je vois rÃ©guliÃ¨rement des panneaux "Danger Slow Down Strong Wind Ahead", panneaux que j'ai rarement vu dans ma vie de cycliste.

Ma progression est donc difficile et je force. Cela n'atteint pas mon moral car la route est belle, le soleil brille, et j'ai le temps.Je savais qu'en traversant l'Afrique ce ne serait pas toujours une partie de plaisir, j'accepte donc ces conditions contraires.

Autre surprise sur ce plateau, les plantations changent. J'ai maintenant droit Ã  des plantations de sisal. C'est une plante assez Ã©tonnante. C'est une plante grasse ressemblant Ã  l'aloÃ¨s qui recouvre complÃ¨tement ce plateau.

Je double ou croise beaucoup de vÃ©lo, souvent chargÃ©s de bois ou de bidons d'eau. C'est vÃ©lo sont tous les mÃªmes, de constructions chinoises bien sÃ»r et mono vitesse. Si bien qu'en les doublant, j'ai un peu de scrupules avec mes 14 vitesses, mÃªme si je suis plus chargÃ© qu'eux.

Enfin la descente sur SAME, il me rest 10 km et je suis ravi de ma journÃ©e mÃªme si j'ai assez souffert (je suis lÃ  pour Ã§a). D'ailleurs ce qui est caractÃ©ristique quand je passe une bonne journÃ©e, je prends beaucoup de photos. J'en prendrai 54 aujourd'hui, un record je crois.

SAME est une ville moyenne, bien typÃ©e africaine. J'ai un peu de mal Ã  trouver un hÃ´tel. AprÃ¨s beaucoup d'explication, je me retrouve au "ElÃ©phant Motel" oÃ¹ je suis trÃ¨s bien accueilli, mÃªme avec mon anglais dÃ©faillant. L'hÃ´tel est situÃ© dans un immense parc avec de nombreux arbres et comme demain, je dÃ©cide de me reposer, je crois que vais pouvoir faire de belles photos.   
</description></item><item><title>ARUSHA  / MOSSI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-23 15:56:26</pubDate><description>Mardi 18 mai 2010     82 km   cumul : 13 838 km
DÃ©nivelÃ© : 345 m

Surprise ce matin en enfilant mes chaussures de vÃ©lo, elles sont pleines de goudron. J'ai complÃ¨tement oubliÃ© de les nettoyer et je ne pourrai me servir de mes cales. D'ailleurs Ã  propos de chaussures de vÃ©lo, j'ai oubliÃ© de vous narrer une petite anecdote. En arrivant Ã  NAMANGA, mes chaussures Ã©taient couvertes de boue et aprÃ¨s les avoir lavÃ©, je les ai mises dehours pour les faire sÃ©cher. Catastrophe, au bout d'un moment il n'en restait qu'une. Un chien avait dÃ» passer par lÃ  et parti avec une chaussure. Heureusement, le responsable d'accueil me l'a vite retrouvÃ©e, sinon je n'Ã©tais pas clair. Que Ã§a me serve de leÃ§on !

Je dÃ©marre avec vent de face, une tempÃ©rature de 22Â° et j'ai froid. Deviendrais-je frileux ? Heureusement le vent cesse mais mon genou me fait souffrir et impossible de me mettre en danseuse.

Je suis sur un plateau au pied du Kilimandjaro que je ne verrai que l'espace de quelques secondes. La chaussÃ©e est excellente, en plat descendant et beaucoup de circulation.

Contrairement Ã  la prÃ©cÃ©dente rÃ©gion, je suis dans une zone trÃ¨s peuplÃ©e et cultivÃ©e. Ici, le maÃ¯s domine et fait place parfois aux bananiers, aux plantations de cafÃ© et de thÃ©. Le paysage est trÃ¨s sympa, si ce n'Ã©tait pas mon genou, je me rÃ©galerais.

Les gens sont trÃ¨s sympa avec moi et j'ai rÃ©guliÃ¨rement droit Ã  un pouce levÃ©. Ici beaucoup de gens roulent Ã  vÃ©lo et sont trÃ¨s admiratifs Ã  mon passage. Dommange que je ne parle pas anglais car les contacts seraient intÃ©ressants.

J'arrive finalement Ã  MOSHI Ã  plus de 17 km/h de moyenne, il y a longtemps que Ã§a ne m'Ã©tait pas arrivÃ©. L'hÃ´tel est trouvÃ© sans problÃ¨me car je suis dans une rÃ©gion touristique.

Je passe l'aprÃ¨s-midi Ã  regarder la tÃ©lÃ© pour reposer mon genou. On verra bien demains. En rÃ©sumÃ©, journÃ©e tranquille, sans anecdotes particuliÃ¨res.</description></item><item><title>ARUSHA (réparation récupératio</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-23 15:44:17</pubDate><description>Dimanche 16 mai 2010
Lundi 17 mai 2010

J'Ã©tais tellement cuit que j'ai trÃ¨s bien dormi mais ma chambre donnant dans la rue est trÃ¨s bruyante. Je demande Ã  changer de chambre, moyennant deux nuits supplÃ©mentaires. Devant leur hÃ©sitation, je dÃ©cide de changer d'hÃ´tel et j'en trouve un avec une grande cour oÃ¹ il me sera facilede rÃ©parer Tornado qui a un peu souffert ces deux jours de mauvaises pistes.

Dans ce nouvel hÃ´tel un peu luxueux, je suis trÃ¨s bien reÃ§u. Un garÃ§on me propose de laver Tornado. Il y a bien longtemps qu'il n'a pas Ã©tÃ© aussi propre. Je retends la chaine car ce que je ne vous ai pas dit, c'est qu'en plus des problÃ¨mes de la piste, les soubresauts faiser sauter la chaÃ®ne. J'Ã©tais parti de NaÃ¯robi avec une paire de patins avant neufs et bien en trois jours, ils sont cuits, c'est dire l'abrasivitÃ© de la piste. Tornado aprÃ¨s sa toilette et sa remise Ã  neuf peut reprendre la route demmain.

Il n'en est pas de mÃªme de son cavalier dont le genou est toujours en vrac. Enfin on verra bien, j'en ai vu d'autres. 

J'ai rÃ©ussi Ã  prendre le Mont MÃ©ru en photo, 30 secondes aprÃ¨s, il n'Ã©tait plus lÃ , idem que le Kili. Miracle de la technologie, et je n'ai rien compris. J'allume mon ordi dans la chambre et miracl, je suis connectÃ© avec internet. J'en profite donc pour mettre mon carnet de route Ã  jour.

Si ce n'est me promener dans ARUSHA, je n'ai pas frait grand chose pendant ces deux jours pour essayer de rÃ©cupÃ©rer mais je suis pour la premiÃ¨re fois un peu pessimiste. J'espÃ¨re juste pouvoir rejoindre DAR ES SALAAM oÃ¹ Laurence devrait me rejoindre pour 10 jours de rÃ©cupÃ©ration.

En me promenant, je crois un quidam accompagnÃ© d'une jeune fille qui me parle de bike. En fait, il m'a aperÃ§u avec mon vÃ©lo, il est journaliste dans un hebdomadaire "Major Citis in Africa" et veut faire un interview. Nous retournons Ã  l'hÃ´tel et autour d'une biÃ¨re et d'un Red Bull, nous essayons de nous faire comprendre. Ca Ã  l'air de fonctionner mais au final, il me rÃ©clame 50 $ pour la premiÃ¨re page (Front page). Est-ce une arnaque ou la vÃ©ritÃ© ? Toujours est-il que je refuse de donner de l'argent et on verra bien.</description></item><item><title>NAMANGA / ARUSHA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-17 20:31:07</pubDate><description>Samedi 15 mai 2010      110 km  cumul : 13 756 km
dÃ©nivelÃ© : 975 m

Aujourd'hui, petite grÃ¢ce matinÃ©e pour dÃ©jeuner Ã  l'hÃ´tel car il est compris dans le prix. Mal m'en prendra, vous comprendez vite.

Je dÃ©marre par les formalitÃ©s douaniÃ¨res. Immigration KÃ©nia pour dÃ©part, en cinq minutes, tout est rÃ©glÃ©. Pour le visa tanzanien, ce sera aussi facile et dix minutes aprÃ¨s, je passe la frontiÃ¨re. Bien des pays devrait prendre exemple. Auparavant, le policier m'avait dÃ©conseillÃ© de changer l'argent car les taux Ã  la frontiÃ¨re sont prohibitifs, c'est plus intÃ©ressant Ã  ARUSHA.

J'entre en Tanzanie dans d'excellentes conditions. Pour la premiÃ¨re fois de mon arrivÃ©e Ã  l'est, le soleil luit. La route est en excellent Ã©tat. Est-ce que Ã§a va durer ? Au bout de quelques kilomÃ¨tres, j'aperÃ§ois sur ma gauche le Kilimandjaro avec son chapeau de neige qui rappellera quelques souvenirs Ã  certains. Je m'arrÃªte pour les photos d'usage et bien m'en prend. Il va vite mettre son chapeau de nuage et je ne le reverrai plus de la journÃ©e.

Je croise rÃ©guliÃ¨rement des massaÃ¯ qui gardent leur troupeau ou se rendent Ã  pied Ã  NAMANGA. Ils sont magnifiques dans leur costume traditionnel. Ils sont souvent parÃ©s de bijoux autour du coup ou dans leurs oreilles trouÃ©es d'un large trou. J'ai souvent dub mal Ã  reconnaÃ®tre les hommes des femmes, souvent habillÃ©s pareils et parÃ©s de bijoux.

La frontiÃ¨re est une vÃ©ritable frontiÃ¨re car tout change. Le pays a l'air beaucoup plus pauvre et les massaÃ¯ qui ne vivent que d'Ã©levage ont tendance Ã  vivre de mendicitÃ©. Tout au long de la route, ce sera la main tendue et ils sont nombreux Ã  attendre je ne sais quoi au bord de la route.

La route se dÃ©grade mais j'Ã©tais averti. Mon inquiÃ©tude, je vois au bord de la route un engin de chantier chinois. Sont-ils encore ici ? Et bien oui, au bout d'un moment, dÃ©viation et la route se transforme en mauvaise piste. La progression est difficile, d'autantque le vent est de la partie. Tien, je l'avais oubliÃ© celui-lÃ , depuis le Cameroun, il Ã©tait complÃ¨tement absent et comme par hasard, je l'ai de face. Pourquoi faut-il que quand le vent souffle, on l'a le plus souvent de face Ã  vÃ©lo ? Je mange beaucoup de poussiÃ¨re car la circulation est importante. Le relief, j'approche du Kili commence Ã  Ãªtre Ã©galement de la partie. En rÃ©sumÃ©, piste, vent, relief et genou font que je passe une nouvelle journÃ©e de galÃ¨re. Ce sera la troisiÃ¨me depuis mon dÃ©part de NAIROBI.

J'en bave terriblement et Ã  midi quand je m'arrÃªte pour manger au bord de la piste, je me demande si j'atteindrais ARUSHA. De temps Ã  autre, je retrouve la route mais Ã§a ne dure pas, quelques km aprÃ¨s je retrouve la piste. Je n'avance pas, j'ai l'impression de faire du surplace et Tornado et la remorque fond des bonds, moi avec d'ailleurs sur cette mauvaise piste de cailloux. Je vous l'avoue, j'ai mÃªme parfois envie de pleurer, que fais-je ici ?

Je traverse quelques villages oÃ¹ je sens une certaine hostilitÃ© car les gens me rÃ©clament de l'argent et comme je ne comprends pas, cela Ã©nerve les massaÃ¯. D'ailleurs, comment comprendrai-je, ce n'est pas en anglais qu'ils me parlent mais en swahili. Par quatre fois, je serai reÃ§u Ã  coups de cailloux par des gamins sans que cela n'Ã©meuvent les adultes, bien au contraire, cela les fait rire. Je ressens dans cette partie de la Tanzanie une grande pauvretÃ© et je pardonne volontiers aux gens. Cela contraste avec le tourisme friquÃ© des parcs tanzaniens.

Au fond de la route bien droite, j'aperÃ§ois le mont MÃ©ru que je dois contourner pour atteindre ARUSHA. Ce n'Ã©tait pas prÃ©vu au programme, je suis Ã  1 300 m d'altitude et je vais grimper jusqu'Ã  1 900. Les travaux cessent et reprennent, j'en ai marre. Pour arriver Ã  un village massaÃ¯, au bout d'une longue ligne droite, je roule sur la route au lieu de la piste et j'ai droit Ã  du goudron frais, je m'en mets de partout, surtout que je vais faire un long passage Ã  pied, je suis tellement fatiguÃ©. Je ne peux prendre le temps de m'arrÃªter dans ce village et c'est bien dommage car il y a un marchÃ© au bÃ©tail haut en couleurs (rouge) tout comme le marchÃ© classique contigÃ¼.

C'est dÃ©cidÃ©, j'abandonne, je fais du stop et si Ã§a ne marche pas, je plante ma tente dans la nature mais je n'ai pas trop de rÃ©serve d'eau. Bien sÃ»r, le stop ne marche pas, je suis Ã  une quarantaine d'ARUSHA, les taxis brousse sont plein Ã  craquer et les camions surchargÃ©s. Un ouvrier d'un des chantiers m'explique que les travaux ne durent plus qu'un km. Je le crois et prend mon courage Ã  deux mains, heu Ã  deux pieds et reprends la piste hyper mauvaiseÃ  cet endroit. Je retrouve la route mais peu de temps aprÃ¨s, les travaux recommencent et ce sera ainsi jusqu'au bout.

Mon seul espoir, c'est d'en finir avec la montÃ©e et je ne dois plus avoir que de la descente jusqu'ARUSHA. De toute maniÃ¨re, j'arriverai Ã  ARUSHA Ã  la nuit. Mes prÃ©visions se vÃ©rifient, j'attaque le descente et je suis secouÃ© comme un prunier. J'entre dans ARUSHA, il fait nuit et je ne suis pas fier. Je mets ma lampe frontale avec l'espoir que mon fanion arriÃ¨re, car je n'ai plus mes feux rouges, fasse son effet. Les taxi brouss pressÃ©s de rentrer doublent sur une route trÃ¨s Ã©troite et je suis souvent obligÃ© de m'arrÃªter.

Dans ARUSHA, c'est l'enfer, une Ã©norme circulation, peu de lumiÃ¨re et je roule Ã  gauche. Je vous laisse imaginer la scÃ¨ne. Le premier hÃ´tel venu sera le bon et je ne fais pas la fine bouche car j'ai peur dans cette circulation, je vous l'avoue, je ne sens pas du tout en sÃ©curitÃ©.

J'ai payÃ© cash mon imprudence de ce matin, ne pas partir plus tÃ´t le matin pour 110 km, 1 000 m de dÃ©nivelÃ© et peut-Ãªtre un cinquantaine de kilomÃ¨tres de piste. Mais tout Ã§a, je l'ignorais. Ce que je n'ignore plus, c'est que l'Afrique rÃ©serve toujours des surprises et rarement des bonnes, sur la route du moins.
</description></item><item><title>KAJIADO / NAMANGA (frontière)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-17 09:34:27</pubDate><description>Vendredi 14 mai 2010      92 km  cumul : 13 646 km
DÃ©nivelÃ© : 440 m

AprÃ¨s avoir dÃ©jeunÃ© d'une simple ommelette, ici pas de pain et pas de cafÃ©, je dÃ©marre au lever du jour, soit 6 h comme dans toute l'Afrique centrale.

Il a encore beaucoup plu hier soir et ce matin, il bruine encore. Je dÃ©marre tout  content car le genou a l'air de bien se comporter. CC'est limite douleur mais rien Ã  voir avec hier.

Ma joie est de courte durÃ©e car la bruine se transforme en pluie et je vais ainsi rouler plus de quatre heures sous la pluie. J'ai mÃªme un peu froid (19Â°), il y a longtemps que Ã§a ne m'Ã©tait pas arrivÃ©.

Le revÃªtement est parfait, laissant supposer refait rÃ©cemment. Effectivement au bout d'une dizaine de km, les chinois, encore eux, sont en train de refaire une autre portion. Et lÃ , c'est une autre paire de manches car je doir rouler sur une piste provisoire et avec la pluie, je ne vous dis pas la boue. J'avance pÃ©niblement et la moyenne baisse considÃ©rablement. De temps en temps, e prends la route en attente d'Ãªtre goudronnÃ©e. Le revÃªtement est fait de terre trÃ¨s compactÃ©e et comme c'est interdit aux quate roues, je suis beaucoup plus tranquille et je n'ai pas de boue. Malheureusement parfois une riviÃ¨re traverse et le chantier est en attente d'un pont, laissant sur la route un trou bÃ©ant d'un mÃ¨tre de large et de trois ou quatre mÃ¨tres de profondeur. Je suis obligÃ© de contourner et dans ces moments lÃ , c'est la galÃ¨re la plus complÃ¨te. Je patauge dans la gadoue trÃ¨s collante et j'en bave vraiment des ronds de chapeau. J'aurai mieux fait de dÃ©crocher et tout passer Ã  la main car je suis obligÃ© de tirer le vÃ©lo et la remorque refuse d'avancer, je suis obligÃ© de la trainer. La pluie n'arrange rien et au bout de plusieurs passages du mÃªme type, je reprends la piste qui mÃªme boueuse me sÃ©curise un peu. Je ferai ainsi une quarantaine de km de piste ce qui n'Ã©tait pas prÃ©vu au progamme.

Je retouve la route goudronnÃ©e, en piteux Ã©tat mais rien Ã  voir ave la piste. Je suis assez fatiguÃ© car chaque fois que j'emprunte une piste, j'y laisse des plumes Heureusement mon genou mÃªme si je sens la douleur prÃ¨te Ã  revenir me laisse tranquille.

Aujourd'hui, je n'aurai pas fait beaucoup de photos Ã  cause de la pluie mais le paysage ne s'y prÃ©tait pas trop, si ce n'est l'apparition d'aloÃ¨s trÃ¨s typiques ici, d'autant que je ne suis plus qu'Ã  1 300 m d'altitude.

Tout au long je verrai beaucoup de massaÃ¯ habillÃ©s de faÃ§on traditionnelle Ã  la morphologie fine et Ã©lancÃ©e. J'hÃ©site Ã  es prendre en photos et c'est bien dommage car ils sont vraiment particuliers, surtout avec leurs grans trous dans les oreilles, souvent parÃ©s de bijous et leur Ã©toffe rouge.

J'arrive enfin Ã  NAMANGA, ville frontiÃ¨re par excellence avec tous ces magasins de souvenirset les massaÃ¯ qui vous proposent des bijous. Je trouve un hÃ´tel un peu cher mais sympa au milieu d'un parc, cela me changera de celui de la veille.

La frontiÃ¨re est Ã  deux pas, j'en profite pour repÃ©rer les lieux. Apparamment, ce sera assez simple, j'obtiendrai mon visa sans problÃ¨me. J'en profite pour faire quelques courses car demain l'Ã©tape sera longue. Retour Ã  l'hÃ´tel pour nettoyer le vÃ©lo et les chaussures qui sont couverts de boue. Comme d'habitude, extinction des feux avant 21 h pour une bonne nuit.</description></item><item><title>NAIROBI / KAJIADO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-17 09:06:11</pubDate><description>Jeudi 13 mai 2010     78 km   cumul : 13 554 km
dÃ©nivelÃ© : 375 m

Pour quitter l'hÃ´tel, ce sera assez compliquÃ© ce matin. Tornado et la remorque sont dans ma chambre et l'hÃ´tel est situÃ© au deuxiÃ¨me Ã©tage d'un immeuble. Il me faut faire quatre aller et retour et me dÃ©pÃ©cher car je ne peux pas tout surveiller.

Je quitte NAIROBI Ã  6 h moins le quartet il fait encore nuit. Aucune indication pour la route mais j'ai l'habitude. Il bruine et surtout il me faut rouler Ã  gauche et croyez-moi Ã  vÃ©lo, ce n'est pas Ã©vident. D'ailleurs, je me retrouverai dans la journÃ©e Ã  droite par deux fois, il faut Ãªtre trÃ¨s vigilent.

Tout serait parfait, si ce n'Ã©tait pas mon genou qui est douloureux Ã  chaque tour de pÃ©dale. En prenant ma douche Ã  BRAZZA, j'ai rÃ©veillÃ© une vieille blessure de guerre (hand-ball), Jojo et Pierrot la connaisseent. D'habitude, la douleur s'estompe dans la journÃ© mais depuis, elle persiste. Il est vrai que depuis mon dÃ©part, j'ai beaucoup sollicitÃ© mes genoux et quand je ne fais pas de vÃ©lo, en ville, je marche beaucoup. Ce n'est pas le meilleur moyen de guÃ©rir. Toujours est-il que je serre les dents toute la journÃ©e et on verra car j'en ai l'habitude. J'ai bien grimpÃ© le Kilimandjaro ainsi.

Je sors sans problÃ¨me de NAIROBI par une route Ã  quatre voies et me retrouve, en ayant demandÃ©, peut-Ãªtre 20 fois mon chemin sur l route de la Tanzanie. Le temps est couvert et comme je suis Ã  plus de 1 600 m d'altitude, la tempÃ©rature est trÃ¨s agrÃ©able (20Â°), l'idÃ©al pour faire du vÃ©lo, dommage que ce genou......

La route en excellent Ã©tat est trÃ¨s plate et le paysage ne me donne pas l'impression d'Ãªtre en Afrique. Avec ces pÃ¢turages, ces parcs oÃ¹ paissent les zÃ©bus, hormis le zÃ©bu, j'ai l'impressiond'Ãªtre en Lorraine. Sur la fin, le paysage prendra des allures de KÃ©nia avec les accacias et les massaÃ¯ Ã©lancÃ©s qui gardent les troupeaux.

Ouf pour mon genou, j'arrive enfin Ã  KAJIADO, encore une ville du bout du monde. Je trouve un hÃ´tel appelÃ© lodge, enfin un hÃ´tel, plutÃ´t une chambre sans fenÃ¨tre avec un lit et sans Ã©lectricitÃ©. Je crois que je bats tous les records, je paye la chambre 300 shillings soit environ 3 Â€ mais Ã§a ne vaut pas plus. Quel contraste avec NAIROBI, je me sens vraiment mieux ici, mÃªe sans confort. J'ai toujours dit que je dÃ©testait la ville, Ã§a me le confirme.

L'islam doit avoir iciun taux de pÃ©nÃ©tration important car nombre de femmes sont voilÃ©es et le voile intÃ©gral en plus. A la sortie de l'Ã©cole comme partout en Afrique, les Ã©lÃ¨ves ont tous la mÃªme tenue Ici, les jeunes filles, de la plus grande Ã  la plus petite, elles portent toutes le voile de la mÃªme couleur (bleue), je ne l'avais pas encore constatÃ©.

Chic, je trouve un cyber mais comme il n'y a pas d'Ã©lectricitÃ©, je verrai une autre fois. De mÃªme pour fairele plein d'essence que j'avais vidÃ© pour prendre l'avion, il y a bien une pompe mais pas d'Ã©lectricitÃ© et c'est la queue devant les pompes. L'Ã©lectricitÃ© viendre vers 18 h et c'est tous le jours comme Ã§a.

Je ne regrette pas ma dÃ©cision d'Ãªtre passÃ© Ã  l'est et mÃªme si mon anglais dÃ©faille, de toute maniÃ¨re l'Afrique francophone Ã©tait terminÃ©e et je dÃ©couvre maintenant une autre Afrique.

</description></item><item><title>NAIROBI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-17 08:46:32</pubDate><description>Mardi 11 mai 2010
Mercredi 12 mai 2010

L'hÃ´tel se trouve au deuxiÃ¨me Ã©tage d'un immeuble, mon vÃ©lo tout dÃ©montÃ© est dans ma chambre avec la remorque. Ce ne sera pas simple pour le remonter. MalgrÃ© mon anglais dÃ©faillant, j'essaye de nÃ©gocier de le remonter dans la salle de confÃ©rence. Finalement, on me change de chambre et je me retrouve comme un vÃ©ritable pacha, dans une immense chambre et ce sera parfait pour remonter Tornado. Je rest ici trois nuits, car j'ai peur des surprises en remontant Tornado.

Je remonte donc Tornado qui n'a aucunement souffert de son voyage en avion. C'est vrai qu'il Ã©tait trÃ¨s bien emballÃ©. J'en profite pour changer les patins de frein avant pour la troisiÃ¨me fois. Je suis ravi car j'Ã©tais quand mÃªme trÃ¨s inquiet.

Je me retruve ains dans le quartier d'affaires de NAIROBI. Des buldings de partout en font une ville moderne qui ressemble Ã  n'importe quelle capitale europÃ©enne. NAIROBI ne me donne pas du tout la mÃªme impression que BRAZZA oÃ¹ je trouvais les gens dÃ©guisÃ©s en costume cravatte. J'ai vraiment l'impression d'Ãªtre en Europe si ce n'est que les gens sont noirs.

Par contre pour internet, c'est une autre paire de manches, des connexions trÃ¨s lentes, un matÃ©riel d'un autre Ã¢ge et des refus de bancher mon portable m'empÃªche de mettre les site Ã  jour et de communiquer avec Laurence par Skype. Bizarre pour une ville si moderne !!

Pour manger, c'est assez compliquÃ© car il n'y a pratiquement que des fast-food, c'est une ville assez amÃ©ricanisÃ©e. Les gens, contrairement Ã  ce que j'ai constatÃ© en Afrique, sont toujours en train de courir comme chez nous en ville. Le KÃ©nia m'a l'aire assez islamisÃ© et beaucoup de femmes voilÃ©es se promÃ¨ne dans la rue, le portable Ã  l'oreille. Autre fait remarquable, les magasins sont truffÃ©s de service de sÃ©curitÃ©. Il m'avait Ã©tÃ© dit avant de partir qu'il ne fallait pas se promener Ã  NAIROBI la nuit, cela semble me le confirmer.

J'erre des heures dans les rues de NAIROBI avecc un gros problÃ¨me de communication car ici je n'ai pas encore entendu un seul mot de franÃ§ais. Comme je ne connais pas l'anglais, je prÃ©vois des jours difficiles. Je crois que pour moi, les contacts intÃ©ressants sont maintenant terminÃ©s, je vais me contenter de faire du tourisme et on verra bien.</description></item><item><title>KINSHASA / NAIROBI (AVION)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-17 08:32:20</pubDate><description>Lundi 10 mai 2010

Je suis Ã  7 heures Ã  l'aÃ©roport pour rÃ©gler le chargement de Tornado et sa remorque avec Pascal. C'est assez compliquÃ©. Il me faut d'abord, dixit Pascal, graisser la pate aux douaniers, bon je paye car j'en ai marre. Les carton est trop encombrant, doit partir par fret, catastrophe. Moyennant des dollars, Pascale arrange le coup, je paye. Le vÃ©lo et remorque font 57 kg, la franchise est de 30 kg. Finalement, je payerai un surplus de poids Ã  raison de 3 dollars le kg mais Ã§a, je m'y attendais et je pensais payer beaucoup plus. En bagage Ã  main, j'ai droit Ã  10 kg, j'en ai une vingtaine. Finalement, j'ai en tout 77 kg de bagages et encore, j'ai allÃ©gÃ© au maximum avant de quitter l'hÃ´tel. Si j'ajoute l'eau, les provisions et ce dont je me suis dÃ©barrassÃ©, je devais tourner autour de 90 kg, c'est un peu beaucoup.

L'avion part avec plus d'une heure de retard et je suis ravi de quitter la RDC car j'en ai ras le bol de sortir les dollares et encore, je ne vous raconte pas tout, ce serait trop long.

Le voyage se passe trÃ¨s bien. A travers les nuages je peux apercevoir le Lac Victoria( Ã  ce sujet, je vous conseille le film "La malÃ©diction de Darwin", Ã©difiant sur les europÃ©ens et l'Afrique) et au loin le KILIMANDJARO point culminant de l'Afrique que j'ai dÃ©jÃ  gravi. 

A NAIROBI, deux heures de dÃ©calage horaire, il fait dÃ©jÃ  nuit et en plus il pleut. Le visa est rÃ©glÃ© en cinq minutes, bravo le KÃ©nia et en plus j'en ai pour moins de 20 Â€ soit le moins cher depuis mon dÃ©part. La douane et les contrÃ´els se passent Ã  merveille, heureusement car avec mes cinq colis sur mon chariot, je ne suis pas trop fier, d'autant que mon anglais est inexistant. Un rabatteur me trouve un hÃ´tel (un peu cher) et un taxi. AprÃ¨s beaucoup d'embouteillages, je me retrouve dans un bel hÃ´tel, ouf !</description></item><item><title>KINSHASA (VISA)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-17 08:20:03</pubDate><description>Vendredi 7 mai 2010
Samedi 8 mai 2010
Dimanche 9 mai 2010

Ce matin, premier travail je me rends Ã  l'ambassade de l'Angola. Avant d'entrer dans les locaux, il faut s'inscrire et dÃ©poser sacs et tÃ©lÃ©phone, le tout dans un bordel monstre. C'est le premier qui bouscule l'autre qui passe.

J'entre ensuite dans une salle leine de monde mais j'arrive Ã  asser de suite et un congolais m'aide dans mes dÃ©marches, me laisse mÃªme la monnaie qu'on lui rend. Je prends les formulaires pour le visa mais je dois aller Ã  l'ambassade de France pour qu'on me fasse une note verbale afin d'authentifier mon passeport (bravo le passeport biomÃ©trique). Le visa sera de 5 jours et Ã  renouveler chaque fois 5 jours avant expiration. Cela me paraÃ®t compliquÃ© surtout Ã  vÃ©lo. Je vais tout de mÃªme Ã  l'ambassade de France pour cette note verbale. J'y suis trÃ¨s bien reÃ§u et tout se fera rapidement.

Je passe devant KENIA AIRWAILS pour savoir s'il n'existerait pas un vol KINSHASA / NAIROBI et effectivement il y a un vol tous les jours de la semaine. Je me renseigne sur le prix du billet et l'acheminement de mon vÃ©lo et sa remorque.

L'idÃ©e germe dans ma tÃªte depuis quelques jours. Pourquoi ne pas quitter l'ouest pour rejoindre l'est et continuer Ã  partir de NAIROBI comme prÃ©vu initialement. La traversÃ©e de l'Angola me parait compliquÃ©, visa, contrÃ´le et mauvaises pistes. De plus j'ai envie du KÃ©nia et de la Tanzanie.

Avec cette idÃ©e dans la tÃªte, je dÃ©cide d'aller manger. Je veux Ã©viter un restaurant libanais car Ã  BRAZZA, il n'y avait que Ã§a et ma cantine Ã  cÃ´tÃ© de l'hÃ´tel est libanaise. J'entre dans deux restaurants, pas de chance, c'est libanais.  J'entre dans un troisiÃ¨me, il n'est pas libanais mais indien. Le rabatteur m'explique qu'effectivement en RDC, il y a beaucoup de libanais et d'indiens depuis que les europÃ©ens ont fui la guerre (rÃ©flexion perso : pour exploiter l'Afrique on est lÃ  mais dÃ¨s que Ã§a va mal, comme les rats on quitte le navire).

Ma dÃ©cision est prise et le samedi matin je vais prendre mon billet d'avion. Mon seul problÃ¨me sera de bien emballer Tornado et le supplÃ©ment de poids. Je me rends ensuite Ã  l'aÃ©roport pour plus de prÃ©cision mais KENIA AIRWAILS  est fermÃ©. Je tombe sur Pascal qui, moyennant finance, s'occupe de toute les formalitÃ©s. Il m'aide Ã  emballer Tornado et s'occupera de luis faire passer la douane.

Le dimanche matin, tout est fermÃ© Ã  KIN et j'aurai bien du mal Ã  dÃ©jeuner. Pour tuer l'apres-midi, je prends un taxi pour visiter KINSHASA. Contrairement Ã  BRAZZA, KIN est bien une ville africaine avec cette ambiance particuliÃ¨re. Entre les mendiants et les gardiens (trÃ¨s nombreux), c'est assez pÃ©nible. Ici on ne tend pas la main, on te rÃ©clame directement : donne-moi un dollar, 1000 f. et c'est sans arrÃªt. KIN est aussi une ville oÃ¹ l'arnaque est toujours prÃ©sente, il faut Ãªtre trÃ¨s vigilent. 

A cÃ´tÃ© de l'hÃ´tel, un tacto-pelle est abandonnÃ© dans la rue avec ses quatre routes crevÃ©es. Pas abandonnÃ© pour tout le monde, un clochard y a Ã©lu domicile. La journÃ©e, il se met Ã  l'ombre dessous, Ã  mÃªme le sol et le soir s'il ne pleut pas, il dort sur le capot et s'il pleut, s'installe dans la cabine (photo Ã  l'appui).

Le soir, j'aurai du mal Ã  manger car je n'ai plus de francs congolais et que des billets de 100 dollars. A chaque fois on veut me rendrela monnaie en F. congolais dont je n'ai que faire car demain, je prends l'avion. Heureusement le restaurant indien que je recommande : NEW RELAIS accepte de me rendre la monnaie en dollars et mÃªme de me changer 100 dollars en petites coupures. Sans sa comprÃ©hension ce soir, je me serai couchÃ© sans manger et boire.

A la sortie du resto, le rabatteur ne veut pas que je rentre Ã  l'hÃ´tel Ã  pied, me disant que c'est trop dangereux de se promener la nuit ici. A tord, je fais fi de ses recommandations et je rentre me coucher sans encombres.</description></item><item><title>BRAZZAVILLE / KINSHASA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-16 14:28:11</pubDate><description>Jeudi 6 mai 2010     5 km  cumul : 13 476 km
Denivele : 0

Aujourd'hui, petite etape, en fait, la distance qui separe l'hotel du port.

A mon arrivee sur le port, j'ecarte rapidement toutes les sollicitations qui fusent de toute part, il me faut etre vigilent.

Tout est tres gentil avec moi, les policiers en particulier qui m'expliquent la marche a suivre pour mes formalites de depart : service de l'immigration, achat des billets et montee sur le bateau. J'obtiens meme, avec un peu de mal, l'autorisation de prendre le bateau en photo.

J'avais le choix entre bateau et canot. Le canot est plus rapide et plus cher, je choisi donc le bateau. Il n'est pas vraiment tout neuf et ressemble plus a un bac qu'a un bateau.

Sur le bateau, je suis le seul blanc, il est bien entendu plein, je suis la curiosite et on me questionne beaucoup sur mon velo et mon voyage. 

La traversee dure peut-etre une demi-heure, on m'aide a sortir mon attelage et la, c'est de suite l'euphorie. Je n'arrive pas a avancer, il se forme des groupes autour de moi pour m'interroger sur mon voyage. De temps en temps, un policier siffle, le groupe se disperse et se reforme cinq metres plus loin.

J'effectue mes formalites d'arrivee sans aucun souci. Tout le monde est tres gentil avec moi et je quitte le port sans encombre en ayant deja une vision agreable de la R.D.C.

A la sortie du port, je suis alpague par un rabatteur qui m'indique un hotel pas trop cher ; la vie etant relativement cher ici, je le suis. On charge Tornado et sa remorque danc un 4 X 4 et me voila a la Guest House Tour Eiffel. C'est un hotel tres modeste. Pour monter dans les chambres, il ne faut pas etre trop gros car les escaliers sont tres etroits : heureusement que j'ai bien maigri.

Cet hotel fera finalement l'affaire car il n'est pas cher, c'est propre, il y a de l'eau, la clim et je n'y passe pas mes journees. Je ne suis pas loin du centre et KINSHASA ressemble bien a une ville africaine, rien a voir avec BRAZZA</description></item><item><title>BRAZZAVILLE [REPOS]</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-16 14:07:50</pubDate><description>Dimanche 2 mai 2010
lundi 3 mai 2010
mardi 4 mai 2010
mercredi 5 mai 2010

En premier lieu, je vous informe que je tape sur un clavier anglais donc pas d'accent et des fautes.

Pour changer d'hotel, pas facile car les hotels sont tres cher a Brazza et on me fait tourner en rond. Par deux fois, je me retrouve au point de depart. J'en trouve un finalement dans mes prix, l'accueil est tres sympa et les chambres simples mais propres.

Mon premier boulot, l'ambassade de l'Angola pour faire mon visa. Apres une d'attente, le receptionniste me dit qu'a Brazza on ne fait pas de visa, il faut aller a KINSHASA. Mince, mon plan tombe a l'eau car l'idee est de prendre l'avion pour l'Afrique de l'est si je n'obtiens un visa d'un mois, je verrai donc a KINSHASA.

Ici la guerre civile qui a secoue le pays semble laisser des traces. Brigitte la receptionniste de l'hotel n'arrete pas d'en parler. Elle me parle de sa peur des bombes qui eclataient de partout, de sa fuite a la campagne, de sa mere qu'elle croyait morte sous les bombardements et qu'elle a retrouvee plus tard. D'autres m'en parleront egalement et dix ans apres, le traumatisme est toujours present. d'ailleurs la ville est pleine de militaires qui patrouillent en camion.

BRAZZAVILLE est une ville etrange. j'y retrouve en pire, les costumes, cravattes, pochettes et attache-case du Gabon. Tous ces gens tires a 4 epingles ont du oublier d'ou ils venaient. Ils semblent parodier les europeens dans ce qu'il y a de pire. j'en ai vu un manger son croissant avec fourchette et couteau d'une maniere tres delicate. A cote de tous ces matuvu, la classe pauvre est au chomage et a du mal a manger.

Je passe deux journees a nettoyer Tornado et sa remorque. J'effectue toute les reparations car il a beaucoup souffet sur la piste. J'ai meme de la chance, car a ma grande surprise, dans City Sport [Go Sport] j'ai trouve un compteur et une selle : quelle aubaine.

Il y a beaucoup de commerces tenus par des libanais. On me dit qu'ils sont venus pendant la guerre quand les francais ont deserte le Congo de peur. C'est vrai que malheureusement le libanais, la guerre, il connait. Apparamment ce sont de mauvais employeurs qui payent tres mal et sont durs avec le personnel.

Je vais faire un tour au port pour reperer un peu car jeudi je prends le batequ pour KINSHASA. J,y trouve une faune particuliere, rien a voir dans ce que je vois en ville. Des gens miserables sont tres en attente de je ne sais quoi, peut-etre des refugies de l,autre Congo car au niveau de la stabilite, tout n'est pas encore reglee en R.D.C.

Le fleuve Congo est tres impressionnant a cet endroit, peut-etre cinq kilometres de large ou toutes les navettes de bateau entre BRAZZA et KIN et des pecheurs en pirogue qui ne me donnent pas l'impression de faire des peches miraculeuses.

Finalement, je quitterai BRAZZA avec une impression mitigee. Ce contraste entre ces deux classes dont l'une asservit l'autre me derange un peu. C'est aussi le probleme de la ville comme partout dans le monde. On est si bien a la campagne.

</description></item><item><title>LOUDIMA / BRAZZAVILLE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-04 20:35:02</pubDate><description>Samedi 01 mai 2010   300 km (train OcÃ©an)  cumul : 13 471 km


A 1 h. Roger vient me chercher Ã  la chambre que j'avais trouvÃ© entre temps pour nous etendre dire de revenir Ã  5 h., le train est parti de POINTE-NOIRE avec du retard. Nous retournons nous coucher et Ã  5 h Roger vient encore pour m'aider Ã  charger le vÃ©lo. Le train arrivera finalement autour de 7 h.

On amÃ¨ne avec l'aide d'autochtones Tornado et la remorque en queue de train oÃ¹ il sera chargÃ© n'importe comment au milieu des caisses de poulets, des sacs de manioc et autres. Comment vais-je le retrouver ? en courant, on retrouve la tÃªte du train oÃ¹ on m'installe en premiÃ¨re classe qui n'a de premiÃ¨re classe que le nom. Le wagon est plein, des gens et des tas de sacs dans les allÃ©es oÃ¹ il est quasi impossible de circuler.

Je suis mal installÃ©, debout sur pratiquement une jambe, je me vois mal rester ainsi pendant des heures. Heureusement le contrÃ´leur m'appelle au milieu du wagon, il m'a trouvÃ© une place assise. L'avanage d'Ãªtre blanc mais malgrÃ© l'injustice de la situation, j'accepte.

Je me retrouve au milieu de congolais avec qui bien sÃ»r je sympathise. Nous alternons mutuellement les places assises et debout. Le train s'arrÃªtera de partout, dans la moindre gare et restera Ã  chaque fois un long moment Ã  l'arrÃªt. Autour du train, c'est un bisness incroyable de nourriture et de boissons qui s'exÃ©cute. Comme c'est samedi, je suppose, beaucoup d'enfants vendent 3 figues, 2 oranges et de l'eau glacÃ©e, il faut dire que dans le train il fait une chaleur horrible, je suis complÃ¨tement trempÃ© de transpiration.

J'essaye de prendre des photos discrÃ¨tement en me faisant rappeler Ã  l'ordre plusieurs fois par les gendarmes. Le train est bourrÃ© de militaires avec mitraillette pour le sÃ©curiser car des rebelles l'attaquent parfois. MÃªme le contrÃ´leur est accompagnÃ© de miligaires armÃ©s pour vÃ©rifier les billets.

De temps en temps le train s'arrÃªte en campagne, on ne sait pourquoi et repart un moment aprÃ¨s. Dans le wagon, c'est l'ambiance et les gens ne semblent pas s'impatienter, on mange, on boit, on change mÃªme les enfans, on les allaite, la vie quotidienne quoi.

On espÃ¨re arriver Ã  BRAZZA vers 19/20 h. C'Ã©tait sans compter sur un arrÃªt impromptu de trois heures en pleine campagne. Aucune explication et personne ne s'Ã©nerve. J'explique d'ailleurs aux gens Ã©tonnÃ©s qu'en France si le train a 15 minutes de retard, c'est de suite un scandale et on demande le remboursement du billet, autres lieux, autres moeurs. A la fenÃ¨tre, j'interpelle quelqu'un qui passe et il m'explique que le train Ã©tant parti en retard, le chauffeur est allÃ© se coucher pour se reposer et faire sa coupure par sÃ©curitÃ©.

Dans le wagon, une chorale fÃ©minine, encouragÃ©e par un pasteur se met en place, c'est sympa. Des marchands de vin de palme passe dans le wagon et nous aurons droit au vin de palme pour patienter. Au final, nous arriverons Ã  23 h passÃ©es. Au fait, dans le wagon d'Ã  cÃ´tÃ©, j'ai retrouvÃ© Tommy mon japonais, dÃ©cidÃ©ment.

Il m'aidera ainsi Ã  rÃ©cuperer mon vÃ©lo et raccrocher mon attelage. Hormis le garde-bue arriÃ¨re destroy, je n'ai pas l'air d'avoir trop de dÃ©gats. J'essaye de me dÃ©pÃ©cher de quitter cet endroit apparemment truffÃ© de voleur. En traversant les rails, la roue de la remorque se cavale, c'est bien le moment et dans le noir. Heureusement, Tommy est encore avec moi pour m'aider.

Enfin sorti sans encombre de la gare, on m'indique un hÃ´tel non loin. Au premier rond-point, un policier m'arrÃªte, me demande ce que je chercher et lui signifie que je vais juste Ã  l'hÃ´tel Ã  100 m de lÃ . Il insiste pour m'y accompagner car nous sommes lÃ  pour la sÃ©curitÃ© des touristes. En fait, il demandera sa commission Ã  l'hÃ´telier. Il veut absolument fouiller ma remorque, il pourrait y avoir une bombe dedans. Bien entendu ensuite il me rÃ©clame de l'argent que je ne veux absolument pas lui donner. Il insiste, je refuse et repart trÃ¨s mÃ©content ; je n'ai pas intÃ©ret Ã  le retrouver.

L'hÃ´tel n'est pas terrible, un peu sale et pas d'eau Ã  l'Ã©tage alors qu'une douche aurait Ã©tÃ© aprÃ©ciable aprÃ¨s ce long voyage. Heureusement, l'accueil est trÃ¨s sympa mais demain, je chercherai un hÃ´tel plus confortable et surtout avec un endroit pour rÃ©parer Tornado car il a un peu souffert ces derniers jours.</description></item><item><title>DOLISIE / LOUDIMA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-04 19:51:58</pubDate><description>Vendredi 30 avril 2010     57 km  cumul : 13 171 km
DÃ©nivelÃ© : 515 m

J'avais prÃ©vu de ne pas partir de bonne heure et je me suis dÃ©brouillÃ© avec le cuisinier afin qu'il me prÃ©pare le petit dÃ©jeuner pour 6 h 30 et un dÃ©part Ã  7 h. Pas de problÃ¨me m'a-t-il dit. Toujours est-il que ce matin je dÃ©marre sans dÃ©jeuner, ce qui n'est pas du tout dans mes habitudes. MoralitÃ©: ne jamamis faire confiance en Afrique.

Par expÃ©rience je demande ma route rÃ©guliÃ¨rement afin de m'assurer que je suis dans le bonne direction. au dernier embranchement, je demande Ã  un policier qui m'envoie droite en m'avertissant qu'il y a beaucoup de mares. Qu'est-ce que Ã§a veut dire ?

J'arrive de suite sur une piste en latÃ©rite pas terrible et dire que je suis sur la route principale du Congo : POINTE-NOIRE / BRAZZAVILLE, la RN 1. Premier constat, Ã  part en ville il n'y a aucune route goudronnÃ©e au Congo.

Je dÃ©marre donc au milieu d'une forÃªt luxuriante et des flaques d'eau de temps en temps. Le policier a certainement exagÃ©rÃ©. Et non, car les flaques d'eau se transforment rapidement en mares d'eau et de boue. Je m'enfonce dans la boue qui heureusement est trÃ¨s humide et ne colle pas trop. Parfois, je passe dans l'eau au risque de me casser la figue au milieu d'un mare, parfois je passe Ã  pied en trainant Tornado et sa remorque me donnant l'impression d'un Ã¢ne qui ne veut pas avancer. Il y a beaucoup plus de circulation que sur l'autre piste et je suis souvent obligÃ© de me ranger sur le cÃ´tÃ© pour laisser passer les vÃ©hicules qui m'avertissent Ã  grands coups de klaxon.

Une fois, je pensais pouvoir passer mais au milieu, j'ai de l'eau jusqu'au milieu de sacoches et je suis obligÃ© de reculer : voyez le tableau. Je cherche Ã  passer sur le cÃ´tÃ© mais je m'enfonce dans la boue. Je suis obligÃ© de dÃ©crocher et de tout traverser Ã  bout de bras avec de l'eau jusqu'aux genoux. Je patauge vraiment dans la gadoue.

Je fatigue et j'en ai marre (pas mare) mais je n'ai pas le choix, il me faut avancer. Pour corser le tout, il y a du relief et j'ai mÃªme un passage Ã  30 % et croyez-moi j'ai besoin de toutes mes forces pour hisser le vÃ©lo en haut de la cÃ´te dans la boue.

De temps Ã  autre, des camions lourdement chargÃ©s, embourbÃ©s jusqu'aux essieux sont coincÃ©s et essayent de s'en sortir mais je ne sais pas s'ils y arriveront. J'ai l'impression de vivre un cauchemar.

MalgrÃ© tout j'avance mais dans les rares villages, les informations sont dirrÃ©rentes et on m'annonce 20 km pour LOUDIMA et aprÃ¨s 7 Ã  8 km, il me reste encore 8 km (ce qu'il faut savoir, c'est que depuis quelques jours, je n'ai plus de compteur et jusqu'Ã  prÃ©sent, je savais que je tournais Ã  10 km/h de moyenne, arrÃªts compris mais lÃ , je n'ai plus aucun repÃ¨re). 

A un petit village on m'interpelle en me signalant un raccourci pour LOUDIMA. Si tu prends la piste normale, c'est plus long et il y a beaucoup d'eau. Je ne suis pas plus royaliste que le roi et j'optempÃ¨re. A ce moment, un cycliste me demande de la suivre car il va Ã  LOUDIMA. C'est Roger, l'instituteur de ce village qui rentre chez lui aprÃ¨s la classe. Finalement nous prenons un piste trÃ¨s Ã©troite, un peu boueuse certes mais si c'est un raccourci. Qu'il y moins d'eau, c'est une vue de l'esprit car de l'eau, j'en aurai aussi. Je navigue sur une piste trÃ©s Ã©troite, sur deux bandes de roulement Ã  peine large de 20 cm, il me faut viser juste. Le raccourci me semble trÃ¨s long, il est vai que nous n'avanÃ§ons pas trÃ¨s vite.

Nous arrivons avec Roger Ã  LOUDIMA et me mÃ¨ne Ã  un hÃ´tel qui affiche complet. J'offre une biÃ¨re Ã  Roger et nous discutons longuement, en particulier sur la situation politique du Congo oÃ¹ Roger n'a pas trop l'air d'accord avec le pouvoir en place. Il me parle beaucoup de chomage chez les jeunes et de son pays qui n'avance pas. Il me met surtout en garde de ne pas aller Ã  BRAZZA Ã  vÃ©lo, il me faut absolument prendre le train. Dans le dÃ©partement qu'il appelle le Pool (j'ignone comment Ã§a s'Ã©crit) sÃ©vit encore des rebelles qui ont Ã©tÃ© lachÃ©s par leur chef devenu ministre. Il me dit qu'ils attaquent mÃªme le train et que ce serait dangereux pour moi de traverser ce dÃ©partement. Ce ne sont que des jeunes perdus qui n'hÃ©sitent pas Ã  tuer pour voler, ce qui me sera confirmÃ© par d'autres par la suite. De toute maniÃ¨re, on m'anonce une piste encore plus mauvaise, ma dÃ©cision est prise, je prendrai le train.

Roger trÃ¨s gentil veut absolument m'assister pour prendre le train. En attendant, je l'invite Ã  manger avec moi du poisson (genre de dorade) et manioc. Il m'en coutera 2000 f pour les deux. Nous prenons rendez-vous Ã  19 h pour aller Ã  la gare. A la gare, on nous dit de venir vers 1 h du matin et on verra si on peut charger mon vÃ©lo et je prendrai le bille aprÃ¨s.</description></item><item><title>KIBANGOU / DOLISIE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-02 19:30:43</pubDate><description>Mercredi 28 avril 2010
Jeudi 29 vril 2010       100 km (50 Ã  vÃ©lo et 50 en camion)  cumul : 13 114 km
DÃ©nivelÃ© : 630 m

Il a bien plu cette nuit, je redoute le pire sur la piste. J'ai passe la nuit en bonne compagnie. Un moment, j'ai senti une bÃªte sur le visage et ce matin au rÃ©veil il y avait un souris dans mon lit, malheureusement, ce n'Ã©tait pas une souris humaine mais un petit souriceau.

La piste a l'air d'avoir bien supportÃ© la pluie et je n'ai aucun problÃ¨me. Seul la tÃ´le ondulÃ©e me pose problÃ¨me, j'ai l'impression d'Ãªtre sur un bateau mais avec l'amortissement de l'eau en moins.

Le paysage est absolument magnifique, fait de collines herbues Ã  perte de vue et ce sera ainsi tout la journÃ©e. J'espÃ¨re que les photos seront belles pour vous en faire profiter. J'arrive Ã  un fleuve trÃ¨s large, le fleuve Niari qu'un pont Ã©troit et long traverse. 

La piste continue d'Ãªtre aussi pÃ©nible, beaucoup de tÃ´le ondulÃ©e et je suis un peu saturÃ©, d'autant que mon postÃ©rieur et le pÃ©rinÃ© me font un peu souffir. En un mot, je sature un peu et je dÃ©cide d'arrÃªter le prochain camion. Ce sera chose faite au bout de 50 km. On charge Tornado et sa remorque dans le camion avec les passagers et comme je suis blanc, je vais en cabine avec le chauffeur. 

Le voyage sera trÃ¨s agrÃ©able avec le paysage magnifique, des arrÃªts dans les villages et un chauffeur sympathique. A l'entrÃ© de DOLISIE, on me laisse avec des gendarmes et l'un d'eux prendra un taxi pour m'accompagner dans un hÃ´tel. Je pense qu'il touche quelque chose mais ce n'est pas mon problÃ¨me.

DOLISIE est un ville assez importante (la troisiÃ¨me du Congo) mais la centrale qui fournit l'Ã©lectricitÃ© est en panne et il n'y a pas plus de courant que dans la campagne. C'est donc ratÃ© pour internet. Depuis le Gabon internet me pose vraiment des problÃ¨mes.

Apprarament, je n'ai donc aucune raison de rester ici un jour de plus mais il y a ici le consult de l'Angola, pourquoi ne pas me renseigner et faire mon visa ici. Je reste donc une journÃ©e de plus pour m'entendre dire aprÃ¨s une heure d'attente que finalement ils ne dÃ©livrent pas de visa : chou blanc. Je n'ai pas trop de regret car il pleut ce jeudi depuis 6 heures du matin.

En fin d'aprÃ¨s-midi, je fais la connaissance d'ArsÃ¨ne qui travaille pour la sociÃ©tÃ© pÃ©troliÃ¨re Sud Africaine : PUMA. Il me propose son bureau pour aller sur internet, ce qui m'aura permis de mettre mon site un peu Ã  jour. Merci ArsÃ¨ne, tu est bien sympa.</description></item><item><title>KIBANGOU / DOLISIE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-02 19:30:32</pubDate><description>Mercredi 28 avril 2010
Jeudi 29 vril 2010       100 km (50 Ã  vÃ©lo et 50 en camion)  cumul : 13 114 km
DÃ©nivelÃ© : 630 m

Il a bien plu cette nuit, je redoute le pire sur la piste. J'ai passe la nuit en bonne compagnie. Un moment, j'ai senti une bÃªte sur le visage et ce matin au rÃ©veil il y avait un souris dans mon lit, malheureusement, ce n'Ã©tait pas une souris humaine mais un petit souriceau.

La piste a l'air d'avoir bien supportÃ© la pluie et je n'ai aucun problÃ¨me. Seul la tÃ´le ondulÃ©e me pose problÃ¨me, j'ai l'impression d'Ãªtre sur un bateau mais avec l'amortissement de l'eau en moins.

Le paysage est absolument magnifique, fait de collines herbues Ã  perte de vue et ce sera ainsi tout la journÃ©e. J'espÃ¨re que les photos seront belles pour vous en faire profiter. J'arrive Ã  un fleuve trÃ¨s large, le fleuve Niari qu'un pont Ã©troit et long traverse. 

La piste continue d'Ãªtre aussi pÃ©nible, beaucoup de tÃ´le ondulÃ©e et je suis un peu saturÃ©, d'autant que mon postÃ©rieur et le pÃ©rinÃ© me font un peu souffir. En un mot, je sature un peu et je dÃ©cide d'arrÃªter le prochain camion. Ce sera chose faite au bout de 50 km. On charge Tornado et sa remorque dans le camion avec les passagers et comme je suis blanc, je vais en cabine avec le chauffeur. 

Le voyage sera trÃ¨s agrÃ©able avec le paysage magnifique, des arrÃªts dans les villages et un chauffeur sympathique. A l'entrÃ© de DOLISIE, on me laisse avec des gendarmes et l'un d'eux prendra un taxi pour m'accompagner dans un hÃ´tel. Je pense qu'il touche quelque chose mais ce n'est pas mon problÃ¨me.

DOLISIE est un ville assez importante (la troisiÃ¨me du Congo) mais la centrale qui fournit l'Ã©lectricitÃ© est en panne et il n'y a pas plus de courant que dans la campagne. C'est donc ratÃ© pour internet. Depuis le Gabon internet me pose vraiment des problÃ¨mes.

Apprarament, je n'ai donc aucune raison de rester ici un jour de plus mais il y a ici le consult de l'Angola, pourquoi ne pas me renseigner et faire mon visa ici. Je reste donc une journÃ©e de plus pour m'entendre dire aprÃ¨s une heure d'attente que finalement ils ne dÃ©livrent pas de visa : chou blanc. Je n'ai pas trop de regret car il pleut ce jeudi depuis 6 heures du matin.

En fin d'aprÃ¨s-midi, je fais la connaissance d'ArsÃ¨ne qui travaille pour la sociÃ©tÃ© pÃ©troliÃ¨re Sud Africaine : PUMA. Il me propose son bureau pour aller sur internet, ce qui m'aura permis de mettre mon site un peu Ã  jour. Merci ArsÃ¨ne, tu est bien sympa.</description></item><item><title>NYANGA / KIBANGOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-02 19:13:45</pubDate><description>Mardi 27 avril 2010      92 km  cumul : 13 014 km
DÃ©nivelÃ© : 340 m

Comme tous les matins, je dÃ©marre Ã  6 h aprÃ¨s mon petit dÃ©jeuner Ã  la frontale pour une belle Ã©tape longue mais qui sera relativement plate.

L piste est relativement bonne, un peu de tÃ´le ondulÃ©e, des cailloux mais je m'en accomode. Le seul souci, le veille, la rÃ©paration de la selle n'a pas tenue. Pire, j'ai perdu la vis et le mÃ©canisme qui tient le cuir de la selle. ConsÃ©quence, je pÃ©dale sur un morceau de cuir posÃ© sur deux rails en acier. Ce n'est pas trÃ¨s confortable mais je n'ai pas le choix. Je verrai Ã  Brazza pour solutionner.

Je pÃ©dale au milieu de ces herbes. C'est assez magique, cette absence de forÃªt et toute cette herbe plus haute que moi. C'est finalement aussi imprÃ©nÃ©trable que la forÃªt.

Ici quand je traverse les villages, si l'accueil est toujours aussi sympa, je sens malgrÃ© tout les gens un peu sauvage. Une femme avec un fardeau sur le dos, attend son mari en me voyant. Certains gamins se cachent de peur dÃ¨s qu'ils me voient. J'ai mÃªme fait courir devant moi un gamine morte de peur, essayer de rejoindre sa mÃ¨re en criant ; elle avait mÃªme perdu ses chaussures et continuait Ã  courir.

De toute la matinÃ©e, je n'ai pas encore vu un vÃ©hicule. J'entends un camion, je m'arrÃªte pour le laisser passer et c'est le camion de mon japonais qui a dÃ» rester une journÃ©e de plus Ã  NGONGO. Il faut savoir qu'ici, il n'y a pas de taxi-brousse. Ce sont les camions qui transportent les gens avec leurs bagages, le plus souvent de grands sacs de manioc. C'est assez impressionnant, de voir tous ces gens entassÃ©s sur les camions au dÃ©fit de toute sÃ©curitÃ©.

Au village suivant, je rattrape camion arrÃªtÃ© pour prendre d'autres passagers. J'en profite pour discuter avec Tommy et prendre quelques photos.

J'arrive finalement Ã  KIBANGOU oÃ¹ je trouverai une chambre gÃ©rÃ©e par une missions catholique. Bien sÃ»r pas d'Ã©lectricitÃ© comme dans tous les villages mais j'aurai de l'eau dans un seau pour me laver.

Je visite l'Ã©gise juste Ã  cÃ´tÃ© oÃ¹ la cloche est remplacÃ©e par une jante de camion come dans beaucoup d'endroit que j'avais dÃ©jÃ  observÃ©.

Le repas ce sera avocat, cuisses de poulet achetÃ©s au bord de la route. Ici, il n'y a pas de restaurant et d'ailleurs juste une Ã©picerie oÃ¹ je peux faire mes courses pour demain.

Je croyais arriver dans une petite ville, en fait ce n'est mÃªme pas un gros village. DÃ©cidÃ©ment depuis quelques jours, je suis en pleine sauvagine.
</description></item><item><title>NGONGO / NYANGA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-02 18:57:32</pubDate><description>Lundi 26 vril 2010       49 km  cumul : 12 922 km
DÃ©nivelÃ© : 525 m

Quand je dÃ©marre Ã  6 h, mon japonais qui devait prendre le camion Ã  4 h est encore lÃ . J'ai bien peur qu'il ait ratÃ© le camion oÃ¹ qu'il ne passera pas.

La piste est dans un piteux Ã©tat, cailloux, cailloux mÃªme si elle s'amÃ©liore par la suite oÃ¹ j'ai droit Ã  de la tÃ´le ondulÃ©e. Vous connaissez le principe de la tÃ´le ondulÃ©e, il faut y rouler trÃ¨s vite pour ne pas en sentir l'effet mais en vÃ©lo, c'est compliquÃ©.

Sur la route, je ne vois personne, pas Ã¢me qui vive, pas de circulation. Heureusement de temps Ã  autre, je traverse un village et Ã  chaque fois c'est impressionnant. tout le monde me dit bonjour, veut que je m'arrÃªte. Les enfants me crient aprÃ¨s et tentent de m'accompagner en courant. Ca me change vraiment du Gabon car ici, je suis sans arrÃªt en train de dire bonjour.

Je suis en pleine savane, telle que je l'imaginais. La forÃªt  a pratiquement disparue, le sol est couvent de hautes herbes Ã  perte de vue.

J'arrive enfin Ã  NYANGA oÃ¹ il n'y a vraiment pas grand chose. On m'indique le seul hÃ´tel au bord du fleuve. J'y accÃ¨de par un petit sentier pas trÃ¨s commode Ã  vÃ©lo. L'impression est trÃ¨s mitigÃ©e. L'accueil pas terrible et l'hÃ´tel est trÃ¨s sale. pour accÃ©der Ã  la baignoire car il y a une baignoire, il faut enlever les toiles d'araigners. Pas d'Ã©lectricitÃ©, pas d'eau. Om me branche le groupe pour 30 minutes mais l'eau n'arrive pas. Tant pis que l'on m'amÃ¨ne un seau d'eau. Je rÃ©clame une serviette, un savon mais j'ai l'impression de dÃ©ranger. Je pends la dÃ©cision de remballer et de quitter les lieux. C'est la premiÃ¨re fois que je perds patience et en ce moment, il m'en faut car je commence Ã  connaÃ®tre l'Afrique. 

Je retourne au village et bien m'en prend car je trouve une chambre avec un simple lit et une moustiquaire. Je fais donc connaissance de Ousmane et Brunel. Au village, il n'y a plus de biÃ¨re et Ã  coup de moto, nous nous retrouvon Ã  l'extÃ©rieur du village iÃ¹ il ne reste que 5 biÃ¨res. 

Ensuite nous allons manger chez Ousmane oÃ¹ sa femme nous a prÃ©parÃ© de l'antilope, su silure et du manioc. Il faut ensuite se laver et Ã  moto sur une piste de 7 km, nous allons nous baigner Ã  la riviÃ¨re. Et lÃ , c'est un enchantement. Une eau limpide coule en petites cascades. L'endroit est magnifique, en pleine forÃªt. L'eau me fait des massages trÃ¨s agrÃ©ables. Je ne regrette pas ma dÃ©cision d'avoir quitter l'hÃ´tel.

La fin d'aprÃ¨s-midi se passera Ã  discuter devant les magasins d'Ousmane et de Brunel oÃ¹ j'aurai le chic d'attirer les ivrognes du village pour leur payer Ã  boire, chose que je ne ferai pas. Je me couche de trÃ¨s bonne heure tout content une fois de plus de l'accueil congolais.</description></item><item><title>NDENDE / NGONGO(frontière)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-02 18:39:23</pubDate><description>dIMANCHE 25 AVRIL 2010     50 KM  Cumul : 12 873 km
DÃ©nivelÃ© : 120 m

Je quitte NDENDE sans regret, sachant que je vais enfin quitter le Gabon, mais ce ne sera peut-Ãªtre pa mieux au Congo, enfin je verrai.

La piste est toujours en excellent Ã©tat et relativement plate. Mais une piste est toujours une piste, c'est assez fatiguant d'y progresser.

Je suis dans un paysage de savane avec de hautes herbes comme je l'imaginais bien. De temps Ã  autre, des marigots de chaque cÃ´tÃ© de la piste oÃ¹ j'espÃ¨re en vais y voir des animaux. Des animaux, en l'occurence les chiens ont maintenant fait leur apparition. AprÃ¨s les chiens sauvages du Sahara Occidental, ils avaient pratiquement disparu en Afrique de l'ouest. J'en ai retrouvÃ© dans tous les villages du Cameroun mais dormaient au bord de la route. Ici au Gabon, c'est comme-ci ils avaient dÃ©teints qur la population. Ils sont trÃ¨s agressifs et dans chaque village il me faut rester vigilant et mÃªme m'arrÃªter assez souvent.

A l'entrÃ©e d'un village, un gabonais est en train d'extraire du vin de palme d'un palmier. Je m'arrÃªte pour prendre des photos et avoir des explications. Le palmier est abattu. Le tronc est creusÃ© avec un petit orifice Ã  la base sous lequel est placÃ© un petit bidon. La sÃ¨ve (le vin de palme) s'Ã©coule dans le jerickan et l'intÃ©rieur est coupÃ© dÃ¨s que la sÃ¨ve ne s'Ã©coule plus. Cela peut durer plusieurs jours. Dans ce qu'on appelle le vin de palme, on met un morceau de bois amer qui lui donne ce goÃ»t particulier. Le monsieur en question m'explique gentiment tout Ã§a et un autre me dit que c'est dieu qui leur a donnÃ© ce vin de palme, nous sommes bien en Afrique oÃ¹ l'on fait toujours rÃ©fÃ©rence Ã  dieu.

La piste de dÃ©tÃ©riore et la latÃ©rite est remplacÃ©e par de la terre et des cailloux. MalgrÃ© l'incofort (pour mes fesses) de la piste, je prÃ©fÃ¨re Ã§a Ã  une piste sablonneuse. Heureusement nous sommes dimanche, il n'y a pas de circulation car la piste trÃ¨s Ã©troite ne permettrit pas Ã  un vÃ©lo et un voiture de se croiser. Je suis au milieu de hautes herbes donnant une Ã©trange sensation. Je trouve le coin magnifique, j'espÃ¨rs bien que les photos rendront.

La frontiÃ¨re gabonaise se passe sans problÃ¨me et je ne suis plus au Gabon. J'ai trois contrÃ´les diffÃ©rents pour pÃ©nÃ©trer au Congo aprÃ¨s 50 km de piste. Devant me surprise des ces nombreux contrÃ´les, on m'explique que ce pays Ã©tait en guerre il y a peu et que c'est pour notre sÃ©curitÃ©. J'apprends Ã©galement qu'on peut faire le visa Ã  la frontiÃ¨re. J'aurai ainsi pu Ã©viter LIBREVILLE, il faut que j'informe Xavier.

Ma selle qui a plus de 30 ans (une vieille amie de 30 ans) commence Ã  partir en vrille, je dÃ©cide donc de rester lÃ  pour rÃ©parer d'autant que le prochain bled est Ã  50 km.

Je trouve ce qu'on peut appeler un hÃ´tel, un simple lit sans rien d'autre. Ce sera 2000 F. ou 3000 avec l'Ã©lectricitÃ©. Je prends l'option Ã  3000 car il y un ventilateur. Le seul problÃ¨me c'est que je n'aurai peut-Ãªtre l'Ã©lectricitÃ© que ce soir et le ventilateur ne marche pas.

La veille, j'avais comme voisin de chambre un jeune japonais qui traverse l'Afrique avec sac Ã  dos et en bus. Je le retrouve dans ce village et l'invite Ã  partager un plat de spaguetti que je me fais cuire. Il a l'air de s'Ãªtre rÃ©galÃ© et comme il parle un franÃ§ais, nous pouvons deviser. DÃ©cidÃ©ment, ce village d'un autre bout du monde est trÃ¨s international aujourd'hui.

Comme hier, je passe mon temps Ã  trainer en attendant que l'heur tourne et que le temps se rafraÃ®chisse. Je vais me laver Ã  la riviÃ¨re, des jeunes fills s'y baignent aprÃ¨s avoir fait la vaisselle. Je me lave juste Ã  cÃ´tÃ©, ici c'est comme Ã§a. Vous verrez d'ailleurs les photos. 

Ce soir le restaurant (??) sera ouvert mais comme on n'a pas livrÃ© le poisson d'eau douce, ce sera manioc, un point c'est tout. DÃ¨s que nous avons fini de manger, le propriÃ©taire nous demande gentiment de nous mettre sur le cÃ´tÃ© afin qu'il puisse installer la tÃ©lÃ©vision et ainsi tout une partie du village pourra regarder France 24. Bien sÃ»r prÃ¨s avoir mis son groupe Ã©lectrogÃ¨ne en route car dans ce village, il n'y a pas l'Ã©lectricitÃ©.
</description></item><item><title>MOUILA / NDENDE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-02 18:12:18</pubDate><description>Samedi 24 avril 2010      77 km  cumul : 12 823 km
dÃ©nivelÃ© : 255 m

AprÃ¨s une journÃ©e de repos, je repart en pleine forme pour ma derniÃ¨re journÃ©e gabonaise. Je n'ai pas de regret de quitter ce pays qui ne me laissera pas un souvenir impÃ©rissable.

Hier, il n'a pas plu et le soleil est de la partie. La piste tout en latÃ©rite est en excellent Ã©tant mais je ne vous dis pas la poussiÃ¨re que je prends chaque fois qu'un vÃ©hicule me double ou me croise. Heureusement, j'ai mon masque achetÃ© au Burkina et les lunettes que j'avais prÃ©vu pour le sable dans le dÃ©sert. si j'ai dÃ©jÃ  l'air d'un extra-terrestre avec mon vÃ©lo et ma remorque, avec mes lunettes et mon masque, ce doit Ãªtre encore pire.

Je m'arrÃªte pour ravitailler et je vois un peu plus loin un taxi-brousse dans le dÃ©cor qui a dÃ» faire plusieurs tonneaux. Un gabonais qui s'Ã©tait arrÃªtÃ© pour discuter m'apprend que c'est arrivÃ© ce matin. C'est un tax-brousse qui amenais des gens Ã  un mariage et il y aurait eu trois morts. Lorsque les gens s'Ã©tonnaient de mon voyage en frique et des risques que cela comportait. En fait oÃ¹ je risque le plus, c'est quand je prends un taxi ou un taxi-brousse.

La piste facile et le relief relativement plat me fait arriver Ã  NDENDE autour de 12 k 30 dans ce village du bout du monde, plus du bout du Gabon. J'arrive dans un hÃ´tel trÃ¨s rustique oÃ¹ on me regarde comme un zombi. C'est vrai que je suis dans le Gabon profond. Je m'installe dans le restaurant pour manger un plat de spaguettis. Une trentaine d'enseignant en formation arrivent, un seul me dira bonjour. Pire, quatre s'installent Ã  ma table sans mÃªme me regarder. Cela confirme bien ce que je pends des gabonais. Je maintiens le Gabon Ã  la derniÃ¨re place au hit parade des pays que j'ai traversÃ©s.

J'ai toute l'aprÃ¨s-midi pour trainer et ce sera long car la chambre n'est pas trop confortable et il fait trÃ¨s chaud. Je suis Ã  une trentaine de bornes de la frontiÃ¨re du Congo et demain, j'entre dans mon treiziÃ¨me pays.</description></item><item><title>FOUGAMOU / MOUILA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-02 17:58:50</pubDate><description>Jeudi 22 avril 2010        107 km  cumul : 12 746
DÃ©nivelÃ© : 355 m

Il a beaucoup plu toute la nuit. J'ai fait l'erreur de laisser quelques affaires sÃ©cher sur la terrasse couverte mais la pluie soufflant en rafale a tout mouillÃ©, le prochaine fois, je serai plus vigilant. Comment vais-je trouver la piste ce matin ? En fait, la latÃ©rite se comporte bien, il me faut juste slalomer entre les flaques d'eau.

Depuis NDJOLE, om m'annonce un cycliste avec des sachoches. Bernard l'a vu passer Ã  NDJOLE la veille de mon dÃ©part et rÃ©guliÃ¨rement on me signale le passage de mon frÃ¨re quelques heures avant moi. J'arrive dans un village et on me dit que mon frÃ¨re est ici, qu'il n'a pas dÃ©marrÃ©. Je m'arrÃªte Ã  la sortie du village pour ravitailler et le fameux cycliste arrive. C'est un jeune hollandais qui vient de terminer ses Ã©tudes et rejoins LE CAP avant de se mettre au travail, dÃ©marche assez classique. Il est sympa et parle trÃ¨s bien le franÃ§ais. Il dort rÃ©guliÃ¨rement dans la brousse et nous avanÃ§ons pratiquement au mÃªme rythme mais nous ne dormons pas aux mÃªmes endroits. Il repart et je reste un peu pour finir de ravitailler et prendre quelques photos.

La piste se dÃ©tÃ©riore et la latÃ©rite fait place Ã  de la boue collante. C'est de plus en plus compliquÃ© d'avancer car la boue se coince de partout, en particulier sous les garde-boue. Je ratrappe mon hollandais qui prend la dÃ©cision de dÃ©monter ses garde-boue. Quant Ã  moi, pour l'instant Ã§a passe mais pas pour longtemps. Je suis complÃ¨tement coincÃ© et dÃ©gage la boue Ã  l'aide d'un bÃ¢ton que je trouve dans cette forÃªt sans problÃ¨me et je m'arrÃªterai plusieurs fois pour recommencer l'opÃ©ration assez pÃ©nible. Je ne vois pas mon hollandais revenir et je le reverrai plus, peut-Ãªtre un autre jour ! 

La latÃ©rite rÃ©apparait, le soleil sÃ¨che vite la piste, Ã§a avance mieux. En parlant de soleil, il commence Ã  faire trÃ¨s chaud et trÃ¨s soif. La veille Ã  cause du vin de palme, je n'ai pas fait mes courses. Je suis parti avec de l'eau du robinet mais en quantitÃ© insuffisante. Je vais payer cette erreur casch et la fin de la journÃ©e sera trÃ¨s pÃ©nible. 

Petit Ã  petit, la forÃªt fait place Ã  la savane, le paysage est toujours vert mais c'est maintenant de l'herbe. J'arrive Ã  MOUILA vers 16 h. et un peu cuit car les piste est assez usante, entre les cailloux et la tÃ´le ondulÃ©e. Et 107 km tout en piste, ce n'est pas mal pour un petit cycliste comme moi. Je suis complÃ¨tement, tout comme Tornado, tout couvert de boue. Je dÃ©cide donc de rester un jour de plus Ã  MOUILA pour nettoyer tout Ã§a. La remorque et Tornado ont besoin d'une bonne toilette et d'un bon graissage. Je trouve d'ailleurs un hÃ´tel trÃ¨s sympa, l'hÃ´tel du Lac Vert oÃ¹ on m'installera un tuyau pour nettoyer mon attelage.</description></item><item><title>LAMBARENE / FOUGAMOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-02 17:40:26</pubDate><description>Mercredi 21 avril 2010      92 km  cumul : 12 639 km
DÃ©nivelÃ© : 580 m

Je dÃ©marre Ã  6 h. car j'ai une journÃ©e de prÃ¨s de 100 km dont la moitiÃ© en latÃ©rite comme annoncÃ© depuis plusieurs jours.

En fait je vais faire 60 km d'une route superbe, sans trop de montÃ©e. La vallÃ©e est assez large et la forÃªt toujours prÃ©sent est beaucoup moins oppressante. Les villages sont trÃ¨s nombreux, se touche carrÃ©ment et chaque fois fait de maisons en bois, souvent dÃ©labrÃ©es. 

Je traverse les villages en saluant Ã©normÃ©ment, ce qui me change du Gabon que je connais jusqu'Ã  prÃ©sent. A propos du Gabon, il faut savoir que dans mon classement des pays, il est actuellement bon dernier, classement il est vrai subjectif. Le gabonais dit rarement bonjour, ils se complaisent en costume cravatte et belle voiture. J'ai Ã©galement remarquÃ© en ville un nombre impressionnant de burocrate. Tout Ã§a m'est confirmÃ© par les gens avec qui je peux en parler. Le gabonais est tÃ¨s peu travailleur, il estime qu'il n'a besoin de personne, d'oÃ¹ sont attitude.. C'est un pays trÃ¨s peu peuplÃ© (1,3 million d'habitants), trÃ¨s riche dans son sous-sol, fait que de forÃªt. A ce jour, je languis de quitter ce pays qui ne me laisse pas une bonne impression. Il ne faut tout de mÃªme pas gÃ©nÃ©ralisÃ© non plus car j'y ai tout de mÃªme rencontrÃ© des gens intÃ©ressants.

Revenons Ã  nos moutons. D'un seul coup, sans prÃ©venir, allez savoir pourquoi la route s'arrÃªte et fait place Ã  une excellent piste. C'est un bonne surprise pour moi car avec la remorque, je redoute toujours les pistes. DeuxiÃ¨me bonne surprise, et elles rares sur les routes en Afrique, elle ne durera que 20 km alors qu'on m'avait promis plus du double.

La piste sera bientÃ´t goudronnÃ©e et fait Ã©tonnant, ce ne sont pas les chinois qui ont le chantier mais des espagnols avec qui j'ai l'occasion de discuter. Le goudron reprend ses droits et j'arrive enfin Ã  FOUGAMOU.

FOUGAMOU est une ville bizarre comme souvent ici, faite de quartier et il n'y a pas vraiment de centre ville. Je trouve un hÃ´tel sympa et bien tenu, je m'y installe. Ce sera l'occasion de rencontrer deux jeunes, Francis et GrazÃ©lia avec qui je bois une biÃ¨re. Ensuite ils m'invitent dehors pour boire le vin de palme avec quatre gabonais. Nous resterons plus de deux heures Ã  discuter bien entendu de mon voyage mais aussi du Gabon et de ses problÃ¨mes. Nous parlerons aussi de tÃ©lÃ©phone mobile car Francis et GrazÃ©lia tavaillent pour l'opÃ©rateur Zain. Je me couche tranquille car le vin de palme, c'est bon mais il ne faut pas en abuser.</description></item><item><title>LAMBARENE (ARRET)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-05-02 17:24:18</pubDate><description>Mardi 20 avril 2010

J'avais l'intention de changer d'hÃ´tel mais le matin, je suis plus calme, d'autant que la rÃ©ceptionniste est plus sympa. Changer d'hÃ´tel m'obligeait Ã  reprendre le vÃ©lo et je n'en ai guÃ¨re envie.

Je ne regretterai pas ma dÃ©cision car Franck, le frÃ¨re de la propriÃ©taire me propose de m'accompagner pour visiter LAMBARENE. J'aurai ainsi l'occasion de visiter le musÃ©e du Docteur SCHWEITZER oÃ¹ toute sa vie est retracÃ©e. Je verrai sa maison, sa chambre, sa tombe et son hÃ´pital comme il Ã©tait Ã  l'origine. Franck m'emmÃ¨ne dans ce que le docteur SCHWEITZER appelait le village lumiÃ¨re. C'est un village de lÃ©preux que SCHWEITZER soignait Ã  l'origine. J'en profite pour parler avec quelques lÃ©preux, non pas leur serrer la main mais le bras car ils n'ont pas souvent de mains, rongÃ©es par la maladie. Je discute particuliÃ¨rement avec un lÃ©preux qui est bien au courant de la vie actuelle et passÃ©e de ce village. Actuellement, ils ne sont plus que 22, sans commune mesure avec le village aidÃ© pa LAUNATHO au SÃ©nÃ©gal oÃ¹ ils sont prÃ¨s de 3 000, je crois.Ensuite Franck me fait visiter une ancienne Ã©glise coloniale, St FranÃ§ois Xavier oÃ¹ il a fait ses Ã©tudes au sÃ©minaire.

Finalement, je ne regrette pas d'Ãªtre restÃ© Ã  LAMBARENE car je serai passÃ© Ã  cÃ´tÃ© de ces visites. Pour l'anecdote, je suis restÃ© Ã  LAMBARENE pour mettre Ã  jour mon carnet de route mais le seul cyber de la ville n'est plus connectÃ© depuis 5 mois. D'ailleurs, je ne retrouverai plus de cyber dans tout le Gabon qui est dÃ©cidÃ©ment un drÃ´le de pays.</description></item><item><title>NDJOLE / LAMBARENE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-29 18:15:02</pubDate><description>Lundi 19 avril 2010     135 km  cumul : 12 547 KM
DÃ©nivelÃ© : 1 370 m

Ce matin je vais dÃ©jeuner dans la rue. Dans NDJOLE, il y a 5 ou 6 estancots qui restent ouverts 24 h sur 24,7 jours sur 7. Tu peux Ã  toute heure du jour et de la nuit, manger du boeuf braisÃ©, du poulet, des frites, des bananes plantins, du riz et boire ton cafÃ© ou ton lait. Les gens se relaient et depuis que je suis ici, ils me connaissent tous.

Finalement il est Ã  peine 6 h et je dÃ©marre pour BIFOUN. Il a plu, le ciel est couvert et la fraicheur n'est pas au rendez-vous (30 Â°). La premiÃ¨re partie s'avÃ¨re trÃ¨s difficile mais je m'y attendais. Le paysage est toujours le mÃªme, la forÃªt, la forÃªt, la forÃªt. La diffucultÃ© et les collines passÃ©es, le paysage s'Ã©largit et je peux distingues l'horizon.

Je transpire Ã©normÃ©ment et n'arrÃªte pas de boire. Pour la premiÃ¨re fois, j'ai la plante des pieds mouillÃ©e, signe de cet air trÃ¨s humide ce maitn.

J'arrive Ã  BIFOUN tout content d'avoir fini ma journÃ©e Ã  10 h 30. Ici pas grand chose, trÃ¨s sauvage et le seul hÃ´tel du village est en rÃ©paration. Jer me tate, je trouve un hÃ©bergement ou je continue su LAMBARENE. Dans ce cas cela me fera une grosse Ã©tape d'autant que j'ai dÃ©jÃ  du dÃ©nivelÃ© dans les pattes. Finalement je reprends la route et on verra bien.

La route est trÃ¨s belle et facile dans sa premiÃ¨re partie, j'avance bien mais j'ai besoin de boire et je peux me ravitaille dans les petits villages que je traverse.

Le final est un peu plus dur et j'arrive Ã  LAMBARENE un peu fatiguÃ© certes mais Ã§a peut aller.

Finalement l'Ã©tape fera 135 km et prÃ¨s de 1 400 m de dÃ©nivelÃ©, c'est pas mal pour une reprise.

L'institut SCHWEITZER, le bien nommÃ© oÃ¹ je suis trÃ¨s mal accueilli mais au GABON, je commence Ã  m'y habituer. J'y rest tout de mÃªme car je suis trop fatiguÃ© pour trouver un autre hÃ´tel.</description></item><item><title>NDJOLE (FORET ET BRINGUE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-29 18:04:33</pubDate><description>Samedi 17 avril 2010
dimanche 18 avril 2010

J'ai rendez-vous chez DÃ©dÃ© Ã  7 h avec mon guide. Celui-ci sera absent et il me trouve deux du quartier : Dany et Augustin qui connaissent bien la forÃªt. Augustin travaille avec son pÃ¨re qui exploite la forÃªt Ã  titre perso. 

Je vais passer une grosse matinÃ©e dans la forÃªt oÃ¹ je vais me rÃ©galer. Les deux jeunes m'expliquent tout, les arbres, les plantes et mÃªme la riviÃ¨re assez dangereuse Ã  cet endroit avec ses supertitions. Ils m'expliquent que si tu tombes dans la riviÃ¨re, il ne faut jamais crier car dans ce cas, tut te noies. Lesprits te prennent.

En traversant une riviÃ¨re, des trous et un barrage et on m'explique que ce sont les orpailleurs qui viennent ici chercher l'or et un orpailleur on en verra un plus loin en train de travailler. c'est un garÃ§on, Alain, trÃ¨s sympathique et m'explique son mÃ©tier. C'est un travail trÃ¨s pÃ©nible et presque pas alÃ©atoire mais qui rapport beaucoup d'argent. Il a l'air content de son sort mÃªme si certain luis dise qu'il fait un travail de vaurien, il s'en moque car ainsi, il nourrit sa famille.

Nous sortons du fond du vavin de l'orpailleur par un petit sentier scabreux et il faut faire trÃ¨s attention car tout est humide ici. Nous trouverons des traces d'Ã©lÃ©phants rÃ©centes et mÃªme des excrÃ©ments. L'odeur particuliÃ¨re nous signifie leur passage rÃ©cent.

Dans la forÃªt de nombreuses plantes sont utilisÃ©es que ce soit pour l'alimentation ou se soigner. Le chocolatier par exemple, rien Ã  voir avec le chocolat sert Ã  faire des sauces pour accompagner les plats. D'un autre arbre on utilise l'Ã©corce pour les maux de dents. Ils m'en montre un autre pour faire les cure-dents que l'on voit sur les marchÃ©s. Bref, je passe un moment trÃ¨s intÃ©ressant.

En rentrant chez DÃ©dÃ©, il m'invite ce soir Ã  une soirÃ©e grillade avec les europÃ©ens de la sociÃ©tÃ© SBO. Je prÃ©vois une soirÃ©e bien arrosÃ©e et dÃ©cide de rester lÃ  demain.

Je passerai une agrÃ©able soirÃ©e et nous nous coucherons Ã  3 h. du matin aprÃ¨s pas mal de biÃ¨res. Je discuterais beaucoup avec Alain que je connaissais jÃ©jÃ  et il me rÃ©conciliera avec les expat. Pour moi c'Ã©tait des sortes de colons venus chercher du fric. Lui, ce n'est pas du tout son cas, il a plus de 40 ans d'Afrique, se trouve bien en Afrique et n'a plus trop envie de rentrer en France. Il y a d'ailleurs fait une tentative mais est vite retournÃ© en Afrique. Il est accroc Ã  l'Afrique.

On parlera aussi d'envoutement pour un franÃ§ais apparament accrochÃ© Ã  une fille. Les gabonaises prÃ©sentes disent sÃ©rieusement qu'il a Ã©tÃ© fÃ©tichÃ© et ne pourra plus s'en dÃ©barrasser. Ils utilisent des produits qu'elles mettent dans le sexe et mÃªme dans la bouche. Elles achÃ¨tent des fÃ©tiches au marchÃ© qu'elles mettent davant sa porte. Voila Ã©galement l'Afrique et toute sa magie.</description></item><item><title>LIBREVILLE (VISAS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-29 17:30:23</pubDate><description>lundi 12 avril 2010 au 
Vendredi 16 avril 2010

Je dÃ©cide de laisser mon vÃ©lo Ã  l'hÃ´tel Ã  NDJOLE pour me rendre Ã  LIBREVILLE pour mon visa pour le Congo Brazza. Il est en effet inutile que je fatte l'aller et retour Ã  vÃ©lo (320 km) pour rien.

A  h., je prends un taxi collectif (7000 f.) pour LIBREVILLE. J'ai ainsi un aperÃ§u de ce qui m'attend sur la premiÃ¨re partie de la route de LAMBARENE, ce sera encore plus dur que ce que j'ai connu jusqu'alors mais l'Ã©tape sera courte.

Je repasse l'Ã©quateur pour l'hÃ©misphÃ¨re nord mais je n'ai rien vu, je dormais. Je ferai gÃ¢fe au retour.

Plusieurs contrÃ´les oÃ¹ tout se passe normalement mais Ã  un contrÃ´le, un gendarme me demande 5 000 f. Devant mon air Ã©tonnÃ©, il me rÃ©pond que si je suis touriste c'est gratuit mais si je suis aventurier c'est 5000 f. Je lui demande c'est quoi un aventurier, un aventurier c'est un aventurier. Je commenc Ã  Ã©lever la voix en disant que je suis en rÃ¨gle et que de toute maniÃ¨re je ne payerai rien. Le ton s'Ã©lÃ¨ve des deux cÃ´tÃ©s et le chef intervient me demandant de me calmer sinon ils me gardent au poste. Vous me connaissez et en plus je n'ai rien Ã  perdre et je leur dis de me garder au post, ce seront eux les plus embÃ©tÃ©s. Le ton se calme, le chef m'affirme que son sublalterne ne m'a jamais demandÃ© d'argent. Enfin tout rentre dans l'ordre, il me rend le passeport en me faisant promettre de me fraire enregistrer au retous sinon gar Ã  moi, cause toujours. Si je m'Ã©tais laissÃ© faire, c'Ã©tait 5000 f. dans leurs poches mais si on Ã©lÃ¨ve la voix ils de ravissent de suite. Quand je retourne au taxi, tout le mond riait de la scÃ¨ne en me certifiant qu'ici, c'est comme Ã§a, tu payes et tu ne dis riens.

J'arrive enfin Ã  LIBREVILLE, on me met dans un taxi pour l'ambassade du Congo Brazza oÃ¹ tout se passe trÃ¨s bien, mon visa dans 72 h. et ensuite le taxi me ramÃ¨ne Ã  l'hÃ´tel non sans essayer de m'arnaquer qur le prix mais aprÃ¨s sept mois d'Afrique, je ne suis plus naÃ¯f.

Finalement aprÃ¨s avoir rÃ©cupÃ©rÃ© mon visa, je dÃ©cide d'aller Ã  l'ambassade de la RÃ©publique DÃ©mocratique du Congo, cela m'Ã©vitera les formailitÃ©s Ã  BRAZZAVILLE. J'obiens mon visa sans trop de soucis mais n'ayant ni billet d'avion, ni d'adresse au Congo, je dois prouver que je suis bien un toureste. Je fais une photocopie d'une page de mon dossier de presse et cela Ã  dÃ» suffire.

Toutes les formalitÃ©s effectuÃ©es, je rentre Ã  NDJOLE en taxi. Moyennant un tarif plus Ã©levÃ©, on m'octroie la place de devant, je suis blanc aprÃ¨s tout !! DerriÃ¨re, ils sont 4 plus 3 enfants. Je propose de prendre un petit devant avec moi et c'est ainsi que je ferai le voyage avec Joanna sur mes genoux. Joanna Ã  19 mois et devant il n'y a aucune sÃ©curitÃ© mais nous sommes en Afrique, c'est comme Ã§a.

A un endroit, la route s'est effondrÃ©e, nous passons Ã  pied et le taxi de justesse. Par contre aucun camion ne peut passer. J'imagine la pagaille avec tous les grumiers qui vont Ãªtre coinceÃ©s pour le week-end car c'est la seule route pour se rendre Ã  LIBREVILLE. En arrivant Ã  NEDJOLE, je tÃ©lÃ©phone Ã  mon nouvel ami DÃ©dÃ© pour qui'il me trouve un guide pour demain car 'ai envie de me promener en foÃªt. Pas de problÃ¨me, il est tellement sympa qu'il va m'arranger le coup.</description></item><item><title>NDJOLLE (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-29 17:12:21</pubDate><description>Dimanche 11 avril 2010

Aujourd'hui c'est dimanche, il est donc inutile d'aller Ã  LIBREVILLE, l'ambassade est fermÃ©e, je dÃ©cide donc de trainer Ã  NDJOLLE.

J'avais prÃ©vu de changer d'hÃ´tel mais l'hÃ´tel de DÃ©dÃ© est assez Ã©loignÃ© du centre ville et sur la piste dÃ©foncÃ©e par laquelle je suis arrivÃ©. Je dÃ©cide donc de rester ici mÃªme si ce n'est pas sympa et d'aller Ã  pied manger chez DÃ©dÃ©.

Bien sÃ»r chez ce fameux DÃ©dÃ©, je suis reÃ§u comme un roi par lui et son Ã©pouse Hermine. J'ai d'abord droit Ã  l'apÃ©ro au pastis, il y avait longtemps et mÃªme si je ne suis pas un accro du pastis, c'est trÃ¨s agrÃ©able, ces odeurs de Provence. Hermine nous avait prÃ©parÃ© un plat de pommes de terre avec du zÃ©bu, une recette camerounaise qui me fait penser Ã  la bombine de l'ardÃ¨che, le tout arrosÃ© avec une bouteille de vin rouge espagnol. Quand il a fallu payer, c'Ã©tait impossible car j'Ã©tais son invitÃ©. Comble de bonheur, DÃ©d est un passionnÃ© des chanteurs franÃ§ais, Piaf, Brel et Brassens. Du coup, j'ai eu droit Ã  mon festival Brassens. Pour ceux qui connaissent ma passion pour Brassens, Ã©couter Brassens au Gabon, c'est pour moi une grande surprise et un grand bonheur.

DÃ©dÃ© appelle ensuite Bernard qui veut me faire visiter ses installations de travail. Je passe ainsi une aprÃ¨s-midi trÃ¨s intÃ©ressantes. Bernard est breton, a toujours travaillÃ© dans la marine et a des connaissances en construction navale. Il travaille dans une entreprise franÃ§aise qui exploite le bois dans la forÃªt (SBO). Les grumes sont acheminÃ©s ici Ã  la scierie pour Ãªtre soit dÃ©biter en planches ou acheminÃ©s tels quels par le fleuve jusqu'Ã  PORT GENTIL. Cela dÃ©pend du bois, s'il peut flotter ou non. Le rÃ´le de Bernard est de s'occuper des bateaux. Il vient d'en remettre un en Ã©tat et en construit un tout neuf. Le bateau sert Ã  guider le bois jusqu'au port et le courant fait le reste. Chaque rotation fait le travail de 20 camions, une grosse Ã©conomie. Quande le bois ne flotte pas, il est installÃ© sur une sorte de barge tirÃ©e par le bateau. PORT-GENTIL est un drÃ´le de port car aucune route n'y mÃ¨ne si ce n'est qu'une mauvais piste. Bbernard me fait visiter tout le site qui est immense et nous allons ensuite boire un verre chez lui oÃ¹ je peux consulter mes mails. Nous retournons ensuite chez DÃ©dÃ© oÃ¹ l'on apprend que Hermine est enceinte, c'Ã©tait bien sÃ»r une conversation abordÃ©e pendant le repas, tu as des enfants, moi pas encore. Ensuite DÃ©dÃ© me ramÃ¨ne Ã  l'hÃ´tel.</description></item><item><title>MISSENMIX AUBERGE/NDJOLE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-15 11:22:59</pubDate><description>Samedi 10 avril 2010       105 km  cumul : 12 412 km
DÃ©nivelÃ© : 1 090 m

Ce matin, je dÃ©jeune grÃ¢ce Ã  une casserole d'eau bouillante qui m'est fourni. et je dÃ©marre tout content de l'accueil qui m'a Ã©tÃ© rÃ©servÃ© ici en plein campagne et je ne pouvais donc pas rester au Gabon sur cette mauvaise impression.

La journÃ©e s'annonce excellente, d'autant qu'aujourd'hui je passe l'Ã©quateur que j'attends depuis mon dÃ©part. Il fait toujours aussi beau et hier pour une des rares journÃ©es,je n'ai pas eu de pluie.

La route est belle et l'Ã©quateur approche, je le visualise grÃ¢ce Ã  mon GPS, le point de latitude 0Â° approche. La route n'en finit pas de descendre et de monter, je saute de collines en collines.

Ca y est, j'y suis un panneau au milieu de la forÃªt :"Vous franchissez l'Equateur". Je vÃ©rifie mon GPS, il; m'annonce au panneau : Latitude Nord 00Â° 00, 06", soit 4 m d'Ã©cart, surprenant non. J'ai un problÃ¨me pour prendre des photos, je suis seul et pas de circulation, j'essaye bien tout seul mais sans succÃ¨s. J'attends le passage d'un vÃ©hicule. Un 4 X 4 s'annonce, le vÃ©hicule s'arrÃªte et j'ai la chance d'avoir affaire Ã  un franÃ§ais vivant Ã  LIBREVILLE. Il accepte gentiment de me prendre plusieurs photos. Ce sera compliquÃ© car mon appareil donne des signes de dÃ©faillances. Heureusement quelques photos ont pu Ãªtre prises, j'aurais Ã©tÃ© trop dÃ©Ã§u.

L'automobiliste m'indique deux hÃ´tels sympa Ã  NDJOLE dont l'un tenu par un certain DÃ©dÃ© que je retrouverai par la suite et il repart pour LIBREVILLE. Je reste un bon moment seul sur cette ligne d'Ã©quateur car vous ne pouvez imaginer l'Ã©motion qui m'Ã©traint en passant cette ligne Tout ceci est trÃ¨s symbolique mais depuis le temps que j'attends ce passage. D'ailleurs, je rÃªvais de dormir sur cette ligne mais je suis bien conscient que c'est impossible, je ne peux raisonablement dormir sur la route. Je rÃªvais d'y observer le ciel, savoir si je voyais encore l'Etoile Polaire et dÃ©jÃ  La Croix du Sud, je ne le saurai pas, d'autant que le ciel est rarement Ã©toilÃ© ici. Je suis maintenant dans l'hÃ©misphÃ¨re sud et j'en suis trÃ¨s fier d'y Ãªtre allÃ© Ã  vÃ©lo.

On m'avait promis une mauvaise route aprÃ¨s l'Ã©quateur et effectivement, de ce cÃ´tÃ©, je n'ai pas de bonne surprise. La route se dÃ©tÃ©riore d'un coup et surtout se rÃ©trÃ©cit. La forÃªt se densifie et tout devient trÃ¨s trÃ¨s impressionnant, Ã  faire peur. Je suis entourÃ© de vÃ©gÃ©tation, le ciel disparait. Je traverse des tunnels vÃ©gÃ©taux naturels fts de bambous gÃ©ants : il y fait trÃ¨s noir et les photos sont difficiles Ã  prendre. J'ai toujours le sentiment qu'un animal fÃ©roce va sortir de cette forÃªt et me sauter dessus.

Il fait trÃ¨s chaud et je commence Ã  fatiguer, pourtant, je ne suis pas encore arrivÃ©. Un petit village et j'en profite pour ravitailler un peu, surtout en boisson fraÃ®che. Au bout d'une quarantaine de kilomÃ¨tres, le revÃªtement s'amÃ©liore et la route s'Ã©largit. Soudain, un barrage m'immobilise. Un camion-grue est en train d'essayer de sortir un camion tombÃ© dans le fossÃ©. Les automobilistes et taxi-brousse sont tous arrÃªter et je stope devant le barrage. Autour de moi, c'est de suite l'effervescence. Tous ces gens m'ont doublÃ© et viennent me questionner sur mon Ã©trange Ã©quipage. C'est trÃ¨s sympa et les questions fusent de partout. Une dame trÃ¨s gentille sort sa camÃ©ra et me filme pendant un bon moment tout en me questionnant. Le camion-gure n'arrive pas Ã  remettre le camion sur la chaussÃ©e et du coup la circulation reprend. 

Il fait trÃ¨s trÃ¨s chaud, pratiquement 40Â° et une humiditÃ© Ã  100 %. J'ai dÃ» mal m'alimenter car la fringale arrive et je le sais, Ã  vÃ©lo, pris par la fringale, c'est trop tard. Pour comble de malchance, non seulement la route se dÃ©tÃ©riore mais elle devient Ã©pouvantable, de gros graviers et des cailloux partout. Je n'avance plus, la moindre cÃ´te est pour moi un calvaire, je monte tout Ã  pied pour la premiÃ¨re fois de mon pÃ©riple.

Avant hier, je coyais avoir connu le pire, non c'est aujourd'hui que je le connais. En haut des bosses, toutes montÃ©es Ã  pied et c'est trÃ¨s pÃ©nible de pousser le vÃ©lo chargÃ©, je reste un long moment pour rÃ©cupÃ©rer, essayer de me protÃ©ger de la chaleur, j'ai mÃªme envie de pleurer, j'en ai marre. Je me rends compte de ma solitude et dans ce cas lÃ , un compagnon serait d'un grand secours.

ComplÃ¨tement cuit, j'arive enfin Ã  NDJOLE, je n'ai mÃªme pas la force de m'arrÃªter pour boire frais, vite un hÃ´tel. Je ne trouve pas l'hÃ´tel conseillÃ© par le franÃ§ais et j'entre dans le premier hÃ´tel que je trouve oÃ¹ j'ai droit Ã  un accueil trÃ¨s froid. Qu'importe, je bois immÃ©diatement un biÃ¨re bien fraÃ®che et vais me reposer dans la chambre climatisÃ©e.

Je vais ensuite dans la rue pour manger du boeuf braisÃ© et des bananes plantins frites. Je dÃ©cide d'aller boire une biÃ¨re et trouve un bar sympa Ã  la sortie du village. A peine installÃ© au bar, je suis interpelÃ© par un gabonais :" C'est toi le cycliste qui devait venir dormir chez moi." C'est DÃ©dÃ©, le propriÃ©taire de l'hÃ´tel conseillÃ© par le franÃ§ais sur l'Ã©quateur. Il avait Ã©tÃ© averti de mon arrivÃ©e et m'attendait. Il est accompagnÃ© de deux franÃ§ais, Alain et Bernard qui travaillent dans l'exploitation du bois Ã  NDJOLE. Nous sympathisons et allons nous coucher aprÃ¨s moult biÃ¨res.</description></item><item><title>MITZIC / MISSENMIX AUBERGE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-14 16:55:15</pubDate><description>Vendredi 09 avril 2010      83 km  cumul : 12 307 km
dÃ©nivelÃ© : 595 m

L'hÃ´tel est sympa et confortable aprÃ¨s une bonne douche, j'ai rÃ©cupÃ©rÃ© et je dÃ©cide de continuer mon chemin. C'est incroyable le vÃ©lo, on se met dans des Ã©tats Ã©pouvantables et aprÃ¨s quelques heures, on oublie tout et on est pret Ã  recommencer.

Ce vendredi, je dÃ©marre donc aprÃ¨s une grÃ¢ce matinÃ©e, debout Ã  6 h 15 pour une Ã©tape qui devrait Ãªtre courte et me mener au prochain bled : LALARA.

Ca ne commence pas terrible et la route continue de monter et de descendre. Je vais vers l'ocÃ©an, Ã§a descendra bien un jour ! Effectivement, au bout d'une quinzaine de kilomÃ¨tres, la route commence Ã  se calmer. Je longe une riviÃ¨re sur un plat descendant des plus agrÃ©ables.

La vÃ©gÃ©tation est tellement dense que je n'aperÃ§ois la riviÃ¨re qu'en de rares occasions. C'est assez impressionnant et les photos sont difficiles Ã  prendre.

Il fait beau, la route descend, le paysage est splendide : je me rÃ©gale. Du coup, je retrouve un grand moral et me trouve bien ici avec Tornado.

Le temps se couvre, il commence Ã  tomber des gouttes, il est 11 h et j'arrive Ã  LALARA. Je mets Tornado Ã  l'abri, je m'installe Ã  l'auberge du coin pour boire un coca. En discutant avec l'aubergiste, trÃ¨s sympa, il me signale une auberge Ã  25 km. C'est gentil de sa part car je ne dormirai pas ici et je dÃ©cide de continuer d'autant que la pluie cesse.

Je continue donc sur une route  agrÃ©able quoique avec des montÃ©es mais une majoritÃ© de descentes. La vallÃ©e s'Ã©largit, la riviÃ¨re grossit et je peux jouir du magnifique paysage. La forÃªt est toujours aussi impressionnante et je zieute de chaque cÃ´tÃ© dans l'espoir de dÃ©couvrir un singe ou un autre animal. Je vois traverser ce que je crois Ãªtre un crocodile, en tout cas un gros gros lÃ©zard, peut-Ãªtre un varan, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a vite disparu.

J'arrive enfin Ã  l'auberge annoncÃ©e et j'y suis merveilleusement reÃ§u. Je suis en train de me rÃ©concilier avec le Gabon. C'est un relais routier en somme et les grumiers s'y arrÃªtent pour dormir ou manger. D'ailleurs de nombreux me reconnaissent car ils me doublent ou me croisent depuis plusieurs jours. Je m'installe Ã  la table de l'un d'eux, il me paye une biÃ¨re et deux d'avance pour ce soir. Il me parle beaucoup de son mÃ©tier trÃ¨s pÃ©nible et rÃ©pÃ©tif avec des rythmes infenaux toute la semaine  et ils n'ont pas le droit de rouler le samedi et le dimanche.

Au menu, ce midi, je n'ai pas le choix, ce sera Porc-Epic et manioc. Dans la rÃ©gion, la viande de brousse est la seule disponible, mÃªme si c'est en dÃ©saccord avec mes idÃ©es un tant soi peu Ã©colo, je n'ai pas le chois.

La fille de l'auberg m'installe dans ma chambre rÃ©duite Ã  sa plus simple expression : quatre planches et un lit, une porte et un cadenas. Elle me montre la salle de bain, Ã©galement quatre planches et un fÃ»t de 200 l rempli d'une eau douteuse. Elle me signale que je peux me laver Ã  la riviÃ¨re, c'est ce que tout le monde fait ici. Elle me propose de m'y accompagner et effectivement le coin est sommairement amÃ©nagÃ© avec un escalier taillÃ© dans la terre qui y mÃ¨ne. Ici, ils n'ont pas les mÃªmes tabous, ni la fausse pudeur de chez nous. Pendant ma toilette, je suis Ã  poil, la fille va rester lÃ  sans aucune gÃªne, le plus gÃ©nÃ© sera moi (quoiqu'en pense certain). En parlant du pudeur, je peux le constater tout au long de la route car comme il est impossible de pÃ©nÃ©treren forÃªt, les taxi-brousse s'arrÃªtent au bord de la route et les gens, dames et hommes font pipi autour du bus sur la route sans se sentir gÃ©nÃ© le moins du monde.

MalgrÃ© la sobriÃ©tÃ© de ma chambre et grÃ¢ce Ã  un petit ventilateur, je passerai une bonne nuit aprÃ¨s une veillÃ©e Ã  discuter avec les gens du coin. Je me rends Ã©galement compte que le bois est une matiÃ¨re trÃ¨s saine car c'est une des rares nuits sans cafard (insecte)
</description></item><item><title>OYEM / MITZIC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-14 16:30:08</pubDate><description>Jeudi 08 avril 2010       115 km  cumul : 12 224 km
DÃ©nivelÃ© : 1 195 m

DÃ©part Ã  6 h sans dÃ©jeuner. Ce matin, il n'y a pas d'Ã©lectricitÃ© et c'est bien dommange car hier on m'avait prÃ©tÃ© une bouilloire Ã©lectrique.

Je dÃ©marre donc le ventre vide et je suis de suite dans le vif du sujet car la route n'arrÃªte pas, comme depuis pluisieurs jours de monter et de descendre.

En sortant de OYEM, j'essaye de dire bonjour comme on me rÃ©pond Ã  peine, je dÃ©cide de ne plus saluer et de rÃ©pondre simplement Ã  ceux qui me saluent.

La matinÃ©e s'annonce bien. La chaussÃ©e est en excellent Ã©tat et il y a trÃ¨s peu de circulation. Les grumiers continuent leurs sempiternels va et vient. Ils foncent sur LIBREVILLE Ã  pleine charge pour remonter Ã  vide, leur semi sur la sellette du camion.

Le soleil commence Ã  luire, la chaleur arrive et come ce matin je suis parti de bonne heure, je ne suis pas inquiet pour arriverr Ã  bon port d'autant que les jambes ont l'air de bien tourner. La route n'arrÃªte pas de monter et descendre avec des pourcentages impressionnant pour Tornado et son chargement.

La forÃªt s'Ã©paissit de plus en plus et ce ne sont pas les quelques villages dispersÃ©s qui rompent la monotonie du paysage. Ici en pleine forÃªt je me rends compte qui'il serait impossible de bivouaquer. La forÃªt est trÃ¨s dense, pas de piste et impossible d'y pÃ©nÃ©trer. Il y a juste la route sans accotement et je suis mÃªme oubligÃ© de m'arrÃªter sur la route pour ravitailler. Il fut coÃ»te que co^^ute arriver Ã  destination.

Ce qui devait arriver arriva, la fatigue commence Ã  se faire sentir. Je monte les bosses de plus en plus doucement et je ne suis pas encore arrivÃ©. Les yeux rivÃ©s sur le compteur, je compte les kilomÃ¨tres puis les hectomÃ¨tres. Dans ma tÃªte, Ã§a bouillonne. Que fais-je ici, qu'est-ce que je cherche, avaler des kilomÃ¨tres pourquoi ?? Je souffre dans tout mon corps comme je crois que je n'ai jamais souffert depuis mon dÃ©part.

AprÃ¨s tant d'efforts et de douleurs (le laboureur et ses enfants, Jean de Lafontaine) j'arrive enfin Ã  MITZIC oÃ¹ je trouve un hÃ´tel sympa, me promettant de prendre une journÃ©e de repos pour rÃ©cupÃ©rer.

RÃ©sultat des cours : 115 km et surtout 1 200 m de dÃ©nivelÃ©, pas Ã©tonnant que j'arrive dans cet Ã©tat</description></item><item><title>BITAM / OYEM</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-12 19:43:26</pubDate><description>Mercredi 07 avril 2010     75 km  cumul 12 109 km
DÃ©nivelÃ© : 775 m

Comme tous les matin, je dÃ©marre maintenant dans la brume. Cette fraÃ®cheur est trÃ¨s agrÃ©able, il fait 24 Â°. Je dÃ©marre assez tÃ´t car la tactique est d'arriver Ã  destination avant 14 h. depuis plusieurs jours, le temps commence Ã  se dÃ©grader vers 15 h et autour de 16 h, il fait une chavanne Ã  tout casser. Ca ne dure pas mais c'est toujours impressionnant.

Une des particularitÃ©s de la rÃ©gion, ce sont les tombes. C'est bizarre que je vous parle de Ã§a mais Ã  vÃ©lo, on voit tout. Ici pas de cimetiÃ¨re, si ce n'est de petits cimetiÃ¨res avec 7 a 8 tombres. La plupart du temps les tombes sont Ã  cÃ´tÃ© des maisons et c'est assez impressionnant. Chaque maison  a pratiquement son tombeau plus ou moins sophistiquÃ©.

Ici les villages n'en finissent pas, tout en longueur. Je quitte un village pour en retrouver un autre. Je ne me sens jamais seul et je croise rÃ©guliÃ¨rement quelqu'un, avec sa hotte ou sa brouette. C'est un autre moyen de transport et je vois de moins en moins de gens porter sur la tÃªte.

Quand ce n'est pas un village, c'est la forÃªt, toujours aussi Ã©paisse et Ã  la longue cela devient pesant.

Le relief est toujours le mÃªme, descente Ã  10 % et en face montÃ©e Ã  10 %. C'est assez pÃ©nible mais je prÃ©fÃ¨re ceci Ã  la platitude du Sahel.

Un poste de police, je m'arrÃªte et la gendarmette me demande si je n'ai pas quelque chose pour elle. Je lui rÃ©ponds que je m'attends Ã  ce que les gendarmes me demandent mes papiers et non un cadeau et sur ce je redÃ©marre.

J'arrive enfin Ã  OYEM, mon Ã©tape du jour. C'est une ville assez important, je peux tirer de l'argent et je trouve un hÃ´tel sans problÃ¨me. Je vais au seul cyber de la ville , je n'y suis pas trop bien reÃ§u. C'est d'ailleurs un sentiment gÃ©nÃ©ral ici depuis mon entrÃ©e au Gabon, j'y trouve les gens froids et distants, il faut leur arrache un boujour Ã  chaque fois. Je ne g</description></item><item><title>AMBAM  / BITAM (GABON)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-07 17:42:20</pubDate><description>Mardi 06 vril 2010     59 km  cumul : 12 034 km
DÃ©nivelÃ© : 700 m

Aujourd'hui, j'ai une Ã©tape que je crois facile car courte mais j'ai droit Ã  700 m de dÃ©nivellÃ© ce qui n'est pas mal.

Comme la veille, je pÃ©dale pour mes derniers kilomÃ¨tres camerounais dans la brume ce qui est trÃ¨s agrÃ©able. Je goutte Ã  mes derniers coups de pÃ©dales camerounais. Je vais quitter Ã  regret ce pays, peut-Ãªtre parce que j'y ai un peu trainÃ© pour en apprÃ©cier les habitants.

J'entre enfin au Gabon et je n'y ressens aucune diffÃ©rence, mÃªme vÃ©gÃ©tation, mÃªme habitat, et les gens semblent y Ãªtre sympa. Seule la route change car si elle Ã©tait excellente au Cameroun, ici c'est un vÃ©ritable billard et j'en apprÃ©cie le confort. Il sera juste un petit peu plus compliquÃ© pour passer la frontiÃ¨re aprÃ¨s plusieurs contrÃ´le et papiers Ã  remplir. Ce pays semble avoir copier la France en tracasserie administrative.

J'arrive enfin Ã  BITAM, mÃªme type de petite ville que la veille oÃ¹ il n'y a pas grand chose. J'y trouve tout de mÃªme un hÃ´tel tenu semble-t-il par un libanais qui s'averrera Ãªtre un Ã©gyptien. Petite Ã©tape de transition, je vais dÃ©couvrir le Gabon et en principe je passe l'Ã©quateur vendredi, source d'excitation supplÃ©mentaire.

Je ferai dans cet hÃ´tel deux superbes repas car en plus du poulet frites commandÃ©, le propriÃ©taire, un Ã©gyptien me fera des aubergines succulentes qui me rappellent ma provence.</description></item><item><title>EBOLOWA  / AMBAN</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-07 17:33:12</pubDate><description>Dimanche 04 avril 2010       93 km  cumul : 11 975 km
DÃ©nivelÃ© : 960 m

En route pour ma derniÃ¨re escale camerounaise. Comme de bien entendu, on m'anonÃ§ait une journÃ©e cool et j'ai encore eu droit Ã  prÃ¨s de 1000 m de dÃ©nivelÃ©. La route n'arrÃªte pas de monter et de descendre et je passe de la 14Ã¨Ã¹e vitesse Ã  la premiÃ¨re sans transition.

Suite Ã  l'orage d'y hier, j'attaque ma journÃ©e dans la brume. J'ai une sensation de fraÃ®cheur, de fines gouttelettes d'eau perle sur mes poils, c'est trÃ¨s agrÃ©able. Cela ne va pas durer car la brume se dissipant, j'ai droit Ã  un soleil Ã©clatant et la chaleur qui va avec.

Aujourd'hui, c'est pÃ¢ques et je croise de partout les gens endimanchÃ©s qui vont Ã  la messe. Je traverse les villages au son des tam-tam qui rÃ©sonne dans les Ã©glises.

J'arrive enfin Ã  AMBAM et je suis trÃ¨s Ã©tonnÃ© d'y trouver un hÃ´tel trÃ¨s confortable. Dans cette petite ville proche de la frontiÃ¨re gabonaise, qui semble oubliÃ©e des pouvoirs publics, il n'y a pas grand chose.

Je m'arrÃªte Ã  un petit estancot pour recharger un peu mes unitÃ©s tÃ©lÃ©phoniques et bien sÃ»r je dois raconter ma vie. Nous nous intallons avec le gÃ©rant autour d'une biÃ¨re et c'est la conversation habituelle :"Tu es mariÃ©, tu as des enfants" et chaque fois que je rÃ©ponds que je n'ai pas d'enfants, c'est toujours le grand Ã©tonnement et pourquoi je ne divorce pas car ici c'est toujours la faute aux femmes, jamais aux hommes.

Comme la veille, il me propose un deal. Il me prÃªte sa soeur et je luis fais un enfant car ici les filles sont trÃ¨s fiers d'avoir un enfant mÃ©tisse. Elle ne demandera rien, c'est juste un honneur d'avoir un envant avec un blanc. CAUSE TOUJOURS</description></item><item><title>NGOULEMKNG / EBOLOWA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-07 17:22:39</pubDate><description>Samedi 03 avril 2010      51 km  cumul : 11 882 km
DÃ©nivelÃ© : 365 m

MatinÃ©e coule, 50 km arrivÃ© Ã  l'hÃ´tel avant 11 h. Je n'ai pas grand chose Ã  dire si ce n'est que le paysage me fascine toujours autant et je crois que plus de vais m'approcher de l'Ã©quateur, plus cela va aller crescendo.

Dans cette rÃ©gion, les gens portent beaucoup moins sur la tÃªte. Tout le monde (homme ou femme) a sa petite hotte dans le dos pour porter n'importe quoi et souvent du bois.

L'accueil est toujours aussi chaleureux souf de temps Ã  autre, quelques Ã©nergumÃ¨nes qui me rÃ©clament quelque chose. Ce qui est marrant ici, ce n'est jamais les enfants, les femmes ou les ados qui me rÃ©clament mais Ã  chaque fois des adultes.

Le temps est superbe aujourd'hui et j'ai mÃªme droit au soleil, il y avait longtemps.

J'arrive enfin Ã  EBOLOWA oÃ¹ je trouve toujours aussi difficilement un petit hÃ´tel. Je m'installe et vais manger. Aujourd'hui, ce sera viande de brous (biche) et riz.

L'aprÃ¨s-midi, je dÃ©gotte un petit cyber qui ne sont pas lÃ©gions ici et ensuite, je bulle jusqu'Ã  ce que l'orage Ã©clate comme tous les soirs. Ce soir, il sera terrible et va durer plusieurs heures.

Je vais enfin manger dans mon petit restaurant tenu par trois frÃ¨res et la soeur. J'engage avec eux une conversation trÃ¨s intÃ©ressante. On parlera beaucoup, en particulier des blancs et leur argent, l'Afrique et de ses malheurs. J'essaye difficilement de dÃ©mystifier tout Ã§a, de la vie chÃ¨re et difficile en France et que l'Afrique doit se prendre en main. On en vient Ã  parler de politique et ont l'air dÃ©sabusÃ© sur la situation du Cameroun et de son prÃ©sident Pau Bya qui Ã  plus de 80 ans va briguer un autre mandat ou placer son fils comme au Gabon. Ils m'assurent que Ã§a ne sert Ã  rien de voter car il repassera. C'est la premiÃ¨re fois oÃ¹ je peux parler assez librement car dans les campagnes, les gens ont du mal Ã  se livrer.

Je reÃ§ois un sms de ma niÃ¨ce Sabine et l'un d'eux qui aime les blanches me propose de l'Ã©changer contre sa petite soeur qui est trÃ¨s charmante. AprÃ¨s tout pourquoi pas, j'en parlerai Ã  Sabine et Ã  Benoit.</description></item><item><title>YAOUNDE / NGOULEMAKONG</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-04-03 16:42:22</pubDate><description>Vendredi 02 avril 2010      105 km  cumul : 11 831 km
DÃ©nivelÃ© : 975 m

Cette fois-ci c'est peut-Ãªtre la bonne. AprÃ¨s l'attente du camping-car, mon passeport et ma piÃ¨ce de vÃ©lo, il est peut-Ãªtre temps que je fasse du vÃ©lo sÃ©rieusement. 

Je dÃ©marre vers 7 h, les photos d'usage avec le personnel de l'hÃ´tel XaviÃ©ra. J'Ã©tais bien dans cet hÃ´tel et quand j'y reste un moment, je sympathise avec tout le monde.

On  m'avait annoncÃ© une route plate pour rejoindre la frontiÃ¨re gabonnaise mais aujourd'hui, je ferai quand mÃªme 975 m de dÃ©nivelÃ© positif et 91O m de nÃ©gatif. Le paysage est toujours aussi luxuriant et je le trouve de plus en plus joli. Le Cameroun me plait vraiment d'autant que la campagne reste la campagne et je retrouve la vie que j'aime en Afrique.

Dans les villages, tout le monde veut que je m'arrÃªte mais c'est impossible, je n'avancerai pas. L'un d'eux m'accroche mÃªme le bras au risque de me faire tomber, ce qui me fache passablement, il n'a pas Ã©tÃ© sourd.

Je m'Ã©tonne par la forme que je tiens et je ferai aujourd'hui plus de 100 km sans souci. Pour une reprise, je suis satisfait. J'arrive enfin Ã  NGOULEMAKONG, il est temps de m'arrÃªter car demain l'Ã©tape sera courte et j'ai la chance d'y trouver une auberge. Dans ce village, il n'y a pas grand chose et un hÃ´tel, j'apprÃ©cie beaucoup car une heure aprÃ¨s mon arrivÃ©e, il se met Ã  pleuvoir Ã  seau.

Le gÃ©rant me dit qu'il a dÃ©jÃ  vu un cycliste qui se rendait en Afrique du Sud.  En fait, aprÃ¨s avoir consultÃ© son registre, il s'agit de Jean-Claude qui nous aviat accompagnÃ© avec Yannick de NOUACKCHOTT Ã  DAKAR. L'Afrique est dÃ©cidÃ©ment bien petite.

Je suis doublement content de ne pas Ãªtre sous la tente car il a plu des cordes toute la nuit.</description></item><item><title>YAOUNDE (ATTENTE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-31 12:08:03</pubDate><description>Vendredi 26 mars 2010
au mercredi 31 mars 2010

J'ai reÃ§u un mail peu encourageant de mon ami Xavier, avec qui j'ai traversÃ© le NigÃ©ria. Il s'est pointÃ© Ã  la frontiÃ¨re Centrafricaine et apparemment Ã©coeurÃ©, il a fait demi-tour. Par mail, j'ai fait demandÃ© Ã  Laurence qu'il me rappelle par tÃ©lÃ©phone pour avoir des explications.

J'ai enfin son coup de fil pas plus encourageant, il a mÃªme Ã©tait rackettÃ© Ã  la frontiÃ¨re du Cameroun. Il m'annonce aussi qu'Ã  cause des pluies, les pistes sont en trÃ¨s mauvais Ã©tat. Bref, il ne m'encourage pas Ã  passer par lÃ .

Bien que beaucoup me le dÃ©conseille, j'ai tout de mÃªme envie, par goÃ»t d'aventure de passer par la Centrafrique. Seul me rebute un peu, l'Ã©tat des pistes car avec la remorque ce ne sera pas Ã©vident. De plus, et ce n'est pas de la fausse modertie comme me le dit Laurence, j'ai l'impression que mon voyage s'aseptise. Est-cce la force de l'habitude ? Est-ce le Cameroun qui m'a l'air dÃ©veloppÃ© ? 

Toujours est-il que je prends un taxi pour me rendre Ã  l'ambassade de la RÃ©publique Centrafricaine. Je n'y suis pas trop bien reÃ§u, on m'indique qu'ils sont en pleine cÃ©rÃ©monie, qu'ils ne reÃ§oivent personne. Je prends Ã§a comme un signe du destin. ImmÃ©diatement, je dis au chauffeur de m'amener Ã  l'ambassade du Gabon, je passerai par l'ouest.

J'Ã©tais vraiment indÃ©cis, il me fallait une raison pour prendre ma dÃ©cision : voilÃ  c'est fait. A l'ambassade du Gabon, je suis trÃ¨s bien reÃ§u. Les formalitÃ©s sont rapidement faites. Nous sommes lundi, j'aurai mon visa mercredi Ã  15 h.

J'ai Ã©galement profitÃ© de mon sÃ©jour forcÃ© pour visiter la capitale. Je trouve, et c'est toujours un avis perso, YAOUNDE, un des plus belles capitales visitÃ©es. La ville est trÃ¨s propre, trÃ¨s aÃ©rÃ©e, beaucoup de verdure, un mÃ©lange de quartiers modernes et de quartiers traditionnels, avec des rÃ©alisations trÃ¨s modernes, le palais prÃ©sidentiel, le palais des congrÃ¨s, le palais des sports, qui sentent vraiment l'Afrique qui se modernise. Est-ce un bien ou un mal ? La rÃ©ponse ne m'appartient pas.

En visitant YAOUNDE en taxi, je croise un cycliste qui semble s'entrainer. Je demande au taxi de stoper, j'arrÃªte le quidam pour lui demander s'il y a un bon vÃ©lociste Ã  YAOUNDE. Il me demande mon numÃ©ro de tÃ©lÃ©phone pour essayer de me trouver la piÃ¨ce. Rendez-vous est pris ce soir mardi pour vÃ©rifier la dimension de ma direction. On verra !!

Finalement Dominique, le cycliste est venu Ã  l'hÃ´tel. Nous avons dÃ©montÃ© la direction et il est reparti avec la fourche dans son sac Ã  dos pour essayer de me trouver une nouvelle piÃ¨ce pour ma direction. En dÃ©montant nous nous sommes rendu compte que ce qu'on appelle l'Ã©toile Ã©tait carÃ©ment cassÃ©e en deux. Il est donc important de rÃ©parer. C'est quand mÃªme sympa, ce cycliste que j'ai arrÃªtÃ© au bord de la route soit venu Ã  vÃ©lo Ã  l'hÃ´tel pour rÃ©soudre mon problÃ¨me. 

Ensuite, autour d'un verre, nous avons longuement parlÃ© de vÃ©lo et de son avenir au Cameroun. Dominique part jeudi pour une course Ã  Ã©tapes dans l'ouest du Cameroun, c'est bien la preuve que le vÃ©lo de comptÃ©tion existe bien ici.

A l'instant oÃ¹ j'Ã©cris ces mots, ce mercredi matin, Dominique vient de me tÃ©lÃ©phoner, il a trouvÃ© ma piÃ¨ce. Si tout ce passe bien, ce soir je serai de nouveau opÃ©rationnel et pret Ã  partir vendredi matin</description></item><item><title>YAOUNDE (ATTENTE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-31 12:06:36</pubDate><description>Vendredi 26 mars 2010
au mercredi 31 mars 2010

J'ai reÃ§u un mail peu encourageant de mon ami Xavier, avec qui j'ai traversÃ© le NigÃ©ria. Il s'est pointÃ© Ã  la frontiÃ¨re Centrafricaine et apparemment Ã©coeurÃ©, il a fait demi-tour. Par mail, j'ai fait demandÃ© Ã  Laurence qu'il me rappelle par tÃ©lÃ©phone pour avoir des explications.

J'ai enfin son coup de fil pas plus encourageant, il a mÃªme Ã©tait rackettÃ© Ã  la frontiÃ¨re du Cameroun. Il m'annonce aussi qu'Ã  cause des pluies, les pistes sont en trÃ¨s mauvais Ã©tat. Bref, il ne m'encourage pas Ã  passer par lÃ .

Bien que beaucoup me le dÃ©conseille, j'ai tout de mÃªme envie, par goÃ»t d'aventure de passer par la Centrafrique. Seul me rebute un peu, l'Ã©tat des pistes car avec la remorque ce ne sera pas Ã©vident. De plus, et ce n'est pas de la fausse modertie comme me le dit Laurence, j'ai l'impression que mon voyage s'aseptise. Est-cce la force de l'habitude ? Est-ce le Cameroun qui m'a l'air dÃ©veloppÃ© ? 

Toujours est-il que je prends un taxi pour me rendre Ã  l'ambassade de la RÃ©publique Centrafricaine. Je n'y suis pas trop bien reÃ§u, on m'indique qu'ils sont en pleine cÃ©rÃ©monie, qu'ils ne reÃ§oivent personne. Je prends Ã§a comme un signe du destin. ImmÃ©diatement, je dis au chauffeur de m'amener Ã  l'ambassade du Gabon, je passerai par l'ouest.

J'Ã©tais vraiment indÃ©cis, il me fallait une raison pour prendre ma dÃ©cision : voilÃ  c'est fait. A l'ambassade du Gabon, je suis trÃ¨s bien reÃ§u. Les formalitÃ©s sont rapidement faites. Nous sommes lundi, j'aurai mon visa mercredi Ã  15 h.

J'ai Ã©galement profitÃ© de mon sÃ©jour forcÃ© pour visiter la capitale. Je trouve, et c'est toujours un avis perso, YAOUNDE, un des plus belles capitales visitÃ©es. La ville est trÃ¨s propre, trÃ¨s aÃ©rÃ©e, beaucoup de verdure, un mÃ©lange de quartiers modernes et de quartiers traditionnels, avec des rÃ©alisations trÃ¨s modernes, le palais prÃ©sidentiel, le palais des congrÃ¨s, le palais des sports, qui sentent vraiment l'Afrique qui se modernise. Est-ce un bien ou un mal ? La rÃ©ponse ne m'appartient pas.

En visitant YAOUNDE en taxi, je croise un cycliste qui semble s'entrainer. Je demande au taxi de stoper, j'arrÃªte le quidam pour lui demander s'il y a un bon vÃ©lociste Ã  YAOUNDE. Il me demande mon numÃ©ro de tÃ©lÃ©phone pour essayer de me trouver la piÃ¨ce. Rendez-vous est pris ce soir mardi pour vÃ©rifier la dimension de ma direction. On verra !!

Finalement Dominique, le cycliste est venu Ã  l'hÃ´tel. Nous avons dÃ©montÃ© la direction et il est reparti avec la fourche dans son sac Ã  dos pour essayer de me trouver une nouvelle piÃ¨ce pour ma direction. En dÃ©montant nous nous sommes rendu compte que ce qu'on appelle l'Ã©toile Ã©tait carÃ©ment cassÃ©e en deux. Il est donc important de rÃ©parer. C'est quand mÃªme sympa, ce cycliste que j'ai arrÃªtÃ© au bord de la route soit venu Ã  vÃ©lo Ã  l'hÃ´tel pour rÃ©soudre mon problÃ¨me. 

Ensuite, autour d'un verre, nous avons longuement parlÃ© de vÃ©lo et de son avenir au Cameroun. Dominique part jeudi pour une course Ã  Ã©tapes dans l'ouest du Cameroun, c'est bien la preuve que le vÃ©lo de comptÃ©tion existe bien ici.

A l'instant oÃ¹ j'Ã©cris ces mots, ce mercredi matin, Dominique vient de me tÃ©lÃ©phoner, il a trouvÃ© ma piÃ¨ce. Si tout ce passe bien, ce soir je serai de nouveau opÃ©rationnel et pret Ã  partir vendredi matin</description></item><item><title>NKENG LICKOCK / YAOUNDE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-30 12:02:24</pubDate><description>Jeudi 25 mars 2010     42 km  cumul : 11 726 km
DÃ©nivelÃ© : 385 m

aujourd'hui, petite journÃ©e pour rejoindre YAOUNDE. JournÃ©e que je pensais facile avec le dÃ©nivelÃ© effectuÃ© mais sur une quarantaine de km, j'aurai 400 m de dÃ©nivelÃ©. C'est que le pays est trÃ¨s vallonnÃ©, d'ailleurs YAOUNDE est surnommÃ© la ville au 7 collines. 

Le trajet s'effectue sans problÃ¨me, toujours la mÃªme vÃ©gÃ©tation luxuriante, le va et vien des grumiers que je cotoie depuis DOUALA. Je les crois avec d'Ã©normes billes de bois, deux ou trois par camion, toujours en surcharge et ils me doublent Ã  vide avec la remorque sur la semi. Je n'ai aucun problÃ¨me comme annoncÃ© avec ces camions. Le seul souci, si une chaÃ®ne casse, les grumes se dÃ©versent sur le bas cÃ´tÃ©, s'il te double Ã  ce moment lÃ , gare ! et Ã§a arrive.

A l'entrÃ©e de YAOUNDE, contrÃ´le de police, c'est le premier depuis mon entrÃ©e au Cameroun. Surprise, le policier ne me demande pas mes papiers, il sort son stylo pour Ã©crire sur la remorque. Il m'avait vu passer Ã  DOUALA et voulait juste Ã©crire un mot de bienvenue sur la remorque. C'est trÃ¨s sympa et la conversation s'engage oÃ¹ je raconte une fois de plus mon voyage. 

J'en profite pour lui deander s'il connait un hÃ´tel pas trop cher et facile d'accÃ¨s Ã  YAOUNDE. Il m'indique l'hÃ´tel Xaviera. Effectivement j'y suis rapidement et l'accueil y est sympa. Je m'installe donc ici sans savoir pour combien de temps. Je pense une semmaine car le temps de prendre mon visa et de recevoir ma piÃ¨ce de direction envoyÃ©e par VÃ©lo LubÃ©ron.</description></item><item><title>POUMA / NKENG LICKOCK</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-28 14:20:18</pubDate><description>Mercredi 24 mars 2010    87 km  cumul : 11 684 km
DÃ©nivelÃ© : 955 m

Quelle journÃ©e !! Debout Ã  5 h 30, je me fait mon cafÃ© dans ma chambre, tout marche. Ce sera une bonne journÃ©e. Je dÃ©marre Ã  7 h, Ã  la fraÃ®che (28Â°), les sensations sont bonnes. Je pense avoir avoir retrouvÃ© mes jambes. J'avale les nombreuses bosses sans problÃ¨me et Ã§a suffit pour me redonner le moral.

Ensuite, ce sera 30 mimnutes de bonheur et 30 secondes de dÃ©sillusion. 30 minutes de bonheur car en m'arrÃªtant pour prendre Tornado en photo devant un Ã©tal de mangues, je suis interpellÃ© par la propriÃ©taire. Elle me crie que son pÃ¨re veut que je monte goÃ»ter son vin de palme. Je monte dans la colline, il y a les grands-parents et le fille avec ses deux enfants. Je goÃ»te donc ce fameux vin de palme, un peu aigrelet mais on s'y habitue. Ensuite la conversation s'engage et apparamment ce sont des gens qui n'ont pas du tout envie de venir en France. Ils sont bien au Cameroun, ont de quoi cultiver et manger. Nous parlons de beaucoup de choses, de l'Afrique et de son avenir, de Sarkozy qu'ils n'aiment pas et de Chirac qu'ils regrettent. En les quittant, ils me disent qu'ils vont prier pour moi pour que mon voyage se passe bien.

Cet accueil me fait chaud au coeur, d'autant que cinq minutes aprÃ¨s, c'est le contraire qui va se passer. Dans un petit village, un gars en mmoto semble me rentrer dedans, je l'Ã©vite de justesse Il s'arrÃªte et me dit :"tu n'as pas un cadeau pour moi". Je lui rÃ©ponds pourquoi je lui donnerai Ã  lui et pas aux autres mais que de toute faÃ§on je n'ai rein. Le ton monte et il s'Ã©loigne en criant que nous les franÃ§ais les avons colonisÃ©s et qu'on leur avait tout pris. Voila une rÃ©action trÃ¨s diffÃ©rent de la prÃ©cÃ©dent et il faut que je m'y fasse.

Lz route est de plus en plus valonnÃ©e et vers 13 h, je commence Ã  fatigues et j'ai faim. Aucun hÃ´tel en vue, il me faudra bivouaquer. Je m'arrÃªte Ã  une espÃ¨ce de resto oÃ¹ je demande si je peux monter ma tente sous une terrasse. AprÃ¨s accord, je prends une bonne biÃ¨re et un gros plat de haricots, un peu bourratif mais qui me fait du bien. Je commence Ã  discuter avec tous les gens du coin, je me sens en sÃ©curitÃ©. Un gars essaye d'engager la conversation discrÃ¨tement. Il me dit :"Tu ne dois pas rester ici, ce sont des escrocs, dans un moment, tu t'en vas doucement et tu m'attends au croisement 400 m plus loin, nous irons chez ma soeur. Je m'exÃ©cute mais 400 m plus loin, je ne m'arrÃªte pas. Il y a peut-Ãªtre des escrocs mais qui sont-ils et je ne veux prendre aucun risque.

MalgrÃ© la fatigue et le relief, je continue ma route avec peu d'espoir de trouver quelque chose. Un village, NKENG LICKOCK, une petite auberge, je m'arrÃªte trÃ¨s fatiguÃ© et on verra bien. Je trouve une chambre Ã  2000 f, si on peut appeler Ã§a une chambre car je n'ai pas encore trouvÃ© plus minable mais qu'importe, je monterai ma tente dans la piÃ¨ce et je serai Ã  l'abri.

Au bar, accompagnÃ© d'une musique Ã  tue tÃªte je dÃ©guste une bonne biÃ¨re et je discute avec tout le monde. On m'apprend, non sans fiertÃ© que NKENG LICKOCK est le village natal de Rigobert SONG et qu'il y a sa maison d'ailleurs. Pour ceux que le foot n'intÃ©resse pas, je prÃ©cise que Rigobert SONG est le capitaine de la cÃ©lÃ¨bre sÃ©lection camerounaise de football, les Lions Indomptables. Le soir, je mangerai pour 500 f, la queue d'un maquereau (poisson) avec des bÃ¢tons de manioc, pas terrible mais cela coupe la faim.

Je me couche de bonne heure mais le bruit de la musique me fait lever. J'aurai ainsi l'occasion de faire onnaissance avec des gens habillÃ©s de boubou et de chemises Ã  l'effigie du prÃ©sident du Cameroun, Paul BIA. Ils fÃªtent le 25Ã¨me anniversaire de la crÃ©ation du parti de Paul BIA. Tout le monde se couche, l'ambiance se calme et peux me coucher en toute sÃ©curitÃ©.</description></item><item><title>EDEA  / POUMA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-27 16:08:26</pubDate><description>Mardi 23 mars 2010        51 km  cumul : 11 597 km
DÃ©nivelÃ© : 420 m

Hier soir, une Ã©mission "Allo la PlanÃ¨te" tronquÃ©e, un lit tout cassÃ©, la nuit n'a donc pas Ã©tÃ© terrible. Je me lÃ¨ve Ã  6 h, mon taxi m'attend Ã  6 h 30 et nous partons en direction de DOUALA rÃ©cupÃ©rer mon passeport.

Heureusement madame RAMSEYER me sert de passe-droit car je n'ai pas rendez-vous et c'est assez compliquÃ© pour entrer au consulat, un vÃ©ritable bunker. Tout s'est trÃ¨s bien passÃ© et Ã  10 h, je suis de retour Ã  l'hÃ´tel et je dÃ©cide de m'avancer en direction de POUMA. 

La journÃ©e sera encore terrible entre la chaleur humide et le relief. Je ne suis pas encore habituÃ© Ã  ce climat mais Ã§a viendra, je ne suis pas inquiet. L'accueil dans les rares villages et toujours sympa, les gens m'encouragent du pouce, je pense que le Cameroun va Ãªtre sympa.

Tout le long de la route, ce n'est que vendeurs de mangues. Nous sommes en pleine production et elles sont excellentes. Par contre, j'aimerais bien manger des bananes mais ici, pas de bananes classiques, il n'y a que des bananes plantins que l'on mange cuite.

J'arrive Ã  POUMA, un gros bourg et mon impression est mitigÃ©e car je suis regardÃ© bizarrement et j'ai l'impression que les camerounais restent mÃ©fiants Ã  l'Ã©gard du blanc. Quel n'est pas ma surprise quand j'entends mon nom :"oh GÃ©rard", tien quelqu'un me connait ici. C'est le taxiteur de EDEA qui m'a reconnu.

Je trouve un hÃ´tel sympa et pas cher qui en plus est trÃ¨s propre et avec clim , l'hÃ´tel Dallas que je recommande si vous passez dans le coin mais ce n'est pas Ã©vident pour tout le monde.

A midi, je n'ai rien trouvÃ© Ã  manger aussi ce soir je veux essayer de bien manger. La serveuse du resto m'indique qu'ici, il y a de la viande de brousse mais qu'elle n'y touche pas. Effectivement on peux manger du singe, du rat ou du porc-Ã©pic, je trouverai mÃªme plus tard sur la route du crocodile ou du serpent. AprÃ¨s la visite du zoo de LIMBE, et tout le trafic d'animaux, je ne tiens pas non plus Ã  Ãªtre complice, je me replie sur 15 brochettes de boeuf braisÃ© et je me rÃ©gale. A 20 h, je suis couchÃ© car encore trÃ¨s fatiguÃ© de ma journÃ©e.</description></item><item><title>DOUALA / EDEA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-27 12:38:17</pubDate><description>Lundi 22 mars 2010      68 km  cumul : 11 546 km
DÃ©nivelÃ© : 390 m

A 6 h 30, je suis opÃ©rationnel et je dÃ©jeune avec Marie et Anthony. Un couple vraiment exceptionnel. J'ai passÃ© la journÃ©e du dimanche chez eux comme si j'Ã©tais chez moi, c'Ã©tait trÃ¨s agrÃ©able. La sortie de DOUALA ne pose aucun problÃ¨me sauf Ã  la fin dans un quartier dÃ©nommÃ© Village oÃ¹ un petit RUFISQUE m'attend. Dans les embouteillages, le nombre de motos Ã©tait impressionnant. Je n'avais encore jamais vu autant de motos et pourtant j'en ai vu. Dommage que ne puisse prendre de photos. 

A la sortie de Village, la circulation se calme et j'en profite pour appeler Madame RAMSEYER, du consulat gÃ©nÃ©ral de France. Je l'appelle pour lui communiquer mon nouveau numÃ©ro aprÃ¨s le vol de mon portable. Surprise, elle m'indique que mon passeport est au consulat, Ã  l'enregistrement et sera disponible mardi matin. Cela fera deux semaines demain et on m'avait annoncÃ© trois semaines minimum, bravo l'administration franÃ§aise.

Je dÃ©cide donc d'aller jusque EDEA pour m'avancer, d'autant que je ne voulais pas repasser Village Ã  vÃ©lo. La route jusque EDEA sera assez pÃ©nible. Je m'attendais Ã  50 km, j'en ferai 68. Je ne sais si c'est mon inactivitÃ©, le Mont Camaroun ou cette chaleur humide mais j'ai les jambes lourdes et de trÃ¨s mauvaises sensations. J'arrive Ã  EDEA relativement fatiguÃ©, je trouve rapidement un hÃ´tel, l'hÃ´tel "Palace des Lords" qui n'a de palace des Lords que le nom car c'est un petit hÃ´tel minable mais pour une nuit cela suffira. Je nÃ©gocie avec un taxi l'aller et retour pour DOUALA demain et si tout va bien, je reprendrai mon chemin pour YAOUNDE demain en fin de matinÃ©e.

On verra tout Ã§a demain. Le paysage aujourd'hui Ã©tait fidÃ¨le Ã  ce que j'ai vu jusqu'Ã  prÃ©sent, palmiers, bananiers, forÃªts, donc trÃ¨s joli mais comme d'habitude, je banalise.


</description></item><item><title>LIMBE  / DOUALA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-21 16:07:20</pubDate><description>Samedi 20 mars 2010   78 km  cumul : 11 478 km
DÃ©nivelÃ© : 470 m

AprÃ¨s ma chute dans la forÃªt tropicale et l'ascension de Mont Cameroun, j'ai un peu mal aux cannes et au dos, aussi jeudi et vendredi seront consacrÃ©s au repos et au sÃ©cage du linge car tout est mouillÃ©.

Je quite enfin LIMBE en direction de DOUALA. Je ne sens pas mon dos, heureusement car je suis de suite dans le vif du sujet. J'attaque par une grosse bosse de 6 km que j'ai du mal Ã  avaler. J'arrive Ã  MIL FOR, en fait l'autre jour j'avais Ã©crit MAILLEFORT. Les lieux ici sont dÃ©nommÃ©s en fonction de l'Ã©loignement de LIMBE (MIL FOR, ON MIL, HALF MIL).
 
A la sortie de MIL FOR, je m'arrÃªte pour appeler Laurencce. Hier, elle a jouÃ© la piÃ¨ce qu'elle travaille depuis si longtemps, elle doit Ãªtre fatiguÃ© et je ne voudrais pas la rÃ©veiller. Quand je raccroche de Laurence, deux cyclistes blancs s'arrÃªtent. Ils ont du beau matos et je suis trÃ¨s surpris de les rencontrer. L'un d'eux Antoni me demande si je ne suis pas passÃ© dans une revue de vÃ©lo. Il avait lu l'article paru sur mon voyage en juin 2009, c'est rigolo n'est-ce pas. Antoni me demande si j'ai un contact Ã  DOUALA. Je n'en ai pas et il me refile son numÃ©ro de tÃ©lÃ©phone et m'apprends que nous pourrons regarder FRANCE / ANGLETERRE ce soir Ã  la tÃ©lÃ©. Pourquoi pas ?

Je continue ma route, longeant de magnifiques plantations de palmiers Ã  huite. C'est d'ailleurs la pÃ©riode de la rÃ©colte et les fruits de ces palmiers sont entreposÃ©s au bord de la route oÃ¹ l'huile y est aussi vendue. De grandes plantations de banaiers prennent la place des palmiers. Le paysage est splendide, cela me change bien du Sahel.

La traversÃ©e des villages se passent sous les fÃ©licitations et les sourires de gens. C'est trÃ¨s agrÃ©able de pÃ©daler ainsi, d'autant que je n'ai pas la grande forme, normal aprÃ¨s mon mal aux cuisses et toute cette inactivitÃ©. Chaque fois que je traverse un village, les gens me demandent de m'arrÃªter. Pour une fois, je m'exÃ©cute et vien sÃ»r c'est de suite l'attroupement, de nombreuses questions et des photos avec leurs portables.

J'arrive enfin dans la banlieue de DOUALA, travaux, piste dÃ©foncÃ©e et embouteillages me font penser Ã  l'arrivÃ©e sur DAKAR, RUFISQUE. A l'entrÃ©e de DOUALA, un peu perdu, j'appelle Antoni pour lui demander s'il y a un hÃ´tel prÃ¨s de chez lui et dit de suite de venir coucher Ã  la maison. Antoni m'attend en voiture Ã  un croisement et me guide chez lui. C'est une magnifique maison avec parc et piscine. J'aurais pu tomber plus mal.

Un couple charmant, tout en gentillesse avec leurs trois superbes enfants. Je me sens de suite Ã  l'aise chez eux. Antoni me fait manger et aprÃ¨s quelques bieÃ¨res, il m'installe dans ma chambre inÃ©pendante avec salle de bain.Le soir nous mangerons devant la tÃ©lÃ© en regardant le match de rugby avec un couple d'amis. Nous prendrons l'apÃ©ro au champagne et mangerons avec du vin rouge Sud Africain. C'est dur la vie de voyageur.

Marie et Antoni me disent de rester le dimanche, ils sont Ã  la maison, il n'y a aucun problÃ¨me. J'accepte volontiers, d'autant que je bÃ©nÃ©ficie de la Livebox et je pourrai ainsi mettre mon carnet de route Ã  jour.

Belle journÃ©e et belle rencontre une fois de plus, j'ai quand mÃªme de la chance.

</description></item><item><title>MONT CAMEROUN (ascension)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-21 15:45:56</pubDate><description>Mardi 16 mars 2010
Mercredi 17 mars 2010

Avec Paul, le guide nous prenons plusieurs taxi pour BUEA oÃ¹ nos deux porteurs nous attendent. Nous partirons pour l'ascension sans mon guide qui me rejoindra au premier refuge et sans nos porteurs qui resterons en bas, toujours Ã§a d'Ã©conomisÃ© pour l'agence.

La premiÃ¨re partie est pour moi du dÃ©jÃ  vu, elle ressemble Ã©trangement au Kilimandjaro. Tous d'abard dans les cultures, au milieu des bananiers et ensuite, la forÃªt primaire avec des arbres immenses, des fougÃ¨res nous faisant dix fois, des lianes de partout et une humiditÃ© maximum.

Au premier refuge, je retrouve mon guide David et Jean-Yves dÃ©cide de continuer jusqu'au prochain refuge Ã  2200. A 2000, nous sortons sans transition de la forÃªt pour nous retrouver dans ce qu'ils appellent la savane. Il n'y a plus de vÃ©gÃ©tation, de l'herbe et des cailloux d'origine volcanique. Le temps relativement beau nous permet de voir le sommet, ce qui est rarement le cas ici. Pour l'anecdote, je n'ai toujours pas mon guide. D'ailleurs contrairement Ã  ce qui est annoncÃ© dans mon guide papier, je penses qu'un guide n'est pas utile car le sentier est trÃ¨s marquÃ© avec beaucoup de peinture blanche.

ArrivÃ© au deuxiÃ¨me refuge (2200), nous mangeons un peu et mon guide me signale que nous montons directement au sommet car demain, il pleut et nous ne sommes pas sÃ»r de pouvoir y grimper. Je suis un peu surpris car 3200 m de dÃ©nivelÃ© dans la journÃ©e, Ã§a me parait beaucoup mais bon, je suis en forme et il sait ce qu'il fait. Je quitte Jean-Yves et attaquons le sommet. La pente est trÃ¨s raide, au sol de gros cailloux d'origine volcanique et de l'herbe. Le paysage n'est pas terrible d'autant que le brouillard arrive et nous ne voyons pas grand chose. De temps Ã  autre, le guide demande Ã  s'arrÃªter, j'ai le sentiment qu'il peine plus que moi. Je suis trÃ¨s surpris par la forme que je tiens, c'est vrai qu'aprÃ¨s 6 mois de vÃ©lo et peut-Ãªtre 15 kg en moins, cela change un homme. Il fait un vent terrible, nous avons du mal Ã  avancer et un brouillard humide nous envahis. Nous arrivons enfin au sommet : 4 095 m. Congratulations et photos et nous redescendons de suite car il ne faudrait pas que la nuis nous gagne. Nous nous arrÃªtons Ã  un refuge Ã  2800 m oÃ¹ tout le monde fait Ã©tape pour le sommet le lendemain.

Une bonne nuit et nous redescendons au refuge Ã  2200, nous avons juste le temps de nous habiller et ce sera le dÃ©luge jusqu'en bas. Le guide me confirme qu'aujourd'hui personne ne montera au sommet, j'ai bien fait de l'Ã©couter. 3200 m de dÃ©nivel positif et 1165 m de dÃ©nivelÃ© nÃ©gatif, je crois que je ne l'ai encore jamais fait. 

Je redescend trÃ¨s heureux d'avoir escaladÃ© mon troisiÃ¨me plus de 4000 d'Afrique en ayant une pensÃ©e pour mes amis Lucas et GÃ©gÃ© qui auraient dÃ» me rejoindre mais les circonstances en ont dÃ©cidÃ© autrement et je ne leurs en veut nullement.




</description></item><item><title>DEBUNSCHA (lac de cratère)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-21 12:08:01</pubDate><description>Lundi 5 mars 2010

AprÃ¨s avoir utilisÃ© deux taxis, nous quittons la route par un petit sentier au milieu des bananiers et des palmiers. Le sol est spongieux, couvert d'herbes. DEBUNSHA est considÃ©rÃ© comme le deuxiÃ¨me endroit le plus arrosÃ© de la planÃ¨te (10 m d'eau par an). Nous entrons ensuite dans la forÃªt. C'est une forÃªt impressionnante avec des arbres immenses, des fromagers dont les racines caractÃ©ristiques nous dÃ©passe 4 Ã  5 fois. Nous sommes avec Paul, un guide avec nous, heureusement car le sentier n'est pas toulours Ã©vident. Les photos ne sont pas toujours faciles Ã  faire tellement il fait sombre. 

Il faut faire trÃ¨s attention car si le sol est couvert de feuilles, dÃ¨s que nous sommes sur un rocher Ã§a glisse Ã©normÃ©ment. J'ai mÃªme eu droit Ã  quelques chutes spectaculaires qui n'auront pas de consÃ©quences j'espÃ¨re.

Parfois, nous longeons une plage de sable noir (volcanique) et c'est un spectacle prodigieux qui s'ouvre Ã  nos yeux : la forÃªt, le sable et le Golf de GuinÃ©e.

Paul nous fait goÃ»ter certains fruits sauvages dont j'ignore le nom, nous tombons sur des avocats, des goyaves.

Nous grimpons un escalier amÃ©nagÃ© pour arriver Ã  un drÃ´le de phare Ã©rigÃ© par les allemands, Ã  l'Ã©poque oÃ¹ le Cameroun Ã©tait allemand, avant la guerre de 14. Surprenant dans cet endroit si sauvage.

Nous nous frayons un passage dans un canyon au milieu des lianes, grimpons tant bien que mal sur des racines gÃ©antes pour arriver Ã  un spectacle Ã©tourdissant. Un immense lac de cratÃ¨re dans son Ã©crin de verdure avec au fond, le Mont Cameroun qui a la gentillesse des se dÃ©courvir.

Pour retourner Ã  la route, nous longerons la plage, marchant sur ce sable noir si particulier dans la rÃ©gion. Nous prenons un taxi avec trois personnes dans la malle pour arriver Ã  cette coulÃ©e de lave que je n'avais pas vu la derniÃ¨re fois (je n'Ã©tais pas allÃ© assez loin). Cette coulÃ©e, longue de 70 km et de plusieurs dizaines de mÃ¨tres d'Ã©paisseur est partiellement recouverte par un herbe d'un vert trÃ¨s soutenu.

Nous reprenons notre taxi qui tombe en panne d'essence, changement de taxi et retrouvons notre hÃ´tel. Je ne regrette absolument pas cette excursion car mÃªme si c'est satisfaire u tourisme classique, j'y ai vu des paysages que je ne reverrais pas souvent. Demain, l'ascension de Mont Cameroun, je suis trÃ¨s content de pouvoir le faires, d'autant qu'en passant devant ma remorque, je retrouve l'inscription de mes amis Lucas et Ghislain :"rendez-vous au mont Cameroun". Ile seront pas avec moi mais MOI J'AI TENU PAROLE.</description></item><item><title>LIMBE (repas chez l'habitant)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-19 09:33:16</pubDate><description>Dimanche 14 mars 2010

A midi, je suis chez Sama pour un repas qui sera bien particulier. Auparavant, j'avais achetÃ© du Cake dans une patisserie ; cake qui est mis de cÃ´tÃ© et que je ne reverrai plus.

Finalement avec Sama, nous mangerons en tÃªte Ã  tÃªte, les autres membres de la famille mangeront Ã  tour de rÃ´le, au grÃ© de leur volontÃ©. Sama n'a plus son pÃ¨re et a perud sa mÃ¨re il y a trÃ¨s peu de temps. Il vit chez sa tante avec ses cousins et ses frÃ¨res et soeurs. Tout Ã§a est trÃ¨s compliquÃ© et me fait prendre conscience de la mortalitÃ© prÃ©maturÃ©e importante en Afrique. Les familles sont toujours incomplÃ¨tes et il y a toujours quelqu'un Ã  l'hÃ´pital.

Nous mangerons une spÃ©cialitÃ© camerounaise, du fufu sauce Eru. C'est un couscous de manioc (pÃ¢te de manioc) avec une sauce verte Ã  base de feuilles avec un peu de viande de zÃ©bu. Ce n'est pas mauvais mais je ne me dÃ©placerais pas pour en manger.

Nous mangeons dans une piÃ¨ce trÃ¨s rustique, peu de meubles, le linge propre empilÃ© dans un coin et des bouteilles d'eau par terre, il n'y a certainement pas de salle de bains. finalement, je prends congÃ© de Sama et et retourne Ã  l'hÃ´tel.

Entre-temps, j'avais fait connaissance Ã  l'hÃ´tel d'un franÃ§ais, Jean-Yves venu 15 jours au Camaroun pour faire du tourisme. Il est originaire de Bourgogne et trÃ¨s sympathique et moi, j'ai besoin de compagnie.

Avec Jean-Yves, je dÃ©cide de faire l'ascension de Mont Cameroun Ã  partir de LIMBE. Nous nÃ©gocions donc avec une agence sur place. Jean-Yves fera une journÃ©e et moi deux jours pour faire l'ascension. On nous propose Ã©galement d'aller visiter un lac de cratÃ¨re impressionnant non loin de lÃ . MarchÃ© conclu, demain nous allons Ã  DEBUNSCHA au cratÃ¨re et mardi et mercredi sur le Mont Cameroun.</description></item><item><title>LIMBE  / LIMBE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-19 09:22:31</pubDate><description>Samedi 13 mars 2010          32 km  cumul : 11 400 km

A l'hÃ´tel "Holliday Inn", je commence Ã  m'encrouter et Tornado me manque. Je dÃ©cide donc de changer de lieu et de m'approcher de BUEA, le pied du Mont Cameroun. Je trouve un hÃ´tel Ã  5/6 km de LIMBE et m'y installe avec l'intention de voir cette coulÃ©e de lave dÃ©crite dans mon guide.

C'est une coulÃ©e de lave qui est allÃ©e jusqu'au bord de la mer lors de la derniÃ¨re erruption de Mont Cameroun en 1999. De coulÃ©e de lave, je n'en ai pas vu, la vÃ©gÃ©tation a dÃ» reprendre le dessus. J'ai dÃ©lestÃ© Tornado de sa remorque et je pars en vÃ©lo lÃ©ger pour un aller et retour. De suite, les sensations sont bizarres, je ne sais plus faire de vÃ©lo classique, impossible de me mettre en danseuse. 

Ce petit tour d'une trentaine de bornes me fait du bien Ã  la tÃªte, j'en avais bien besoin. Je crois que le vÃ©lo est devenu un drogue pour moi, gare au retour.

Cette virÃ©e m'a Ã©galement permis de constater que Tornado avait besoin de soins de ma part. Une semaine sur le toit du camping-car de Xavier et le petit voyage en bateau ne lui ont pas fait que du bien. La chaine est toute rouillÃ©e, la direction bouge, une petite rÃ©vision s'impose. Dimanche sera consacrÃ© Ã  Tornado qui ne me pardonnerait pas de l'oublier.

Le soir en moto, je retourne en ville pour manger selon mes habitudes sur les trottoirs de LIMBE. Le chois n'est pas bien terrible, porc grillÃ©, poisson grillÃ©, ommelette et manioc. Je me rÃ©gale avec le poisson que l'on mange avec ses mains et le manion que l'on trempe dans la sauce. Ici pas de couverts, ni d'assiette mais Ã§a ne me dÃ©range pas trop et c'est le meilleur moyen de m'intÃ©grÃ©er Ã  la population locale qui commence Ã  me connaÃ®tre et m'appelle "with man".

Je retrouve mon copain Sama du hand-ball et allons boire une biÃ¨re au night club car la terrasse y est trÃ¨s agrÃ©able. Il m'invite Ã  manger demain chez lui dans son village, un quartier de LIMBE, MAILLEFORT. J'accept son invitation, demain j'ai le temps et ce sera une expÃ©rience intÃ©ressante pour moi.

Je prends un moto pour retourner Ã  l'hÃ´tel et Ã  21 h je dormais dÃ©jÃ . Ici, les moyens de locomotion sont trÃ¨s aisÃ©s, la moto 150 F ou le taxi 200 f mais lui ne te prends que si tu vas dans sa direction. Jr m'amuse bien sur les motos, les sensations sont garanties au milieu de cette circulation.

</description></item><item><title>LIMBE (REPOS FORCE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-12 12:20:03</pubDate><description>Mercredi 10 mars 2010
Jeudi 11 mats 2010
Vendredi 12 mars 2010

Je suis donc autour de DOUALA pour au moins trois semaines, il va falloir tuer le temps et faire un peu de tourisme. En attendant, je me promÃ¨ne dans LIMBE et observe, ce que je ne fais jamais en France.

Je vais vous parler du 8 mars et de la journÃ©e de la femme. En France, cela se passe presque dans l'indiffÃ©rence gÃ©nÃ©rale, d'ailleurs une journÃ©e de la femme et pourquoi pas une journÃ©e de l'homme. Ici en Afrique, c'est une autre histoire, cela revÃªt une importance surprenante. Normal, vu la condition de la femme ici et il y aurait beaucoup Ã  dire et Ã  faire. J'ignore si ce jour est fÃ©riÃ© mais les Ã©coles sont fermÃ©es. J'ai vu dÃ©ambuler dans la rue toute la journÃ©e, des groupes de femmes avec des boubous tout neufs. Les dames se regroupent par couleur. Chacune choisit sa couleur, il y en a trois : le route, le vert et le jaune. Les terrasses Ã©taient bondÃ©es, la biÃ¨re semblait se consommer, les discussions allaient bon train, la musique rÃ©sonnnait et des femmes dansaient. Le tout par groupe de couleur. C'Ã©tait trÃ¨s joli Ã  voir et assez impressionnant et le tout jusqu'Ã  une heure avancÃ©e de la nuit, c'Ã©tait vraiment leur fÃªte. Bref, il y avait beaucoup d'ambiane, dommange que je n'ai pas osÃ© prendre des photos.

Hier, je suis allÃ© dans ce qu'il appelle ici le zoo, le "Limbe Wild Life Center". En fait c'est un lieu d'accueil d'animaux sauvages blessÃ©s ou abondonnÃ©s. C'est surtout un lieu de sensibilisation Ã  la protection des certaines espÃ¨ces animales menacÃ©es. tous les animaux sont du Cameroun et si au dÃ©part, le terme de zoo me rebutait, je ne regrette pas ma visite. Tous les primates du Cameroun Ã©taient reprÃ©sentÃ©s, du gorille, au mandrill, au champanzÃ©, etc... J'ai ainsi appris que le drill, voisin du mandrill est en voie de disparition, il n'en resterait que 3 Ã  6000 individus. Il est vrai que l'on trouve encore facilement sur les marchÃ©s de la viande de singe illÃ©galement chassÃ©. C'est un objets de la lutte de ce centre, dÃ©conseiller la consommation de cette viande.

Un autre Ã©lÃ©ment que j'ai ocultÃ© lors de ma traversÃ©e du NigÃ©ria. Au bord de l'autoroute, entre deux barrages trÃ¨s proches, j'ai vu, allongÃ© sur le bas cÃ´tÃ©,le corps d'une femme morte, tout gonflÃ©e Ã  la maniÃ¨re des moutons que l'on retrouve parfois foudroyÃ©s dans la montagne. Cela m'a fait un choc terrible, j'ai essayÃ© de me raisonner en me disant que c'Ã©tait un mannequin. A la premiÃ¨re halte, Bernadette et Michel m'ont bien confirmÃ© qu'il s'agissait bien d'une femme. Le plus terrible, cc'est que ce corps est lÃ  depuis un bon moment malgrÃ© le monde qui y passe. Terrible n'est-ce pas..................

</description></item><item><title>L'AFFAIRE DU PASSEPORT</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-11 11:25:35</pubDate><description>Mardi 09 mars 2010


Avant de partir de France, je voulais me faire faire un deuxiÃ¨me passeport. Je m'y Ã©tais pris en juillet. Deux mois me semblait suffisant. C'Ã©tait sans compter sur les lenteurs administratives et les congÃ©s payÃ©s. Tous les papiers Ã©taient rÃ©unis 15 jours avant mon dÃ©part. A DIGNE, on m'annonce un dÃ©lai de 15 jours minimum et c'est moi qui devrait le rÃ©cupÃ©rer. J'annule don Ã  tord la procÃ©dure. Il me semblait que mon passeport avait suffisamment de pages vierges mais lÃ  aussi, c'Ã©tait sans compter que les visas prenaient une page entiÃ¨re, plus les tampons d'entrÃ©e et de sortie. Bref, je n'ai plus que deux pages libres sur mon passeport. Si je continue ainsi, je suis coincÃ© en RÃ©publique Centrafricaine.

Aujourd'hui, je vais donc en taxi au consulat gÃ©nÃ©ral de France Ã  DOUALA pour un nouveau passeport. J'arrive au consulat et le portier m'annonce qu'il faut prendre rendez-vous l'aprÃ¨s-midi par tÃ©lÃ©phone pour les jours suivants. Je baratine et il me laisse rentrer. Un autre barrage, un gendarme et mÃªme cinÃ©ma. Je lui explique que j'ai bien essayÃ© de tÃ©lÃ©phoner mais que le numÃ©ro sur mon guide, sur le site des affaires Ã©trangÃ¨res est fausse et que j'arrive de LIMBE en taxi. Il est sympa, il appelle la dame prÃ©posÃ©e aux passeports qui consent Ã  me recevoir.

Je suis donc reÃ§u par une dame trÃ¨s gentille, madame RAMSEYER et catastrophe :"Monsieur, nous ne dÃ©livrons des passeports qu'aux rÃ©sidents franÃ§ais au Cameroun". Je luis explique bien mon cas, l'importance de mon voyage et me dit d'aller en salle d'attente, elle va se renseigner Ã  ses supÃ©rieurs. Il me semblait que le ciel me tombait sur la tÃªte, les larmes commenÃ§aient mÃªme Ã  monter. Je me voyais revenir en France et terminer ainsi mon voyage. Heureusement, le soutien de Laurence par SMS m'aide beaucoup.

La dame me rappelle et me signale qu'avec les passeports biomÃ©triques, il y a peut-Ãªtre de nouvelles instructions dont elle n'est pas au courant. Elle se renseigne et me rappelle sans me garantir d'avoir le renseignement dans la journÃ©e. Tant pis, je coucherai Ã  DOUALA. Je vais donc manger, traÃ®ner un peu dans DOUALA et vers 15 h, je rappelle madame RAMSEYER.

Ouf!, elle m'annonce que c'est possible mais qu'il faut un extrait d'acte de naissance. J'appelle vite Laurence, elle me le faxe immÃ©diatement et je retourne au consulat. Madame RAMSEYER me reÃ§oit de suite, elle a reÃ§u l'extrait d'acte de naissance et attaque la procÃ©dure qu'elle dÃ©couvre au fur et Ã  mesure car c'est son premier passeport biomÃ©trique. Un justificatif de rÃ©sidence, vite Laurence, vite un fax et on continue. Cette dame est vraiment comprÃ©hensive et facilite ma demande. Finalement, tout le dossier part et moindre mal, j'aurai mon passeport dans trois semaines.

Je tiens Ã  remercier trÃ¨s fortement madame RAMSEYER qui a compris mon problÃ¨me et a tout fait pour m'aider. Elle a bien jouer le rÃ´le que je pense d'un consulat : aider les franÃ§ais en difficultÃ© Ã  l'Ã©tranger. Ceci me rappelle le gratte-papier qui m'avait reÃ§u au consulat de France Ã  COTONOU qui m'avait reÃ§u comme un chien dans un jeu de quilles (il finissait sa sieste) et m'avait refusÃ© une attestation anodine pour mon visa du NigÃ©ria.

Bon, maintenant, un minimum de trois semaines de tourisme autour de la rÃ©gion, j'ai bien le temps de finir de visiter LIMBE, de faire l'ascension du Mont Cameroun et de m'avancer un peu sur YAOUNDE.

</description></item><item><title>LIMBE (journée particulière)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 11:18:25</pubDate><description>Samedi 6 mars 2010
Dimanche 7 mars 2010

Je resterai quelques jours Ã  LIMBE car j'ai l'intention de gravier le Mont Camerous Ã  pied (n'est-ce pas Roger). Je m'aperÃ§ois Ã©galement que mon passeport n'a plus que deux pages vierges. Je vais essayer de voir au consulat de France Ã  DOUALA si je peux en faire un et surtout le dÃ©lai demandÃ©.

Je profite de cette journÃ©e pour aller me promener au "Botanic Garden". J'y passe toute l'aprÃ¨s-midi et je me rÃ©gale. Un guide m'indique toutes les sortes d'essences d'arbres et de plantes. Je prends beaucoup de photo car si en France, nous connaissons les fruits de ces arbres, nous connaissons rarement l'arbre. Je prends ensuite un sentier mal entretenu et je me retrouve au milieu d'un forÃªt luxuriante, surplombant le golfe de GuinÃ©e. Je n'ai qu'un regret, ne pas pas Ãªtre avec Laurence car l'endroit est tellement joli, j'aurai aimÃ© partager. DÃ¨s que le chemin se perdait, je faisait demi-tour car me perdre au milieu de cette vÃ©gÃ©tation, je n'y tiens pas trop.

Non loin de la cÃ´te, des petites Ã®les pleine de verdure donne un cadre idyllique Ã  ce lieu. Idyllique, pas tant que Ã§a car deux plate-forme pÃ©troliÃ¨res sont en construction.

Je dÃ©cide de rentrer Ã  l'hÃ´tel Ã  pied, c'est un peu loin mais mon seul travail est de me promener et d'observer. J'ai la surprise de voir des camerounais jouer au hand-ball. Les camerounais au foot, ok mais au hand, je ne m'y attendais pas. Ceux qui me connaisse bien savent mon attachement Ã  ce sport qui a Ã©tÃ© le sport de toute ma jeunesse, avec mon frÃ¨re Serge d'ailleurs. Je m'arrÃªte donc pour regarder et bien sÃ»r je suis invitÃ© Ã  me joindre Ã  eux. Je refus poliment car j'ai peur de l'accident musculaire mais croyez-moi, Ã§a me dÃ©mange, et il faut que je me fasse violence pour refuser. D'ailleurs, je ne peux m'empÃªcher de donner quelques conseils.

Je rentre Ã  l'hÃ´tel et je vais ensuite Ã  la recherche d'un restaurant. J'en repÃ¨re un, je m'installe et la serveuse me dit qu'ils ne font pas restaurant. Tant pis, j'ai soif et je commande une biÃ¨re. Arrive ensuite un jeune handballeur qui m'avait Ã©videmment repÃ©rÃ©. Je lui paye une biÃ¨re et il m'explique que cet endroit n'est pas un restaurant mais une boÃ®te de nuit et que ce n'est pas bon. J'y suis, j'y reste et je verrai ainsi l'ambiance nocturne du Cameroun.

Il va chercher des poissons grillÃ©s avec du manioc et pour pas cher, nous mangeons sur place, sans couvert bien entendu. AprÃ¨s plusieurs biÃ¨res, le monde commence Ã  arriver ainsi que des filles en tenue sexy qui veulent s'inviter Ã  ma table. Comme vous le pensez bien (et mÃªme si vous pensez le contraire), je refuse catÃ©goriquement. Il y a de plus en plus de monde, de plus en plus de filles et la musique rÃ©sonne Ã  tue tÃªte. Finalement avec Sama, nous rentrons dans le night club. Etrangement, personne ne danse, juste un animateur, des danseuses qui remuent leur derriÃ¨re (dombolo) et la biÃ¨re qui coule Ã  flot. AprÃ¨s plusieurs biÃ¨res (un peu trop pour moi), je rentre me coucher, il doit bien Ãªtre minuit. En fait cet endroit Ã©tait un bordel, je l'apprendrai par la suite. Pour moi, c'est une nouvelle expÃ©rience de la vie nocture en Afrique. DÃ©cidÃ©ment, j'aurai tout fait en Afrique. AprÃ¨s GÃ©rard Ã  la messe, il y a eu GÃ©rard au bordel. Je sens que cela va faire couler beaucoup d'encre.................</description></item><item><title>CALABAR / LIMBE (Cameroun)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 10:56:07</pubDate><description>Vendredi 05 mars 2010        6 km   cumul : 11 368 km

Le jeudi matin, je prends un taxi pour me rendre au port et me renseigner sur le prix et l'heure du dÃ©part. Bonne surprise, j'ai affaire Ã  un camerounais et un sÃ©nÃ©galais parlant parfaitement le franÃ§ais.

J'achÃ¨te mon billet pour un dÃ©part le vendredi Ã  7 H 30. Ils veulent que j'amÃ¨ne mon vÃ©lo l'aprÃ¨s-midi pour le voir et fixer le prix. Ils me conseillent de dormir au port. Il y a de quoi manger et me fourniront une natte pour dormir sur le pont du bateau.

Je retourne Ã  l'hÃ´tel pour manger et prÃ©parer Tornado. A 17 h, le mÃªme taxi m'amÃ¨ne au port, je n'ai pas envie de me perdre. Au port, aprÃ¨s Ã©valuation du prix du billet, nous chargeons Tornado sur "l'Endurance" non sans quelques cris de ma part car ils chargaient Tornado comme un ballot de coton et il est fragile mon Tornado.

Il est tÃ´t, je demande au manager du port (nous sommes en pays anglophone) pour aller en ville. Il me dÃ©conseille fortement d'y aller seul, pour un blanc, ce n'est pas prudent. Il dÃ©signe un de ses hommes pour m'accompagner, c'est plus prudent. Nous allons manger en ville tous les deux et rentrant au port.

Sur ce port, l'ambiance est trÃ¨s particuliÃ¨re. Des commerÃ§ants ambulants font Ã  manger pour les passagers du navire. Ceux-ci passeront la nuit sur place, dormant Ã  mÃªme le sol en attendant l'heure du dÃ©part. Toute la nuit, sera un va et vient perpÃ©tuel, les biÃ¨res se consommant Ã  pleine caisse. Je passe une nuit relativement bonne sur une natte sur le pont du navire. Ici, je suis le seul blanc (batourÃ©) et tout le mond me connait et m'interpelle gentillement. Je sympathise, bien sÃ»r avec mon garde du corps et un couple de gabonnais qui rentre Ã  LIBREVILLE et venu au NigÃ©ria pour faire du business.

Le vendredi matin, le bateau part Ã  l'heure prÃ©vue. La traversÃ©e sera un peu plus longue, 5 h 30 au lieu de 4 h 30. Au large du golfe de GuinÃ©e, nous croiserons de nombreuses plate-forme pÃ©troliÃ¨res. Cette partie camerounaise du golfe est un objet de litige avec le NigÃ©ria (pÃ©trole oblige) et a Ã©tÃ© rÃ©glÃ© par l'ONU.

Nous acostons en pleine nature et comme sur les aÃ©roports, je prends le bus et nos bagages nous serons livrÃ©s au poste de douane. Je crains le pire pour Tornado. AprÃ¨s les formalitÃ©s, je rÃ©cupÃ¨re Tornado, sans une Ã©gratinure. Tout ce passe bien, si ce n'est un douanier zÃ©lÃ© qui me rÃ©clame la feuille de route de mon vÃ©hicule. J'ai beau essayer de lui expliquer que Ã§a n'existe pas, il n'en dÃ©mord pas. Le ton s'Ã©lÃ¨ve, je m'en balance car je n'ai rien Ã  perdre. Pour preuve, il va chercher un papier dÃ©jÃ  rempli. Il me ramÃ¨ne un document concernant une moto Yamaha. Je lui explique que les motos possÃ¨dent une carte grise et qu'il est normal d'avoir un certificat de passage. Il en convient, se calme, nous nous serrons la main sans rancune et nous devenons amis. Entre temps, il m'aura quand mÃªme fallu vider la remorque pour en vÃ©rifier le contenu, tout en me parlant d'El KaÃ¯da. Je n'aprÃ©cie pas trop de vider ma remorque devant tout le monde mais je n'ai pas le choix.

J'arrive finalement Ã  LIMBE dans un hÃ´tel conseillÃ© par un des managers du bateau.

</description></item><item><title>TRAVERSEE DU NIGERIA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 10:31:00</pubDate><description>Dimanche 28 fÃ©vrier 2010
au mercredi 03 mars 2010

                        POBE / ORE
                        300 km (camping-car)  cumul : 10 559 km

                        28 contrÃ´les

AprÃ¨s une piste de quelques kilomÃ¨tres, nous sommes de bonne heure Ã  la frontiÃ¨re. La passage est facilitÃ© par des policiers BÃ©ninois et NigÃ©rians assez sympa. Quoiqu'un peu long, nous passons la frontiÃ¨re sans problÃ¨me apÃ¨s avoir changÃ© un minimun d'argent car ici, il n'y a pas de bureau de change.

Premier contrÃ´le du ministÃ¨re de la santÃ© pour la fiÃ¨vre jaune. Nous nous rendons compte de nos premiÃ¨res difficultÃ©s. Nous sommes en pays anglophone et Ã  part peut-Ãªtre Bernadette et Jocelyne, l'anglais n'est pas notre tasse de thÃ©.

Nous sommes sur une espÃ¨ce d'autoroute avec une circulation Ã  double sens, au grÃ© des usagers. Il faut que nos chauffeurs fassent trÃ¨s attention, d'autant que les camions ont tendance Ã  rester Ã  gauche.

Pour cette premiÃ¨re journÃ©e, nous goÃ»tons au plaisir des contrÃ´les pas toujours rassurants. Aujourd'hui, il n'y en aura que 28. Les contrÃ´les sont effectuÃ©s par des individus souvent trÃ¨s jeune (18 20 ans), armÃ©s de kalachnikov. Nous avons du mal Ã  repÃ©rer qui nous contrÃ´le, les uniformes changent constamment ; policiers, gendarmes, armÃ©e, douanes, rangers et trÃ¨s certainement de faux policiers. l'abord est souvent agressif et on nous demande de tout mais rarement les papiers : jonnie (wisky), money, Ã  manger, Ã  boire, d'oÃ¹ venez-vous, oÃ¹ allez-vous. Nous faisons souvent les imbÃ©ciles qui ne comprennent rien (ce qui est facile pour nous, pas de faire l'imbÃ©cile mais de ne rien comprendre) et de guerre lasse, ils nous laissent partir.

C'est trÃ¨s pÃ©nible, d'autant que les contrÃ´les se suivent parfois d'un kilomÃ¨tre. AprÃ¨s 300 km, nous ne nous arrÃªtons qu'Ã  ORE car nous perdons beaucoup de temps sur la route. Nous trouvons un petit hÃ´tel sympa, j'ai ma chambre et la gratuitÃ© pour les camping-car.


                        ORE / ENUGU
                        350 km(camping-car)  cumul : 10 909 km
                        63 contrÃ´les

Aujourd'hui, c'est le pompon car pas moins de 63 contrÃ´les vont nous faire perdre un temps abominable et nous n'atteindrons qu'ENUGU Ã  la nuit. Les chauffeurs sont cuits et il est temps que nous arrivons Ã  l'hÃ´tel.

J'ai quand mÃªme pas mal de regret de ne pas traverser le NigÃ©ria Ã  vÃ©lo. En premier lieu tout Ã  l'air sÃ©curisÃ© et surtout le paysage est magnifique. Le vÃ©gtation est de plus en plus luxuriant, le relief de plus en plus vallonnÃ©. Je ne sais pas si j'ai bien fait d'Ã©couter tous mes amis qui me dÃ©conseillaient de traverser le NigÃ©ria Ã  VÃ©lo, sauf Fred, un ami qui a fait le NigÃ©ria Ã  vÃ©lo. Malheureusement nous ne prenons pas de photo, les camping-caristes sont pressÃ©s et il est souvent compliquÃ© de s'arrÃªter. C'est vrai qu'Ã  vÃ©lo, je m'arrÃªte oÃ¹ je veux et quand je veux.

                        ENUGU  / IKOM
                        236 km (camping-car)  cumul : 11 145 km
                        21 contrÃ´les

Aujourd'hui beaucoup moins de contrÃ´les mais beaucoup de piste. Aussi nous n'effectuerons que 236 km, comme quoi, au NigÃ©ria, on ne peut rien prÃ©vroi, dans toute l'Afrique d'ailleurs.

Dans l'ensemble, les villages ne sont pas terribles au NigÃ©ria. Les maisons sont souvent faites de planches et de tÃ´les, donnant un air de favellas. Nous retrouvons la vie et l'habitat traditionnel de l'Afrique sur la piste.

A IKOM, nous avons du mal Ã  trouver un hÃ´tel. Dans l'un d'eux, on voulait nous faire dormir Ã  5 dans une chambre pour un mais pas dans les camping-car. Finalement nous trouvons un hÃ´tel assez luxueux oÃ¹ la fille du restaurant essayera de nous arnaquer sur le prix. Je crois que c'est monnaie courant au NigÃ©ria, il faut toujours Ãªtre sur ses gardes.


                        IKOM / CALABAR
                        217 km (camping-car)   cumul : 11 362 km
                        9 contrÃ´les

Nous arrivons enfin Ã  CALABAR et les contrÃ´les sont moins frÃ©quents. A un contrÃ´le, un jeune policier jugeant Xavier arriver trop vite pointera sa kalachnikov sur nous. Ce qui aura pour effet de mettre Xavier dans une colÃ¨re noire et le chef gÃ©nÃ© nous laissera repartir sans rien demander. Un autre essayera de prendre les mÃ©dicaments de Xavier et nouvel colÃ¨re de Xavier, c'est dur de garder son calme. Tous ces jeunes policiers m'ont l'air trÃ¨s dangereux, jouant les caÃ¯ds avec leur mitraillette Ã  la main. Je pense que les bavures doivent Ãªtre assez courantes.

Nous arrivons juste avant la fermeture de l'ambassade du Cameroun, ce qui nous permet d'avoir nos visas rapidement et sans problÃ¨me. Le rÃ©ceptionniste me dÃ©conseille fortement de remonter Ã  IKOM car la piste au Cameroun jusqu'Ã  MANFE est en trÃ¨s mauvais Ã©tat. Il m'indique qu'un ferry par le vendredi de CALABAR pour LIMBE prÃ¨s de DOUALA. C'est une aubaine que je saisis m'Ã©vitant ainsi prÃ¨s de 300 km en camping-car et 80 km de piste. Le jeudi matin, mes compagnons de route me quittent non sans un petit pincement au coeur car j'ai beaucoup apprÃ©ciÃ© leurs compagnies, surtout Jocelyne et Xavier qui m'ont beaucoup chouchoutÃ©.

RÃ©sultat de la traversÃ©e du NigÃ©ria, 1 103 km, 121 contrÃ´les, soit un contrÃ´le tous les 9 km : pas mal n'est-ce pas. Finalement, l'excÃ¨s de ces contrÃ´les ne laisse peut-Ãªtre peu de place aux coupeurs de route : un mal pour un bien.   



</description></item><item><title>GODOMEY / POBE (frontière)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 09:52:01</pubDate><description>Samedi 27 fÃ©vrier 2010   105 km (camping-car) cumul : 10 259 km

Aujourd'hui, petite Ã©tape tranquille pour nous positionner prÃ¨s de la frontiÃ¨re et repÃ©rer les lieux pour demain matin. 

Avec bien du mal, nous trouvons un petit hÃ´tel "Nulle part ailleurs" que je conseille fortement. Mes amis dorment dans le camping-car dans la cour de l'hÃ´tel et je prends une chambre pour 5 000 F CFA. Dans cette catÃ©gorie, c'est de loin le meilleur hÃ´tel que je n'ai jamais trouvÃ©.

Perso, je mÃ¨ne une vie de pacha. Les repas sont prÃ©parÃ©s par mes amis et je suis leur invitÃ©. Impossible de payer quoique ce soit, je n'ai qu'Ã  mettre les pieds sous la table (fournie). Xavier ne veut mÃªme pas que je participe aux frais de gazole. La vie de baroudeur est ainsi trÃ¨s facile.

Le paysage jusqu'Ã  la frontiÃ¨re, trÃ¨s verdoyant, me signifie que je rentre maintenant dans une autre Afrique, l'Afrique centrale.

Avant d'aller Ã  l'hÃ´tel, nous avons repÃ©rÃ© la frontiÃ¨re oÃ¹ tout Ã  l'air compliquÃ© : barrages, herses, papiers.</description></item><item><title>COTONOU / GODOMEY</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 09:45:28</pubDate><description>Vendredi 26 fÃ©vrier 2010    7 km  cumul : 10 154 km

Je n'Ã©tais pas mal Ã  FIDJROSSE. L'employÃ© de l'hÃ´tel Wilfrid parlais un franÃ§ais parfait et me semblait trÃ¨s intelligent. Il est cuisinier de formation et c'est l'homme Ã  tout faire Ã  l'hÃ´tel : cuisine, mÃ©nage, lessive, accueil, gardien la nuit. Il est mariÃ© avec 3 enfants et ne rentre chez lui qu'un jour par semaine. C'est dommage de gÃ¢cher tant de talent car il nous a fait une cuisine succulente. Je dis nous car nous Ã©tions deux Ã  l'hÃ´tel. GÃ©raldine, une jeune belge Ã©ducatrice spÃ©cialisÃ©e qui s'est recyclÃ©e. Elle est au BÃ©nin pour un stage de deux mois pour une ONG et y faire du dÃ©veloppement dans le domaine de l'alimentation. Je quitte donc FIDJROSSE Ã  regret car c'est un quartier agrÃ©able de COTONOU au bord de l'ocÃ©an. Je conseille d'ailleurs l'hÃ´tel "l'Ancrage de l'OcÃ©an" Ã  tout le monde.

Petite journÃ©e de vÃ©lo (7 km) qui me permet de rejoindre mes amis Joce et Xavier. Ils m'attendent Ã  GODOMEY avec Bernadette et Michel dans un camping assez sympa.

Ce camping est tenu par un certain FÃ©lix, mariÃ© Ã  une franÃ§aise et vit la plupart du temps Ã  ST JEAN DU GARD dans les CÃ©vennes que je connais bien. Le soir nous aurons une discussion trÃ¨s poussÃ©e sur la pratique du Vaudou au BÃ©nin. C'est assez Ã©tonnant de l'entendre avec son ami parler du Vaudou et sembler y croire alors qu'ils sont de religion catholique. Cette discussion nous laisse tous les cinq malgrÃ© tout assez perplexe.</description></item><item><title></title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 09:07:13</pubDate><description></description></item><item><title>BOHICON  / COTONOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-24 16:27:47</pubDate><description>Lundi 22 fÃ©vrier 2010       134 km    cumul : 10 147 km
DÃ©nivelÃ© : 435 m

Il est temps de partir de BOHICON car je commenÃ§ais Ã  faire partie des meubles. Un des rÃ©ceptionnistes, Hermann avait demandÃ© la veille  que l'on discute ensemble. J'ignorais ce qu'il me voulait. En fait, il a un projet et voulait m'en parler. Il a des idÃ©es de dÃ©veloppement touristiques et me demande conseil. J'enfile donc mon ancienne casquette de prÃ©sident de l'office de tourisme. J'avais effectivement constatÃ© qu'il y avait beaucoup de choses Ã  dÃ©velopper Ã  BOHICON en terme de tourisme. J'y vais donc de mes avis et lui conseille de s'accrocher. Nous restons en relation, il va Ã©crire sont projet et me le soumettre par mail. Ce n'est pas la premiÃ¨re fois oÃ¹ les gens m'exposent leurs projets. Cela me donne des idÃ©es et pourquoi pas par la suite faire bÃ©nÃ©volement du conseil en montage de projets mais je n'en suis pas encore lÃ .

Je dÃ©jeune Ã  5 h grÃ¢ce Ã  un thermo d'eau chaude fourni la veille. A 6 h 30 je dÃ©marre Ã  la frontale dans l'espoir d'arriver Ã  COTONOU. Ma frontale donne toujours des signesd de dÃ©faillances, il va falloir que je solutionne et je languis que le jour arrive. 

Le jour se lÃ¨ve sur un ocÃ©an de verdure et mes yeux s'Ã©merveillent. C'est marrant comme la vÃ©gÃ©tation peut changer rapidement. Je suis maintenant dans une rÃ©gion fruticole. Les ananas alternent avec les bananes, les papayes et les palmiers, fini les noix d'acajou. C'est luxuriant et magnifique.

Bien entendu, les villages se succÃ¨dent et j'ai toujours droit Ã  ce dÃ©sagrÃ©able mot de cadeau mais je vous ai peut-Ãªtre un peu lassÃ© avec mon problÃ¨me majeur en Afrique.

Au fur et Ã  mesure que je roule, le soleil chauffe et se retrouve Ã  la verticale, j'approche de l'Ã©quateur. Je rÃ©siste jusqu'Ã  13 h et m'arrÃªte dans un maquis. Ce sera une bÃ©ninoise (63 cl), de la pÃ¢te blanche (farine de manioc) Ã  ne pas confondre avec la pÃ¢te noire (farine de ignames) et du poisson sÃ©chÃ©. J'en aurai pour 850 F. (1,30 Â€).

J'arrive aux portes de COTONOU Ã  15 h 30 et lÃ  commence le plus mauvais moment de la journÃ©e. Avec Laurence, nous avions repÃ©rÃ© un hÃ´tel Ã  l'autre bout de COTONOU, quartier FidjrossÃ©. Je n'ai pas fait l'armÃ©e mais je crois qu'ici, c'est pareil : il faut toujours attendre le contre-ordre avant d'exÃ©cuter l'ordre. Je demandais ma route et on m'indiquait Ã  droite, je redemandais, c'Ã©tait Ã  gauche. A force de persÃ©vÃ©rance et de ras le bol, j'arrive Ã  une piste. 4 km Ã  pied (beaucoup de sable), le long de l'ocÃ©an, j'arrive enfin Ã  FidjrossÃ©. L'hotelier n'a mÃªme pas pu m'aider, son tÃ©lÃ©phone n'avait pas de rÃ©seau et Ã  plus de 17 h, j'arrive Ã  l'hÃ´tel "Ancrage de l'ocÃ©an". Cet hÃ´tel est tenu par un bÃ©ninois, venu en France Ã  l'Ã¢ge de 12 ans, il a fait des Ã©tudes de thÃ©Ã¢tre Ã  Paris et a jouÃ© avec J.L. BARRAULT Ã  l'OdÃ©on. Il est revenu au BÃ©nin pour des raisons culturelles. Comme de bien entendu Ã§a ne nourrit pas son homme, il s'est lancÃ© dans l'hotellerie.

L'hÃ´tel est sympa et calme dans un quartier qui fait station balnÃ©aire au bord du golfe de GuinÃ©e. Je suis loin du centre de COTONOU mais pas plus mal. </description></item><item><title>BOHICON (PAUSE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-21 17:34:17</pubDate><description>Mardi 16 fÃ©vrier 2010
au Dimanche 21 fÃ©vrier 2010

BOHICON est la banlieue d'ABOMEY et comme cette ville me parait intÃ©ressante, je dÃ©cide d'y rester un peu.

Je ne sais pas si j'en ai dÃ©jÃ  parlÃ© mais le premier mars, j'ai rendez-vous avec Joce et Xavier. C'est le couple qui descend en camping-car au CAP et que j'ai dÃ©jÃ  rencontrÃ© cinq fois. Sachant que j'allais vers COTONOU pour prendre l'avion, ils me proposent leur camping-car pour traverser le NigÃ©ria. Michel et Benadette, un autre couple qui Ã©tait avec eux jusqu'au Mali les rejoignent et avec un ou deux camping-car, ils veulent traverser le NigÃ©ria en convoi. Je pense saisir cette opportunitÃ© car l'avion avec mon vÃ©lo et la remorque, ce ne doit pas Ãªtre simple. C'est vrai que beaucoup de mes amis me le dÃ©conseille mais en convoi, le risque est minimisÃ© et la traversÃ©e se fera rapidement. C'est la raison pour laquelle j'ai le temps d'arriver Ã  COTONOU.

Je profite Ã©galement de ce repos pour me laisser aller Ã  quelques rÃ©flexions personnelles. A SAVE, en discutant avec les serveuses : Mary et Salamatu, toutes deux musulmanes, je peux vous communiquer quelques Ã©lÃ©ments concernant leurs conditions de vie. Mary commence sa journÃ©e Ã  8 h et la termine Ã  23 h, soit 15 h par jour sur 6 j/semaine, 90 h par semaine et 390 h par mois. Son salaire mensuel est de 18 000 F. CFA ce qui fait un salaire horaire de 7 centimes d'euros. Sachant que le smic horaire en France est Ã  plus de 7 Â€, Mary touche 100 fois moins qu'un salariÃ© franÃ§ais payÃ© au smic. Est-ce que la vie est 100 fois moins chÃ¨re qu'en France ? Je suis loin de le penser. Il est vrai que Mary n'a pas l'air  de faire des coups de sang sans son travail mais la disponibilitÃ© est lÃ .Quant Ã  Salamatu qui gagne 2 000 F. par mois, elle parlait moins mais je sais qu'elle est mariÃ©e et Ã©lÃ¨ve 4 enfants.

J'ai visitÃ© Ã  BOHICON quelque chos qui va fortement intÃ©ressÃ© mon ami Lucas, archÃ©ologue de profession. A MALANVILLE, l'hotelier franÃ§ais m'avait parlÃ© d'un village souterrain dÃ©couvert rÃ©cemment. Je dÃ©cide d'aller visiter ce village mais c'est plus compliquÃ© que je ne le pensais. J'ai dÃ» demander Ã  une dizaine de zem (moto-taxi) mais aucun ne connaissait. A l'hÃ´tel, ils en avaient entendu parlÃ© mais ne savaient pas oÃ¹ c'Ã©tait. Finalement c'est au cyber qu'on m'a branchÃ© avec un zem et j'ai pu visiter ce soi-disant village Ã  quelques km d'ici. Il ne s'agit en fait pas d'un village mais d'une stratÃ©gie militaire datant du 17Ã¨me siÃ¨cle (derniÃ¨re datation connue) de l'Ã©poque du royaume du Dahomey pour se protÃ©ger des attaques tribales. Ce lieu a Ã©tÃ© dÃ©couvert par des danois en faisant la route. Ce sont de grands trous creusÃ©es sous terre Ã  l'entrÃ©e trÃ¨s Ã©troite. L'intÃ©rieur plus large permet d'y vivre cachÃ© avec rÃ©serve d'eau, de provision et deux ou trois chambres. Quand l'ennemi arrivÃ©, ils pouvaient sortir prÃ©citemment et l'ennemu Ã©tait surpris ; s'il pÃ©nÃ©trait ou tomber dans un trou, il Ã©tait sÃ»r de son sort. Le site en question Ã©tait sur 7 ha et on en dÃ©nombre 56 trous (1 600 rÃ©pertoriÃ© sur le plateau du Dahomey). De plus on peut voir sur le site des temples Vaudou et des autels au pied des baobab ou iroko. Mon problÃ¨me, comme un couillon (confirmÃ© par Laurence) j'ai oubliÃ© mon appareil Ã  photos. Heureusement que j'ai rencontrÃ© un amÃ©ricain, Jeff parlant parfaitement le franÃ§ais qui travaille dans ce parc pour la coopÃ©ration. Il m'enverra quelques photos qu'il a pris avec moi (il est venu spÃ©cialement) et d'autres qu'il a dÃ©jÃ  chez lui. J'ai fait cette visite avec une classe de terminale d'un village voisin. N'Ã©tant pas d'un naturel rÃ©servÃ©, j'ai sympathisÃ© avec eux et une Ã©lÃ¨ve me fera passer les notes qu'elle a prises Ã  l'occasion. DÃ¨s que j'aurai rÃ©cupÃ©rÃ© ces Ã©lÃ©ments (photos et notes), pour ceux que Ã§a intÃ©resse, je vous les communiquerai.

Tout comme dÃ¨s que j'en aurai le temps, je vous ferai un condensÃ© d'un document que m'a remis le roi sur les chefferies et les royautÃ©s au BÃ©nin, cela a Ã©tÃ© demandÃ© par quelques forumeurs (sic).

Autrement, le vie Ã  BOHICON est assez sympa et Ã  coup de zem, je peux circuler facilement, aller de l'hÃ´tel au cyber, de l'hÃ´tel au maquis (super Paquita) que j'ai choisi comme cantine.

Les zem, je ne sais pas s'ils gagnent bien leur vie mais il en aurait prÃ¨s de 10 000 Ã  BOHICON, tous acrÃ©ditÃ©s par la mairie. La cours coÃ»te entre 100 F et 200 F et un zem fait en moyenne 1 000 F de recettes par jour. A peine de quoi payer l'essence et entretenir la moto. Moi qui ne suis pas un accroc de la moto, si vous me voyiez derriÃ¨re ces zem.

Pour revenir au maquis qui me sert de cantine et aux bas salaires d'ici, j'ai quelques Ã©lÃ©ments techniques. Ce maquis dispose de 21 tables soit un maximum de 84 couverts mais toujours loin d'Ãªtre plein et il fait accessoirement traiteur. En cuisine, ils ne sont pas moins de 35 personnes, toutes des femmes et un bonne douzaine au service. Un effectif assez plÃ©thorique pour un Ã©tablissement de cette taille. Voyez que je n'ai pas perdu mes vieux rÃ©flexes de comptable.

Je suis trÃ¨s bien ici, je ne redÃ©marre que lundi car je ne languis pas spÃ©cialement d'Ãªtre Ã  COTONOU, une grande ville. Une bonne semaine, ce sera largement suffisant pour visiter la rÃ©gion et faire les formalitÃ©s.

Info, ils 10 heures que j'Ã©cris ces notes, je suis Ã  l'ombre, il fait 33Â° et je transpire dÃ©jÃ  Ã  grosses gouttes.

</description></item><item><title>QAVE / BOHION</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-20 12:06:35</pubDate><description>Lundi 15 fÃ©vrier 2010     136 km  cumul : 10 013 km
DÃ©nivelÃ© : 620 m

L'Ã©vÃ¨nement de la journÃ©e : j'atteinds aujourd'hui la barre des 10 000 km et je peux annoncer fiÃ¨remennt 10 013 km.

La clim n'a pas fonctonnÃ© de toute la nuit (toujours ces coupures de courant) et comme j'avais fait refroidir ma rÃ©serve d'eau pour la journÃ©e sous la clim, aujourd'hui, je boirai de l'eau chaude. Comme souvent maintenant je dÃ©marre Ã  7 h moins 20 Ã  la frontale et dÃ©jÃ  il fait chaud.

Je prÃ©vois de faire une petite Ã©tape et de m'arrÃªter Ã  DASSA au bout de 55 km. Le jour poind et les nuages me donnent l'impression qu'il va pleuvoir mais ce ne sera qu'un faux espoir. 

La vÃ©gÃ©tatiion est quasiment identique aux jours prÃ©cÃ©dents. Toujours nos noix d'acajou, des manguiers, des palmiers et des bananiers par-ci par-lÃ . La route en excellent Ã©tat n'arrÃªte pas de monter et de descendre. Je traverse de nombreux villages qui se touchent mÃªme parfois. Je ne vous dis pas le nombre de "cadeau" que j'entends au bord de la route, c'est vraiment une horreur et je n'ai jamais connu cet excÃ¨s dans aucun pays. Certains me doront que c'est le prix Ã  payer mais Ã  vÃ©lo, c'est trÃ¨s cher. J'en arrive Ã  pÃ©ter les plombs et d'insulter les gens en leur disant que je ne suis pas le PÃ¨re NoÃ«l. D'autant qu'au bord de la route, c'est plein de monde.

Des quantitÃ©s phÃ©nomÃ©nales de gari (farine de manioc) sont vendus au bord de la route. Les jours prÃ©cÃ©dents on vendait des ignames et du manioc brut, aujourd'hui c'est du gari. C'est toujours sans mesure et je ne sais pas si chacun y trouve son compte mamis Ã§a m'Ã©tonnerait.

J'arrive finalement Ã  DASSA. Je ne sais pas pourquoi, ce village, je ne le sens pas et je dÃ©cide de de continuer jusque BOHICON. Mal m'en a pris car sous la chaleurlourde et le vent de face, je vais passer la journÃ©e la plus difficile depuis mon dÃ©part. 

Heureusement une rencontre viendra Ã©gayer cette journÃ©e. Un 4 X 4 avec un couple de franÃ§ais ralenti Ã  ma hauteur et engage la conversation. Il s'agit de Philippe et son Ã©pouse qui sont de NICE. Je leur dit que je suis de vers MANOSQUE, ils me demandent si je connais la Carrosserie TOUSSAINT et effectivement, je leur rÃ©ponds que je connais bien Riquet, un ancien copain de sortie de Laurence. Ils me disent qu'ils viennent souvent Ã  MANOSQUE et je leurs prÃ©cise qu'en fait je suis de GREOUX. Et Philippe de me dire que sa soeur habite GREOUX, c'est la copine de celui qui fait les pizzas au carrefour du GrysÃ©lis. Elle Ã©tait d'ailleurs venue me voir au cabinet pour un conseil. Quand je vous dis que l'Afrique est petite. Finalement, ils s'arrÃªtent dans un village et m'invite Ã  boire une biÃ¨re bien fraÃ®che dans un maquis, ce que je ne peux refuser. Ils sont accompagnÃ©s d'un autre couple qui vit au Mali. Ils sont venus passer 3 semaines au Afrique et ont organisÃ© un petit raid Ã  une quinzaine de participants Ã  travers le pays Dogon.

Je continue donc en direction de BOHICON. Tout au long de la route, les mamans continuent Ã©galement de vendre leur farine de manioc. Depuis deux jours je remaque aussi beaucoup de femmes aux seins nus. Jusqu'Ã  prÃ©sent, je ne voyais ques des dames agÃ©es mais maintenant c'est toute les catÃ©gories d'Ã¢ge.

Je vais Ã©galement vous conter mon histoire du manguier qui sont si nombreux depuis DAKAR. En traversant le SÃ©nÃ©gal, les manguiers avaient juste leurs feuilles. Au Mali, ils commenÃ§aient Ã  bourgeonner. Au Burkina, ils Ã©taient magnifiques, tout en fleurs (n'est-ce pas Laurence). Au BÃ©nin, ils portent des fruits que je vois grossir au fur et Ã  mesure que je descends vers le sud. C'est marrant le vÃ©lo, j'avance au mÃªme rythme que la nature.

Enfin j'arrive Ã  BOHICON, complÃ¨tement cassÃ©. Comme d'habitude en ville, j'ai du mal Ã  trouver un hÃ´tel car rien n'est indiquÃ© et les gens ne connaissent pas trop. Finalement, je trouve l'hÃ´tel des Princes (c'est de circonstane) oÃ¹ l'accueil est trÃ¨s froid mais les chambres et le prix sympathiques, je dÃ©cide donc d'y rester quelques jours.</description></item><item><title>SAVE (MESSE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-16 11:16:59</pubDate><description>Dimanche 14 fÃ©vrier 2010

Et oui, tout arrive. Je suis restÃ© une journÃ©e de plus Ã  SAVE car aujourd'hui c'est dimanche et Ã§a me permet ainsi d'assister Ã  une grande messe en Afrique. Il y a dÃ©jÃ  un petit moment que j'y pense.

L'autre jour en me promenant, j'avais remarquÃ© une grande Ã©glise (ouverte) avec des tam-tam Ã  l'entrÃ©e. Ici les messes doivent donc Ãªtre trÃ¨s diffÃ©rentes de celles de chez nous. C'est ma grande soeur Lydie qui sera contente quand elle apprendra que son petit frÃ¨re est allÃ© Ã  la messe, moi qui suis d'un naturel paÃ¯en.

La messe est Ã  1 h, j'arrive 1/4 d'heur avant, dÃ©jÃ  quelques fidÃ¨les. Je m'installe au fond afin de mieux observer. Le prÃªtre, assistÃ© d'un autre prÃªtre arrive, entourÃ© par 6 enfants de choeur tout de vert vÃªtus et la messe commence 1 minutes avant. Les tam-tam rÃ©sonnent et un chorale se met Ã  chanter sous la direction d'un chef.

L'Ã©glise n'est pas bien remplie mais les gens arrivent tout le long de cette messe pour finir bondÃ©e. Les gens sont sapÃ©s et les gamins, magnifiques en habit du dimanche. Les femmes sont trÃ¨s majoritairement Ã  droit et les homes Ã  gauche. Dans les allÃ©es, circulent des gens ceints d'une Ã©charpe verte avec une croix dans le dos et ont l'air de surveiller. Une dame avec une baguette flexible surveille que les enfants soient sages. 

Selon les circonstances, les gens sont assis, debout et souvent Ã  genoux et mÃªme prosternÃ©s. Je crois que Ã§a ne se fait plus chez nous de s'agenouiller. Le prÃªtre son sermon en langue locale et traduit ensuite en franÃ§ais pour ceux qui ne comprendraient pas.

La chorale en chantant exÃ©cute des pas de danses que les dames dans l'Ã©glise reprennent. De vor ces gens habillÃ©s de toutes les couleurs, ces prÃªtres, ces enfants de choeur, d'entendre les tam-tam et la chorale me font une Ã©motion intense que j'ai du mal Ã  contenir. C'est absolument un spectacle extraordinaire (excusez le mot spectacle en parlant de mess) et l'on sent les gens trÃ¨s concentrÃ©s.

Le prÃªre au dÃ©but de son sermon sur l'idÃ´latrerie pose des questions et le gens rÃ©pondent en levant la main, faisant ainsi participer tout le monde. C'est le moment de la quÃªte, il y en aura 3 ou 4, les enfants de choeur se positionnent aux 4 coins de l'Ã©glise avec de grandes corbeilles et ce sont les gens qui se dÃ©placent.

Pour la communion, la participation doit Ãªtre de 95 % et les gens reÃ§oivent l'hostie directement dans la bouche comme chez nous autrefois. GuÃ¨re avant la fin de la messe, les femmes sortent des rangs en dansant, tourne autour de la chorale qui chantent toujours et vont se rasseoir.

Finalement cette messe aura durÃ© deux heures sans que les gens s'impatientent. En sortant, certaines personnes viennent me saluer mais je n'ai pas eu l'impression d'Ãªtre regardÃ© comme un intrus.

MÃªme si la messe n'est pas ma tasse de thÃ©, je ne regrette pas d'Ãªtre restÃ© un jour de plus Ã  SAVE. Par contre, demain il me faut repartir car je ne pensais pas rester aussi longtemps ici en arrivant.</description></item><item><title>SAVE (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-16 10:54:37</pubDate><description>Samedi 13 fÃ©vrier 2010

Je n'ai pas du tout dormi de la nuit, peut-Ãªtre une heure ou deux. Je ne sais pas pourquoi, hier j'ai bu du cafÃ© tard (je ne bois presque plus de cafÃ©), il y a eu du bruit toute la nuit. Aussi ce matin je dÃ©cide de rester un jour de plus. De toute maniÃ¨re, pour Ãªtre Ã  COTONOU avant le premier mars, j'ai largement le temps.

Essai d'internet ce matin mais pas de connexion. Pour tuer le temps, je dÃ©cide de monter sur une colline en face de celle de l'autre jour et dÃ©cidÃ©ment, en Afrique, je vais de surprise en surprise.

Les collines, ici sont d'immenses blocs granitiques, vierges de toute vÃ©gÃ©tation et donc facile Ã  repÃ©rer. ArrivÃ© Ã  mi-pente, je remarque un grand rectangle peint en blanc avec au milieu, des poteaux en bois peints en blanc. J'Ã©vite de pÃ©nÃ©trer dans ce rectangle pensant encore Ã  du sacrÃ©. Je suis au BÃ©nin, le berceau du voudun (vaudou). En m'approchant, je suis interpellÃ© par un individu tout de blanc vÃªtu qui me fait signe de pÃ©nÃ©tre dans ce rectangle aprÃ¨s m'Ãªtre dÃ©chaussÃ©. Il m'explique que c'est effectivement un lieu sacr. Il est de religion ChrÃ©tienne catholique et aprÃ¨s avoir rencontÃ© un ami qui voyait ses priÃ¨res se rÃ©aliser, il s'est converti Ã  sa religion et il vient ici pour prier. Sur le lieu, il y un semblant d'autel avec une croix et des livres religieux. Il me parle dans un langage que je ne comprends pas trop et me parle de religion "ChÃ©rubi SÃ©raphin", comprenne qui veut. Il me demande de prier avec lui mais je dÃ©cline et je continue mon chemin.

Je passe ensuite par un autre rectangle peint en blanc et des flÃ¨ches indiquant la direction Ã  suivre pour aller dans l'autre lieu. Je crois que c'est un premier lieu de recueillement avant d'aller dans l'autre. Vous arrivez Ã  me suivre ? Moi-mÃªme, je m'y perds.

En redescendant, je croise un couple, la dame avec un bÃ©bÃ© sur le dos, en plein cagnard bien sÃ»r (il est 11 h). Le monsieur m'explique qu'il est pasteur pentecÃ´tiste et qu'il monte tout au sommet de la colline pour prier. Nous parlons un petit peu de sa religion. Je lui signale avoir vu un monsieur pas loin. Ile le connait, c'est un ami mais il fait partie de l'Ã©glise Ã©vangÃ©lique. Voila que je comprends mieux, mÃªme si c'est toujours confus dans ma tÃªte, la religion est moi....

C'est l'exemple concret de ce que je vous expliquais l'autre jour, le BÃ©nin avec toutes ses confessions et un mÃ©lange de vaudou. J'ai comme l'impression qu'ici toutes les montagnes sont sacrÃ©es. Peut-Ãªtre pour Ãªtre plus prÃ¨s du Bon Dieu et de faire un effort pour prier.

Je dÃ©cide donc d'y regrimper avec mes baskets cette aprÃ¨s-midi et d'aller complÃ¨tement au sommet cette fois-ci. Voila encore une drÃ´le d'aventure que ne peut m'arriver que quand je me pose un peu. Pour info, en Ã©crivant ces mots, je suis Ã  l'ombre et il fait 37Â°.

On me dit un peu fou, je crois que je le suis car je grime sur la colline aux sites religieux Ã  14 h 30 au plus fort de la chaleur et j'en profite pour prendre des photos. J'y rencontre les mÃªmes gens que ce matin. Ils sont restÃ©s toute la journÃ©e pour prier.

J'en reviens en nage et complÃ¨tement pourri car j'ai Ã©tÃ© obligÃ© de traverser les cendres de la brousse brÃ»lÃ©e. D'ailleurs, derriÃ¨re moi un feu se dÃ©clare et me fait prendre consciense qu'il me faut Ãªtre trÃ¨s prudent quand je me promÃ¨ne dans la brousse.</description></item><item><title>SAVE (Reçu par la Roi)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-16 10:30:53</pubDate><description>Vendredi 12 fÃ©vrier 2010

Aujourd'hui 12 fÃ©vrier 2010, ma filleule Marine Ã  18 ans et je suis absent pour le jour de sa majoritÃ©. Qu'importe, je lui souhaite un bon anniversaire et je lui promets d'Ãªtre prÃ©sent pour ses 20 ans.

Petite anecdote avant d'aller vor le roi. A TCHAOUROU quand je me promenais dans la brousse, j'ai voulu goÃ»ter une noix de cajou. Je l'ai mise dans ma bouche pour la croquer mais elle n'Ã©tait pas sÃ¨che et j'ai essayÃ© d'en croquer d'autres. RÃ©sultat des courses, la noix de cajou est recouverte d'une espÃ¨ce d'acide qui m'a anesthÃ©siÃ© la bouche et brÃ»lÃ© les lÃ¨vres. Ce matin je suis allÃ© dns un pharmacie pour acheter un produit car mes lÃ¨vres me piquent. En fait, les noix de cajou possÃ¨dent un acide dont les africains se servent pour faire leurs tatouages Je me suis bien fait prendre et pas trop fier de moi. Il jura mais un peu tard que l'on ne l'y reprendrait plus.

J'arrive donc au palais royal. Je suis accueilli dans le hall d'entrÃ©e auson des tam-tam. Quatre musiciens se mettent Ã  jouer dÃ¨s que quelqu'un arrive. Je suis aussi accueilli par le ministre qui m'avait reÃ§u la veille. Il me demande de patienter en attendant tout le monde. J'assiste ainsi Ã  l'arrivÃ©e de tous les ministres et des femmes agÃ©es (les sages) qui entourent le Roi. A l'arrivÃ©e de chacun de ces personnages tout le monde se prosterne. Les ministres s'installent Ã  la gauche du trÃ´ne, le premier ministre (Agani Olu Osim) Ã  cÃ´tÃ© et les dames Ã  droite. Une fos tout ce petit monde installÃ©, on m'installe sur le cÃ´tÃ© afin que je puisse assister Ã  toute la cÃ©rÃ©monie.

Le Roi n'est toujours pas lÃ , il se fait attendre. De nombreuses femmes arrivent et se mettent Ã  danser dans la cour au son des tam-tam. Tout d'un coup, j'entends du bruit Ã  l'extÃ©rieur, les femmes s'arrÃªtent de danser et les ministres sortent en se prÃ©cipitant. Que se pass-t-il ? Je l'ignore et on me fait signe de ne pas bouger. Enfin tout rentre dans l'ordre et les danses reprennent. Le roi me fait appeler Ã  l'intÃ©rieur pour une entrevue. Je lui remet une petite enveloppe en signe d'accueil (5 000 F) et nous discutons. Il m'explique l'altercation qu'il y a eu. Ce sont des opposants qui n'acceptent pas de ne pas Ãªtre nommÃ©s ministres et voulaient pÃ©nÃ©trer de force. Le roi m'explique que c'est lui mÃªme qui nomme ses ministres en fonction de leurs villages d'origine. Il avait Ã©galement peur qu'ils aillent profaner un arbre sacrÃ© (iroko) au milieu du quartier. Il m'explique le cadre informel de sa fonction, il est le garant de la prÃ©servation des habitudes coutimiÃ¨res et rÃ¨gle certains conflits de propriÃ©tÃ©s fonciÃ¨res. Je lui explique qu'en France, toutes les traditions se perdent, il me rÃ©pond en souriant :"Justement, c'est vous qui nous contaminait". Il est normalement propriÃ©taire des terrains mais c'est l'Ã©tat qui en dispose. Ainsi l'endroit oÃ¹ je me suis promenÃ© hier est un endroit sacrÃ©. C'Ã©tait le lieu de refuge des villageois pour se protÃ©ger pendant les guerres tribales. Les murailles de pierres restant en attestent. C'est Ã©galement un lieu de sacrifice oÃ¹ ils sacrifient rÃ©guliÃ¨rement un boeuf.

Tout cela est trÃ¨s compliquÃ© mais le roi n'est pas dupe. Il sait pertinament qu'il intÃ©resse les politiques au moment des Ã©lections car ils connaissent sa grand influence sur son peuple. Le rest du temps, ils l'ignorent si ce n'est le prÃ©sident de la rÃ©publique qui lui rend visite chaque fois qu'il vient dans la rÃ©gion. L'entrevue terminÃ©e, je regagne ma place et le roi sort pour s'installer sur le trÃ´ne.

Les danses reprennent de plus belles toujours au son des tam-tam. On sent les femmes vraiment s'amuser et effectuent des danses trÃ¨s variÃ©es tout en chantant des chansons africaines (le spectacle est prodigieux et pas pour les touristes). Il va de soit que je suis le seul blanc dans l'assistance. Certaines dansent Ã©galement avec un bÃ©bÃ© dans le dos.  Les gens jettent des piÃ¨ces au milieu du cercle des danseuses et pour faire bonne mesure, je m'exÃ©cute Ã©galement.

De temps en temps des gens viennent se prosterner devant le roi, discutent avec le roi et le premier ministre pour rÃ©ger je ne sais quel problÃ¨me. Les femmes continuent de danser et de chanter et s'en donnent Ã  coeur joie. Elles viennent se prosterner devant les musiciens pour le remercier. Elles exÃ©cutent ensuite une danse de rÃ©vÃ©rence vers le roi et se prosternent un grand moment Ã  ses pieds oÃ¹ une discussion s'engage longuement. Je ne saurai jamais ce qui ce dit.

La cÃ©rÃ©monie s'arrÃªte et les gens commencent Ã  partir. J'attends toujours sur ma chaise jusqu'Ã  ce que le roi me fasse demander. Je suis ainsi reÃ§u directemet dans son appartement privÃ© oÃ¹ nous prenons une biÃ¨re avec son premier ministre. Nous discutons de tout et de rien. Il m'explique que les rois sont mieux reconnus et rÃ©munÃ©rÃ©s dans les anciennes colonies anglaises, royautÃ© oblige (NigÃ©ria, Ghana). je lui explique qu'en France, un roi n'est pas reconnu et pour preuve, le dernier en place, nous lui avons coupÃ© la tÃªte, ce qui le fait beaucoup rire.

Je lui signale qu'il n'avait pas sa couronne sur la tÃªte et m'explique qu'il ne la met que les jours de grande cÃ©rÃ©monie (une fois par mois). Du coup, trÃ¨s cabotin, il va se changer, mettre son costume d'apparat et sa couronne pour que je le prenne en photo. Il joue vraiment la star car il va se changer une nouvelle fois pour mettre son costume qu'il ne porte que vraiment dans les grandes occasions. Le premier ministre me signale que c'est vraiment un grand honneur qu'il me fait.

AprÃ¨s les photos d'usage, je prends congÃ© du roi et retourne Ã  l'hÃ´tel. J'ai vraiment passÃ© une matinÃ©e extraordinaire. Une opportunitÃ© qu'il me fallait absolument saisir et c'est l'un des intÃ©rÃªts du voyage Ã  vÃ©lo. Avec cette entrevue avec Sa Royale MajestÃ© KabiyÃ©si Oba Adetutu, je ne suis pas du tout dans les circuits touristiques classiques. Au cours de cette matinÃ©e, j'ai pris de nombreuses photos et mÃªme filmÃ©. Je demanderai Ã  StÃ©phane de faire un chapÃ®tre Ã  part.</description></item><item><title>       SAVE (PAUSE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-11 20:31:00</pubDate><description>Jeudi 11 fÃ©vrier 2010

Aujourd'hui, il m'en arrive une bien bonne, comme quoi l'Afrique rÃ©serve toujours son lot de surprise.

Hier, j'avais manifestÃ© mon dÃ©sir Ã  la jeune fille de l'hÃ´tel de monter sur la colline et de m'indiquer quelqu'un qui pourrait m'accompagner. Ce matin, elle me dit d'aller voir le roi. Sur le coup, je pensais Ã  une personne s'appelant ainsi, monsieur Roi. Non, un Zem (taxi-moto) me conduit directement au palais royal. Je suis reÃ§u par un conseiller du roi. AprÃ¨s discussion, il me dit que pour monter sur la colline, il faut l'autorisation du roi et m'obtient une entrevue avec celui-ci. Je suis reÃ§u par un personnage trÃ¨s digne, assis sur son trÃ´ne, en chapeau dorÃ© et une grande canne dorÃ©e Ã  la main. Il est assistÃ© comme c'est la tradition par trois femmes arrivÃ©es pour la circonstance. Je lui fait part de mes raison de mon voyage en Afrique et m'autorise Ã  monter sur la colline. Il me conseille de revenir demain car c'est vendredi et c'est son jour de rÃ©ception. Il sera vÃªtu des habits d'apparat, avec sa couronne sur la tÃªte. Je pourrai aussi prendre toutes les photos que je voudrai. AprÃ¨s rÃ©vÃ©rence, je prends congÃ© du roi et retrouve son conseiller. J'ai donc rendez-vous Ã  16 h avec un guide pour monter sur la colline. Il me faudra pour se faire, laisser 5 000 F. de caution (que je ne retrouverai certainement pas). Du coup je reste Ã  SAVE un jour de plus car un rendez-vous avec un roi, Ã§a ne se manque pas. C'est vrai que j'en avais entendu parlÃ© Ã  l'occasion de mes lectures mais comprenez mon Ã©tonnement. J'en saurai plus demain et je vous tiendrai bien entendu au courant.

L'aprÃ¨s-midi devait Ãªtre consacrÃ© Ã  grimper sur la montagne. Montagne que je n'atteindrai jamais. Mes deux guides qui sont en rÃ©alitÃ© deux princes (fils du roi) me disent qu'il est impossible d'y grimper, ce dont je doute. En fait, ils n'avaient pas trop envie de marcher et voulaient surtout discuter. Qu'importe, j'ai promenÃ© dans la colline, appris un peu plus sur la nature et leurs coutumes et surtout beaucoup parlÃ©. 

En fin d'aprÃ¨s-midi, le temps s'est mÃ©chamment couvert et un coup de vent annonciateur de pluie s'annonÃ§ait. On verra bien. Demain sera un autre jour</description></item><item><title>TCHAOUROU / SAVE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-11 20:18:20</pubDate><description>Mercredi 10 fÃ©vrier 2010   104 km   cumul : 9 877 km
DÃ©nivelÃ© : 685 m

Bien entendu, au rÃ©veil pas d'Ã©lectricitÃ©. J'essaye de dÃ©jeuner Ã  la frontale (j'ai l'habitude) mais le rÃ©chaud ne fonctionne pas. AprÃ¨s avoir nettoyÃ© Tornado Ã  l'essence, j'ai oubliÃ© de refaire le plein.

Je dÃ©marre Ã  la frontale Ã  6 h 30 car il fait dÃ©jÃ  trÃ¨s chaud, au moins 30 Â°. Le jour se lÃ¨ve et je constate qu'il y a des nuages et j'ai mÃªme le sentiment qu'il va pleuvoir : je peux rÃªver. Toute la journÃ©e, il fera trÃ¨s chaud et lourdasse avec une alternance de nuages et de soleil. Le temps a complÃ¨tement changÃ© et ce n'est plus l'harmattan qui souffle. Le vent a changÃ© de direction, il vient du sud-ouest et je l'ai au 3/4 face. Est-ce l'approche de l'ocÃ©an et les entrÃ©es maritimes ?

La route est un succession de montÃ©es et de descentes, tout en ligne droite. Je suis au milieu d'un ocÃ©an de verdure. Le haut des cÃ´tes me permet de dominer la forÃªt Ã  perte de vue, c'est trÃ¨s joli. Au bord de la route, il y a toujours ces plantations de noix d'acajou. Cela reste trÃ¨s spectaculaire car je ne sais ce que l'on fait de ces noix. Ici on pratique toujours l'Ã©cobuage. Le seul problÃ¨me, ils se font souvent gagner par le feu et je constate des traces d'immenses feux de brousse oÃ¹ les arbres n'ont pas rÃ©sistÃ©. Bien sÃ»r le manguier est toujours prÃ©sent ainsi que le bananier.

Aujourd'hui, les bÃ©ninois ont fait tout faux. Jusqu'Ã  prÃ©sent, je louais ce pays qui Ã©tait le seul oÃ¹ l'on m'acclamait  au bord des routes et oÃ¹ l'on ne me rÃ©clamait rien. Je crois qu'aujourd'hui, j'ai battu le record du monde des "donne-moi un cadeau" et le tout sans bonjour et sur un ton souvent agressif. Cela m'a empoisonnÃ© la journÃ©e si bien que souvent je ne disais plus bonjour car la rÃ©ponse Ã©tait "donne-moi cadeau" ou "cadeau, cadeau". Est-ce la pauvretÃ© de la rÃ©gion ? J'ai d'ailleurs constatÃ© que l'habitat a Ã©normÃ©ment changÃ©. Jusqu'Ã  prÃ©sent, les villages Ã©taient constituÃ©s dans la majoritÃ© de maisons en dur. Depuis ce matin, les cases ont largement rÃ©apparues. Certain vont peut-Ãªtre me trouver excessif, mais quand je traverse avec mon vÃ©lo un village et que l'on me rÃ©clame un cadeau une centaine de fois, il y a de quoi perdre son sang-froid.

Par cette chaleur et ce temps lourd, je transpire beaucoup et ma rÃ©serve d'au y passe. Heureusement j'arrive vers 14 h Ã  SAVE. Un hÃ´tel correct et une bonne biÃ¨re me rendent cette petite ville sympathique. J'ai du temps devant moi pour arriver Ã  COTONOU et je dÃ©cide de me poser une journÃ©e supplÃ©mentaire ici. Dans les alentours, il y a de belles montagnes, je vais essayer de m'y promener.</description></item><item><title>PARAKOU  / TCHAOUROU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-11 09:34:50</pubDate><description>Mardi 09 fÃ©vrier 2010    60 km  cumul : 9 773 km
DÃ©nivelÃ© : 345 m

Le dÃ©jeuner devait avoir lieu Ã  6 h 30 mais une coupure d'Ã©lectricitÃ© le retarde. Il me faudra attendre qu'il fasse jour. Depuis mon entrÃ©e au BÃ©nin, les coupures d'Ã©lectricitÃ© sont monnaies courantes, bien plus que dans les autres pays. La production Ã©lectrique ne doit pas Ãªtre suffisante et le rÃ©seau beaucoup plus important qu'ailleurs. J'ai remarquÃ© qu'ici, tous les villages Ã©taient Ã©lectrifiÃ©s, pas Ã©tonnant que le production ne suffise pas.

AprÃ¨s beaucoup de demandes, je rÃ©ussi Ã  sortir de PARAKOU. Ici comme ailleurs, il n'y a aucune indication , mÃªme pas la direction de COTONOU.

Le temps semble plus clair qu'habituellement et la route est superbement bitumÃ©e. C'est agrÃ©able de ne plus avoir Ã  slalomer. 

L'accueil est toujours aussi agrÃ©able et je traverse les villages sous les acclamations des villageois. Je dois Ãªtre un peu l'attraction de la journÃ©e.

Je remarque de plus en plus de plantations d'acajou. Sur les arbres, les noix de cajou sont mures, de couleur rouge ou jaune. De nombreuses femmes avec une bassine sur la tÃªte s'en vont les ramasser. Je m'arrÃªte par curiositÃ© l'une d'elles me ramasse quelques fruits et aprÃ¨s en avoir enlevÃ© la noix, m'offre les fruits en me faisant signe de les manger. C'est assez sucrÃ© et trÃ¨s juteux. Les femmes ne ramassent que les noix qui pendent au bout du fruits pour les mener Ã  une usine proche et certainement y Ãªtre emballÃ© et envoyer en Europe pour le plaisir de nos apÃ©ritifs. Je ne parle pas du prix de vente en France et du prix de revient ici.

Au bout de 60 km, j'arrive Ã  TCHAOUROU. Cette petite ville est trÃ¨s agrÃ©able, il y a une petite auberge et un cyber. C'est parfait pour moi et il ne me restera plus que 100 km demain pour atteindre la ville de SAVE.

L'auberge est parfaite, rustique mais propre et il y a tout ce que je demande : salle d'eau, wc, ventilateur, Ã©lectricitÃ© et le tout pour la modique somme de 3 500 F.CFA (5 Â€), je m'installe donc ici pour la journÃ©e aprÃ¨s une coute Ã©tape.

Je vais au cyber mais il n'y a pas de connexions. J'ai l'impression qu'ici les connexions sont rares. Il est 15 h et pour tuer le temps, je m'enfonce dans la brousse pour une promenade d'une heure et demie. La vÃ©gÃ©tation est trÃ¨s dense dans le secteur, j'ai intÃ©rÃªt Ã  rester sur les chemins. Je vois des acajous et des manguiers bien sÃ»r mais aussi des bambous, des karitÃ©s et d'autres essences d'arbres que je ne connais pas. De temps Ã  autre, des maisons avec des cultures autrou : bananiers, maÃ¯s.

Ce qui est Ã©tonnant dans tous ces pays d'Afrique et en particulier au BÃ©nin, c'est le nombre d'Ã©glise de confessions diffÃ©rentes. Catholiques et protestants sont nombreux mais aussi, des Ã©vangÃ©listes, des pentecÃ´tistes, des adventistes, des tÃ©moins de JÃ©hovah et bien d'autres dont je ne connaissais pas l'existence. J'ai l'impression que chacun y va de sa secte et le africains Ã©tant trÃ¨s croyants se laissent facilement influencer. Cette rÃ©flexion n'engage que son auteur mais c'est mon sentiment.
</description></item><item><title>BEMBEREKE / PARAKOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-08 16:41:34</pubDate><description>Dimanche 07 fÃ©vrier 2010    113 km  cumul : 9 713 km
DÃ©nivelÃ© : 660 m

Cette nuit, j'ai eu trÃ¨s chaud. Il faisait plus de 30Â° jusqu'Ã  une heure avancÃ©e de la nuit. La chambre disposait bien d'un ventilateur mais les nombreuses coupures d'Ã©lectricitÃ© le rendait inutile.

Finalement je dÃ©marre alors qu'il ne fait pas encore jour. Le veilleur de nuit m'avait ouvert les portes et attendait que je parte avant de se recooucher. Il faut savoir qu'en Afrique, tous les Ã©tablissements, petits et grands ont un ou plusieurs veilleurs de nuit. Il est vrai que la main d'oeuvre n'est pas chÃ¨re.

Le temps est toujours identique, j'aurai droit encore droit Ã  la chaleur et Ã  l'harmattan. La route semble meilleure mais les trous mÃªme s'ils sont moins nombreux sont toujours au rendez-vous. La circulation est trÃ¨s importante, peut-Ãªtre parce que c'est dimanche. Il me faut faire trÃ¨s attention car aujourd'hui, il est trÃ¨s dangereux de circuler. Je me retrouve rÃ©guliÃ¨rement nez Ã  nez avec un camion en train d'essayer d'en doubler un autre pÃ©niblement. Je ne risuqe souvent pas grand chose car la vitesse est souvent trÃ¨s rÃ©duite.

Si le flot des voitures a considÃ©rablement augmentÃ© ce dimanche, celui des camions Ã©galement et en particulier ceux remplis de coton. A propos de camions, j'ai souvent l'impression d'Ãªtre en France. Je retrouve des noms de transporteurs connus (affrÃ©teurs des transports RamÃ©ro) et en particulier beaucoup de Mazet d'Aubenas. Laurence est d'ailleurs rÃ©guliÃ¨rement sollicitÃ©e par des acheteurs pour envoyer les camions d'occasion en Afrique.

Le paysage est toujours aussi sympa,cultures et forÃªts alternent et je vois beaucoup d'oiseaux. Comme depuis mon entrÃ©e au BÃ©nin, je traverse beaucoup de villages et j'ai toujours droit Ã  mes encouragements.

A partir de 11 h, il commence Ã  faire trÃ¨s chaud et je dÃ©cide de sauter le repas de midi. Je m'alimente Ã  la coureur cycliste afin d'arriver le plus tÃ´t Ã  PARAKOU. C'est chose faite Ã  14 h mais je mettrai plus d'une heure pour trouver un hÃ´tel. Je me fais accompagner par un zem (moto-taxi) qui sont ici trÃ¨s nombreux. Il m'amÃ¨ne dans un hÃ´tel Ã  la pÃ©riphÃ©rie de PARAKOU. Celui-ci ne fera pas l'affaire car demain, je reste une journÃ©e de plus Ã  PARAKOU et je recherche un peu de confort. Je rest une journÃ©e Ã  PARAKOU pour m'occuper un peu de Tornado, je crois qu'il le mÃ©rite. Je dois changer les patins de frein et raccourcir un fois de plus la chaÃ®ne. Je reviens finalement Ã  l'hÃ´tel que j'avais vu Ã  mon arrivÃ©e Ã  PARAKOU oÃ¹ l'accueil n'est pas spÃ©cialement sympa. Cet hÃ´tel est tenu par une franÃ§aise qui fait office de consul honoraire Ã  PARAKOU. Comme la chambre est un peu chÃ¨re, je lui ai demandÃ© un prix. Elle m'a bien fait 10 % mais j'ai eu l'impression de lui arracher un oeil. Quoiqu'il en soit, les chambres sont trÃ¨s confortables avec clim, frigo et tÃ©lÃ©. L'endroit me parait idÃ©al pour me poser un peu.</description></item><item><title>KANDI / BEMBEREKE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-07 19:04:06</pubDate><description>Samedi 06 fÃ©vrier 2010   115 km  cumul : 9 600 km
DÃ©nivelÃ© : 505 m

Je dÃ©marre Ã  7 h 20, le journÃ©e est la copie conforme Ã  celle de la veille. AtmosphÃ¨re couvert de poussiÃ¨res, l'hamattan et la chaleur vont encore frapper.

Je n'ai pas Ã©tudiÃ© l'activitÃ© Ã©conomique du bÃ©nin mais je semble Ãªtre dans une rÃ©gion agricole fertile. Les champs sont en attente de cultures pour l'hivernage, des champs de coton de partout et bien entendu mes vergers d'acajou et de manguiers.

j'arrive Ã  l'entrÃ©e d'un village oÃ¹ je remarque une intense activitÃ© au son des tambours. Ce sont les bÃ©nÃ©volles du village qui nettoient les alentours du centre de santÃ©, le tout rythmÃ© par des musiciens au son du tambour. 

La route semble monter, heureusement que le vent ne souffle pas de face mais de cÃ´tÃ©. La route va certainement Ãªtre Ã©largie car de chaque cÃ´tÃ©, les arbres sont abattus et l'herbe brulÃ©e. Le paysage n'est pas terrible mais les gens du village profitent de cette haubaine pour rÃ©cupÃ©rer le bois. Ce sont essentiellement les femmes que je vois travailler Ã  coup de haches et parfois avec un bÃ©bÃ© dans le dos : que font les homme ici. Si la route doit Ãªtre refaite, ce n'est pas du luxe car maintenant, elle est couverte de trous. Je suis sur une route avec une circulation importante et j'assiste Ã  un ballet Ã©tonnant. Camion, cars, voitures, motos et vÃ©los roulent dans tous les sens pour Ã©viter les trous : Ã  droite, Ã  gauche, en travers. Il faut voir ce spectacle auquel je participe. Quand je dis ballet, je n'exagÃ¨re pas, il me faut d'ailleurs Ãªtre trÃ¨s prudent car je suis au milieu de cette circulation mais je m'amuse bien quand mÃªme car en vÃ©lo, je suis peut-Ãªtre le plus Ã  l'aise pour Ã©viter les trous.

Dans un village, je m'arrÃªte pour photographier des jeunes filles qui fabriquent des morceaux de tissus Ã  l'aide de mÃ©tiers Ã  tisser. C'est la deuxiÃ¨me fois que j'assiste Ã  ce travail depuis ce matin.

Avant d'arriver Ã  BEMBEREKE, je constate au bord de la route quelque chos qui m'intrigue. Des femmes, exclusivement des femmes, sont devant des petits tas, aec de temps Ã  autre des camions qui chargent et je n'arrive pas Ã  savoir ce que c'est. Finalement en sortant de BEMBEREKE, je m'arrÃªte et je constate que ces petits tas, ce sont des tas de cailloux. Les femmes passent leur journÃ©e avec une petite masse Ã  la main et cassent des cailloux qui doivent servir pour les constructions. C'est impressionnant le nombre que je vois au bord de la route. Moi qui croyait que les bagnes Ã©taient supprimÃ©s, j'en suis comme deux ronds de frites. A l'occasion de cette journÃ©e, je fais un amer constat. Aujourd'hui, c'est samedi et tout au long de la journÃ©e, je n'ai pratiquement vu que des femmes travailler, sauf les conducteurs routiers. Dans toute l'Afrique et en particulier ici, on parle beaucoup de l'Ã©mancipation de la femme mais j'ai bien peu que ce ne soit pas encore une rÃ©alitÃ©.

Finalement Ã  2 km de la sortie de BembÃ©rÃ©kÃ©, je trouve un petit hÃ´tel "L'Eldorado" avec une chambre Ã  3 000 F. C'est trÃ¨s rustique mais j'ai un ventilateur, une moustiquaire et de l'eau avec un seau Ã  volontÃ© pour me laver. Le seul inconvÃ©nient, ils ne font pas manger et ce soir, je me dÃ©brouillerai avec ce que j'ai, ce sera petit pois avec un cube Maggi. Ici je suis au calme et tranquille, ce n'est pas plus mal.</description></item><item><title>MALANVILLE / KANDI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-07 18:44:45</pubDate><description>Vendredi 05 fÃ©vrier 2010  107 km  cumul : 9 485 km
DÃ©nivelÃ© : 45 m

Au rÃ©veil, le temps semble couvert, c'est en fait la poussiÃ¨re qui annonce l'harmattan. Il fait relativement frais : 24Â°. Je me sens en pleine forme, prÃªt Ã  affronter les 107 km me sÃ©parant de KANDI.

La route est plate, il n'y a pas de vent, le temps semble brumeux et c'est parfait pour moi. Je traverse toute une zone de cultures, le coin me semble plus riche que du cÃ´tÃ© du Niger. Il y a Ã©galement des plantations d'acajou donnant les noix d'acajou, appelÃ©s chez nous noix de cajou. 

J'arrive enfin Ã  un curieux panneau mettant en garde les automobilistes sur les passages frÃ©quents d'Ã©lÃ©phants et un autre : Danger ElÃ©phants.Des Ã©lÃ©phants, je n'en verrai malheureusement pas mais je passe Ã  proximitÃ© du fameux parc du W qui englobe trois pays : Burkina, Niger et BÃ©nin. Si j'avais voulu visiter ce parc, j'aurai d'ailleurs pu le faire par un de ces 3 pays. 

Du coup, je traverse toute une rÃ©gion de vÃ©ritable forÃªt comme je n'en ai pas encore vue ici en Afrique. Je zieute Ã  droite et Ã  gauche dans l'espoir mais en vain d'apercevoir des Ã©lÃ©phants. Je traverse ensuite des champs de coton. Le coton est bien sÃ»r ramassÃ© mais d'immense tas de coton restent encore dans les champs. Le bord de la route est jonchÃ© de coton tombÃ© des camions. Je suis trÃ¨s Ã©tonnÃ© qu'ici personne ne les ramasse. Je suis persuadÃ© qu'on pourrait en remplir des sacs.

L'atmosphÃ¨re est toujours laiteux. La visibilitÃ© est rÃ©duite et l'hamattan souffle gaillardement. Pour ne pas avoir trop de poussiÃ¨res dans les yeux, j'ajuste mes lunettes de soleil. Ce vent poussiÃ©reux ne me dÃ©range pas trop, bien au contraire, soufflant aux 3/4 arriÃ¨re, il me pousse allÃ¨grement.La route est trÃ¨s vallonnÃ©e mais avec ce vent, je ne m'en rends pas du tout compte.

J'arrive finalement aprÃ¨s un petit pique-nique au bord de la route Ã  KANDI Ã  14 h 30 pas fatiguÃ© du tout mais la chaleur commence Ã  frapper, il doit faire au moins 40 .

Aujourd'hui, j'ai traversÃ© un coin relativement peuplÃ© avec beaucoup de villages. Je n'ai pas arrÃªtÃ© de saluer de la main, d'Ãªtre encouragÃ© et peut-Ãªtre pour la premiÃ¨re fois personne ne m'a rÃ©clamÃ© d'argent ou de cadeau. Souvent les gens se mettent au bord de la route pour m'aplaudir. Je crois que les encouragements des gens dÃ©passent ce que j'ai connu au Maroc et ce n'est pas peu dire.

KANDI est une petite ville assez importante, les hÃ´tels ne manquent pas et je pense que j'y trouverai un cyber. Le premier hÃ´tel oÃ¹ je m'arrÃªte est complet et je demande l'autorisation d'y planter ma tente. Autorisation accordÃ©e mais finalement j'aurai une chambre Ã  partir de 16 h. En attendant, je mets mon carnet de route Ã  jour en dÃ©gustant sous un manguier, une biÃ¨re locale "La BÃ©ninoise".

A 16 h, la chambre n'est pas disponible, j'aurai droit Ã  la chambre du prÃ©sident pour le mÃªme prix. J'ignore qui est ce prÃ©sident mais j'en profite. Je vais dans un cyber, la connexion est parfaite mais ici, c'est une brouhaha infernal. Je m'y reprends Ã  trois fois pour mettre mon carnet de route Ã  jour et j'y renonce finalement, je mettrai Ã  jour Ã  PARAKOU.

En sortant du cyber, il fait nuit noire mais en m'aidant de mon tÃ©lÃ©phone portable, je me dÃ©brouille pour aller manger un plat de riz-poulet pour changer un peu. J'ai deux km pour retourner Ã  l'hÃ´tel. Avec un Ã©clairage public parfois inexistant, c'est un peu le parcours du combattant. Ca grouille de monde de partout, piÃ©tons, cyclistes ou motocyclistes avec ou sans phare se croisent et s'entrecroisent sans problÃ¨me. C'est marrant car moi-mÃªme je m'habitue et je semble relativement Ã  l'aise dans cette semie obscuritÃ©. Quand je pense aux gens qui m'arrÃªtaient dans la rue Ã  GrÃ©oux alors que j'Ã©tais Ã©lu car la lampe devant chez eux Ã©tait grillÃ©e. Ils feraient bien de venir faire un tour en Afrique, ils verraient pou ne verraient rien du tout. Finalement je rentre Ã  l'hÃ´tel sain et sauf pour une bonne nuit rÃ©paratrice.</description></item><item><title>DOSSO  / MALANVILLE (BENIN)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-05 18:59:58</pubDate><description>Mercredi 03 fÃ©vrier 2010 155 km(taxi-brousse) + 12 km = 167 km cumul : 9 378 km

A 7 h., je suis Ã  la gare routiÃ¨re pour charger Tornado et sa remorque sur un taxi-brousse. Cela fait pratiquement 3 jours que je ne manger pas ou trÃ¨s peu. Entre DOSSO et GAYA (155 km), il ne semble pas avoir de villes. Je ne veux pas prÃ©sumer de mes forces et j'en ai assez de rester Ã  DOSSO.

Ce matin je m sens un peu mieux, j'ai dÃ©jeunÃ© volontiers, tout devrait bien se passer. Je ne regrette pas mon choix. Le paysage est une succession de savanes et de semblant de forÃªts. Les villages sont trÃ¨s rares et surtout la route dans un Ã©tat lamentable.Il y a un peu de goudron entre les trous.

Finalement, j'arrive Ã  10 h 30 Ã  GAYA et enfourche Tornado immÃ©diatement en direction du BÃ©nin. Je longe une derniÃ¨re fois le fleuve Niger, dÃ©jÃ  vu Ã  BAMAKO, MOPTI, NIAMEY. Le fleuve est entourÃ© de riziÃ¨res. J'ignore la quantitÃ© de riz que permet de cultiver le fleuve Niger mais cela doit Ãªtre impressionnant, tout comme le SÃ©nÃ©gal d'ailleurs.

Avant de traverser le Niger, je passe sans soucis la frontiÃ¨re du pays du mÃªme nom. De l'autre cÃ´tÃ© du pont, c'est le BÃ©nin. Je reÃ§ois un accueil trÃ¨s chaleureux de la part de la police et me voilÃ  au BÃ©nin oÃ¹ l'ambiance me semble plus dÃ©contractÃ©e.Ce n'est peut-Ãªtre qu'une impression.

Je m'arrÃªte dans un hÃ´tel en rÃ©novation tenu par des franÃ§ais "La rose des Sables", drÃ´le de nom, dans un pays verdoyant. A midi, j'arrive Ã  manger de bon appÃ©tit, je semble sur le mieux. Je dÃ©cide malgrÃ© tout de rester ici un jour de plus car je veux tout de mÃªme profiter au maximum de mon voyage et non galÃ©rer sur les routes. J'aurai tout de mÃªme fait aujourd'hui 12 km : c'est un exploit.

La Rose des Sables a Ã©tÃ© dÃ©baptisÃ©e par le couple de franÃ§ais qui vient d'acheter, c'est maintenans "Les Relais du Soleil". Ici, je suis trÃ¨s bien reÃ§u, les proprio sont sympa ainsi que le personnel. Les chambres sont propres et confortables et la cuisine est excellente. Bon endroi pour me retaper, j'y suis nettement mieux que dans mon sinistre hÃ´tel de DOSSO et moins cher.

J'ai trainÃ© toute la journÃ©e dans MALANVILLE Ã  la recherche d'un hypothÃ©tique Cyber mais en vain. Les gens sans trop savoir ce que je demandais me balladaient d'un bout Ã  l'autre de la villeC'est simple, des cyber ici, il n'y en a pas. Ce sera pour une autre fois.</description></item><item><title>DOSSO (convalescence)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-02 10:46:00</pubDate><description>Lundi 1 fÃ©vrier 2010
mardi 2 fÃ©vrier 2010

Je passe ma journÃ©e du lundi Ã  errer comme une Ã¢me en peine. Dormir, boire sont les principales activitÃ©s de ma journÃ©e. Ici il n'y a de toutes faÃ§ons pas grand chose Ã  faire.

Je vais dans une pharmacie pour acheter de l'Ercefuryl. Je fais un amer constat. La boÃ®te de mÃ©dicaments me coÃ»te 3 3330 F. CFA et je ne l'utiliserai certainement pas totalement, du moins je l'espÃ¨re. A raison de 150 F. le bol de riz avec un peu de sauce (un repas pour un nigÃ©rien), le prix de mon mÃ©dicament permettrait Ã  un nigÃ©rien de prendre 22 repas : Ã©difiant non. Pas Ã©tonnant qu'ici ils utilisent souvent les mÃ©thodes traditionnelles, ils n'ont surtout pas les moyens de se soigner.

J'ai du mal Ã  supporter la misÃ¨re qu'il rÃ¨gne dans cette ville grouillantes de monde. Je suis sans arrÃªt interpelÃ© par des jeunes et moins jeunes qui me rÃ©clament de l'argent pour  manger. Mois qui ne suis dÃ©jÃ  pas Ã  l'aise dans le mÃ©tro parisien, ici je ne vous dis pas. 

La journÃ©e se passe difficilement, je n'ai pas d'appÃªtit et j'avale en me forÃ§ant une une demi-assiette de riz blanc (c'est dÃ©guelasse). 

Je me renseigne pour prendre un taxi-brousse  demain matin pour la frontiÃ¨re mais avec les conseils de Laurence, je dÃ©cide de rester Ã  DOSSO une journÃ©e de plus et essayer de me retaper.

Heureusement que par hasard, j'ai trouvÃ© un cyber, j'aurai ainsi de quoi m'occuper.

Depuis plus de 5 mois de voyage, c'est mon premier ennui de santÃ©. Je me rends compte de la difficultÃ© de me retrouver seul, malade et avec un seul vÃ©lo comme moyen de locomotion. C'est l'apprentissage du voyage solitaire qui continue</description></item><item><title>NIAMEY  / DOSSO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-01 15:35:20</pubDate><description>Dimanche 31 janvier 2010  82 km + 65 km taxi-brousse   cumul : 9 211 km
DÃ©nivelÃ©  435 M

A l'hÃ´tel "les Roniers", je suis trÃ¨s bien, l'Ã©tablissement est confortable, le personnel trÃ¨s gentil mais il ne faut pas se laisser aller

Ce matin, je prends la direction du BÃ©nin non sans un petit problÃ¨me de ventre : on verra bien. Je me croyais guÃ©ri mais j'ai dÃ» faire une rechute. Pour la premiÃ¨re fois, j'ai du mal Ã  avaler mon petit dÃ©jeuner.

Pour l'instant tout va bien et il me faut prÃ¨s de 20 km pour sortir de NIAMEY et je suis enfin dans la campagne. Le paysage est assez quelconque, dÃ©sertique, que de la vÃ©gÃ©tation rase et beaucoup moins joli que mon arrivÃ©e sur NIAMEY l'autre jour. Je suis rapidement obligÃ© de m'arrÃªter pour un besoin pressant, je crois que je suis encore plus malade qu'avant mon arrivÃ©e Ã  NIAMEY. Je suis obligÃ© de m'arrÃªter 4 ou 5 ois avant de dire pouce.

Le vent est toujours contraire et assez violent, la route monte un peu et mon ventre ne va pas au mieux. Je bois beaucoup mais ne peux m'alimenter. A KOURE, j'espÃ¨re un hÃ´tel mais il n'y a rien, juste un petit village oÃ¹ j'aurais aimÃ© m'arrÃªter. C'est ici qu'il y a encore un petit troupeau de girafes, les derniÃ¨res d'Afrique de l'Ouest. Dommage mais je ne suis pas en Ã©tat de m'arrÃªter.

Je continue donc ma route dans l'espoir de trouver un hÃ´tel Ã  BIRNI-GAROUE mais rien n'est moins sÃ»r et je suis de plus en plus dans le dur. En arrivant dans un village dont je ne me souviens pas le nom, je mets mon clignotant Ã  droite et dÃ©cide de prendre un taxi-brousse pour DOSSO oÃ¹ je suis sÃ»r de trouver un hÃ´tel. Le voyage se passera trÃ¨s bien d'autant que l'on m'a laissÃ© la place de choix : Ã  cÃ´tÃ© du chauffeur.

ArrivÃ© Ã  DOSSO, je dÃ©couvre la petite ville de province typique. Tout en poussiÃ¨re, trÃ¨s sale et un aspect pas trÃ¨s encourageant. Je rentre dans le premier hÃ´tel venu, l'hÃ´tel "Djerma". L'accueil est trÃ¨s froid (Ã©tonnant au NIGER) et l'hÃ´tel complÃ¨tement dÃ©labrÃ©, tout semble Ã  l'abandon. Heureusement ma chambre, appelÃ©e pompeusement mini-suite est relativement en Ã©tat et propre. Elle est immense, avec climatiseur, ventilateur qui ne fonctionne pas, frigo en Ã©tat, tÃ©lÃ© sans image mais avec douche et WC. Ce n'est pas les deux cafards que je tue qui vont me rebuter, j'ai besoin de me refaire une santÃ©. Le soir, je vais manger du riz blanc au restaurant des Arts, qui n'a d'arts que le nom et me couche de bonne heure pour une nuit rÃ©paratrice. Je dÃ©cide de rester une nuit de plus car je ne me vois pas en pleine brousse dans cet Ã©tat. Demain, j'aviserai.</description></item><item><title>NIAMEY  (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-30 12:12:18</pubDate><description>Jeudi 28 janvier 2010
au Samedi 30 janvier 2010


J'attends le coup de fil d'Edith qui me confirme qu'Ã  OUAGA, le visa nigÃ©rian est Ã  35 000 F, assez cher auss, mmais je suis encore loin des 75 000 F annoncÃ©. J'hÃ©site Ã  retourner Ã  l'ambassade du NigÃ©ria pour essayer de voir un supÃ©rieur pour dÃ©noncer l'arnaque de l'employÃ©. A force de me renseigner, et confirmamnt ce que je savais, le NigÃ©ria n'est pas un pays trÃ¨s sÃ»r. Un prÃ©sident absent pour maladie depuis plus de deux mois, affrontements chrÃ©tiens-musulmans Ã  JOS (500 morts), bandits le long des routes, sont assez de raisons pour Ã©viter le NigÃ©ria. D'ailleurs depuis le SÃ©nÃ©gal, tout le monde me dÃ©conseille le NigÃ©ria.NigÃ©ria rayÃ© pour moi, je passerai directement par le Tchad.

Je vais pour rien Ã  l'ambassade du Tchad : fermÃ©. Le lendemain vendredi, j'y vais donc et on m'annonce que le visa moyennant 15 000 F est possible mais dans un dÃ©lai d'un mois. J'essaye de parlementer avec l'employÃ© de service. Celui-ci trÃ¨s gentil, m'explique que les dossiers vont au service des affaires Ã©trangÃ¨res pour avis et qu'il ne peut faire autrement. Il me dÃ©conseille d'aller directement Ã  la frontiÃ¨re oÃ¹ les visas ne sont pas dÃ©livrÃ©s. Un policier peut Ã©ventuellement me faire passer sans visa mais c'est trÃ¨s alÃ©atoire et Ã  mes risques et pÃ©ril. Je suis Ã  vÃ©lo et ne peux me permettre de faire chou blanc Ã  la frontiÃ¨re. Que faire ? J'Ã©tudie la carte et la seule solution c'est le BÃ©nin. A COTONOU, j'aviserai pour prendre un bateau ou l'avion pour DOUALA au Cameroun et Ã©viter le NigÃ©ria. De toute maniÃ¨re, toutes ces tracasseries administratives, j'en Ã©tais conscient avant mon dÃ©part et cela n'entame nullement mon moral.

Je vais de ce pas Ã  l'ambassade du BÃ©nin oÃ¹ je nÃ©gocie mon visa pour la journÃ©e (normalement 48 h) et moyennant 12 000 F, je rÃ©cupÃ¨re mon visa aprÃ¨s 15 h. En attendant, je vais me promener dans NIAMEY. A un endroit, dans les arbres, je vois d'immenses chauve-souris qui attendents la nuit pendues par le pattes arriÃ¨res. Je n'ai jamais vue de chauve-souris de cette taille, c'est vraiment impressionnant. Elles sont signalÃ©es dans les guides et surnommÃ©es chiens-vilant.

Une autre surprise m'attend un peu plus loin : une course cycliste. Elle est organisÃ©e par un franÃ§ais Jean-Michel VILLEMAUX qui habitde LA BOUILLADISSE, dans la banlieur marseillaise. C'est un passionnÃ© de vÃ©lo qui organise la course de l'espoir, une sensibilisation sur le sida. Il m'invite d'ailleurs Ã  la prochaine Ã©dition en Afrique, en janvier 2011. La course est assez amusante, une douzaine de participants avec des vÃ©los dont nos jeunes ne voudraient pas. C'est hyper organisÃ©, motards, policiers et les radios et tÃ©lÃ© du pays. Je rencontre le prÃ©sident de la fÃ©dÃ©ration nigÃ©rienne de cyclisme, fÃ©dÃ©ration en balbutiement, mais c'est Ã©tonnant qu'elle existe. L'aprÃ¨s-midi, je rÃ©cupÃ¨re sans problÃ¨me mon passeport Ã  l'ambassade du BÃ©nin.

Pour mon dernier jour Ã  NIAMEY, je reste Ã  l'hÃ´tel pour vÃ©rifier un peu le vÃ©lo et me reposer. Je ne sais pas sit je me reposerai car Ã  l'hÃ´tel, ils accueillent une immense rÃ©ception. C'est la fÃªte nationale NestlÃ©, une fÃªte de fin d'exercice. Des dizaines et des dizaines de jeunes arrivent Ã  moto pour faire la fÃªte. Le parc de la piscine est rempli de jeunes en tee-shirts NescafÃ© et Maggi. Ce sont tous les reprÃ©sentants du Niger et en particulier tous ces jeunes qui vous vendent du ness Ã  tous les coins de rue. CÃ  va jouer, danser, bref il va y avoir de l'ambiance.

Je termine en souhaitant un BON ANNIVERSAIRE Ã  mon Ã©pouse Laurence.</description></item><item><title>TORODI  / NIAMEY</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-28 17:48:28</pubDate><description>Mercredi 27 janvier 2010      69 km   cumul : 9 064 km
DÃ©nivellÃ© : 235 m

Ce matin l'Ã©tape sera courte, aussi, grÃ¢ce matinÃ©e et je dÃ©marre Ã  6 h 45. Quand je n'ai pas la pression des Ã©tapes longues, c'est de suite plus agrÃ©able et je n'hÃ©site pas Ã  m'arrÃªter pour prendre des photos.

Aujourd'hui, le paysage est magnifique quoiqu'assez dÃ©sertique. Cette latÃ©rite donne des couleurs rouges foncÃ©es  splendides et les villages sur fond de latÃ©rite sont trÃ¨s photogÃ©niques.

Je croise beaucoup de gens en vÃ©lo qui vont couper le peu de bois qu'ils trouvent. Ils quittent la route pour la piste Ã  la recherche d'un arbre qu'ils coupent,k le chargent sur le vÃ©lo et repartent en quÃªte d'un autre.

Depuis que je suis en Afrique de l'Ouest, Ã  l'entrÃ©e de pratiquement chaque village, un ou plusieurs panneaux annoncent un projet (Ã©ole, centre de santÃ©, assainissement, adduction d'eau, etc) financÃ© par une ONG. J'ai le sentiment que l'Afrique est ainsi sous perfusion. Je fais appel aux spÃ©cialistes de la santÃ©, perfusion ne veut-il pas dire survivre et non guÃ©rir. Mon frÃ¨re Serge a Ã©tÃ© sous perfusion pendant des mois, cela ne l'a pas enpÃ©chÃ© de partir. VoilÃ  le genre de question que je me pose sur mon vÃ©lo car la misÃ¨re est troujours prÃ©sente et je ne vois pas de solution pour l'Afrique.

Quoiqu'il en soit, je traverse un rÃ©gion magnifique et arrive aux portes de NIAMEY dans un havre de verdure. Le fleuve Niger fait son effet. Je choisi d'aller dans un hÃ´tel conseillÃ© par le LonÃ©ly Planet : Les Roniers. Cet hÃ´tel est distant de 7/8 km du centre ville mais un peu de paix et de confort me fera du bien, surtout que depuis ce matin, je suis un peu dÃ©rangÃ© du ventre. Je suis bien accueilli dans cet hÃ´tel oÃ¹ bien sÃ»r avecc mon vÃ©lo, je surprends passablement.

Dans le restaurant assez chic, des nigÃ©riens en costume cravate dÃ©jeune et je suis toujours surpris de l'Ã©cart qu'il rÃ¨gne dans ces pays. Entre ces gens qui font bombance et ceux que je rencontre dans la brousse, il y a bien plus qu'un monde. MÃªme si des Ã©carts existent en France, ils ne sont pas si criants.

Je suis Ã©galement allÃ© Ã  l'ambassade du NigÃ©ria pour mon visa. L'employÃ© pas trop sympathique (il a le droit) me demande 75 000 F CFA (115 Â€), ce qui est une somme exorbitante. Je refuse donc et je vais me renseigner auprÃ¨s d'Edith qui connait les gens de l'ambassade du NigÃ©ria Ã  OUAGADOUGOU ; Internet m'annonce 30 000 F CFA. Je suis loin du compte, l'employÃ© doit se servir au jpassage. Qu'Ã  cela ne tienne, je ne suis pas pret de mettre 75 OOO F dans un visa. Dans ces conditions j'Ã©viterai le NigÃ©ria et passerai par le Tchad. AFFAIRE EN COURS.

</description></item><item><title>KANTCHARI / TORODI (SUITE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 20:23:11</pubDate><description>Erreur de frappe : suite et fin


je n'ai pas la force de pÃ©daler jusque NIAMEY, d'autant qu'il fait trÃ¨s trÃ¨s chaud.

Demain, je n'ai que 60 km, il ne devrait pas y avoir de soucis pour Ãªtre Ã  NIAMEY avant midi.

Je prÃ©vois une halte de plusieurs jours Ã  NIAMEY car je dois y faire mon visa pour le NigÃ©ria. J'en profiterai ains pour visiter la capitale.</description></item><item><title>KANTCHARI / TORODI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 20:20:09</pubDate><description>Mardi 26 jnvier 2010     82 km   cumul : 8 995 km
DÃ©nivellÃ© : 160 m

RÃ©veil trÃ¨s tÃ´t (4 h 30), je dÃ©marre Ã  la frontale car j'ai l'intention si le vent me le permet d'aller jusque NIAMEY (140 km) et avec le passage de la frontiÃ¨re, je peux perdre du temps.

Je passe le poste frontalier burkinabÃ© en pleine nuit et les policiers se demandent s'ils n'ont pas affaire Ã  un extraterrestre. Comme d'habitude, je passe plus de temps Ã  raconter mon voyage qu'en formalitÃ©s.

Le jour se lÃ¨ve, il fait frais, la route est plate, en excellent Ã©tat, j'avance bien. Je suis maintenant au Niger, je n'y vois pour l'instant aucun changement si ce n'est que la dÃ©forestation est encore plus Ã©vidente et le ravinement sur cette terre en latÃ©rite Ã  fait son oeuvre. J'ai mÃªme la chance de voir un perroquet, il y avait bien longtemps que je n'en avais pas vu.

Le poste de police nigÃ©rien se passe sans souci et assez rapidement. Ce matin le temps est couvert et il y a des mois que je n'avais pas vu un nuage, je ne savais mÃªme pas qu'il en existait encore. Malheureusement le soleil et la chaleur font vite leur apparition ainsi que monsieur le vent. Je ne sais pas, si c'est la chaleur, le vent ou la biÃ¨re ou les trois Ã  la fois, mais je suis plantÃ© sur la route et la fatigue se fait vite sentir.

A TORODI, il est 12 h 30 et je renonce Ã  mon projet de me rendre Ã  NIAMEY. Je trouve difficilement un hÃ´tel. Il est conforme Ã  ceux des nuits prÃ©cÃ©dents. Il y a bien une salle de bain mmais toute dÃ©glinguÃ©e. Il y a bien l'Ã©lectricitÃ© mais de 16 h Ã  24 h. De toute maniÃ¨re, je n'ai pas le chois car je n'ai pas la force de pÃ©daler jusque NIAMEY</description></item><item><title>MATIAKOALI / KANTCHARI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 20:08:58</pubDate><description>Lundi 25 janvier 2010   61 km    cumul : 8 913 km
DÃ©nivellÃ© : 115 m

5 h et un petit dÃ©jeuner dans le noir avec une frontale qui dÃ©faille. Qu'importe, j'ai du pain, et de la confiture et le rÃ©chaud fonctionne. Ce matin, il y a quelques nuages dans le ciel, j'avais oubliÃ© que Ã§a existait.

La matinÃ©e sera trÃ¨s courte, j'avale sans problÃ¨mes mes 60 km me sÃ©parant de la derniÃ¨re ville burkinabÃ©e. Je suis Ã  KANTCHARI Ã  10 h 30 mais je prÃ¨fÃ¨re ne passer la frontiÃ¨re que demain.

Une grosse chaleur s'annonce et le vent est faible. Je trouve un petit hÃ´tel semblable Ã  celui d'hier avec l'Ã©lectricitÃ© en plus. La patronne m'annonce fiÃ¨rement une salle de bain, effectivement, une petite piÃ¨ce avec un seau d'eau fait office de salle de bain.

J'ai tout de mÃªme le sentiment d'Ãªtre au bout du monde, dans une rÃ©gion trÃ¨s particuliÃ¨re. CC'est marrant comme dans le mÃªme pays, une rÃ©gion peut etre aussi diffÃ©rente. Jusqu'Ã  prÃ©sent, j'avais Ã©tÃ© agrÃ©ablement surpris par le Burkina Faso. Les rÃ©gions de BANFORA, BOBO ou OUAGA, me paraissaient au niveau de ses voisins, le Mali ou le SÃ©nÃ©gal. Ici, on sent vraiment la misÃ¨re et la vie doit y Ãªtre trÃ¨s dure. C'est peut-Ãªtre la proximitÃ© du Niger, un pays du Sahel.

Je suis Ã  une quinzaine de km du Niger et demain, je passe dans mon huitiÃ¨me pays, un des derniers pays de l'Afrique de l'Ouest puisque le Cameroun fait la transition entre l'ancien AOF et AEF. 

La journÃ©e sans aucun Ã©lÃ©ment particulier, si ce n'est que les cyclises sont toujours autant collants. Ils prennent ma roue quand je les double et si je m'arrÃªte, ils s'arrÃªtent aussi. Ils me donnent l'impression de faire la compÃ©tition avec moi.

Pour info, je viens de vÃ©rifier la tempÃ©rature de ma chambre : 31Â°. Ce soir, changement de menu, au lieu du riz ou des spaguettis, j'ai commandÃ© Ã  Brigitte des frites et du poulet dans son restaurant "La Maison Blanche". J'aurai Ã©galement l'occasion de boire quelques biÃ¨res avec quelques clients qui me feront coucher un peu tard.</description></item><item><title>FADA / MATIAKOALI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 19:52:41</pubDate><description>Dimanche 24 janvier 2010       104 km  cumul : 8 852 km
DÃ©nivellÃ© : 240 m

Je suis bien Ã  FADA mmais il faut penser Ã  repartir. Ce matin, debout Ã  5 h, je charge la remorque et je vais dÃ©jeuner Ã  mon petit kiosque. pas de vent, il fait un peu frais, les conditions sont rÃ©unies pour passer une bonne journÃ©e.

La route est agrÃ©able, relativement plate et le paysage plus sympa que les jours prÃ©cÃ©dents. C'est une alternance de fÃ´rets, de savanes, de cultures et aux abords des villages, beaucoup de magnifique manguiers et des baobabs.

Les villages se succÃ¨dent, tout le monde me dit bon jour et bonne arrivÃ©e, mÃªme les gamins qui ne me rÃ©clament rien. Le vent se lÃ¨ve lÃ©gÃ¨rement et dans la journÃ©e, ne soufflera pas trop fort. 

C'est Ã©galement une rÃ©gion cotonniÃ¨re, le coton est dÃ©jÃ  rÃ©coltÃ© et des tas dans les champs sont en attente d'Ãªtre ramassÃ©. Il y a beaucoup de cyclistes entre les villages et je me retrouve rÃ©guliÃ¨rement avec deux ou trois vÃ©los en train de discuter. Bien que parfois, j'aimerais plutÃ´t Ãªtre seul, il me faut jouer le jeu.

Je me retrouve finalement Ã  OUGAROU, terme de ma journÃ©e sans trop m'en apercevoir. J'avais repÃ©rÃ© sur la carte un campement de chasse. C'est le campement du Lion, je m'y rends par une piste de 3 km. C'est l'occasion de voir Ã  quoi Ã§a ressemble. En fait, c'est un campement fait de fausses cases avec piscine, animations, une sorte de club. Ils ne prennent qu'en pension complÃ¨te avec toutes les activitÃ©s pour le modique prix de 35 000 F. (54 Â€). C'est bien sÃ»r trop cher pour moi, d'autant que je n'ai pas l'utilitÃ© de toutes ces activitÃ©s. J'aurai fait mes 6 km de piste pour rien, mais j'aurai vu.

Au village, j'achÃ¨te du pain et je dÃ©cide de continuer ma route jusque MATIAKOALI, distant de 25 km. Je n'avais pas prÃ©vu e faire autant de km aujourd'hui, mais nÃ©cessitÃ© fait loi. 

Finalement j'arrive Ã  MATIAKOALI vers 14 h et j'ai droit Ã  mon premier contrÃ´le d'identitÃ© burkinabÃ©. Je n'aprÃ©cie pas trop l'attitude du gradÃ© qu me parle allongÃ© et me dit de montrer mes papiers Ã  son subalterne. Je le lui fait sentir mais je n'y peux rien, c'est ma nature. Non,mais pour qui se prend-il ? Le gendarme qui me contrÃ´le est trÃ¨s gentil et m'indique une association qui fait dormir.

Je reprends la route et ne trouve pas cette association. Le gendarme en question, avec un collÃ¨gue en moto, me rattrape et me mÃ¨ne Ã  cette association. Il rattrape bien l'impolitesse de son chef. L'hÃ©bergement n'est pas terrible, une chambre sans lumliÃ¨re, une salle d'eau sans eau (il faut se laver avec un seau) et un lit pas trop propre. Qu'importe, je dormirai dans mon sac Ã  viande et pour 3 000 F (4,6 Â€) je ne fais pas trop le difficile surtout que je suis content d'avoir trouvÃ© quelque chose;

Ici, il y a l'ambiance car nous sommes en pleine CAN (coupe d'Afrique des nations) et les jeunes du village se sont donnÃ©s rendez-vous pour regarder ANGOLA / GHANNA Ã  la TV. Ils ne font pas restaurant, j'irai faire quelques courses au village jpour manger ici et pouvoir dÃ©jeuner avant de repartir demain matin pour une petite Ã©tape de 60 km jusque KANTCHARI : je suis Ã  80 km de la frontiÃ¨re nigÃ©rienne.</description></item><item><title>FADA N'GOURMA (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 19:31:16</pubDate><description>Vendredi 22 janvier 2010
Samedi 23 janvier 2010

N'ayant pas le courage de me lever, je m'octroie une journÃ©e de repos Ã  FADA. Trouvant cette ville sympathique et voulant mettre mes carnets de route Ã  jour, je dÃ©cide de rester un jour de plus. Ne suis-je pas en Afrique pour dÃ©couvrir et non ne faire que des km.

Je trouve le matin, un petit kiosque oÃ¹ je peux dÃ©jeuner au milieu des burkinabÃ©s. Je dÃ©jeune Ã  la franÃ§aise, pain, beurre, cafÃ© et lait. Autour de moi, c'est omelette, pÃ¢tes, viandes, poissons, chacun ses habitudes. Un matin, je serai Ã  la mÃªme table qu'un colonnel de gendarmerie, un gendarme avec son pistolet mitrailleur, deux quidams. Tout ce petit monde se mÃ©lange sans problÃ¨mes. 

Un jeune garÃ§on se propose de me payer mon cafÃ©, je refuse poliment et je le retrouve au cyber. Il m'explique qu'il a 22 ans, il a perdu son pÃ¨re et sa mÃ¨re Ã©lÃ¨ve ses 5 petites soeurs. Cette annÃ©e de scolaritÃ© (BEP Ã©lectricitÃ©) est payÃ© pour la derniÃ¨re fois par une association car il a dÃ©passÃ© la limite d'Ã¢ge. Il veut s'en sortir et espÃ¨re s'orienter dans les Ã©nergies renouvelables. Je suis persuadÃ© que c'est une grande chance pour l'Afrique qui continue de fabriquer l'Ã©lectricitÃ© au fioule alors qu'ici le soleil et je suis bien placÃ© pour le savoir, le vent souffle. Dans la discussion, je lui livre ma leÃ§on de vie : "qui veut peut". Nous prenons rendez-vous pour dÃ©jeuner ensemble et Ã  13 h, il me remet une lettre boulversante avec sa photgo en footballeur. Il a Ã©tÃ© trÃ¨s marquÃ© par mon proverbe et se promet de cultiver deux fois plus pendant les vacances pour se payer ses Ã©tudes. Je ne vous livrerai pas l'intÃ©gralitÃ© de sa missive mais elle me touche beaucoup. Elle finit par je suis africain et j'ai peur de l'Afrique. C'est la deuxiÃ¨me fois, Samuel Ã  l'institut oÃ¹ je marque les esprits. Un europÃ©en qui accepte de souffrir pour atteindre son objectif, cela les marque beaucoup car nous pourrions voyager dans le confort et ils le savent.

En sortant du cyber, je suis invitÃ© par deux jeunes pour boire une biÃ¨re oÃ¹ nous discutons de beaucoup de choses et en particulier de l'avenir des burkinabÃ©s. Nous nous donnons rendez-vous pour continuer cette conversation samedi puisque je rest un jour de plus, Ã  l'occasion d'un petit repas.

Ici, je trouve tout le monde sympa et je m'y sens trÃ¨s Ã  l'aise. J'en partirai Ã  regret. Autre caractÃ©ristique de cette ville, c'est cette jeunese trÃ¨s nombreuse tous habillÃ©s aux couleurs de leur Ã©cole qui vont Ã  vÃ©lo Ã  l'Ã©cole. Ici pas de taxi, il n'y a que des taxi-motos et c'est en taxi-moto que je circule pour aller au restaurant.

Vendredi, j'Ã©tais dans ma chambre d'hÃ´tel et l'hÃ´tesse frappe Ã  ma porte :"on vous demande". Dans le hall d'entrÃ©e je retrouve Gaston et Alli-Mammi. Quelle surprise, en fait il va retrouver un cinÃ©aste nigÃ©rien Ã  NIAMEY pour une revue. Je les revoie samedi Ã  l'occasion de leur retour.

Ce soir, je vais essayer de ne pas me coucher tard pour attaquer tÃ´t demain matin je prÃ©vois 70 km et pense atteindre Niamey, distant de 300 km en quatre jours.
</description></item><item><title>OUAGADOUGOU (3ème EPISODE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-23 17:43:50</pubDate><description>Jeudi 31 dÃ©cembre 2009
au samedi 15 janvier 2010
         SÃ©jour BurkinabÃ© et Malien de Laurence et GÃ©rard (3Ã¨me et dernier Ã©pisode)


En premier lieu, j'avais oubliÃ© une petite anecdote du pays Dogon. A l'occasion de la visite du village de INDELLI (Abel), nous sommes passÃ©s avec notre guide Ali devant un site animiste oÃ¹ l'on baptisÃ© les gens autrefois.

Ali n'a rien trouvÃ© de mieux que de me baptiser : EndÃ© GuÃ©nÃ© (qui aime l'humanitÃ©) et Laurence a Ã©tÃ© baptisÃ©e MolibÃ©mo (vivons ensemble). Je ne sais pas si Ali fait de mÃªme avec tous ses clients mais avec Laurence nous sommes contents de ses prÃ©noms.
Aute surnom qui me fut donnÃ© par Aruna, le guide de nos amis suisses : Papa tranquille, pas mal aussi.

A partir de SEVARE, nous avions prÃ©vu un jour pour la visite de DJENNE et sa superbe mosquÃ©e et deux jours sur un pinasse sur le fleuve Niger Ã  MOPTI. Nous dÃ©cidons de  consacrer le lundi Ã  du repos complet pour Laurence afin qu'elle puisse rÃ©cupÃ©rer. Je vais Ã  MOPTI en taxi pour retirer de l'argent car je dois payer le solde Ã  Ali qui va gentiment nous consacrer ces trois jours.

Nous faisons la connaissance d'un couple encore sympathique, dÃ©cidÃ©ment tout le monde est sympa en Afrique. Il s'agit de Cindy et Sylvain, un couple de bretons. Elle est infirmiÃ¨re Ã  l'hÃ´pital de RENNES et lui est mÃ©decin anesthÃ©siste Ã  l'hÃ´pital public de SAINT BRIEUX. Le courant passe de suite. Il est en nÃ©gociation avec un guide pour aller faire le Pays Dogon. Laurence se repose trÃ¨s bien dans cet hÃ´tel oÃ¹ la gÃ©rante, une franÃ§aise est trÃ¨s accueillante. Cet hÃ´tel trÃ¨s calme et confortable nous fait du bien aprÃ¨s la vie un peu spartiate du Pays Dogon. Nous nÃ©gocions avec Ali, la location d'un fourgon pour nous emmener Ã  DEJENNE. C'est un  peu cher mais c'est la seule solution pour faire DEJENNE sur un jour. Nous proposons Ã  Sylvain et Cindy de partager le prix mais ils partent demein. Le mardi, Sylvain me demande si mon offre tient toujours car ils n'ont pu se mettre d'accord avec leur guide. Nous partageons ce fourgon Ã  quatre et l'oncle d'Ali pourra prendre des passagers en route pour rentabiliser le voyage. Ils nous demande ainsi 50 000 F. pour 4 ce qui est raisonnable. MNous profitons donc de ce voyage pour faire plus amples connaissances avec nos nouveaux amis bretons. En cours de route, nous nous arrÃªtons dans un superbe marchÃ©, c'est l'occasion qui fait le larron. L'oncle d'Ali prendra des passagers en route donnant ainsi Ã  notre voyage une couleur local. Pour arriver Ã  DEJENNE nous prendrons le bac pour traverser le Bani. A DEJENNE, un guide local rÃ©servÃ© par Ali nous fera visiter DEJENNE dans de bonnes conditions. AprÃ¨s un bon repas un peu long, mais c'est classique en Afrique, nous visitons la ville et sa fameuse mosquÃ©e, la plus grande mosquÃ©e du monde en banco. Elle est magnifique mais je l'ai tellement vue en photo de partout que je suis un peu dÃ©Ã§u. Cela m'a fait le mÃªme impression que la premiÃ¨re fois que j'ai vu le Mont St Michel oÃ¹ j'ai eu l'impression de voir une carte postale. DJENNE est une ville particuliÃ¨re avec une architecture tout en banco protÃ©gÃ©e par l'UNESCO. C'est une ville essentiellement musulmane avec beaucoup d'Ã©oles coraniques. Le retour sera assez long et toujours avec des autochtones pris au bord de la route par l'oncle d'Ali qui sera ravi de son voyage.

Laurence va un peu mieux mais ce n'est pas tout Ã  fait Ã§a. Le lendemain, nous partons Ã  MOPTI en taxi collectif avec un pneu avant Ã©clatÃ©Ã  la clef, heureusement le vÃ©hicule ne roulait pas trop vite. Nos amis bretons sont clouÃ©s Ã  l'hÃ¶tel car c'est au tour de Cindy d'Ãªtre malade. La visite de MOPTI, un port sur le Niger st trÃ¨s sympa. Nous dÃ©couvrons l'activitÃ© du premier port Malien, les pinasses et le marchÃ©. Les photos seront plus parlantes. Nous rentrons dans une 404 bÃ¢chÃ©e Ã  16 ou 17 Ã  l'arriÃ¨re.

Le lendemain, c'est le retour pour OUAGA et je redoute la journÃ©e qui promet d'Ãªtre longue d'autant que Laurence a rechutÃ© et n'est pas au mieux de sa forme. Nous remplissons un taxi collectif avec Sylvain et Cindy, ainsi qu'une dame accompagnÃ©e de son guide Chaque couple achÃ¨tera une place supplÃ©mentaire afin que le vÃ©hicule dÃ©marre de suite. Nous laissons la dame et nos amis Ã  KANIDOMBOLE en route pour le pays Dogon. AprÃ¨s bien des pÃ©ripÃ©ties nous arrivons pÃ©niblement Ã  KORO. Pour ce faire, le chauffeur aspirait l'essence dans le carburateur, faisant un Ã  deux km et recommenÃ§ait, le tout pendant une vingtaine de km. A KORO, c'est le mÃªme cinÃ©ma qu'Ã  l'aller, le taxi-brousse est plein et il nous faut attendre 17 passagers pour remplir le deuxiÃ¨me. J'installe Laurence au plus mal ur mon matelas gonflable et essaye en vain de faire du stop sans succÃ¨s. N'en pourant plus, Laurence ayant mÃªme un peu de tempÃ©rature, j'achÃ¨te toutes les places d'un vÃ©hicule pour le faire dÃ©marrer de suite. Nous quittons KORO sans regret, d'autant que le premier taxi-brousse dÃ©jÃ  plein n'a pas encore dÃ©marrÃ©. AprÃ¨s une route chaotique, nous arrivons Ã  OUAHIGOUYA oÃ¹ il nous faut attendre deux heures pour le dernier bus pour OUAGA. Heureusement que j'ai pris l'initiative de louer ce fourgon, nous Ã©tions quitte pour coucher Ã  OUAHIGOUYA. Nous arrivons Ã  la gare routiÃ¨re de OUAGA, il est 20 h, ilfait nuit et prenons le premier taxi venu. Ce taxi perd sont pot d'Ã©chappement et nous sommes obligÃ©s de changer de taxi. Nous confirmons que tout voyage en Afrique est bien une aventure.

En arrivant Ã  l'institut, Edith preccrit des mÃ©dicaments Ã  Laurence qu'Ali s'empresse d'aller chercher. Le lendemain, Laurence un peu fatiguÃ©e se repose pendant que je vais sans succÃ¨s chercher mon visa au consulat du Niger. L'aprÃ¨s-midi Edith nous mÃ¨ne Ã  un village artisanal trÃ¨s intÃ©ressant. Il y a un magasin d'exposition avec des prix trÃ¨s compÃ©titifs et nous voyonsles artisans fabriquer devant nous. Le soir, un dernier repas au restaurant avec le couple KABORE et sainsi fini les aventures de Laurence et GÃ©rard Ã  OUAGADOUGOU.

Pour l'instant, nous ignorons oÃ¹ et quand Laurence me rejoindra, nous aviserons le temps voulu. </description></item><item><title>OUGADOUGOU (2ème EPISODE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-23 12:32:49</pubDate><description>Jeudi 31 dÃ©cembre 2009
au Samedi 15 janvier 2019
               SÃ©jour BurkinabÃ© et Malien de Laurence et GÃ©rard (deuxiÃ¨me Ã©pisode)

Le lendemain, Ali-Mammi nous mÃ¨ne Ã  la gare routiÃ¨re pour prendre le bus pour OUAHIGOUYA. Le bus est relativement confortable, si ce n'est les vitres grandes ouvertes pour refroidir le moteur et le siÃ¨ge de Laurencce tout dÃ©chirÃ© et mouillÃ© (nous pensons que ce n'est que de l'eau). A OUAHIGOUYA, nous prenons dans la foulÃ©e le taxi-brousse (juste une attente pour qu'il se remplisse) pour KORO au Mali sur une piste en latÃ©rite. Les guides touristiques (Lonely ou routard) annoncent une route goudronnÃ©e.A KORO, village pas trÃ¨s sympathique, c'est la tuile, le seul taxi-brousse pour SEVARE est plein et nous sommes obligÃ©s d'y passer la nuit. Nous sommes harcelÃ©s par des maliens qui nous proposent leurs services pour nous trouver un campement ou louer un taxi pour SEVARE moyennant 70 OOO F. Je suis obligÃ© de me facher pour qu'on nous laisse tranquille. Nous en profitons pour admirer la magnifique mosquÃ©e en banco, d'une architecture assez classique dans la rÃ©gion. J'appelle Ali notre guide Dogon qui nous avait Ã©tÃ© conseillÃ© par Nelly ZEDET, une ancienne cliente du cabinet Axiome. Je lui signale que nous sommes coincÃ©s Ã  KORO et que l'on ne sera Ã  SEVARE que demain. Nous somme gentiment accostÃ©s par un monsieur qui nous propose sa voiture pour nous amener Ã  BANKASS Ã  50 km d'ici. Il doit s'y rendre et c'est une maniÃ¨re ici de rentabiliser le voyage. Il ne nous demande que 1 000 F par perseonnes, ce qui est dÃ©risoire. J'appelle Ali, il nous rejoindra demain matin en moto Ã  BANKASS car nous ne serons qu'Ã  12 km du premier village Dogon.

Notre chauffeur nous dÃ©pose donc Ã  BANKASS Ã  l'hÃ´tel NEMMO. Il n'y a pas de chambres libres, qu'Ã  cela ne tienne, nous dormirons sur le toit terrasse, ce qui est monnaie courante ici. Je monte la tente Ã  tord car ici nous n'aurons pas de moustiques et la nuit, j'aurai un peu froid car j'ai eu la mauvaise idÃ©e de ne prendre qu'un duvet pour deux. Cet hÃ´tel est trÃ¨s bien tenu, un peu Ã  la franÃ§aise. Moussa, le propriÃ©taire est aidÃ© dans son projet par une franÃ§aise de CHAMONIX qu nous rencontrerons d'ailleurs accompagnÃ©e de deux autres franÃ§aises.

Le lendemain, nous faisons connaissance avec notre guide Dogon Ali venue avec un ami de SEVARE, soit 50 km de piste. Ali nous explique notre p^rogramme pour la visite du Pays Dogon, soit 4 jours et 3 nuits. Nous prenons de suite un taxi pour nous rendre Ã  KANI KOMBOLE, le premier village Dogon que nous visitons avant de dÃ©jeuner. La pause sera comme tous les jours assez longue Ã  cause de la chaleur. Nous repartons vers 15 h et nous avons de la chance car Ã  KANI, c'est le jour du marchÃ© hebdomadaire. Nous assistons Ã  un marchÃ© trÃ¨s local oÃ¹ nous ne trouvons que des produits locaux, trÃ¨s en couleurs. Laurence s'y rÃ©gale, pour les photos entre autre. Ici, le principe est encore une forme de troc par argent interposÃ©. Les dames des villages environnants viennent y vendre leur production et avec l'argent achÃ¨tent ce qu'ils leur manquent. Les forains sont souvent leurs propres clients.

Nous partons pour 3 ou 3 km jusqu'au village voisin de TELLI. Nous mangerons et dormirons dans un campement classique d'ici oÃ¹ tout est organisÃ© dans ce sens. Nous ferons la connaissance d'un couple de suisses trÃ¨s sympathiques, Anne et Luc accompagnÃ©s de leur fille Mathilde, agÃ©e de 20 ans qui est venue passer 6 mois au Burkina pour apprendre le djembÃ©. Nous retrouverons nos nouveaux amis rÃ©guliÃ¨rement au cour de notre visite au pays Dogon. Dans la discussion, Laurence leurs apprendd que je traverse l'Afrique Ã  VÃ©lo, ce qui fait tilt dans la tÃªte de Luc, il avait entenddu parlÃ© de moi dans une des Ã©missions "Allo la planÃ¨te". nous profitons de cette halte Ã  TELLI pour TÃ©lem, les premiers habitants du pays Dogon, avant d'en Ãªtre chassÃ© par les Dogons. Je ne vais pas vous faire tous les commentaires du guide sur l'histoire des Dogons ce serait trop long. Je vous conseille si vous en aviez l'occasion de visiter et dÃ©couvrir la culture Dogon. J'avais peur de voir ce pays ravagÃ© par le tourisme mais, dans sa partie sud du moins, il n'en ai rien, les Dogons vivent normalement et profitent un jpeu de cette manne touristique sans dÃ©truire leurs traditions ancestrales. Une chose est sure, un Dogon est fier d'Ãªtre Dogon.

Le vendredi matin, nous nous rendons Ã  ENDE oÃ¹ nous aurons la chance d'assister Ã  un festival de masques (10jours par an). AprÃ¨s la visite et les danses Dogon avec masque, nous quittons ENDE dans un charrette tirÃ©e par un boeur (ZÃ©bu) me faisant penser Ã  la chanson de Bourvil : les rois fainÃ©ants. Nous arrivons ainsi au campement de YABATALOU oÃ¹ nous retrouvons comme tous les soirs nos amis suisses.

Le lendemein, nous escaladons la falaise par une faille aprÃ¨s 200 m de dÃ©nivellÃ©. Le spectacle y est absoulument sublime et Nous nous rendons compte que le pays Dogon, ce n'est pas que la culture Dogon, les villages Dogon, les troglodytes, mais aussi des paysages grandioses. Jous arrivons au magnifique village de INDELLI, encore trÃ¨s diffÃ©rent des autres puisque sur la falaise. Nous nous installons pour dÃ©jeuner ches Abel, qui comme son prÃ©nom l'indique est de confession chrÃ©tienne. En attendant la prÃ©paration du repas, nous allons voir les magnifiques jardins dans une petite vallÃ©e oÃ¹ l'eau ne manque pas. Nous y dÃ©couvrons des jardins verdoyants oÃ¹ un travail de fourmis est effectuÃ©. Les jardins sont arrosÃ©s au moyen de callebasse et la culture de l'oignon domine. Femmes, enfants et hommes y travaillent sans relÃ¢che pour nourrir le village. Nous dÃ©jeunons donc chez Abel et machinalement, je m'aperÃ§ois que nous sommes le samedi 9 janvier, jour de mon anniversaire. J'avais complÃ¨tement oubliÃ© et Laurence aussi d'ailleurs. Laurence et Ali me souhaite mon anniversaire ce qui me fait penser Ã  l'anniversaire original de Yannick Pendant la sieste, Ali va parlementer avec Abel. Je vois ensuite trois musiciens avec de tamani (genre de djembe oÃ¹ l'on tape avec un bois recourbÃ©) et un autre avec un tam-tam. C'est Ã  moi d'ouvrir le bal en faisant une genouflexion devant le tam-tam et nous commenÃ§ons Ã  danser au rythme des danses africaines. Quelques jeunes commencent Ã  danser, les gamins s'en mÃªlent puis les femmes. Ce seront au moins 150 personnes qui nous entourent et participoent Ã  mon anniversaire. Je ne vous dis pas l'Ã©motion que nous Ã©prouvons Laurence et moi, nous y serons de notre petite larme. Cette fÃªte dure un long moment et les gens du village ont l'air de bien s'amuser. Je suis obligÃ© de danser ainsi que Laurence, invitÃ©e par les dames du village. On sent bien l'importance de la danse dans la vie des villages Dogon. Pour un anniversaire original, c'en fut un, et je m'en rappelerai toute ma vie. Merci en tout cas Ã  Ali qui a payÃ© les musiciens sans me le dire, je l'ai su par Abel.

Nous nous rendons ensuite Ã  KONSOGOU chez Abraham Ã  7 km d'ici. La journÃ©e continuera de la mÃªme faÃ§on car chez Abraham oÃ¹ nous arrivons Ã  la nuit tombante, nous serons accueillis aprÃ¨s le repas par sa chorale d'enfants qui nous ferons un dÃ©monstration de dans au rythme d'un instrument fabriquÃ© par Abraham lui-mÃªme. C'est une sorte de guitare dont le corps est constituÃ© d'un bidon d'huile alimentaire en ferraille. Ensuite aprÃ¨s une chanson de bienvenue internationale, les enfants vont nous chanter la chanson du jeune marin en franÃ§ais avec leur accent africain si caractÃ©ristique. Laurence a dÃ» manger ou boire quelque chose car depuis hier, elle est un peu malade. Cela ne nous empÃ¨chera pas de profiter au maximum des cette magnifique soirÃ©e de passer une relative bonne nuis sur notre terrasse comme d'habitude. 

Le dimanche matin, nous nous rendons Ã  KOUROU, le village natal de notre guide Ali. Nous mangerons, du moins moi car Laurencce ne va pas mieux dans le campement d'Ali tenu pas son frÃ¨re. Nous aurons Ã©galement l'occasion de rencontrer sa maman qui confectionne des tissus indigo que Laurence achÃ¨tera bien entendu. Ali nous trouve un taxi pour BANDIAGARA oÃ¹ nous essayerons de prendre un taxi-brousse. Bien sÃ»r sur la piste nous avons droit Ã  notre panne traditionnelle. Le pot d'Ã©chappement qui lÃ¢che et du temps de la rÃ©paration, nous nous abriterons du soleil sour un arbre Ã  noix de karitÃ©. La solidaritÃ© n'est pas un vain mot en Afrique car un jeune Ã  vÃ©lo amÃ¨nera les fil de fer pour rÃ©parer le pot. ArrivÃ© Ã  BANDIAGARA, nous nous installons Ã  la sortie de la ville dans l'attente d'un hypothÃ©tique taxi-brousse. Laurence n'est pas au mieux et je languis d'arriver Ã  l'hÃ´itel Ã  SEVARE. Par chance, les dames de haute-savoie qu nous avons connues Ã  BANKAS arrivent en 4 X 4 avecc Mioussa. Nous les aions dÃ©jÃ  rencontrÃ©es dans un village Dogon et avec gentillesse Moussa nous mÃ¨ne dans un grand confort Ã  notre hÃ´tel rÃ©servÃ© par Ali Ã  SEVARE. Lui, rentrera avec sa moto restÃ©e Ã  BANDIAGARA. Nous nous installons confortablement dans l'hÃ´tel du repos Dogon oÃ¹ Laurence pourra rÃ©cupÃ©rer avant la deuxiÃ¨me phase de notre voyage malien. Suite au prochain numÃ©ro.</description></item><item><title>OUAGADOUGOU (1ière Episode)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-23 11:05:51</pubDate><description>Jeudi 31 dÃ©cembre 2009
au Samedi 15 janvier 2019
    SÃ©jour burkinabÃ© et malien de Laurence et GÃ©rard (premiÃ¨re Ã©pisode)

Si nous n'avons pas trop parlÃ© de notre sÃ©jour sÃ©nÃ©galais, il nous semble important de vous narrer nos vacances Ã  OUAGADOUGOU, tellement cela a Ã©tÃ© riche.

Ali un chauffeur de l'institut m'amÃ¨ne Ã  l'aÃ©roport pour accueillir Laurence ce dernier jour de l'annÃ©e 2009. J'attends donc Laurencce avec impatience, impatience effective, car l'avion aura plus d'une heure de retard, juste le temps de commencer Ã  me faire du souci (chacun son tour).

Nous voilÃ  donc bien installÃ© dans notre superbe chambre de l'institut oÃ¹ tout est parfait. Ce sÃ©jour nous sera offert par Hubert (FERRATON). Il y tient beaucoup car c'est sa faÃ§on d'aider l'institut Imagine. 

Cet institut fonctionne grÃ¢ce Ã  l'Ã©nergie considÃ©rable qu'y met Gaston, bien aidÃ© par sa compagne Edith. Nous ne saurons dÃ©crire l'accuei que nous ont rÃ©servÃ© Edith et gaston, absolument exceptionnel. Tout en gentillesse, en discrÃ©tion et ne sachat que faire pour rendre notre sÃ©jour agrÃ©able. Il suffisait de dire un mot et de suite, il Ã©tait exÃ©cutÃ©. Ils forment vraiment un couple extraordinaire, comme rarement vu. Ils s'entendent Ã  merveille et savent se rendre disponible malgrÃ© leurs multiples occupations. Edith est pharmacienne et a 29 salariÃ©s Ã  gÃ©rer et s'occupe Ã©galement d'associations : en deux mots, de braves gens. Le personnel de l'institut est Ã  leur image, toujours disponibles Ã©galement pour nous aider. C'est mÃªme assez gÃ©nant parfois. Si je veux laver mon vÃ©lo, ils me prennent le tuyau des mains et le font Ã  ma place, le tout toujours dÃ©sintÃ©ressÃ©. Edith et Gaston les encouragent Ã  aller aux cours du soir pour apprendre ou perfectionner leur franÃ§ais, ils leurs payent mÃªme les Ã©tudes.


Le soir du 31, nous rÃ©veillonnons dans un superbe restaurant tenu par des franÃ§ais : le Godwana. Nous auront droit Ã  un menu digne d'un rÃ©veillon franÃ§ais avec foie gras et vin blanc, s'il vous plait. A minuit nous sortirons Hubert de son lit pour lui souhaiter une bonne annÃ©e.

Les formalitÃ©s de visa pour le Mali et la rÃ©gularisation de mon visa burkinabÃ© ne peuvent Ãªtre faites que le mardi 5. Gaston nous prÃªte donc son 4 X 4 et son chauffeur pour aller visiter la rÃ©gion de BANFORA dans le sud ouest du Burkina. Nous y passerons une journÃ©e et demie avec la compagnie agrÃ©able de notre chauffeur Ali-Mammi. Laurencce s'est couverte de bleues Ã  force de se pincer pour savoir si elle ne rÃ©vait pas. Elle a dÃ©couvert la rÃ©ritable Afrique et la vie des africains, sur les pistes. Les photos qui seront sur le site seront bien plus parlantes. Ce qui est marrant, c'est que ces scÃ¨nes de la vie africaine sont banales pour moi qui les cotoie tous les jours. Nous visitons bien sÃ»r la rÃ©gion de BANFORA avec ses immenses champs de canne Ã  sucre permettant au Burkina d'exporter ddu sucre. Nous allons sur divers sites touristiques que je n'aurai pas pu voir si Laurencce ne m'avait pas rejoint. Le retour se passe dans le nuit oÃ¹ nous avons un aperÃ§u de la dangerositÃ© de rouler la nuit en Afrique. Les villages sont trÃ¨s peu Ã©clairÃ©s, avec plein de gens Ã  pied ou Ã  vÃ©lo sans lumiÃ¨re. 

Le lundi nous en profitons pour visiter OUAGA en compagnie d'Ali-Mammi le chauffeur. Mardi Edith nous consacre sa journÃ©e pour faire nos visas pour le Mali et rÃ©gulariser mon visa BurkinabÃ©. A la suretÃ© nationale, je tombe sur Joss et Xavier, les amis  que j'avais de nouveau vus Ã  KAYES. Ce sont ces personnes qui vont en camping-car au CAP et que je reoncontre pour la cinquiÃ¨me fois : que l'Afrique est petite ! Le soir nous nous retrouvons au restaurant afin de faire plus amples connaissances. aprÃ¨s le Burkina, en route pour le consulat du Mali pour faire les visas et retour Ã  la suretÃ© nationale pour y jlaisser mon passeport que nous rÃ©cupÃ©rerons en fin de journÃ©e. AprÃ¨s un bon repas Ã  la jardinerie nous allons dans une coopÃ©rative de femmes pour voir des dÃ©monstrations de tissage oÃ¹ Laurence se laissera tentÃ©e par une nappe et serviettes. Tout Ã§a nous prendra la journÃ©e et Edith toujours dispo pour nousz promener. Vous vous rappelez qu'Ã  Dakar, je n'avais pas pu changer mes pÃ©dales. Nous sommes dans le pays du vÃ©lo et je dÃ©cide donc de trouver un magasin de vÃ©los moderne. Avec Ali-Mammi ccomme guide nous allons dans un petit atelier oÃ¹ l'on rÃ©pare les vÃ©los de course. J'y vais avec mon vÃ©lo et ma remorque et c'est de suite l'effervescence. Photos et questions abondent. Le propriÃ©taire s'en va chercher l'idole du coin. Je ne me rappelle plus de son nom exact mais ici il est connu sous le surnom de "Longman". C'est un ancien coursier qui a gagnÃ© plusieurs fois le tour du Faso et reste l'idÃ´le de tout un peuple. Longman y va de ses souvenirs et va me chercher son album de photos oÃ¹ je dÃ©couvre des photos de Fausto Coppi avant qu'il attrape en Afrique sa maladie qui le verra dÃ©cÃ©der en Europe. J'ai Ã©galement droit Ã  une photo de Bernard Hinault avec Longman Ã  l'occasion d'une Ã©dition du tour du Faso organisÃ©e par la sociÃ©tÃ© du tour de France. Ce fut un grand moment pour moi de parler vÃ©lo avec cet ancien champion. J'en profite malgrÃ© tout de changer mes pÃ©dales et la chaine de mon vÃ©lo, ce qui sera fait en un tour de main avec des outils rudimentaires. Pas de dÃ©rive-chaine, un simple pointeau fait l'affaire.

Ensuit nous dÃ©cidons donc de nous rendre au Mali pour visiter ce pays : Pays Dogon, DjennÃ© et Mopti.

Ce sera l'objet du prochain Ã©pisode</description></item><item><title>ZORGHO / FADA N'GOURMA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-22 14:04:16</pubDate><description>Jeudi 21 janvier 2010       115 km   cumul : 8 748 km
DÃ©nivellÃ© : 290 m

L'hÃ´tel faisant dÃ©jeuner trop tard et ayant la flemme de sortir le rÃ©chaud, je dÃ©jeune avec deux bananes et du pain. Il est 6 h, je prendrai un cafÃ© en passant dans le village, car ici tout dÃ©marre de bonne heure.

Le vent a la bonne idÃ©e de se lever tÃ´t Ã©galement mais peut-Ãªtre un peu moins fort que la veille. L'atomosphÃ¨re est beaucoup plus clair, le soleil brille, je pense qu'il va faire trÃ¨s chaud.

Le paysage est toujours identique, forÃªt en partie dÃ©truite, laissant la place Ã  la savane. Tout Ã  l'air trÃ¨s sec et les rÃ©serves d'eau (bassins dans une riviÃ¨re) me semblent plus Ã  secs.

J'ai le sentiment d'Ãªtre dans une rÃ©gion trÃ¨s pauvre, peut-Ãªtre un peu oubliÃ©. C'est la premiÃ¨re fois oÃ¹ j'ai vraiment l'impression que la malnutrition n'est pas un vain mot. Dans les villages, je croise des enfants rachitiques avec le ventre des enfants mal nourris. D'ailleurs ici on ne me rÃ©clame pas de cadeau et on ne me traite pas de "toubabou". Je suis trÃ¨s mal Ã  l'aise, d'autant que je me dirige vers le Niger, le pays le plus pauvre de la planÃ¨te (182 Ã¨me sur 182 Ã  l'indice de dÃ©veloppement humain selon l'ONU). Pour la premiÃ¨re fois je me pose mille questions sur l'intÃ©rÃªt de mon voyage Vais-je Ãªtre capable de supporter cette misÃ¨re apprarante Ã  mes yeux ? Et surtout d'en Ãªtre spectateur sans ne pouvoir rien y faire. Qu'avons nous de plus, les pays soi-disant dÃ©veloppÃ©s pour accepter ceci ? C'est la faute Ã  qui ?

Ma route continue malgrÃ© tout et je suis confrontÃ© Ã  une fort chaleur (Gaston m'annocera ce soir 40Â°).Avent un petit village, un maquis bienfaiteur. Quelle haubaine ! Je m'y arrÃªte pour boire une biÃ¨re (une Brakina, pour GÃ©gÃ© l'autre), un plat de spaguettis et faire une bonne sieste. L'accueil y est chaleureux mais il n'y a pas d'eau fraÃ®che, aussi je dÃ©cide de repartir pour Fada situÃ©e Ã  45 km.

La route sera trÃ¨s difficile, entre le vent et la chaleur surtout. J'arrive enfin Ã  FADE N'GOURMA. J'y trouve une petit auberge cr je sens avoir besoin dÃ©jÃ  de repos. Je dÃ©cide donc d'y rester une journÃ©e supplÃ©mentaire car demain, je n'ai pas envie de me lever Ã  5 H.

C'est un peu le problÃ¨me de mon voyage. Les journÃ©es sont trÃ¨s courtes et je suis obligÃ© de me lever de trÃ¨s bonne heure pour profiter de l fraicheur et de l'absence de vent.

</description></item><item><title>OUAGOUDOUGO / ZORGHO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-22 13:48:26</pubDate><description>Samedi 16 janvier au 
Mercredi 20 janvier 2009       104 km   cumul : 8 633 km
DÃ©nivellÃ© : 310 m

Laurence reprenant l'avion le samedi 16 janvier et logiquement je devais reprendre mon voyage le dimanche 17. Pour ce faire nous Ã©tions allÃ©s au consulat du Niger afin de prÃ©parer mon visa et pouvoir le rÃ©cupÃ©rer le vendredi 15. HÃ©las, ce jour-lÃ , le consul Ã©tait absent et je ne peux rÃ©cupÃ©rer mon visa que le lundi 18 pour repartir le mardi. 

Le samedi Ã  6 h j'accompagne Laurence Ã  l'aÃ©roport. Je suis toujours pris entre ces deux sentiments : je suis triste de quitter Laurence et content Ã  la fois de reprendre mon voyage.

La journÃ©e du samedi sera donc consacrÃ©e Ã  du nettoyage de mes sacoches et de la remorque car tout est rouge de latÃ©rite. Je ne m'affole pas car je ne reprends la nroute que mardi. 

Gaston me demande si je suis d'accord pour me faire prendre en photos par une de ses connaissances amÃ©ricaines, un certain AndrÃ© WASHINTON, photographe de son Ã©tat qui rÃ©alise un livre sur l'Afrique et publie des photos dans diverses revues amÃ©ricaines. J'accepte bien sÃ»r et rendez-vous est pris pour dimanche vers 9 H. L'assistant de Gaston, Motandi et son camÃ©raman RenÃ©, en profiteront pour faire des photos et un petit film pour l'institut Imagine. Finalement l'amÃ©ricain ne viendra que l'aprÃ¨s-midi mais j'ai droit au tournage de ce petit film. Nous simulons la scÃ¨ne de mon arrivÃ©e X fois comme dans le tournage d'un vrai film. C'est assez marrant car c'est pour moi la premiÃ¨re expÃ©rience de ce genre. Gaston fait semblant de m'accueillir et me fait visiter l'institut. Nous jouons tous les deux comme de vrais professionnels. L'aprÃ¨s-midi, l'amÃ©ricain vient avec du matÃ©riel impessionnant et ce qui ne gache rien avec une mannequin burkinabÃ©e. Il me prend en photos avec mon vÃ©lo sous toutes les coutures. Il dÃ©cide Ã©galement de revenir mardi Ã  5 h. pour photographier en rÃ©el mon dÃ©part.

Lundi, je suis au consulat dÃ¨s 8 h. mais j'y resterais jusque 18 h. le soir. Le gars qui s'occupe des visas a menÃ© son fils Ã  l'hÃ´pital pour une thyphoÃ¯de et on ne sait quand il reviendra. Je ne quitterai le consulat que de 14h Ã  16 h pour aller dÃ©jeuner avec mes amis Edith et Gaston. Comme dÃ©jÃ  Ã  NOUAKCHOTT, j'apprends la patience mais ce n'est pas Ã©vident de rester le derrilÃ¨re toute la journÃ©e sur une chaise, je prÃ©fÃ¨re la passer sur la selle de mon vÃ©lo. Finalement, rentrant Ã  l'institut Ã  19 h, mes affaires n'Ã©tant pas prÃ¨tes, je dÃ©cide de ne partir que mercredi. Il faut dire qu'Ã  l'institut, je ne nsuis pas trop malheureux et je m'y plais bien.

Je passe donc tout le mardi Ã  trier et prÃ©parer mes affaires et surtout rÃ©parer mon rÃ©chaud.

Mercredi, c'est l'heur du grand dÃ©part, je me lÃ¨ve Ã  4 h 15 pour Ãªtre fin pret Ã  5 h. J'ai rendez-vous avec mon amÃ©ricain, ainsi que Motandi et RenÃ© de l'institut pour continuer le film et photos. Je simule mon dÃ©part plusieurs fois comme un vrai pro du cinÃ©ma : Gaston Ã  la mise en scÃ¨ne, Motandi au son, RenÃ© Ã  la camÃ©ra et moi comme acteur principal. Je ne sais pas si ce film passera au festival de Cannes ou au Fespaco Ã  Ouaga, toujours est-il que je m'amuse bien. AndrÃ© WASHINTON arrive pour les photos. 

Enfin le vrai dÃ©part et SAIDOU, employÃ© de l'institut veut absolument aller jusqu'au km 45 avec moi, avec son vÃ©lo dÃ©cathlon trop petit pour lui. Edith et Gaston dÃ©cident Ã©galement de m'accompagner jusqu'Ã  la sortie de Ouaga mais en voiture. Du coup RenÃ© et AndrÃ© montent dans la voiture pour me filmer et me photographier. AprÃ¨s les embrassades et la sÃ©paration toujours un peu triste, je me retrouve seul avec SaÃ¯dou.

Il est trÃ¨s fier de m'accompagner et salue rÃ©guliÃ¨rement des amis ou de la famille au bord de la route. Nous traversons son village natal (il dort Ã  l'institut). J'ai remarquÃ© que les africains sont toujours trÃ¨s fiers de l'appartenance Ã  leur village. Quand vous leur demandez leur adresse, ils vous l'indiquent mais mentionnent toujours le nom de leur village de naissance.

Km 45, nous traversons un petit village oÃ¹ c'est le jour de marchÃ© et SaÃ¯dou dÃ©cide donc de faire demi-tou. Il lui reste encore 45 km Ã  effectuer avec vent de dos, certes, mais Ã©quipÃ© comme il est, c'est un petit exploit. Entre temps, un coureur burkinabÃ© avait fait quelques km avec nous et SaÃ¯dou rÃªve d'avoir un vÃ©lo de course. Comme avec Laurence, nous reviendrons certainement Ã Ã§ Ouaga pour le Fespaco, pourquoi, je ne luis apporterai pas Ã  l'occasion un vÃ©lo de course, chez nous c'est facile Ã  trouver d'occasion.

Je suis donc seul avec mon attelage et retrouve les paysages habituels que je banalise maintenant. Le vent est Ã©galement au rendez-vous et soulÃ¨ve beaucoup de poussiÃ¨re rendant l'atmosphÃ¨re trÃ¨s opaque et non propice aux photos : c'est l'harmattan classique.

Je m'arrÃªte pour dÃ©jeuner au bord de la route. Ce sera des spaguettis avec du chou et des aubergines d'ici, c'Ã©tait excellent et j'en ai pour 300 F CFA (50 centimes). Je mange Ã  la burkinabÃ©e, dans la rue sur un banc, au milieu d'eux. C'est assez sympa car la conversation s'engage trÃ¨s vite. A 7 km de ZORGHO, un camionneur en panne au bord de la route (c'est assez courant ici)me demande de l'eau et je lui donne ce qu'il me reste, c'est peut-Ãªtre une erreur mais on ne se refait pas.

J'arrive finalement Ã  ZORGHO aprÃ¨s 104 km et je suis trÃ¨s content car je ne pensais pas faire autant de km sans trop de fatigue. Il est vrai qu'il n'a pas fait trÃ¨s chaud, enfin, c'est relatif par rapport Ã  la tempÃ©rature chez vous.

Je trouve un petit hÃ´tel simple mais sympa (4500 F), c'est tout ce que je demande. Le soir je serai envahi de crampes aux cuisses. AprÃ¨s trois semaines d'arrÃªt, j'ai peut-Ãªtre prÃ©sumÃ© de mes forces et pas assez bu. Si je n'avais pas trop chaud, ce vent permanent assÃ¨che malgrÃ© tout.</description></item><item><title>BOROMO / OUAGADOUGOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-31 12:59:39</pubDate><description>Mercredi 30 dÃ©cembre 2009    12 km + 165 en mini-bus = 177 km  cumul : 8 529 km
DÃ©nivellÃ© : O m

Le petit dÃ©jeuner Ã  6 h 30 n'aura pas lieu, le cuisinier est arrivÃ© en retard. Le gars de l'auberge m'amÃ¨ne dans un bar oÃ¹ je n'aurai pas la patience d'attendre. Je tiens en effet Ã  Ãªtre Ã  la gare routiÃ¨re avant 7 H 30 car mon dÃ©part sera conditionnÃ© Ã  la place dans le coffre des cars. 

J'arrive Ã  la gare oÃ¹ ce n'est pas encore l'effervescence de la veille mais on sent que BOROMO se rÃ©veille. Autour de mon vÃ©lo, c'est de suite l'attroupement et pleins de questions. Je suis obligÃ© de raconter mon voyage pour la XÃ¨me fois. Les BurkinabÃ©s sont trÃ¨s intÃ©ressÃ©s par mon rÃ©cit et surtout interloquÃ© quand j'annonce mon Ã¢ge. Un vieux ne pourrait pas faire Ã§a ici.

Alors que j'attends que la premiÃ¨re compagnie de bus ouvre, arrive un mini-bus rouge de marque "Mazda" et on me conseille plutÃ´t de le prendre : mes bagages seront plus en sÃ©curitÃ©. L'affaire sera vite faite, 5 000 pour mon attelage et 3 000 pour moi. Je ne discute pas, trop content d'utiliser ce mini-bus que je vois depuis des semaines me croiser ou me doubler, Ã  moi de bien contrÃ´ler le chargement de mon vÃ©lo. De toute maniÃ¨re, je dis au patron (on l'appelle ainsi) que je ne payerai qu'Ã  l'arrivÃ©e si je suis content.

Le dÃ©part a lieu Ã  8 h. Si au dÃ©part nous ne sommes pas trop chargÃ©s, au bout de quelques km, nous serons 21 dans ce mini-bus prÃ©vu pour 111. Perso, je ne suis pas trop mal installÃ© et mon attelage est bien soignÃ© car pour le parton, c'est l'affaire de la journÃ©e. Je le sais, mais je suis ravi de m'en tirer aussi bien pour arriver Ã  OUAGADOUGOU.

Le voyage se passe sans problÃ¨me. De temps en temps, il y a bien des palabres sur le prix Ã  certains arrÃªts. Le chauffeur semble aller un peu vite et double Ã  tout va. Je suis installÃ© Ã  cÃ´tÃ© d'un instituteur avec qui la discussion va bon train.

A 11 h je suis Ã  la gare routiÃ¨re de OUAGA. Je tÃ©lÃ©phone Ã  mon contact Gaston KABORE. Gaston est un cinÃ©aste trÃ¨s connu en Afrique et mÃªme dans le monde entier. Il est dÃ©jÃ  venu Ã  MANOSQUE Ã  l'occasion des rencontres cinÃ©ma. J'ai ce contact grÃ¢ce Ã  Hubert (FERRATON), un ami de MANOSQUE et qui est trÃ¨s ami avec Gaston. C'est Hubert qui a aidÃ© Gaston pour rechercher des subventions europÃ©ennes. Gaston passionnÃ© par son mÃ©tier, a crÃ©Ã© l'institut IMAGINE. C'est un institut de formation dans les mÃ©tiers du cinÃ©ma. Gaston me donne rendez-vous Ã  la gare de l'Est oÃ¹ un chauffeur viendra me chercher. Echauder par BAMAKO, je demande ma route sans arrÃªt et parfois on me dit mÃªme de faire demi-tour. Un Cycliste connait l'institut de me mÃ¨nera directement. J'ai de la chance car il est assez compliquÃ© de trouver le quartier qui est tout en travaux.

On m'installe dans notre future chambre, c'est magnifique, merci Hubert. A 13 h je dÃ©jeune avec Gaston, un garÃ§on trÃ¨s intÃ©ressant, trÃ¨s cultivÃ© et au demeurant trÃ¨s sympathique. La suite, c'est comme Ã  DAKAR, 15 jours de repos bien gagnÃ© avec Laurence.


BONNE ANNEE ET A L'AN QUE VEN
</description></item><item><title>HOUNDE / BOROMO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-31 12:39:05</pubDate><description>Mardi 29 dÃ©cembre 2009      75 km   cumul : 8 352 km
DÃ©nivellÃ© : 285 m

RÃ©veil Ã  4 h 30 pour un dÃ©part Ã  5 h 30. Le petit dÃ©jeuner sera tronquÃ© car mon rÃ©chaud Ã  essence refuse de fonctionner, certainement un problÃ¨me de gicleur que je rÃ¨glerai Ã  OUAGADOUGOU. Il fait nuit mais c'est le prix Ã  payer pour profiter au maximum de l'absence de vent.

DÃ¨s que le jour se lÃ¨ve c'est le va et vient des vÃ©los. C'est assez impressionnant, le nombre de deux roues qui circulent ici, tantÃ´t chargÃ©s, tantÃ´t Ã  vide, juste pour se promener et beaucoup de femmes Ã©galement. ChargÃ©s ou non, dÃ¨s que j'en double un, il s'accroche Ã  ma roue et dans un grand effort me double pour s'arrÃªter en soufflant un peu plus loin. DÃ¨s que je reviens sur eux, le manÃ¨ge recommence. Parfois, ils restent Ã  mes cÃ´tÃ©s pandant des km. Si c'est parfois marrant, cela devient vite pesant mais il faut que je m'y fasse. Je m'arrÃªte pour un besoin pressant et en profite pour manger quelque chose, une femme en vÃ©lo s'arrÃªte Ã  un mÃ¨tre de moi et reste plantÃ©e en me regardant. Avait-elle faim, toujours est-il que Ã§a me dÃ©range et me gÃ¨ne, aussi je remonte vite sur Tornado et redÃ©marre.

Je n'ai pas la grande forme mmais j'avance bien et Ã  9 h, j'ai fait 50 km soit la moitiÃ© de mes prÃ©visions. Comme tous les jours, j'ai un petit espoir, l'absence de vent. Nenni, il est fidÃ¨le au rendez-vous et j'ai l'impression qu'il souffle encore plus que la veille. La route Ã©tant faite de long plat montant, le vent de face, je souffre et j'ai le moral qui baisse.

ArrivÃ© Ã  BOROMO, aprÃ¨s 75 km, je fais mes comptes. Je suis cuit, la fatigue naturelle depuis BAMAKO, le vent et la chaleur. Je n'ai pas envie de continuer et il me reste 160 km pour atteindre OUAGADOUGOU. Demain, ce sera la mÃªme galÃ¨re et jeudi, je risque d'Ãªtre un peu juste pour Ãªtre Ã  l'heure et accueillir Laurence. En d'autres temps, je m'arrÃªte Ã  BOROMO et me repose ou repart le lendemain pour une courte Ã©tape mais je tiens Ã  Ãªtre Ã  OUAGA le 31. Je prends donc la dÃ©cision de dormir ici et de prendre le bus demain matin.

Je m'installe donc dans une auberge touristique et vais me renseigner sur les bus. Je ne peux choisir la compagnie car ce sera en fonction de la place pour les bagages, les bus arrivant de BOBO, ils peuvent Ãªtre dÃ©jÃ  pleins. Il me faudra donc me pointer Ã  7 h demain matin et attendre le bus qui aura de la place. Une autre aventure se prÃ©pare en perspective.

De toute maniÃ¨re, il est temps que je me repose car je me sens assez fatiguÃ© et le moral est en train d'en prendre un coup, mÃªme si je fais le malin. les "toubabous" et les "donne-moi un cadeau" me rendent parano et il est temps que je me ressaisisse. Il faut absolument que je me mette dans la tÃªte qu'ici avec mon vÃ©lo et ma remorque, je suis un extra-terrestre et ce sera de pire en pire.</description></item><item><title>BOBO-DIOULASSO / HOUNDE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-31 12:11:30</pubDate><description>Lundi 28 dÃ©cembre 2009       104 km   cumul : 8 277 km
DÃ©nivellÃ© : 410 m

Le rÃ©veil est difficule car la soirÃ©e a durÃ© jusque 23 h 30. BOBO est une grande ville, j'en ai pour prÃ¨s d'une heure pour en sortir. Heureusement qu'Ã  6 h 30, la circulation est trÃ¨s fluide.

BOBO-DIOULASSO se rÃ©veille. L'activitÃ© est intense aux abords des gares routiÃ¨res. Sur le bord de la route, tu peux dÃ©jeuner. Des femmes vendent pain, omelette, beignets, bref il y en a pour tous les goÃ»ts. Il y aurait de magnifiques photos Ã  prendre mais la lumiÃ¨re n'est pas propice.

Ce qui est spectaculaire dans ces villes, c'est le nombfe de gens qui y rentrent le matin pour vendre leur production au marchÃ©. Qui en vÃ©lo trÃ¨s chargÃ© (le vÃ©lo pas le cycliste), qui Ã  pied portant tout sur la tÃªte, qui en charrette tirÃ©e par un Ã¢ne. C'est vraiment un spectacle.

La chaussÃ©e est excellente mais je n'ai droit qu'Ã  des montÃ©es et des descentes. Le paysage est identique Ã  celui d'y hier : beaucoup de villages tout en longueur avec des cultures et toujours les forÃªts sinistrÃ©es. Je dois Ãªtre dans une zone de culture du coton car je vois des tas de coton dans les champs. J'ai l'impression de voir des tas de neige.

Le vent tarde Ã  se lever et j'en profite pour avancer. A 9 h, j'ai dÃ©jÃ  fait 60 km et je fais bien d'en profiter car ensuite le vent de face trÃ¨s fort se met de la partie et la moyenne tombe. C'est d'autant plus dur que je traverse une zone de collines. J'avais prÃ©vu de faire 135 km mais j'y renonce vite. A HOUNDE, j'ai fait 104 km, le vent soufflant trÃ¨s trÃ¨s fort et la chaleur aidant, je dÃ©cide de m'y arrÃªter. Il me rest 250 km pour atteindre OUAGADOUGOU, je les ferai certainement en deux jours et demi. Laurence arrive Ã  15 h 50, cela me laissera le temps d'aller la chercher.

Je trouve une chambre dans une association pour l'alphabÃ©tisation pour 4 200 F CFA, j'ai un lit et une douche, ce sera parfait pour passer la nuit.</description></item><item><title>ORODORA / BOBO DIOULASSO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-27 21:58:12</pubDate><description>Dimanche 27 dÃ©cembre 2009       81 km  cumul : 8 173 km
DÃ©nivellÃ© : 450 m

Nouveau dÃ©part Ã  la frontale car plus j'en fait avant 8 h, mieux c'est, avec le vent et la chaleur Ã  10 h. Sauf surprise, je devrai arriver Ã  BOBO-DIOULASSO avant midi. J'aurai ainsi le loisir de visiter un peu BOBO oÃ¹ j'avais prÃ©vu une journÃ©e de repos. Comme je l'ai prise Ã  SIKASSO, je n'ai pas d'autre choix si je veux arriver le 30 ou le 31 avant midi Ã  OUAGADOUGOU.

Ce matin, j'ai mÃªme un peu froid, c'est fou non mais Ã§a ne dure pas et Ã  partir de 7 h, la fraicheur disparait. Le paysage est trÃ¨s sympa car je traverse beaucoup de villages avec les cultures et les vergers de manguiers, je revois mÃªme des baobabs, bien qu'encore rares. 

Par contre en savane, c'est toujours le mÃªme problÃ¨me, peut-Ãªtre un peu plus accentuÃ©, de la forÃªt dÃ©truite et brulÃ©e. Je le rÃ©pÃ¨te, le bois constituant la principale source d'Ã©nergie, je ne vois pas comment il pourrait en Ãªtre autrement.

Dans chaque village, les gens vont chercher l'eau, non pas au puits, mais Ã  la fontaine mue par des systÃ¨mes manuels Ã  roue, j'en ai mÃªme vue actionnÃ©e au pied (photo). Je passe devant un champ de coton que des gens sont en train de ramasser. Bien sÃ»r je m'arrÃªte et aprÃ¨s l'autorisation de photographier, je ne m'en prive pas. L'avantage des ces Ã©tapes courtes, je peux sans souci de temps, le prendre pour faire des photos.

Ici l'habitat est lÃ©gÃ¨rement diffÃ©rent car s'il y a toujours des cases rondes, beaucoup sont rectangulaires. Les villages sont assez longs car l'habitat est un peu plus dispersÃ©. Chaque famille a une petite concession avec ses cases dans un espace clos.

Le paysage devient trÃ¨s variÃ© et j'ai mÃªme la joie de passer deux cols. A un village un peu plus grand, c'est le jour du marchÃ© . Je m'arrÃªte pour la photo quand un Ã©nergumÃ¨ne arrive pour me dire qu'il est interdit de photographier. Je lui demand de quel droit il m'interdit de faire des photos et qui il est pour me l'interdir. Le ton monte et c'est de suite l'attroupement. Je n'ai pas d'autre solution que de dÃ©guerpir : la photo est interdite sauf si tu payes, mais Ã  qui ? Toujours ces toubabs qui ressemblent Ã  des billets de banque.

Il n'est pas midi et j'arrive Ã  BOBO-DIOULASSO, la deuxiÃ¨me ville du Burkina-faso L'impression est de suite agrÃ©able avec de grandes avenues sans circulation, c'est vrai que nous sommes dimanche. AprÃ¨s renseignement, j'atterri Ã  l'hÃ´tel "Les Bambous". Le prix me convient, 8 500 F CFA, les chambres propres et une grande terrasse ombragÃ©e oÃ¹ je peux dÃ©guster une biÃ¨re bien fraÃ®che. Cerise sur le gÃ¢teau, ce soir il y aura un grand concert de percussion (instruments locaux) par la troupe Tassira et la troupe Yekatoye Allahbolo en duo. Tant pis si je me couche tard et s'il y aura du bruit, je profiterai de l'occasion.

A BOBO-DIOULASSO, la culture semble bien prÃ©sente car en m'y promenant, il y a plein d'affiches de concerts et de thÃ©Ã¢tres. Je vais visiter Ã©galement le grand marchÃ© d'origine soudanaise, mais Ã  force de me faire alpaguer par les vendeurs des masques et de fausses antiquitÃ©s, je renonce rapidement. 

Je retourne donc aux Bambous pour mettre Ã  jour manuellement mon carnet de route. Je vais bien dans un cyber mais les connexions sont tellement lentes que j'y renonce Ã©galement.

Autre dÃ©tail de BOBO, les rues ont droit aux illuminations de NoÃ«l et Ã§a me fait tout drÃ´le, en Afrique et avec la chaleur de le constater.</description></item><item><title>SIKASSO  / ORODARA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-27 21:37:40</pubDate><description>Samedi 26 dÃ©cembre 2009    101 km   cumul : 8 092 km
DÃ©nivellÃ© : 605 m

Le petit dÃ©jeuner est commandÃ© Ã  6 h 30, il sera servi avant 6 h, c'est peut-Ãªtre Ã§a aussi l'Afrique. La journÃ©e s'annonce donc trÃ¨s bien, avec une frontiÃ¨re Ã  passer, il vaut mieux.

J'avais oubliÃ© de mentionner que la veille, Tornado a eu droit Ã  sa toilette. Celui qui nettoyait les couloirs de l'hÃ´tel a eu pitiÃ© de l'Ã©tat oÃ¹ Ã©tait mon vÃ©lo, bonne et brave initiative. J'en ai profitÃ© pour retendre la chaine. J'ai vraiment des problÃ¨mes avec mes chaines. AprÃ¨s 2 000 km, cela fait deux fois que j'intervient. Je vais voir avec VÃ©lo LubÃ©ron pour me faire parvenir par Laurence une autre chaine. Je pense que le sable et la latÃ©rite sont trÃ¨s abrasifs et que le problÃ¨me est compliquÃ© Ã  rÃ©gler.

La route est heureusement toujours gondronnÃ© avec pas mal de trois mais c'est mieux que la piste. Il fait frais, pas de vent et j'avance bien. Il y a un peu de relief et ce n'est pas dÃ©sagrÃ©able.

La sortie de SIKASSO est un immense verger et il y a beaucoup de cultures maraichÃ¨res. Le paysage est toujours dÃ©vastÃ© par cette surexploitation de la forÃªt et la pratique de l'Ã©coubuage. 

Je passe sans problÃ¨me la frontiÃ¨re malienne et arrive Ã  KOLOKO au poste frontalier burkinabÃ©. Je passe plus de temps Ã  palabrer avec les policiers que pour obtenir mon visa. Il se fait sans problÃ¨me pour 7 jours Ã  prolonger Ã  Bobo ou Ouaga, le tout pour 1 000 F. CFA. Le chef me demande si je veux l'adopter comme Ã§a, il hÃ©ritera. Je lui rÃ©pond simplement que j' n'ai qu'un vÃ©lo et une remorque.

Il n'y a pas grand diffÃ©rence entre le Mali et le Burkina Faso, si ce n'est que la route est en meilleur Ã©tat et la signalisation prÃ©sente. J'ai toujours droit Ã  mes "toubabous" et "donne-moi un cadeau".

J'arrive finalement Ã  ORODARA en ayant constatÃ© le mÃªme dÃ©sastre Ã©cologique qu'au Mali. En traversant ORODARA, je vois un panneau "Auberge Populaire", c'est pour moi Ã§a. J'y entre, Ã  premiÃ¨re vue ce n'est pas terrible. Le prix des chambres : 2 500 F CFA ne m'inspire pas trop. J'ai l'agrÃ©able surprise de dormir dans une case trÃ¨s propre avec une literie neuve, avec moustiquaire et ventilateur. Je ne saurai trop reccomander cet Ã©tablissement mais dÃ©pÃ©chez-vous car ici, c'est l'entretien qui laisse Ã  dÃ©sirer.
AprÃ¨s un match du championnant d'Angleterre avec la tÃ©lÃ© Ã  fond, je mange quelques morceaux de boudin local au feu de bois pour 200 F CFA et me couche de bonne heure une fois de plus</description></item><item><title>KOUMANTOU  / SIKASSO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-25 13:29:34</pubDate><description>Jeudi 24 dÃ©cembre 2009       135 km   cumul : 7 991 km
DÃ©nivellÃ© : 715 m

SIKASSO est Ã  135 km, la chaleur, le vent et les bosses, une journÃ©e difficile s'annonce. Je dÃ©marre Ã  6 h 15 Ã  la frontale et les fumerolles dans la campagne donnent une impression de brouillard.

La route n'est pas en bon Ã©tat, il me faut slalomer entre les trous. C'est un jeu comme un autre qui fait passer le temps car le paysage est toujours aussi monotone. Je m'arrÃªte pour ravitailler et une moto s'arrÃªte aussi. C'est Martino, un salariÃ© italien de mÃ©decin du mond qui va passer noÃ«l chez son pÃ¨re Ã  BOBO DIOULASSO au Burkina Faso. Il a dÃ©jÃ  fait 8 ans en rÃ©publique du Congo et 2 ans au Burundi qu'il me dit Ãªtre magnifique, par contre le Congo est trÃ¨s difficile. Il est Ã©merveillÃ© par mon projet et me prend en photo qu'il m'enverra par mail.

Je vois des chinois au bord de la route et un panneau "travaux en cours". Aie, aie, aie ils refont la route et pendant une cinquantaine de km, cela va Ãªtre une vÃ©ritable galÃ¨re : tÃ´le ondulÃ©e et surtout poussiÃ¨re car la route est trÃ¨s frÃ©quentÃ©e. Chaque fois qu'un camion ou un bus passe, je me retrouve dans un Ã©pais brouillard oÃ¹ je suis parfois obligÃ© de m'arrÃªter. Je mange de la poussiÃ¨re en veux-tu en voilÃ , je suis couvert de latÃ©rite et un peu dÃ©couragÃ©.

J'arrive enfin Ã  NIENA oÃ¹ les travaux sont terminÃ©s. La route ne sera pas terrible, beaucoup de trous et les cars et camions roulent sur la latÃ©rite sur le bas-cÃ´tÃ©. Je bouffe encore de la poussiÃ¨re mais rien Ã  voir avec prÃ©cÃ©demment.

Il fait encore trÃ¨s trÃ¨s chaud mais il me faut absolument arriver Ã  SIKASSO car j'ai pris rendez-vous avec Anekka, ma correspondant de l'Ã©mission "Allo la PlanÃ¨te" et je veux Ãªtre sÃ»r que le tÃ©lÃ©phone passe.

ComplÃ¨tement cuit un fois de plus, j'arrive Ã  SIKASSO Ã  17 h 30 et rentre dans le premier hÃ´tel oÃ¹ je dÃ©cide de me reposer le lendemain matin.

AprÃ¨s l'Ã©mission, j'ai droit aux coups de fil sympa de Hubert et de Yannick qui me rÃ©chauffent, en ce soir de rÃ©veillon, le coeur, d'autant que j'ai eu ma soeur Lydie auparavant, sans parler de Laurence.</description></item><item><title>SIDO  / KOUMANTOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-25 13:17:08</pubDate><description>Mercredi 23 dÃ©cembre 2009      110 km  cumul 7 856 km
DÃ©nivellÃ© : 460 m

Aujourd'hui, c'est parfait, je dÃ©marre Ã  6 h 20 et je profite ainsi de la fraicheur relative du matin au maximum. Je serai toute la journÃ©e dans cette forÃªt dÃ©vastÃ©e oÃ¹ il ne reste pas grand chose et le paysage n'est pas terrible, mais qu'importe, il me faut avancer jusque OUAGADOUGOU.

Il fait trÃ¨s chaud, mÃªme les maliens me le disent. De plus Ã  BOUGOUNI, je change de direction et au lieu du sud, je file plein est et le vent de face cette fois. Je vous l'ai dÃ©jÃ  dit, il fait trÃ¨s trÃ¨s chaud (35 Ã  40Â° Ã  l'ombre) et avec le vent de face, je commence Ã  fatiguer. Je m'arrÃªte en pleine campagne Ã  l'ombre pour pique-niquer avec des filets au maquereau, sauce moutarde de dijon, je me rÃ©gale et comme fromage, l'inÃ©narable "Vache qui rit".

J'arrive fatiguÃ© Ã  15 h Ã  KOUMANTOU et dÃ©cide de ne plus bouger. La chaleur a raison de moi, ainsi que les cÃ´tes de plus en plus nombreuses. Je bois un coca Ã  une station service oÃ¹ on m'indique le seul hÃ©bergement du village : le campement "l'or blanc". C'est un campement assez dÃ©guelasse et dÃ©cide donc de planter la tente plutÃ´t que prendre une chambre. J'ai Ã©galement droit Ã  me laver avec un seau d'eau comme tous les jours dans ces endroits particulers qui servent Ã©galement de WC.

Je retourne au village pour manger. J'assiste aux chargements des bus et des camions et c'est un drÃ´le de spectacle, malheureusement indescriptible. Je commande quelques frites et bananes plantins dans la rue. La fille me demande 500 f pour les quelques frites. Voyant qu'elle chercher Ã  m'arnaquer, je refuse. Le gÃ©rant de la sation voyant la scÃ¨ne me fait signe d'aller m'installer dans son Ã©tablissement et la fille arrive avec une tÃªte de 6 pieds de long et m'amÃ¨ne mes frites et mes bananes plantins, 3 ou 4 fois plus qu'elle voulait me vendre pour 525 f (0,80 Â€), ce n'Ã©tait pas pour l'argent mais il est dÃ©sagrÃ©able de se faire avoir. J'achÃ¨te de l'eau pour demain et rentre sans lumiÃ¨re au campement. Celui-ci se trouve Ã  2 km et en pleine nuit noire, avec les vÃ©lo, les motos, les cars et les camions, croyez-moi c'est compliquÃ©, surtout que beaucoup n'ont pas de lumiÃ¨re. arpÃ¨s X renseignements, j'arrive enfin au campement oÃ¹ ma nuit sera une fois de plus excellente.</description></item><item><title>BAMAKO  / SIDO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-25 13:02:16</pubDate><description>Mardi 22 dÃ©cembre 2009         154 km  cumul : 7 746 km
DÃ©nivellÃ© : 565 m

Le petit dÃ©jeuner commandÃ© Ã  6 h moins le quart sera servi Ã  6 h 30 mais qu'importe, j'ai l'habitude. Je dÃ©marre avec une circulation fluide et sans trop de motos.

Je suis en forme et le coeur joyeux de retrouver ma mie. Erreur, au lieu de m'en approcher, je m'en Ã©loigne. Au bout de 10 km, le goudron disparait pour faire place Ã  la piste. AprÃ¨s renseignements, il me faut faire demi-tour car c'est la route de la GuinÃ©e. Ce n'est pas faute de m'Ãªtre renseignÃ© mais je penses que les maliens sont tellement gentils que mÃªme quand ils ne connaissent pas, ils te renseignent quand mÃªme. Je reviens au point de dÃ©part, est lÃ  aussi ce n'est pas Ã©vident. La "zagarattitude" comme dit Yannick en prend un coup, je garde mon calme mais c'est limite. Au feu rouge, un gars vient me demander oÃ¹ je vais, il me parle de SEVARE, veut donc me vendre une excursion au pays Dogon. Je lui rÃ©pond sÃ¨chement que je ne sais pas oÃ¹m je vais et que je m'en fous : rire des motocyclistes qui m'entourent.

AprÃ¨s bien du mal, je sors enfin de BAMAKO et me retrouve dans la brousse. La route est relativement plate, j'ai du vent de 3/4 arriÃ¨re et la moyenne s'en ressent, d'autant qu'aprÃ¨s le repos ches Marie-O, je suis en pleine forme.

A propos de Marie-O et de son Ã©tablissement NEMA SOW (maison du bonheur), il porte bien son nom. Je recommande Ã  tout le monde passant Ã  BAMAKO, pour qui veut un peu de calme et de convivialitÃ©. Marie-O est une femme extraordinaire et chez elle, j'avais l'impression d'Ãªtre chez moi. Hier soir, je demande ma note, elle me la fait : 25 000 f CFA, ce n'est pas cher. Quand je veux payer, elle me dit laisse, c'est ma contribution Ã  tes km. Le lendemain, je dis Ã  Laurence de faire un chÃ¨que de 40 Â€ Ã  l'association LAUNATHO, de la part de Marie-O, c'est extraordinaire n'est-ce pas.

Je roule en pleine savane et tantÃ´t des cultures, l'arachide bien sÃ»r, le mil et de temps en temps des champs de coton. Je m'arrÃªte pour dÃ©jeuner au village de QUELESSEBOUGOU. Je paye un plat de riz Ã  la sauce d'arachides avec un peu de viande, 8 bananes et 2 coco, 1500 F CFA (2,3 Â€).

Je me retrouve ensuite en plein dans un dÃ©sastre Ã©cologique. Dans ce qui Ã©tait il y a peu une forÃªt, ce n'est plus que taillis et brulis. Ca fume de partout, la forÃªt est surexploitÃ©e pour le bois et charbon de bois. Je m'arrÃªte d'ailleurs Ã  une charbonniÃ¨re pour faire une photo. Il faut savoir que faire les charbonniÃ¨res en Provence, Ã©tait le premier mÃ©tier du pays de Laurence, les RAMERO apprÃ©cieront. Comment condamner les paysans maliens, car comme me le dira Idrissa le soir, c'est leur seul moyen de subsistance.

Tant bien que mal, j'arrive Ã  mes 154 km et m'arrÃªte Ã  SIDO. Dommange pour ces 20 km de trop car cela m'aurait permis d'arriver Ã  BOUBOUNI et finir Ã  SIKASSO par deux Ã©tapes moyennes.

A SIDO, je demande Ã  tout hasard s'il y a un hÃ´tel, bien sÃ»r on me rÃ©pond que non. Idrissa se lÃ¨ve et se propose de m'amener chez lui car il a une chambre pour les amis. Finalement, je monterai ma tente dans sa cour et mangerai avec eux. J'ai droit Ã  un plat de macaroni (spaguettis) et je me rÃ©gale car j'en manque un peu. Avec Idrissa, Mamouna et leur fils Cheick Kader (3 ans le 7 janvier), je passerai une excellent soirÃ©e Ã  philosopher un peu. Idrissa est instituteur avec Ã  la base, une formation d'agronome. Nous parlons Ã©galement de religion. Il me parle des chiites, des sunnites et des mourides au SÃ©nagal. Idrissa me rÃ©pond simplement qu'il est musulman, sans courant particulier. Je lui parle de la rÃ©ligion catholique car dans la journÃ©e, j'ai vu une Ã©glise pentecÃ´tiste. Je mesure lÃ , l'intÃ©ret de mon voyage, je rencontre des gens trÃ¨s intÃ©ressants mais malheureusement, il faut vite se quitter. Nous allons ensuite dormir car le muezzin nous rÃ©veille Ã  5 h, moi pour prÃ©parer mon dÃ©part et Idrissa pour faire se priÃ¨re.

</description></item><item><title>BAMAKO (TOURISME)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-21 17:39:44</pubDate><description>Samedi 19 dÃ©cembre 2009
Dimanche 20 dÃ©cembre 2009
Lundi 21 dÃ©cembre 2009

Je suis Ã  la capitale, aussi je dÃ©cide d'y rester quelques jours pour faire du tourisme. Le samedi, je prends un taxi pour aller visiter le musÃ©e national. Je ne suis pas un adepte des musÃ©es mais celui-ci on me le conseille vivememnt. Je n'ai pas de regret car cela me permettra de mieux comprendre le Mali. J'y verrai beaucoup de masques, plus magnifiques les uns que les autres, des tissus et des objets archÃ©ologiques que n'aurait pas dÃ©nigrÃ© mon archÃ©ologue prÃ©fÃ©rÃ© Lucas. J'y ai mÃªme vu le costume du fÃ©ticheur de KOULUMBO.

Je dÃ©jeune dans le restaurant du musÃ©e, je ne me refuse rien : biÃ¨re(s), salade exotique, brochettes de boeur avec bananes plantins. Je vais ensuite visiter le grand marchÃ© et celui des fÃ©ticheurs. Si ce n'est la taille, tous ces marchÃ©s se ressemblent et je n'y traine pas trop car Ã§a grouille de monde.

Je dÃ©cide d'aller jusqu'au pont du Niger Ã  pied. Je vais ainsi faire 10/15 km Ã  pied dans la chaleur. Cette petite ballade me permet ainsi de visiter la capitale. Je suis impressionnÃ© par la largeur du Niger Ã  cet endroit. Assez fatiguÃ©, je rentre Ã  l'hÃ´tel trÃ¨s satisfait de ma journÃ©e.

Le lendemain, la journÃ©e sera consacrÃ©e Ã  l'envoie des photos Ã  StÃ©phane. Le journÃ©e se passe trÃ¨s mal car j'ai chopÃ© un virus informatique sur la clef USB et je perds un temps infini pour tout sÃ©curiser et remettre en ordre. Je dÃ©cide donc de rester un jour de plus ici car je tiens Ã  envoyer les photos. Vous n'avez plus de photos depuis le 5 dÃ©cembre, soit dÃ¨s mon entrÃ©e au Mali.

Cela me fera un repos supplÃ©mentaire mais il me rest 9 jours pour faire les 900 km me sÃ©parant de Ouaga, c'est trÃ¨s faisable mais je n'aurai pas de quoi chÃ´mer. J'en profite pour faire l'historique de mon voyage et je constate agrÃ©ablement qu'il me manque 100 km au compteur. Je rectifie donc, j'en suis maintenant Ã  7 592 km. Cent km sans bouger, c'est agrÃ©able.

J'en profite Ã©galement pour remercier les donnateurs car la borne kilomÃ©trique du site affiche ce matin lundi 21 dÃ©cembre : 15 883 km. Ca ne peut que m'encorager Ã  continuer mon aventure.

Nous sommes le 21 dÃ©cembre, je ne sais pas oÃ¹ je vais passer noÃ«l, certainement dans la brousse, loin de tout ordi, j'en profite donc pour vous souhaiter Ã  tous un JOYEUX NOEL. Le votre sera froid et blanc, le mien sera chaud et rouge.
</description></item><item><title>NEGALA / BAMAKO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-20 15:46:23</pubDate><description>Vendredi 18 dÃ©cembre 2009      80 km   cumul : 7 492 km
DÃ©nivellÃ© : 310 m

Je dÃ©marre avant 7 h trÃ¨s content car ainsi je n'arriverai pas trop tard Ã  BAMAKO et si c'est l'enfer dansla capitale, je ne m'affolerai pas. Au bout de 3 km, je m'aperÃ§ois que j'ai oubliÃ© ma serviette de toilette ches le sous-prÃ©fet, demi tour et pret pour un nouveau dÃ©part.

La route est toujours vallonnÃ©e, ce qui n'est pas dÃ©sagrÃ©able. Les manguiers sont de plus en plus prÃ©sents. Peut-Ãªtre l'approche de la capitale et d'un marchÃ© substanciel, il y a de plus en plus de cultures maraichÃ¨res et en particuler des tomates. 

En traversant un village, unes centaine de gamins avec deux adultes sont autour d'un drapeau. Il s'agit d'une Ã©cole avec deux instituteurs qui montent les couleurs. Je prends le risque de m'approcher et demande l'autorisation de prendre des photos. A mon grand Ã©tonnement, les gamins ne bronchent pas et sont trÃ¨s disciplinÃ©s. Ce ne sont plus les mÃªmes gamins que je rencontre dans la rue. Un peu plus loin, une longue fil de gens, essentiellement fÃ©minine, devant un dispensaire, c'est certainementr la journÃ©e de consultation gratuite.

J'arrive enfin Ã  KATI dans la banlieue de BAMAKO. Je tÃ©lÃ©phone Ã  Laurence qui me communique les coordonnÃ©es d'une franÃ§aise qui tient une auberge Ã  BAMAKO. Cet Ã©tablissement m'est conseillÃ© par FranÃ§oise et Pierre de LA JAVIE, les mÃªmes qui m'avaient dÃ©jÃ  donnÃ© un contact Ã  TAMBACOUNDA au SÃ©nÃ©gal. J'appelle donc Marie-Odile (Marie-O) qui m'indique la route, direction de l'aÃ©roport, aprÃ¨s le nouveau pont sur le Niger Ã  droite. J'entre dans BAMAKO et je suis de suite assailli par une multitude de motos qui me doublent Ã  droite et Ã  gauche. Il me faut Ãªtre vigilant mais cela n'a rien Ã  voir avec DAKAR. AprÃ¨s avoir demandÃ© ma route une multitude de fois afin de ne pas faire d'erreurs, j'arrive facilement Ã  l'auberge NEMA SOW dans le quartier de BACO DJICORONI. C'est un Ã©tablissement trÃ¨s simple, un peu Ã©loignÃ© du centre ville mais dans un quartier paisible et surtout en dehors de la polution de BAMAKO. Je suis accueilli par Yacou car Marie-O travaille comme directrice dans une Ã©cole maternelle franÃ§aise. Je fais la connaissance de Marie-O qui est un personnage trÃ¨s attachant. Dans son auberge, j'ai comme l'impression d'Ãªtre chez moi et c'est bien dans l'esprit oÃ¹ Marie-O veut travailler.

Je fais Ã©galement la connaissance d'un charmant garÃ§on, Hippolyte, un jeune qui travaille dans la finance Ã  Paris. Il a pris un an de congÃ© sabbatique et parcour l'Afrique de l'ouest au grÃ© de son envie. Il a d'ailleurs achetÃ© unes des ses fameuses motos que je vois sur les routes depuis que je suis au Mali et il a dÃ©jÃ  parcouru 6 000 km avec. J'ai enfin l'explication de la profilÃ©ration des ces engins ici. Ce sont des motos de fabrication chinoises qui ne coÃ»tent pas bien chers. Hippolyte a achetÃ© la sienne 500 000 F. CFA (769 Â€) mais c'est une grosse, on en trouve Ã  partire de 200 000 ou 300 000 f.

Cet Ã©tablissement est frÃ©quentÃ© par des franÃ§ais et il est trÃ¨s agrÃ©able d'y vivre, je dÃ©cide aussi d'y rester trois nuits avant de repartir pour OUAGADOUGOU retrouver Laurence.

A noter que depuis KAYES, Ã  part les belges rencontrÃ©s sur la piste, ce sont les premiers blancs que je retrouve.

J'ai 10 jours et 900 km pour rejoindre OUAGADOUGOU, il ne devrait pas y avoir de problÃ¨me pour y Ãªtre le 31 dÃ©cembre et passer un rÃ©veillon pour le moins original.</description></item><item><title>KITA / NEGALA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-20 13:11:54</pubDate><description>Jeudi 17 dÃ©cembre 2009     131 km   cumul 7 412 km
DÃ©nivellÃ© : 565 m

Je quitte KITA par la dÃ©viation en direction de BAMAKO, il n'est pas 7 h, c'est parfait. J'attaque par une forÃªt protÃ©gÃ©e avec des plantations d'arbres que je ne connais pas mais il fait trop sombre pour prendre des photos.

Ensuite, la forÃªt fait place Ã  la savane. En plein sommet de COPENHAGUE, je prends conscience des effets de la dÃ©forestation qui est un mal chronique au Mali. Les baobabs ont complÃ¨tement disparus, je n'en verrai plus jusque BAMAKO. Je vois beaucoup de repousses d'une espÃ¨ce de palmier que l'on m'a dit Ãªtre "l'arbre du voyageur" et unes savane brulÃ©e de plus en plus. Les manguiers ont remplacÃ© les baobabs, malheureusement ce n'est pas la saison, ils commencent juste Ã  fleurir.

La route est assez agrÃ©able bien que toujours ce vent de face, elle est vallonnÃ©e et devient ainsi moins monotone. De temp Ã  autre, je traverse un village avec une gare et son marchÃ© autour car je suis toujours le DAKAR BAMAKO.

J'ai bien fait de me reposer la veille car aujourd'hui je me sens en pleine forme et j'arrive Ã  NEGALA terme de la journÃ©e sans trop de soucis, si ce n'est la chaleur. Sur mon vÃ©lo, j'aurai consommÃ© 7 litres d'eau, heureusement, je l'avais prÃ©vu. On m'avait annoncÃ© un campement Ã  NEGALA mais je cherche en vains. LÃ  aussi, c'est l'Afrique, il ne faut jamais se fier Ã  ce que l'on vous dit. Je me renseigne mais ici il n'y a rien et on me dit d'aller voir le commandant de gendarmerie. Je tombe sur le gardien, le commandant Ã©tant absent, il m'installe dans la cour du sous-prÃ©fet, absent lui aussi.

La femme du sous-prÃ©fet m'apporte une bassine d'eau chaude et en attendant j'en profite pour faire une agrÃ©able toilette, j'ai rarement eu de l'eau chaude jusqu'Ã  prÃ©sent.

Le sous-prÃ©fet arrive et m'autorise Ã  m'installer sur la terrasse devant la sous-prÃ©fecture et m'invite Ã  dÃ®ner avec lui. Le repas sera trÃ¨s agrÃ©able. Il mange un couscous et on m'a prÃ©parÃ© une macÃ©doine de lÃ©gumes avec des sardines, hormis les sardines, c'Ã©tait excellent. Nous avons ensuite mangÃ© la bouillie (soupe de maÃ¯s pilÃ© et sucrÃ©) et fini par de la pastÃ¨que.

En discutant avec le sous-prÃ©fet, bien sympa, j'apprends beaucoup sur le fonctionnement administratif du Mali. J'apprends entre autre que les chefs de village sont nommÃ©s par le prÃ©fet, contrÃ´lÃ©s par les sous-prÃ©fets et aprÃ¨s avis du conseil communal, le tout en respectant les habitudes coutumiÃ¨res du village (selon l'expression du sous-prÃ©fet). C'est une question que je me posais jusqu'Ã  prÃ©sent, j'ai maintenant la rÃ©ponse : les chefs de village sont une reprÃ©sentation de l'Ã©tat.

A noter que bien que la ligne Ã  haute tension MANANTALI BAMAKO passe au dessus du village, ici il n'y a pas d'Ã©lectricitÃ©. Un particulier possÃ¨de un groupe Ã©lectrogÃ¨ne et fourni, moyennant retribution certaines personnes du village dont le sous-prÃ©fet. Pendant que nous dinons, la famille regarde sur une tÃ©lÃ© plein de parasites, le sacro-saint feuilleton que je peux suivre depuis quelques jours.</description></item><item><title>KITA (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-20 12:13:15</pubDate><description>Mercredi 16 dÃ©cembre 2009

Le petit dÃ©jeuner chez DieudonnÃ© (en fait il s'appelle Safari) sera trÃ¨s simple. Un petit morceau de pain sec et une dosette de cafÃ© avec de l'eau tiÃ¨de. Safari est absent et la jeune fille qui me sert ne comprend pas du tout le franÃ§ais. J'essaye bien de demander un complÃ©ment mais peine perdue, je m'en contenterai. Si j'avais su, je me serai dÃ©brouillÃ© tout seul.

Je vais en ville passer la journÃ©e. J'en profite pour faire le marche de KITA assez spectaculaire. Le monde grouille et on y vend de tout. Il y a beaucop de fruits et lÃ©gumes du coin qui donnent un air trÃ¨s exotique Ã  ce marchÃ©. De partout, des jeunes avec des charrettes Ã  main, lorudement chargÃ©s livrent sans arrÃªt de la marchandises. Ces charrettes Ã  main, c'est une des particularitÃ©s du Mali, je ne vois que Ã§a depuis KAYES.

Je vais ensuite passer quelques heures au cyber pour mettre Ã  jour mon carnet de route, vous avez dÃ» vous en rendre compte. Je vais manger mais lÃ  aussi c'est assez compliquÃ©. J'ai du mal Ã  trouver quelque chose. Je mangerai un morceau de viande dans la rue et 6 bananes. Je retourne au cyber pour terminer et rentre Ã  l'hÃ´tel oÃ¹ Safari Ã©tait inquiet car il ne m'avait pas vu de la journÃ©e.

Comme la veille, je me mÃªle Ã  un groupe de malien pour boire une biÃ¨re. DembÃ©lÃ© qui Ã©tait dÃ©jÃ  lÃ  la veille m'explique qu'il avait beacoup apprÃ©ciÃ© que je me mette spontanÃ©ment avec eux. J'ai l'impression qu'au Mali, bien que musulman, ils boivent de l'alcool mais jamais dans la rue, dans des petits endroits comme ici, il ne faut pas se faire voir.

Je dÃ®ne encore avec cette satanÃ© tÃ©lÃ© et ses feuilletons et dodo car demain j'ai l'intention de bien m'avancer.</description></item><item><title>TAMBAGA / KITA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-16 16:45:27</pubDate><description>Mardi 15 dÃ©cembre 2009     52 km  cumul : 7 281 km
DÃ©nivellÃ© : 225 m

L'Ã©tape de la journÃ©e sera trÃ¨s courte, goudronnÃ©e. J'attends que le jour se lÃ¨ve pratiquement pour me lever. Pour dÃ©jeuner, la pompe du rÃ©chaud est dÃ©faillante, je me passerai donc de cafÃ© ce matin, ce sera pain et confiture.

Pendant que je me prÃ©pare, c'est la procession au puits. Les dames du quartiers (il n'y a qu'elles qui puissent faire Ã§a) viennent le plein d'eau. J'ai beaucoup de mal Ã  accepter ce spectacle des dames agÃ©es repartant vers leurs cases avec des seaux d'au qui ppÃ¨sent un bras. La voisine dont le mari m'a aidÃ© la veille me fait comprendre si je peux l'aider. Je lui porte ses deux seaux trÃ¨s lourds dans sa cour. Le mari si charmant avec moi doit Ãªtre aux champs. Nenni, il apparait avec sa petite fille dans ses bas et s'installe au bord de la rue pour la journÃ©e. Je n'ai pas le droit de faire de commentaire mais le droit de n'en penser pas moins.

En partant, je rencontre le pasteur que je remercie pour son hospitalitÃ© et en partant, j'ai droit Ã  un "Que JÃ©sus te protÃ¨ge", ma soeur Lydie sera contente.

La matinÃ©e se passera sans problÃ¨me sur cette route goudronnÃ©e qui est vraiment la bienvenue. Pour la premiÃ¨re fois depuis mon dÃ©part, je ressens une sensa
