<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"><channel><title>zagafrica en live</title><link>http://www.zagafrica.fr</link><description>Un projet : traverser l afrique en velo et en solitaire Greoux les Bains Le Cap</description><copyright> Zagafrica 2009</copyright><language>fr</language><pubDate>Fri, 12 Mar 2010 12:20:03</pubDate><item><title>LIMBE (REPOS FORCE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-12 12:20:03</pubDate><description>Mercredi 10 mars 2010
Jeudi 11 mats 2010
Vendredi 12 mars 2010

Je suis donc autour de DOUALA pour au moins trois semaines, il va falloir tuer le temps et faire un peu de tourisme. En attendant, je me promÃ¨ne dans LIMBE et observe, ce que je ne fais jamais en France.

Je vais vous parler du 8 mars et de la journÃ©e de la femme. En France, cela se passe presque dans l'indiffÃ©rence gÃ©nÃ©rale, d'ailleurs une journÃ©e de la femme et pourquoi pas une journÃ©e de l'homme. Ici en Afrique, c'est une autre histoire, cela revÃªt une importance surprenante. Normal, vu la condition de la femme ici et il y aurait beaucoup Ã  dire et Ã  faire. J'ignore si ce jour est fÃ©riÃ© mais les Ã©coles sont fermÃ©es. J'ai vu dÃ©ambuler dans la rue toute la journÃ©e, des groupes de femmes avec des boubous tout neufs. Les dames se regroupent par couleur. Chacune choisit sa couleur, il y en a trois : le route, le vert et le jaune. Les terrasses Ã©taient bondÃ©es, la biÃ¨re semblait se consommer, les discussions allaient bon train, la musique rÃ©sonnnait et des femmes dansaient. Le tout par groupe de couleur. C'Ã©tait trÃ¨s joli Ã  voir et assez impressionnant et le tout jusqu'Ã  une heure avancÃ©e de la nuit, c'Ã©tait vraiment leur fÃªte. Bref, il y avait beaucoup d'ambiane, dommange que je n'ai pas osÃ© prendre des photos.

Hier, je suis allÃ© dans ce qu'il appelle ici le zoo, le "Limbe Wild Life Center". En fait c'est un lieu d'accueil d'animaux sauvages blessÃ©s ou abondonnÃ©s. C'est surtout un lieu de sensibilisation Ã  la protection des certaines espÃ¨ces animales menacÃ©es. tous les animaux sont du Cameroun et si au dÃ©part, le terme de zoo me rebutait, je ne regrette pas ma visite. Tous les primates du Cameroun Ã©taient reprÃ©sentÃ©s, du gorille, au mandrill, au champanzÃ©, etc... J'ai ainsi appris que le drill, voisin du mandrill est en voie de disparition, il n'en resterait que 3 Ã  6000 individus. Il est vrai que l'on trouve encore facilement sur les marchÃ©s de la viande de singe illÃ©galement chassÃ©. C'est un objets de la lutte de ce centre, dÃ©conseiller la consommation de cette viande.

Un autre Ã©lÃ©ment que j'ai ocultÃ© lors de ma traversÃ©e du NigÃ©ria. Au bord de l'autoroute, entre deux barrages trÃ¨s proches, j'ai vu, allongÃ© sur le bas cÃ´tÃ©,le corps d'une femme morte, tout gonflÃ©e Ã  la maniÃ¨re des moutons que l'on retrouve parfois foudroyÃ©s dans la montagne. Cela m'a fait un choc terrible, j'ai essayÃ© de me raisonner en me disant que c'Ã©tait un mannequin. A la premiÃ¨re halte, Bernadette et Michel m'ont bien confirmÃ© qu'il s'agissait bien d'une femme. Le plus terrible, cc'est que ce corps est lÃ  depuis un bon moment malgrÃ© le monde qui y passe. Terrible n'est-ce pas..................

</description></item><item><title>L'AFFAIRE DU PASSEPORT</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-11 11:25:35</pubDate><description>Mardi 09 mars 2010


Avant de partir de France, je voulais me faire faire un deuxiÃ¨me passeport. Je m'y Ã©tais pris en juillet. Deux mois me semblait suffisant. C'Ã©tait sans compter sur les lenteurs administratives et les congÃ©s payÃ©s. Tous les papiers Ã©taient rÃ©unis 15 jours avant mon dÃ©part. A DIGNE, on m'annonce un dÃ©lai de 15 jours minimum et c'est moi qui devrait le rÃ©cupÃ©rer. J'annule don Ã  tord la procÃ©dure. Il me semblait que mon passeport avait suffisamment de pages vierges mais lÃ  aussi, c'Ã©tait sans compter que les visas prenaient une page entiÃ¨re, plus les tampons d'entrÃ©e et de sortie. Bref, je n'ai plus que deux pages libres sur mon passeport. Si je continue ainsi, je suis coincÃ© en RÃ©publique Centrafricaine.

Aujourd'hui, je vais donc en taxi au consulat gÃ©nÃ©ral de France Ã  DOUALA pour un nouveau passeport. J'arrive au consulat et le portier m'annonce qu'il faut prendre rendez-vous l'aprÃ¨s-midi par tÃ©lÃ©phone pour les jours suivants. Je baratine et il me laisse rentrer. Un autre barrage, un gendarme et mÃªme cinÃ©ma. Je lui explique que j'ai bien essayÃ© de tÃ©lÃ©phoner mais que le numÃ©ro sur mon guide, sur le site des affaires Ã©trangÃ¨res est fausse et que j'arrive de LIMBE en taxi. Il est sympa, il appelle la dame prÃ©posÃ©e aux passeports qui consent Ã  me recevoir.

Je suis donc reÃ§u par une dame trÃ¨s gentille, madame RAMSEYER et catastrophe :"Monsieur, nous ne dÃ©livrons des passeports qu'aux rÃ©sidents franÃ§ais au Cameroun". Je luis explique bien mon cas, l'importance de mon voyage et me dit d'aller en salle d'attente, elle va se renseigner Ã  ses supÃ©rieurs. Il me semblait que le ciel me tombait sur la tÃªte, les larmes commenÃ§aient mÃªme Ã  monter. Je me voyais revenir en France et terminer ainsi mon voyage. Heureusement, le soutien de Laurence par SMS m'aide beaucoup.

La dame me rappelle et me signale qu'avec les passeports biomÃ©triques, il y a peut-Ãªtre de nouvelles instructions dont elle n'est pas au courant. Elle se renseigne et me rappelle sans me garantir d'avoir le renseignement dans la journÃ©e. Tant pis, je coucherai Ã  DOUALA. Je vais donc manger, traÃ®ner un peu dans DOUALA et vers 15 h, je rappelle madame RAMSEYER.

Ouf!, elle m'annonce que c'est possible mais qu'il faut un extrait d'acte de naissance. J'appelle vite Laurence, elle me le faxe immÃ©diatement et je retourne au consulat. Madame RAMSEYER me reÃ§oit de suite, elle a reÃ§u l'extrait d'acte de naissance et attaque la procÃ©dure qu'elle dÃ©couvre au fur et Ã  mesure car c'est son premier passeport biomÃ©trique. Un justificatif de rÃ©sidence, vite Laurence, vite un fax et on continue. Cette dame est vraiment comprÃ©hensive et facilite ma demande. Finalement, tout le dossier part et moindre mal, j'aurai mon passeport dans trois semaines.

Je tiens Ã  remercier trÃ¨s fortement madame RAMSEYER qui a compris mon problÃ¨me et a tout fait pour m'aider. Elle a bien jouer le rÃ´le que je pense d'un consulat : aider les franÃ§ais en difficultÃ© Ã  l'Ã©tranger. Ceci me rappelle le gratte-papier qui m'avait reÃ§u au consulat de France Ã  COTONOU qui m'avait reÃ§u comme un chien dans un jeu de quilles (il finissait sa sieste) et m'avait refusÃ© une attestation anodine pour mon visa du NigÃ©ria.

Bon, maintenant, un minimum de trois semaines de tourisme autour de la rÃ©gion, j'ai bien le temps de finir de visiter LIMBE, de faire l'ascension du Mont Cameroun et de m'avancer un peu sur YAOUNDE.

</description></item><item><title>LIMBE (journée particulière)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 11:18:25</pubDate><description>Samedi 6 mars 2010
Dimanche 7 mars 2010

Je resterai quelques jours Ã  LIMBE car j'ai l'intention de gravier le Mont Camerous Ã  pied (n'est-ce pas Roger). Je m'aperÃ§ois Ã©galement que mon passeport n'a plus que deux pages vierges. Je vais essayer de voir au consulat de France Ã  DOUALA si je peux en faire un et surtout le dÃ©lai demandÃ©.

Je profite de cette journÃ©e pour aller me promener au "Botanic Garden". J'y passe toute l'aprÃ¨s-midi et je me rÃ©gale. Un guide m'indique toutes les sortes d'essences d'arbres et de plantes. Je prends beaucoup de photo car si en France, nous connaissons les fruits de ces arbres, nous connaissons rarement l'arbre. Je prends ensuite un sentier mal entretenu et je me retrouve au milieu d'un forÃªt luxuriante, surplombant le golfe de GuinÃ©e. Je n'ai qu'un regret, ne pas pas Ãªtre avec Laurence car l'endroit est tellement joli, j'aurai aimÃ© partager. DÃ¨s que le chemin se perdait, je faisait demi-tour car me perdre au milieu de cette vÃ©gÃ©tation, je n'y tiens pas trop.

Non loin de la cÃ´te, des petites Ã®les pleine de verdure donne un cadre idyllique Ã  ce lieu. Idyllique, pas tant que Ã§a car deux plate-forme pÃ©troliÃ¨res sont en construction.

Je dÃ©cide de rentrer Ã  l'hÃ´tel Ã  pied, c'est un peu loin mais mon seul travail est de me promener et d'observer. J'ai la surprise de voir des camerounais jouer au hand-ball. Les camerounais au foot, ok mais au hand, je ne m'y attendais pas. Ceux qui me connaisse bien savent mon attachement Ã  ce sport qui a Ã©tÃ© le sport de toute ma jeunesse, avec mon frÃ¨re Serge d'ailleurs. Je m'arrÃªte donc pour regarder et bien sÃ»r je suis invitÃ© Ã  me joindre Ã  eux. Je refus poliment car j'ai peur de l'accident musculaire mais croyez-moi, Ã§a me dÃ©mange, et il faut que je me fasse violence pour refuser. D'ailleurs, je ne peux m'empÃªcher de donner quelques conseils.

Je rentre Ã  l'hÃ´tel et je vais ensuite Ã  la recherche d'un restaurant. J'en repÃ¨re un, je m'installe et la serveuse me dit qu'ils ne font pas restaurant. Tant pis, j'ai soif et je commande une biÃ¨re. Arrive ensuite un jeune handballeur qui m'avait Ã©videmment repÃ©rÃ©. Je lui paye une biÃ¨re et il m'explique que cet endroit n'est pas un restaurant mais une boÃ®te de nuit et que ce n'est pas bon. J'y suis, j'y reste et je verrai ainsi l'ambiance nocturne du Cameroun.

Il va chercher des poissons grillÃ©s avec du manioc et pour pas cher, nous mangeons sur place, sans couvert bien entendu. AprÃ¨s plusieurs biÃ¨res, le monde commence Ã  arriver ainsi que des filles en tenue sexy qui veulent s'inviter Ã  ma table. Comme vous le pensez bien (et mÃªme si vous pensez le contraire), je refuse catÃ©goriquement. Il y a de plus en plus de monde, de plus en plus de filles et la musique rÃ©sonne Ã  tue tÃªte. Finalement avec Sama, nous rentrons dans le night club. Etrangement, personne ne danse, juste un animateur, des danseuses qui remuent leur derriÃ¨re (dombolo) et la biÃ¨re qui coule Ã  flot. AprÃ¨s plusieurs biÃ¨res (un peu trop pour moi), je rentre me coucher, il doit bien Ãªtre minuit. En fait cet endroit Ã©tait un bordel, je l'apprendrai par la suite. Pour moi, c'est une nouvelle expÃ©rience de la vie nocture en Afrique. DÃ©cidÃ©ment, j'aurai tout fait en Afrique. AprÃ¨s GÃ©rard Ã  la messe, il y a eu GÃ©rard au bordel. Je sens que cela va faire couler beaucoup d'encre.................</description></item><item><title>CALABAR / LIMBE (Cameroun)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 10:56:07</pubDate><description>Vendredi 05 mars 2010        6 km   cumul : 11 368 km

Le jeudi matin, je prends un taxi pour me rendre au port et me renseigner sur le prix et l'heure du dÃ©part. Bonne surprise, j'ai affaire Ã  un camerounais et un sÃ©nÃ©galais parlant parfaitement le franÃ§ais.

J'achÃ¨te mon billet pour un dÃ©part le vendredi Ã  7 H 30. Ils veulent que j'amÃ¨ne mon vÃ©lo l'aprÃ¨s-midi pour le voir et fixer le prix. Ils me conseillent de dormir au port. Il y a de quoi manger et me fourniront une natte pour dormir sur le pont du bateau.

Je retourne Ã  l'hÃ´tel pour manger et prÃ©parer Tornado. A 17 h, le mÃªme taxi m'amÃ¨ne au port, je n'ai pas envie de me perdre. Au port, aprÃ¨s Ã©valuation du prix du billet, nous chargeons Tornado sur "l'Endurance" non sans quelques cris de ma part car ils chargaient Tornado comme un ballot de coton et il est fragile mon Tornado.

Il est tÃ´t, je demande au manager du port (nous sommes en pays anglophone) pour aller en ville. Il me dÃ©conseille fortement d'y aller seul, pour un blanc, ce n'est pas prudent. Il dÃ©signe un de ses hommes pour m'accompagner, c'est plus prudent. Nous allons manger en ville tous les deux et rentrant au port.

Sur ce port, l'ambiance est trÃ¨s particuliÃ¨re. Des commerÃ§ants ambulants font Ã  manger pour les passagers du navire. Ceux-ci passeront la nuit sur place, dormant Ã  mÃªme le sol en attendant l'heure du dÃ©part. Toute la nuit, sera un va et vient perpÃ©tuel, les biÃ¨res se consommant Ã  pleine caisse. Je passe une nuit relativement bonne sur une natte sur le pont du navire. Ici, je suis le seul blanc (batourÃ©) et tout le mond me connait et m'interpelle gentillement. Je sympathise, bien sÃ»r avec mon garde du corps et un couple de gabonnais qui rentre Ã  LIBREVILLE et venu au NigÃ©ria pour faire du business.

Le vendredi matin, le bateau part Ã  l'heure prÃ©vue. La traversÃ©e sera un peu plus longue, 5 h 30 au lieu de 4 h 30. Au large du golfe de GuinÃ©e, nous croiserons de nombreuses plate-forme pÃ©troliÃ¨res. Cette partie camerounaise du golfe est un objet de litige avec le NigÃ©ria (pÃ©trole oblige) et a Ã©tÃ© rÃ©glÃ© par l'ONU.

Nous acostons en pleine nature et comme sur les aÃ©roports, je prends le bus et nos bagages nous serons livrÃ©s au poste de douane. Je crains le pire pour Tornado. AprÃ¨s les formalitÃ©s, je rÃ©cupÃ¨re Tornado, sans une Ã©gratinure. Tout ce passe bien, si ce n'est un douanier zÃ©lÃ© qui me rÃ©clame la feuille de route de mon vÃ©hicule. J'ai beau essayer de lui expliquer que Ã§a n'existe pas, il n'en dÃ©mord pas. Le ton s'Ã©lÃ¨ve, je m'en balance car je n'ai rien Ã  perdre. Pour preuve, il va chercher un papier dÃ©jÃ  rempli. Il me ramÃ¨ne un document concernant une moto Yamaha. Je lui explique que les motos possÃ¨dent une carte grise et qu'il est normal d'avoir un certificat de passage. Il en convient, se calme, nous nous serrons la main sans rancune et nous devenons amis. Entre temps, il m'aura quand mÃªme fallu vider la remorque pour en vÃ©rifier le contenu, tout en me parlant d'El KaÃ¯da. Je n'aprÃ©cie pas trop de vider ma remorque devant tout le monde mais je n'ai pas le choix.

J'arrive finalement Ã  LIMBE dans un hÃ´tel conseillÃ© par un des managers du bateau.

</description></item><item><title>TRAVERSEE DU NIGERIA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 10:31:00</pubDate><description>Dimanche 28 fÃ©vrier 2010
au mercredi 03 mars 2010

                        POBE / ORE
                        300 km (camping-car)  cumul : 10 559 km

                        28 contrÃ´les

AprÃ¨s une piste de quelques kilomÃ¨tres, nous sommes de bonne heure Ã  la frontiÃ¨re. La passage est facilitÃ© par des policiers BÃ©ninois et NigÃ©rians assez sympa. Quoiqu'un peu long, nous passons la frontiÃ¨re sans problÃ¨me apÃ¨s avoir changÃ© un minimun d'argent car ici, il n'y a pas de bureau de change.

Premier contrÃ´le du ministÃ¨re de la santÃ© pour la fiÃ¨vre jaune. Nous nous rendons compte de nos premiÃ¨res difficultÃ©s. Nous sommes en pays anglophone et Ã  part peut-Ãªtre Bernadette et Jocelyne, l'anglais n'est pas notre tasse de thÃ©.

Nous sommes sur une espÃ¨ce d'autoroute avec une circulation Ã  double sens, au grÃ© des usagers. Il faut que nos chauffeurs fassent trÃ¨s attention, d'autant que les camions ont tendance Ã  rester Ã  gauche.

Pour cette premiÃ¨re journÃ©e, nous goÃ»tons au plaisir des contrÃ´les pas toujours rassurants. Aujourd'hui, il n'y en aura que 28. Les contrÃ´les sont effectuÃ©s par des individus souvent trÃ¨s jeune (18 20 ans), armÃ©s de kalachnikov. Nous avons du mal Ã  repÃ©rer qui nous contrÃ´le, les uniformes changent constamment ; policiers, gendarmes, armÃ©e, douanes, rangers et trÃ¨s certainement de faux policiers. l'abord est souvent agressif et on nous demande de tout mais rarement les papiers : jonnie (wisky), money, Ã  manger, Ã  boire, d'oÃ¹ venez-vous, oÃ¹ allez-vous. Nous faisons souvent les imbÃ©ciles qui ne comprennent rien (ce qui est facile pour nous, pas de faire l'imbÃ©cile mais de ne rien comprendre) et de guerre lasse, ils nous laissent partir.

C'est trÃ¨s pÃ©nible, d'autant que les contrÃ´les se suivent parfois d'un kilomÃ¨tre. AprÃ¨s 300 km, nous ne nous arrÃªtons qu'Ã  ORE car nous perdons beaucoup de temps sur la route. Nous trouvons un petit hÃ´tel sympa, j'ai ma chambre et la gratuitÃ© pour les camping-car.


                        ORE / ENUGU
                        350 km(camping-car)  cumul : 10 909 km
                        63 contrÃ´les

Aujourd'hui, c'est le pompon car pas moins de 63 contrÃ´les vont nous faire perdre un temps abominable et nous n'atteindrons qu'ENUGU Ã  la nuit. Les chauffeurs sont cuits et il est temps que nous arrivons Ã  l'hÃ´tel.

J'ai quand mÃªme pas mal de regret de ne pas traverser le NigÃ©ria Ã  vÃ©lo. En premier lieu tout Ã  l'air sÃ©curisÃ© et surtout le paysage est magnifique. Le vÃ©gtation est de plus en plus luxuriant, le relief de plus en plus vallonnÃ©. Je ne sais pas si j'ai bien fait d'Ã©couter tous mes amis qui me dÃ©conseillaient de traverser le NigÃ©ria Ã  VÃ©lo, sauf Fred, un ami qui a fait le NigÃ©ria Ã  vÃ©lo. Malheureusement nous ne prenons pas de photo, les camping-caristes sont pressÃ©s et il est souvent compliquÃ© de s'arrÃªter. C'est vrai qu'Ã  vÃ©lo, je m'arrÃªte oÃ¹ je veux et quand je veux.

                        ENUGU  / IKOM
                        236 km (camping-car)  cumul : 11 145 km
                        21 contrÃ´les

Aujourd'hui beaucoup moins de contrÃ´les mais beaucoup de piste. Aussi nous n'effectuerons que 236 km, comme quoi, au NigÃ©ria, on ne peut rien prÃ©vroi, dans toute l'Afrique d'ailleurs.

Dans l'ensemble, les villages ne sont pas terribles au NigÃ©ria. Les maisons sont souvent faites de planches et de tÃ´les, donnant un air de favellas. Nous retrouvons la vie et l'habitat traditionnel de l'Afrique sur la piste.

A IKOM, nous avons du mal Ã  trouver un hÃ´tel. Dans l'un d'eux, on voulait nous faire dormir Ã  5 dans une chambre pour un mais pas dans les camping-car. Finalement nous trouvons un hÃ´tel assez luxueux oÃ¹ la fille du restaurant essayera de nous arnaquer sur le prix. Je crois que c'est monnaie courant au NigÃ©ria, il faut toujours Ãªtre sur ses gardes.


                        IKOM / CALABAR
                        217 km (camping-car)   cumul : 11 362 km
                        9 contrÃ´les

Nous arrivons enfin Ã  CALABAR et les contrÃ´les sont moins frÃ©quents. A un contrÃ´le, un jeune policier jugeant Xavier arriver trop vite pointera sa kalachnikov sur nous. Ce qui aura pour effet de mettre Xavier dans une colÃ¨re noire et le chef gÃ©nÃ© nous laissera repartir sans rien demander. Un autre essayera de prendre les mÃ©dicaments de Xavier et nouvel colÃ¨re de Xavier, c'est dur de garder son calme. Tous ces jeunes policiers m'ont l'air trÃ¨s dangereux, jouant les caÃ¯ds avec leur mitraillette Ã  la main. Je pense que les bavures doivent Ãªtre assez courantes.

Nous arrivons juste avant la fermeture de l'ambassade du Cameroun, ce qui nous permet d'avoir nos visas rapidement et sans problÃ¨me. Le rÃ©ceptionniste me dÃ©conseille fortement de remonter Ã  IKOM car la piste au Cameroun jusqu'Ã  MANFE est en trÃ¨s mauvais Ã©tat. Il m'indique qu'un ferry par le vendredi de CALABAR pour LIMBE prÃ¨s de DOUALA. C'est une aubaine que je saisis m'Ã©vitant ainsi prÃ¨s de 300 km en camping-car et 80 km de piste. Le jeudi matin, mes compagnons de route me quittent non sans un petit pincement au coeur car j'ai beaucoup apprÃ©ciÃ© leurs compagnies, surtout Jocelyne et Xavier qui m'ont beaucoup chouchoutÃ©.

RÃ©sultat de la traversÃ©e du NigÃ©ria, 1 103 km, 121 contrÃ´les, soit un contrÃ´le tous les 9 km : pas mal n'est-ce pas. Finalement, l'excÃ¨s de ces contrÃ´les ne laisse peut-Ãªtre peu de place aux coupeurs de route : un mal pour un bien.   



</description></item><item><title>GODOMEY / POBE (frontière)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 09:52:01</pubDate><description>Samedi 27 fÃ©vrier 2010   105 km (camping-car) cumul : 10 259 km

Aujourd'hui, petite Ã©tape tranquille pour nous positionner prÃ¨s de la frontiÃ¨re et repÃ©rer les lieux pour demain matin. 

Avec bien du mal, nous trouvons un petit hÃ´tel "Nulle part ailleurs" que je conseille fortement. Mes amis dorment dans le camping-car dans la cour de l'hÃ´tel et je prends une chambre pour 5 000 F CFA. Dans cette catÃ©gorie, c'est de loin le meilleur hÃ´tel que je n'ai jamais trouvÃ©.

Perso, je mÃ¨ne une vie de pacha. Les repas sont prÃ©parÃ©s par mes amis et je suis leur invitÃ©. Impossible de payer quoique ce soit, je n'ai qu'Ã  mettre les pieds sous la table (fournie). Xavier ne veut mÃªme pas que je participe aux frais de gazole. La vie de baroudeur est ainsi trÃ¨s facile.

Le paysage jusqu'Ã  la frontiÃ¨re, trÃ¨s verdoyant, me signifie que je rentre maintenant dans une autre Afrique, l'Afrique centrale.

Avant d'aller Ã  l'hÃ´tel, nous avons repÃ©rÃ© la frontiÃ¨re oÃ¹ tout Ã  l'air compliquÃ© : barrages, herses, papiers.</description></item><item><title>COTONOU / GODOMEY</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 09:45:28</pubDate><description>Vendredi 26 fÃ©vrier 2010    7 km  cumul : 10 154 km

Je n'Ã©tais pas mal Ã  FIDJROSSE. L'employÃ© de l'hÃ´tel Wilfrid parlais un franÃ§ais parfait et me semblait trÃ¨s intelligent. Il est cuisinier de formation et c'est l'homme Ã  tout faire Ã  l'hÃ´tel : cuisine, mÃ©nage, lessive, accueil, gardien la nuit. Il est mariÃ© avec 3 enfants et ne rentre chez lui qu'un jour par semaine. C'est dommage de gÃ¢cher tant de talent car il nous a fait une cuisine succulente. Je dis nous car nous Ã©tions deux Ã  l'hÃ´tel. GÃ©raldine, une jeune belge Ã©ducatrice spÃ©cialisÃ©e qui s'est recyclÃ©e. Elle est au BÃ©nin pour un stage de deux mois pour une ONG et y faire du dÃ©veloppement dans le domaine de l'alimentation. Je quitte donc FIDJROSSE Ã  regret car c'est un quartier agrÃ©able de COTONOU au bord de l'ocÃ©an. Je conseille d'ailleurs l'hÃ´tel "l'Ancrage de l'OcÃ©an" Ã  tout le monde.

Petite journÃ©e de vÃ©lo (7 km) qui me permet de rejoindre mes amis Joce et Xavier. Ils m'attendent Ã  GODOMEY avec Bernadette et Michel dans un camping assez sympa.

Ce camping est tenu par un certain FÃ©lix, mariÃ© Ã  une franÃ§aise et vit la plupart du temps Ã  ST JEAN DU GARD dans les CÃ©vennes que je connais bien. Le soir nous aurons une discussion trÃ¨s poussÃ©e sur la pratique du Vaudou au BÃ©nin. C'est assez Ã©tonnant de l'entendre avec son ami parler du Vaudou et sembler y croire alors qu'ils sont de religion catholique. Cette discussion nous laisse tous les cinq malgrÃ© tout assez perplexe.</description></item><item><title></title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-03-10 09:07:13</pubDate><description></description></item><item><title>BOHICON  / COTONOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-24 16:27:47</pubDate><description>Lundi 22 fÃ©vrier 2010       134 km    cumul : 10 147 km
DÃ©nivelÃ© : 435 m

Il est temps de partir de BOHICON car je commenÃ§ais Ã  faire partie des meubles. Un des rÃ©ceptionnistes, Hermann avait demandÃ© la veille  que l'on discute ensemble. J'ignorais ce qu'il me voulait. En fait, il a un projet et voulait m'en parler. Il a des idÃ©es de dÃ©veloppement touristiques et me demande conseil. J'enfile donc mon ancienne casquette de prÃ©sident de l'office de tourisme. J'avais effectivement constatÃ© qu'il y avait beaucoup de choses Ã  dÃ©velopper Ã  BOHICON en terme de tourisme. J'y vais donc de mes avis et lui conseille de s'accrocher. Nous restons en relation, il va Ã©crire sont projet et me le soumettre par mail. Ce n'est pas la premiÃ¨re fois oÃ¹ les gens m'exposent leurs projets. Cela me donne des idÃ©es et pourquoi pas par la suite faire bÃ©nÃ©volement du conseil en montage de projets mais je n'en suis pas encore lÃ .

Je dÃ©jeune Ã  5 h grÃ¢ce Ã  un thermo d'eau chaude fourni la veille. A 6 h 30 je dÃ©marre Ã  la frontale dans l'espoir d'arriver Ã  COTONOU. Ma frontale donne toujours des signesd de dÃ©faillances, il va falloir que je solutionne et je languis que le jour arrive. 

Le jour se lÃ¨ve sur un ocÃ©an de verdure et mes yeux s'Ã©merveillent. C'est marrant comme la vÃ©gÃ©tation peut changer rapidement. Je suis maintenant dans une rÃ©gion fruticole. Les ananas alternent avec les bananes, les papayes et les palmiers, fini les noix d'acajou. C'est luxuriant et magnifique.

Bien entendu, les villages se succÃ¨dent et j'ai toujours droit Ã  ce dÃ©sagrÃ©able mot de cadeau mais je vous ai peut-Ãªtre un peu lassÃ© avec mon problÃ¨me majeur en Afrique.

Au fur et Ã  mesure que je roule, le soleil chauffe et se retrouve Ã  la verticale, j'approche de l'Ã©quateur. Je rÃ©siste jusqu'Ã  13 h et m'arrÃªte dans un maquis. Ce sera une bÃ©ninoise (63 cl), de la pÃ¢te blanche (farine de manioc) Ã  ne pas confondre avec la pÃ¢te noire (farine de ignames) et du poisson sÃ©chÃ©. J'en aurai pour 850 F. (1,30 Â€).

J'arrive aux portes de COTONOU Ã  15 h 30 et lÃ  commence le plus mauvais moment de la journÃ©e. Avec Laurence, nous avions repÃ©rÃ© un hÃ´tel Ã  l'autre bout de COTONOU, quartier FidjrossÃ©. Je n'ai pas fait l'armÃ©e mais je crois qu'ici, c'est pareil : il faut toujours attendre le contre-ordre avant d'exÃ©cuter l'ordre. Je demandais ma route et on m'indiquait Ã  droite, je redemandais, c'Ã©tait Ã  gauche. A force de persÃ©vÃ©rance et de ras le bol, j'arrive Ã  une piste. 4 km Ã  pied (beaucoup de sable), le long de l'ocÃ©an, j'arrive enfin Ã  FidjrossÃ©. L'hotelier n'a mÃªme pas pu m'aider, son tÃ©lÃ©phone n'avait pas de rÃ©seau et Ã  plus de 17 h, j'arrive Ã  l'hÃ´tel "Ancrage de l'ocÃ©an". Cet hÃ´tel est tenu par un bÃ©ninois, venu en France Ã  l'Ã¢ge de 12 ans, il a fait des Ã©tudes de thÃ©Ã¢tre Ã  Paris et a jouÃ© avec J.L. BARRAULT Ã  l'OdÃ©on. Il est revenu au BÃ©nin pour des raisons culturelles. Comme de bien entendu Ã§a ne nourrit pas son homme, il s'est lancÃ© dans l'hotellerie.

L'hÃ´tel est sympa et calme dans un quartier qui fait station balnÃ©aire au bord du golfe de GuinÃ©e. Je suis loin du centre de COTONOU mais pas plus mal. </description></item><item><title>BOHICON (PAUSE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-21 17:34:17</pubDate><description>Mardi 16 fÃ©vrier 2010
au Dimanche 21 fÃ©vrier 2010

BOHICON est la banlieue d'ABOMEY et comme cette ville me parait intÃ©ressante, je dÃ©cide d'y rester un peu.

Je ne sais pas si j'en ai dÃ©jÃ  parlÃ© mais le premier mars, j'ai rendez-vous avec Joce et Xavier. C'est le couple qui descend en camping-car au CAP et que j'ai dÃ©jÃ  rencontrÃ© cinq fois. Sachant que j'allais vers COTONOU pour prendre l'avion, ils me proposent leur camping-car pour traverser le NigÃ©ria. Michel et Benadette, un autre couple qui Ã©tait avec eux jusqu'au Mali les rejoignent et avec un ou deux camping-car, ils veulent traverser le NigÃ©ria en convoi. Je pense saisir cette opportunitÃ© car l'avion avec mon vÃ©lo et la remorque, ce ne doit pas Ãªtre simple. C'est vrai que beaucoup de mes amis me le dÃ©conseille mais en convoi, le risque est minimisÃ© et la traversÃ©e se fera rapidement. C'est la raison pour laquelle j'ai le temps d'arriver Ã  COTONOU.

Je profite Ã©galement de ce repos pour me laisser aller Ã  quelques rÃ©flexions personnelles. A SAVE, en discutant avec les serveuses : Mary et Salamatu, toutes deux musulmanes, je peux vous communiquer quelques Ã©lÃ©ments concernant leurs conditions de vie. Mary commence sa journÃ©e Ã  8 h et la termine Ã  23 h, soit 15 h par jour sur 6 j/semaine, 90 h par semaine et 390 h par mois. Son salaire mensuel est de 18 000 F. CFA ce qui fait un salaire horaire de 7 centimes d'euros. Sachant que le smic horaire en France est Ã  plus de 7 Â€, Mary touche 100 fois moins qu'un salariÃ© franÃ§ais payÃ© au smic. Est-ce que la vie est 100 fois moins chÃ¨re qu'en France ? Je suis loin de le penser. Il est vrai que Mary n'a pas l'air  de faire des coups de sang sans son travail mais la disponibilitÃ© est lÃ .Quant Ã  Salamatu qui gagne 2 000 F. par mois, elle parlait moins mais je sais qu'elle est mariÃ©e et Ã©lÃ¨ve 4 enfants.

J'ai visitÃ© Ã  BOHICON quelque chos qui va fortement intÃ©ressÃ© mon ami Lucas, archÃ©ologue de profession. A MALANVILLE, l'hotelier franÃ§ais m'avait parlÃ© d'un village souterrain dÃ©couvert rÃ©cemment. Je dÃ©cide d'aller visiter ce village mais c'est plus compliquÃ© que je ne le pensais. J'ai dÃ» demander Ã  une dizaine de zem (moto-taxi) mais aucun ne connaissait. A l'hÃ´tel, ils en avaient entendu parlÃ© mais ne savaient pas oÃ¹ c'Ã©tait. Finalement c'est au cyber qu'on m'a branchÃ© avec un zem et j'ai pu visiter ce soi-disant village Ã  quelques km d'ici. Il ne s'agit en fait pas d'un village mais d'une stratÃ©gie militaire datant du 17Ã¨me siÃ¨cle (derniÃ¨re datation connue) de l'Ã©poque du royaume du Dahomey pour se protÃ©ger des attaques tribales. Ce lieu a Ã©tÃ© dÃ©couvert par des danois en faisant la route. Ce sont de grands trous creusÃ©es sous terre Ã  l'entrÃ©e trÃ¨s Ã©troite. L'intÃ©rieur plus large permet d'y vivre cachÃ© avec rÃ©serve d'eau, de provision et deux ou trois chambres. Quand l'ennemi arrivÃ©, ils pouvaient sortir prÃ©citemment et l'ennemu Ã©tait surpris ; s'il pÃ©nÃ©trait ou tomber dans un trou, il Ã©tait sÃ»r de son sort. Le site en question Ã©tait sur 7 ha et on en dÃ©nombre 56 trous (1 600 rÃ©pertoriÃ© sur le plateau du Dahomey). De plus on peut voir sur le site des temples Vaudou et des autels au pied des baobab ou iroko. Mon problÃ¨me, comme un couillon (confirmÃ© par Laurence) j'ai oubliÃ© mon appareil Ã  photos. Heureusement que j'ai rencontrÃ© un amÃ©ricain, Jeff parlant parfaitement le franÃ§ais qui travaille dans ce parc pour la coopÃ©ration. Il m'enverra quelques photos qu'il a pris avec moi (il est venu spÃ©cialement) et d'autres qu'il a dÃ©jÃ  chez lui. J'ai fait cette visite avec une classe de terminale d'un village voisin. N'Ã©tant pas d'un naturel rÃ©servÃ©, j'ai sympathisÃ© avec eux et une Ã©lÃ¨ve me fera passer les notes qu'elle a prises Ã  l'occasion. DÃ¨s que j'aurai rÃ©cupÃ©rÃ© ces Ã©lÃ©ments (photos et notes), pour ceux que Ã§a intÃ©resse, je vous les communiquerai.

Tout comme dÃ¨s que j'en aurai le temps, je vous ferai un condensÃ© d'un document que m'a remis le roi sur les chefferies et les royautÃ©s au BÃ©nin, cela a Ã©tÃ© demandÃ© par quelques forumeurs (sic).

Autrement, le vie Ã  BOHICON est assez sympa et Ã  coup de zem, je peux circuler facilement, aller de l'hÃ´tel au cyber, de l'hÃ´tel au maquis (super Paquita) que j'ai choisi comme cantine.

Les zem, je ne sais pas s'ils gagnent bien leur vie mais il en aurait prÃ¨s de 10 000 Ã  BOHICON, tous acrÃ©ditÃ©s par la mairie. La cours coÃ»te entre 100 F et 200 F et un zem fait en moyenne 1 000 F de recettes par jour. A peine de quoi payer l'essence et entretenir la moto. Moi qui ne suis pas un accroc de la moto, si vous me voyiez derriÃ¨re ces zem.

Pour revenir au maquis qui me sert de cantine et aux bas salaires d'ici, j'ai quelques Ã©lÃ©ments techniques. Ce maquis dispose de 21 tables soit un maximum de 84 couverts mais toujours loin d'Ãªtre plein et il fait accessoirement traiteur. En cuisine, ils ne sont pas moins de 35 personnes, toutes des femmes et un bonne douzaine au service. Un effectif assez plÃ©thorique pour un Ã©tablissement de cette taille. Voyez que je n'ai pas perdu mes vieux rÃ©flexes de comptable.

Je suis trÃ¨s bien ici, je ne redÃ©marre que lundi car je ne languis pas spÃ©cialement d'Ãªtre Ã  COTONOU, une grande ville. Une bonne semaine, ce sera largement suffisant pour visiter la rÃ©gion et faire les formalitÃ©s.

Info, ils 10 heures que j'Ã©cris ces notes, je suis Ã  l'ombre, il fait 33Â° et je transpire dÃ©jÃ  Ã  grosses gouttes.

</description></item><item><title>QAVE / BOHION</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-20 12:06:35</pubDate><description>Lundi 15 fÃ©vrier 2010     136 km  cumul : 10 013 km
DÃ©nivelÃ© : 620 m

L'Ã©vÃ¨nement de la journÃ©e : j'atteinds aujourd'hui la barre des 10 000 km et je peux annoncer fiÃ¨remennt 10 013 km.

La clim n'a pas fonctonnÃ© de toute la nuit (toujours ces coupures de courant) et comme j'avais fait refroidir ma rÃ©serve d'eau pour la journÃ©e sous la clim, aujourd'hui, je boirai de l'eau chaude. Comme souvent maintenant je dÃ©marre Ã  7 h moins 20 Ã  la frontale et dÃ©jÃ  il fait chaud.

Je prÃ©vois de faire une petite Ã©tape et de m'arrÃªter Ã  DASSA au bout de 55 km. Le jour poind et les nuages me donnent l'impression qu'il va pleuvoir mais ce ne sera qu'un faux espoir. 

La vÃ©gÃ©tatiion est quasiment identique aux jours prÃ©cÃ©dents. Toujours nos noix d'acajou, des manguiers, des palmiers et des bananiers par-ci par-lÃ . La route en excellent Ã©tat n'arrÃªte pas de monter et de descendre. Je traverse de nombreux villages qui se touchent mÃªme parfois. Je ne vous dis pas le nombre de "cadeau" que j'entends au bord de la route, c'est vraiment une horreur et je n'ai jamais connu cet excÃ¨s dans aucun pays. Certains me doront que c'est le prix Ã  payer mais Ã  vÃ©lo, c'est trÃ¨s cher. J'en arrive Ã  pÃ©ter les plombs et d'insulter les gens en leur disant que je ne suis pas le PÃ¨re NoÃ«l. D'autant qu'au bord de la route, c'est plein de monde.

Des quantitÃ©s phÃ©nomÃ©nales de gari (farine de manioc) sont vendus au bord de la route. Les jours prÃ©cÃ©dents on vendait des ignames et du manioc brut, aujourd'hui c'est du gari. C'est toujours sans mesure et je ne sais pas si chacun y trouve son compte mamis Ã§a m'Ã©tonnerait.

J'arrive finalement Ã  DASSA. Je ne sais pas pourquoi, ce village, je ne le sens pas et je dÃ©cide de de continuer jusque BOHICON. Mal m'en a pris car sous la chaleurlourde et le vent de face, je vais passer la journÃ©e la plus difficile depuis mon dÃ©part. 

Heureusement une rencontre viendra Ã©gayer cette journÃ©e. Un 4 X 4 avec un couple de franÃ§ais ralenti Ã  ma hauteur et engage la conversation. Il s'agit de Philippe et son Ã©pouse qui sont de NICE. Je leur dit que je suis de vers MANOSQUE, ils me demandent si je connais la Carrosserie TOUSSAINT et effectivement, je leur rÃ©ponds que je connais bien Riquet, un ancien copain de sortie de Laurence. Ils me disent qu'ils viennent souvent Ã  MANOSQUE et je leurs prÃ©cise qu'en fait je suis de GREOUX. Et Philippe de me dire que sa soeur habite GREOUX, c'est la copine de celui qui fait les pizzas au carrefour du GrysÃ©lis. Elle Ã©tait d'ailleurs venue me voir au cabinet pour un conseil. Quand je vous dis que l'Afrique est petite. Finalement, ils s'arrÃªtent dans un village et m'invite Ã  boire une biÃ¨re bien fraÃ®che dans un maquis, ce que je ne peux refuser. Ils sont accompagnÃ©s d'un autre couple qui vit au Mali. Ils sont venus passer 3 semaines au Afrique et ont organisÃ© un petit raid Ã  une quinzaine de participants Ã  travers le pays Dogon.

Je continue donc en direction de BOHICON. Tout au long de la route, les mamans continuent Ã©galement de vendre leur farine de manioc. Depuis deux jours je remaque aussi beaucoup de femmes aux seins nus. Jusqu'Ã  prÃ©sent, je ne voyais ques des dames agÃ©es mais maintenant c'est toute les catÃ©gories d'Ã¢ge.

Je vais Ã©galement vous conter mon histoire du manguier qui sont si nombreux depuis DAKAR. En traversant le SÃ©nÃ©gal, les manguiers avaient juste leurs feuilles. Au Mali, ils commenÃ§aient Ã  bourgeonner. Au Burkina, ils Ã©taient magnifiques, tout en fleurs (n'est-ce pas Laurence). Au BÃ©nin, ils portent des fruits que je vois grossir au fur et Ã  mesure que je descends vers le sud. C'est marrant le vÃ©lo, j'avance au mÃªme rythme que la nature.

Enfin j'arrive Ã  BOHICON, complÃ¨tement cassÃ©. Comme d'habitude en ville, j'ai du mal Ã  trouver un hÃ´tel car rien n'est indiquÃ© et les gens ne connaissent pas trop. Finalement, je trouve l'hÃ´tel des Princes (c'est de circonstane) oÃ¹ l'accueil est trÃ¨s froid mais les chambres et le prix sympathiques, je dÃ©cide donc d'y rester quelques jours.</description></item><item><title>SAVE (MESSE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-16 11:16:59</pubDate><description>Dimanche 14 fÃ©vrier 2010

Et oui, tout arrive. Je suis restÃ© une journÃ©e de plus Ã  SAVE car aujourd'hui c'est dimanche et Ã§a me permet ainsi d'assister Ã  une grande messe en Afrique. Il y a dÃ©jÃ  un petit moment que j'y pense.

L'autre jour en me promenant, j'avais remarquÃ© une grande Ã©glise (ouverte) avec des tam-tam Ã  l'entrÃ©e. Ici les messes doivent donc Ãªtre trÃ¨s diffÃ©rentes de celles de chez nous. C'est ma grande soeur Lydie qui sera contente quand elle apprendra que son petit frÃ¨re est allÃ© Ã  la messe, moi qui suis d'un naturel paÃ¯en.

La messe est Ã  1 h, j'arrive 1/4 d'heur avant, dÃ©jÃ  quelques fidÃ¨les. Je m'installe au fond afin de mieux observer. Le prÃªtre, assistÃ© d'un autre prÃªtre arrive, entourÃ© par 6 enfants de choeur tout de vert vÃªtus et la messe commence 1 minutes avant. Les tam-tam rÃ©sonnent et un chorale se met Ã  chanter sous la direction d'un chef.

L'Ã©glise n'est pas bien remplie mais les gens arrivent tout le long de cette messe pour finir bondÃ©e. Les gens sont sapÃ©s et les gamins, magnifiques en habit du dimanche. Les femmes sont trÃ¨s majoritairement Ã  droit et les homes Ã  gauche. Dans les allÃ©es, circulent des gens ceints d'une Ã©charpe verte avec une croix dans le dos et ont l'air de surveiller. Une dame avec une baguette flexible surveille que les enfants soient sages. 

Selon les circonstances, les gens sont assis, debout et souvent Ã  genoux et mÃªme prosternÃ©s. Je crois que Ã§a ne se fait plus chez nous de s'agenouiller. Le prÃªtre son sermon en langue locale et traduit ensuite en franÃ§ais pour ceux qui ne comprendraient pas.

La chorale en chantant exÃ©cute des pas de danses que les dames dans l'Ã©glise reprennent. De vor ces gens habillÃ©s de toutes les couleurs, ces prÃªtres, ces enfants de choeur, d'entendre les tam-tam et la chorale me font une Ã©motion intense que j'ai du mal Ã  contenir. C'est absolument un spectacle extraordinaire (excusez le mot spectacle en parlant de mess) et l'on sent les gens trÃ¨s concentrÃ©s.

Le prÃªre au dÃ©but de son sermon sur l'idÃ´latrerie pose des questions et le gens rÃ©pondent en levant la main, faisant ainsi participer tout le monde. C'est le moment de la quÃªte, il y en aura 3 ou 4, les enfants de choeur se positionnent aux 4 coins de l'Ã©glise avec de grandes corbeilles et ce sont les gens qui se dÃ©placent.

Pour la communion, la participation doit Ãªtre de 95 % et les gens reÃ§oivent l'hostie directement dans la bouche comme chez nous autrefois. GuÃ¨re avant la fin de la messe, les femmes sortent des rangs en dansant, tourne autour de la chorale qui chantent toujours et vont se rasseoir.

Finalement cette messe aura durÃ© deux heures sans que les gens s'impatientent. En sortant, certaines personnes viennent me saluer mais je n'ai pas eu l'impression d'Ãªtre regardÃ© comme un intrus.

MÃªme si la messe n'est pas ma tasse de thÃ©, je ne regrette pas d'Ãªtre restÃ© un jour de plus Ã  SAVE. Par contre, demain il me faut repartir car je ne pensais pas rester aussi longtemps ici en arrivant.</description></item><item><title>SAVE (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-16 10:54:37</pubDate><description>Samedi 13 fÃ©vrier 2010

Je n'ai pas du tout dormi de la nuit, peut-Ãªtre une heure ou deux. Je ne sais pas pourquoi, hier j'ai bu du cafÃ© tard (je ne bois presque plus de cafÃ©), il y a eu du bruit toute la nuit. Aussi ce matin je dÃ©cide de rester un jour de plus. De toute maniÃ¨re, pour Ãªtre Ã  COTONOU avant le premier mars, j'ai largement le temps.

Essai d'internet ce matin mais pas de connexion. Pour tuer le temps, je dÃ©cide de monter sur une colline en face de celle de l'autre jour et dÃ©cidÃ©ment, en Afrique, je vais de surprise en surprise.

Les collines, ici sont d'immenses blocs granitiques, vierges de toute vÃ©gÃ©tation et donc facile Ã  repÃ©rer. ArrivÃ© Ã  mi-pente, je remarque un grand rectangle peint en blanc avec au milieu, des poteaux en bois peints en blanc. J'Ã©vite de pÃ©nÃ©trer dans ce rectangle pensant encore Ã  du sacrÃ©. Je suis au BÃ©nin, le berceau du voudun (vaudou). En m'approchant, je suis interpellÃ© par un individu tout de blanc vÃªtu qui me fait signe de pÃ©nÃ©tre dans ce rectangle aprÃ¨s m'Ãªtre dÃ©chaussÃ©. Il m'explique que c'est effectivement un lieu sacr. Il est de religion ChrÃ©tienne catholique et aprÃ¨s avoir rencontÃ© un ami qui voyait ses priÃ¨res se rÃ©aliser, il s'est converti Ã  sa religion et il vient ici pour prier. Sur le lieu, il y un semblant d'autel avec une croix et des livres religieux. Il me parle dans un langage que je ne comprends pas trop et me parle de religion "ChÃ©rubi SÃ©raphin", comprenne qui veut. Il me demande de prier avec lui mais je dÃ©cline et je continue mon chemin.

Je passe ensuite par un autre rectangle peint en blanc et des flÃ¨ches indiquant la direction Ã  suivre pour aller dans l'autre lieu. Je crois que c'est un premier lieu de recueillement avant d'aller dans l'autre. Vous arrivez Ã  me suivre ? Moi-mÃªme, je m'y perds.

En redescendant, je croise un couple, la dame avec un bÃ©bÃ© sur le dos, en plein cagnard bien sÃ»r (il est 11 h). Le monsieur m'explique qu'il est pasteur pentecÃ´tiste et qu'il monte tout au sommet de la colline pour prier. Nous parlons un petit peu de sa religion. Je lui signale avoir vu un monsieur pas loin. Ile le connait, c'est un ami mais il fait partie de l'Ã©glise Ã©vangÃ©lique. Voila que je comprends mieux, mÃªme si c'est toujours confus dans ma tÃªte, la religion est moi....

C'est l'exemple concret de ce que je vous expliquais l'autre jour, le BÃ©nin avec toutes ses confessions et un mÃ©lange de vaudou. J'ai comme l'impression qu'ici toutes les montagnes sont sacrÃ©es. Peut-Ãªtre pour Ãªtre plus prÃ¨s du Bon Dieu et de faire un effort pour prier.

Je dÃ©cide donc d'y regrimper avec mes baskets cette aprÃ¨s-midi et d'aller complÃ¨tement au sommet cette fois-ci. Voila encore une drÃ´le d'aventure que ne peut m'arriver que quand je me pose un peu. Pour info, en Ã©crivant ces mots, je suis Ã  l'ombre et il fait 37Â°.

On me dit un peu fou, je crois que je le suis car je grime sur la colline aux sites religieux Ã  14 h 30 au plus fort de la chaleur et j'en profite pour prendre des photos. J'y rencontre les mÃªmes gens que ce matin. Ils sont restÃ©s toute la journÃ©e pour prier.

J'en reviens en nage et complÃ¨tement pourri car j'ai Ã©tÃ© obligÃ© de traverser les cendres de la brousse brÃ»lÃ©e. D'ailleurs, derriÃ¨re moi un feu se dÃ©clare et me fait prendre consciense qu'il me faut Ãªtre trÃ¨s prudent quand je me promÃ¨ne dans la brousse.</description></item><item><title>SAVE (Reçu par la Roi)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-16 10:30:53</pubDate><description>Vendredi 12 fÃ©vrier 2010

Aujourd'hui 12 fÃ©vrier 2010, ma filleule Marine Ã  18 ans et je suis absent pour le jour de sa majoritÃ©. Qu'importe, je lui souhaite un bon anniversaire et je lui promets d'Ãªtre prÃ©sent pour ses 20 ans.

Petite anecdote avant d'aller vor le roi. A TCHAOUROU quand je me promenais dans la brousse, j'ai voulu goÃ»ter une noix de cajou. Je l'ai mise dans ma bouche pour la croquer mais elle n'Ã©tait pas sÃ¨che et j'ai essayÃ© d'en croquer d'autres. RÃ©sultat des courses, la noix de cajou est recouverte d'une espÃ¨ce d'acide qui m'a anesthÃ©siÃ© la bouche et brÃ»lÃ© les lÃ¨vres. Ce matin je suis allÃ© dns un pharmacie pour acheter un produit car mes lÃ¨vres me piquent. En fait, les noix de cajou possÃ¨dent un acide dont les africains se servent pour faire leurs tatouages Je me suis bien fait prendre et pas trop fier de moi. Il jura mais un peu tard que l'on ne l'y reprendrait plus.

J'arrive donc au palais royal. Je suis accueilli dans le hall d'entrÃ©e auson des tam-tam. Quatre musiciens se mettent Ã  jouer dÃ¨s que quelqu'un arrive. Je suis aussi accueilli par le ministre qui m'avait reÃ§u la veille. Il me demande de patienter en attendant tout le monde. J'assiste ainsi Ã  l'arrivÃ©e de tous les ministres et des femmes agÃ©es (les sages) qui entourent le Roi. A l'arrivÃ©e de chacun de ces personnages tout le monde se prosterne. Les ministres s'installent Ã  la gauche du trÃ´ne, le premier ministre (Agani Olu Osim) Ã  cÃ´tÃ© et les dames Ã  droite. Une fos tout ce petit monde installÃ©, on m'installe sur le cÃ´tÃ© afin que je puisse assister Ã  toute la cÃ©rÃ©monie.

Le Roi n'est toujours pas lÃ , il se fait attendre. De nombreuses femmes arrivent et se mettent Ã  danser dans la cour au son des tam-tam. Tout d'un coup, j'entends du bruit Ã  l'extÃ©rieur, les femmes s'arrÃªtent de danser et les ministres sortent en se prÃ©cipitant. Que se pass-t-il ? Je l'ignore et on me fait signe de ne pas bouger. Enfin tout rentre dans l'ordre et les danses reprennent. Le roi me fait appeler Ã  l'intÃ©rieur pour une entrevue. Je lui remet une petite enveloppe en signe d'accueil (5 000 F) et nous discutons. Il m'explique l'altercation qu'il y a eu. Ce sont des opposants qui n'acceptent pas de ne pas Ãªtre nommÃ©s ministres et voulaient pÃ©nÃ©trer de force. Le roi m'explique que c'est lui mÃªme qui nomme ses ministres en fonction de leurs villages d'origine. Il avait Ã©galement peur qu'ils aillent profaner un arbre sacrÃ© (iroko) au milieu du quartier. Il m'explique le cadre informel de sa fonction, il est le garant de la prÃ©servation des habitudes coutimiÃ¨res et rÃ¨gle certains conflits de propriÃ©tÃ©s fonciÃ¨res. Je lui explique qu'en France, toutes les traditions se perdent, il me rÃ©pond en souriant :"Justement, c'est vous qui nous contaminait". Il est normalement propriÃ©taire des terrains mais c'est l'Ã©tat qui en dispose. Ainsi l'endroit oÃ¹ je me suis promenÃ© hier est un endroit sacrÃ©. C'Ã©tait le lieu de refuge des villageois pour se protÃ©ger pendant les guerres tribales. Les murailles de pierres restant en attestent. C'est Ã©galement un lieu de sacrifice oÃ¹ ils sacrifient rÃ©guliÃ¨rement un boeuf.

Tout cela est trÃ¨s compliquÃ© mais le roi n'est pas dupe. Il sait pertinament qu'il intÃ©resse les politiques au moment des Ã©lections car ils connaissent sa grand influence sur son peuple. Le rest du temps, ils l'ignorent si ce n'est le prÃ©sident de la rÃ©publique qui lui rend visite chaque fois qu'il vient dans la rÃ©gion. L'entrevue terminÃ©e, je regagne ma place et le roi sort pour s'installer sur le trÃ´ne.

Les danses reprennent de plus belles toujours au son des tam-tam. On sent les femmes vraiment s'amuser et effectuent des danses trÃ¨s variÃ©es tout en chantant des chansons africaines (le spectacle est prodigieux et pas pour les touristes). Il va de soit que je suis le seul blanc dans l'assistance. Certaines dansent Ã©galement avec un bÃ©bÃ© dans le dos.  Les gens jettent des piÃ¨ces au milieu du cercle des danseuses et pour faire bonne mesure, je m'exÃ©cute Ã©galement.

De temps en temps des gens viennent se prosterner devant le roi, discutent avec le roi et le premier ministre pour rÃ©ger je ne sais quel problÃ¨me. Les femmes continuent de danser et de chanter et s'en donnent Ã  coeur joie. Elles viennent se prosterner devant les musiciens pour le remercier. Elles exÃ©cutent ensuite une danse de rÃ©vÃ©rence vers le roi et se prosternent un grand moment Ã  ses pieds oÃ¹ une discussion s'engage longuement. Je ne saurai jamais ce qui ce dit.

La cÃ©rÃ©monie s'arrÃªte et les gens commencent Ã  partir. J'attends toujours sur ma chaise jusqu'Ã  ce que le roi me fasse demander. Je suis ainsi reÃ§u directemet dans son appartement privÃ© oÃ¹ nous prenons une biÃ¨re avec son premier ministre. Nous discutons de tout et de rien. Il m'explique que les rois sont mieux reconnus et rÃ©munÃ©rÃ©s dans les anciennes colonies anglaises, royautÃ© oblige (NigÃ©ria, Ghana). je lui explique qu'en France, un roi n'est pas reconnu et pour preuve, le dernier en place, nous lui avons coupÃ© la tÃªte, ce qui le fait beaucoup rire.

Je lui signale qu'il n'avait pas sa couronne sur la tÃªte et m'explique qu'il ne la met que les jours de grande cÃ©rÃ©monie (une fois par mois). Du coup, trÃ¨s cabotin, il va se changer, mettre son costume d'apparat et sa couronne pour que je le prenne en photo. Il joue vraiment la star car il va se changer une nouvelle fois pour mettre son costume qu'il ne porte que vraiment dans les grandes occasions. Le premier ministre me signale que c'est vraiment un grand honneur qu'il me fait.

AprÃ¨s les photos d'usage, je prends congÃ© du roi et retourne Ã  l'hÃ´tel. J'ai vraiment passÃ© une matinÃ©e extraordinaire. Une opportunitÃ© qu'il me fallait absolument saisir et c'est l'un des intÃ©rÃªts du voyage Ã  vÃ©lo. Avec cette entrevue avec Sa Royale MajestÃ© KabiyÃ©si Oba Adetutu, je ne suis pas du tout dans les circuits touristiques classiques. Au cours de cette matinÃ©e, j'ai pris de nombreuses photos et mÃªme filmÃ©. Je demanderai Ã  StÃ©phane de faire un chapÃ®tre Ã  part.</description></item><item><title>       SAVE (PAUSE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-11 20:31:00</pubDate><description>Jeudi 11 fÃ©vrier 2010

Aujourd'hui, il m'en arrive une bien bonne, comme quoi l'Afrique rÃ©serve toujours son lot de surprise.

Hier, j'avais manifestÃ© mon dÃ©sir Ã  la jeune fille de l'hÃ´tel de monter sur la colline et de m'indiquer quelqu'un qui pourrait m'accompagner. Ce matin, elle me dit d'aller voir le roi. Sur le coup, je pensais Ã  une personne s'appelant ainsi, monsieur Roi. Non, un Zem (taxi-moto) me conduit directement au palais royal. Je suis reÃ§u par un conseiller du roi. AprÃ¨s discussion, il me dit que pour monter sur la colline, il faut l'autorisation du roi et m'obtient une entrevue avec celui-ci. Je suis reÃ§u par un personnage trÃ¨s digne, assis sur son trÃ´ne, en chapeau dorÃ© et une grande canne dorÃ©e Ã  la main. Il est assistÃ© comme c'est la tradition par trois femmes arrivÃ©es pour la circonstance. Je lui fait part de mes raison de mon voyage en Afrique et m'autorise Ã  monter sur la colline. Il me conseille de revenir demain car c'est vendredi et c'est son jour de rÃ©ception. Il sera vÃªtu des habits d'apparat, avec sa couronne sur la tÃªte. Je pourrai aussi prendre toutes les photos que je voudrai. AprÃ¨s rÃ©vÃ©rence, je prends congÃ© du roi et retrouve son conseiller. J'ai donc rendez-vous Ã  16 h avec un guide pour monter sur la colline. Il me faudra pour se faire, laisser 5 000 F. de caution (que je ne retrouverai certainement pas). Du coup je reste Ã  SAVE un jour de plus car un rendez-vous avec un roi, Ã§a ne se manque pas. C'est vrai que j'en avais entendu parlÃ© Ã  l'occasion de mes lectures mais comprenez mon Ã©tonnement. J'en saurai plus demain et je vous tiendrai bien entendu au courant.

L'aprÃ¨s-midi devait Ãªtre consacrÃ© Ã  grimper sur la montagne. Montagne que je n'atteindrai jamais. Mes deux guides qui sont en rÃ©alitÃ© deux princes (fils du roi) me disent qu'il est impossible d'y grimper, ce dont je doute. En fait, ils n'avaient pas trop envie de marcher et voulaient surtout discuter. Qu'importe, j'ai promenÃ© dans la colline, appris un peu plus sur la nature et leurs coutumes et surtout beaucoup parlÃ©. 

En fin d'aprÃ¨s-midi, le temps s'est mÃ©chamment couvert et un coup de vent annonciateur de pluie s'annonÃ§ait. On verra bien. Demain sera un autre jour</description></item><item><title>TCHAOUROU / SAVE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-11 20:18:20</pubDate><description>Mercredi 10 fÃ©vrier 2010   104 km   cumul : 9 877 km
DÃ©nivelÃ© : 685 m

Bien entendu, au rÃ©veil pas d'Ã©lectricitÃ©. J'essaye de dÃ©jeuner Ã  la frontale (j'ai l'habitude) mais le rÃ©chaud ne fonctionne pas. AprÃ¨s avoir nettoyÃ© Tornado Ã  l'essence, j'ai oubliÃ© de refaire le plein.

Je dÃ©marre Ã  la frontale Ã  6 h 30 car il fait dÃ©jÃ  trÃ¨s chaud, au moins 30 Â°. Le jour se lÃ¨ve et je constate qu'il y a des nuages et j'ai mÃªme le sentiment qu'il va pleuvoir : je peux rÃªver. Toute la journÃ©e, il fera trÃ¨s chaud et lourdasse avec une alternance de nuages et de soleil. Le temps a complÃ¨tement changÃ© et ce n'est plus l'harmattan qui souffle. Le vent a changÃ© de direction, il vient du sud-ouest et je l'ai au 3/4 face. Est-ce l'approche de l'ocÃ©an et les entrÃ©es maritimes ?

La route est un succession de montÃ©es et de descentes, tout en ligne droite. Je suis au milieu d'un ocÃ©an de verdure. Le haut des cÃ´tes me permet de dominer la forÃªt Ã  perte de vue, c'est trÃ¨s joli. Au bord de la route, il y a toujours ces plantations de noix d'acajou. Cela reste trÃ¨s spectaculaire car je ne sais ce que l'on fait de ces noix. Ici on pratique toujours l'Ã©cobuage. Le seul problÃ¨me, ils se font souvent gagner par le feu et je constate des traces d'immenses feux de brousse oÃ¹ les arbres n'ont pas rÃ©sistÃ©. Bien sÃ»r le manguier est toujours prÃ©sent ainsi que le bananier.

Aujourd'hui, les bÃ©ninois ont fait tout faux. Jusqu'Ã  prÃ©sent, je louais ce pays qui Ã©tait le seul oÃ¹ l'on m'acclamait  au bord des routes et oÃ¹ l'on ne me rÃ©clamait rien. Je crois qu'aujourd'hui, j'ai battu le record du monde des "donne-moi un cadeau" et le tout sans bonjour et sur un ton souvent agressif. Cela m'a empoisonnÃ© la journÃ©e si bien que souvent je ne disais plus bonjour car la rÃ©ponse Ã©tait "donne-moi cadeau" ou "cadeau, cadeau". Est-ce la pauvretÃ© de la rÃ©gion ? J'ai d'ailleurs constatÃ© que l'habitat a Ã©normÃ©ment changÃ©. Jusqu'Ã  prÃ©sent, les villages Ã©taient constituÃ©s dans la majoritÃ© de maisons en dur. Depuis ce matin, les cases ont largement rÃ©apparues. Certain vont peut-Ãªtre me trouver excessif, mais quand je traverse avec mon vÃ©lo un village et que l'on me rÃ©clame un cadeau une centaine de fois, il y a de quoi perdre son sang-froid.

Par cette chaleur et ce temps lourd, je transpire beaucoup et ma rÃ©serve d'au y passe. Heureusement j'arrive vers 14 h Ã  SAVE. Un hÃ´tel correct et une bonne biÃ¨re me rendent cette petite ville sympathique. J'ai du temps devant moi pour arriver Ã  COTONOU et je dÃ©cide de me poser une journÃ©e supplÃ©mentaire ici. Dans les alentours, il y a de belles montagnes, je vais essayer de m'y promener.</description></item><item><title>PARAKOU  / TCHAOUROU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-11 09:34:50</pubDate><description>Mardi 09 fÃ©vrier 2010    60 km  cumul : 9 773 km
DÃ©nivelÃ© : 345 m

Le dÃ©jeuner devait avoir lieu Ã  6 h 30 mais une coupure d'Ã©lectricitÃ© le retarde. Il me faudra attendre qu'il fasse jour. Depuis mon entrÃ©e au BÃ©nin, les coupures d'Ã©lectricitÃ© sont monnaies courantes, bien plus que dans les autres pays. La production Ã©lectrique ne doit pas Ãªtre suffisante et le rÃ©seau beaucoup plus important qu'ailleurs. J'ai remarquÃ© qu'ici, tous les villages Ã©taient Ã©lectrifiÃ©s, pas Ã©tonnant que le production ne suffise pas.

AprÃ¨s beaucoup de demandes, je rÃ©ussi Ã  sortir de PARAKOU. Ici comme ailleurs, il n'y a aucune indication , mÃªme pas la direction de COTONOU.

Le temps semble plus clair qu'habituellement et la route est superbement bitumÃ©e. C'est agrÃ©able de ne plus avoir Ã  slalomer. 

L'accueil est toujours aussi agrÃ©able et je traverse les villages sous les acclamations des villageois. Je dois Ãªtre un peu l'attraction de la journÃ©e.

Je remarque de plus en plus de plantations d'acajou. Sur les arbres, les noix de cajou sont mures, de couleur rouge ou jaune. De nombreuses femmes avec une bassine sur la tÃªte s'en vont les ramasser. Je m'arrÃªte par curiositÃ© l'une d'elles me ramasse quelques fruits et aprÃ¨s en avoir enlevÃ© la noix, m'offre les fruits en me faisant signe de les manger. C'est assez sucrÃ© et trÃ¨s juteux. Les femmes ne ramassent que les noix qui pendent au bout du fruits pour les mener Ã  une usine proche et certainement y Ãªtre emballÃ© et envoyer en Europe pour le plaisir de nos apÃ©ritifs. Je ne parle pas du prix de vente en France et du prix de revient ici.

Au bout de 60 km, j'arrive Ã  TCHAOUROU. Cette petite ville est trÃ¨s agrÃ©able, il y a une petite auberge et un cyber. C'est parfait pour moi et il ne me restera plus que 100 km demain pour atteindre la ville de SAVE.

L'auberge est parfaite, rustique mais propre et il y a tout ce que je demande : salle d'eau, wc, ventilateur, Ã©lectricitÃ© et le tout pour la modique somme de 3 500 F.CFA (5 Â€), je m'installe donc ici pour la journÃ©e aprÃ¨s une coute Ã©tape.

Je vais au cyber mais il n'y a pas de connexions. J'ai l'impression qu'ici les connexions sont rares. Il est 15 h et pour tuer le temps, je m'enfonce dans la brousse pour une promenade d'une heure et demie. La vÃ©gÃ©tation est trÃ¨s dense dans le secteur, j'ai intÃ©rÃªt Ã  rester sur les chemins. Je vois des acajous et des manguiers bien sÃ»r mais aussi des bambous, des karitÃ©s et d'autres essences d'arbres que je ne connais pas. De temps Ã  autre, des maisons avec des cultures autrou : bananiers, maÃ¯s.

Ce qui est Ã©tonnant dans tous ces pays d'Afrique et en particulier au BÃ©nin, c'est le nombre d'Ã©glise de confessions diffÃ©rentes. Catholiques et protestants sont nombreux mais aussi, des Ã©vangÃ©listes, des pentecÃ´tistes, des adventistes, des tÃ©moins de JÃ©hovah et bien d'autres dont je ne connaissais pas l'existence. J'ai l'impression que chacun y va de sa secte et le africains Ã©tant trÃ¨s croyants se laissent facilement influencer. Cette rÃ©flexion n'engage que son auteur mais c'est mon sentiment.
</description></item><item><title>BEMBEREKE / PARAKOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-08 16:41:34</pubDate><description>Dimanche 07 fÃ©vrier 2010    113 km  cumul : 9 713 km
DÃ©nivelÃ© : 660 m

Cette nuit, j'ai eu trÃ¨s chaud. Il faisait plus de 30Â° jusqu'Ã  une heure avancÃ©e de la nuit. La chambre disposait bien d'un ventilateur mais les nombreuses coupures d'Ã©lectricitÃ© le rendait inutile.

Finalement je dÃ©marre alors qu'il ne fait pas encore jour. Le veilleur de nuit m'avait ouvert les portes et attendait que je parte avant de se recooucher. Il faut savoir qu'en Afrique, tous les Ã©tablissements, petits et grands ont un ou plusieurs veilleurs de nuit. Il est vrai que la main d'oeuvre n'est pas chÃ¨re.

Le temps est toujours identique, j'aurai droit encore droit Ã  la chaleur et Ã  l'harmattan. La route semble meilleure mais les trous mÃªme s'ils sont moins nombreux sont toujours au rendez-vous. La circulation est trÃ¨s importante, peut-Ãªtre parce que c'est dimanche. Il me faut faire trÃ¨s attention car aujourd'hui, il est trÃ¨s dangereux de circuler. Je me retrouve rÃ©guliÃ¨rement nez Ã  nez avec un camion en train d'essayer d'en doubler un autre pÃ©niblement. Je ne risuqe souvent pas grand chose car la vitesse est souvent trÃ¨s rÃ©duite.

Si le flot des voitures a considÃ©rablement augmentÃ© ce dimanche, celui des camions Ã©galement et en particulier ceux remplis de coton. A propos de camions, j'ai souvent l'impression d'Ãªtre en France. Je retrouve des noms de transporteurs connus (affrÃ©teurs des transports RamÃ©ro) et en particulier beaucoup de Mazet d'Aubenas. Laurence est d'ailleurs rÃ©guliÃ¨rement sollicitÃ©e par des acheteurs pour envoyer les camions d'occasion en Afrique.

Le paysage est toujours aussi sympa,cultures et forÃªts alternent et je vois beaucoup d'oiseaux. Comme depuis mon entrÃ©e au BÃ©nin, je traverse beaucoup de villages et j'ai toujours droit Ã  mes encouragements.

A partir de 11 h, il commence Ã  faire trÃ¨s chaud et je dÃ©cide de sauter le repas de midi. Je m'alimente Ã  la coureur cycliste afin d'arriver le plus tÃ´t Ã  PARAKOU. C'est chose faite Ã  14 h mais je mettrai plus d'une heure pour trouver un hÃ´tel. Je me fais accompagner par un zem (moto-taxi) qui sont ici trÃ¨s nombreux. Il m'amÃ¨ne dans un hÃ´tel Ã  la pÃ©riphÃ©rie de PARAKOU. Celui-ci ne fera pas l'affaire car demain, je reste une journÃ©e de plus Ã  PARAKOU et je recherche un peu de confort. Je rest une journÃ©e Ã  PARAKOU pour m'occuper un peu de Tornado, je crois qu'il le mÃ©rite. Je dois changer les patins de frein et raccourcir un fois de plus la chaÃ®ne. Je reviens finalement Ã  l'hÃ´tel que j'avais vu Ã  mon arrivÃ©e Ã  PARAKOU oÃ¹ l'accueil n'est pas spÃ©cialement sympa. Cet hÃ´tel est tenu par une franÃ§aise qui fait office de consul honoraire Ã  PARAKOU. Comme la chambre est un peu chÃ¨re, je lui ai demandÃ© un prix. Elle m'a bien fait 10 % mais j'ai eu l'impression de lui arracher un oeil. Quoiqu'il en soit, les chambres sont trÃ¨s confortables avec clim, frigo et tÃ©lÃ©. L'endroit me parait idÃ©al pour me poser un peu.</description></item><item><title>KANDI / BEMBEREKE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-07 19:04:06</pubDate><description>Samedi 06 fÃ©vrier 2010   115 km  cumul : 9 600 km
DÃ©nivelÃ© : 505 m

Je dÃ©marre Ã  7 h 20, le journÃ©e est la copie conforme Ã  celle de la veille. AtmosphÃ¨re couvert de poussiÃ¨res, l'hamattan et la chaleur vont encore frapper.

Je n'ai pas Ã©tudiÃ© l'activitÃ© Ã©conomique du bÃ©nin mais je semble Ãªtre dans une rÃ©gion agricole fertile. Les champs sont en attente de cultures pour l'hivernage, des champs de coton de partout et bien entendu mes vergers d'acajou et de manguiers.

j'arrive Ã  l'entrÃ©e d'un village oÃ¹ je remarque une intense activitÃ© au son des tambours. Ce sont les bÃ©nÃ©volles du village qui nettoient les alentours du centre de santÃ©, le tout rythmÃ© par des musiciens au son du tambour. 

La route semble monter, heureusement que le vent ne souffle pas de face mais de cÃ´tÃ©. La route va certainement Ãªtre Ã©largie car de chaque cÃ´tÃ©, les arbres sont abattus et l'herbe brulÃ©e. Le paysage n'est pas terrible mais les gens du village profitent de cette haubaine pour rÃ©cupÃ©rer le bois. Ce sont essentiellement les femmes que je vois travailler Ã  coup de haches et parfois avec un bÃ©bÃ© dans le dos : que font les homme ici. Si la route doit Ãªtre refaite, ce n'est pas du luxe car maintenant, elle est couverte de trous. Je suis sur une route avec une circulation importante et j'assiste Ã  un ballet Ã©tonnant. Camion, cars, voitures, motos et vÃ©los roulent dans tous les sens pour Ã©viter les trous : Ã  droite, Ã  gauche, en travers. Il faut voir ce spectacle auquel je participe. Quand je dis ballet, je n'exagÃ¨re pas, il me faut d'ailleurs Ãªtre trÃ¨s prudent car je suis au milieu de cette circulation mais je m'amuse bien quand mÃªme car en vÃ©lo, je suis peut-Ãªtre le plus Ã  l'aise pour Ã©viter les trous.

Dans un village, je m'arrÃªte pour photographier des jeunes filles qui fabriquent des morceaux de tissus Ã  l'aide de mÃ©tiers Ã  tisser. C'est la deuxiÃ¨me fois que j'assiste Ã  ce travail depuis ce matin.

Avant d'arriver Ã  BEMBEREKE, je constate au bord de la route quelque chos qui m'intrigue. Des femmes, exclusivement des femmes, sont devant des petits tas, aec de temps Ã  autre des camions qui chargent et je n'arrive pas Ã  savoir ce que c'est. Finalement en sortant de BEMBEREKE, je m'arrÃªte et je constate que ces petits tas, ce sont des tas de cailloux. Les femmes passent leur journÃ©e avec une petite masse Ã  la main et cassent des cailloux qui doivent servir pour les constructions. C'est impressionnant le nombre que je vois au bord de la route. Moi qui croyait que les bagnes Ã©taient supprimÃ©s, j'en suis comme deux ronds de frites. A l'occasion de cette journÃ©e, je fais un amer constat. Aujourd'hui, c'est samedi et tout au long de la journÃ©e, je n'ai pratiquement vu que des femmes travailler, sauf les conducteurs routiers. Dans toute l'Afrique et en particulier ici, on parle beaucoup de l'Ã©mancipation de la femme mais j'ai bien peu que ce ne soit pas encore une rÃ©alitÃ©.

Finalement Ã  2 km de la sortie de BembÃ©rÃ©kÃ©, je trouve un petit hÃ´tel "L'Eldorado" avec une chambre Ã  3 000 F. C'est trÃ¨s rustique mais j'ai un ventilateur, une moustiquaire et de l'eau avec un seau Ã  volontÃ© pour me laver. Le seul inconvÃ©nient, ils ne font pas manger et ce soir, je me dÃ©brouillerai avec ce que j'ai, ce sera petit pois avec un cube Maggi. Ici je suis au calme et tranquille, ce n'est pas plus mal.</description></item><item><title>MALANVILLE / KANDI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-07 18:44:45</pubDate><description>Vendredi 05 fÃ©vrier 2010  107 km  cumul : 9 485 km
DÃ©nivelÃ© : 45 m

Au rÃ©veil, le temps semble couvert, c'est en fait la poussiÃ¨re qui annonce l'harmattan. Il fait relativement frais : 24Â°. Je me sens en pleine forme, prÃªt Ã  affronter les 107 km me sÃ©parant de KANDI.

La route est plate, il n'y a pas de vent, le temps semble brumeux et c'est parfait pour moi. Je traverse toute une zone de cultures, le coin me semble plus riche que du cÃ´tÃ© du Niger. Il y a Ã©galement des plantations d'acajou donnant les noix d'acajou, appelÃ©s chez nous noix de cajou. 

J'arrive enfin Ã  un curieux panneau mettant en garde les automobilistes sur les passages frÃ©quents d'Ã©lÃ©phants et un autre : Danger ElÃ©phants.Des Ã©lÃ©phants, je n'en verrai malheureusement pas mais je passe Ã  proximitÃ© du fameux parc du W qui englobe trois pays : Burkina, Niger et BÃ©nin. Si j'avais voulu visiter ce parc, j'aurai d'ailleurs pu le faire par un de ces 3 pays. 

Du coup, je traverse toute une rÃ©gion de vÃ©ritable forÃªt comme je n'en ai pas encore vue ici en Afrique. Je zieute Ã  droite et Ã  gauche dans l'espoir mais en vain d'apercevoir des Ã©lÃ©phants. Je traverse ensuite des champs de coton. Le coton est bien sÃ»r ramassÃ© mais d'immense tas de coton restent encore dans les champs. Le bord de la route est jonchÃ© de coton tombÃ© des camions. Je suis trÃ¨s Ã©tonnÃ© qu'ici personne ne les ramasse. Je suis persuadÃ© qu'on pourrait en remplir des sacs.

L'atmosphÃ¨re est toujours laiteux. La visibilitÃ© est rÃ©duite et l'hamattan souffle gaillardement. Pour ne pas avoir trop de poussiÃ¨res dans les yeux, j'ajuste mes lunettes de soleil. Ce vent poussiÃ©reux ne me dÃ©range pas trop, bien au contraire, soufflant aux 3/4 arriÃ¨re, il me pousse allÃ¨grement.La route est trÃ¨s vallonnÃ©e mais avec ce vent, je ne m'en rends pas du tout compte.

J'arrive finalement aprÃ¨s un petit pique-nique au bord de la route Ã  KANDI Ã  14 h 30 pas fatiguÃ© du tout mais la chaleur commence Ã  frapper, il doit faire au moins 40 .

Aujourd'hui, j'ai traversÃ© un coin relativement peuplÃ© avec beaucoup de villages. Je n'ai pas arrÃªtÃ© de saluer de la main, d'Ãªtre encouragÃ© et peut-Ãªtre pour la premiÃ¨re fois personne ne m'a rÃ©clamÃ© d'argent ou de cadeau. Souvent les gens se mettent au bord de la route pour m'aplaudir. Je crois que les encouragements des gens dÃ©passent ce que j'ai connu au Maroc et ce n'est pas peu dire.

KANDI est une petite ville assez importante, les hÃ´tels ne manquent pas et je pense que j'y trouverai un cyber. Le premier hÃ´tel oÃ¹ je m'arrÃªte est complet et je demande l'autorisation d'y planter ma tente. Autorisation accordÃ©e mais finalement j'aurai une chambre Ã  partir de 16 h. En attendant, je mets mon carnet de route Ã  jour en dÃ©gustant sous un manguier, une biÃ¨re locale "La BÃ©ninoise".

A 16 h, la chambre n'est pas disponible, j'aurai droit Ã  la chambre du prÃ©sident pour le mÃªme prix. J'ignore qui est ce prÃ©sident mais j'en profite. Je vais dans un cyber, la connexion est parfaite mais ici, c'est une brouhaha infernal. Je m'y reprends Ã  trois fois pour mettre mon carnet de route Ã  jour et j'y renonce finalement, je mettrai Ã  jour Ã  PARAKOU.

En sortant du cyber, il fait nuit noire mais en m'aidant de mon tÃ©lÃ©phone portable, je me dÃ©brouille pour aller manger un plat de riz-poulet pour changer un peu. J'ai deux km pour retourner Ã  l'hÃ´tel. Avec un Ã©clairage public parfois inexistant, c'est un peu le parcours du combattant. Ca grouille de monde de partout, piÃ©tons, cyclistes ou motocyclistes avec ou sans phare se croisent et s'entrecroisent sans problÃ¨me. C'est marrant car moi-mÃªme je m'habitue et je semble relativement Ã  l'aise dans cette semie obscuritÃ©. Quand je pense aux gens qui m'arrÃªtaient dans la rue Ã  GrÃ©oux alors que j'Ã©tais Ã©lu car la lampe devant chez eux Ã©tait grillÃ©e. Ils feraient bien de venir faire un tour en Afrique, ils verraient pou ne verraient rien du tout. Finalement je rentre Ã  l'hÃ´tel sain et sauf pour une bonne nuit rÃ©paratrice.</description></item><item><title>DOSSO  / MALANVILLE (BENIN)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-05 18:59:58</pubDate><description>Mercredi 03 fÃ©vrier 2010 155 km(taxi-brousse) + 12 km = 167 km cumul : 9 378 km

A 7 h., je suis Ã  la gare routiÃ¨re pour charger Tornado et sa remorque sur un taxi-brousse. Cela fait pratiquement 3 jours que je ne manger pas ou trÃ¨s peu. Entre DOSSO et GAYA (155 km), il ne semble pas avoir de villes. Je ne veux pas prÃ©sumer de mes forces et j'en ai assez de rester Ã  DOSSO.

Ce matin je m sens un peu mieux, j'ai dÃ©jeunÃ© volontiers, tout devrait bien se passer. Je ne regrette pas mon choix. Le paysage est une succession de savanes et de semblant de forÃªts. Les villages sont trÃ¨s rares et surtout la route dans un Ã©tat lamentable.Il y a un peu de goudron entre les trous.

Finalement, j'arrive Ã  10 h 30 Ã  GAYA et enfourche Tornado immÃ©diatement en direction du BÃ©nin. Je longe une derniÃ¨re fois le fleuve Niger, dÃ©jÃ  vu Ã  BAMAKO, MOPTI, NIAMEY. Le fleuve est entourÃ© de riziÃ¨res. J'ignore la quantitÃ© de riz que permet de cultiver le fleuve Niger mais cela doit Ãªtre impressionnant, tout comme le SÃ©nÃ©gal d'ailleurs.

Avant de traverser le Niger, je passe sans soucis la frontiÃ¨re du pays du mÃªme nom. De l'autre cÃ´tÃ© du pont, c'est le BÃ©nin. Je reÃ§ois un accueil trÃ¨s chaleureux de la part de la police et me voilÃ  au BÃ©nin oÃ¹ l'ambiance me semble plus dÃ©contractÃ©e.Ce n'est peut-Ãªtre qu'une impression.

Je m'arrÃªte dans un hÃ´tel en rÃ©novation tenu par des franÃ§ais "La rose des Sables", drÃ´le de nom, dans un pays verdoyant. A midi, j'arrive Ã  manger de bon appÃ©tit, je semble sur le mieux. Je dÃ©cide malgrÃ© tout de rester ici un jour de plus car je veux tout de mÃªme profiter au maximum de mon voyage et non galÃ©rer sur les routes. J'aurai tout de mÃªme fait aujourd'hui 12 km : c'est un exploit.

La Rose des Sables a Ã©tÃ© dÃ©baptisÃ©e par le couple de franÃ§ais qui vient d'acheter, c'est maintenans "Les Relais du Soleil". Ici, je suis trÃ¨s bien reÃ§u, les proprio sont sympa ainsi que le personnel. Les chambres sont propres et confortables et la cuisine est excellente. Bon endroi pour me retaper, j'y suis nettement mieux que dans mon sinistre hÃ´tel de DOSSO et moins cher.

J'ai trainÃ© toute la journÃ©e dans MALANVILLE Ã  la recherche d'un hypothÃ©tique Cyber mais en vain. Les gens sans trop savoir ce que je demandais me balladaient d'un bout Ã  l'autre de la villeC'est simple, des cyber ici, il n'y en a pas. Ce sera pour une autre fois.</description></item><item><title>DOSSO (convalescence)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-02 10:46:00</pubDate><description>Lundi 1 fÃ©vrier 2010
mardi 2 fÃ©vrier 2010

Je passe ma journÃ©e du lundi Ã  errer comme une Ã¢me en peine. Dormir, boire sont les principales activitÃ©s de ma journÃ©e. Ici il n'y a de toutes faÃ§ons pas grand chose Ã  faire.

Je vais dans une pharmacie pour acheter de l'Ercefuryl. Je fais un amer constat. La boÃ®te de mÃ©dicaments me coÃ»te 3 3330 F. CFA et je ne l'utiliserai certainement pas totalement, du moins je l'espÃ¨re. A raison de 150 F. le bol de riz avec un peu de sauce (un repas pour un nigÃ©rien), le prix de mon mÃ©dicament permettrait Ã  un nigÃ©rien de prendre 22 repas : Ã©difiant non. Pas Ã©tonnant qu'ici ils utilisent souvent les mÃ©thodes traditionnelles, ils n'ont surtout pas les moyens de se soigner.

J'ai du mal Ã  supporter la misÃ¨re qu'il rÃ¨gne dans cette ville grouillantes de monde. Je suis sans arrÃªt interpelÃ© par des jeunes et moins jeunes qui me rÃ©clament de l'argent pour  manger. Mois qui ne suis dÃ©jÃ  pas Ã  l'aise dans le mÃ©tro parisien, ici je ne vous dis pas. 

La journÃ©e se passe difficilement, je n'ai pas d'appÃªtit et j'avale en me forÃ§ant une une demi-assiette de riz blanc (c'est dÃ©guelasse). 

Je me renseigne pour prendre un taxi-brousse  demain matin pour la frontiÃ¨re mais avec les conseils de Laurence, je dÃ©cide de rester Ã  DOSSO une journÃ©e de plus et essayer de me retaper.

Heureusement que par hasard, j'ai trouvÃ© un cyber, j'aurai ainsi de quoi m'occuper.

Depuis plus de 5 mois de voyage, c'est mon premier ennui de santÃ©. Je me rends compte de la difficultÃ© de me retrouver seul, malade et avec un seul vÃ©lo comme moyen de locomotion. C'est l'apprentissage du voyage solitaire qui continue</description></item><item><title>NIAMEY  / DOSSO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-02-01 15:35:20</pubDate><description>Dimanche 31 janvier 2010  82 km + 65 km taxi-brousse   cumul : 9 211 km
DÃ©nivelÃ©  435 M

A l'hÃ´tel "les Roniers", je suis trÃ¨s bien, l'Ã©tablissement est confortable, le personnel trÃ¨s gentil mais il ne faut pas se laisser aller

Ce matin, je prends la direction du BÃ©nin non sans un petit problÃ¨me de ventre : on verra bien. Je me croyais guÃ©ri mais j'ai dÃ» faire une rechute. Pour la premiÃ¨re fois, j'ai du mal Ã  avaler mon petit dÃ©jeuner.

Pour l'instant tout va bien et il me faut prÃ¨s de 20 km pour sortir de NIAMEY et je suis enfin dans la campagne. Le paysage est assez quelconque, dÃ©sertique, que de la vÃ©gÃ©tation rase et beaucoup moins joli que mon arrivÃ©e sur NIAMEY l'autre jour. Je suis rapidement obligÃ© de m'arrÃªter pour un besoin pressant, je crois que je suis encore plus malade qu'avant mon arrivÃ©e Ã  NIAMEY. Je suis obligÃ© de m'arrÃªter 4 ou 5 ois avant de dire pouce.

Le vent est toujours contraire et assez violent, la route monte un peu et mon ventre ne va pas au mieux. Je bois beaucoup mais ne peux m'alimenter. A KOURE, j'espÃ¨re un hÃ´tel mais il n'y a rien, juste un petit village oÃ¹ j'aurais aimÃ© m'arrÃªter. C'est ici qu'il y a encore un petit troupeau de girafes, les derniÃ¨res d'Afrique de l'Ouest. Dommage mais je ne suis pas en Ã©tat de m'arrÃªter.

Je continue donc ma route dans l'espoir de trouver un hÃ´tel Ã  BIRNI-GAROUE mais rien n'est moins sÃ»r et je suis de plus en plus dans le dur. En arrivant dans un village dont je ne me souviens pas le nom, je mets mon clignotant Ã  droite et dÃ©cide de prendre un taxi-brousse pour DOSSO oÃ¹ je suis sÃ»r de trouver un hÃ´tel. Le voyage se passera trÃ¨s bien d'autant que l'on m'a laissÃ© la place de choix : Ã  cÃ´tÃ© du chauffeur.

ArrivÃ© Ã  DOSSO, je dÃ©couvre la petite ville de province typique. Tout en poussiÃ¨re, trÃ¨s sale et un aspect pas trÃ¨s encourageant. Je rentre dans le premier hÃ´tel venu, l'hÃ´tel "Djerma". L'accueil est trÃ¨s froid (Ã©tonnant au NIGER) et l'hÃ´tel complÃ¨tement dÃ©labrÃ©, tout semble Ã  l'abandon. Heureusement ma chambre, appelÃ©e pompeusement mini-suite est relativement en Ã©tat et propre. Elle est immense, avec climatiseur, ventilateur qui ne fonctionne pas, frigo en Ã©tat, tÃ©lÃ© sans image mais avec douche et WC. Ce n'est pas les deux cafards que je tue qui vont me rebuter, j'ai besoin de me refaire une santÃ©. Le soir, je vais manger du riz blanc au restaurant des Arts, qui n'a d'arts que le nom et me couche de bonne heure pour une nuit rÃ©paratrice. Je dÃ©cide de rester une nuit de plus car je ne me vois pas en pleine brousse dans cet Ã©tat. Demain, j'aviserai.</description></item><item><title>NIAMEY  (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-30 12:12:18</pubDate><description>Jeudi 28 janvier 2010
au Samedi 30 janvier 2010


J'attends le coup de fil d'Edith qui me confirme qu'Ã  OUAGA, le visa nigÃ©rian est Ã  35 000 F, assez cher auss, mmais je suis encore loin des 75 000 F annoncÃ©. J'hÃ©site Ã  retourner Ã  l'ambassade du NigÃ©ria pour essayer de voir un supÃ©rieur pour dÃ©noncer l'arnaque de l'employÃ©. A force de me renseigner, et confirmamnt ce que je savais, le NigÃ©ria n'est pas un pays trÃ¨s sÃ»r. Un prÃ©sident absent pour maladie depuis plus de deux mois, affrontements chrÃ©tiens-musulmans Ã  JOS (500 morts), bandits le long des routes, sont assez de raisons pour Ã©viter le NigÃ©ria. D'ailleurs depuis le SÃ©nÃ©gal, tout le monde me dÃ©conseille le NigÃ©ria.NigÃ©ria rayÃ© pour moi, je passerai directement par le Tchad.

Je vais pour rien Ã  l'ambassade du Tchad : fermÃ©. Le lendemain vendredi, j'y vais donc et on m'annonce que le visa moyennant 15 000 F est possible mais dans un dÃ©lai d'un mois. J'essaye de parlementer avec l'employÃ© de service. Celui-ci trÃ¨s gentil, m'explique que les dossiers vont au service des affaires Ã©trangÃ¨res pour avis et qu'il ne peut faire autrement. Il me dÃ©conseille d'aller directement Ã  la frontiÃ¨re oÃ¹ les visas ne sont pas dÃ©livrÃ©s. Un policier peut Ã©ventuellement me faire passer sans visa mais c'est trÃ¨s alÃ©atoire et Ã  mes risques et pÃ©ril. Je suis Ã  vÃ©lo et ne peux me permettre de faire chou blanc Ã  la frontiÃ¨re. Que faire ? J'Ã©tudie la carte et la seule solution c'est le BÃ©nin. A COTONOU, j'aviserai pour prendre un bateau ou l'avion pour DOUALA au Cameroun et Ã©viter le NigÃ©ria. De toute maniÃ¨re, toutes ces tracasseries administratives, j'en Ã©tais conscient avant mon dÃ©part et cela n'entame nullement mon moral.

Je vais de ce pas Ã  l'ambassade du BÃ©nin oÃ¹ je nÃ©gocie mon visa pour la journÃ©e (normalement 48 h) et moyennant 12 000 F, je rÃ©cupÃ¨re mon visa aprÃ¨s 15 h. En attendant, je vais me promener dans NIAMEY. A un endroit, dans les arbres, je vois d'immenses chauve-souris qui attendents la nuit pendues par le pattes arriÃ¨res. Je n'ai jamais vue de chauve-souris de cette taille, c'est vraiment impressionnant. Elles sont signalÃ©es dans les guides et surnommÃ©es chiens-vilant.

Une autre surprise m'attend un peu plus loin : une course cycliste. Elle est organisÃ©e par un franÃ§ais Jean-Michel VILLEMAUX qui habitde LA BOUILLADISSE, dans la banlieur marseillaise. C'est un passionnÃ© de vÃ©lo qui organise la course de l'espoir, une sensibilisation sur le sida. Il m'invite d'ailleurs Ã  la prochaine Ã©dition en Afrique, en janvier 2011. La course est assez amusante, une douzaine de participants avec des vÃ©los dont nos jeunes ne voudraient pas. C'est hyper organisÃ©, motards, policiers et les radios et tÃ©lÃ© du pays. Je rencontre le prÃ©sident de la fÃ©dÃ©ration nigÃ©rienne de cyclisme, fÃ©dÃ©ration en balbutiement, mais c'est Ã©tonnant qu'elle existe. L'aprÃ¨s-midi, je rÃ©cupÃ¨re sans problÃ¨me mon passeport Ã  l'ambassade du BÃ©nin.

Pour mon dernier jour Ã  NIAMEY, je reste Ã  l'hÃ´tel pour vÃ©rifier un peu le vÃ©lo et me reposer. Je ne sais pas sit je me reposerai car Ã  l'hÃ´tel, ils accueillent une immense rÃ©ception. C'est la fÃªte nationale NestlÃ©, une fÃªte de fin d'exercice. Des dizaines et des dizaines de jeunes arrivent Ã  moto pour faire la fÃªte. Le parc de la piscine est rempli de jeunes en tee-shirts NescafÃ© et Maggi. Ce sont tous les reprÃ©sentants du Niger et en particulier tous ces jeunes qui vous vendent du ness Ã  tous les coins de rue. CÃ  va jouer, danser, bref il va y avoir de l'ambiance.

Je termine en souhaitant un BON ANNIVERSAIRE Ã  mon Ã©pouse Laurence.</description></item><item><title>TORODI  / NIAMEY</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-28 17:48:28</pubDate><description>Mercredi 27 janvier 2010      69 km   cumul : 9 064 km
DÃ©nivellÃ© : 235 m

Ce matin l'Ã©tape sera courte, aussi, grÃ¢ce matinÃ©e et je dÃ©marre Ã  6 h 45. Quand je n'ai pas la pression des Ã©tapes longues, c'est de suite plus agrÃ©able et je n'hÃ©site pas Ã  m'arrÃªter pour prendre des photos.

Aujourd'hui, le paysage est magnifique quoiqu'assez dÃ©sertique. Cette latÃ©rite donne des couleurs rouges foncÃ©es  splendides et les villages sur fond de latÃ©rite sont trÃ¨s photogÃ©niques.

Je croise beaucoup de gens en vÃ©lo qui vont couper le peu de bois qu'ils trouvent. Ils quittent la route pour la piste Ã  la recherche d'un arbre qu'ils coupent,k le chargent sur le vÃ©lo et repartent en quÃªte d'un autre.

Depuis que je suis en Afrique de l'Ouest, Ã  l'entrÃ©e de pratiquement chaque village, un ou plusieurs panneaux annoncent un projet (Ã©ole, centre de santÃ©, assainissement, adduction d'eau, etc) financÃ© par une ONG. J'ai le sentiment que l'Afrique est ainsi sous perfusion. Je fais appel aux spÃ©cialistes de la santÃ©, perfusion ne veut-il pas dire survivre et non guÃ©rir. Mon frÃ¨re Serge a Ã©tÃ© sous perfusion pendant des mois, cela ne l'a pas enpÃ©chÃ© de partir. VoilÃ  le genre de question que je me pose sur mon vÃ©lo car la misÃ¨re est troujours prÃ©sente et je ne vois pas de solution pour l'Afrique.

Quoiqu'il en soit, je traverse un rÃ©gion magnifique et arrive aux portes de NIAMEY dans un havre de verdure. Le fleuve Niger fait son effet. Je choisi d'aller dans un hÃ´tel conseillÃ© par le LonÃ©ly Planet : Les Roniers. Cet hÃ´tel est distant de 7/8 km du centre ville mais un peu de paix et de confort me fera du bien, surtout que depuis ce matin, je suis un peu dÃ©rangÃ© du ventre. Je suis bien accueilli dans cet hÃ´tel oÃ¹ bien sÃ»r avecc mon vÃ©lo, je surprends passablement.

Dans le restaurant assez chic, des nigÃ©riens en costume cravate dÃ©jeune et je suis toujours surpris de l'Ã©cart qu'il rÃ¨gne dans ces pays. Entre ces gens qui font bombance et ceux que je rencontre dans la brousse, il y a bien plus qu'un monde. MÃªme si des Ã©carts existent en France, ils ne sont pas si criants.

Je suis Ã©galement allÃ© Ã  l'ambassade du NigÃ©ria pour mon visa. L'employÃ© pas trop sympathique (il a le droit) me demande 75 000 F CFA (115 Â€), ce qui est une somme exorbitante. Je refuse donc et je vais me renseigner auprÃ¨s d'Edith qui connait les gens de l'ambassade du NigÃ©ria Ã  OUAGADOUGOU ; Internet m'annonce 30 000 F CFA. Je suis loin du compte, l'employÃ© doit se servir au jpassage. Qu'Ã  cela ne tienne, je ne suis pas pret de mettre 75 OOO F dans un visa. Dans ces conditions j'Ã©viterai le NigÃ©ria et passerai par le Tchad. AFFAIRE EN COURS.

</description></item><item><title>KANTCHARI / TORODI (SUITE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 20:23:11</pubDate><description>Erreur de frappe : suite et fin


je n'ai pas la force de pÃ©daler jusque NIAMEY, d'autant qu'il fait trÃ¨s trÃ¨s chaud.

Demain, je n'ai que 60 km, il ne devrait pas y avoir de soucis pour Ãªtre Ã  NIAMEY avant midi.

Je prÃ©vois une halte de plusieurs jours Ã  NIAMEY car je dois y faire mon visa pour le NigÃ©ria. J'en profiterai ains pour visiter la capitale.</description></item><item><title>KANTCHARI / TORODI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 20:20:09</pubDate><description>Mardi 26 jnvier 2010     82 km   cumul : 8 995 km
DÃ©nivellÃ© : 160 m

RÃ©veil trÃ¨s tÃ´t (4 h 30), je dÃ©marre Ã  la frontale car j'ai l'intention si le vent me le permet d'aller jusque NIAMEY (140 km) et avec le passage de la frontiÃ¨re, je peux perdre du temps.

Je passe le poste frontalier burkinabÃ© en pleine nuit et les policiers se demandent s'ils n'ont pas affaire Ã  un extraterrestre. Comme d'habitude, je passe plus de temps Ã  raconter mon voyage qu'en formalitÃ©s.

Le jour se lÃ¨ve, il fait frais, la route est plate, en excellent Ã©tat, j'avance bien. Je suis maintenant au Niger, je n'y vois pour l'instant aucun changement si ce n'est que la dÃ©forestation est encore plus Ã©vidente et le ravinement sur cette terre en latÃ©rite Ã  fait son oeuvre. J'ai mÃªme la chance de voir un perroquet, il y avait bien longtemps que je n'en avais pas vu.

Le poste de police nigÃ©rien se passe sans souci et assez rapidement. Ce matin le temps est couvert et il y a des mois que je n'avais pas vu un nuage, je ne savais mÃªme pas qu'il en existait encore. Malheureusement le soleil et la chaleur font vite leur apparition ainsi que monsieur le vent. Je ne sais pas, si c'est la chaleur, le vent ou la biÃ¨re ou les trois Ã  la fois, mais je suis plantÃ© sur la route et la fatigue se fait vite sentir.

A TORODI, il est 12 h 30 et je renonce Ã  mon projet de me rendre Ã  NIAMEY. Je trouve difficilement un hÃ´tel. Il est conforme Ã  ceux des nuits prÃ©cÃ©dents. Il y a bien une salle de bain mmais toute dÃ©glinguÃ©e. Il y a bien l'Ã©lectricitÃ© mais de 16 h Ã  24 h. De toute maniÃ¨re, je n'ai pas le chois car je n'ai pas la force de pÃ©daler jusque NIAMEY</description></item><item><title>MATIAKOALI / KANTCHARI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 20:08:58</pubDate><description>Lundi 25 janvier 2010   61 km    cumul : 8 913 km
DÃ©nivellÃ© : 115 m

5 h et un petit dÃ©jeuner dans le noir avec une frontale qui dÃ©faille. Qu'importe, j'ai du pain, et de la confiture et le rÃ©chaud fonctionne. Ce matin, il y a quelques nuages dans le ciel, j'avais oubliÃ© que Ã§a existait.

La matinÃ©e sera trÃ¨s courte, j'avale sans problÃ¨mes mes 60 km me sÃ©parant de la derniÃ¨re ville burkinabÃ©e. Je suis Ã  KANTCHARI Ã  10 h 30 mais je prÃ¨fÃ¨re ne passer la frontiÃ¨re que demain.

Une grosse chaleur s'annonce et le vent est faible. Je trouve un petit hÃ´tel semblable Ã  celui d'hier avec l'Ã©lectricitÃ© en plus. La patronne m'annonce fiÃ¨rement une salle de bain, effectivement, une petite piÃ¨ce avec un seau d'eau fait office de salle de bain.

J'ai tout de mÃªme le sentiment d'Ãªtre au bout du monde, dans une rÃ©gion trÃ¨s particuliÃ¨re. CC'est marrant comme dans le mÃªme pays, une rÃ©gion peut etre aussi diffÃ©rente. Jusqu'Ã  prÃ©sent, j'avais Ã©tÃ© agrÃ©ablement surpris par le Burkina Faso. Les rÃ©gions de BANFORA, BOBO ou OUAGA, me paraissaient au niveau de ses voisins, le Mali ou le SÃ©nÃ©gal. Ici, on sent vraiment la misÃ¨re et la vie doit y Ãªtre trÃ¨s dure. C'est peut-Ãªtre la proximitÃ© du Niger, un pays du Sahel.

Je suis Ã  une quinzaine de km du Niger et demain, je passe dans mon huitiÃ¨me pays, un des derniers pays de l'Afrique de l'Ouest puisque le Cameroun fait la transition entre l'ancien AOF et AEF. 

La journÃ©e sans aucun Ã©lÃ©ment particulier, si ce n'est que les cyclises sont toujours autant collants. Ils prennent ma roue quand je les double et si je m'arrÃªte, ils s'arrÃªtent aussi. Ils me donnent l'impression de faire la compÃ©tition avec moi.

Pour info, je viens de vÃ©rifier la tempÃ©rature de ma chambre : 31Â°. Ce soir, changement de menu, au lieu du riz ou des spaguettis, j'ai commandÃ© Ã  Brigitte des frites et du poulet dans son restaurant "La Maison Blanche". J'aurai Ã©galement l'occasion de boire quelques biÃ¨res avec quelques clients qui me feront coucher un peu tard.</description></item><item><title>FADA / MATIAKOALI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 19:52:41</pubDate><description>Dimanche 24 janvier 2010       104 km  cumul : 8 852 km
DÃ©nivellÃ© : 240 m

Je suis bien Ã  FADA mmais il faut penser Ã  repartir. Ce matin, debout Ã  5 h, je charge la remorque et je vais dÃ©jeuner Ã  mon petit kiosque. pas de vent, il fait un peu frais, les conditions sont rÃ©unies pour passer une bonne journÃ©e.

La route est agrÃ©able, relativement plate et le paysage plus sympa que les jours prÃ©cÃ©dents. C'est une alternance de fÃ´rets, de savanes, de cultures et aux abords des villages, beaucoup de magnifique manguiers et des baobabs.

Les villages se succÃ¨dent, tout le monde me dit bon jour et bonne arrivÃ©e, mÃªme les gamins qui ne me rÃ©clament rien. Le vent se lÃ¨ve lÃ©gÃ¨rement et dans la journÃ©e, ne soufflera pas trop fort. 

C'est Ã©galement une rÃ©gion cotonniÃ¨re, le coton est dÃ©jÃ  rÃ©coltÃ© et des tas dans les champs sont en attente d'Ãªtre ramassÃ©. Il y a beaucoup de cyclistes entre les villages et je me retrouve rÃ©guliÃ¨rement avec deux ou trois vÃ©los en train de discuter. Bien que parfois, j'aimerais plutÃ´t Ãªtre seul, il me faut jouer le jeu.

Je me retrouve finalement Ã  OUGAROU, terme de ma journÃ©e sans trop m'en apercevoir. J'avais repÃ©rÃ© sur la carte un campement de chasse. C'est le campement du Lion, je m'y rends par une piste de 3 km. C'est l'occasion de voir Ã  quoi Ã§a ressemble. En fait, c'est un campement fait de fausses cases avec piscine, animations, une sorte de club. Ils ne prennent qu'en pension complÃ¨te avec toutes les activitÃ©s pour le modique prix de 35 000 F. (54 Â€). C'est bien sÃ»r trop cher pour moi, d'autant que je n'ai pas l'utilitÃ© de toutes ces activitÃ©s. J'aurai fait mes 6 km de piste pour rien, mais j'aurai vu.

Au village, j'achÃ¨te du pain et je dÃ©cide de continuer ma route jusque MATIAKOALI, distant de 25 km. Je n'avais pas prÃ©vu e faire autant de km aujourd'hui, mais nÃ©cessitÃ© fait loi. 

Finalement j'arrive Ã  MATIAKOALI vers 14 h et j'ai droit Ã  mon premier contrÃ´le d'identitÃ© burkinabÃ©. Je n'aprÃ©cie pas trop l'attitude du gradÃ© qu me parle allongÃ© et me dit de montrer mes papiers Ã  son subalterne. Je le lui fait sentir mais je n'y peux rien, c'est ma nature. Non,mais pour qui se prend-il ? Le gendarme qui me contrÃ´le est trÃ¨s gentil et m'indique une association qui fait dormir.

Je reprends la route et ne trouve pas cette association. Le gendarme en question, avec un collÃ¨gue en moto, me rattrape et me mÃ¨ne Ã  cette association. Il rattrape bien l'impolitesse de son chef. L'hÃ©bergement n'est pas terrible, une chambre sans lumliÃ¨re, une salle d'eau sans eau (il faut se laver avec un seau) et un lit pas trop propre. Qu'importe, je dormirai dans mon sac Ã  viande et pour 3 000 F (4,6 Â€) je ne fais pas trop le difficile surtout que je suis content d'avoir trouvÃ© quelque chose;

Ici, il y a l'ambiance car nous sommes en pleine CAN (coupe d'Afrique des nations) et les jeunes du village se sont donnÃ©s rendez-vous pour regarder ANGOLA / GHANNA Ã  la TV. Ils ne font pas restaurant, j'irai faire quelques courses au village jpour manger ici et pouvoir dÃ©jeuner avant de repartir demain matin pour une petite Ã©tape de 60 km jusque KANTCHARI : je suis Ã  80 km de la frontiÃ¨re nigÃ©rienne.</description></item><item><title>FADA N'GOURMA (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-27 19:31:16</pubDate><description>Vendredi 22 janvier 2010
Samedi 23 janvier 2010

N'ayant pas le courage de me lever, je m'octroie une journÃ©e de repos Ã  FADA. Trouvant cette ville sympathique et voulant mettre mes carnets de route Ã  jour, je dÃ©cide de rester un jour de plus. Ne suis-je pas en Afrique pour dÃ©couvrir et non ne faire que des km.

Je trouve le matin, un petit kiosque oÃ¹ je peux dÃ©jeuner au milieu des burkinabÃ©s. Je dÃ©jeune Ã  la franÃ§aise, pain, beurre, cafÃ© et lait. Autour de moi, c'est omelette, pÃ¢tes, viandes, poissons, chacun ses habitudes. Un matin, je serai Ã  la mÃªme table qu'un colonnel de gendarmerie, un gendarme avec son pistolet mitrailleur, deux quidams. Tout ce petit monde se mÃ©lange sans problÃ¨mes. 

Un jeune garÃ§on se propose de me payer mon cafÃ©, je refuse poliment et je le retrouve au cyber. Il m'explique qu'il a 22 ans, il a perdu son pÃ¨re et sa mÃ¨re Ã©lÃ¨ve ses 5 petites soeurs. Cette annÃ©e de scolaritÃ© (BEP Ã©lectricitÃ©) est payÃ© pour la derniÃ¨re fois par une association car il a dÃ©passÃ© la limite d'Ã¢ge. Il veut s'en sortir et espÃ¨re s'orienter dans les Ã©nergies renouvelables. Je suis persuadÃ© que c'est une grande chance pour l'Afrique qui continue de fabriquer l'Ã©lectricitÃ© au fioule alors qu'ici le soleil et je suis bien placÃ© pour le savoir, le vent souffle. Dans la discussion, je lui livre ma leÃ§on de vie : "qui veut peut". Nous prenons rendez-vous pour dÃ©jeuner ensemble et Ã  13 h, il me remet une lettre boulversante avec sa photgo en footballeur. Il a Ã©tÃ© trÃ¨s marquÃ© par mon proverbe et se promet de cultiver deux fois plus pendant les vacances pour se payer ses Ã©tudes. Je ne vous livrerai pas l'intÃ©gralitÃ© de sa missive mais elle me touche beaucoup. Elle finit par je suis africain et j'ai peur de l'Afrique. C'est la deuxiÃ¨me fois, Samuel Ã  l'institut oÃ¹ je marque les esprits. Un europÃ©en qui accepte de souffrir pour atteindre son objectif, cela les marque beaucoup car nous pourrions voyager dans le confort et ils le savent.

En sortant du cyber, je suis invitÃ© par deux jeunes pour boire une biÃ¨re oÃ¹ nous discutons de beaucoup de choses et en particulier de l'avenir des burkinabÃ©s. Nous nous donnons rendez-vous pour continuer cette conversation samedi puisque je rest un jour de plus, Ã  l'occasion d'un petit repas.

Ici, je trouve tout le monde sympa et je m'y sens trÃ¨s Ã  l'aise. J'en partirai Ã  regret. Autre caractÃ©ristique de cette ville, c'est cette jeunese trÃ¨s nombreuse tous habillÃ©s aux couleurs de leur Ã©cole qui vont Ã  vÃ©lo Ã  l'Ã©cole. Ici pas de taxi, il n'y a que des taxi-motos et c'est en taxi-moto que je circule pour aller au restaurant.

Vendredi, j'Ã©tais dans ma chambre d'hÃ´tel et l'hÃ´tesse frappe Ã  ma porte :"on vous demande". Dans le hall d'entrÃ©e je retrouve Gaston et Alli-Mammi. Quelle surprise, en fait il va retrouver un cinÃ©aste nigÃ©rien Ã  NIAMEY pour une revue. Je les revoie samedi Ã  l'occasion de leur retour.

Ce soir, je vais essayer de ne pas me coucher tard pour attaquer tÃ´t demain matin je prÃ©vois 70 km et pense atteindre Niamey, distant de 300 km en quatre jours.
</description></item><item><title>OUAGADOUGOU (3ème EPISODE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-23 17:43:50</pubDate><description>Jeudi 31 dÃ©cembre 2009
au samedi 15 janvier 2010
         SÃ©jour BurkinabÃ© et Malien de Laurence et GÃ©rard (3Ã¨me et dernier Ã©pisode)


En premier lieu, j'avais oubliÃ© une petite anecdote du pays Dogon. A l'occasion de la visite du village de INDELLI (Abel), nous sommes passÃ©s avec notre guide Ali devant un site animiste oÃ¹ l'on baptisÃ© les gens autrefois.

Ali n'a rien trouvÃ© de mieux que de me baptiser : EndÃ© GuÃ©nÃ© (qui aime l'humanitÃ©) et Laurence a Ã©tÃ© baptisÃ©e MolibÃ©mo (vivons ensemble). Je ne sais pas si Ali fait de mÃªme avec tous ses clients mais avec Laurence nous sommes contents de ses prÃ©noms.
Aute surnom qui me fut donnÃ© par Aruna, le guide de nos amis suisses : Papa tranquille, pas mal aussi.

A partir de SEVARE, nous avions prÃ©vu un jour pour la visite de DJENNE et sa superbe mosquÃ©e et deux jours sur un pinasse sur le fleuve Niger Ã  MOPTI. Nous dÃ©cidons de  consacrer le lundi Ã  du repos complet pour Laurence afin qu'elle puisse rÃ©cupÃ©rer. Je vais Ã  MOPTI en taxi pour retirer de l'argent car je dois payer le solde Ã  Ali qui va gentiment nous consacrer ces trois jours.

Nous faisons la connaissance d'un couple encore sympathique, dÃ©cidÃ©ment tout le monde est sympa en Afrique. Il s'agit de Cindy et Sylvain, un couple de bretons. Elle est infirmiÃ¨re Ã  l'hÃ´pital de RENNES et lui est mÃ©decin anesthÃ©siste Ã  l'hÃ´pital public de SAINT BRIEUX. Le courant passe de suite. Il est en nÃ©gociation avec un guide pour aller faire le Pays Dogon. Laurence se repose trÃ¨s bien dans cet hÃ´tel oÃ¹ la gÃ©rante, une franÃ§aise est trÃ¨s accueillante. Cet hÃ´tel trÃ¨s calme et confortable nous fait du bien aprÃ¨s la vie un peu spartiate du Pays Dogon. Nous nÃ©gocions avec Ali, la location d'un fourgon pour nous emmener Ã  DEJENNE. C'est un  peu cher mais c'est la seule solution pour faire DEJENNE sur un jour. Nous proposons Ã  Sylvain et Cindy de partager le prix mais ils partent demein. Le mardi, Sylvain me demande si mon offre tient toujours car ils n'ont pu se mettre d'accord avec leur guide. Nous partageons ce fourgon Ã  quatre et l'oncle d'Ali pourra prendre des passagers en route pour rentabiliser le voyage. Ils nous demande ainsi 50 000 F. pour 4 ce qui est raisonnable. MNous profitons donc de ce voyage pour faire plus amples connaissances avec nos nouveaux amis bretons. En cours de route, nous nous arrÃªtons dans un superbe marchÃ©, c'est l'occasion qui fait le larron. L'oncle d'Ali prendra des passagers en route donnant ainsi Ã  notre voyage une couleur local. Pour arriver Ã  DEJENNE nous prendrons le bac pour traverser le Bani. A DEJENNE, un guide local rÃ©servÃ© par Ali nous fera visiter DEJENNE dans de bonnes conditions. AprÃ¨s un bon repas un peu long, mais c'est classique en Afrique, nous visitons la ville et sa fameuse mosquÃ©e, la plus grande mosquÃ©e du monde en banco. Elle est magnifique mais je l'ai tellement vue en photo de partout que je suis un peu dÃ©Ã§u. Cela m'a fait le mÃªme impression que la premiÃ¨re fois que j'ai vu le Mont St Michel oÃ¹ j'ai eu l'impression de voir une carte postale. DJENNE est une ville particuliÃ¨re avec une architecture tout en banco protÃ©gÃ©e par l'UNESCO. C'est une ville essentiellement musulmane avec beaucoup d'Ã©oles coraniques. Le retour sera assez long et toujours avec des autochtones pris au bord de la route par l'oncle d'Ali qui sera ravi de son voyage.

Laurence va un peu mieux mais ce n'est pas tout Ã  fait Ã§a. Le lendemain, nous partons Ã  MOPTI en taxi collectif avec un pneu avant Ã©clatÃ©Ã  la clef, heureusement le vÃ©hicule ne roulait pas trop vite. Nos amis bretons sont clouÃ©s Ã  l'hÃ¶tel car c'est au tour de Cindy d'Ãªtre malade. La visite de MOPTI, un port sur le Niger st trÃ¨s sympa. Nous dÃ©couvrons l'activitÃ© du premier port Malien, les pinasses et le marchÃ©. Les photos seront plus parlantes. Nous rentrons dans une 404 bÃ¢chÃ©e Ã  16 ou 17 Ã  l'arriÃ¨re.

Le lendemain, c'est le retour pour OUAGA et je redoute la journÃ©e qui promet d'Ãªtre longue d'autant que Laurence a rechutÃ© et n'est pas au mieux de sa forme. Nous remplissons un taxi collectif avec Sylvain et Cindy, ainsi qu'une dame accompagnÃ©e de son guide Chaque couple achÃ¨tera une place supplÃ©mentaire afin que le vÃ©hicule dÃ©marre de suite. Nous laissons la dame et nos amis Ã  KANIDOMBOLE en route pour le pays Dogon. AprÃ¨s bien des pÃ©ripÃ©ties nous arrivons pÃ©niblement Ã  KORO. Pour ce faire, le chauffeur aspirait l'essence dans le carburateur, faisant un Ã  deux km et recommenÃ§ait, le tout pendant une vingtaine de km. A KORO, c'est le mÃªme cinÃ©ma qu'Ã  l'aller, le taxi-brousse est plein et il nous faut attendre 17 passagers pour remplir le deuxiÃ¨me. J'installe Laurence au plus mal ur mon matelas gonflable et essaye en vain de faire du stop sans succÃ¨s. N'en pourant plus, Laurence ayant mÃªme un peu de tempÃ©rature, j'achÃ¨te toutes les places d'un vÃ©hicule pour le faire dÃ©marrer de suite. Nous quittons KORO sans regret, d'autant que le premier taxi-brousse dÃ©jÃ  plein n'a pas encore dÃ©marrÃ©. AprÃ¨s une route chaotique, nous arrivons Ã  OUAHIGOUYA oÃ¹ il nous faut attendre deux heures pour le dernier bus pour OUAGA. Heureusement que j'ai pris l'initiative de louer ce fourgon, nous Ã©tions quitte pour coucher Ã  OUAHIGOUYA. Nous arrivons Ã  la gare routiÃ¨re de OUAGA, il est 20 h, ilfait nuit et prenons le premier taxi venu. Ce taxi perd sont pot d'Ã©chappement et nous sommes obligÃ©s de changer de taxi. Nous confirmons que tout voyage en Afrique est bien une aventure.

En arrivant Ã  l'institut, Edith preccrit des mÃ©dicaments Ã  Laurence qu'Ali s'empresse d'aller chercher. Le lendemain, Laurence un peu fatiguÃ©e se repose pendant que je vais sans succÃ¨s chercher mon visa au consulat du Niger. L'aprÃ¨s-midi Edith nous mÃ¨ne Ã  un village artisanal trÃ¨s intÃ©ressant. Il y a un magasin d'exposition avec des prix trÃ¨s compÃ©titifs et nous voyonsles artisans fabriquer devant nous. Le soir, un dernier repas au restaurant avec le couple KABORE et sainsi fini les aventures de Laurence et GÃ©rard Ã  OUAGADOUGOU.

Pour l'instant, nous ignorons oÃ¹ et quand Laurence me rejoindra, nous aviserons le temps voulu. </description></item><item><title>OUGADOUGOU (2ème EPISODE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-23 12:32:49</pubDate><description>Jeudi 31 dÃ©cembre 2009
au Samedi 15 janvier 2019
               SÃ©jour BurkinabÃ© et Malien de Laurence et GÃ©rard (deuxiÃ¨me Ã©pisode)

Le lendemain, Ali-Mammi nous mÃ¨ne Ã  la gare routiÃ¨re pour prendre le bus pour OUAHIGOUYA. Le bus est relativement confortable, si ce n'est les vitres grandes ouvertes pour refroidir le moteur et le siÃ¨ge de Laurencce tout dÃ©chirÃ© et mouillÃ© (nous pensons que ce n'est que de l'eau). A OUAHIGOUYA, nous prenons dans la foulÃ©e le taxi-brousse (juste une attente pour qu'il se remplisse) pour KORO au Mali sur une piste en latÃ©rite. Les guides touristiques (Lonely ou routard) annoncent une route goudronnÃ©e.A KORO, village pas trÃ¨s sympathique, c'est la tuile, le seul taxi-brousse pour SEVARE est plein et nous sommes obligÃ©s d'y passer la nuit. Nous sommes harcelÃ©s par des maliens qui nous proposent leurs services pour nous trouver un campement ou louer un taxi pour SEVARE moyennant 70 OOO F. Je suis obligÃ© de me facher pour qu'on nous laisse tranquille. Nous en profitons pour admirer la magnifique mosquÃ©e en banco, d'une architecture assez classique dans la rÃ©gion. J'appelle Ali notre guide Dogon qui nous avait Ã©tÃ© conseillÃ© par Nelly ZEDET, une ancienne cliente du cabinet Axiome. Je lui signale que nous sommes coincÃ©s Ã  KORO et que l'on ne sera Ã  SEVARE que demain. Nous somme gentiment accostÃ©s par un monsieur qui nous propose sa voiture pour nous amener Ã  BANKASS Ã  50 km d'ici. Il doit s'y rendre et c'est une maniÃ¨re ici de rentabiliser le voyage. Il ne nous demande que 1 000 F par perseonnes, ce qui est dÃ©risoire. J'appelle Ali, il nous rejoindra demain matin en moto Ã  BANKASS car nous ne serons qu'Ã  12 km du premier village Dogon.

Notre chauffeur nous dÃ©pose donc Ã  BANKASS Ã  l'hÃ´tel NEMMO. Il n'y a pas de chambres libres, qu'Ã  cela ne tienne, nous dormirons sur le toit terrasse, ce qui est monnaie courante ici. Je monte la tente Ã  tord car ici nous n'aurons pas de moustiques et la nuit, j'aurai un peu froid car j'ai eu la mauvaise idÃ©e de ne prendre qu'un duvet pour deux. Cet hÃ´tel est trÃ¨s bien tenu, un peu Ã  la franÃ§aise. Moussa, le propriÃ©taire est aidÃ© dans son projet par une franÃ§aise de CHAMONIX qu nous rencontrerons d'ailleurs accompagnÃ©e de deux autres franÃ§aises.

Le lendemain, nous faisons connaissance avec notre guide Dogon Ali venue avec un ami de SEVARE, soit 50 km de piste. Ali nous explique notre p^rogramme pour la visite du Pays Dogon, soit 4 jours et 3 nuits. Nous prenons de suite un taxi pour nous rendre Ã  KANI KOMBOLE, le premier village Dogon que nous visitons avant de dÃ©jeuner. La pause sera comme tous les jours assez longue Ã  cause de la chaleur. Nous repartons vers 15 h et nous avons de la chance car Ã  KANI, c'est le jour du marchÃ© hebdomadaire. Nous assistons Ã  un marchÃ© trÃ¨s local oÃ¹ nous ne trouvons que des produits locaux, trÃ¨s en couleurs. Laurence s'y rÃ©gale, pour les photos entre autre. Ici, le principe est encore une forme de troc par argent interposÃ©. Les dames des villages environnants viennent y vendre leur production et avec l'argent achÃ¨tent ce qu'ils leur manquent. Les forains sont souvent leurs propres clients.

Nous partons pour 3 ou 3 km jusqu'au village voisin de TELLI. Nous mangerons et dormirons dans un campement classique d'ici oÃ¹ tout est organisÃ© dans ce sens. Nous ferons la connaissance d'un couple de suisses trÃ¨s sympathiques, Anne et Luc accompagnÃ©s de leur fille Mathilde, agÃ©e de 20 ans qui est venue passer 6 mois au Burkina pour apprendre le djembÃ©. Nous retrouverons nos nouveaux amis rÃ©guliÃ¨rement au cour de notre visite au pays Dogon. Dans la discussion, Laurence leurs apprendd que je traverse l'Afrique Ã  VÃ©lo, ce qui fait tilt dans la tÃªte de Luc, il avait entenddu parlÃ© de moi dans une des Ã©missions "Allo la planÃ¨te". nous profitons de cette halte Ã  TELLI pour TÃ©lem, les premiers habitants du pays Dogon, avant d'en Ãªtre chassÃ© par les Dogons. Je ne vais pas vous faire tous les commentaires du guide sur l'histoire des Dogons ce serait trop long. Je vous conseille si vous en aviez l'occasion de visiter et dÃ©couvrir la culture Dogon. J'avais peur de voir ce pays ravagÃ© par le tourisme mais, dans sa partie sud du moins, il n'en ai rien, les Dogons vivent normalement et profitent un jpeu de cette manne touristique sans dÃ©truire leurs traditions ancestrales. Une chose est sure, un Dogon est fier d'Ãªtre Dogon.

Le vendredi matin, nous nous rendons Ã  ENDE oÃ¹ nous aurons la chance d'assister Ã  un festival de masques (10jours par an). AprÃ¨s la visite et les danses Dogon avec masque, nous quittons ENDE dans un charrette tirÃ©e par un boeur (ZÃ©bu) me faisant penser Ã  la chanson de Bourvil : les rois fainÃ©ants. Nous arrivons ainsi au campement de YABATALOU oÃ¹ nous retrouvons comme tous les soirs nos amis suisses.

Le lendemein, nous escaladons la falaise par une faille aprÃ¨s 200 m de dÃ©nivellÃ©. Le spectacle y est absoulument sublime et Nous nous rendons compte que le pays Dogon, ce n'est pas que la culture Dogon, les villages Dogon, les troglodytes, mais aussi des paysages grandioses. Jous arrivons au magnifique village de INDELLI, encore trÃ¨s diffÃ©rent des autres puisque sur la falaise. Nous nous installons pour dÃ©jeuner ches Abel, qui comme son prÃ©nom l'indique est de confession chrÃ©tienne. En attendant la prÃ©paration du repas, nous allons voir les magnifiques jardins dans une petite vallÃ©e oÃ¹ l'eau ne manque pas. Nous y dÃ©couvrons des jardins verdoyants oÃ¹ un travail de fourmis est effectuÃ©. Les jardins sont arrosÃ©s au moyen de callebasse et la culture de l'oignon domine. Femmes, enfants et hommes y travaillent sans relÃ¢che pour nourrir le village. Nous dÃ©jeunons donc chez Abel et machinalement, je m'aperÃ§ois que nous sommes le samedi 9 janvier, jour de mon anniversaire. J'avais complÃ¨tement oubliÃ© et Laurence aussi d'ailleurs. Laurence et Ali me souhaite mon anniversaire ce qui me fait penser Ã  l'anniversaire original de Yannick Pendant la sieste, Ali va parlementer avec Abel. Je vois ensuite trois musiciens avec de tamani (genre de djembe oÃ¹ l'on tape avec un bois recourbÃ©) et un autre avec un tam-tam. C'est Ã  moi d'ouvrir le bal en faisant une genouflexion devant le tam-tam et nous commenÃ§ons Ã  danser au rythme des danses africaines. Quelques jeunes commencent Ã  danser, les gamins s'en mÃªlent puis les femmes. Ce seront au moins 150 personnes qui nous entourent et participoent Ã  mon anniversaire. Je ne vous dis pas l'Ã©motion que nous Ã©prouvons Laurence et moi, nous y serons de notre petite larme. Cette fÃªte dure un long moment et les gens du village ont l'air de bien s'amuser. Je suis obligÃ© de danser ainsi que Laurence, invitÃ©e par les dames du village. On sent bien l'importance de la danse dans la vie des villages Dogon. Pour un anniversaire original, c'en fut un, et je m'en rappelerai toute ma vie. Merci en tout cas Ã  Ali qui a payÃ© les musiciens sans me le dire, je l'ai su par Abel.

Nous nous rendons ensuite Ã  KONSOGOU chez Abraham Ã  7 km d'ici. La journÃ©e continuera de la mÃªme faÃ§on car chez Abraham oÃ¹ nous arrivons Ã  la nuit tombante, nous serons accueillis aprÃ¨s le repas par sa chorale d'enfants qui nous ferons un dÃ©monstration de dans au rythme d'un instrument fabriquÃ© par Abraham lui-mÃªme. C'est une sorte de guitare dont le corps est constituÃ© d'un bidon d'huile alimentaire en ferraille. Ensuite aprÃ¨s une chanson de bienvenue internationale, les enfants vont nous chanter la chanson du jeune marin en franÃ§ais avec leur accent africain si caractÃ©ristique. Laurence a dÃ» manger ou boire quelque chose car depuis hier, elle est un peu malade. Cela ne nous empÃ¨chera pas de profiter au maximum des cette magnifique soirÃ©e de passer une relative bonne nuis sur notre terrasse comme d'habitude. 

Le dimanche matin, nous nous rendons Ã  KOUROU, le village natal de notre guide Ali. Nous mangerons, du moins moi car Laurencce ne va pas mieux dans le campement d'Ali tenu pas son frÃ¨re. Nous aurons Ã©galement l'occasion de rencontrer sa maman qui confectionne des tissus indigo que Laurence achÃ¨tera bien entendu. Ali nous trouve un taxi pour BANDIAGARA oÃ¹ nous essayerons de prendre un taxi-brousse. Bien sÃ»r sur la piste nous avons droit Ã  notre panne traditionnelle. Le pot d'Ã©chappement qui lÃ¢che et du temps de la rÃ©paration, nous nous abriterons du soleil sour un arbre Ã  noix de karitÃ©. La solidaritÃ© n'est pas un vain mot en Afrique car un jeune Ã  vÃ©lo amÃ¨nera les fil de fer pour rÃ©parer le pot. ArrivÃ© Ã  BANDIAGARA, nous nous installons Ã  la sortie de la ville dans l'attente d'un hypothÃ©tique taxi-brousse. Laurence n'est pas au mieux et je languis d'arriver Ã  l'hÃ´itel Ã  SEVARE. Par chance, les dames de haute-savoie qu nous avons connues Ã  BANKAS arrivent en 4 X 4 avecc Mioussa. Nous les aions dÃ©jÃ  rencontrÃ©es dans un village Dogon et avec gentillesse Moussa nous mÃ¨ne dans un grand confort Ã  notre hÃ´tel rÃ©servÃ© par Ali Ã  SEVARE. Lui, rentrera avec sa moto restÃ©e Ã  BANDIAGARA. Nous nous installons confortablement dans l'hÃ´tel du repos Dogon oÃ¹ Laurence pourra rÃ©cupÃ©rer avant la deuxiÃ¨me phase de notre voyage malien. Suite au prochain numÃ©ro.</description></item><item><title>OUAGADOUGOU (1ière Episode)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-23 11:05:51</pubDate><description>Jeudi 31 dÃ©cembre 2009
au Samedi 15 janvier 2019
    SÃ©jour burkinabÃ© et malien de Laurence et GÃ©rard (premiÃ¨re Ã©pisode)

Si nous n'avons pas trop parlÃ© de notre sÃ©jour sÃ©nÃ©galais, il nous semble important de vous narrer nos vacances Ã  OUAGADOUGOU, tellement cela a Ã©tÃ© riche.

Ali un chauffeur de l'institut m'amÃ¨ne Ã  l'aÃ©roport pour accueillir Laurence ce dernier jour de l'annÃ©e 2009. J'attends donc Laurencce avec impatience, impatience effective, car l'avion aura plus d'une heure de retard, juste le temps de commencer Ã  me faire du souci (chacun son tour).

Nous voilÃ  donc bien installÃ© dans notre superbe chambre de l'institut oÃ¹ tout est parfait. Ce sÃ©jour nous sera offert par Hubert (FERRATON). Il y tient beaucoup car c'est sa faÃ§on d'aider l'institut Imagine. 

Cet institut fonctionne grÃ¢ce Ã  l'Ã©nergie considÃ©rable qu'y met Gaston, bien aidÃ© par sa compagne Edith. Nous ne saurons dÃ©crire l'accuei que nous ont rÃ©servÃ© Edith et gaston, absolument exceptionnel. Tout en gentillesse, en discrÃ©tion et ne sachat que faire pour rendre notre sÃ©jour agrÃ©able. Il suffisait de dire un mot et de suite, il Ã©tait exÃ©cutÃ©. Ils forment vraiment un couple extraordinaire, comme rarement vu. Ils s'entendent Ã  merveille et savent se rendre disponible malgrÃ© leurs multiples occupations. Edith est pharmacienne et a 29 salariÃ©s Ã  gÃ©rer et s'occupe Ã©galement d'associations : en deux mots, de braves gens. Le personnel de l'institut est Ã  leur image, toujours disponibles Ã©galement pour nous aider. C'est mÃªme assez gÃ©nant parfois. Si je veux laver mon vÃ©lo, ils me prennent le tuyau des mains et le font Ã  ma place, le tout toujours dÃ©sintÃ©ressÃ©. Edith et Gaston les encouragent Ã  aller aux cours du soir pour apprendre ou perfectionner leur franÃ§ais, ils leurs payent mÃªme les Ã©tudes.


Le soir du 31, nous rÃ©veillonnons dans un superbe restaurant tenu par des franÃ§ais : le Godwana. Nous auront droit Ã  un menu digne d'un rÃ©veillon franÃ§ais avec foie gras et vin blanc, s'il vous plait. A minuit nous sortirons Hubert de son lit pour lui souhaiter une bonne annÃ©e.

Les formalitÃ©s de visa pour le Mali et la rÃ©gularisation de mon visa burkinabÃ© ne peuvent Ãªtre faites que le mardi 5. Gaston nous prÃªte donc son 4 X 4 et son chauffeur pour aller visiter la rÃ©gion de BANFORA dans le sud ouest du Burkina. Nous y passerons une journÃ©e et demie avec la compagnie agrÃ©able de notre chauffeur Ali-Mammi. Laurencce s'est couverte de bleues Ã  force de se pincer pour savoir si elle ne rÃ©vait pas. Elle a dÃ©couvert la rÃ©ritable Afrique et la vie des africains, sur les pistes. Les photos qui seront sur le site seront bien plus parlantes. Ce qui est marrant, c'est que ces scÃ¨nes de la vie africaine sont banales pour moi qui les cotoie tous les jours. Nous visitons bien sÃ»r la rÃ©gion de BANFORA avec ses immenses champs de canne Ã  sucre permettant au Burkina d'exporter ddu sucre. Nous allons sur divers sites touristiques que je n'aurai pas pu voir si Laurencce ne m'avait pas rejoint. Le retour se passe dans le nuit oÃ¹ nous avons un aperÃ§u de la dangerositÃ© de rouler la nuit en Afrique. Les villages sont trÃ¨s peu Ã©clairÃ©s, avec plein de gens Ã  pied ou Ã  vÃ©lo sans lumiÃ¨re. 

Le lundi nous en profitons pour visiter OUAGA en compagnie d'Ali-Mammi le chauffeur. Mardi Edith nous consacre sa journÃ©e pour faire nos visas pour le Mali et rÃ©gulariser mon visa BurkinabÃ©. A la suretÃ© nationale, je tombe sur Joss et Xavier, les amis  que j'avais de nouveau vus Ã  KAYES. Ce sont ces personnes qui vont en camping-car au CAP et que je reoncontre pour la cinquiÃ¨me fois : que l'Afrique est petite ! Le soir nous nous retrouvons au restaurant afin de faire plus amples connaissances. aprÃ¨s le Burkina, en route pour le consulat du Mali pour faire les visas et retour Ã  la suretÃ© nationale pour y jlaisser mon passeport que nous rÃ©cupÃ©rerons en fin de journÃ©e. AprÃ¨s un bon repas Ã  la jardinerie nous allons dans une coopÃ©rative de femmes pour voir des dÃ©monstrations de tissage oÃ¹ Laurence se laissera tentÃ©e par une nappe et serviettes. Tout Ã§a nous prendra la journÃ©e et Edith toujours dispo pour nousz promener. Vous vous rappelez qu'Ã  Dakar, je n'avais pas pu changer mes pÃ©dales. Nous sommes dans le pays du vÃ©lo et je dÃ©cide donc de trouver un magasin de vÃ©los moderne. Avec Ali-Mammi ccomme guide nous allons dans un petit atelier oÃ¹ l'on rÃ©pare les vÃ©los de course. J'y vais avec mon vÃ©lo et ma remorque et c'est de suite l'effervescence. Photos et questions abondent. Le propriÃ©taire s'en va chercher l'idole du coin. Je ne me rappelle plus de son nom exact mais ici il est connu sous le surnom de "Longman". C'est un ancien coursier qui a gagnÃ© plusieurs fois le tour du Faso et reste l'idÃ´le de tout un peuple. Longman y va de ses souvenirs et va me chercher son album de photos oÃ¹ je dÃ©couvre des photos de Fausto Coppi avant qu'il attrape en Afrique sa maladie qui le verra dÃ©cÃ©der en Europe. J'ai Ã©galement droit Ã  une photo de Bernard Hinault avec Longman Ã  l'occasion d'une Ã©dition du tour du Faso organisÃ©e par la sociÃ©tÃ© du tour de France. Ce fut un grand moment pour moi de parler vÃ©lo avec cet ancien champion. J'en profite malgrÃ© tout de changer mes pÃ©dales et la chaine de mon vÃ©lo, ce qui sera fait en un tour de main avec des outils rudimentaires. Pas de dÃ©rive-chaine, un simple pointeau fait l'affaire.

Ensuit nous dÃ©cidons donc de nous rendre au Mali pour visiter ce pays : Pays Dogon, DjennÃ© et Mopti.

Ce sera l'objet du prochain Ã©pisode</description></item><item><title>ZORGHO / FADA N'GOURMA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-22 14:04:16</pubDate><description>Jeudi 21 janvier 2010       115 km   cumul : 8 748 km
DÃ©nivellÃ© : 290 m

L'hÃ´tel faisant dÃ©jeuner trop tard et ayant la flemme de sortir le rÃ©chaud, je dÃ©jeune avec deux bananes et du pain. Il est 6 h, je prendrai un cafÃ© en passant dans le village, car ici tout dÃ©marre de bonne heure.

Le vent a la bonne idÃ©e de se lever tÃ´t Ã©galement mais peut-Ãªtre un peu moins fort que la veille. L'atomosphÃ¨re est beaucoup plus clair, le soleil brille, je pense qu'il va faire trÃ¨s chaud.

Le paysage est toujours identique, forÃªt en partie dÃ©truite, laissant la place Ã  la savane. Tout Ã  l'air trÃ¨s sec et les rÃ©serves d'eau (bassins dans une riviÃ¨re) me semblent plus Ã  secs.

J'ai le sentiment d'Ãªtre dans une rÃ©gion trÃ¨s pauvre, peut-Ãªtre un peu oubliÃ©. C'est la premiÃ¨re fois oÃ¹ j'ai vraiment l'impression que la malnutrition n'est pas un vain mot. Dans les villages, je croise des enfants rachitiques avec le ventre des enfants mal nourris. D'ailleurs ici on ne me rÃ©clame pas de cadeau et on ne me traite pas de "toubabou". Je suis trÃ¨s mal Ã  l'aise, d'autant que je me dirige vers le Niger, le pays le plus pauvre de la planÃ¨te (182 Ã¨me sur 182 Ã  l'indice de dÃ©veloppement humain selon l'ONU). Pour la premiÃ¨re fois je me pose mille questions sur l'intÃ©rÃªt de mon voyage Vais-je Ãªtre capable de supporter cette misÃ¨re apprarante Ã  mes yeux ? Et surtout d'en Ãªtre spectateur sans ne pouvoir rien y faire. Qu'avons nous de plus, les pays soi-disant dÃ©veloppÃ©s pour accepter ceci ? C'est la faute Ã  qui ?

Ma route continue malgrÃ© tout et je suis confrontÃ© Ã  une fort chaleur (Gaston m'annocera ce soir 40Â°).Avent un petit village, un maquis bienfaiteur. Quelle haubaine ! Je m'y arrÃªte pour boire une biÃ¨re (une Brakina, pour GÃ©gÃ© l'autre), un plat de spaguettis et faire une bonne sieste. L'accueil y est chaleureux mais il n'y a pas d'eau fraÃ®che, aussi je dÃ©cide de repartir pour Fada situÃ©e Ã  45 km.

La route sera trÃ¨s difficile, entre le vent et la chaleur surtout. J'arrive enfin Ã  FADE N'GOURMA. J'y trouve une petit auberge cr je sens avoir besoin dÃ©jÃ  de repos. Je dÃ©cide donc d'y rester une journÃ©e supplÃ©mentaire car demain, je n'ai pas envie de me lever Ã  5 H.

C'est un peu le problÃ¨me de mon voyage. Les journÃ©es sont trÃ¨s courtes et je suis obligÃ© de me lever de trÃ¨s bonne heure pour profiter de l fraicheur et de l'absence de vent.

</description></item><item><title>OUAGOUDOUGO / ZORGHO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2010-01-22 13:48:26</pubDate><description>Samedi 16 janvier au 
Mercredi 20 janvier 2009       104 km   cumul : 8 633 km
DÃ©nivellÃ© : 310 m

Laurence reprenant l'avion le samedi 16 janvier et logiquement je devais reprendre mon voyage le dimanche 17. Pour ce faire nous Ã©tions allÃ©s au consulat du Niger afin de prÃ©parer mon visa et pouvoir le rÃ©cupÃ©rer le vendredi 15. HÃ©las, ce jour-lÃ , le consul Ã©tait absent et je ne peux rÃ©cupÃ©rer mon visa que le lundi 18 pour repartir le mardi. 

Le samedi Ã  6 h j'accompagne Laurence Ã  l'aÃ©roport. Je suis toujours pris entre ces deux sentiments : je suis triste de quitter Laurence et content Ã  la fois de reprendre mon voyage.

La journÃ©e du samedi sera donc consacrÃ©e Ã  du nettoyage de mes sacoches et de la remorque car tout est rouge de latÃ©rite. Je ne m'affole pas car je ne reprends la nroute que mardi. 

Gaston me demande si je suis d'accord pour me faire prendre en photos par une de ses connaissances amÃ©ricaines, un certain AndrÃ© WASHINTON, photographe de son Ã©tat qui rÃ©alise un livre sur l'Afrique et publie des photos dans diverses revues amÃ©ricaines. J'accepte bien sÃ»r et rendez-vous est pris pour dimanche vers 9 H. L'assistant de Gaston, Motandi et son camÃ©raman RenÃ©, en profiteront pour faire des photos et un petit film pour l'institut Imagine. Finalement l'amÃ©ricain ne viendra que l'aprÃ¨s-midi mais j'ai droit au tournage de ce petit film. Nous simulons la scÃ¨ne de mon arrivÃ©e X fois comme dans le tournage d'un vrai film. C'est assez marrant car c'est pour moi la premiÃ¨re expÃ©rience de ce genre. Gaston fait semblant de m'accueillir et me fait visiter l'institut. Nous jouons tous les deux comme de vrais professionnels. L'aprÃ¨s-midi, l'amÃ©ricain vient avec du matÃ©riel impessionnant et ce qui ne gache rien avec une mannequin burkinabÃ©e. Il me prend en photos avec mon vÃ©lo sous toutes les coutures. Il dÃ©cide Ã©galement de revenir mardi Ã  5 h. pour photographier en rÃ©el mon dÃ©part.

Lundi, je suis au consulat dÃ¨s 8 h. mais j'y resterais jusque 18 h. le soir. Le gars qui s'occupe des visas a menÃ© son fils Ã  l'hÃ´pital pour une thyphoÃ¯de et on ne sait quand il reviendra. Je ne quitterai le consulat que de 14h Ã  16 h pour aller dÃ©jeuner avec mes amis Edith et Gaston. Comme dÃ©jÃ  Ã  NOUAKCHOTT, j'apprends la patience mais ce n'est pas Ã©vident de rester le derrilÃ¨re toute la journÃ©e sur une chaise, je prÃ©fÃ¨re la passer sur la selle de mon vÃ©lo. Finalement, rentrant Ã  l'institut Ã  19 h, mes affaires n'Ã©tant pas prÃ¨tes, je dÃ©cide de ne partir que mercredi. Il faut dire qu'Ã  l'institut, je ne nsuis pas trop malheureux et je m'y plais bien.

Je passe donc tout le mardi Ã  trier et prÃ©parer mes affaires et surtout rÃ©parer mon rÃ©chaud.

Mercredi, c'est l'heur du grand dÃ©part, je me lÃ¨ve Ã  4 h 15 pour Ãªtre fin pret Ã  5 h. J'ai rendez-vous avec mon amÃ©ricain, ainsi que Motandi et RenÃ© de l'institut pour continuer le film et photos. Je simule mon dÃ©part plusieurs fois comme un vrai pro du cinÃ©ma : Gaston Ã  la mise en scÃ¨ne, Motandi au son, RenÃ© Ã  la camÃ©ra et moi comme acteur principal. Je ne sais pas si ce film passera au festival de Cannes ou au Fespaco Ã  Ouaga, toujours est-il que je m'amuse bien. AndrÃ© WASHINTON arrive pour les photos. 

Enfin le vrai dÃ©part et SAIDOU, employÃ© de l'institut veut absolument aller jusqu'au km 45 avec moi, avec son vÃ©lo dÃ©cathlon trop petit pour lui. Edith et Gaston dÃ©cident Ã©galement de m'accompagner jusqu'Ã  la sortie de Ouaga mais en voiture. Du coup RenÃ© et AndrÃ© montent dans la voiture pour me filmer et me photographier. AprÃ¨s les embrassades et la sÃ©paration toujours un peu triste, je me retrouve seul avec SaÃ¯dou.

Il est trÃ¨s fier de m'accompagner et salue rÃ©guliÃ¨rement des amis ou de la famille au bord de la route. Nous traversons son village natal (il dort Ã  l'institut). J'ai remarquÃ© que les africains sont toujours trÃ¨s fiers de l'appartenance Ã  leur village. Quand vous leur demandez leur adresse, ils vous l'indiquent mais mentionnent toujours le nom de leur village de naissance.

Km 45, nous traversons un petit village oÃ¹ c'est le jour de marchÃ© et SaÃ¯dou dÃ©cide donc de faire demi-tou. Il lui reste encore 45 km Ã  effectuer avec vent de dos, certes, mais Ã©quipÃ© comme il est, c'est un petit exploit. Entre temps, un coureur burkinabÃ© avait fait quelques km avec nous et SaÃ¯dou rÃªve d'avoir un vÃ©lo de course. Comme avec Laurence, nous reviendrons certainement Ã Ã§ Ouaga pour le Fespaco, pourquoi, je ne luis apporterai pas Ã  l'occasion un vÃ©lo de course, chez nous c'est facile Ã  trouver d'occasion.

Je suis donc seul avec mon attelage et retrouve les paysages habituels que je banalise maintenant. Le vent est Ã©galement au rendez-vous et soulÃ¨ve beaucoup de poussiÃ¨re rendant l'atmosphÃ¨re trÃ¨s opaque et non propice aux photos : c'est l'harmattan classique.

Je m'arrÃªte pour dÃ©jeuner au bord de la route. Ce sera des spaguettis avec du chou et des aubergines d'ici, c'Ã©tait excellent et j'en ai pour 300 F CFA (50 centimes). Je mange Ã  la burkinabÃ©e, dans la rue sur un banc, au milieu d'eux. C'est assez sympa car la conversation s'engage trÃ¨s vite. A 7 km de ZORGHO, un camionneur en panne au bord de la route (c'est assez courant ici)me demande de l'eau et je lui donne ce qu'il me reste, c'est peut-Ãªtre une erreur mais on ne se refait pas.

J'arrive finalement Ã  ZORGHO aprÃ¨s 104 km et je suis trÃ¨s content car je ne pensais pas faire autant de km sans trop de fatigue. Il est vrai qu'il n'a pas fait trÃ¨s chaud, enfin, c'est relatif par rapport Ã  la tempÃ©rature chez vous.

Je trouve un petit hÃ´tel simple mais sympa (4500 F), c'est tout ce que je demande. Le soir je serai envahi de crampes aux cuisses. AprÃ¨s trois semaines d'arrÃªt, j'ai peut-Ãªtre prÃ©sumÃ© de mes forces et pas assez bu. Si je n'avais pas trop chaud, ce vent permanent assÃ¨che malgrÃ© tout.</description></item><item><title>BOROMO / OUAGADOUGOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-31 12:59:39</pubDate><description>Mercredi 30 dÃ©cembre 2009    12 km + 165 en mini-bus = 177 km  cumul : 8 529 km
DÃ©nivellÃ© : O m

Le petit dÃ©jeuner Ã  6 h 30 n'aura pas lieu, le cuisinier est arrivÃ© en retard. Le gars de l'auberge m'amÃ¨ne dans un bar oÃ¹ je n'aurai pas la patience d'attendre. Je tiens en effet Ã  Ãªtre Ã  la gare routiÃ¨re avant 7 H 30 car mon dÃ©part sera conditionnÃ© Ã  la place dans le coffre des cars. 

J'arrive Ã  la gare oÃ¹ ce n'est pas encore l'effervescence de la veille mais on sent que BOROMO se rÃ©veille. Autour de mon vÃ©lo, c'est de suite l'attroupement et pleins de questions. Je suis obligÃ© de raconter mon voyage pour la XÃ¨me fois. Les BurkinabÃ©s sont trÃ¨s intÃ©ressÃ©s par mon rÃ©cit et surtout interloquÃ© quand j'annonce mon Ã¢ge. Un vieux ne pourrait pas faire Ã§a ici.

Alors que j'attends que la premiÃ¨re compagnie de bus ouvre, arrive un mini-bus rouge de marque "Mazda" et on me conseille plutÃ´t de le prendre : mes bagages seront plus en sÃ©curitÃ©. L'affaire sera vite faite, 5 000 pour mon attelage et 3 000 pour moi. Je ne discute pas, trop content d'utiliser ce mini-bus que je vois depuis des semaines me croiser ou me doubler, Ã  moi de bien contrÃ´ler le chargement de mon vÃ©lo. De toute maniÃ¨re, je dis au patron (on l'appelle ainsi) que je ne payerai qu'Ã  l'arrivÃ©e si je suis content.

Le dÃ©part a lieu Ã  8 h. Si au dÃ©part nous ne sommes pas trop chargÃ©s, au bout de quelques km, nous serons 21 dans ce mini-bus prÃ©vu pour 111. Perso, je ne suis pas trop mal installÃ© et mon attelage est bien soignÃ© car pour le parton, c'est l'affaire de la journÃ©e. Je le sais, mais je suis ravi de m'en tirer aussi bien pour arriver Ã  OUAGADOUGOU.

Le voyage se passe sans problÃ¨me. De temps en temps, il y a bien des palabres sur le prix Ã  certains arrÃªts. Le chauffeur semble aller un peu vite et double Ã  tout va. Je suis installÃ© Ã  cÃ´tÃ© d'un instituteur avec qui la discussion va bon train.

A 11 h je suis Ã  la gare routiÃ¨re de OUAGA. Je tÃ©lÃ©phone Ã  mon contact Gaston KABORE. Gaston est un cinÃ©aste trÃ¨s connu en Afrique et mÃªme dans le monde entier. Il est dÃ©jÃ  venu Ã  MANOSQUE Ã  l'occasion des rencontres cinÃ©ma. J'ai ce contact grÃ¢ce Ã  Hubert (FERRATON), un ami de MANOSQUE et qui est trÃ¨s ami avec Gaston. C'est Hubert qui a aidÃ© Gaston pour rechercher des subventions europÃ©ennes. Gaston passionnÃ© par son mÃ©tier, a crÃ©Ã© l'institut IMAGINE. C'est un institut de formation dans les mÃ©tiers du cinÃ©ma. Gaston me donne rendez-vous Ã  la gare de l'Est oÃ¹ un chauffeur viendra me chercher. Echauder par BAMAKO, je demande ma route sans arrÃªt et parfois on me dit mÃªme de faire demi-tour. Un Cycliste connait l'institut de me mÃ¨nera directement. J'ai de la chance car il est assez compliquÃ© de trouver le quartier qui est tout en travaux.

On m'installe dans notre future chambre, c'est magnifique, merci Hubert. A 13 h je dÃ©jeune avec Gaston, un garÃ§on trÃ¨s intÃ©ressant, trÃ¨s cultivÃ© et au demeurant trÃ¨s sympathique. La suite, c'est comme Ã  DAKAR, 15 jours de repos bien gagnÃ© avec Laurence.


BONNE ANNEE ET A L'AN QUE VEN
</description></item><item><title>HOUNDE / BOROMO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-31 12:39:05</pubDate><description>Mardi 29 dÃ©cembre 2009      75 km   cumul : 8 352 km
DÃ©nivellÃ© : 285 m

RÃ©veil Ã  4 h 30 pour un dÃ©part Ã  5 h 30. Le petit dÃ©jeuner sera tronquÃ© car mon rÃ©chaud Ã  essence refuse de fonctionner, certainement un problÃ¨me de gicleur que je rÃ¨glerai Ã  OUAGADOUGOU. Il fait nuit mais c'est le prix Ã  payer pour profiter au maximum de l'absence de vent.

DÃ¨s que le jour se lÃ¨ve c'est le va et vient des vÃ©los. C'est assez impressionnant, le nombre de deux roues qui circulent ici, tantÃ´t chargÃ©s, tantÃ´t Ã  vide, juste pour se promener et beaucoup de femmes Ã©galement. ChargÃ©s ou non, dÃ¨s que j'en double un, il s'accroche Ã  ma roue et dans un grand effort me double pour s'arrÃªter en soufflant un peu plus loin. DÃ¨s que je reviens sur eux, le manÃ¨ge recommence. Parfois, ils restent Ã  mes cÃ´tÃ©s pandant des km. Si c'est parfois marrant, cela devient vite pesant mais il faut que je m'y fasse. Je m'arrÃªte pour un besoin pressant et en profite pour manger quelque chose, une femme en vÃ©lo s'arrÃªte Ã  un mÃ¨tre de moi et reste plantÃ©e en me regardant. Avait-elle faim, toujours est-il que Ã§a me dÃ©range et me gÃ¨ne, aussi je remonte vite sur Tornado et redÃ©marre.

Je n'ai pas la grande forme mmais j'avance bien et Ã  9 h, j'ai fait 50 km soit la moitiÃ© de mes prÃ©visions. Comme tous les jours, j'ai un petit espoir, l'absence de vent. Nenni, il est fidÃ¨le au rendez-vous et j'ai l'impression qu'il souffle encore plus que la veille. La route Ã©tant faite de long plat montant, le vent de face, je souffre et j'ai le moral qui baisse.

ArrivÃ© Ã  BOROMO, aprÃ¨s 75 km, je fais mes comptes. Je suis cuit, la fatigue naturelle depuis BAMAKO, le vent et la chaleur. Je n'ai pas envie de continuer et il me reste 160 km pour atteindre OUAGADOUGOU. Demain, ce sera la mÃªme galÃ¨re et jeudi, je risque d'Ãªtre un peu juste pour Ãªtre Ã  l'heure et accueillir Laurence. En d'autres temps, je m'arrÃªte Ã  BOROMO et me repose ou repart le lendemain pour une courte Ã©tape mais je tiens Ã  Ãªtre Ã  OUAGA le 31. Je prends donc la dÃ©cision de dormir ici et de prendre le bus demain matin.

Je m'installe donc dans une auberge touristique et vais me renseigner sur les bus. Je ne peux choisir la compagnie car ce sera en fonction de la place pour les bagages, les bus arrivant de BOBO, ils peuvent Ãªtre dÃ©jÃ  pleins. Il me faudra donc me pointer Ã  7 h demain matin et attendre le bus qui aura de la place. Une autre aventure se prÃ©pare en perspective.

De toute maniÃ¨re, il est temps que je me repose car je me sens assez fatiguÃ© et le moral est en train d'en prendre un coup, mÃªme si je fais le malin. les "toubabous" et les "donne-moi un cadeau" me rendent parano et il est temps que je me ressaisisse. Il faut absolument que je me mette dans la tÃªte qu'ici avec mon vÃ©lo et ma remorque, je suis un extra-terrestre et ce sera de pire en pire.</description></item><item><title>BOBO-DIOULASSO / HOUNDE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-31 12:11:30</pubDate><description>Lundi 28 dÃ©cembre 2009       104 km   cumul : 8 277 km
DÃ©nivellÃ© : 410 m

Le rÃ©veil est difficule car la soirÃ©e a durÃ© jusque 23 h 30. BOBO est une grande ville, j'en ai pour prÃ¨s d'une heure pour en sortir. Heureusement qu'Ã  6 h 30, la circulation est trÃ¨s fluide.

BOBO-DIOULASSO se rÃ©veille. L'activitÃ© est intense aux abords des gares routiÃ¨res. Sur le bord de la route, tu peux dÃ©jeuner. Des femmes vendent pain, omelette, beignets, bref il y en a pour tous les goÃ»ts. Il y aurait de magnifiques photos Ã  prendre mais la lumiÃ¨re n'est pas propice.

Ce qui est spectaculaire dans ces villes, c'est le nombfe de gens qui y rentrent le matin pour vendre leur production au marchÃ©. Qui en vÃ©lo trÃ¨s chargÃ© (le vÃ©lo pas le cycliste), qui Ã  pied portant tout sur la tÃªte, qui en charrette tirÃ©e par un Ã¢ne. C'est vraiment un spectacle.

La chaussÃ©e est excellente mais je n'ai droit qu'Ã  des montÃ©es et des descentes. Le paysage est identique Ã  celui d'y hier : beaucoup de villages tout en longueur avec des cultures et toujours les forÃªts sinistrÃ©es. Je dois Ãªtre dans une zone de culture du coton car je vois des tas de coton dans les champs. J'ai l'impression de voir des tas de neige.

Le vent tarde Ã  se lever et j'en profite pour avancer. A 9 h, j'ai dÃ©jÃ  fait 60 km et je fais bien d'en profiter car ensuite le vent de face trÃ¨s fort se met de la partie et la moyenne tombe. C'est d'autant plus dur que je traverse une zone de collines. J'avais prÃ©vu de faire 135 km mais j'y renonce vite. A HOUNDE, j'ai fait 104 km, le vent soufflant trÃ¨s trÃ¨s fort et la chaleur aidant, je dÃ©cide de m'y arrÃªter. Il me rest 250 km pour atteindre OUAGADOUGOU, je les ferai certainement en deux jours et demi. Laurence arrive Ã  15 h 50, cela me laissera le temps d'aller la chercher.

Je trouve une chambre dans une association pour l'alphabÃ©tisation pour 4 200 F CFA, j'ai un lit et une douche, ce sera parfait pour passer la nuit.</description></item><item><title>ORODORA / BOBO DIOULASSO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-27 21:58:12</pubDate><description>Dimanche 27 dÃ©cembre 2009       81 km  cumul : 8 173 km
DÃ©nivellÃ© : 450 m

Nouveau dÃ©part Ã  la frontale car plus j'en fait avant 8 h, mieux c'est, avec le vent et la chaleur Ã  10 h. Sauf surprise, je devrai arriver Ã  BOBO-DIOULASSO avant midi. J'aurai ainsi le loisir de visiter un peu BOBO oÃ¹ j'avais prÃ©vu une journÃ©e de repos. Comme je l'ai prise Ã  SIKASSO, je n'ai pas d'autre choix si je veux arriver le 30 ou le 31 avant midi Ã  OUAGADOUGOU.

Ce matin, j'ai mÃªme un peu froid, c'est fou non mais Ã§a ne dure pas et Ã  partir de 7 h, la fraicheur disparait. Le paysage est trÃ¨s sympa car je traverse beaucoup de villages avec les cultures et les vergers de manguiers, je revois mÃªme des baobabs, bien qu'encore rares. 

Par contre en savane, c'est toujours le mÃªme problÃ¨me, peut-Ãªtre un peu plus accentuÃ©, de la forÃªt dÃ©truite et brulÃ©e. Je le rÃ©pÃ¨te, le bois constituant la principale source d'Ã©nergie, je ne vois pas comment il pourrait en Ãªtre autrement.

Dans chaque village, les gens vont chercher l'eau, non pas au puits, mais Ã  la fontaine mue par des systÃ¨mes manuels Ã  roue, j'en ai mÃªme vue actionnÃ©e au pied (photo). Je passe devant un champ de coton que des gens sont en train de ramasser. Bien sÃ»r je m'arrÃªte et aprÃ¨s l'autorisation de photographier, je ne m'en prive pas. L'avantage des ces Ã©tapes courtes, je peux sans souci de temps, le prendre pour faire des photos.

Ici l'habitat est lÃ©gÃ¨rement diffÃ©rent car s'il y a toujours des cases rondes, beaucoup sont rectangulaires. Les villages sont assez longs car l'habitat est un peu plus dispersÃ©. Chaque famille a une petite concession avec ses cases dans un espace clos.

Le paysage devient trÃ¨s variÃ© et j'ai mÃªme la joie de passer deux cols. A un village un peu plus grand, c'est le jour du marchÃ© . Je m'arrÃªte pour la photo quand un Ã©nergumÃ¨ne arrive pour me dire qu'il est interdit de photographier. Je lui demand de quel droit il m'interdit de faire des photos et qui il est pour me l'interdir. Le ton monte et c'est de suite l'attroupement. Je n'ai pas d'autre solution que de dÃ©guerpir : la photo est interdite sauf si tu payes, mais Ã  qui ? Toujours ces toubabs qui ressemblent Ã  des billets de banque.

Il n'est pas midi et j'arrive Ã  BOBO-DIOULASSO, la deuxiÃ¨me ville du Burkina-faso L'impression est de suite agrÃ©able avec de grandes avenues sans circulation, c'est vrai que nous sommes dimanche. AprÃ¨s renseignement, j'atterri Ã  l'hÃ´tel "Les Bambous". Le prix me convient, 8 500 F CFA, les chambres propres et une grande terrasse ombragÃ©e oÃ¹ je peux dÃ©guster une biÃ¨re bien fraÃ®che. Cerise sur le gÃ¢teau, ce soir il y aura un grand concert de percussion (instruments locaux) par la troupe Tassira et la troupe Yekatoye Allahbolo en duo. Tant pis si je me couche tard et s'il y aura du bruit, je profiterai de l'occasion.

A BOBO-DIOULASSO, la culture semble bien prÃ©sente car en m'y promenant, il y a plein d'affiches de concerts et de thÃ©Ã¢tres. Je vais visiter Ã©galement le grand marchÃ© d'origine soudanaise, mais Ã  force de me faire alpaguer par les vendeurs des masques et de fausses antiquitÃ©s, je renonce rapidement. 

Je retourne donc aux Bambous pour mettre Ã  jour manuellement mon carnet de route. Je vais bien dans un cyber mais les connexions sont tellement lentes que j'y renonce Ã©galement.

Autre dÃ©tail de BOBO, les rues ont droit aux illuminations de NoÃ«l et Ã§a me fait tout drÃ´le, en Afrique et avec la chaleur de le constater.</description></item><item><title>SIKASSO  / ORODARA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-27 21:37:40</pubDate><description>Samedi 26 dÃ©cembre 2009    101 km   cumul : 8 092 km
DÃ©nivellÃ© : 605 m

Le petit dÃ©jeuner est commandÃ© Ã  6 h 30, il sera servi avant 6 h, c'est peut-Ãªtre Ã§a aussi l'Afrique. La journÃ©e s'annonce donc trÃ¨s bien, avec une frontiÃ¨re Ã  passer, il vaut mieux.

J'avais oubliÃ© de mentionner que la veille, Tornado a eu droit Ã  sa toilette. Celui qui nettoyait les couloirs de l'hÃ´tel a eu pitiÃ© de l'Ã©tat oÃ¹ Ã©tait mon vÃ©lo, bonne et brave initiative. J'en ai profitÃ© pour retendre la chaine. J'ai vraiment des problÃ¨mes avec mes chaines. AprÃ¨s 2 000 km, cela fait deux fois que j'intervient. Je vais voir avec VÃ©lo LubÃ©ron pour me faire parvenir par Laurence une autre chaine. Je pense que le sable et la latÃ©rite sont trÃ¨s abrasifs et que le problÃ¨me est compliquÃ© Ã  rÃ©gler.

La route est heureusement toujours gondronnÃ© avec pas mal de trois mais c'est mieux que la piste. Il fait frais, pas de vent et j'avance bien. Il y a un peu de relief et ce n'est pas dÃ©sagrÃ©able.

La sortie de SIKASSO est un immense verger et il y a beaucoup de cultures maraichÃ¨res. Le paysage est toujours dÃ©vastÃ© par cette surexploitation de la forÃªt et la pratique de l'Ã©coubuage. 

Je passe sans problÃ¨me la frontiÃ¨re malienne et arrive Ã  KOLOKO au poste frontalier burkinabÃ©. Je passe plus de temps Ã  palabrer avec les policiers que pour obtenir mon visa. Il se fait sans problÃ¨me pour 7 jours Ã  prolonger Ã  Bobo ou Ouaga, le tout pour 1 000 F. CFA. Le chef me demande si je veux l'adopter comme Ã§a, il hÃ©ritera. Je lui rÃ©pond simplement que j' n'ai qu'un vÃ©lo et une remorque.

Il n'y a pas grand diffÃ©rence entre le Mali et le Burkina Faso, si ce n'est que la route est en meilleur Ã©tat et la signalisation prÃ©sente. J'ai toujours droit Ã  mes "toubabous" et "donne-moi un cadeau".

J'arrive finalement Ã  ORODARA en ayant constatÃ© le mÃªme dÃ©sastre Ã©cologique qu'au Mali. En traversant ORODARA, je vois un panneau "Auberge Populaire", c'est pour moi Ã§a. J'y entre, Ã  premiÃ¨re vue ce n'est pas terrible. Le prix des chambres : 2 500 F CFA ne m'inspire pas trop. J'ai l'agrÃ©able surprise de dormir dans une case trÃ¨s propre avec une literie neuve, avec moustiquaire et ventilateur. Je ne saurai trop reccomander cet Ã©tablissement mais dÃ©pÃ©chez-vous car ici, c'est l'entretien qui laisse Ã  dÃ©sirer.
AprÃ¨s un match du championnant d'Angleterre avec la tÃ©lÃ© Ã  fond, je mange quelques morceaux de boudin local au feu de bois pour 200 F CFA et me couche de bonne heure une fois de plus</description></item><item><title>KOUMANTOU  / SIKASSO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-25 13:29:34</pubDate><description>Jeudi 24 dÃ©cembre 2009       135 km   cumul : 7 991 km
DÃ©nivellÃ© : 715 m

SIKASSO est Ã  135 km, la chaleur, le vent et les bosses, une journÃ©e difficile s'annonce. Je dÃ©marre Ã  6 h 15 Ã  la frontale et les fumerolles dans la campagne donnent une impression de brouillard.

La route n'est pas en bon Ã©tat, il me faut slalomer entre les trous. C'est un jeu comme un autre qui fait passer le temps car le paysage est toujours aussi monotone. Je m'arrÃªte pour ravitailler et une moto s'arrÃªte aussi. C'est Martino, un salariÃ© italien de mÃ©decin du mond qui va passer noÃ«l chez son pÃ¨re Ã  BOBO DIOULASSO au Burkina Faso. Il a dÃ©jÃ  fait 8 ans en rÃ©publique du Congo et 2 ans au Burundi qu'il me dit Ãªtre magnifique, par contre le Congo est trÃ¨s difficile. Il est Ã©merveillÃ© par mon projet et me prend en photo qu'il m'enverra par mail.

Je vois des chinois au bord de la route et un panneau "travaux en cours". Aie, aie, aie ils refont la route et pendant une cinquantaine de km, cela va Ãªtre une vÃ©ritable galÃ¨re : tÃ´le ondulÃ©e et surtout poussiÃ¨re car la route est trÃ¨s frÃ©quentÃ©e. Chaque fois qu'un camion ou un bus passe, je me retrouve dans un Ã©pais brouillard oÃ¹ je suis parfois obligÃ© de m'arrÃªter. Je mange de la poussiÃ¨re en veux-tu en voilÃ , je suis couvert de latÃ©rite et un peu dÃ©couragÃ©.

J'arrive enfin Ã  NIENA oÃ¹ les travaux sont terminÃ©s. La route ne sera pas terrible, beaucoup de trous et les cars et camions roulent sur la latÃ©rite sur le bas-cÃ´tÃ©. Je bouffe encore de la poussiÃ¨re mais rien Ã  voir avec prÃ©cÃ©demment.

Il fait encore trÃ¨s trÃ¨s chaud mais il me faut absolument arriver Ã  SIKASSO car j'ai pris rendez-vous avec Anekka, ma correspondant de l'Ã©mission "Allo la PlanÃ¨te" et je veux Ãªtre sÃ»r que le tÃ©lÃ©phone passe.

ComplÃ¨tement cuit un fois de plus, j'arrive Ã  SIKASSO Ã  17 h 30 et rentre dans le premier hÃ´tel oÃ¹ je dÃ©cide de me reposer le lendemain matin.

AprÃ¨s l'Ã©mission, j'ai droit aux coups de fil sympa de Hubert et de Yannick qui me rÃ©chauffent, en ce soir de rÃ©veillon, le coeur, d'autant que j'ai eu ma soeur Lydie auparavant, sans parler de Laurence.</description></item><item><title>SIDO  / KOUMANTOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-25 13:17:08</pubDate><description>Mercredi 23 dÃ©cembre 2009      110 km  cumul 7 856 km
DÃ©nivellÃ© : 460 m

Aujourd'hui, c'est parfait, je dÃ©marre Ã  6 h 20 et je profite ainsi de la fraicheur relative du matin au maximum. Je serai toute la journÃ©e dans cette forÃªt dÃ©vastÃ©e oÃ¹ il ne reste pas grand chose et le paysage n'est pas terrible, mais qu'importe, il me faut avancer jusque OUAGADOUGOU.

Il fait trÃ¨s chaud, mÃªme les maliens me le disent. De plus Ã  BOUGOUNI, je change de direction et au lieu du sud, je file plein est et le vent de face cette fois. Je vous l'ai dÃ©jÃ  dit, il fait trÃ¨s trÃ¨s chaud (35 Ã  40Â° Ã  l'ombre) et avec le vent de face, je commence Ã  fatiguer. Je m'arrÃªte en pleine campagne Ã  l'ombre pour pique-niquer avec des filets au maquereau, sauce moutarde de dijon, je me rÃ©gale et comme fromage, l'inÃ©narable "Vache qui rit".

J'arrive fatiguÃ© Ã  15 h Ã  KOUMANTOU et dÃ©cide de ne plus bouger. La chaleur a raison de moi, ainsi que les cÃ´tes de plus en plus nombreuses. Je bois un coca Ã  une station service oÃ¹ on m'indique le seul hÃ©bergement du village : le campement "l'or blanc". C'est un campement assez dÃ©guelasse et dÃ©cide donc de planter la tente plutÃ´t que prendre une chambre. J'ai Ã©galement droit Ã  me laver avec un seau d'eau comme tous les jours dans ces endroits particulers qui servent Ã©galement de WC.

Je retourne au village pour manger. J'assiste aux chargements des bus et des camions et c'est un drÃ´le de spectacle, malheureusement indescriptible. Je commande quelques frites et bananes plantins dans la rue. La fille me demande 500 f pour les quelques frites. Voyant qu'elle chercher Ã  m'arnaquer, je refuse. Le gÃ©rant de la sation voyant la scÃ¨ne me fait signe d'aller m'installer dans son Ã©tablissement et la fille arrive avec une tÃªte de 6 pieds de long et m'amÃ¨ne mes frites et mes bananes plantins, 3 ou 4 fois plus qu'elle voulait me vendre pour 525 f (0,80 Â€), ce n'Ã©tait pas pour l'argent mais il est dÃ©sagrÃ©able de se faire avoir. J'achÃ¨te de l'eau pour demain et rentre sans lumiÃ¨re au campement. Celui-ci se trouve Ã  2 km et en pleine nuit noire, avec les vÃ©lo, les motos, les cars et les camions, croyez-moi c'est compliquÃ©, surtout que beaucoup n'ont pas de lumiÃ¨re. arpÃ¨s X renseignements, j'arrive enfin au campement oÃ¹ ma nuit sera une fois de plus excellente.</description></item><item><title>BAMAKO  / SIDO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-25 13:02:16</pubDate><description>Mardi 22 dÃ©cembre 2009         154 km  cumul : 7 746 km
DÃ©nivellÃ© : 565 m

Le petit dÃ©jeuner commandÃ© Ã  6 h moins le quart sera servi Ã  6 h 30 mais qu'importe, j'ai l'habitude. Je dÃ©marre avec une circulation fluide et sans trop de motos.

Je suis en forme et le coeur joyeux de retrouver ma mie. Erreur, au lieu de m'en approcher, je m'en Ã©loigne. Au bout de 10 km, le goudron disparait pour faire place Ã  la piste. AprÃ¨s renseignements, il me faut faire demi-tour car c'est la route de la GuinÃ©e. Ce n'est pas faute de m'Ãªtre renseignÃ© mais je penses que les maliens sont tellement gentils que mÃªme quand ils ne connaissent pas, ils te renseignent quand mÃªme. Je reviens au point de dÃ©part, est lÃ  aussi ce n'est pas Ã©vident. La "zagarattitude" comme dit Yannick en prend un coup, je garde mon calme mais c'est limite. Au feu rouge, un gars vient me demander oÃ¹ je vais, il me parle de SEVARE, veut donc me vendre une excursion au pays Dogon. Je lui rÃ©pond sÃ¨chement que je ne sais pas oÃ¹m je vais et que je m'en fous : rire des motocyclistes qui m'entourent.

AprÃ¨s bien du mal, je sors enfin de BAMAKO et me retrouve dans la brousse. La route est relativement plate, j'ai du vent de 3/4 arriÃ¨re et la moyenne s'en ressent, d'autant qu'aprÃ¨s le repos ches Marie-O, je suis en pleine forme.

A propos de Marie-O et de son Ã©tablissement NEMA SOW (maison du bonheur), il porte bien son nom. Je recommande Ã  tout le monde passant Ã  BAMAKO, pour qui veut un peu de calme et de convivialitÃ©. Marie-O est une femme extraordinaire et chez elle, j'avais l'impression d'Ãªtre chez moi. Hier soir, je demande ma note, elle me la fait : 25 000 f CFA, ce n'est pas cher. Quand je veux payer, elle me dit laisse, c'est ma contribution Ã  tes km. Le lendemain, je dis Ã  Laurence de faire un chÃ¨que de 40 Â€ Ã  l'association LAUNATHO, de la part de Marie-O, c'est extraordinaire n'est-ce pas.

Je roule en pleine savane et tantÃ´t des cultures, l'arachide bien sÃ»r, le mil et de temps en temps des champs de coton. Je m'arrÃªte pour dÃ©jeuner au village de QUELESSEBOUGOU. Je paye un plat de riz Ã  la sauce d'arachides avec un peu de viande, 8 bananes et 2 coco, 1500 F CFA (2,3 Â€).

Je me retrouve ensuite en plein dans un dÃ©sastre Ã©cologique. Dans ce qui Ã©tait il y a peu une forÃªt, ce n'est plus que taillis et brulis. Ca fume de partout, la forÃªt est surexploitÃ©e pour le bois et charbon de bois. Je m'arrÃªte d'ailleurs Ã  une charbonniÃ¨re pour faire une photo. Il faut savoir que faire les charbonniÃ¨res en Provence, Ã©tait le premier mÃ©tier du pays de Laurence, les RAMERO apprÃ©cieront. Comment condamner les paysans maliens, car comme me le dira Idrissa le soir, c'est leur seul moyen de subsistance.

Tant bien que mal, j'arrive Ã  mes 154 km et m'arrÃªte Ã  SIDO. Dommange pour ces 20 km de trop car cela m'aurait permis d'arriver Ã  BOUBOUNI et finir Ã  SIKASSO par deux Ã©tapes moyennes.

A SIDO, je demande Ã  tout hasard s'il y a un hÃ´tel, bien sÃ»r on me rÃ©pond que non. Idrissa se lÃ¨ve et se propose de m'amener chez lui car il a une chambre pour les amis. Finalement, je monterai ma tente dans sa cour et mangerai avec eux. J'ai droit Ã  un plat de macaroni (spaguettis) et je me rÃ©gale car j'en manque un peu. Avec Idrissa, Mamouna et leur fils Cheick Kader (3 ans le 7 janvier), je passerai une excellent soirÃ©e Ã  philosopher un peu. Idrissa est instituteur avec Ã  la base, une formation d'agronome. Nous parlons Ã©galement de religion. Il me parle des chiites, des sunnites et des mourides au SÃ©nagal. Idrissa me rÃ©pond simplement qu'il est musulman, sans courant particulier. Je lui parle de la rÃ©ligion catholique car dans la journÃ©e, j'ai vu une Ã©glise pentecÃ´tiste. Je mesure lÃ , l'intÃ©ret de mon voyage, je rencontre des gens trÃ¨s intÃ©ressants mais malheureusement, il faut vite se quitter. Nous allons ensuite dormir car le muezzin nous rÃ©veille Ã  5 h, moi pour prÃ©parer mon dÃ©part et Idrissa pour faire se priÃ¨re.

</description></item><item><title>BAMAKO (TOURISME)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-21 17:39:44</pubDate><description>Samedi 19 dÃ©cembre 2009
Dimanche 20 dÃ©cembre 2009
Lundi 21 dÃ©cembre 2009

Je suis Ã  la capitale, aussi je dÃ©cide d'y rester quelques jours pour faire du tourisme. Le samedi, je prends un taxi pour aller visiter le musÃ©e national. Je ne suis pas un adepte des musÃ©es mais celui-ci on me le conseille vivememnt. Je n'ai pas de regret car cela me permettra de mieux comprendre le Mali. J'y verrai beaucoup de masques, plus magnifiques les uns que les autres, des tissus et des objets archÃ©ologiques que n'aurait pas dÃ©nigrÃ© mon archÃ©ologue prÃ©fÃ©rÃ© Lucas. J'y ai mÃªme vu le costume du fÃ©ticheur de KOULUMBO.

Je dÃ©jeune dans le restaurant du musÃ©e, je ne me refuse rien : biÃ¨re(s), salade exotique, brochettes de boeur avec bananes plantins. Je vais ensuite visiter le grand marchÃ© et celui des fÃ©ticheurs. Si ce n'est la taille, tous ces marchÃ©s se ressemblent et je n'y traine pas trop car Ã§a grouille de monde.

Je dÃ©cide d'aller jusqu'au pont du Niger Ã  pied. Je vais ainsi faire 10/15 km Ã  pied dans la chaleur. Cette petite ballade me permet ainsi de visiter la capitale. Je suis impressionnÃ© par la largeur du Niger Ã  cet endroit. Assez fatiguÃ©, je rentre Ã  l'hÃ´tel trÃ¨s satisfait de ma journÃ©e.

Le lendemain, la journÃ©e sera consacrÃ©e Ã  l'envoie des photos Ã  StÃ©phane. Le journÃ©e se passe trÃ¨s mal car j'ai chopÃ© un virus informatique sur la clef USB et je perds un temps infini pour tout sÃ©curiser et remettre en ordre. Je dÃ©cide donc de rester un jour de plus ici car je tiens Ã  envoyer les photos. Vous n'avez plus de photos depuis le 5 dÃ©cembre, soit dÃ¨s mon entrÃ©e au Mali.

Cela me fera un repos supplÃ©mentaire mais il me rest 9 jours pour faire les 900 km me sÃ©parant de Ouaga, c'est trÃ¨s faisable mais je n'aurai pas de quoi chÃ´mer. J'en profite pour faire l'historique de mon voyage et je constate agrÃ©ablement qu'il me manque 100 km au compteur. Je rectifie donc, j'en suis maintenant Ã  7 592 km. Cent km sans bouger, c'est agrÃ©able.

J'en profite Ã©galement pour remercier les donnateurs car la borne kilomÃ©trique du site affiche ce matin lundi 21 dÃ©cembre : 15 883 km. Ca ne peut que m'encorager Ã  continuer mon aventure.

Nous sommes le 21 dÃ©cembre, je ne sais pas oÃ¹ je vais passer noÃ«l, certainement dans la brousse, loin de tout ordi, j'en profite donc pour vous souhaiter Ã  tous un JOYEUX NOEL. Le votre sera froid et blanc, le mien sera chaud et rouge.
</description></item><item><title>NEGALA / BAMAKO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-20 15:46:23</pubDate><description>Vendredi 18 dÃ©cembre 2009      80 km   cumul : 7 492 km
DÃ©nivellÃ© : 310 m

Je dÃ©marre avant 7 h trÃ¨s content car ainsi je n'arriverai pas trop tard Ã  BAMAKO et si c'est l'enfer dansla capitale, je ne m'affolerai pas. Au bout de 3 km, je m'aperÃ§ois que j'ai oubliÃ© ma serviette de toilette ches le sous-prÃ©fet, demi tour et pret pour un nouveau dÃ©part.

La route est toujours vallonnÃ©e, ce qui n'est pas dÃ©sagrÃ©able. Les manguiers sont de plus en plus prÃ©sents. Peut-Ãªtre l'approche de la capitale et d'un marchÃ© substanciel, il y a de plus en plus de cultures maraichÃ¨res et en particuler des tomates. 

En traversant un village, unes centaine de gamins avec deux adultes sont autour d'un drapeau. Il s'agit d'une Ã©cole avec deux instituteurs qui montent les couleurs. Je prends le risque de m'approcher et demande l'autorisation de prendre des photos. A mon grand Ã©tonnement, les gamins ne bronchent pas et sont trÃ¨s disciplinÃ©s. Ce ne sont plus les mÃªmes gamins que je rencontre dans la rue. Un peu plus loin, une longue fil de gens, essentiellement fÃ©minine, devant un dispensaire, c'est certainementr la journÃ©e de consultation gratuite.

J'arrive enfin Ã  KATI dans la banlieue de BAMAKO. Je tÃ©lÃ©phone Ã  Laurence qui me communique les coordonnÃ©es d'une franÃ§aise qui tient une auberge Ã  BAMAKO. Cet Ã©tablissement m'est conseillÃ© par FranÃ§oise et Pierre de LA JAVIE, les mÃªmes qui m'avaient dÃ©jÃ  donnÃ© un contact Ã  TAMBACOUNDA au SÃ©nÃ©gal. J'appelle donc Marie-Odile (Marie-O) qui m'indique la route, direction de l'aÃ©roport, aprÃ¨s le nouveau pont sur le Niger Ã  droite. J'entre dans BAMAKO et je suis de suite assailli par une multitude de motos qui me doublent Ã  droite et Ã  gauche. Il me faut Ãªtre vigilant mais cela n'a rien Ã  voir avec DAKAR. AprÃ¨s avoir demandÃ© ma route une multitude de fois afin de ne pas faire d'erreurs, j'arrive facilement Ã  l'auberge NEMA SOW dans le quartier de BACO DJICORONI. C'est un Ã©tablissement trÃ¨s simple, un peu Ã©loignÃ© du centre ville mais dans un quartier paisible et surtout en dehors de la polution de BAMAKO. Je suis accueilli par Yacou car Marie-O travaille comme directrice dans une Ã©cole maternelle franÃ§aise. Je fais la connaissance de Marie-O qui est un personnage trÃ¨s attachant. Dans son auberge, j'ai comme l'impression d'Ãªtre chez moi et c'est bien dans l'esprit oÃ¹ Marie-O veut travailler.

Je fais Ã©galement la connaissance d'un charmant garÃ§on, Hippolyte, un jeune qui travaille dans la finance Ã  Paris. Il a pris un an de congÃ© sabbatique et parcour l'Afrique de l'ouest au grÃ© de son envie. Il a d'ailleurs achetÃ© unes des ses fameuses motos que je vois sur les routes depuis que je suis au Mali et il a dÃ©jÃ  parcouru 6 000 km avec. J'ai enfin l'explication de la profilÃ©ration des ces engins ici. Ce sont des motos de fabrication chinoises qui ne coÃ»tent pas bien chers. Hippolyte a achetÃ© la sienne 500 000 F. CFA (769 Â€) mais c'est une grosse, on en trouve Ã  partire de 200 000 ou 300 000 f.

Cet Ã©tablissement est frÃ©quentÃ© par des franÃ§ais et il est trÃ¨s agrÃ©able d'y vivre, je dÃ©cide aussi d'y rester trois nuits avant de repartir pour OUAGADOUGOU retrouver Laurence.

A noter que depuis KAYES, Ã  part les belges rencontrÃ©s sur la piste, ce sont les premiers blancs que je retrouve.

J'ai 10 jours et 900 km pour rejoindre OUAGADOUGOU, il ne devrait pas y avoir de problÃ¨me pour y Ãªtre le 31 dÃ©cembre et passer un rÃ©veillon pour le moins original.</description></item><item><title>KITA / NEGALA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-20 13:11:54</pubDate><description>Jeudi 17 dÃ©cembre 2009     131 km   cumul 7 412 km
DÃ©nivellÃ© : 565 m

Je quitte KITA par la dÃ©viation en direction de BAMAKO, il n'est pas 7 h, c'est parfait. J'attaque par une forÃªt protÃ©gÃ©e avec des plantations d'arbres que je ne connais pas mais il fait trop sombre pour prendre des photos.

Ensuite, la forÃªt fait place Ã  la savane. En plein sommet de COPENHAGUE, je prends conscience des effets de la dÃ©forestation qui est un mal chronique au Mali. Les baobabs ont complÃ¨tement disparus, je n'en verrai plus jusque BAMAKO. Je vois beaucoup de repousses d'une espÃ¨ce de palmier que l'on m'a dit Ãªtre "l'arbre du voyageur" et unes savane brulÃ©e de plus en plus. Les manguiers ont remplacÃ© les baobabs, malheureusement ce n'est pas la saison, ils commencent juste Ã  fleurir.

La route est assez agrÃ©able bien que toujours ce vent de face, elle est vallonnÃ©e et devient ainsi moins monotone. De temp Ã  autre, je traverse un village avec une gare et son marchÃ© autour car je suis toujours le DAKAR BAMAKO.

J'ai bien fait de me reposer la veille car aujourd'hui je me sens en pleine forme et j'arrive Ã  NEGALA terme de la journÃ©e sans trop de soucis, si ce n'est la chaleur. Sur mon vÃ©lo, j'aurai consommÃ© 7 litres d'eau, heureusement, je l'avais prÃ©vu. On m'avait annoncÃ© un campement Ã  NEGALA mais je cherche en vains. LÃ  aussi, c'est l'Afrique, il ne faut jamais se fier Ã  ce que l'on vous dit. Je me renseigne mais ici il n'y a rien et on me dit d'aller voir le commandant de gendarmerie. Je tombe sur le gardien, le commandant Ã©tant absent, il m'installe dans la cour du sous-prÃ©fet, absent lui aussi.

La femme du sous-prÃ©fet m'apporte une bassine d'eau chaude et en attendant j'en profite pour faire une agrÃ©able toilette, j'ai rarement eu de l'eau chaude jusqu'Ã  prÃ©sent.

Le sous-prÃ©fet arrive et m'autorise Ã  m'installer sur la terrasse devant la sous-prÃ©fecture et m'invite Ã  dÃ®ner avec lui. Le repas sera trÃ¨s agrÃ©able. Il mange un couscous et on m'a prÃ©parÃ© une macÃ©doine de lÃ©gumes avec des sardines, hormis les sardines, c'Ã©tait excellent. Nous avons ensuite mangÃ© la bouillie (soupe de maÃ¯s pilÃ© et sucrÃ©) et fini par de la pastÃ¨que.

En discutant avec le sous-prÃ©fet, bien sympa, j'apprends beaucoup sur le fonctionnement administratif du Mali. J'apprends entre autre que les chefs de village sont nommÃ©s par le prÃ©fet, contrÃ´lÃ©s par les sous-prÃ©fets et aprÃ¨s avis du conseil communal, le tout en respectant les habitudes coutumiÃ¨res du village (selon l'expression du sous-prÃ©fet). C'est une question que je me posais jusqu'Ã  prÃ©sent, j'ai maintenant la rÃ©ponse : les chefs de village sont une reprÃ©sentation de l'Ã©tat.

A noter que bien que la ligne Ã  haute tension MANANTALI BAMAKO passe au dessus du village, ici il n'y a pas d'Ã©lectricitÃ©. Un particulier possÃ¨de un groupe Ã©lectrogÃ¨ne et fourni, moyennant retribution certaines personnes du village dont le sous-prÃ©fet. Pendant que nous dinons, la famille regarde sur une tÃ©lÃ© plein de parasites, le sacro-saint feuilleton que je peux suivre depuis quelques jours.</description></item><item><title>KITA (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-20 12:13:15</pubDate><description>Mercredi 16 dÃ©cembre 2009

Le petit dÃ©jeuner chez DieudonnÃ© (en fait il s'appelle Safari) sera trÃ¨s simple. Un petit morceau de pain sec et une dosette de cafÃ© avec de l'eau tiÃ¨de. Safari est absent et la jeune fille qui me sert ne comprend pas du tout le franÃ§ais. J'essaye bien de demander un complÃ©ment mais peine perdue, je m'en contenterai. Si j'avais su, je me serai dÃ©brouillÃ© tout seul.

Je vais en ville passer la journÃ©e. J'en profite pour faire le marche de KITA assez spectaculaire. Le monde grouille et on y vend de tout. Il y a beaucop de fruits et lÃ©gumes du coin qui donnent un air trÃ¨s exotique Ã  ce marchÃ©. De partout, des jeunes avec des charrettes Ã  main, lorudement chargÃ©s livrent sans arrÃªt de la marchandises. Ces charrettes Ã  main, c'est une des particularitÃ©s du Mali, je ne vois que Ã§a depuis KAYES.

Je vais ensuite passer quelques heures au cyber pour mettre Ã  jour mon carnet de route, vous avez dÃ» vous en rendre compte. Je vais manger mais lÃ  aussi c'est assez compliquÃ©. J'ai du mal Ã  trouver quelque chose. Je mangerai un morceau de viande dans la rue et 6 bananes. Je retourne au cyber pour terminer et rentre Ã  l'hÃ´tel oÃ¹ Safari Ã©tait inquiet car il ne m'avait pas vu de la journÃ©e.

Comme la veille, je me mÃªle Ã  un groupe de malien pour boire une biÃ¨re. DembÃ©lÃ© qui Ã©tait dÃ©jÃ  lÃ  la veille m'explique qu'il avait beacoup apprÃ©ciÃ© que je me mette spontanÃ©ment avec eux. J'ai l'impression qu'au Mali, bien que musulman, ils boivent de l'alcool mais jamais dans la rue, dans des petits endroits comme ici, il ne faut pas se faire voir.

Je dÃ®ne encore avec cette satanÃ© tÃ©lÃ© et ses feuilletons et dodo car demain j'ai l'intention de bien m'avancer.</description></item><item><title>TAMBAGA / KITA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-16 16:45:27</pubDate><description>Mardi 15 dÃ©cembre 2009     52 km  cumul : 7 281 km
DÃ©nivellÃ© : 225 m

L'Ã©tape de la journÃ©e sera trÃ¨s courte, goudronnÃ©e. J'attends que le jour se lÃ¨ve pratiquement pour me lever. Pour dÃ©jeuner, la pompe du rÃ©chaud est dÃ©faillante, je me passerai donc de cafÃ© ce matin, ce sera pain et confiture.

Pendant que je me prÃ©pare, c'est la procession au puits. Les dames du quartiers (il n'y a qu'elles qui puissent faire Ã§a) viennent le plein d'eau. J'ai beaucoup de mal Ã  accepter ce spectacle des dames agÃ©es repartant vers leurs cases avec des seaux d'au qui ppÃ¨sent un bras. La voisine dont le mari m'a aidÃ© la veille me fait comprendre si je peux l'aider. Je lui porte ses deux seaux trÃ¨s lourds dans sa cour. Le mari si charmant avec moi doit Ãªtre aux champs. Nenni, il apparait avec sa petite fille dans ses bas et s'installe au bord de la rue pour la journÃ©e. Je n'ai pas le droit de faire de commentaire mais le droit de n'en penser pas moins.

En partant, je rencontre le pasteur que je remercie pour son hospitalitÃ© et en partant, j'ai droit Ã  un "Que JÃ©sus te protÃ¨ge", ma soeur Lydie sera contente.

La matinÃ©e se passera sans problÃ¨me sur cette route goudronnÃ©e qui est vraiment la bienvenue. Pour la premiÃ¨re fois depuis mon dÃ©part, je ressens une sensation de fatigue gÃ©nÃ©rale. Je sens que mon corps est en train de me dire stop. Je dÃ©cide contre toute attente une journÃ©e de repos Ã  KITA, bien que je sois Ã  deux petites journÃ©es de BAMAKO. 
En arrivant Ã  KITA, c'est l'horreur. KITA est en chantier, ils refont toute la traversÃ©e de la ville et tout n'est que poussiÃ¨re. On m'indique un petit hÃ´tel Ã  l'entrÃ©e que je nÃ©glige, trop loin du centre ville. Il y aurait plusieurs hÃ´tel en ville mais impossible Ã  trouver, les gens parlant franÃ§ais sont rares et ne t'indiquent que ce qu'ils connaissent, normal. Je fais des tours et des tours dans KITA, traverse le marchÃ© grouillant de monde avec Tornado et sa remorque, c'est assez cocasse. Finalement, je prends la dÃ©cision de revenir Ã  l'hÃ´tel initial, chez DieudonnÃ©. Le chambre ne sera pas terrible mais une cour intÃ©rieure est sympa et ombragÃ©.

L'aprÃ¨s-midi, je vais au village pour repÃ©rer un cyber que je trouve avec bien du mal et dÃ©ambuler dans les ruelles de KITA. Le repas du soir, ce sera du coeur avec des frites et de la biÃ¨re. Sans oublier cette Ã©ternelle tÃ©lÃ© avec ces feuilletons aussi dÃ©biles qu'en France.</description></item><item><title>MANATALI / TAMBAGA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-16 16:29:33</pubDate><description>Lundi 14 dÃ©cembre 2009     106 km  cumul : 7 229 km
DÃ©nivellÃ© : 625 m

Je quitte MANANTALI sur du goudron, sachant que Ã§a ne devrait pas durer car il est maintenant Ã©vident que je n'aurai du goudron qu'Ã  partir de TAMBAGA. J'arrive au pied du barrage et comme je l'ai dÃ©jÃ  dit, qui dit barrage, dit bosse. Pardi, c'est carrÃ©ment du 15 % qui m'attend pendant 3 km. Je les effectue Ã  pied et croyais-moi pousser le vÃ©lo avec sa remorque sur une pente Ã  15 %, ce n'est pas rien. Autre surprise, je vois un panneau directionnel : TAMBAGA 98km, j'ai dÃ©jÃ  fait 5 km et sur la carte il y a 83 km d'indiquÃ©. Le barrage est immense et donne un air moderne dont je n'ai plus l'habitude Ã  la rÃ©gion. Il retient un jlac Ã©galement immense dont je ne verrai qu'une petite partie. 

Enfin arrivÃ© en haut, je quitte le goudron jpour de nouveau la piste. Elle n'est pas trop mauvaise mais toujours ce problÃ¨me de traces Ã  suivre. De temps Ã  autre, un peu de goudron, c'est juste avant et aprÃ¨s le passage des guÃ©s. Les guÃ©s, je ne vous dis pas, mÃªme s'ils sont la plupart du temps Ã  sec, PARIS ROUBAIX ce n'est rien Ã  cÃ´tÃ© car les pavÃ©s sont emplacÃ©s par des grosses pierres disjointes.

Le paysage ne sera pas bien terrible. Je suis toute la journÃ©e en forÃªt avec les cÃ´tÃ©s brulÃ©s de chaque cÃ´tÃ© sur une centaine de mÃ¨tre. Je suis d'ailleurs une ligne Ã  haute tension qui part du barrage et pour dÃ©brousailler, ils ne s'emÃªtent pas. Tout est carrÃ©ment brulÃ© dessous, ce qui fait une saignÃ©e pas trÃ¨s jolie. La seule particularitÃ© de la journÃ©e, c'est plein de bambous tout le long. Ces bambous sont exploitÃ©s et dÃ©posÃ©s au bord de la piste. Dans les villages que je traverse, le bambou est trÃ¨s utilisÃ© pour les enclos et les toits des cases. C'est assez remarquable de constater qu'ici chaque fois, ils utilisent les matÃ©riaux du coin.

Dans chaque village traversÃ©, c'est toujours la mÃªme litanie, les gamins me courent aprÃ¨s et pourtant il y a Ã©cle aujourd'hui. J'aurai compris en traversant un village un peu plus grand. En passant devant l'Ã©cole, plein de vÃ©los amoncelÃ©s devant et un chahut monstre dans les classes. Deux gamins me rattrapent. Je leur demand pourquoi ils rentrent chez eux, ils me rÃ©pondent que c'est la rÃ©crÃ©ation et qu'aujourd'hui, il y a grÃ¨ve : voilÃ  l'explication.

Je pique-nique sur la latÃ©rite en espÃ©rant qu'il n'y passe pas de vÃ©hicules et j'ai de la chance, deux camions et un 4 X 4 passeront Ã  la fin de mon dÃ©jeuner. Aujourd'hui, c'est grand luxe : miettes de thon Ã  l'huile (sur la piste, le thon est vraiment en miettes), vache qui rit et une boÃ®te de salade de fruits. En repartant, je jm'arrÃªte Ã  un petit groupe pour leur donner deux bouteilles plastiques que je ne jette plus car ils en ont l'usage et sont ravis Ã  chaque fois. Une land-rover s'arrÃªte, ce sont deux touristes belges qui me demand ce dont j'ai besoin. Ils sont trÃ¨s Ã©tonnÃ©s que je leur rÃ©pond par la nÃ©gative, mais effectivement, je n'ai besoin de rien. Ils prennent des photos qu'ils m'enverront par mail. Ils sont sympa et visite le Mali en prenant les pistes et connaissent bien des dÃ©boires.

Juste avant d'arriver Ã  TAMBAGA, je dois passer un guÃ© plus consÃ©quent que les autres, je suis obligÃ© de passer Ã  pied et me mouiller jusqu'aux hauts de mes chevilles : attntion Ã  la bilharzioses. Enfin j'arrive Ã  TAMBAGA et j'ai le malheur d'y arriver Ã  la sorti de l'Ã©cole et lÃ , ce sont peut-Ãªtre 200 gamins qui me courent aprÃ¨s, je commence vraiment Ã  saturer. 

A TAMBAGA, il n'y a rien, pas d'hÃ´tel, des commerces vides et pas grand monde comprend le franÃ§ais. Le premer hÃ´tel est Ã  15 km et comme il est 17 h 30, je suis obligÃ© de rester ici. On m'indique une Ã©glilse oÃ¹ les chrÃ©tiens pourraient m'hÃ©berger. Je demande Ã  quelqu'un de m'accompagner, en fait c'est un protestant qui me mÃ¨ne, non pas Ã  l'Ã©glise mais au temple. Ce sont des norvÃ©giens qui ont bÃ¢ti ce temple, j'avais dÃ©jÃ  ramarquÃ© une mission protestante norvÃ©gienne Ã  BAFOULABE.

J'installe ma tente et vais au village pour manger. Je trouve le seul restaurant du village, qui n'a de restau que le nom. J'y mange une platrÃ©e de ris froid qui colle bien avec une sauce Ã  l'arachide et une espÃ¨ce de poisson. Le tout est assez dÃ©gueulasse et je mange sans boire. Je vais en quÃªte d'eau mais l'eau minÃ©rale est inexistante ici. Heureusememt au temple, il y a un puits et le voisin m'aide Ã  tirer del'eau pour me laver et boire moyennant aquatab. Je me couche une fois de plus complÃ¨tement cuit car 106 km de piste, Ã§a fatigue. Heureusement demain, l'Ã©tape est courte et la route goudronnÃ©e.</description></item><item><title>BAFOUALE / MANANTALI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-16 15:59:49</pubDate><description>Dimanche 13 dÃ©cembre 2009      93 km   cumul : 7 123 km
DÃ©nivellÃ© : 270 m

Du goudron promis, 93 km Ã  faire, la journÃ©e ne devrait pas poser problÃ¨me, d'autant que je dÃ©marre Ã  7 h 15.

La route de MAHINA est toujours une piste, bordÃ©e d'immenses manguiers. Cette piste, goudron en moins me fait penser Ã  la route de MEYRARGUES, bordÃ©e de platanes. MAHINA est une bourgade un peu plus grande que BAFOUALE mais toujours dans le mÃªme esprit : beaucoup de commerces mais pas grand chose Ã  vendre. Le commerce le plus important semble celui des bouteilles de mÃ©lange (1 l). Il est vrai que le nombre de mobylette, toutes neuves d'ailleurs, est consÃ©quent. MAHINA a en plus le privilÃ¨ge d'avoir une gare puisque le TGV DAKAR BAMAKO passe par lÃ . D'ailleurs c'est par le pont de chemin de fer qui traverse le SÃ©nÃ©gal (Bafing) que je rejoins la piste menant Ã  MANANTALI.

A propos du goudron, je n'en verrai pas la couleur aujourd'hui. C'est par une excellente piste en latÃ©rite que je prends la direction de MANANTALI. La latÃ©rite bien damÃ©e est excellente comme piste, un peu moins de rendement que le goudron mais tellement plus jolie.Le plus gros inconvÃ©nient c'est quand on croise un autre vÃ©hicule, on a droit au gros nuage rouge. Si la latÃ©rite est parfaite au dÃ©but, elle se dÃ©grade rapidement et il faut ensuite trouver sa trace pour Ã©viter le sable qui me plante inexorablement. La piste traverse village sur village mais jamais de quoi ravitailler. Heureusement, je suis autonome, eau et repas de midi. 

Le paysage se banalise, peu d'arbres, des baobabs et des champs d'arachides en train d'Ãªtre rÃ©coltÃ©s. C'est dimanche, il n'y a pas Ã©cole et quand je traverse les villages, c'est Ã  chaque fois de la folie, tous les gamins ne courent aprÃ¨s Ã  coups de toubab, bonjour, donne-moi un cadeau. C'est quand mÃªme difficile Ã  supporter et pour prendre ds photos, c'est assez compliquÃ©. Souvent je les prends Ã  l'entrÃ©e du village et dÃ¨s qu'un gamin m'aperÃ§oit, je remonte sur le vÃ©lo et file. Pour dÃ©jeuner, c'est le mpeme problÃ¨me, j'aimerais m'arrÃªter Ã  l'ombre dans un village mais c'est quasi impossible, tout le village me regarderait manger. Aujourd'hui, j'ai mis 3/4 d'heure pour pouvoir manger Ã  l'ombre d'un baobab. Une premiÃ¨re fois, je trouve un coin sympa et discret, pensez-vous deux gamins m'ont vu et arrivent Ã  toutes jambes. La deuxiÃ¨me est la bonne mais je suis sur le passage d'un petit village et j'aurai rÃ©guliÃ¨rement de la visite.

Si le matin, je dÃ©marre Ã  la fraÃ®che, dÃ¨s 10 h il me faut me couvrir et me badigeonner de crÃ¨me, surtout aujourd'hui oÃ¹ il fait trÃ¨s chaud. La chaleur, la piste oÃ¹ il faut toujours trouver la bonne draille, font que la fatigue arrive et je finis ma journÃ©e sur les rotules. La piste me fatigue Ã©galement nerveusement car je ne peux pas rouler dÃ©contractÃ©. Je constate Ã©galement que si la remorque a Ã©tÃ© parfaite jusqu'Ã  prÃ©sent, elle s'avÃ¨re peut-Ãªtre un handicap sur les pistes oÃ¹ il y a un peu de sable. Cela m'a valu d'ailleurs une bonne chute. En jvoulant Ã©viter une mobylette qui venait en face, j'ai quittÃ© ma trace et je me suis tanquÃ© dans le sable : la remorque n'a pas suivi. Ce fut une bonne chute mais plus de peur que de mal. 

J'arrive enfin Ã  l'entrÃ©e de MANANTALI. C'est le quartier des cadres oÃ¹ il y aurait des hÃ´tels un peu chers. A MANANTALI, il y a le plus grand barrage de l'Afrique de l'Ouest, d'oÃ¹ une activitÃ© trÃ¨s importante. Dans ce quartier, jpas d'hÃ´tel mais des particuliers qui louent des chambres. J'en trouve une avec douche pour 3 000 F CFA (4,6 Â€), un pjeu juste au niveau propretÃ© mais je suis en Afrique, c'est bon. je profite Ã©galement de la cantine du quartier oÃ¹ je mangerai pour 3 500 F CFA et le pdj Ã  1 000 F.

Pour une fis, je me sens ailleurs qu'en Afrique, dans un quartier relativement friquÃ©. Les voitures sont rÃ©centes et les gamins en mobylettE. J'ai au moins un peu de paix pour pas cher, j'apprÃ©cie.</description></item><item><title>BAFOUALE (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-16 15:27:53</pubDate><description>Samedi 12 dÃ©cembre 2009

Comme d'habitude la nuit porte conseil et j'attends que le jour se lÃ¨ve pour partir. Je dÃ©cide finalement de rester ici pour faire un peu de tourisme.

La veille on m'avait dit qu'ici il y avait des hippopotames, aussi je voulais les voir. Autre singularitÃ©, le fleuve SÃ©nÃ©gal commence Ã  BAFOUALE qui veut dire deux riviÃ¨res en Bambara (la langue local). En fait le SÃ©nÃ©gal nait de deux riviÃ¨res : le Bakoye et le Baking. Je comprends ainsi mieux la carte car le SÃ©nÃ©gal disparaissait.

Je visite BAFOUALE. Je suis un peu dÃ©Ã§u car Ã§a ressemble plus Ã  un bidonville plutÃ´t qu'une petite ville ou un village de cases. Je vais au bord du fleuve et dans ce qu'on appelle une marmitte (marmittes de gÃ©ants), je vois mon premier serpent.

Je prends la pirogue pour visiter le fleuve SÃ©nÃ©gal et ses deux gÃ©niteurs, le Bakoye et le Bafing. Des hippo, je n'en verrai qu'un mais c'est dÃ©jÃ  Ã§a. Actuellement, ils seraient plus loin. L'aprÃ¨s-midi, je me repose car ici, il n'y a pas grand chose Ã  faire.

Pour demain, on m'annonce une route goudronnÃ©e mais pas bitumÃ©e. Qu'est-ce ? Je verrai sur le terrain. Autre anecdote, ce midi, j'en suis de ma boÃ®te de sardines avec pois chiches car comme c'est samedi, les rares restaurans sont fermÃ©s.</description></item><item><title>DIAMOU / BAFOULABE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-16 14:05:21</pubDate><description>Vendredi 11 dÃ©cembre 2009     76 km + 45 km (4 X 4) = 121 km  cumul : 7 030 km
DÃ©nivellÃ© : 435 m

AprÃ¨s une courte nuit car le Muezzin n'a pas veillÃ© lui, je dÃ©jeune Ã  la frontale. A 8 h, je suis pret Ã  partir car ce matin, j'ai eu peu trainÃ©. J'enlÃ¨ve la bÃ©quille de la remorqu et je m'aperÃ§ois que la rue arriÃ¨re du vÃ©lo est crevÃ©. Je ne rÃ¢le pas car c'est la premiÃ¨re crevaison aprÃ¨s 7 000 km et aprÃ¨s la piste des deux jours prÃ©cÃ©dents, j'aurais tord de me plaindre. Je rÃ©pare la chambe et en profite pour changer le pneu qui commence Ã  fatiguer. Je le garde quand mÃªme en secours car il pourra encore servir.

Finalement le dÃ©part Ã  lieu Ã  9 h pour une Ã©tape que je crois de 80 km avec une route goudronnÃ©e, c'est faisable. Finalement je trouve du goudron de temps Ã  autre, entre les trous et les parties de sable. Le paysage est absolument grandiose, montagnes aux alentours, marigots avec nÃ©nuphas et oiseaux. C'est je crois le plus beau paysage que j'ai vu depuis mon dÃ©part.

Au bout de 23 km, un toyota avec deux maliens, ils ralentissent pour me dire bonjour, assez classique. Ils font marche arriÃ¨re, descendent de la voiture en me disant qu'ils allaient m'avancer d'une quarantaine de km. La route Ã  cet endroit n'Ã©tait pas trop mauvaise mais je n'ai pas le choix. Ils contrÃ´lent pour le compte d'une sociÃ©tÃ© sÃ©nÃ©galaise les travaux de construction de la rute BAFOULABE/DIAMOU par une entreprise mauritanienne. Les travaux en aval de DIAMOU Ã©tant faits par les chinois. Ils m'avancent finalement de 43 km et me dÃ©posent Ã  la fin du chantier en m'annonÃ§ant qu'il me restait une trentaine de km. J'en suis dÃ©jÃ  Ã  plus de 80 (23+43+30=96 km). Je retrouve donc la piste, pas trop mauvaise pour l'instant. Cette piste traverse les villages de cases par le centre et je serpente dans les ruelles de chaque village en ayant droit aux toubabs, donne-moi un cadeau, bonjour Ã§a va. Je me suis mÃªme attrapÃ© avec un adulte qui voyant que je ne jsonnais rien m'a simplement dit qu'il fallat donner des cadeaux aux enfants. Je luis ai rÃ©pondu qu'il Ã©tait en train de faire de ses enfants des mendiants et que de toute maniÃ¨re, s'il avait fallu que je jporte des cadeaux, il m'aurait fallu trois remorques.

Chaque fois que je le peux, je me renseigne si je suis bien sur la piste de BAFOULABE car ce n'est pas toujours Ã©vident. Au bout de 15 km, il devrait m'en rester 15 et on m'annonce 40. Je prends mon mal en patience et on verra bien. Heureusement que les maliens m'ont chalÃ© un peu en voiture car sinon je n'atteignais pas BAFOULABE. La piste est de plus en plus mauvaise et je commence Ã  fatiguer sÃ©rieusement. A un intersection, la piste Ã  droite et Ã  gauche, laquelle prendre. Je plante mon vÃ©lo et la remorque et j'attends : personne en vue, je ne vais pas passer la nuit ici. Finalement je choisis celle qui me parait la plus Ã©vidente, heureusement c'Ã©tait la bonne. Quand je disais que j'allais connaitre des galÃ¨lres en Afrique. Aujourd'hui j'en connais une vraie et croyais-moi j'en ai marre. Heureusement je suis dans des paysages somptueux et malgrÃ© tout j'aprÃ©cie. Je traverse de magnifiques villages de cases oÃ¹ l'on se sent au bout du monde. Il faut que je me pince pour me persuader que je ne rÃªve pas. Je suis bien au Lali, en pleine brousse et avec mon vÃ©lo. 

La nuit commence Ã  tomber et j'arrive enfin au bord du fleuve SÃ©nÃ©gal et surprise, je dois prendre la bac pour aller Ã  BAFOULABE. J'aurais donc fait 121 km dont 75 de vÃ©lo et de piste. Je vous avoue qu'aprÃ¨s rÃ©flexion, je ne me croyais pas capable d'un tel exploit. Je mont dans le bac et l'on m'annonce qu'il est en panne de moteulr : partira, partira pas. Les piroguiers me sautent dessus mais je n'ai pas envie de mettre Tornado et la remorque dans leurs petites pirogues car en cas de chavirage, je suis beau. Finalement le bac partira car on attend le commandant de gendarmerie, le prÃ©fet, le sous-prÃ©fet et le prÃ©sident du conseil du cercle (un peu nos communautÃ©s de communes). Il fait nuit, je commence Ã  me faire manger par les moustiques, aussi je m'habille et m'asperge de produit. Un batelier me dit de venir chez lui en attenant pour me rÃ©chauffer. Moi, je n'ai pas du tout froid, bien au contraire mais eux si. Finalement je mangerai le couscous malien, riz avec sauce cacahuÃ¨tes.

Il est 22 h et le commandant s'annonce. Le bac traversera donc sans moteur, Ã  la force des bateliers au bout de leur perche en bambou.

On m'avait signalÃ© un campement pour passer la nuit. J'arrive donc Ã  ce campement oÃ¹ on me montre une chambre. J'en ai vÃ©cu des aventures mais des chambres aussi dÃ©gueulasses, je crois que je n'en ai jamais vu. Finalement pour 3 000 F, je monte la tente et j'ai droit Ã  un peu d'au pour me laver car je suit couvert de poussiÃ¨re.</description></item><item><title>MOUSSA WAGUYA / DIAMOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-16 12:39:51</pubDate><description>Jeudi 10 dÃ©cembre 2009       332 km    cumul :   6 909 km
DÃ©nivellÃ© : 125 m

Apein 5 h 30, Ã  l'heure du Muezzin, je sens quelques gouttes Ã  traver la tente. Comme je n'ai pas le double toit, je l'a met Ã  l'abri et du coup je me lÃ¨ve. Ainsi, il n'est que 6 h 30 quand je suis pret Ã  partir et j'arrends que Salif se lÃ¨ve pour lui dire au revoir. Il m'accompagne pour m'aider Ã  reprendre la piste et me dit qu'aprÃ¨s DIAMOU, la route est goudronnÃ©e. J'en profite pour lui donner 5 000 FCFA en remerciement.

Je pars donc content car plus qu'une trentaine de km de piste et je suis sorti de la galÃ¨re. GalÃ¨re, j'y suis encore aujourd'hui car j'ai plus de sable que la veille et j'effectue un bon tiers de mon parcurs Ã  pieds en trainant la remorque.

De temps en temps, je retrouve le fleuve sÃ©nÃ©gal que je remonte, le paysage est magnifique mais j'en bave tellement que je n'ai pas le coeur Ã  apprÃ©cier. Lorsque le sable disparait, j'ai droit Ã  de gros cailloux. Une chos est sure, si j'avais su que la piste Ã©tait dans cet Ã©tat, j'aurais pris la route classique.

Sur une portion en latÃ©rite, je longe la voie ferrÃ©e. Le DAKAR BAMAKO me double dans un brouhaha et donne au paysage une impression bizarre. A l'entrÃ©e de DIAMOU, la latÃ©rite disparait et j'ai de nouveau droit au sable. J'arrive donc Ã  DIAMOU complÃ¨tement extÃ©nuÃ©. Ne voyant pas grand chos dans ce village que je croyais plus grand, je dÃ©cide Ã  contre-coeur de continuer. Je fais le plein d'eau chaude car ici, pas de coca bien frais. A la sortie du village, je vois un jpanneau hÃ´tel-restaurant. Je m'arrÃªte mais l'Ã©tablissement est fermÃ© et je nÃ©gocie de monter ma tente dans l'enceinte de l'hÃ´el et un peu d'eau pour me laver.

Miracle, ils ont de la biÃ¨re bien fraÃ®che. Ils m'invite Ã  partager leur plat de riz avec unes sauce Ã  l'oignon, Ã  la main bien sÃ»r. Toute l'aprÃ¨s-midi sera le rendez-vous des jeunes venant boire leur biÃ¨re et chacune y allant de sa tournÃ©e. Je vous garanti que je ne manque pas de liquide. Je fais la connaissance d'un garÃ§on trÃ¨s intelligent, bien au courant de l'actualitÃ© mondiale. Mohamed TRAORE est agent de sÃ©curitÃ© Ã  la mine d'or de Sadiola. Comme beaucoup d'africains, il ne porte pas trop Sarkozy dans son coeur, le fameux discours de DAKAR a dÃ©cidÃ©ment fait de ravages.

Au menu du soir, ce sera des vermicelles avec un bouillon maggi et couchÃ© dÃ¨s que la nuit tombe car entre les biÃ¨res et la fatigue de la matinÃ©e, je suis cuit. Pendant que j'essayai de m'endormir, j'au eu droit Ã  la veillÃ©e au feu de bois et le bruit qui va avec. A 23 h, je me suis levÃ© pour leur demander de baisser le ton et c'est une heure plus tard, aprÃ¨s avoir ralÃ© un peu plus fort que tout le monde est allÃ© se coucher.</description></item><item><title>KAYES / MOUSSA WAGUYA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-16 12:21:50</pubDate><description>COUPURE DE COURANT JE RECOMMENCE

Mercrdi 09 dÃ©cembre 2009      27 km  cumul : 6 877 km
DÃ©nivellÃ© : 135 m

J'avais commandÃ© le pdj Ã  6 h 30 mais Ã  7 h encore personne. Ce n'est pas grÃ¢ve car aujourd'hui, je jprends la piste et j'ai dÃ©cidÃ© de trainer. Je quitte donc KAYES et sa poussiÃ¨re pour retrouver celles des pistes moins dÃ©rangeantes Ã  mon goÃ»t.

La piste parfaite selon certains est pour moi une piste pas terrible car chargÃ© et avec la remorque, ce n'est pas pareil. Ma moyenne chute d'une maniÃ¨re vertigineuse aux maxi, je roule Ã  15, le plus souvent Ã  10/12.

J'arrive Ã  MEDINE et m'arrÃªte au fort de MEDINE construit Ã  l'Ã©poque coloniale. De suite, un guide m'agresse et voyant que je ne veux pas prendre ses services pour visiter ce fort en ruine, il m'interdit de prendre des photos. Je n'insiste pas mais lui signifie tout de mÃªme qu'il fait trÃ¨s mal son travail. Je quitte donc MEDINE immÃ©diatement en Ã©tant interpellÃ© Ã  coup de toubab, donne-moi un cadeau. DÃ©cidÃ©ment, le tourisme a sÃ©vi ici.

Je retouve le fleuve SÃ©nÃ©gal dans des petites gorges magnifiques sur une piste parfois en latÃ©rite. J'arrive ainsi aux chutes de FÃ©lou et lÃ  aussi un guide pour me faire visiter le site. J'aurais pu faire sans lui mais comme il s'en est pris autrement, il faut bien qu'il travaille.

Je continue la piste qui, de cailloux devient sable et lÃ , c'est une autre paire de manche. Parout, des champs d'arachies. Je crois un charreton de mil (c'est la premiÃ¨re fois que j'en vois) et ensuite je peux repÃ©rer les champs de mil. Le sable ralentit considÃ©rablement ma progression et je dois rouler Ã  4 ou 5 Ã  l'heure. TantÃ´t je me tanque dans le sable, tantÃ´t j'utilise des petites dÃ©viations utilisÃ©es par les autochtones en vÃ©lo.

L'un d'eux me suit patiemment en me disant bonjour, je m'arrÃªte pour qu'il me double et j'en profite pour prendre sa roue et les dÃ©viations qu'il connait bien. Nous faisons connaissance et engageant la conversation. Il s'agit de Salif SISSOKO du village de MOUSSA WAGUYA. Nous parlons de la culture de l'arachides et me demand si j'en veux. Je le suis donc et comme il me demande gentiment si je veux me reposer dans son village. Il n'est que midi, je n'ai fait que 27 km mais Ã  quoi bon bouffer du km, le but n'est-il pas de rencontrer les gens.

Je dÃ©cide donc de m'arrÃªter chez Salif. Il habite au coueur du village dans un jpetit enclos de plusieurs cases et vit avec sa femme et ses 4 enfants et son frÃ¨re ainÃ©, ses deux femmes et ses enfants. On m'installe devant une case et j'ai droit Ã  des arachides dÃ©cortiquÃ©es. Ensuite Salif va me chercher des plants d'arachides avec les arachides au bout que nous mangeons en guise d'apÃ©ro. Arrive ensuite un plat de mil avec une sauce Ã  base d'arachides que nous mangeonsen commun et avec la main droite. Pendant que Salif va faire sa priÃ¨re, je fais une petite sieste. La priÃ¨re terminÃ©e nous allons faire un tour de village pour me prÃ©senter au chef. Le chef est absent, nous allons discuter avec les jeunes du village qui font un brin sous le mirador. C'est l'expression qui dÃ©signe la discussion dans la case Ã  palabres.

Salif a encore un peu de travail dans les champs, j'en profite donc pour racourcir ma chaine qui dÃ©cidÃ©ment s'use prÃ©maturÃ©ment (certainement le sable). Nous allons ensuite visiter son jardin qui quoiqu'au bord de SÃ©nÃ©gal manque d'au car il faut arroser Ã  la main. Son copain qu'il appelle le bailleulr de fonds (il a vÃ©cu 4 ans en Arabie Saoudite) a une moto-pompe et son jardin, c'est vraiment autre chose. Salif est obligÃ© d'aller faire des gaches de maÃ§on Ã  kayes pour nourrire sa famille avec son frÃ¨re. S'ils avaient une moto-pompe et en agrandissant son jardin, cela pourrait suffire pour nourir sa famille. Je me prends l'engagement d'acheter une moto-pompe Ã  Salif quand je rentrerai en France. Une moto-pompe vaut Ã  peine 800 Â€ et 16 donnateurs Ã  50 Â€, ce n'est rien et resourait bien des problÃ¨mes Ã  deux familles.

AprÃ¨s une brÃ¨ve toilette, nous mangeons avec Sallif du manioc cru donnÃ© par son ami le bailleur de fonds, un couscous malien Ã  base de riz pilÃ© par les femmes l'aprÃ¨s-midi, avec une sauce et des Ã©pices bien particuliÃ¨res et du poisson sÃ©chÃ©. Comme ici, c'est l'hiver, la veillÃ©e se passe autour d'un grand feu de bois autour duquel les dames discutent en Ã©cossant les arachides. Nous discutons pas mal et Salif part faire sa derniÃ¨re priÃ¨re. Comme il ne revient plus, je dÃ©cide d'aller me coucher. Je suis rappelÃ© par son Ã©pouse car il y a encore le poulet Ã  manger. Pendant que nous mangions le couscous, ils ont tuÃ© un poulet en mon honneur. Bien que je n'ai plus faim, je mange du poulet accompagnÃ© de manioc cuit. Sallif revient heureusement et il m'aide Ã  finir le plat. Je vais me coucher sous la tente.

Avant de m'endormir, je pense Ã  ces gens qui ont Ã  peine de quoi subsister et qui tue un poulet pour l'Ã©tranger que je suis. Quel signe d'hospitalitÃ© ! En sommes-nous capable en France.</description></item><item><title>KAYES (REPOS ET REFLEXION)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-16 11:21:05</pubDate><description>Mardi 08 dÃ©cembre 2008

Ca y est, c'est dÃ©cidÃ©, je passe par DIAMOU, BAFOULABE et KITA. La route, plus courte a l'air plus pittoresque. Tous les maliens Ã  qui j'en ai parlÃ© m'ont dit de passer par lÃ . ac, aucune hÃ©sitation et mÃªme si c'est de la piste, je suis en Afrique et c'est prÃ©vu.

Ce matin en allant au cyber, je vois passÃ© un camping-car immatriculÃ© 42, je reconnais un peu tard mes amis Joss et Xavier. J'interpelle une mobylette qui me les arrÃªte. Ce sont des gens que j'ai rencontrÃ© Ã  la frontiÃ¨re Maroc/Mauritanie, revus Ã  CHINGUETTI, Ã  NOUACKCHOTT et qu'un franÃ§ais qui les avait rencontrÃ© m'en avait parlÃ©. Nous discutons cinq minutes et nous risquons de nous revoir car ils prennent la mÃªme route que moi. 

AprÃ¨s la mise Ã  jour du site, je retourne Ã  l'hÃ´tel, je croise une grosse dame paumÃ©e, toute nue, se promenant dans la rue. Je suis assez choquÃ© mais personne n'y prÃ¨te attention. Je crois que c'est Ã§a aussi l'Afrique. L'autre jour, j'avais vue une espÃ¨ce de clochard habillÃ© avec une robe de femme. Encore quelques jours et plus rien ne m'Ã©tonnera.

Autre Ã©tonnement, j'assiste Ã  une partie de pÃ©tanque entre malien. L'un d'eux m'a dit avoir jouÃ© contre un marocain champion du monde. Je prends difficilement une photo car nous sommes devant une caserne de gendarmerie.

Avant de me coucher, je regarde la tÃ©lÃ© dans le salon de l'hÃ´tel et les gens regardent la coupe d'Europe. J'ai ainsi pu voir en direct l'Ã©limination de l'O.M. contre le RÃ©al de Madrid.

</description></item><item><title>KOULOUMBO / KAYES</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-08 14:03:01</pubDate><description>Lundi 7 dÃ©cembre 2009      71 km    cumul : 6 850 km
DÃ©nivellÃ© : 145 m

GrÃ¢ce aux coqs et un petit dÃ©jeuner frugal, je suis Ã  pied d'oeuvre Ã  6 h 30.  Je passe devant la case de TiÃ©mogo pour lui dire au revoir et il m'aide Ã  remonter sur la route. 

Je commence Ã  pÃ©daler, le jour se lÃ¨ve Ã  peine, c'est entre chiens et loups, il fait frais et c'est l'idÃ©al pour commencer ma journÃ©e.  cela ne va pas durer car le vent se lÃ¨ve et va souffler de plus en plus fort si bien que j'arrive Ã  KAYES complÃ¨tement Ã©puisÃ© malgrÃ© 70 km Ã  peine. 

J'entre dans KAYES  et je retrouve mes camions de la veille qui attendent pour passer le scanner (pour les containers). Ici, ce n'est que poussiÃ¨re qui m'attend, aidÃ©e par le vent. Les conducteurs des nombreuses mobylettes ont tous un masque sur la figure et je comprends pourquoi. Je profite de mon aprÃ¨s-midi pour confirmer mon visa Ã  la police et changer la puce de mon tÃ©lÃ©phone.

J'hÃ©site sur la route Ã  prendre. J'ai le choix entre la route classique ou remonter le fleuve SÃ©nÃ©gal par une piste. Ce matin, des franÃ§ais m'avaient fortement dÃ©conseillÃ© la piste, ils ont eu du mal Ã  passer en 4 X 4 et ce soir, un malien me la conseille. Je ne sais pas quoi faire, aussi je dÃ©cide de rester un journÃ©e de plus Ã  KAYES, d'autant que ce soir, j'ai encore mal aux jambes.</description></item><item><title>GOUDIRY / KOULOUMBO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-08 13:50:18</pubDate><description>Dimanche 6 dÃ©cembre 2009     87 km  cumul : 6 779 km
DÃ©nivellÃ© : 170 m

AprÃ¨s une excellente nuit, 21 h Ã  6 h (pas mal), dÃ©part autour de 8 h en direction de KIDIRA  Ã  la frontiÃ¨re malienne. La forÃªt disparait peu Ã  peu pour refaire place Ã  la savane et les forÃªts de baobabs.

Je suis surpris par deux fois par des perdreaux que je ne pensais pas voir en Afrique de l'Ouest.J'ai Ã©galement droit Ã  quelques perroquets et des espÃ¨ces d'Ã©cureuil Ã  large queue rouge et blanche. Je n'en suis pas encore aux grands animaux africains mais Ã§a viendra.

Le route n'est pas Ã©vidente, d'Ã©normes trous et des dÃ©viations de piste en latÃ©rite me font avaler pas mal de poussiÃ¨re. Les accacias Ã  grosses Ã©pines lÃ¨chent le bord de la route. Il ne faut pas trop serrer Ã  droite au risque de m'aveugler.  Une fort vent de face ralenti ma progression. Depuis mon dÃ©part de DAKAR, j'ai du vent de face mais depuis TAMBACOUNDA il se fait de plus en plus fort et de plus en plus tÃ´t. Il fait trÃ¨s chaud et je languis d'arriver Ã  la frontiÃ¨re oÃ¹ j'aviserai car j'ai bien l'intention de rester Ã  KIDIRA. Finalement, les circonstances en dÃ©cideront autrement. 

KIDIRA n'est qu'une suite de camions et les Ã©choppes des mÃ©caniciens. En suivant le flot des camions, je me retrouve Ã  traverser le FalÃ©mÃ©, affluent du SÃ©nÃ©gal qui fait frontiÃ¨re avec le Mali. J'ai ainsi passÃ© la frontiÃ¨re sÃ©nÃ©galaise sans m'en rendre compte et je suis en territoire malien. Sous le pont de la riviÃ¨re, c'est le grand spectacle de la lessive, des centaines de gens font la lessive et se baignent, le linge est Ã©tendu sur les berges. C'est un spectacle magnifique, inhabituel pour moi.

Je me retrouve entre deux rangÃ©es de camions pendant plusieurs kilomÃ¨tres, je redouble ainsi tous les camions qui m'ont doublÃ© hier et ce matin.J'en reconnais certains et d'autres me reconnaissent et rien en me voyant les redoubler. J'arrive enfin au contrÃ´le de la frontiÃ¨re et en moins de cinq minutes, l'affaire est bouclÃ©e : visa obtenu pour 15 000 francs CFA (23 Â€) pour un mois Ã  faire confirmer dans un poste de police.

Me voila sans m'en rendre compte  au Mali. Je mange un plat de riz aux oignons dans une gargotte. Je pensais planter la tente dans le secteur mais ce n'est pas terrible et assez pourri, je reprends donc la route. J'ai un peu d'eau, des vaches qui rit, quelques gateaux secs. Si je ne trouve rien, je planterai la tente au milieu des baobabs qui sont immenses et trÃ¨s nombreux dans le secteur. 

Finalement, j'arrive Ã  hauteur du village de KOULOUMBO. Du haut de la route je demande Ã  un jeune parlant franÃ§ais si je peux m'installer et voir le chef du village. Il me rÃ©pond qu'il n'y a pas de problÃ¨mes, ainsi je descend tant bien que mal car il n'y a pas d'accÃ¨s facile pour accÃ©der au village. 

J'en prends plein les yeux au coeur de ce village de cases, au milieu des poulets qui courent de partout. TiÃ©mogo me prÃ©sente le chef du village qui me dit de m'installer oÃ¹ je veux.  J'installe la tente sous les yeux Ã©bahis des jeunes du village. TiÃ©mogo me sert de guide et me fait visiter le village. J'ai l'autorisation de prendre toutes les photos que je veux et je ne m'en prive pas. Je visite l'intÃ©rieure des cases et la cour oÃ¹ ils s'affairent.  En me voyant, un gamin se met Ã  pleurer, il n'avait jamais vu de blancs, il a peur. Un gars me fait entrer dans sa case et me montre ses masques et habits de cÃ©rÃ©monie. En fait, c'est le fÃ©ticheur du village qui s'habille pour la circonstance afin que je le prenne en photo. Il est plein de grigris et autres porte-bonheur.  En sortant de sa case dont l'ouverture est trÃ¨s basse, je me cogne la tÃªte qui se met Ã  saigner. Il court chercher une poudre noire qu'il sort d'une corne et me la passe sur la tÃªte. TiÃ©mogo me prÃ©sent le marabout en train d'Ã©crire, d'une plume sur, des versets du Coran sur une ardoise en bois. J'ai droit au sage du village, Ã  la toilette des enfants, Ã  la tÃ©tÃ©. Je ne peux pas tout dÃ©crire, tellement le spectacle est Ã  mes yeux hallucinants et je ne vois que leur quotidien. TiÃ©mogo, dans la brousse fabrique du charbon de bois et c'est je crois l'activitÃ© principale du village.  D'ailleurs, dans les alentours, ce n'est que brulis.

Il fait nuit, je rentre dans ma tente et attends un peu pour manger. Depuis mon dÃ©part de DAKAR , je longe la voie ferrÃ© DAKAR /BAMAKO, train assez spÃ©cial dont j'ai dÃ©jÃ  vu trois wagons renversÃ©s sur la voie. tout Ã§a pour vous dire que KOULOUMBO est traversÃ©e par la voie ferrÃ©e et que ce village dispose de la premiÃ¨re gare du Mali (TiÃ©mogo en est trÃ¨s fier). Cette gare, aujourd'hui inutilisÃ©e sert d'habitation au chef du village. Pendant que je me reposais, je voyais un TV allumÃ©e de l'autre cÃ´tÃ© de la voie. C'est la TÃ©lÃ© du chef du village qui fonctionne quelques heures au moyen d'une batterie (il n'y a pas d'Ã©lectricitÃ© ici) et le soir, une partie du village se rÃ©unit pour regarder  la tÃ©lÃ©. Je vais donc voir ce qui s'y passe et je suis invitÃ© Ã  m'installer sur des morceaux de bois. Le chef et son Ã©pouse m propose du riz avec une sauce Ã  base d'arachides. Je regarde donc la tÃ©lÃ© au bord de la voie ferrÃ©e quand un train passe tout prÃ¨s de nous. Je prends congÃ© de mes hÃ´tes pour aller dormir. Je serai rÃ©veillÃ© deux fois dans la nuit par le train. Cette fois-ci, ce n'est pas le muezzin qui me rÃ©veillera mais les coqs du village qui attaquent vers 4 h 30</description></item><item><title>TAMBACOUNDA / GOUDIRY</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-08 13:08:33</pubDate><description>Suite de la journÃ©e du 5 dÃ©cembre 2009
j'avais peur de problÃ¨me

Plus haut, je parlais de petits talibÃ©, cela mÃ©rite quelques explications. Dans la rue, dÃ©jÃ  en Mauritanie, et surtout au SÃ©nÃ©gal, des gamins avec une boÃ®te de conserve ou une sÃ©bille en plastique mendient sans arrÃªt, de l'argent ou de la nourriture qu'ils mettent dans leur boÃ®te. Ces gamins ne sont surtout pas effrontÃ©s, si vous ne leur donnez rien, ils n'insistent pas. Ils ont souvent un air triste. Ce sont des petits que leurs mamans ne peuvent pas Ã©lever et qui sont confiÃ©s Ã  un marabout (homme saint chez les musulmans). Ce marabout leur apprend le coran par coeur au moyen d'ardoises en bois, ils les logent et les nourrissent. En contre-partie, ces petits doivent mendier dans la rue et tout rapporter au marabout. Je pense que certains marabouts font leur devoir correctement mais beaucoup d'ente eux doivent profiter de ces gamins et les maltraiter. C'est un mal profond au SÃ©nÃ©gal oÃ¹ les petits talibÃ©s sont nombreux et me mettent souvent mal Ã  l'aise. Si vous leur donnez quelque chose, ne leur donnez jamais de l'argent. Donnez leur plutÃ´t Ã  manger et vÃ©rifier qu'il mangent de suite ou des vÃªtements pour eux. C'est l'explication que j'en ai. Si mon expliction est erronÃ©e ou si vous avez des prÃ©cisions Ã  apporter, le forume du site est fait pour Ã§a. Je compte sur vous.

Je pense Ã  une chose, TalibÃ© est peut-Ãªtre un dÃ©rivÃ© de taliban......</description></item><item><title>TAMBACOUNDA / GOUDIRY</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-08 12:58:25</pubDate><description>Samedi 5 dÃ©cembre 2009     120 km   cumul : 6 692 km
DÃ©nivellÃ© : 250 m

Bien requinquÃ© par ma journÃ©e de repos, je dÃ©marre ma journÃ©e Ã  7 h. Il faut dire que j'avance maintenant plein est et le jour se lÃ¨ve plus tÃ´t : le muezzin aussi d'ailleurs.

Je quitte TAMBACOUNDA par la route du Mali en passant dans les quartiers dÃ©favorisÃ©s (bidonvilles) si toutefois, les autres sont favorisÃ©s.

La journÃ©e sera assez quelconque avec la traversÃ©e de nombreuses forÃªts qui se ressemblent toutes. A l'exception de la forÃªt de Bala qui est plus luxuriante que les autres avec des sujets plus gros. Cette forÃªt me parait impÃ©nÃ©trable avec beaucoup d'herbes sÃ¨ches et hautes. En de nombreux endroits, cette herbe est brulÃ©e. J'ai mÃªme droit Ã  un feu car ici on pratique l'Ã©cobuage. Je suis assez Ã©tonnÃ© car toute cette herbe qui brÃ»le n'atteint pas les arbres. On ne pourrait pas en faire autant chez nous en Provence.

Le journÃ©e est assez monotone, d'autant que je traverse trÃ¨s peu de villages. J'arrive Ã  Bala (65 km) avec l'intention de peut-Ãªtre m'arrÃªter car le prochain est Ã  plus de 50 km Je m'arrÃªte pour me renseigner et c'est de suite l'attroupement. Beaucoup de petit talibÃ©s qui restent sages et des adultes qui me rÃ©clament des cadeaux m'entourent. J'essaye d'expliquer Ã  quelqu'un qui parle un peu le franÃ§ais que je ne peux pas donner 50 cadeaux et qu'il me faudrait 3 remorques. Il me rÃ©pond simplement :"Tu n'as qu'Ã  donner qu'Ã  moi.", bel exemple de solidaritÃ©.

Finalement, je fais mes courses pour midi et dÃ©cide de filer jusqu'Ã  GOUDIRY, ainsi demain je pourrai passer la frontiÃ¨re en dÃ©but d'aprÃ¨s-midi.

J'arrive vers 16 h 30 Ã  GOUDIRY et je demande s'il y a un hÃ´tel davant le centre de santÃ© et c'est le gÃ©rant du seul hÃ´tel qui me rÃ©pond et m'accompagen en vÃ©lo Ã  son hÃ´tel. Dans ce centre, il y avait beaucoup de monde et je demande ce qui ce passe. C'est la journÃ©e de consultations gratuites. Les gens viennent de toute la rÃ©gion pour un dÃ©pistage du sida, du diabÃ¨te ou un contrÃ´le des yeux. En arrivant Ã  l'hÃ´tel de nombreuses dames en boubou rouge, vert ou bleu. Ce sont les responsables des dÃ©lÃ©gations et la couleur du boubou dÃ©pend de l'Ã¢ge. Une dame agÃ©e, en boubou leu et parlant parfaitement le franÃ§ais m'explique tout Ã§a. Elles prÃ©parent le diner en commun oÃ¹ elles m'invitent mais je dois dÃ©cliner car j'avais dÃ©jÃ  rÃ©servÃ© le repas du soir. Des jeunes filles arrivent avec des tee-shirts marquÃ© : caravane de dÃ©pistage du sida.  J'en profite donc pour parler de mes kilomÃ¨tres vendus au profit des opÃ©rations de la cataracte.</description></item><item><title>JOUR DE REPOS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-04 18:56:14</pubDate><description>Vendredi 4 dÃ©cembre 2009


En accord avec Bengali, vers 9 h, je prends mon vÃ©lo et ma remorque pour visiter son Ã©cole.

En attendant que Bengali arrive, je regarde Ã©tonnÃ© l'activitÃ© dans l'enceinte de l'Ã©cole : match de foot auto-arbitrÃ©, concours de saut en longueur et course de vitesse. Des installations sportives peut-Ãªtre sommaires pour un europÃ©en mais Ã©tonnant ici en Afrique, le tout avec l'aide des gens de REILLANE. Quand je pense qu'en France, l'activitÃ© sportive n'est pas pratiquÃ©e dans toutes les Ã©coles.

Ensuite Bengali me fait visiter toutes les classes, bien entendu surchargÃ©es (50 Ã  80 Ã©lÃ¨ves) mais avec des enfants trÃ¨s sages et disciplinÃ©s qui me souhaitent la bienvenue en choeur. AprÃ¨s l'explication de mon voyage, les enfants applaudissent spontanÃ©ment.

J'ai passÃ© un grand moment dans cette Ã©cole et je ne regrette pas ma journÃ©e de repos. J'en remercie encore FranÃ§ois et Pierre que je ne connais mais que je rencontrerai dÃ¨s mon retour en France.

Le reste de la journÃ©e se passe normalement, repos, lessive, internet....

</description></item><item><title>IDA  / TAMBACOUNDA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-04 18:49:28</pubDate><description>Jeudi 3 dÃ©cembre 2009        118 km   cumul : 6 572 km
DÃ©nivellÃ© : 210 m

AprÃ¨s une nuit moyenne, beaucoup de camions et oiseaux bizarres, je suis rÃ©veillÃ© une fois de plus par le muezzin et dÃ©part pour 7 h 30 aprÃ¨s un petit dÃ©jeuner Ã  la frontale.

En passant devant les villages, les villageois palabrent devant un feu de bois, emitouflÃ©s dans des vÃªtements, ils ont l'air d'avoir trÃ¨s froid, alors que je suis en cuissards et maillot de vÃ©lo (je n'ai pas trÃ¨s chaud il est vrai).

Je m'arrÃªte pour pique-niquer mais contrairement Ã  l'Ã©pisode marocain ou mauritanien, je trouve un coin Ã  l'ombre. Un berger apparait en haillons avec ce que je crois un gourdin Ã  la main. En fait, c'est une hache trÃ¨s rudimentaire et de suite je pense aux tronÃ§onneuses de chez nous, quelle distance. Je lui demande l'autorisation de la prendre en photo, ce qu'il accepte gentiment, le tout par geste car il ne comprend pas le franÃ§ais. Je ne sais quoi lui donner pour le remercier et comme j'avais deux bouteilles plastiques sur le porte-bagage, il repart ravi avec. Nous ne sommes vraiment pas dans le mÃªme monde.

Je repars sous la chaleur au milieu des forÃªts et cela devient assez monotone. J'arrive enfin Ã  TAMBACOUNDA (j'adore ce nom, je trouve qu'il sonne bien l'Afrique). Je tÃ©lÃ©phone Ã  Bengali, un contact de FranÃ§oise et Pierre dont je vous ai dÃ©jÃ  parlÃ©, il me mÃªme dans un hÃ´tel sympa avec Wifi oÃ¹ je dÃ©cide de me reposer le lendemain avant de me rendre au Mali : la frontiÃ¨re est Ã  un jour et demi de vÃ©lo.

Le soir, Bengali me rejoint et nous discutons des problÃ¨mes de son pays. Il est bien conscient qu'il n'y a pas beaucoup de solutions pour sortir son pays de la misÃ¨re dans laquelle il s'enfonce. En particulier, cette rÃ©gion oÃ¹ il n'y a pas beaucoup de travail et oÃ¹ les gens ont du mal Ã  se nourrir. Il me parle beaucoup de son Ã©cole et des conditions de travail et le manque de reconnaissance des instituteurs. Il a repris ses Ã©tudes et pense quitter l'enseignement pour s'occuper de dÃ©veloppement local et durable, il y a tant de choses Ã  faire ici. Il est Ã©galement reconnaissant avec l'association de FranÃ§oise et Pierre car ils sont bien aidÃ©s par la section de REILLANE.
</description></item><item><title>KAFFRINE  / IDA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-04 18:33:52</pubDate><description>Mercredi 2 dÃ©cembre 2009      102 km  cumul : 6 454 km
DÃ©nivellÃ© : 180 m

J'avais commandÃ© le petit dÃ©jeuner Ã  7 h, Ã  7 h je suis fin pret mais pas de petit dÃ©jeuner. Dois-je en vouloir au gentil IsamaÃ¯la ? Finalement je dÃ©marre Ã  8 h comme prÃ©vu pour KOUNGHEUL (82 km).

La route demarre comme hier, dÃ©viation par une piste bosselÃ©e. Petit malin que je suis, au bout de deux km, je prends l'ancienne route, tantÃ´t encore goudronnÃ©e, tantÃ´t en latÃ©rite lisse. Je suis tout seul sur cette route en Ã©vitant quelques cailloux mis pour dissuader les camions et voitures. Des ouvriers s'affairent tout au long et me sourient, personne ne rÃ¢le. Ensuite, je me retrouve seul sur un tapis comme la veille, je suis le roi du pÃ©trÃ´le. Quand je retrouve la circulation normale, celle-ci n'est pas trop dense car cette route mÃ¨ne dans une rÃ©gion pas trÃ¨s touristique.

Je passe de village de cases en village de cases. AprÃ¨s le bon repos de la veille, les jambes tournent bien et je suis hyper content. Physiquement je suis bien, du coup le moral aussi.

Du bord de la route, je vois des gens s'affairer dans les champs. Je gare Tornado et curieux, je vais voir ce qu'elles font. C'est la rÃ©colte des arachides. Avec des cuvettes en fer au dessus de leur tÃªte, elles font voler les plantes et ne reste au fond de la cuvette que les cacahuÃ¨tes. Je prends des photos de gestes quotidiens pour les sÃ©nÃ©galais mais tellement exotiques pour nous. 

Je continue ma route et me rÃ©gale des paysages et de l'activitÃ© des gens. Je m'arrÃªte dans un petit village pour acheter des bananes et c'est de suite l'effervescence autour de mon attelage. Un sÃ©nÃ©galais expatriÃ© se propose de m'accueillir chez lui Ã  LIBREVILLE (CONGo) que je dois dÃ©cliner pour la simple raison que je n'y passe pas.

J'arrive enfin Ã  KOUNGHEUL, derniÃ¨re ville avant TAMBACOUNDA, terme prÃ©sumÃ© de ma journÃ©e. KOUNGHEUL est en plein chantier, ils refont la route et c'est sur une piste en latÃ©rite que je traverse cette petite ville. Je m'arrÃªte tous les 100 mÃ¨tres pour discuter, si c'est assez agrÃ©able, c'est assez pesant. Je m'arrÃªte dans un hÃ´tel, je le trouve un peu cher mais je n'ai que trÃ¨s peu de francs CFA et ils ne prennent pas les euros. Dans un autre, idem, aussi je dÃ©cide de reprendre la route et de bivouaquer dans la campagne.

Je fais mes courses afin d'Ãªtre indÃ©pendant et quitter KOUNGHEUL et retrouve l'asphalte. A IDA, villages de cases entourÃ©s de baobabs, je dÃ©cide de m'arrÃªter. J'essaye de nÃ©gocier un coin pour passer la nuit mais personne ne comprend le franÃ§ais. Un jeune homm, s'avÃ©rant Ãªtre le fils du chef du village et parlant franÃ§ais, arrive et me dÃ©patouille. Je planterai ma tente sous un baobab et je ne serai pas importuner par les gamins, les consignes ont Ã©tÃ© donnÃ©es.

La tente montÃ©e et c'est le dÃ©filÃ©. Par petit groupe, les gens viennent discuter et regarder mon matÃ©riel de voyage. Le franÃ§ais est trÃ¨s peu parlÃ© et compris. J'apprends que les gamins du village ne vont pas Ã  l'Ã©cole, il est prÃ©fÃ©rable de garder les vaches ou s'affairer dans les champs d'arachides. De toute maniÃ¨re, aller Ã  l'Ã©cole pour ne pas avoir de travail par la suite, Ã  quoi  bon !

Enfin seul, je peux enfin manger, une boite de sardines, de la Vache Qui Rit et des bananes. Je me couche donc sous mon baobab. Ca me fait tout drÃ´le de dormir sous le baobab qui est un arbre sacrÃ© en Afrique et qui pour moi incarne bien l'Afrique. D'ailleurs toute la nuit, j'entendrai des bruits bizarres : petites branches qui tombent et cris d'oiseaux que je ne connais pas.</description></item><item><title>KAOLACK  /  KAFFRINE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-01 18:25:40</pubDate><description>Mardi 01 dÃ©cembre 2009     68 km   cumul : 6 352 km
dÃ©nivellÃ© : 90 m

AprÃ©s un petit repas servi par Elisabeth (et oui, il y a des catholiques au SÃ©nÃ©gal), un peu de skype avec Laurence et  dodo. Je suis rÃ©veillÃ© Ã   4 h 30 par le Muezzin qui n'en finit pas de lanciner jusqu'Ã  7 h. Je ne sais pas comment ils font ici mais dÃ¨s qu'il  se met en route, tu ne peux plus dormir. DÃ©part Ã  8 h., c'est parfait car je n'ai  pas l'intention de faire une grosse journÃ©e.

Je traverse KAOLCACK au milieu d'une cohue de camions et de taxis. Une dÃ©viation me fait traverser les quartiers de KAOLACK par une piste sablonneuse que Tornado n'aprÃ©cie pas trop.

Cette piste continue pendant 20 km car la route de TAMBACOUNDA est en pleine rÃ©fexion. J'en profite donc pour gouter la latÃ©rite, un avant goÃ»t de ce qui  m'attend par la suite. Je me rends compte d'une chose, ma moyenne va considÃ©rablement baisser maintenant. J'avance Ã  10 km/h en avalant un maximum de poussiÃ¨re.

Je suis vÃ©ritablement dans le SÃ©nÃ©gal profond car je ne vois plus de maisons en dur, je ne traverse que des villages de cases. En traversant ces villages avec Tornado et sa remorque, j'ai vraiment l'impression d'Ãªtre un  extra-terrestre. Tout le monde me regarde d'un air ahuri et tous les gamins arrivent en courant en criant :"toubab, toubab". C'est assez dÃ©sagrÃ©able mais il me  faut faire avec.

AprÃ©s la piste, j'ai droit Ã  une magnifique route revÃ©tue d'un super  tapis comme on en voit peu en  France. Le paysage est assez monotone, toujours la savane et je languis d'arriver Ã  KAFFRINE. Heureusement, le ciel est couvert et je n'ai pas trop chaud. Je n'ai pas la grande forme, je me sens fatiguÃ© et une demi-journÃ©e de rÃ©cupÃ©ration me fera du bien.

J'arrive enfin Ã  KAFFRINE oÃ¹ je suis  accueilli par Diop qui m'a doublÃ© en camion. Il est Ã©tonnÃ© par mon attelage et plein d'admiration. Il fait tellement de gestes qu'un attroupement se forme autour de moi.Il me donne son numÃ©ro de portable et veut que je l'appelle en arrivant Ã  TAMBACOUNDA car il veut faire une grande fÃªte Ã  mon arrivÃ©e. Je prends son numÃ©ro et je verrai bien.

A ma grande surprise, je trouve un hÃ´tel Ã  KAFFRINE, un petit coin de paix et je vais pouvoir me reposer aprÃ¨s un bon repas. Ce sera un repas typiquement sÃ©nÃ©galais : du mafÃ©, de la viande avec une sauce Ã  l'arachide avec du riz,  c'Ã©tait dÃ©licieux.

J'arrÃªte ma prose car il faut que je tape 4 fois sur la mÃªme touche et c'est trÃ¨s pÃ©nible.......C'est l'Afrique !!!!!</description></item><item><title>LA SOMONE / KAOLACK</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-12-01 00:17:39</pubDate><description>Lundi 30 novembre 2009       128 km  cumul : 6 284 km
DÃ©nivelle : 125 m

Je passe un bonne nuit sans moustiques, heureusement car je n'avais pas de moustiquaire. Je dÃ©marre Ã  8 h. avec l'intention d'aller jusque KAOLACK mais je suis septique car j'ai enore les 80 km de la veille dans les jambes. Le ciel est couvert et j'ai mÃªme peur d'avoir de la pluie.

Je traverse SALY, la station Ã  la mode au SÃ©nÃ©gal et j'ai le sentiment d'Ãªtre plus sur la cÃ´te d'Azur qu'au SÃ©nÃ©gal : 4 X 4, quads, buggy sont lÃ©gions. Je languis de m'enfoncer Ã  l'intÃ©rieur du SÃ©nÃ©gal et dÃ©couvrir la vÃ©ritable Afrique. Je m'arrÃªte Ã  SALY PORTUGAL pour tirer de l'argent. J'en profite pour tailler une bavette avec le phamacien du coin. S'il est content d'avoir des touristes, il regrette fortement ce tourisme sexuel qui a l'air de sÃ©vir ici.

J'arrive Ã  M'BOUR , je quitte ainsi ce tourisme balnÃ©aire qui n'est pas fait pour moiet retrouve la savane avec ses herbes piquantes, ses baobabs et ses accacias. Je traverse rÃ©guliÃ¨rement des petits villages faits de cases en paille : 5 Ã  6 cases entourÃ©es d'une palissage pour se protÃ©ger et parfois une maison en dur.

Petit Ã  petit, la savane fait place Ã  la mangrove avec ses petites Ã©tendues d'eau stagnantes visitÃ©es par de nombreux oiseaux. J'approche, il est vrai du delta du SinÃ©-Saloum, connu pour sa faune avicole. Parfois, des marigots avec des nÃ©nuphars en fleurs et au milieu une famille de cochons qui pataugent, Ã©tonnant dans ce pays Ã  90 % musulman.

J'arrive assez fatiguÃ© Ã  FATICK avec l'intention de m'arrÃªter. Je trouve un campement Ã  8 500 FCFA (13 Â€) qui fera l'affaire et cherche un restaurant pour dÃ©jeuner. Peine perdue, c'est le troisiÃ¨me jour de la Tabaski et tout est fermÃ©. Je me contente d'un morceau de pain avec une espÃ¨ce de pÃ¢tÃ© au poulet pas terrible et dÃ©cide de filer jusque KAOLACK. J'ai dÃ©jÃ  parlÃ© de l'aspect phychologique du vÃ©lo car cette deuxiÃ¨me partie, malgrÃ© la fatigue, me parait moins pÃ©nible. A l'entrÃ©e de KAOLACK, je tombe sur un hÃ´tel conseillÃ© par le guide "Lonely Planet" qui de plu Ã  la Wifi, je m'y arrÃªte donc aprÃ¨s 130 km, de nouveau une belle journÃ©e. Demain, je ais essayer de faire une petite journÃ©e car Ã  ce rythme, je serai en Afrique du Sud pour la coupe du monde.</description></item><item><title></title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-30 23:08:47</pubDate><description>Erreur : suite

Abdou est un garÃ§on trÃ¨s gentil qui s'occupe du centre de santÃ© du village avec l'aide de l'association de FranÃ§oise et Pierre. Il m'invite Ã  manger et je dÃ©guste un succulent plat de viande aux oignons et aux vermicelles avec ses frÃ¨res. Les femmes et les enfants mangent dehors. A la fin du repas, tout en regardant la finale de la coupe de l'Afrique de l'Ouest, j'ai droit au thÃ© sÃ©nÃ©galais.

Ensuite, Abdou m'amÃ¨ne a un petit hÃ´tel oÃ¹ je peux me doucher et me reposer.

A LA SOMONE, un Ã©trange sentiment m'envahit. LA SOMONE est une petite station balnÃ©aire qui sent un peu le fric, envahie par des toubabs (blancs), dans des superbes maisons, voitures et quads. Pourquoi, faut-il que ce soit des gens comme FranÃ§oise et Pierre qui payent de leur personne pour aider les sÃ©nÃ©galais, alors que les toubabs exploitent ces sÃ©nÃ©galais. J'arrÃªte lÃ  mon discours mais je pose la question.

Pendant le repas, Mohamed, mon autre contact vient me saluer. Nous discutons un petit quart d'heure et il en profite pour donner le bonjour Ã  FranÃ§oise et Pierre : voilÃ  c'est chose faite.

</description></item><item><title>ILE N'GOR / LA SOMONE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-30 22:59:14</pubDate><description>Dimanche 29 novembre 2009       82 km  Cumul : 6 156 km
DÃ©nivellÃ© : 550 m

Voila, tout Ã  une fin, la plage, les cocotiers, c'est fini, il faut retourner au turbin.

J'avais prÃ©vu de ne partir que lundi mais finalement, Laurence Ã©tant partie cette nuit, je prÃ©fÃ¨re partir de suite. Le verrou de RUFISQUE m'a suffi Ã  l'aller. Depuis, nous y sommes passÃ©s deux fois en voiture et c'est toujours la mÃªme chanson : embouteillage monstre Ã  chaque fois. Comme c'est dimanchee et de plus celui de la Tabaski (fÃªte religieuse importante), DAKAR est vide et je n'aurai pas de problÃ¨mes.

La sÃ©paration a Ã©tÃ© difficile mÃªme si je jouais les durs devant Laurence. J'Ã©tais pris par un Ã©trange sentiment. La tristesse de quitter Laurence et la joie de retrouver Tornado retapÃ© Ã  neuf : nouvelle chaine et nouveaux patins de frein. Je n'ai pas pu, faute de clÃ© adÃ©quat changer les pÃ©dales. J'avais donnÃ© rendez-vous au bateau Ã  8 h. et bien sÃ»r il a fallu retÃ©lÃ©phoner et rÃ©veiller le pilote, c'est bien l'Afrique.

Je ne suis pas inquiet outre mesure car je prÃ©vois une petite Ã©tape pour la reprise, d'autant que je dois livrer un colis de la part de FranÃ§oise et Pierre ROSA Ã  Abdou le pharmacien de LA SOMONE. FranÃ§oise et Pierre sont un couple de LA JAVIE qui s'occupe d'une association humanitaire. Ils avaient confiÃ© un colis Ã  Laurence lorsqu'elle a jouÃ© dans leur village, encore une fois, le monde est petit.

Le dÃ©part a donc lieu Ã  9 h., c'est parfait. Je quitte DAKAR comme une lettre Ã  la poste. La fÃªte de la Tabaski joue bien son rÃ´le de tire-bouchons. Je n'Ã©chappe pas aux gaz d'Ã©chappement des cars mal rÃ©glÃ©s mais pas d'embouteillage, la circulation est fluide.

Je n'ai pas la grosse forme Ã  cause de mon arrÃªt de 15 jours mais il faut que je patiente. Je suis beaucoup plus chargÃ©, d'autant que je trimballe le colis pour Abdou mais ce n'est que pour la journÃ©e.

Je travers de nombreux villages avec une ambiance trÃ¨s particuliÃ¨re. DÃ©jÃ , plus de moutons de la Tabaski et les sÃ©nÃ©galais sont sapÃ©s comme des milords. Il est de tradition pour la Tabaski de s'acheter un boubou tout neuf et d'en offrir un Ã  son Ã©pouse. Les boubous, sont tous plus magnifiques les uns que les autres avec des couleurs trÃ¨s vives. Malheureusement je ne peux, par respect pour les ngens prendre des photos, c'est bien dommage.

Je traverse la savane africaine, des forÃªts d'accacias succÃ¨dent aux forÃªts de baobabs. A hauteur de la rÃ©serve de Bandia, j'ai mÃªme droit Ã  des singes sur un grillage qui me regardent passer. Il fait trÃ¨s chaud et heureusement que je ne route que jusqu'Ã  14 h., lÃ  aussi, il faut que je me rÃ©habitue.

J'arrive enfin Ã  LA SOMONE assez fatiguÃ©. La pharmacie d'Abdou est fermÃ©e, je lui tÃ©lÃ©phone et il envoie son frÃ¨re me chercher. Il habite dans une grande maison avec sa femme et ses enfants,ses frÃ¨res et ses neveux comme il est de tradition au SÃ©nÃ©gal. De plus, comme c'est la fÃªte de la Tabaski, il y a Ã©galement ses soeurs et toute la famille. Abdou est un garÃ§on trÃ¨s gentil qui s'occupe du centre de santÃ© du village </description></item><item><title>TIVAOUANE / ILE N'GOR DAKAR</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-19 09:25:57</pubDate><description>Samedi 14 novembre 2009      96 KM   cumul : 6 074 km
DÃ©nivellÃ© : 200 m

DAKAR est maintenant tout proche. Pour moi c'est inespÃ©rÃ© car je n'y croyais pas trop Ã  NOUAKCHOTT, mÃªme si j'en acceptÃ© l'idÃ©e, arriver ici sur mon vÃ©lo ,est pour moi une grande satisfaction. J'ai le sentiment d'avoir rÃ©ussi la premiÃ¨re Ã©tape de mon pÃ©riple. Je suis tout excitÃ© Ã  l'idÃ©e de retrouver Laurence. Elle atterrit Ã  23 h et avec Christiane, la prÃ©sidente de l'association LAUNATHO chez qui nous allons sur l'Ã®le de N'GOR, nous avons dÃ©cidÃ© de lui dire que nous n'arriverons Ã  DAKAR que demain. Elle aura ainsi la surprise que je l'accueille Ã  l'aÃ©roport.

Christiane et Jules, le vice-prÃ©sident ont dÃ©cidÃ© de venir Ã  notre rencontre. Nous nous retrouvons donc aprÃ¨s une vingtaine de km Ã  THIES, Ã  70 km de DAKAR. Les retrouvailles sont trÃ¨s prenantes et j'en suis de ma larme Ã  l'oeil, Chritiane aussi d'ailleurs. C'est assez Ã©mouvant de terminer la premiÃ¨re partie de mon voyage. Je suis assez fier d'avoir dÃ©jÃ  fait GREOUX / DAKAR soit 6 000 km. A ce jour j'ai dÃ©jÃ  vendu plus de 15 000 km, ma virÃ©e en Afrique ne fait que commencer. Yannick aussi peu Ãªtre fier, il a rÃ©alisÃ© son objectif, rallier TANGER Ã  DAKAR mais avec beaucoup d'avance. 

Jules, de son vrai nom Souleymane GUEYE et Christiane nous doublent, nous attendent, nous achÃ¨tent des fruits. Tout se passe trÃ¨s bien jusque RUFISQUE oÃ¹ un immense embouteillage nous attend. Je n'ai jamais vu Ã§a. Les vÃ©hicules roulent au pas sur trois files et nous nous faufilons entre les camions, les cars et les voitures. Avec la remorque, il faut faire vraiment attention, c'est Ã  la limite, dangereux et je ne vous dis pas les gaz d'Ã©chappement que nous respirons. J'ai mÃªme un petit accident. Un car que je doubre Ã  gauche me serre contre un 4 X 4 qui me fait presque tomber (nous roulons heureusement doucement). Le conducteur du 4 X 4 sort de son vÃ©hicule comme un fou et en criant me dit :"Tu ne bouges pas, je vais chercher la police" Je lui demande de se calmer et qu'il me montre les dÃ©gats. Les autres automobilistes prennent ma dÃ©fense et je peux repartir sans problÃ¨me. J'aurais malgrÃ© tout pu me faire mal.

Enfin nous sortons de ce premier embouteillage et arrivons Ã  l'embranchement de DAKAR CENTRE et l'aÃ©roport. Jean-Claude nous quitte car il reste sur DAKAR pÃ´ur rÃ©parer son vÃ©lo. Je ne sais pas si je reverrai Jean-Claude car il descend sur LE CAP mais nous Ã©changeons nos adresses mails. Jules nous rattrappe, la route semble se dÃ©gager mais un deuxiÃ¨me embouteillage en raison de travaux nous attend de nouveau. Il est moins important que le prÃ©cÃ©dent mais nous oblige Ã  rouler carrÃ©ment dans l'eau sans savoir la rÃ©elle profondeur car les camions avaient du mal Ã  passer.

Enfin nous arrivons Ã  N'GOR aprÃ¨s un parcours dans DAKAR assez Ã©pique. Nous laissons Jolly Jumper et Tornado sur place et prenons un petite barque pour l'Ã®le oÃ¹ Jules et Christiane nous logent.

AprÃ¨s une bon repos et une thieboudienne, njous allons chercher Laurence, Dany et Vincent Ã  l'aÃ©roport. Inutile de vous dire l'Ã©motion qui nous Ã©treints quand nous nous serrons dans les bras avec Laurence. Le reste, je ne vous le raconterai pas, je sais juste que je vais passer quinze jours de vacances avec Laurence au SÃ©nÃ©gal. Je suis Ã©galement ravi de retrouver mes amis Dany et Vincent qui accompagnent Laurence. La premiÃ¨re partie de mon voyage s'est parfaitement dÃ©roulÃ©e malgrÃ© ma dÃ©chirure musculaire, 15 jours de repos et une autre aventure m'attendent.

Je vais arrÃªter mes carnets de route mais n'ayez crainte, je les reprendrai car j'ai trop besoin des ces contacts avec vous, que ce soit soit par les mails ou le forum. Vos encouragements m'aident beaucoup Ã  avancer. Ce que je croyais Ãªtre une contrainte est devenu pour moi une vÃ©ritable drogue car je n'ai pas l'impression de voyager seul mais avec vous.

Bises Ã  tous et Ã  bientÃ´t</description></item><item><title>SAINT LOUIS / TIVAOUANE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-19 08:58:27</pubDate><description>Vendredi 13 novembre 2009    173 km  cumul : 5 978 km
DÃ©nivellÃ© : 1 000 m

Nous partons de nuit car la route va Ãªtre longue. Il nous reste 260 km pour arriver Ã  DAKAR et si nous pouvions en faire un petit peu plus de la moitiÃ©, ce serait parfait.

Nous repassons le pont Eifel avec beaucoup moins de circulation que la veille. A la sortie de la ville, contrÃ´le de police, le policier, Ã  notre grand surprise nous demande pourquoi nous n'avons pas le casque. Etonnant dans ce pays que l'on vous demande le casque sur un vÃ©lo. De plus il nous demande Ã©galement un papier qui n'existe pas. Je pense qu'il voulait nous demander de l'argent mais nous ne nous laissons pas faire et il nous laisse passer.

Nous apercevons nos premiers baobabds qui pour moi signifient vraiment l'Afrique. Si le premiers que nous apercevons nous Ã©tonne, ensuite, nous traversons des forÃªts sans presuqe les regarder. AprÃ¨s les baobabs, ce sont les cocotiers qui se prÃ©sentent Ã n nous. C'est vraiment une autre Afrique que je dÃ©coucre maintenant et mon voyage prend de suite une autre tournure. Nous passons de village en village, vraiment plus rien Ã  voir avec notre traversÃ©e du dÃ©sert. 

La route est en excellent Ã©tat et nous croisons une multitude de charrettes tirÃ©s par les Ã¢nes, chargÃ©s de gros sacs d'herbe dont nous ne saurons jamais le nom. Il fait trÃ¨s chaud et nous buvons beaucoup, peut-Ãªtre un peu trop. Nous apercevons Ã©galement des oiseaux inhabituels pour nous, de couleur bleue ou des espÃ¨ces de toucans Ã  bec jaune. A l'entrÃ©e d'un village nous apercevons Ã©galement ce que nous pensons Ãªtre des vautours avec le cou tout blanc.

AprÃ¨s 173 km, dÃ©cidÃ©ment ma jambe va beaucoup mieux, nous dÃ©cidons de nous arrÃªter lÃ . C'est parfait car demain nous aurons une petite Ã©tape de 90 bornes. Nous nous arrÃªtons donc Ã  TIVAOUANE, un ville grouillante de monde. J'apprendrai par la suite que c'est une ville sainte. Nous trouverons par chance le seul hÃ´tel de la ville en plein travaux et le propriÃ©taire accepte de nous louer une chambre pour trois avec un seul lit. Jean-Claude dormira dans la chambre et avec Yannick, nous monterons chacun notre tente dans le vestibule de l'hÃ´tel, nous serons ains Ã  l'abri des moustiques.</description></item><item><title>M'BAGAM / SAINT LOUIS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-19 08:36:23</pubDate><description>Jeudi 12 novembre 2009        103 km     cumul : 5 805 km
DÃ©nivellÃ© : 50 m

AprÃ¨s une bonne nuit sur la terrasse de la Maison pour tous, nous sommes prets pour 8 h et attendons nos hÃ´tes pour leur dire au revoir. MoussÃ© et Fatou arrivent mais nous ne verrons pas Omar, trop pris par ces obligations professionnelles.

EntourÃ©s par les riziÃ¨res et les champs de canne Ã  sucre, nous reprenons la route pour St Louis. La route est dÃ©foncÃ©e sur 80 km et nous sommes obligÃ©s de slalomer pour Ã©viter les trous. C'est certainement ce qui m'attend maintenant dans la deuxiÃ¨me partie de mon voyage.

Autre surprise, Ã  la simple traversÃ©e d'une frontiÃ¨re et d'un fleuve, c'est tout qui change. De chaque cÃ´tÃ© de la route, des villages de cases traditionnelles, contrastent avec les maisons en du des villes. Nous apercevons maintenant de gros troupeaux de zÃ©bus qui m'ont l'ais moins maigres que ce que nous apercevions en Mauritanie, il est vrai que nous ne sommes plus dans le dÃ©sert.

Nous passons Ã  cÃ´tÃ© d'une plantation d'arachides que je prends en photo. Cette photo n'a rien de sensationnelle mais des champs de cacahuÃ¨tes, je n'en avais jamais vus. Nous tombons Ã©galement sur un amoncÃ¨lement de cornes de zÃ©bus, que font-elles lÃ , mystÃ¨re.

Nous arrivons Ã  SAINT LOUIS, ancienne capitale du SÃ©nÃ©gal et nous sommes accueillis par un embouteillage monstre Ã  cause des travaux sur le pont Eifel pour nous permet d'atteindre l'Ã®le de Saint Louis, un peu comme la Seine Ã  Paris. A la sortie du pont, nous sommes assaillis par les rabatteurs et autres marchands et il faut mÃªme se fÃ¢cher pour essayer d'avoir un peu de tranquillitÃ©.

Nous nous installons dans un petit hÃ´tel, chez Aziz oÃ¹ nous pourrons nous reposer et discuter tranquillement avec Aziz, garÃ§on trÃ¨s intÃ©ressant et trÃ¨s gentil. J'en profite pour demander Ã  Aziz si je peux changer en Francs CFA les 50 000 ouguiyas donnÃ©s par Claude l'avant veille. J'avais bien essayÃ© dans une banque mais il ne prenait pas l'argent mauritanien qui n'a pas trop de valeur. Il me met en contact avec un ami Ã  lui qui me changera cet argent Ã  un bon taux et Laurence fera un chÃ¨que en euros pour l'association car c'est l'argent de kilomÃ¨tres vendus.

Nous nous promenons un peu dans l'Ã®le mais nous ne connaitrons pas grand chose de SAINT LOUIS. Il me faudra y revenir avec Laurence car SAINT LOUIS est une ancienne ville coloniale qu'il faut visiter.</description></item><item><title>M'BAGAM / SAINT LOUIS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-19 08:36:22</pubDate><description>Jeudi 12 novembre 2009        103 km     cumul : 5 805 km
DÃ©nivellÃ© : 50 m

AprÃ¨s une bonne nuit sur la terrasse de la Maison pour tous, nous sommes prets pour 8 h et attendons nos hÃ´tes pour leur dire au revoir. MoussÃ© et Fatou arrivent mais nous ne verrons pas Omar, trop pris par ces obligations professionnelles.

EntourÃ©s par les riziÃ¨res et les champs de canne Ã  sucre, nous reprenons la route pour St Louis. La route est dÃ©foncÃ©e sur 80 km et nous sommes obligÃ©s de slalomer pour Ã©viter les trous. C'est certainement ce qui m'attend maintenant dans la deuxiÃ¨me partie de mon voyage.

Autre surprise, Ã  la simple traversÃ©e d'une frontiÃ¨re et d'un fleuve, c'est tout qui change. De chaque cÃ´tÃ© de la route, des villages de cases traditionnelles, contrastent avec les maisons en du des villes. Nous apercevons maintenant de gros troupeaux de zÃ©bus qui m'ont l'ais moins maigres que ce que nous apercevions en Mauritanie, il est vrai que nous ne sommes plus dans le dÃ©sert.

Nous passons Ã  cÃ´tÃ© d'une plantation d'arachides que je prends en photo. Cette photo n'a rien de sensationnelle mais des champs de cacahuÃ¨tes, je n'en avais jamais vus. Nous tombons Ã©galement sur un amoncÃ¨lement de cornes de zÃ©bus, que font-elles lÃ , mystÃ¨re.

Nous arrivons Ã  SAINT LOUIS, ancienne capitale du SÃ©nÃ©gal et nous sommes accueillis par un embouteillage monstre Ã  cause des travaux sur le pont Eifel pour nous permet d'atteindre l'Ã®le de Saint Louis, un peu comme la Seine Ã  Paris. A la sortie du pont, nous sommes assaillis par les rabatteurs et autres marchands et il faut mÃªme se fÃ¢cher pour essayer d'avoir un peu de tranquillitÃ©.

Nous nous installons dans un petit hÃ´tel, chez Aziz oÃ¹ nous pourrons nous reposer et discuter tranquillement avec Aziz, garÃ§on trÃ¨s intÃ©ressant et trÃ¨s gentil. J'en profite pour demander Ã  Aziz si je peux changer en Francs CFA les 50 000 ouguiyas donnÃ©s par Claude l'avant veille. J'avais bien essayÃ© dans une banque mais il ne prenait pas l'argent mauritanien qui n'a pas trop de valeur. Il me met en contact avec un ami Ã  lui qui me changera cet argent Ã  un bon taux et Laurence fera un chÃ¨que en euros pour l'association car c'est l'argent de kilomÃ¨tres vendus.

Nous nous promenons un peu dans l'Ã®le mais nous ne connaitrons pas grand chose de SAINT LOUIS. Il me faudra y revenir avec Laurence car SAINT LOUIS est une ancienne ville coloniale qu'il faut visiter.</description></item><item><title>M'BAGAM / SAINT LOUIS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-19 08:36:14</pubDate><description>Jeudi 12 novembre 2009        103 km     cumul : 5 805 km
DÃ©nivellÃ© : 50 m

AprÃ¨s une bonne nuit sur la terrasse de la Maison pour tous, nous sommes prets pour 8 h et attendons nos hÃ´tes pour leur dire au revoir. MoussÃ© et Fatou arrivent mais nous ne verrons pas Omar, trop pris par ces obligations professionnelles.

EntourÃ©s par les riziÃ¨res et les champs de canne Ã  sucre, nous reprenons la route pour St Louis. La route est dÃ©foncÃ©e sur 80 km et nous sommes obligÃ©s de slalomer pour Ã©viter les trous. C'est certainement ce qui m'attend maintenant dans la deuxiÃ¨me partie de mon voyage.

Autre surprise, Ã  la simple traversÃ©e d'une frontiÃ¨re et d'un fleuve, c'est tout qui change. De chaque cÃ´tÃ© de la route, des villages de cases traditionnelles, contrastent avec les maisons en du des villes. Nous apercevons maintenant de gros troupeaux de zÃ©bus qui m'ont l'ais moins maigres que ce que nous apercevions en Mauritanie, il est vrai que nous ne sommes plus dans le dÃ©sert.

Nous passons Ã  cÃ´tÃ© d'une plantation d'arachides que je prends en photo. Cette photo n'a rien de sensationnelle mais des champs de cacahuÃ¨tes, je n'en avais jamais vus. Nous tombons Ã©galement sur un amoncÃ¨lement de cornes de zÃ©bus, que font-elles lÃ , mystÃ¨re.

Nous arrivons Ã  SAINT LOUIS, ancienne capitale du SÃ©nÃ©gal et nous sommes accueillis par un embouteillage monstre Ã  cause des travaux sur le pont Eifel pour nous permet d'atteindre l'Ã®le de Saint Louis, un peu comme la Seine Ã  Paris. A la sortie du pont, nous sommes assaillis par les rabatteurs et autres marchands et il faut mÃªme se fÃ¢cher pour essayer d'avoir un peu de tranquillitÃ©.

Nous nous installons dans un petit hÃ´tel, chez Aziz oÃ¹ nous pourrons nous reposer et discuter tranquillement avec Aziz, garÃ§on trÃ¨s intÃ©ressant et trÃ¨s gentil. J'en profite pour demander Ã  Aziz si je peux changer en Francs CFA les 50 000 ouguiyas donnÃ©s par Claude l'avant veille. J'avais bien essayÃ© dans une banque mais il ne prenait pas l'argent mauritanien qui n'a pas trop de valeur. Il me met en contact avec un ami Ã  lui qui me changera cet argent Ã  un bon taux et Laurence fera un chÃ¨que en euros pour l'association car c'est l'argent de kilomÃ¨tres vendus.

Nous nous promenons un peu dans l'Ã®le mais nous ne connaitrons pas grand chose de SAINT LOUIS. Il me faudra y revenir avec Laurence car SAINT LOUIS est une ancienne ville coloniale qu'il faut visiter.</description></item><item><title>TIGUENT  / M'BAGAM</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-17 15:58:08</pubDate><description>Mercredi 11 novembre 2009       110 km  cumul : 5 702 km
DÃ©nivellÃ© : 360 m

Nous attaquons notre route Ã  la frontale afin d'Ãªtre Ã  la frontiÃ¨re avant midi. Il fait nuit et heureusement que la route n'est pas trop mauvaise car dans cette obscuritÃ©, le moindre trou est pour nous.

Le jour se lÃ¨ve et nous dÃ©couvre de plus en plus de vÃ©gÃ©tations. Il y a toujours du sable mais de nombreux arbres nous font du bien. C'est agrÃ©able de rouler dans la verdure. Depuis plus de 1 000 km, nous avons pÃ©dalÃ© dans le Sahara, du Sahara Occidental Ã  la Mauritanie sans pratiquement voir le moindre arbre. C'est une image qui Ã©tait intÃ©grÃ©e dans notre tÃªte et nous avions l'impression de trouver cela naturel. C'est en voyant de nouveau de la vÃ©gÃ©tation que nous nous rendons compte, combien c'est beau un arbre et il semble que cela nous rassure. Surtout qu'il y a rÃ©guliÃ¨rement des villages et beaucoup d'habitations, souvent des commerces au bord de la route.

Nous arrivons Ã  l'entrÃ©e de ROSSO et un premier contrÃ´le nous laisse passer sans problÃ¨me. Au deuxiÃ¨me contrÃ´le, le policier nous dit qu'il faut remplir une fiche payante, bien sÃ»r. Je lui demande si je peux tÃ©lÃ©phoner au secrÃ©taire de mairie et comme par magie, il nous fait signe de passer.

Nous arrivons Ã  ROSSO vers midi, je tÃ©lÃ©phone au secrÃ©taire de mairie qui nous donne rendez-vous Ã  l'entrÃ©e de l'embarcadÃ¨re pour 15 h., heure du dÃ©part du prochain bac. Quand je reviens de tÃ©lÃ©phoner, je vois mes deux compÃ¨res entourÃ©s par la foule, chacun nous proposant ses services. Nous enfourchons nos vÃ©los et essayons de nous isoler dans un petit restaurant.

Vers 15 h, devant le portail de l'embarcadÃ¨re nous sommes assaillis par les gens qui veulent nous aider Ã  passer le bac. Heureusement le secrÃ©taire de mairie, exact au rendez-vous nous prend en charge, et en moins de deux, nous nous retrouvons sur le bac prets Ã  traverser le fleuve SÃ©nÃ©gal.

Je me sens de plus en plus en Afrique, le SÃ©nÃ©gal assez large Ã  cet endroit est traversÃ© par les pirogues colorÃ©es, tractÃ©es Ã  la force humaine. Le bac met cinq minutes pour traverser et de nouveau, nous sommes assaillis par les rabatteurs. Je me prends de bec avec un sÃ©nÃ©galais qui me demande mon passeport pour me faire enregistrer Ã  la police. PremiÃ¨re rÃ¨gle, ne jamais donner son passeport Ã  n'importe qui, ce qui n'est pas toujours facile. Je le donne Ã  un policier et j'effectue les formalitÃ©s pendant que les deux compÃ¨res gardent le matÃ©riel. 

AprÃ¨s un peu de change et l'achat d'une carte de tÃ©lÃ©phone sÃ©nÃ©galaise, nous reprenons la route pour sortir de ROSSO SÃ©nÃ©gal (ROSSO a le mÃªme nom de chaque cÃ´tÃ© de la frontiÃ¨re). J'appelle le contact que m'a donnÃ© IrÃ¨ne, une meusienne rencontrÃ©e par Internet. IrÃ¨ne, avec association "voyages et partages" a rÃ©ussi Ã  faire construire une maison pour tous dans un petit village Ã  5 km de ROSSO. J'appelle donc Omar qui m'indique la route par une piste de quelques km, nous arrivons Ã  ce petit village de M'BAGAM oÃ¹ nous sommes attendus par MoussÃ© et Fatou, Omar absent avait donnÃ© les consignes.

C'est un village agricole oÃ¹ la principale ressource est la culture du riz. La proximitÃ© du fleuve SÃ©nÃ©gal, permet l'irrigation. MoussÃ© nous installe gentillement sur la terrasse oÃ¹ nous prÃ©fÃ©rons monter la tente pour nous protÃ©ger des moustiques. Omar arrive pour nous accueillir et nous discutons longuement avec lui. Il est donc prÃ©sident de cette maison pour tous et prÃ©sident d'une association d'irrigation qui permet de cultiver le riz. Ce riz dont le SÃ©nÃ©gal est devenu dÃ©pendant des asiatiques car il importe 90 % de sa consommation. Le restant est cultivÃ© dans cette rÃ©gion et permet une auto-suffisance. Il nous apprend Ã©galement qu'une grosse entreprise sucriÃ¨re franÃ§aise est installÃ©e Ã  RICHARD TOLL et transforme toute la production de la canne Ã  sucre de la rÃ©gion.

Omar nous laisse nous installer et c'est MoussÃ© le responsable du fonctionnement de la maison et Fatou la trÃ©soriÃ¨re qui nous feront traverser le village pour aller manger ches Omar oÃ¹ nous serons formidablement accueilli.

A travers le discours des sÃ©nÃ©galais, les photos, nous sentons partout la prÃ©sence d'IrÃ¨ne, nous donnant l'impression d'avoir marquÃ© la vie de ce village. Cette maison pour tous, difficile Ã  faire fonctionner a une grande importance dans le vie de ce village : les autochtones ont l'air d'en Ãªtre fiers. L'Ã©lectricitÃ© est coupÃ©e un bon moment et c'est Ã  la bougie que nous dinerons et rentrerons nous cocher Ã  la frontale, toujours accompagnÃ©s par MoussÃ© et Fatima. Entre temps, nous avons rencontrÃ© des gens de Commercy, en vacances au SÃ©nÃ©gal. Le monde est dÃ©cidÃ©ment petit car COMMERCY est jumelÃ© avec M'BAGAM. COMMERCY Ã©tant une petite ville de la meuse Ã  20 km de chez ma soeur.</description></item><item><title>NKC  / TIGUENT</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-17 15:29:22</pubDate><description>Mardi 10 novembre 2009     110 km    cumul : 5 592 km
DÃ©nivellÃ© : 40 m

L'heure de vÃ©ritÃ© arrive. Nous partons avant le lever du our, j'ai un petit peu mal aux cheveux (gueule de bois) et je suis persuadÃ© de faire demi-tour. A mon grand Ã©tonnement, je n'ai aucune douleur Ã  la cuisse et je continue mon bonhomme de chemin. Je prends confiance mais j'Ã©vite de forcer et je roule petits braquets.

Nous sommes toujours dans une rÃ©gion dÃ©sertique mais quelques petites vigitations (n'est-ce pas Cath ou Laurence) donnent un air plus serain Ã  la route. L'habitat se modifie complÃ¨tement et devient nettement moins rare. Nous voyons beaucoup de kheima (tente maure) et surtout des imitations de kheima en partie en dur.

L'Ã©tape ne sera pas trop longue et c'est tant mieux pour ma cuisse. De plus la chaleur est intense, il est tant de s'arrÃªter. Nous arrivons Ã  TIGUENT, un village de nulle part oÃ¹ nous avons vraiment l'impression d'Ãªtre des extra-terrestres avec nos vÃ©los et nos remorques. Nous nÃ©gocions un petit hÃ´tel. Un peu de mÃ©canique, une douche et une petite sieste nous retapent. Quelqu'un rentre dans la champre, par un oeil Ã  demi-clos, je devine Hubert. Quelle surprise ! En fait ce sont Claude et Hubert qui ont fait plus de 110 km pour nous retrouver. Ils voulaient prendre de nos nouvelles et surtout m'apporter les 50 000 ouguiyas promis pour le parrainage de 130 km. Nous mettons deux autocollants de son entreprise sur la remorque qu'il prend en photo pour montrer Ã  son patron, que je ne manquerai pas d'aller vois Ã  mon retour en France. Chapeau Claude, je te savais sympa mais lÃ , tu m'Ã©pates.

Le soir nous mangerons dans un petit restaurant Ã  la bougie car ici, il n'y a l'Ã©lectricitÃ© qu'une heure par jour.

Il nous rest une centaine de km avant de passer la frontiÃ¨re et nous avons deux solutions. Nous pouvons passer par le barrage de DIAMA sur une piste Ã  une frontiÃ¨re plus fluide et ouverte toute la journÃ©e ou bien directement par ROSSO, frontiÃ¨re Ã  trÃ¨s mauvaise rÃ©putation oÃ¹ entre les policiers ripoux et les rabatteurs, les choses ne sont pas trÃ¨s simples. Heureusement, Claude, encore lui, a tÃ©lÃ©phonÃ© au maire de ROSSO avec qui il est en relations pour affaires et en arrivant Ã  ROSSO, je dois tÃ©lÃ©phoner au secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la mairie. Nous choisissons donc l'option ROSSO, ce qui sera mieux pour ma cuisse et nous couchons de bonne heure pour partir tot demain matin.</description></item><item><title>NOUAKCHOTT (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-16 18:28:49</pubDate><description>Vendredi 6 novembre 2009
Samedi 7 novembe 2009
Dimanche 8 novembre 2009
Lundi 9 novembre 2009

Ma blessure date du 31 octobre, normalement pour cicatriser, il faut trois semaines Ã  un mois de repos, sans trop d'espoir, je dÃ©cide de me reposer Ã  NKC jusqu'au lundi 9 novembre inclus. Je le dis Ã  Yannick et lui conseille de partir samedi car mardi, je ne suis vraiment pas sÃ»r de repartir. Yannick, toujours solidaire dÃ©cide de rester avec moi. Nous en profitons donc pour laver notre linge et mettre Ã  jour messagerie et site Internet. A NKC, je trouverai les meilleures connexions depuis que je suis parti. Ce sera pratique pour envoyer toutes les photos de l'Adrar.

Heureusement que nous sommes Ã  l'auberge MÃ©natta oÃ¹ l'ambiance est cool et sympa car passer quatre jours sans rien faire, je ne vous le dit pas.

Ce vendredi, je suis invitÃ© chez Claude, le directeur d'exploitation du groupe PIZZORNO. Je fais un peu plus connaissance avec Claude et sa charmante Ã©pouse Fabienne et leur deux enfants ClÃ©ment et Nico. C'est un couple charmamnt, trÃ¨s simple et le coeur sur la main. J'ai droit Ã  du pastis bien frais et surtout un bon saucisson, c'est peut-Ãªtre ce qui me manquait le plus depuis mon dÃ©part, en terme de gastronomie, cela s'entend.

Les trois jours suivants, nous nous reposons tranquillement. La fatigue doit certainement tomber car je suis capable de rester trois jours sans rien faire. Yannick essaye bien de faire un petit footing mais la chaleur a raison de lui. 

Un nouveau cycliste en transit pour LE CAP arrive Ã  l'auberge. Encore un qui me cherchait, il avait entendu parlÃ© de moi Ã  un poste de police. C'est vrai qu'avec ma remorque, je ne passe pas inaperÃ§u. Sachant que nous partons mardi, Jean-Claude dÃ©cide de venir avec nous jusque DAKAR. 

En fin d'aprÃ¨s-midi, nous retrouvons Hubert qui rentre de BAMAKO oÃ¹ il a livrÃ© sa fameuse 2 CV. Le soir, nous allons avec Yannick manger tous les trois chez Fabienne et Claude. Ce soir lÃ , une embuscade nous attend. L'ambiance est telle que nous nous laissons aller, pastis, vin, pousse-cafÃ© ont raison de moi et je men couche dans un Ã©tat qu'il n'est pas permis pour un cycliste. En fin de soirÃ©e, nous ramenons Hubert Ã  son hÃ´tel et j'y rencontre un dignois qui connait bien  GrÃ©oux, il est directeur de caterpilla NKC. J'ai le plaisir de voir un poster de la Porte Saunerie de Manosque et du Pays de Forcalquier : confirmation que le monde est petit.</description></item><item><title>ATAR . CHINGUETTI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-08 13:06:27</pubDate><description>Mercredi 04 novembre 2009
Jeudi 05 novembre 2009

Mardi Ã  17 h nous prenons donc le bus pour ATAR (436 km) avec Kadi. Nous arrivons Ã  ATAR vers 23 h et dinons Ã  l'agence de Kadi et faisons la connaissance de Sid'Ahmed notre guide. Finalement, c'est Kadi qui nous servira de chauffeur car celui prÃ©vu est bloquÃ© Ã  cause d'un Ã©boulement sur la route de CHINGUETTI, dÃ» aux fortes pluies de la journÃ©e.

Kadi nous demande si Ã§a ne nous dÃ©range pas de faire un peu de 4 X 4 la nuit car il veut nous faire bivouaquer dans un endroit superbe qui est un peu loin. Finalement, nous nous coucherons Ã  2 h du matin en plein dÃ©sert, dans un lieu absolument sublime, dans les dunes rouges entourÃ©es de montagnes.

AprÃ¨s une courte nuit Ã  la belle Ã©toile, nous nous rÃ©veillons dans un endroit magnifique et nous en prenons plein les yeux. AprÃ¨s le petit dÃ©jeuner et les photos, nous partons Ã  la recherche d'un passage car nous ne sommes pas sur une piste et l'oued qui nous sÃ©pare de la piste coule encore des pluies de la veille. Kadi tÃ©tu comme un Ã¢ne, il nous le prouvera par la suite, trouve un passage. Nous arrivons prÃ¨s d'une ferme en dur et Kadi discute avec les paysans. Une dame arrive avec un grand saladier en bois, rempli d'un liquide blanchÃ¢tre, c'est le fameux Zrig (lait de chamelle ou chÃ¨vre caillÃ© et sucrÃ©) qui est un signe de bienvenue en Mauritanie. C'est trÃ¨s bon et doux mais il faut aimer le lait.

Nous arrivons Ã  l'oasis de TERJIT qui est un lieu Ã©poustouflant de beautÃ© : l'oasis classique dans toute sa plendeur avec une source d'eau potable et un coin pour se baigner. Les photos seront beaucoup plus parlantes que toute description. Nous dÃ©couvrons l'habitat traditionnel du coin, les Tikit qui sont des maisons de paille trÃ¨s particuliÃ¨res. Il faut voir cet oasis Ã  l'Ã©poque des dates (juin, juillet), c'est la guetna, quand les citadins viennent de la ville retrouver leurs racines et faire la fÃªte.

Nous continuons notre piste en traversant des paysages prodigieux et aprÃ¨s un col superbe, nous surplombons l'oasis de M'HEIRITH encore plus beau que TERJIT et plus grand. Cet oasis est moins connu que TERJIT car moins facile d'accÃ¨s mais trÃ¨s impressionnant. Pour sortir de M'HEIRITH nous sommes obligÃ©s de passer Ã  pieds car la piste est toute dÃ©foncÃ©e et quasi impraticable. C'est d'ailleurs le seul point d'accÃ¨s qui reste pour CHINGUETTI. Nous serons obligÃ© de faire un aller/retour.

Nous remontons sur le plateau oÃ¹ la route est dÃ©foncÃ©e au passage des oueds. Kadi a du mal Ã  retrouver une piste qui rejoint les dunes pour aller Ã  CHINGUETTI par les dunes. Nous passons devant des tentes nomades, des Kheima et pendant que Kadi et Sid'Ahmed discutent avec un nomade, arrivent deux        avec chacune un bol de zrig que nous dÃ©gustons, toujours en signe d'hospitalitÃ©. Le nomade monte en voiture nous et nous arrÃªtons pour pique-niquer, pendant que Kadi part avec le nomade avec la voiture. Nous sommes au pied d'une magnifique montagne : moitiÃ© rocher, moitiÃ© sable. Le nom de cette montagne, je vous le donne en mille : la montagne de ZARGA. A la fin du pique-nique arrivent cins        nomades qui dÃ©ballent devant nous bijoux et artisanat qu'elles fabriquent en attendant les touristes. Sid'Ahmed nomme cet Ã©talement d'objets sur le sable "La boutique de ZARGA" et dans un four rire ajoute :"moins cher que gratuit". Par politesse, nous faisons le tour des boutiques de ZARGA sans rien acheter et en essayant d'expliquer que nous sommes en vÃ©lo. Les dames remballent le tout et nous font des petits cadeaux. Perso, je promets de revenir avec mon Ã©pouse et peut-Ãªtre nous achÃ¨terons des objets.

Avec Yannick, nous allons nous promener dans les dunes pour nous rapporcher de cette fameuse montagne de Zarga et prendre des photos. Nous y dÃ©couvrons un magnifique lac Ã©phÃ©mÃ¨re dÃ» aux pluies de la veille. Kadi qui est revenu vient nous rÃ©cupÃ©rer pour rentrer sur CHINGUETTI. Il a l'air un peu Ã©nervÃ© et nous pensons que c'est parce qu'il avait peu que l'on se perde. Non, en fait, il Ã©tait parti avec le nomade pour retrouver le troupeau et acheter un cabri. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Yannick (47 ans) et il voulait luis faire une surprise avec un mÃ©choui. Nous rentrons donc sur CHINGUETTI par les dunes et inutile de vous dÃ©crire le spectacle, d'ailleurs, je n'ai plus de vocabulaire suffisant. A 2, 3 km de CHINGUETTI, nous nous ensablons, il fait nuit et Kadi dÃ©cide de bivouaquer Ã  cet endroit . Demain, nous verrons mieux les passages dans les dunes.

Nous installons le bivouac au bord de l'oued et prÃ©parons le repas. A la fin du repas, je vais chercher une miche de pain plate, j'y installe une bougie et nous souhaitons un bon anniversaire Ã  Yannick qui tout Ã©mu souffle sur la bougie. Yannick raconte ce qu'il avait envisagÃ© pour son anniversaire depuis le dÃ©part. Il pensait Ãªtre seul et voulait trouver un bouse de chameau et y planter une bougie pour fÃªter son anniversaire. Il ignorait que les chameaux ne font pas des bouses comme les vaches mais de grosses crottes toutes rondes, un peu comme les chÃ¨vres mais beaucoup plus grosses. Kadi s'Ã©loigne pour faire sa derniÃ¨re priÃ¨re (la cinquiÃ¨me) et au retour, il s'Ã©loigne avec Sid'Ahmed. Ils reviennent tous les deux avec un plateau de crottes de chameaux au milieu desquelles, ils avaient installÃ© une bougie et souhaite bon anniversaire Ã  Yannick qui n'en revient pas. Nous rions beaucoup ce soir et yannicke se souviendra de son anniversaire, pour le moins original.

Une excellent nuit, un magnifique lever de soleil sur la dune et nous repartons pour CHINGUETTI. Kadi dÃ©cide de passer par l'oued car la pluie a durci le sable. Nous arrivons Ã  CHINGUETTI, considÃ©rÃ© par les musulmans comme la septiÃ¨me ville de l'Islam. CHINGUETTI est un village Ã©trange, aujourd'hui 4000 habitants mais 40 000 autrefois, installÃ© dans une mer de sable. CHINGUETTI s'ensable, c'est la troisiÃ¨me fois que le village est dÃ©placÃ©. Dans les rues, le sable recouvre dÃ©jÃ  les 3/4 des murs. Un programme franÃ§ais ou europÃ©ens a dÃ©jÃ  dÃ©sensablÃ© la ville mais je pense qu'il est condamnÃ© Ã  Ãªtre dÃ©placÃ© de nouveau.

CHINGUETTI est connu pour ses bibliothÃ¨ques qui renferment les manuscrits islamiques de l'Ã¢ge d'or de CHINGUETTI. Nous en visitons bien sÃ»r une et dÃ©couvrons ces fameux manuscrits, vieux de pluisieurs siÃ¨cles. Ce sont toutes des bibliothÃ¨ques privÃ©es et je pense que si rien n'est fait, elles risquent de disparaÃ®tre avec le temps. Le conservateur nous prÃ©sent Ã©galement les outils utilisÃ©s par ses ancÃªtres et nous explique comment ils gavaient, comme nous les oies, les        pour qu'elles grossissent : plus une femme Ã©tait grosse, plus elle Ã©tait belle et plus elle avait de l'argent. Nous apercevons Ã©galement le fort oÃ¹ a Ã©tÃ© tournÃ© le film "Fort Saganne" qui sert maintenant de gendarmerie, que l'on ne peut plus photographier.

Nous quittons CHINGUETTI par la piste et retrouvons celle de la veille. La piste pour arriver Ã  M'HEIRITH, dÃ©truite la veille a Ã©tÃ© refaite par les gens du village, payÃ©s par le groupe SHENKER  qui achemine du matÃ©riel pour TOTAL. TOTAL aurait trouvÃ© du pÃ©trÃ´le dans le secteur. Nous dÃ©jeunons Ã  l'oasis et sortons pÃ©niblement de M'HEIRITH par une nouvelle piste tout en sable. Nous rentrons donc par la mÃªme piste que la veille, mais dans l'autre sens et avec une autre lumiÃ¨re, les paysages sont diffÃ©rents.

A ATAR, nous reprenons le car pour rentrer. Vers 19 h, il s'arrÃªte en pleine campagne pour la priÃ¨re. Les hommes s'alignent et prient ensemble et les       , derriÃ¨res en ordre dispersÃ©. La photo aurait Ã©tÃ© intÃ©ressante mais je n'ose pas la prendre. Dans la nuit, nous avons failli percuter une chamelle et son petit, le car a Ã©tÃ© obligÃ© de rouler sur le bas cÃ´tÃ©. Nous arrivons Ã  l'hÃ´tel vers 23 h., les yeux encore Ã©blouis de tant de beautÃ©.

Je dÃ©cide de ne pas repartir samedi et prÃ©fÃ¨re rester prudent. Nous repartirons avec Yannick mardi afin de mettre toutes les chances de mon cÃ´tÃ© pour arriver Ã  DAKAR en vÃ©lo. Marc repartira comme prÃ©vu samedi.</description></item><item><title>NOUAKCHOTT (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-08 12:11:49</pubDate><description>Lundi 02 novembre 2009
Mardi 03 novembre 2009

Lundi et mardi, je continue de me reposer Ã  l'auberg Menata. Le toubib qui accompagnait Hubert m'a bien confirmÃ© la dÃ©chirure musculaire avec un hÃ©matome Ã  la base de la cuisse : pommade, repos et surtout ne pas forcer. L'auberge Menata, bien connue des franÃ§ais est un havre de paix. C'est appraremment le lieu incontournable de tous les routards qui passent dans le secteur. Nous rencontrons rÃ©guliÃ¨rement des franÃ§ais en voyage qui passent ici pour se reposer. Nous rencontrons entre autre un certain StÃ©phane qui arrive de Turkie Ã  pied et en vÃ©lo. C'est un jeune de 25 ans qui a l'aire d'avoir dÃ©jÃ  pas mal boulinguer pour son Ã¢ge. Il me tuyaute sur son parcours, en particulier sur son passage au Congo qu'il me conseille. Il est arrivÃ© par le Nige et le Tchad. Son parcours m'intÃ©resse fortement car si la situation ne s'arrange pas du cÃ´tÃ© de la GuinÃ©e, je passerai peut-Ãªtre par la.

Yannick tourne un peu en rond et dÃ©cide d'aller au port de pÃªche en vÃ©lo. Il en revient avec de magnifiques photos qui sont sur le site maintenant.

Un jeune qui se dit guide nous baratine pour nous faire visiter l'Adrar en partant de NKC mais Ã  450 Â€ par personne. Nous dÃ©clinons sa proposition. Hubert nous met en relation avec Kadi, le responsable de l'agence "Mauritanides Voyages". C'est un garÃ§on trÃ¨s cultivÃ©, parlant trÃ¨s bien le franÃ§ais. Il serait Ã  l'origine de la liaison PARIS/ATAR par Point Afrique et nous parle du tourisme sinistrÃ© dans sa rÃ©gion suite aux bruits infondÃ©s qui courent en France sur la sÃ©curitÃ© en Mauritanie. Il faisait travailler 20 guides rÃ©guliÃ¨rement, il n'en a plus que 2 ou 3 qui travaillent de faÃ§on intermittente. Il nous fait une proposition d'excursion qui n'a rien Ã  voir avec l'arnaqueur prÃ©cÃ©dent. Nous partirons donc en bus jusque ATAR oÃ¹ il nous prendra en charge pendant deux jours. Nous concluons l'affaire et demain nous prendrons le bus, reviendrons Ã  NKC jeudi, nous reposerons vendredi et partirons pour DAKAR samedi.

Hubert, encore lui, dÃ©cidÃ©ment c'est une mine, me prÃ©sente Claude DEROUSSEAUX, directeur d'exploitation du groupe PIZZORNO qui s'occupe du ramassage des ordures mÃ©nagÃ¨res Ã  NKC. Il est trÃ¨s intÃ©ressÃ© par mon voyage, d'autant que son patron de DRAGUIGNAN est un passionnÃ© de vÃ©lo. Il m'invite Ã  diner chez lui vendredi Ã  mon retour de l'Adrar.</description></item><item><title>NOUAKCHOTT (REPOS)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-02 16:49:39</pubDate><description>Dimanche 01 novembre 2009

Une bonne nuit me fait du bien et aide ÃƒÂ  la rÃƒÂ©flexion. Nous dÃƒÂ©cidons donc avec Yannick d'aller dans l'Adrar passer quelques jours.

Nous en discutons avec un prof d'universitÃƒÂ© du HAVRE, venu en mission avec son ÃƒÂ©pouse ÃƒÂ  NKC pour ÃƒÂ©tudier l'impact de la nouvelle route sur le parc national du Banc d'Arguin (sujet trÃƒÂ¨s intÃƒÂ©ressant). Il nous tuyaute sur ce qu'il faut faire dans l'Adrar. Marc, qui hier voulait abandonner, dÃƒÂ©cide finalement de se joindre ÃƒÂ  nous jusque DAKAR. Ainsi nous serons trois ÃƒÂ  pÃƒÂ©daler. Pour ceux qui craignaient que je sois seul !! J'avais bien dit que je rencontrerai d'autres voyageurs.

J'en oubliai la prolongation de mon visa. Je vais dans un cyber avec une clÃƒÂ© USB pour la photocopie de mon passeport et me voilÃƒÂ  ÃƒÂ  la DST (direction de surveillance du territoire). AprÃƒÂ¨s les formalitÃƒÂ©s assez longues, on me dit de repasser vers 15 h. Je rentre en taxi qui se perd dans les embouteillages. Il ne connait pas la principale avenue de NKC, l'avenue du gÃƒÂ©nÃƒÂ©ral De gaulle. Du coup, j'aide le taxe ÃƒÂ  retrouver sa route !!!!


Je vais dÃƒÂ©jeuner, faire un peu d'Internet et c'est Yannick qui me fait penser ÃƒÂ  mon passeport. Je me pointe ÃƒÂ  15 h et aprÃƒÂ¨s une nouvelle attente on me dit de repasser vers 17 h. A 17 h, mÃƒÂªme cinÃƒÂ©ma, le directeur est en rÃƒÂ©union avec le ministre, il faut attendre qu'il termine pour signer les visas et peut-ÃƒÂªtre, il rentrera chez lui. Alors j'attends patiemment. C'est lÃƒÂ , que je me rends compte que le voyage me change. D'autres franÃƒÂ§ais en 4 X 4 s'impatiente et rÃƒÂ¢le, moi je reste zen (j'ai peut-ÃƒÂªtre changÃƒÂ©). Apparemment le directeur est en train de nous signer les passeports. J'ai rendez-vous ÃƒÂ  19 h avec Rick et Dan (mes petits hollandais) et il est 19 h. Je demande au chef de bureau si un des franÃƒÂ§ais peut me rÃƒÂ©cupÃƒÂ©rer mon passeport et ÃƒÂ  ma grande surprise, il accepte. Je file rapidement ÃƒÂ  l'auberge oÃƒÂ¹ Rick et Dan m'attende en compagnie de Yannick. Nous allons manger un excellent couscous dans un restaurant marocain et nous passerons ains un agrÃƒÂ©able soire et faisons plus ample connaissance. 

A mon retour, je tombe sur Hubert, un auditeur de Allo la planÃƒÂ¨te avec qui je correspond depuis la derniÃƒÂ¨re ÃƒÂ©mission et nous avions rendez-vous ÃƒÂ  NKC. Comme me dit Yannick, tous les voyageurs se retrouvent un jour ou l'autre. C'est d'autant plus vrai que nous avons dÃƒÂ©jÃƒÂ  rencontrÃƒÂ© tous les gens qui campent ou dorment ÃƒÂ  l'Auberge MENATA sur les routes marocaines.

</description></item><item><title>BOU LANOUAR / NOUAKCHOTT</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-01 17:31:29</pubDate><description>Je n'ai pas encore pris les coordonnÃ©es GPS mais c'est facile Ã  trouver : NOUAKCHOTT est la capitale de la Mauritanie.

Samedi 31 octobre 2009    39 km + 350 en camping car  cumul : 5482 km
DÃ©nivellÃ© : 660 m


DÃ©part Ã  7 h pour une journÃ©e qui devrait Ãªtre facile, 135 km, fort vent de 3/4 dos. Nous sortons de la piste de l'auberge un peu plus facilement que la veille car nous pouvons Ã©viter le sable. 

Le vent est faible et latÃ©ral : tout va bien. Le paysage est magnifique, nous sommes en plein dÃ©sert. Le vent commence Ã  se faire plus fort et souffle latÃ©ralement. Lorsque nous croisons des vÃ©hicules, le sable nous cingle le corps et surtout le visage. Une petite pellicule de sable se forme sur la route et le vent gÃªne un peu notre progression mais rien de bien mÃ©chant. Nous nous arrÃªtrons pour manger un peu et soudain la tuile. Une bourrasque de vent fait pivoter le vÃ©lo, entrainant la remorque dans se chute. Je courre prÃ©cipitamment, essaye de rattraper le vÃ©lo et je ressent une grosse douleur derriÃ¨re la cuisse : une dÃ©chirure musculaire. Connaissant le phÃ©nomÃ¨ne, je crains le pire. Je remonte pÃ©niblement sur le vÃ©lo, la douleur est toujours lÃ . Au bout de quelques kilomÃ¨tres, la douleur trop vive et ne voulant pas agraver la blessure, je dis stop. Je dÃ©cide de rejoindre NOUAKCHOTT en auto stop. J'insiste pour que Yannick continue car il est inutile de rester plantÃ© tous les deux dans le dÃ©sert. Si j'attends trop longtemps, Yannick ne pourra rejoindre le campement suivant et nous ne serons pas plus avancÃ©. Avec du mal Yannick s'en va, nous nous retrouverons Ã  l'hÃ´tel Manata et j'en profiterai pour reposer ma blessure. Je m'habille rapidement car le vent devient trÃ¨s fort et le sable me fouette les jambes. A l'abri de ma remorque, j'attends le prochain vÃ©hicule. Je suis dans une telle disposition morale que je m'affole nullement, pret Ã  passer la nuis dans le dÃ©ser s'il le fallait. J'ai de l'eau pour deux jours, de quoi manger et mon duvet suffisamment chaud pour passer la nuit. Le premier vÃ©hicule s'arrÃªte, deux mauritaniens qui vont jusqu'au prochain village. Le deuxiÃ¨me, un franÃ§ais immatriculÃ© 37 (TOURS) s'arrÃªte Ã©galement masi son 4 X 4 est plein. J'attends une bonne vingtaine de minutes et le troisiÃ¨me vÃ©hicule est le bon. Un jeune couple de hollandais en camping-car s'arrÃªte, ils vont Ã  NKC (NOUAKCHOTT). Aucun problÃ¨me, ils rangent un peu le camion, j'installe Tornado sur les banquettes (il va voyager comme un pacha), le remorque sur le plancher et moi Ã  cÃ´tÃ© de Tornado. Ils sont trÃ¨s cool, parlent un peu franÃ§ais et vont au Niger. Le voyage sera trÃ¨s agrÃ©able jusque NKC.  Nous doublons Yannick dans la tourmente, il est ainsi rassurÃ©. Le paysage est impressionnant Ã  cause du vent et la faible visibilitÃ©. Cette route est assez rÃ©cente, je crois inaugurÃ©e en 2007 et petit Ã  petit des mauritaniens s'installent tout le long. Des abris prÃ©caires, des auberges en toile et surtout des carcasses de voitures dissÃ©minÃ©es tout au long de la route. Nous passons une zone de hautes dunes, me donnant beaucoup de regrets de ne pas passer en vÃ©lo, s'eut Ã©tÃ© magnifique. Mes hollandais me dÃ©posent directement Ã  l'auberge MÃ©nata, ils vont au camping vers la plage. Je prends rendez-vous avec eux pour demain soir et les invite Ã  manger, ils ont tellement Ã©tÃ© sympa avec moi.

Pendant que je prends mes affaires, arrive un certain Marc qui semble me connaÃ®tre. En fait, c'est Marc HUMMEL que Yannick avait rencontrÃ© Ã  RABAT et qui nous avait fait passÃ© le bonjour avec Bruno l'autre jour par un camping cariste franÃ§ais. Pris dans la tourment, il a arrÃªtÃ© Ã  300 km d'ici et pris un taxi. Il est trÃ¨s dÃ©pitÃ©, prend Ã§a comme un Ã©chec et semble renoncer d'aller Ã  DAKAR, terme de son voyage. Pendant que nous discutons arrive mon Yannick qui pareil que Marc a arrÃªtÃ© au mÃªme endroit : le vent trop fort, la tempÃªte de sable et la chaleur, c'Ã©tait trop. Si ce n'Ã©tait ma blessure, j'ai moins de regrets. Ma blessure n'a pas l'air trop grÃ¢ve et j'ai bien fait de m'arrÃªter de suite. Dans le fourgon, j'ai mÃªme pris une consultation par SMS avec le docteur DEAUX, le roi du StÃ©tho (il comprendra). 

Avec Yannick, nous nous installons dans une chambre avec 5 lits, nous aurons du large et demain nous ferons le point. Mon premier travail, sera d'aller faire prolonger mon visa car il a dÃ©jÃ  expirÃ©.</description></item><item><title>NOUADHIBOU / BOU LANOUAR</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-01 17:04:30</pubDate><description>Vendredi 30 octobre 2009       87 km     cumul : 5093 km
DÃ©nivellÃ© : 265 m

Debout Ã  5 h car il ne faut pas partir trop tard Ã  cause du vent, il nous faut descendre toutes nos affaires et faire un brin de mÃ©nage chez Marie. Pendant que j'installe ma remorque Yannick fait le mÃ©nage : quelle aubaine !!

Nous dÃ©marrons Ã  7 h 20, c'est super. NOUADHIBOU est calme et nous faisons plus de 6 km pour en sortir, c'est une ville toute en longueur.

Nous reprenons la presqu'Ã®le avec le vent de 3/4 face, comme il n'est pas trÃ¨s violent, Ã§a passe bien d'autant que nous sommes frais et qu'il fait frais. AprÃ¨s 50 km nous sommes Ã  l'embranchement, le vent se met Ã  forcir, la chaleur arrive et c'est unes autre paires de manches. Contre tout attente le vent est de face. Nous progressons difficillement et il faut appuyer sur les pÃ©dales. Le sable nous cingle le visage.

Nous nous arrÃªtons Ã  un poste de police, le policier nous conseille fortement de nous arrÃªter Ã  BOU LANOUAR et de ne pas dormir dans la nature. Nous suivons son conseil car arriver au village, nous sommes cuits.

Nous nous arrÃªtons Ã  l'auberg Tighit, l'aubergiste nous montre la chambre, une cellule sans fenÃªtre, sans meuble, quelques coussins et des tapis pourris par terre, le tout pour 2 000 ouguiyas (5 Â€). Pour le fun, j'aurais bien dormi lÃ  mais je voyais Yannick tiuer. Nous allons dans l'auberge conseillÃ©e par le policier et nous nous installons dans une chambre sympa : deux lits, la douche et la clim, s'il vous plait et pour 6 000 ouguiyas (15 Â€).

Il est 14 h et nous avons bien fait de nous arrÃªter car le vent souffle de plus en plus fort, soulevant le sable qui nous cache le soleil : un vent de sable. Finalement nous passons l'aprÃ¨s-midi Ã  nous reposer et en profiter pour filtrer de l'eau car l'eau minÃ©rale fait exploser le budget. Ce soir, ce sera poulet frites. AbdelaÃ¯ nous prÃ©pare le repas. C'est un malien venu en Mauritanie en attente d'un vias pour venir en Europe.</description></item><item><title>NOUADHIBOU / BOU LANOUAR</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-01 17:04:28</pubDate><description>Vendredi 30 octobre 2009       87 km     cumul : 5093 km
DÃ©nivellÃ© : 265 m

Debout Ã  5 h car il ne faut pas partir trop tard Ã  cause du vent, il nous faut descendre toutes nos affaires et faire un brin de mÃ©nage chez Marie. Pendant que j'installe ma remorque Yannick fait le mÃ©nage : quelle aubaine !!

Nous dÃ©marrons Ã  7 h 20, c'est super. NOUADHIBOU est calme et nous faisons plus de 6 km pour en sortir, c'est une ville toute en longueur.

Nous reprenons la presqu'Ã®le avec le vent de 3/4 face, comme il n'est pas trÃ¨s violent, Ã§a passe bien d'autant que nous sommes frais et qu'il fait frais. AprÃ¨s 50 km nous sommes Ã  l'embranchement, le vent se met Ã  forcir, la chaleur arrive et c'est unes autre paires de manches. Contre tout attente le vent est de face. Nous progressons difficillement et il faut appuyer sur les pÃ©dales. Le sable nous cingle le visage.

Nous nous arrÃªtons Ã  un poste de police, le policier nous conseille fortement de nous arrÃªter Ã  BOU LANOUAR et de ne pas dormir dans la nature. Nous suivons son conseil car arriver au village, nous sommes cuits.

Nous nous arrÃªtons Ã  l'auberg Tighit, l'aubergiste nous montre la chambre, une cellule sans fenÃªtre, sans meuble, quelques coussins et des tapis pourris par terre, le tout pour 2 000 ouguiyas (5 Â€). Pour le fun, j'aurais bien dormi lÃ  mais je voyais Yannick tiuer. Nous allons dans l'auberge conseillÃ©e par le policier et nous nous installons dans une chambre sympa : deux lits, la douche et la clim, s'il vous plait et pour 6 000 ouguiyas (15 Â€).

Il est 14 h et nous avons bien fait de nous arrÃªter car le vent souffle de plus en plus fort, soulevant le sable qui nous cache le soleil : un vent de sable. Finalement nous passons l'aprÃ¨s-midi Ã  nous reposer et en profiter pour filtrer de l'eau car l'eau minÃ©rale fait exploser le budget. Ce soir, ce sera poulet frites. AbdelaÃ¯ nous prÃ©pare le repas. C'est un malien venu en Mauritanie en attente d'un vias pour venir en Europe.</description></item><item><title>NOUADHIBOU / BOU LANOUAR</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-01 17:04:22</pubDate><description>Vendredi 30 octobre 2009       87 km     cumul : 5093 km
DÃ©nivellÃ© : 265 m

Debout Ã  5 h car il ne faut pas partir trop tard Ã  cause du vent, il nous faut descendre toutes nos affaires et faire un brin de mÃ©nage chez Marie. Pendant que j'installe ma remorque Yannick fait le mÃ©nage : quelle aubaine !!

Nous dÃ©marrons Ã  7 h 20, c'est super. NOUADHIBOU est calme et nous faisons plus de 6 km pour en sortir, c'est une ville toute en longueur.

Nous reprenons la presqu'Ã®le avec le vent de 3/4 face, comme il n'est pas trÃ¨s violent, Ã§a passe bien d'autant que nous sommes frais et qu'il fait frais. AprÃ¨s 50 km nous sommes Ã  l'embranchement, le vent se met Ã  forcir, la chaleur arrive et c'est unes autre paires de manches. Contre tout attente le vent est de face. Nous progressons difficillement et il faut appuyer sur les pÃ©dales. Le sable nous cingle le visage.

Nous nous arrÃªtons Ã  un poste de police, le policier nous conseille fortement de nous arrÃªter Ã  BOU LANOUAR et de ne pas dormir dans la nature. Nous suivons son conseil car arriver au village, nous sommes cuits.

Nous nous arrÃªtons Ã  l'auberg Tighit, l'aubergiste nous montre la chambre, une cellule sans fenÃªtre, sans meuble, quelques coussins et des tapis pourris par terre, le tout pour 2 000 ouguiyas (5 Â€). Pour le fun, j'aurais bien dormi lÃ  mais je voyais Yannick tiuer. Nous allons dans l'auberge conseillÃ©e par le policier et nous nous installons dans une chambre sympa : deux lits, la douche et la clim, s'il vous plait et pour 6 000 ouguiyas (15 Â€).

Il est 14 h et nous avons bien fait de nous arrÃªter car le vent souffle de plus en plus fort, soulevant le sable qui nous cache le soleil : un vent de sable. Finalement nous passons l'aprÃ¨s-midi Ã  nous reposer et en profiter pour filtrer de l'eau car l'eau minÃ©rale fait exploser le budget. Ce soir, ce sera poulet frites. AbdelaÃ¯ nous prÃ©pare le repas. C'est un malien venu en Mauritanie en attente d'un vias pour venir en Europe.</description></item><item><title>NOUADHIBOU : REPOS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-11-01 15:56:44</pubDate><description>Mercredi 28 octobre 2009
Jeudi 29 octobre 2009

En arrivant la veille chez Marie, pas d'eau et pas d'Ã©lectricitÃ©. Le mercredi est consacrÃ© Ã  la mise Ã  jour du site. C'est assez laborieux car dans l'immeuble, il y a bien la Wifi mais ce n'est pas trop fiable. J'y passe un temps infini pour un rÃ©sultat mÃ©diocre. Le soir, j'irai dans un cyber, ce sera plus simple.

NOUHADIBOU (NDB) respire Ã  l'heure espagnol. Les Iles Canaries toutes prochent et la pÃªche, industrie importante ici favorise les Ã©changes. Il y a d'ailleurs un consulat espagnol.

Par contre, Ã  NDB, j'ai vraiment l'impression d'Ãªtre en Afrique : Les zÃ©bus en attestent. La population est un mÃ©lange de maures et de noirs, souvent d'origine peuls. Il y a aussi beaucoup de sÃ©nÃ©galais restÃ©s certainement en rade en essayant de passer aux Canaries.

Ici, fait original, la semaine suit le calendrier musulman. Le week-end est le vendredi et le samedi. Le dimanche tout le monde travaille.

Le jeudi matin, Yannick tourne en rond et dÃ©cide de faire un tour de vÃ©lo et mois je reste pour essayer d'envoyer des photos. Yannick revient un peu dÃ©Ã§u de sa virÃ©e et me dit qu'il n'y a pas grand chose Ã  voir, j'ai donc moins de regret d'Ãªtre restÃ© enfermÃ©. L'aprÃ¨s-midi, sieste et repos, dehors il fait trop chaud : 46Â° au soleil.  Nous irons faire les courses en fin d'aprÃ¨s-midi. D'autant que je dois rÃ©cupÃ©rer une chemise que je me suis fait faire sur mesure: on verra le rÃ©sultat.

A noter que nous sommes le 29 octobre, cela fait deux mois que je suis parti et mÃªme si j'ai hÃ¢te d'arriver  DAKAR pour retrouver Laurence et les amis, je n'ai pas le sentiment d'avoir langui.

Je suis finalement allÃ© cherchÃ© ma chemise, par chance, elle est prÃ¨te et me va comme un gant, heu ! une chemise. J'ai hÃ¢te de l'enfiler sous le soleil.

Marie est partie Ã  ZEROUATE par le train minÃ©ralier. Nous rentrons dans son appartement, pas d'Ã©lectricitÃ©, pas d'eau. Les coupures sont donc frÃ©quentes Ã  NDB.

AprÃ¨s rÃ©flexion, Yannick abandonne l'idÃ©e du prendre le train minÃ©ralier. Seul, ce n'est pas Ã©vident de mettre vÃ©lo et sacoches dans un wagon vide de 3 m de haud. Perso, j'ai vite abondonnÃ© l'idÃ©e car avec la remorque, j'aurai pu avoir de la casse. Nous ferons donc le dÃ©sert mauritanien par la route et irons peut-Ãªtre dans l'Adrar Ã  parir de NOUAKCHOTT. L'Ã©lectricitÃ© revient et du coup nous pouvons communiquer avec nos familles respectives par Skype. Yannick est heureux comme tout car c'est se premiÃ¨re connexion Skype.</description></item><item><title>CAP BARBAS / NOUADHIBOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-28 20:46:03</pubDate><description>Mardi 27 octobre 2009     148 km  cumul : 5 006 km
DÃ©nivellÃ© : 270 m

La pluie et les bourrasques de vent nous rÃ©veillent vers 5 h. Heureusement que nous n'avons pas dormi Ã  la belle Ã©toile. La pluie cesse vers 6 h. AprÃ¨s avoir dÃ©jeunÃ© dans notre chambre, c'est Yannick qui paye le cafÃ©, nous dÃ©marrons Ã  la frontale Ã  6 h 20.

Nous pÃ©dalons une petite demi-heure dans la nuit. Ce n'est peut-Ãªtre pas trÃ¨s prudent mais nous souhaitons arriver Ã  la frontiÃ¨re avant midi.

La route jusqu'Ã  la frontiÃ¨re est magnifique, du sable, du sable, des dunes et la traversÃ©e d'un djÃ©bel aux pierres sculptÃ©es par le sable et le vent. La route est jalonnÃ©e par d'Ã©normes cairns. Est-ce pour les tempÃªtes de sable et ne pas se perdre, ou pour ne pas s'Ã©loigner de la route car la rÃ©gion Ã©tait minÃ©e (de nombreux panneaux en attestent) ? Il n'y a pas que les cairns qui jalonnent la route, de nombreux militaires en poste surveillent cette route qui mÃ¨ne Ã  la frontiÃ¨re. GuÃ¨re avant la frontiÃ¨re, des pelles mÃ©caniques et des bulls semblent tracer ce qui devrait Ãªtre une piste d'atterrissage pour les avions militaires.

A force de pÃ©daler comme des malades, nous arrivons Ã  la frontiÃ¨re marocaines Ã  10 h 30 :objectif largement atteint. Nous passerons, Ã  force de contrÃ´les et recontrÃ´les un grand moment Ã  cette frontiÃ¨re que nous pensions Ãªtre la plus facile.

Nous entrons enfin dans ce fameux "no mans land", une piste en fort mauvais Ã©tat qu'il ne faut absolument pas quitter car minÃ©e de part et d'autre, entre les deux postes frontiÃ¨res. Je suis obligÃ© de passer les zones de sable Ã  pieds, la roue de la remorque refusant de tourner. Ainsi je traÃ®ne la remorque et croyez-moi, c'est lourd. Avec les prÃ©cÃ©dentes expÃ©riences de sable, je sais maintenant qu'il me faut absolument Ã©viter les pistes sablonneuses : je ne passerai pas.

Nous arrivons enfin au poste frontiÃ¨re mauritanier. Avec nos petits vÃ©los, nous doublons toute la file d'attente et tous les camping-car qui nous avaient doublÃ©s dans la matinÃ©e. Nous sommes les premiers au poste de police oÃ¹ tout le monde attend. Un mauritanien qui semble passer des voitures (c'est assez courant ici), admiratif de nos exploits parlemente avec la police et nous fait passer. La barriÃ¨re sera fermÃ©e derriÃ¨re nous pour la pause. Yannick a son visa pour un mois, donc pas de problÃ¨me pour lui. Perso, je n'ai pas de visa et un brin d'inqiÃ©tude, tous les bruits courent sur la passage de cette frontiÃ¨re : pas de visa du tout et retourner Ã  RABAT ou un visa pour trois jours et impossible d'arriver Ã  NOUAKCHOTT Ã  vÃ©lo pour la prolongation. Finalement et toujours avec l'aide de ce mauritanien, la police me dÃ©livre un visa pour trois jours en m'expliquant que je peux aller Ã  NOUADHIBOU, y rester quelques jours et que j'ai le temps d'arriver Ã  NOUAKCHOTT pour faire prolonger le visa, le principal Ã©tant de le faire. Il est 13 h 30 et avec Yannick, nous nous tapons dans les mains, contents et fiers d'avoir passer cette frontiÃ¨re aussi facilement. J'aurais pu y passer plusieurs jours ou retourner Ã  RABAT en bus.

Le sable est de plus en plus prÃ©sent, les dunes grandissent, c'est absolument merveilleux. Il est assez Ã©tonnant de constater que les passages des frontiÃ¨res reprÃ©sentent quelque chose de trÃ¨s concret : tout change.

Nous arrivons Ã  l'embrachement  de la route NOUAKCHOTT /NOUADHIBOU et traversons la voie ferrÃ©e du train minÃ©ralier, le train le plus long du monde.

Nous prenons la route de la presqu'Ã®le qui mÃ¨ne Ã  NDB. Le sable est de plus en plus prÃ©sent et longeons l'ocÃ©an et la ligne du chemin de fer. Je sais que ce fameux train part vers 14 h 30 de NDB, on pourrait l'apercevoir. Effectivement, un grand bruit et comme une vache qui regarde passer le train, je m'arrÃªte et photographie ce train qualifiÃ© de plus long du monde (2,3 km). Ce train minÃ©ralier a une signification particuliÃ¨re pour moi. Je suis lorrain d'origine et l'exode de ma famille vient de la fermeture des mines de fer de Lorraine lors de l'exploitation du gisement mauritanier. Le minerai acheminÃ© depuis NDB jusqu'Ã  DUNKERQUE Ã©tait Ã©conomiquement plus rentable que l'exploitation de la minette lorraine.......

Nous arrivons au premier rond-point de NDB et nous nous arrÃªtons  pour appeler Marie qui doit nous recevoir. Marie est la fille de Christian et Roselyne GUINGOT, assureur Ã  MANOSQUE. Christian est le prÃ©sident du club cyclotouriste de MANOSQUE. Il m'avait, tout comme Roselye donnÃ© les coordonnÃ©es de leur fille Marie, installÃ©e Ã  NDB oÃ¹ elle travaille pour la coopÃ©ration internationale. Sur mon portable, impossible d'avoir Marie, les communications intÃ©rieurs ne passent pas. Je demande Ã  un policier en tenue de me prÃ©ter son portable et j'ai enfin Marie qui me donne rendez-vous devant le consulat espagnol. Je demande au policier ce que je lui dois, sachant que je n'ai que des dirhams, il me rÃ©pond 200 dirhams (18 Â€). A mon air Ã©tonnÃ©, il se ravise et dit 100 dirhams. Je n'ai pas envie de discuter, je lui donne ses 100 dirhams et le traite de tous les noms : voyou, voleur, etc.. Il ne rÃ©pond pas et s'en va tout penaud mais il a encaissÃ© les 100 dirhams.

Nous traversons la nouvelle ville de NDB et nous nous sentons vraiment en Afrique, des chÃ¨vres qui traversent la route, mangeant sacs plastiques et cartons, des voitures dans un Ã©tat lamentable, roulant dans tous les sens. Marie m'avait prÃ©venu de faire trÃ¨s attention.

Devant le consulat, nous sommes priÃ©s de vite dÃ©gager, certainement le traumatisme de l'attentat de NOUAKCHOTT devant l'ambassade franÃ§aise. Nous stationnons Ã  cÃ´tÃ© et le militaire nous fait signe de dÃ©guerpir. Nous ne bougeons pas, dÃ©fendus par les autochtones.

Marie arrive, elle habite Ã  300 m et montons remorque et vÃ©lo Ã  l'Ã©tage. Nous sommes vÃ©ritablement accueillis comme des princes. Marie est trÃ¨s sympa et cool, nous nous sentons chez nous, peut-Ãªtre un peu trop. Le soir nous allons manger dans un restaurant espagnol oÃ¹ nous faisons un succulent repas, servis par des peuls magnifiques dans leur boubou ; repas arrosÃ© Ã  la biÃ¨re, c'Ã©tait inespÃ©rÃ©. Il est possible Ã  NDB de boire de l'alcool dans certains Ã©tablissements acrÃ©ditÃ©s mais ils ont l'interdiction de servir les mauritaniens. D'ailleurs, nous devions manger dans un autre qui a Ã©tÃ© fermÃ© par dÃ©cision administrative pour cette raison. Nous sommes dans une rÃ©publique islamique, il ne faut pas l'oublier.

Nous rentrons assez fatiguÃ© pour dormir, la journÃ©e aura Ã©tÃ© trÃ¨s prenante en Ã©vÃ¨nement mais nous avons quand m^me fait 148 km. J'ai Ã©tÃ© un peu long car j'avais beaucoup de choses Ã  dire et je terminerai en annonÃ§ant que j'ai maintenant dÃ©passÃ© les 5 000 km.</description></item><item><title>AIN BERDA / CAP BARBAS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-28 16:56:52</pubDate><description>Lundi 26 octobre 2009      110 km  cumul : 4 858 km
DÃ©nivellÃ© : 150 m

Nous nous rÃ©veillons tout mouillÃ© et plein de sable, qu'importe Ã§a sÃ¨chera avec le soleil. Mais du soleil nous n'en aurons pas trop dans la matinÃ©e.

Nous dÃ©marrons Ã  8 h 15 dans le brouillard qui ne nous quittera pas jusqu'Ã  midi. Nous pÃ©dalons entourÃ©s de sable qui vient mÃªme sur la route. Yannick m'attend Ã  un panneau pour la photo et sur ce panneau il y a Ã©crit "DANGER MINES" avec un tÃªte de mort. Il n'y a pas si longtemps et pour ces raisons, nous Ã©tions obligÃ©s de circuler en convoi sur ces routes du Sahara Occidental dont le statut politique n'est pas encore dÃ©fini. AprÃ¨s 110 km, nous arrivons Ã  la fameuse station oÃ¹ nous n'avons pas d'autre choix que de nous arrÃªter. Nous mangeons un tajine et nous installons dans un petit hÃ´tel oÃ¹ la douche nous fait vraiment du bien. Nous en profitons pour faire nos courses car il n'y a plus rien jusqu'Ã  la frontiÃ¨re et dÃ©cidons de partir de trÃ¨s bonne heure demain matin. Le soir, je mangerai un tajine de chÃ¨vre car il n'y avait plus que Ã§a.</description></item><item><title>DAKHLA / AIN BERDA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-28 16:48:15</pubDate><description>Dimanche 25 octobre 2009   145 km + 33 en voiture 178 km cumul : 4 748 km
DÃ©nivellÃ© : 260 m

Christine et Claude, nos nouveaux amis se lÃ¨vent un peu plus tÃ´t pour nous mener Ã  l'embranchement de la route de EL ARGOUB. Par chance, tout rentre dans la 806 Peugeot : les deux vÃ©los, les sacoches, la remorque, Yannick et Bibi. Claude avait enlevÃ© les siÃ¨ges arriÃ¨res, nous n'Ã©tions pas trop bien installÃ©s mais nous aurions tord de nous plaindre.

Nous passons sans problÃ¨me les deux contrÃ´les de police. Au deuxiÃ¨me, nous nous arrÃªtons pour une sÃ©ance de photos et Christine a eu le malheur de nous prendre nous dirigeant vers le poste. Cela a fait un scandale et il a fallu effacer les photos.

Nous partons de l'embranchement Ã  8 h 30 et arrivons Ã  EL ARGOUB vers 10 h. Il est trop tÃ´t pour s'arrÃªter et dÃ©cidons de continuer jusqu'Ã  la prochaine station Ã  une quarantaine de bornes.

Au bord de la route, nous remarquons un panneau particulier et donc photos obligatoires : Le Tropique du Cancer. La prochaine ligne mythique sera l'Ã©quateur. ArrivÃ©s Ã  la station, nous dÃ©gustions un succulent tajine de mouton et comme il n'Ã©tait que 13 h, nous dÃ©cidons de reprendre la route jusque AIN BERDA, un village de pÃªcheurs oÃ¹ il n'y a pas grand chose.

Nous continuons donc notre route dans ce qui est toujours le dÃ©sert et remarquons que le sable devient blanc. Des panneaux tout rouillÃ©s attirent mon attention. Sur un moins rouillÃ© que les autres, j'arrive Ã  lire l'inscription : EN COURS DEMINAGES. Est-ce une zone en cours de dÃ©minage ou en cours de minage ? Nous n'avons pas la rÃ©ponse, toujours est-il que nous restons vigilents. Sauf une fois oÃ¹ je quitte la route pour une photo mais je me fais rappeler Ã  l'ordre par Yannick.

Nous contournons le golfe de Cintra par un magnifique djÃ©bel. MÃªme si la route grimpe un peu, il est sympa de traverser ces montagnes sans vÃ©gÃ©tation mais avec des formes magnifiques formÃ©es par l'Ã©rosion, avec une vue de temps Ã  autre sur l'ocÃ©an. Nous traversons ensuite une trÃ¨s belle zone de dunes et de barkannes (petites dunes).

Nous arrivons enfin Ã  l'embranchement de AIN BERDA, effectivement il n'y a rien et le village est Ã  10 km de piste sablonneuse. Nous la prenons sur un km et comme il est trÃ¨s malaisÃ© d'y rouler, surtout avec la remorque, nous dÃ©cidons de bivouaquer sur place. Nous essayons de monter la tente derriÃ¨re un tas de sable mais peine perdue, impossible de monter la tente Ã  cause du vent. Nous dÃ©cidons de coucher Ã  la belle Ã©toile. Le repas du soir ne sera pas triste car nous prenons le sable en pleine figure et en mangeons mÃªme parfois. Nous nous conchons Ã  7 h 15 car il commence Ã  faire frais. MalgrÃ© l'humiditÃ© et le vent, nous passerons une excellente nuit.


</description></item><item><title>DAKHLA : JOURNEE DE REPOS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-24 21:01:55</pubDate><description>Samedi 24 octobre 2009

Nous trainons dans le camping toute la matinÃ©e, faisons la connaissance de nos voisins Christine et Claude. Un couple fort sympathique qui font un peu post-soixantehuitars. Ils vivent quelques mois par an ici. Christine, ne se dit pas artiste mais artisan, elle a appris le zÃ©lige Ã  FÃ¨s, en fabrique elle-mÃªme et l'enseigne en France. Claude, un ancien marin de l'Ã®le d'Yeu et tchache pas mal avec Yannick car ils ont plein de connaissances communes.

Nous allons Ã  DAKHLA pour manger, Christine et Claude nous y emmÃ¨nent et nous conseille un petit restaurant pas cher. Nous avons mangÃ© une assiette de poissons (gambas, calamars, soles, espadon) avec salade et fruit Ã  volontÃ© pour 80 dirhams chacun (7Â€).

ArrivÃ©s Ã  l'hÃ´tel, nous les invitons Ã  manger pour le soir. Demain, ils nous chÃ¢lent nos sacoches et remorque Ã  l'embranchement de la route car le vent n'arrÃªte pas de souffler et en vÃ©lo chargÃ©, il nous faudrait 3 Ã  4 h pour faire les 333 km.

La journÃ©e passe ainsi avec un grand moment dans un cyber oÃ¹ la connexion est trÃ¨s mauvaise. Le tout est de se relaxer et de se reposer.

</description></item><item><title>ECHTOUCAN ETC / DAKHLA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-24 20:50:49</pubDate><description>Vendredi 23 octobre 2009      170 km   cumul : 4 670 km
DÃ©nivellÃ© : 180 m

Mauvaise nuit, nous dÃ©jeunons au bar et dÃ©part Ã  7 h 30. Nous sommes toujours dans ce paysage de Far-West oÃ¹ les canyons se succÃ¨dent.

La mer est de nouveau en vue et bien sÃ»r les cabannes et villages de pÃªcheurs toujours aussi Ã©tonnants.

Nous avons maintenant vraiment l'impression d'Ãªtre au Sahara, l'herbe se fait de plus en plus rare. Seule la mer, pardon Alain, l'ocÃ©an nous rassure, elle nous permet de nous orienter.

Nous nous arrÃªtons sur un site assez remarquable oÃ¹ l'Ã©rosion fait son effet. Le coin est mÃªme dangereux et il ne faut pas trop s'approcher des falaises car l'Ã©rosion creuse sous les pieds. A ce moment, un camping-car s'arrÃªte pour nous donner le bonjour de Bruno et d'un autre cycliste que Yannick a rencontrÃ©.

Nous nous arrÃªtons pour dÃ©jeuner Ã  l'ombre d'un chÃ¢teau d'eau. Il y a un village de pÃªcheurs reconstruit Ã  neuf. C'est assez bizarre de voir ces maisons neuves en plein dÃ©sert. C'est, je pense, un programme national pour inciter les gens Ã  rester dans leur rÃ©gion.

Le vent continue Ã  nous pousser et nous arrivons Ã  l'embranchement de DAKHLA que Yannick ne veut absolument pas manquer. Nouveau contrÃ´le de la gendarmerie oÃ¹ nous sommes bien accueillis. Les gendarmes nous payent mÃªme le thÃ© Ã  la menthe.

Il nous reste 33 km pour arriver au camping. La route si situe dans un site absolument extraordinaire. Nous n'en profitons pas suffisamment car une fort vent de 3/4 face gÃ¨ne notre progression. Nous sommes sur une presqu'Ã®le et la lagune est un lieu magique. Le lieu est mondialement rÃ©putÃ© pour le Kite-Surfing (planche avec un cerf-volant).

Nous arrivons au camping aprÃ¨s un contrÃ´le de la police, cette fois, et beaucoup moins sympa. Nous prendrons finalemen  une chambre avec deux lits pour 80 dirhams, le mÃªme prix que le cmping.

aprÃ¨s avoir fait nos courses en ville et passÃ© une bonne nuit, nous dÃ©cidons de nous accorder une journÃ©e de repos avant d'attaquer le final du Sahara marocain.
</description></item><item><title>BOUJDOUR / ECHTOUCAN ETC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-24 20:34:17</pubDate><description>Jeudi 22 octobre 2009       178 km  cumul : 4 500 km
DÃ©nivellÃ© : 295 m

dÃ©part prÃ©vu Ã  7 h devant l'hÃ´tel. Je passe une mauvaise nuit car j'ai peur de ne pas me rÃ©veiller. Finalement je suis debout Ã  5 h. A 6 h, je suis douchÃ©, Tornado et son attelage sont pret Ã  partir. Je dÃ©jeune Ã  la marocaine, cafÃ©, assiette d'huile d'olive, assiette de confiture et pain.

Les copains arrivent Ã  l'heure. Nous commenÃ§ons par une scÃ©ance de photos Ã  l'arrÃªt, en mouvement et le dÃ©part est donnÃ© Ã  7 h 30. Avec Yannick, nous quittons Bruno qui part dans l'autre sens.

La matinÃ©e sera agrÃ©able, temps couvert, pas de vent (tant mieux pour Bruno) et route relativement plate. En plein dÃ©set Yannicke me dit :"GÃ©rard regarde". En fait nous avons fait partir une compagnie de perdraux d'une bonne douzaine, se dirigeant vers la plage.

Vers 11 h; me spmeom apparait et le vent se lÃ¨ve et comme nous l'avons dans le dos, c'est agrÃ©able. Par contre pour le pique nique, pour trouver de l'ombre, peut-Ãªtre sous une herbe. Finalement vers 13 h nous prenons un morceau de piste et cassons la croÃ»te Ã  l'ombre d'une cabanne de pÃªcheur en ruine.

Le paysage est lÃ©gÃ¨rement plus agrÃ©able que ces derniers jours, peut-Ãªtre le soleil et la proximitÃ© de la mer. Le final, sera mÃªme merveilleux, dans un paysage de Far-West.

Petit arrÃªt coca dans une station service. Deux franÃ§ais se prennent en photo devant ma remorque et la discussion s'engage. L'un d'eux me demande si je ne suis pas passÃ© sur le Journal. Il est de Salon de Provence et a vue l'article de Laure sur La Provence : Ã©tonnant n'est-ce pas.

Nous arrivons Ã  une autre station sservice prÃ¨s d'un village de pÃªcheurs. Nous choisissons l'option Station. Nous intallons la tente dans un coin, prÃ¨s d'autres tentes d'ouvriers travaillant dans le coin. Comme beaucoup de station service, comme service offert, il y a toujours une petite mosquÃ©e. Le coin n'est pas bien terrible et surtout trÃ¨s sale. Il n'y a pas l'eau courante et l'Ã©lectricitÃ© alimentÃ©e par un groupe Ã©lectrogÃ¨ne qui s'arrÃªte de temps Ã  autre. Les gens sont Ã  la mesure du coin, pas sympa. Nous passerons une mauvaise nuit, sans arrÃªt dÃ©rangÃ©s par le trafic qui durera toute la nuit.</description></item><item><title>LEMSID / BOUJDOUR</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-21 17:00:00</pubDate><description>Mardi 20 octobre 2009      82 km   cumul : 4 322 km
DÃ©nivellÃ© : 30 m (et oui)

Hier soir avant de me coucher, j'ai dÃ©cidÃ© d'aller tranquillement jusque BOUJDOUR et de m'octroyer une journÃ©e de repos mercredi pour prÃ©parer au mieux ma descente sur la Mauritanie.J'ai pas mal d'avance sur mon planning, Laurence arrivant Ã  DAKAR le 14 ou 15 novembre, il est inutile que j'arrive trop tÃ´t.

Je me lÃ¨ve Ã  5 h 30, dÃ©jeune au bar qui est ouvert toute la nuit et dÃ©marre Ã  6 h 45. La route est des plus plates, le vent faible de cÃ´tÃ©, je suis Ã  BOUJDOUR Ã  11 h 30. Il n'y a rien Ã  dire sur le paysage car depuis 3 jours, c'est toujours le mÃªme : platitude, sable, cailloux et herbes clairsemÃ©es. Je ne suis jamais loin de l'ocÃ©an mais je l'aperÃ§ois rarement.

Seule anecdote de la matinÃ©e, je suis pris en chasse par 3 chiens et un camionneur s'arrÃªte et les fait fuir Ã  coup de cailloux : sympa non, le camionneur pas les chiens. En entrant dans BONJDOUR, je suis accueilli par 2 Ã©normes autruches, rappelant ainsi que ces animaux vivaient autrefois dans le Sahara qui n'Ã©tait pas encore un dÃ©sert.

Je suis Ã©galement accueilli par les policiers mais je commence Ã  en avoir l'habitude. J'ai la malheureuse idÃ©e de demander Ã  un policier oÃ¹ commence le Sahara Occidental, il me rÃ©pond sÃ¨chement qu'ici, c'est le Sahara marocain.

Je nÃ©gocie un petit hÃ´tel afin d'Ãªtre tranquille dans la ville. Avant d'entrer dans l'hÃ´tel, je suis interpellÃ© par OUTIF Aziz qui m'interroge sur mon voyage. Je lui parle de l'opÃ©ration "Un euro pour voir", il me donne 20 dirhams pour participer, c'est extraordinaire n'est-ce pas ? D'ailleurs, j'en profite pour demander Ã  Laurence de faire un chÃ¨que de 2 Â€ pour l'association LAUNATHO au nom de OUTIF Aziz.

C'est fou car en vÃ©lo, j'ai tout les gamins qui me courent aprÃ¨s et quand je suis en civil, je passe inconito, peut-Ãªtre qu'avec ma barbe, je fais couleur locale........

Je vais voir au camping si Yannick y est passÃ© et comme j'ai rendez-vous avec Bruno, peut-Ãªtre y est-il dÃ©jÃ . Bruno est un adepte de VoyageForum, un site Internet de voyageurs. Il est parti depuis un an et demi pour un tour du monde qu'il termine. Il y a prÃ¨s d'un an, nous savions que nous nous croiserions dans le Sahara Occidental. Bien sÃ»r, ils sont lÃ  tous les deux, Yannick sans nouvelles Ã©tait inquiet et ils s'apprÃ©taient Ã  aller au poste de police pour savoir si on avait de mes nouvelles (avec tous les contrÃ´les,nous sommes suivis). La veille, il n'a pas voulu s'arrÃªter Ã  LEMSID et pensait que je ferai de mÃªme. Il m'attendait au camping avant midi et sans nouvelles jusqu'Ã  16 h, il Ã©tait inquiet. Tout rentre dans l'ordre, je suis trÃ¨s content de les retrouver.

Je fais donc la connaissance de Bruno, un artisan qui a tout arrÃªtÃ©, tout vendu pour son tour du monde : bravo.

Le soir, pour fÃªter nos retrouvailles nous nous payons un petit restaurant oÃ¹ nous rigolons bien.

Du coup, Yannick dÃ©cide de s'octroyer une journÃ©e de repos supplÃ©mentaire pur repartir avec moi demain. Bruno en fait de mÃªme mais luis repartira dans l'autre sens.</description></item><item><title>LAAYOUNE / LEMSID</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-21 16:38:22</pubDate><description>Lundi 19 ocotbre 2009    113 km  cumul : 4 240 km
DÃ©nivellÃ© : 105 m

Au lever, Yannick me dit Ãªtre fatiguÃ©, quant Ã  moi, je me sens en forme normle. Nous ne dÃ©marrons pas trop tÃ´t par des courses dans LAAYOUNE. Jusqu'au port de LAAYOUNE, soit EL MARSA, c'est une succession de petites dunes. Un tracto dÃ©gage le sable emportÃ© par le vent sur la chaussÃ©e, formant ainsi des sortes de congÃ¨res.

Nous arrivons au port et contrÃ´le des papiers pour entrer dans le port. Nous laissons nos passeports aux policiers, ce qui est certainement une erreur, enfin nous verrons bien. Le port de pÃªche n'a rien Ã  voir avec celui de TARFAYA. Il y a une activitÃ© beaucoup plus importantes. De nombreux camions frigorifiques qui nous ont doublÃ©s attendent leur chargement. Nous assistons Ã  la dÃ©charge d'un bateau de pÃªche. Les pÃªcheurs travaillant Ã  la chaine, vident les filets remplis de sardines Ã  un rythme trÃ¨s soutenu.

Nous sortons du port en direction de LEMSID, terme de notre journÃ©e. Yannick est devant, je n'ai pas de bonnes cannes, le vent est de travers et je n'ai pas de bonnes sensations. Yannick prend de plus en plus d'avance et ce qui n'Ã©tait qu'un point noir Ã  l'horizon va vientÃ´t disparaÃ®tre. Je prends mon mal en patience, d'autant que pour la premiÃ¨re fois, j'ai mal au derche. Je commence Ã  avoir faim mais repousse mon arrÃªt car Ã  chaque fois, je crois apercevoir Yannick au loin. Enfin, vers 13 h, je m'arrÃªte au bord de la route pour casser une petite graine. Ce sera une boÃ®te de sardines que je traine depuis TAN TAN. Le vent se lÃ¨ve, je mange un peu de sable et prend le soleil. Par un vent de travers mais jamais favorable, j'arrive enfin Ã  LEMSID.

Pas de Yannick, je pense qu'il a retrouvÃ© la forme et a prÃ©fÃ©rÃ© filer jusque BOUJDOUR. Je ne m'en sens pas le courage et dÃ©cide de poser mes bagages. C'est un village bizarre, une garnison, des maisons neuves, certainement pour les bidasses et une grande station service avec cafÃ© restaurant.

Je demande si je peux monter la tente dans un coin, le serveur me dit de m'installer dans une grande salle pour la nuit. Je lui demande le prix, il me rÃ©pond que c'est gratuit pour les clients. J'installe Tornado dans un couloir et cette salle est en fait une salle de repos pour les routiers.

De grand tapis par terre, des matelas contre les murs. Je passerai une excellente nuit, seul dans cette salle oÃ¹ nous aurions pu dormir Ã  30. 
deux lavabos vont me permettre de faire une brÃ¨ve toilette. Pour dÃ®ner, j'ai droit moyennant 35 dirhams (3 Â€) Ã  des brochettes de chameau, deux rations de frites et une salade : que demande le peuple. Je passe une de mes meilleures nuits, mÃªme le muezzin ne m'a pas rÃ©veillÃ©.</description></item><item><title>BIR TAOULEKT / LAAYOUNE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-21 14:29:45</pubDate><description>Dimanche 18 octobre 2008     147 km   cumul  4 127 km
DÃ©nivellÃ© : 275 m

Ce matin, le bar ouvre tard, c'est Yannick qui me paye le cafÃ©, m'Ã©vitant ainsi de sortir mon rÃ©chaud Ã  essence.

Nous nous dirigeons en direction de TARFAYA et bien sÃ»r, toujours les cabannes des pÃªcheurs mais les chiens en plus, ce qui est moins agrÃ©able. Car de temps Ã  autre, ils nous courent aprÃ¨s nous obligeons Ã faire monter le palpitant.

Nous rentrons dans TARFAYA Ã  l'Ã©card des la route et j'ai le sentiment d'entrer dans une ville fantÃ´me ; un port quasi dÃ©sert nous laisse une impression bizarre. Nous apercevons le musÃ©e Saint ExupÃ©ry, c'est vrai que c'Ã©tait une escale du temps de l'aÃ©ropostale.

Nous quittons TARFAYA sans regret pour reprendre la route de LAAYOUNE. Le bord de mer s'Ã©loigne pour laisser place Ã  un dÃ©sert de sable, de cailloux et d'herbes clairsemÃ©es. La route sera languissnte jusqu'Ã  LAAYOUNE.

Nous nous arrÃªtons dans un village pour manger un tajine qui sera lÃ©ger pour nous deux pour un prix qui ne le sera pas, mais c'est relatif. Nous demandons ce que les gens font comme travail ici, il nous est simplement rÃ©pondu : "mais il n'y a pas de travail ici". Il n'y a vraiment pas grand chose dans le coin, pas d'eau, pas de cultures et quelques maigres troupeaux de chÃ¨vres et de moutons.

Heureusement, la journÃ©e sera agrÃ©mentÃ©e par quelques parties de manivelles avec Yannick car le paysage n'est vraiment pas terrible.

Nous arrivons enfin Ã  LAAYOUNE et nous aurons droit Ã  deux contrÃ´les en 100 m, l'un par la gendarmerie et l'autre par la police. Il ne faut pas mÃ©langer, on nous le fait bien comprendre.

Nous sommes arrivÃ©s de bonne heure mais entre les contrÃ´les et la recherche d'un hÃ´tel, nous nous installons Ã  plus de 6 h. LAAYOUNE, me parait un drÃ´le de ville, beaucoup de militaires, des gamins excitÃ©s qui nous courent aprÃ¨s au risque de nous faire tomber. Toute la rÃ©gion a l'air bizarre, les gens toujours gentils me paraissent tristounet et un peu sauvage. Les conditions de vie doivent Ãªtre difficile dans le coin, s'en est peut-Ãªtre la raison.

Du coup, le soir pur nous changer les idÃ©es, nous irons dans une pizzÃ©ria oÃ¹ l'accueil sera trÃ¨s sympathique. Yannick va se coucher tandis que mois je vais dans un cyber. Une connexion excellente me permettra de parler avec Laurence comme si nous discutions cÃ´te Ã  cÃ´te.</description></item><item><title>EL OUATIA / BIR TAOULEKT SUITE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-21 12:14:24</pubDate><description>ERREUR DE FRAPPE : SUITE DU PRECEDENT

nou aurons fait 60 km pour arriver Ã  ce bar au lieu des 30 annoncÃ©s (toujours la mÃªme histoire).

A ce cafÃ©, moyennant le repas du soir, nous demandons l'autorisation de monter la tente sur la terrasse, attirant ainsi la curiositÃ© des clients. Yannick qui travaille dans unes criÃ©e choisit le poisson, ce sera de la courbine ou du maigre. Une fois de plus, je me rÃ©gale avec ce poisson. AprÃ¨s le repas, dodo chacun dans sa tente sur cette terrasse. C'est assez marrant de dormir lÃ , nous passerons d'ailleurs une excellente nuit.</description></item><item><title>EL OUATIA / BIR TAOULEKT</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-21 12:09:36</pubDate><description>Samedi 17 octobre 2009           165 km   cumul : 3 980 km
DÃ©nivellÃ© : 300 m

Handi me prÃ©pare le petit dÃ©jeuner Ã  6 h 30 aprÃ¨s la priÃ¨re Ã  la mosquÃ©e. Je dÃ©marre Ã  7 h 40 en direction de TARFAYA distant de 190 km. On verra bien si je vais Ã  TARFAYA, en tout cas, j'aviserai.

Je quitte TAN TAN plage, passe devant des usines de farine de poissons : aliments pour les petits poulets (pas pour moi, Laurence, les poulets que l'on mange).


De petite falaise surplombent l'ocÃ©an et entre l'ocÃ©an et la route, des cabannes de pÃªcheurs un peu partout. Les pÃªcheurs pÃªchent avec de longues cannes au dessus des falaises, parfois, j'aperÃ§ois des filets qui descendent. Il parait qu'il y en a mÃªme qui descendent sur des Ã©chelles de corde. Je crois avoir vue une Ã©mission sur le sujet Ã  Thalassa.

Toujours est-il que le coin est trÃ¨s joli : des falaises, des criques, des oued et le dÃ©sert.

Loin devant moi, j'aperÃ§ois un point noir, c'est je pense un marocain Ã  vÃ©lo. Le point se rapproche, je suis en train de revenir sur un cycliste franÃ§ais. Quand je suis Ã  sa hauteur, nous nous arrÃªtons et comme d'habitude, nous Ã©changeons. Il s'agit de Yannick des SABLE D'OLONNE qui a pris deux mois de congÃ©s pour faire TANGER/DAKAR avec des sacoches. Il me cherchait depuis deux jours car les gendarmes lui avaient parlÃ© de moi : un grand gaillard de 60 ans qui travers l'Afrique. Dixit Yannick, il voulait absolument voir ce phÃ©nomÃ¨ne. Nous nous sÃ©parons et le hasard des pauses photo, nous nous retrouvons rÃ©guliÃ¨rement. On lui a dit qu'au village suivant, ils faisaient des sardines succulentes. Il roulait un peu plus vite que moi et je luis dit : "va commander les sardines, j'arrive." Finalement nous arrivons au village ensemble et aprÃ¨s avoir mangÃ© du poisson, nous dÃ©cidons de faire route ensemble jusqu'au soir.

Le route est trÃ¨s agrÃ©able, vent dans le dos, nous avanÃ§ons comme des avions. Nous quittons un peu le bord de mer pour traverser une zÃ´ne de dunes, des lagunes. Le spectacle est absolument prodigieux, d'autant que nous pÃ©dalons facilement. Virage Ã  droite et nous nous redirigeons vers l'ocÃ©an. Du coup, nous prenons le vent de face et c'est une autre paire de manches. Nous sommes deux et en profitons donc pour prendren des relais comme en vÃ©lo de route.

Au village suivant, le mauritanien, c'est comme Ã§a qu'il se fait appeler, nous avait signalÃ© un bar au bord de la route Ã  30 km. Ne voyant rien venir, nous nous renseignons et il faut faire encore 25 km</description></item><item><title>REPOS EL OUATIA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-21 11:51:03</pubDate><description>JournÃ©e de repos forcÃ© dans le camping "Le Sable d'Or". Comme d'habitude, tout le monde y est sympa. Ce camping est essentiellement occupÃ© par des franÃ§ais retraitÃ©s qui viennent y passer plusieurs mois pour pÃªcher.

Le matin est consacrÃ© Ã  la mise Ã  jour du site, l'envoie de quelques photos. L'aprÃ¨s-midi, je m'occupe de Tornado. Non sans mal, je lui met une chaine toute neuve, il en hennit de joie.

Je profite Ã©galement pour la premiÃ¨re fois de mon sÃ©jour pour me baigner. Je laisse mes affaires sur la plage et bien entendu, je ne suis pas tranquille. Le bain sera bref, c'est un peu l'inconvÃ©nient d'Ãªtre seul.

Dans ce camping, il y a un restaurant, du coup, j'en profite pour faire une cure de poissons.

Ce village est trÃ¨s agrÃ©able, calme et les gens sympa, j'y resterais volontiers plusieurs jours. Un des employÃ©s Hamsi, qui est mauritanien, me demande si je peux apporter de l'argent Ã  sa femme qui est Ã  Rosso. Je lui explique que ce serait volontiers mais que je suis Ã  vÃ©lo, trÃ¨s vulnÃ©rable, que je pourrai me faire dÃ©pouillÃ©s. Il comprend et n'insiste pas.</description></item><item><title>GUELMIN / EL OUATIA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-16 13:45:27</pubDate><description>Jeudi 15 octobre 2009       156 km   cumul : 3 815 km
DÃ©nivellÃ© : 705 m

Je me lÃ¨ve Ã   5 h et vais dÃ©jeuner en ville. Les gens sont dÃ©jÃ  levÃ©s pour aller prier Ã  la mosquÃ©e. Je peux partir Ã  7 h moins 20, c'est parfait. Point de vent, il fait beau, je pense qu'il va faire trÃ¨s chaud.

Les 80 premiers kilomÃ¨tres, rien Ã  dire : plat, pas de vent, j'avance bien, je suis trÃ¨s content. Depuis BOULZRKANE, le paysage est absolument identique : dÃ©sert de cailloux et quelques herbes. Je m'arrÃªte pour boire un cafÃ© et en repartant, contrÃ´le de police. Il est maintenant 11 h, il ne me reste plus que 50 km, je pense Ãªtre Ã  TAN TAN vers 13 h, c'est super.

Je suis maintenant au pied d'un col qui sera trÃ¨s dur et me ralentit considÃ©rablement. Les gens m'avaient certifiÃ© que GULMIN / TAN TAN c'Ã©tait tout plat, ils sont une fois de plus dans l'erreur. La suite sera une succession de bosses. Comme je l'avais prÃ©vu, il fait trÃ¨s trÃ¨s chaud. Heureusement, j'avais prÃ©vu 6 litres d'eau et il me les faudra. Je m'arrÃªte pour manger en plein soleil, je n'ai pas d'autre choix et il faudra bien m'y habituer. Au bas d'une descente, avant de traverser l'Oued Draa, un nouveau contrÃ´le de police qui me coupe mon Ã©lan car en face, il y a une grosse bosse. A propos du Draa, beaucoup d'entre vous connaissent la vallÃ©e du Draa (ZAGORA). Je croyais qu'il se perdait dans le dÃ©sert aprÃ¨s MHAMID. Et bien non, il rejoint l'Atlantique guÃ¨re avant TAN TAN, au cap Draa justement. Je mets Ã  jour ma gÃ©ographie.

Il est 15 h, j'arrive Ã  TAN TAN, ville sans intÃ©rÃªt, je dÃ©cide donc de continuer sur EL OUATIA (ex TAN TAN plage) au bord de l'Atlantique. Il me rest 25 km, je suis Ã  200 m d'altitude, je pense mettre moins de 2 heures. Peine perdue, effectivement sur la carte, on voit bien un Djbel en travers et j'arrive Ã  17 h 30. Avant de descendre sur TAN TAN plage, ma chaine dÃ©raille : premier incident mÃ©canique. Je ne suis pas supris car Ã  OUARZAZATE, elle donnait dÃ©jÃ  des signes de fatigue. 

Je prends la dÃ©cision  de la changer Ã  EL OUATIA. Le problÃ¨me, c'est que EL OUATIA / TARFAYA, c'est 185 km et qu'il n'y a pas grand chose entre. Je m'installe dans un camping et ne repartirai pas demain car il faut absolument rÃ©parer. Ce n'est pas grÃ¢ve, je suis au bord de la plage, j'en profiterai pour me baigner : il y a pire comme situation.

J'allais oublier, en entrant Ã  TAN TAN, troisiÃ¨me contrÃ´le de police et je vous prie de croire qu'ils Ã©pluchent mon passeport ; en plus, il faut que je racont ma vie Ã  chaque fois.</description></item><item><title>TIZNIT / GUELMIN</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-14 23:50:19</pubDate><description>Mercredi 14 octobre 2009       109 km   cumul : 3 659 km
DÃ©nivellÃ© : 885 m

LevÃ© Ã  5 h et dÃ©part Ã  7, mais une surprise m'attend, je dÃ©marre dans le brouillard. Au bout d'une heure, le brouillard se lÃ¨ve mais le vent aussi et de face. Il ne me quittera pas de la journÃ©e. J'en bave des ronds de chapeaux  car je suis sur un plat montant pendant 20 km et un col qui n'en finit pas car aprÃ¨s le col, je suis sur un plateau et Ã§a monte toujours (1150 m). J'ai fait pratiquement 50 km Ã  11 km/h de moyenne. Il fait chaud et je suis cuit. Je n'arrÃªte pas de boire. Avant la descente, vers midi je fais un pause (5 h sans pratiquement m'arrÃªter), je n'ai pas faim, je me contenterai de deux grenades et deux oranges offertent par Mohamed Ã  OULAD TEMIA. 

Je pense m'arrÃªter Ã  BOULZAKARNE car je suis dÃ©couragÃ© pour la premiÃ¨re fois de mon voyage. Quand je pense que Jojo me disait que ce n'Ã©tait pas sportif mais tout dans la tÃªte. De deux choses l'une, ou il Ã©tait hyper costaud, ou je suis nul. Je ne le pense pas mais ce fort vent contraire, c'est dur.

J'arrive au village en question et j'ai l'impression d'Ãªtre au bout du monde. Je me demande ce que les gens font lÃ , au milieu de rien. Un premier contÃ´le de police ; les policiers me confirment que c'est plat jusqu'Ã  GUELMIN.  Je dÃ©cide donc de faire un effort car je suis mieux dans ma tÃªte. Le vent ne lÃ¢che pas mais sur du plat c'est moins dur.

Un camion venant de face s'arrÃªte et le chauffeur me tend un bouteille d'eau minÃ©rale fraÃ®che : c'est Ã§a l'accueil du sud.

J'arrive enfin Ã  GUELMIN et deuxiÃ¨me contrÃ´le de police. Je pense que ce n'est pas fini car je vais rentrer dans une zÃ´ne militaire oÃ¹ la situation n'est pas trÃ¨s stable entre les problÃ¨mes avec l'AlgÃ©rie et le Front Polissario. D'ailleurs GUELMIN est plein de militaire. Je cherche un hÃ´tel car je suis vraiment cuit. Quelqu'un me double et reste un moment Ã  ma hauteur, c'est monsieur SLIMINI Hmad qui est attirÃ© par mon attelage. Il lÃ¨ve le pouce en signe de fÃ©licitation et me propose le thÃ© Ã  la menthe. Il est marchand de meubles et d'Ã©lectromÃ©nager et fait dans le social. Il est secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la fondation des oeuvres sociales de l'enseignement. Il est donc trÃ¨s intÃ©ressÃ© par mon projet et l'association LAUNATHO.

Je trouve enfin un petit hÃ´tel, me douche et je vais me promener dans GUELMIN. j'ai vraiment l'impression d'Ãªtre dans un autre pays. Les gens sont habillÃ©s diffÃ©remment, beaucoup de couleur bleue (Les hommes bleus) et l'atmosphÃ¨re qui se dÃ©gage est complÃ¨tement diffÃ©rente. Je suis vraiment aux portes du SAHARA.

Je cherche un cyber et un homme me demande si je veux manger. Comme c'est ce que j'allais faire, je le suis. Il m'emmÃ¨ne dans un restaurant qui serait le sien.  Il me dit trafiquer dans les voitures d'occasion avec la Mauritanie, qu'il a un grand garage Ã  NOUATCHOK. Il m'explique que les cigarettes sont plus chÃ¨res plus bas et que c'est un bon passeport. Bref, je me suis fait enfler de deux cartouches de cigarettes (il m'en proposait quatre). Je ne sais pas pourquoi, je suis entrer dans sa combine mais c'est comme Ã§a, on verra bien, j'en ferai des cadeaux. 

J'ai reÃ§u un message d'un collÃ¨gue de VoyageForum , Bruno SAULET qui finit son tour du monde et l'on doit se croiser (il y a des mois qu'on en parle). Ile me signale qu'il a un vent contraire abominable et qu'il remonte la Mauritanie en voiture. C'est trÃ¨s bon pour moi, car cette fois, j'aurai le vent dans le dos.
</description></item><item><title>OULD TEIMA / TIZNIT</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-13 13:09:22</pubDate><description>Lundi 12 octobre 2009     106 km  cumul : 3 550
DÃ©nivellÃ© : 350 m

En regardant le kilomÃ©trage cumulÃ©, je m'aperÃ§ois que j'en suis Ã  3 550 km alors que mon programme initial en prÃ©voyÃ© 3 088 m, j'ai vraiment pris le chemin des Ã©coliers pour traverser le Maroc.

Je passe un excellente nuit dans ma tente, sur mon petit matelas auto-gonflant. Je serai souvent rÃ©veillÃ©, c'est devenu courant au Maroc, par les chiens, les coqs et le Muezzin. Au rÃ©veil, la tente est toute mouillÃ©e, je dÃ©cide donc de trainer pour la faire sÃ©cher. A 9 h, je dÃ©marre et en sortant, je tombe sur Mohamed, un ouvrier qui tient Ã  m'offrir le thÃ©. Mohamed, c'est le consommateur et le vendeur de kif. La veille, j'avais dit que l'on m'en avait proposÃ© et ils s'Ã©taient esclaffÃ©s de rire en me disant que Mohamed en vendait.

Pendant qu'il prÃ©parait le thÃ©, l'autre Mohamed, le patron arrive et lÃ  plus question de partir. De nouveau nous palons un peu de tout, beaucoup de l'agriculture au Maroc, en France et mÃªme de politique. Il m'indique Ã  ce propos que Chirac vient tous les ans Ã  TAROUDANT pour passer les fÃªtes de NoÃ«l. D'ailleurs, en rÃ¨gle gÃ©nÃ©ral, Chirac a laissÃ© une bonne impression Ã  tous les marocains. Son refus d'aller faire la guerre en Irak y est certainement pour beaucoup. Je leur confirme que si cela avait Ã©tÃ© notre prÃ©sident actuel, nous y serions bien en Irak.

Evidemment, je dÃ©jeune Ã  nouveau et Mohamed me demande si je veux des grenades, comme je les adore, j'accepte. En fait, c'est un ouvrier qui est chargÃ© d'aller les chercher Ã  vÃ©lo dans une autre ferme Ã  5/6 km de lÃ . Pendant ce temps, nous visitons la propriÃ©tÃ© et me montre les dÃ©gats des derniÃ¨res sÃ©cheresses et m'informe du manque d'eau dans la rÃ©gion. Ils creusent des puits Ã  2/300 m de profondeur. Les pomps tournent Ã  l'Ã©lectricitÃ© et coÃ»tent trÃ¨s chÃ¨re (il m'a montrÃ© les factures). Cette eau est stockÃ©e dans un bassin et repompÃ©e dans le goutte Ã  goutte au moyen d'un moteur de Renault 25 (Claude doit apprÃ©cier, d'autant qu'il m'a dit que la Renault 25 c'Ã©tait important pour eux), transformÃ© en Ã©nergis Ã  gaz. D'ailleurs, tout au long de la route, j'avais remarquÃ© au bord des routes, des quantitÃ©s impressionnantes de bonbonne de gaz.

Finalement, son gars arrive et je peux repartir mais avec peut-Ãªtre 3 kg de raisin, 2 kg de grenades, et 2 kg d'oranges, mais c'est dÃ©jÃ  10 h 30. Moi qui me plaint d'Ãªtre trop chargÃ© !!!!!

Je suis Ã  30 km de AIT MELLOUL oÃ¹ je dois faire mon choix, aller Ã  AGADIR chez mon ex copain Pierrot ou filer directement sur TIZNIT. Mon cousin Christian m'appelle au tÃ©lÃ©phone pour me dire que Pierrot m'attend ce soir pour manger et dormir. Je dÃ©cline l'invitation car ce n'est pas encore midi et je prÃ©fÃ¨re continuer ma route.

Je passe dans une rÃ©gion particuliÃ¨rement minable, beaucoup de monde, beaucoup de serres, beaucoup de caillasses et beaucoup de circulation.J'arrive finalement Ã  TIZNIT en ayabt fait 106 km et assez fatiguÃ©. Je dÃ©cide donc de dormir dans un petit hÃ´tel Ã  10 Â€. Un hÃ´tel propret mais rudimentaire : pas de serviette, pas de drap (j'en rÃ©clame) et la douche directement dans le WC Ã  la turc. Au cours de la nuit je dÃ©cide de rester une journÃ©e ici pour me reposer et visiter la mÃ©dina. J'en profiterai pour laver mon linge, mettre mon site Ã  jour et faire passer quelques photos. Aussi Ã©trange que cela puisse paraÃ®te, il y la WiFi dans cet hÃ´tel.
</description></item><item><title>TALIOUINE / OULAD TEIMA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-13 12:44:03</pubDate><description>Dimanche 11 ocotbre 2009     145 km  cumul : 3 444 km
DÃ©nivellÃ© : 170 m

La veille, j'avais nÃ©gociÃ© un petit dÃ©jeuner Ã  6 h 30, ainsi ce matin, je dÃ©marre Ã  7 h. 20 car j'envisage une longue Ã©tape afin de me rapprocher au maximum d'AGADIR. Petite bosse au dÃ©part pour un passage Ã  1 050 m et j'attaque une longue descente parmi les arganiers, dans un paysage de moyenne montagne : l'Anti Atlas. Je quitte la route de MARRAKECH et du Tizi-N-Test par laquelle je devais arriver. Je me retrouve dans une vast plaine avec d'un cÃ´tÃ©, le Haut Atlas et le pont culminant du Magreb, le Djbel Toubkal ( 4267 m) et de l'autre, l'Anti Atlas avec des sommets Ã  2 500 m. Au dÃ©but de cette plaine, l'aspect dÃ©sertique avec les troupeaux de chÃ¨vres noires prÃ©domine pour laisser place Ã  des cultures ; des champs de courges en premier lieu, puis des immenses domaines plantÃ©s d'agrumes ou d'oliviers. Je passe devant une sÃ©rie de serres plantÃ©es de bananiers. Je constate, beaucoup d'arganiers morts, j'apprendrai le soir que c'est dÃ» aux derniÃ¨res annÃ©es de sÃ©cheresse. La route en plat descendant est es plus agrÃ©able, si ce n'est la chaleur. Je m'arrÃªte pour manger un tajine Ã  l'ombre des orangers et rÃ©cupÃ¨re la route de MARRAKECH/AGADIR. La circulation se densifie et il faut Ãªtre trÃ¨s vigilant. Je me fais rattraper par trois jeunes marocains qui rentre sur AGADIR d'oÃ¹ ils sont partis le matin pour un pÃ©rible de 180 km. AprÃ¨s les bavardages habituels, ils me larguent lamentablement. Je les retrouve un peu plus loin, en train de s'alimenter et cette fois ci, c'est moi qui les largue. Ils avaient dÃ» prÃ©sumer de leurs forces. Le vent commence Ã  souffler et mÃªme si la route est plate, il faut appuyer dur sur les pÃ©dales. J'aperÃ§ois enfin le terme de ma journÃ©e : OULAD-TEIMA. Je dis bien, j'aperÃ§ois car le vent souffle tellement fort qu'il soulÃ¨ve des nuages de poussiÃ¨re, si bien que l'on distingue Ã  peine la ville prises dans une espÃ¨ce de brouillard : je me croirai dans "Il Ã©tait un fois dans l'Ouest. C'est assez impressionnant et je pense que les gens malades des bronches ne doivent pas aprÃ©cier. Arc-bouter sur ma bÃ©cane, je pÃ©nÃ¨tre dans cette ville grouillante de monde, c'est vrai que c'est dimanche. Je cherche un hÃ´tel, en trouve un pour 4 dirham (3,6 Â€) mais sans salle de bain. Je demande Ã  un autre mais ils ne prennent pas mon vÃ©lo. Je m'arrÃªte Ã  un rond-point pour demander Ã  un gendarme et je vois passer mes trois jeunes cyclistes : ils risquent fort de rentrer Ã  la nuit. Lr gendarme me dit que la seule solution, c'est AGADIR et que ce n'est pa loin : 45 km. Il est maintenant 17 h 30 et 45 km avec le vent, c'est pratiquement 3 heures. Je pense qu'il ne rÃ©alise pas que je suis Ã  vÃ©lo et chargÃ© comme un Ã¢ne. Je continue donc avec l'intention de bivouaquer n'importe oÃ¹. Je fais le plein d'eau, j'ai de quoi mangetr, Ã§a ira. Je prends le premier chemin Ã  droite, histoire de m'Ã©loigner de la nationale. Je tombe sur un portail, je rentre pour demander l'autorisation de m'installer Ã  l'extÃ©rieur : peine perdue, rentrez et installer-vous Ã  l'intÃ©rieur. Je m'installe donc dans la cour de la ferme, je monte la tente et le fermier arrive aussitÃ´t pour me dire de manger avec eux. J'essaye de refuser pour ne pas les dÃ©ranger mais c'est inutile. En le fermier Mohamed, possÃ¨de 5 Ã  6 exploitations diffÃ©rents et habite ailleurs. Nous mdangerons donc dans son bureau avec deux de ses ouvriers (entre hommes biensÃ»r). Il a envoyÃ© quelqu'un faire les courses Ã  OULED TEIMA : brochettes, frites, sandwich marocain, grenade et Ã©videmment thÃ© Ã  la menthe. Nous discutons beaucoup surtout qu'il connait bien la France. Il y va pour des formations ou visiter son principal client Ã  MONTELIMAR (Epi d'Or). J'apprends beaucoup sur leur mode de fonctionnement. Ils possÃ¨dents souvent plusieurs fermes. Ici ce sont les agrumes, Ã  TAROUDANT, le maÃ¯s, une autre l'Ã©levage. Il a mÃªme plantÃ© de la vigne avec des cÃ©pages venus d'Afrique du Sud. Il pratique la polyculture. Il me confirme que le Souss est bien le grenier du Marocc, puisque 40 % de la production agricole du Maroc y est issue. C'est effectivement ce j'avais remarquÃ© en traversant Ã  vÃ©lo, d'immenses domaines. Finalement, il se fait tard et je prend congÃ© de mes hÃ´tes pour aller dormir dans ma tente car j'au eu une grosse journÃ©e.</description></item><item><title>TAZENAKHT /  TALIOUINE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-10 21:03:59</pubDate><description>Samedi 10 ocotbre 2009      87 km   cumul : 3 299 KM
DÃ©nivellÃ© : 675 m.

Nuit agitÃ©e, une meute de chiens errant a aboyÃ© toute la nuit. Pendant mon petit dÃ©jeuner, je discute avec un ancien parlant trÃ¨s bien le franÃ§ais et j'en profite pour luis demander conseil sur la route Ã  prendre. Il me conseille fortement de prendre la route d'Agadir pour plus sympa et moins sauvage, me confirme que Ã§a monte au dÃ©but et qu'aprÃ¨s c'est plus facile. Finalement, je dÃ©cide de suivre son conseil d'autant que ce trajet fait 60 km de moins et peut-Ãªtre, j'irai voir un ancien copain de hand, le beau-frÃ¨re de mon cousin Christian.

Le dÃ©part a lieu Ã  8 h. 20 aprÃ¨s un petit dÃ©jeuner des plus classiques. La route est maintenant plus confortable, un bon revÃªtement et deux voies. Elle commence par d'interminables lignes droites en montÃ©e et descente. Avec Tornado, nous attaquons le premier des trois cols de la journÃ©e : le Tizi-N-Ikhsane, puis viendront le Tizi-N-Zbein et le Tizi-N-Taghatine, tous entre 1 700 et 1 900 m. La premiÃ¨re bosse me mÃ¨nant au village de KOURKOUDA me surprend, plus de 10 %, je la passe en premiÃ¨re Ã  guÃ¨re plus de 5 km/h. En traversant le village, je suis repÃ©rÃ© par un gamin et de suite, c'est une nuÃ©e de gamins qui courent Ã  cÃ´tÃ© de moi : donne-moi un Dirham, donne-moi un stylo. Je suis Ã  bloc et ne peut mÃªme pas accÃ©lÃ©rer; Heureusement, les vieux du village les font partir Ã  coup de cailloux, Ã  cÃ´tÃ© d'eux bien sÃ»r.

J'arrive ensuite sur un immense plateau couvert par une herbe brulÃ©e, rase et rare oÃ¹ paissent de nombreux troupeaux de chÃ¨vres noires, gardÃ©es par leur berger. Souvent ces troupeaux sont au bord de la route et me traversent devant, j'en profite pour saluer les bergers. Je pense que ces troupeaux sont au bord de la route car les propriÃ©taires n'ont pas de terres et les bords de la nationale, sont propriÃ©tÃ© de l'Ã©tat.

Au milieu de ce plateau aride, une immense propriÃ©tÃ©, de je ne sais combien d'hectares, toute plantÃ©e en pommiers. C'est toujours assez Ã©tonnant de voir ces plantations au milieu de rien. Avec Jojo, nous avions vu le mÃªme genre de propriÃ©tÃ©, mais plantÃ©e en oliviers. Je pense qu'Ã  l'avenir, d'Ã©normes problÃ¨mes d'eau se prÃ©parent au Maroc.

AprÃ¨s avoir traversÃ© le Moyen Atlas, le Haut Atlas, je suis maintenant dans l'Anti Atlas, rÃ©visant mes cours de gÃ©ographie du temps que j'Ã©tais au collÃ¨ge.

AprÃ¨s avoir pÃ©niblement passÃ© mes trois cols (700 m de dÃ©nivellÃ© sur 20 km), j'attaque la descente vers TALIOUINE. J'ai fait 65 km, il est 13 h., je m'arrÃªte dans un petit village pour manger. J'ai l'impression d'Ãªtre sur une autre planÃ¨te car les touristes ne doivent pas Ãªtre nombreux dans ce coin. J'ai du mal Ã  trouver un restaurant qui me fera trois oeufs sur le plat, collÃ©s au fond de la gamelle, sans fourchette ni cueiller, avec un morceau de pain. Dans le coin, je remarque de nombreuses pancartes : Safran naturel. Apparamment, je suis dans la rÃ©gion oÃ¹ la culture du safran est courante (clin d'oeil Ã  Alain Maillard), d'ailleurs Ã  TALIOUINE, il y a une coopÃ©rative rÃ©coltant le safran de la rÃ©gion.

On me certifie que Ã§a descend jusqu'Ã  TALIOUINE, ce qui est bien sÃ»r faux car le route continue de grimper. Enfin, j'attaque la descente sur TALIOUINE qui est trÃ¨s raide et absolument magnifique (j'aurai aimÃ© faire cette montÃ©e mais avec mon vÃ©lo de route). Je m'arrÃªte donc dans ce gros village pour boire un coup car il fait trÃ¨s chaud. C'est marrant car l'ancien de ce matin qui m'a conseillÃ© cette route m'avait dit que sur le plateau, il faisait froid et effectivement, je constate une Ã©norme diffÃ©rence de tempÃ©rature.

Il est 15 h., je pense continuer un peu et je commence Ã  faire mes courses, je ne trouve pas de pain. Je vois un cyber, je m'arrÃªte pour envoyer deux photos Ã  Laurence. Les connexions sont tellement lentes que je sors du cyber Ã  16 h. Je dÃ©cide donc de dormir ici et trouve un camping qui fait hÃ´tel. Pour 70 dirhamm, je prends une chambre, rudimentaire certe, mais pour ce prix, ce n'est pas la peine de monter la tente. l'accueil est comme d'habidude super sympa et pendant que je mets mon carnet de route Ã  jour, j'ai un couscous qui se prÃ©pare Ã  l'hÃ´tel : c'est super n'est-ce pas ?</description></item><item><title>OUARZAZATE/TAZENAKHT</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-09 22:29:23</pubDate><description>Vendredi 9 octobre 2009      91 km  cumul : 3 212
DÃ©nivellÃ© : 1 015 m

Tout mon linge propre, une bonne douche, un bon petit dÃ©jeuner, les conditions optimales sont rÃ©unies pour passer une bonne journÃ©e.

Effectivement, les 20 premiers km sont agrÃ©ables, en lÃ©gÃ¨re montÃ©e, sans le moindre souffle de vent. Je me fais rattraper par un randonneur Ã  vÃ©lo, Mohamed, encore un marocain qui vient de TETOUAN, il connait le groupe que nous avons croisÃ© l'autre jour. Il est Ã©quipÃ© d'un vÃ©lo de route de marque Colnago, deux petites sacoches derriÃ¨re et bien sÃ»r, aprÃ¨s les photos d'usage, nous roulons ensemble 4 Ã 5 km et me largue irrÃ©sistiblement Ã  la premiÃ¨re bosse.

DÃ¨s que je quitte la route de MARRAKECH, les conditions changent radicalement. Je me retrouve sur une route toute rapiÃ©cÃ©e, du style tape-cul et surtout Ã  une seule voie. Vous connaissez le jeu de la mort sur ce genre de route, c'est Ã  celui qui reste sur la voie le dernier. Bien entendu, je n'y joue pas et dÃ¨s que j'entends derriÃ¨re ou que je vois devant, un camion ou un car, je me jette immÃ©diatement sur le bas-cÃ´tÃ© plein de cailloux. Tornado n'apprÃ©cie pas trop mais les vÃ©hicules ne ralentissent pas, je n'ai pas le choix. En plus d'Ãªtre mauvaise, cette route n'en finit pas de monter, dans un dÃ©sert de cailloux et sous une grosse chaleur. Jojo a peut-Ãªtre Ã©tait bien inspirÃ© de mettre le clignotant.

J'arrive ainsi, aprÃ¨s plus de 40 sans personne, au village de ANEZAL. J'ai faim, j'ai soif, il est 13 h. 30, aussi je m'arrÃªte pour casser une petite croute. Un bon tajine berbÃ¨re, deux pommes, deux coca, un litre d'eau gazeuse et le tout pour 75 dirhams, soit 6,5 Â€ : pourquoi s'en priver. Le patron de l'Ã©tablissement, Farid qui organise des randonnÃ©es dans le jbel Siroua (3304 m) vient discuter avec moi. D'abord il me conseille de prendre la route du sud (FOUM ZGUID, TATA), dÃ©conseillÃ©e en cas de pluie par mon ami Hervey au lieu de celle d'AGADIR. J'acquiesce volontiers car AGADIR et TIZNIT avec la circulation ne m'inspirait guÃ¨re. Il me recommande un hÃ´tel Ã  TAZENAKHT et me dit d'y aller de se part.

Ayant rÃ©cupÃ©rÃ©, je monte sur Tornado Ã  l'assaut d'un col qui m'inquiÃ¨te : le Tizi-N-Bachkoum. Sur la carte Michelin, il y a deux chevrons, soit des passages Ã  plus de 12 M. Je suis gonflÃ© dans ma tÃªte et si c'est trop dur, je n'hÃ©siterai pas Ã  passer Ã  pieds. Finalement ce col n'Ã©tait pas trop difficile mais surtout magnifique, tout en lacets, je m'imaginais dans le StÃ©lvio ou sur l'Alpe d'Huez. Le dÃ©cor, tout en granit noir, rouge, rose Ã©tait splendide. C'est certainement le plus joli col que j'ai passÃ© au Maroc.

En haut du col, je me suis Ã©loignÃ© de quelques centaines de mÃ¨tres de la route. J'ai laissÃ© Tornado seul pour prendre quelques photos. Au bout de 5 minutes, Tornad Ã©tait admirÃ© par des touristes franÃ§ais (un car de touriste, nombreux dans la rÃ©gion s'Ã©tait arrÃªtÃ© au col).

Je rÃ©cupÃ¨re mon destrier et je repars pour une descente agrÃ©able jusqu'au village de TAZENAKHT. J'arrive Ã  l'hÃ´tel recommandÃ© par Farid, je suis gentillement reÃ§u par Hassan et m'indique de suite une chambre, trÃ¨s simple mais il y a tout ce qu'il faut (lit propre, WC, douche chaude) et le prix : 70 dirhams (6 Â€). Cela ne vaut pas le coup de se priver pour partir bien propre demain matin. De plus je suis dans un village et je profite d'un cyber cafÃ©.</description></item><item><title>OUARZAZATE : REPOS REPOS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-08 20:47:50</pubDate><description>Mercredi 7 octobre 2009
Jeudi 8 octobre 2009


A 7h. nous sommes debout pour aller petit-dÃ©jeuner. Quel confort pour nous qui avons vÃ©cu en bivouac pendant deux semaines.

Nous faisons le tri des affaires : Ã§a je le garde, Ã§a tu le remportes.
A midi, nous allons manger la pastilla que nous avons commandÃ© la veille chez Dimitri. Jojo qui ne connaissait pas se rÃ©gale, d'autant que nous l'avons arrosÃ© avec un rosÃ© marocain, d'un goÃ»t diffÃ©rent de notre rosÃ© de Provence. A ce sujet, un petit clin d'oeil Ã  Jean-Pierre (VIANNAY), j'ai essayÃ© le rouge, le blanc et le rosÃ©, il y a des choses pas mal au Maroc.

Nous rentrons Ã  l'hÃ´tel, Jojo enfourche son vÃ©lo, je hÃ¨le un taxi et en route pour la gare routiÃ¨re. Un rabateur nous interpelle immÃ©diatement, il stope un bus qui avait dÃ©jÃ  dÃ©marrÃ© et hop, Jojo est dans le car. Inutile de vous dire que bien que faisant le dur, j'ai coulÃ© une larme aprÃ¨s son dÃ©part. Ces deux semaines passÃ©es en sa compagnie m'auront Ã©tÃ© trÃ¨s agrÃ©able et vraiment mis le pied Ã  l'Ã©trier pour mon voyage : mais voilÃ , c'est mon choix.
Entre-temps, j'ai Ã©tÃ© contactÃ© par Aneka de France Inter. Je passe ce soir Ã  l'Ã©mission "Allo la planÃ¨te" pour mon troisiÃ¨me pays, il m'en reste vingt. Je vais manger en vitesse chez Dimitri pour Ãªtre pret Ã  21 h. (23 h. en France) et attendre le coup de fil d'Eric LANGE.

Pour mon deuxiÃ¨me jour de repos, je dÃ©cide donc de consacrer ma matinÃ©e Ã  Tornado, il le mÃ©rite amplement. Depuis plus de 3 000 km, pas un entretien et tout marche Ã  merveille : brave VELO LUBERON, DANIEL GUEDON, et Vincent de chez ROIHLOFF. Sur le vÃ©lo, tout va bien, je n'ai nettoyÃ© que la chaine qui semble un peu s'user mais elle tiendra jusqu'Ã  Dakar. J'ai fait la vidange de mon fameux moyeu ROHLOFF. Elle est prÃ©conisÃ©e Ã  5 000 km mais pour sa premiÃ¨re, Ã  3 000, c'est plus sÃ»r. Les patins de frein qui s'usaient rapidement au dÃ©but sont toujours opÃ©rationnels. A priori, tout semble aller trÃ¨s bien.

Je passe l'aprÃ¨s-mid Ã  bulle dans ma chambre et mettre mon carnet de route Ã  jour car j'ai beaucoup de retard et ce qui n'est pas fait de suite est vite oubliÃ©.

</description></item><item><title>BOUMALNE / OUARZAZATE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-08 20:30:14</pubDate><description>Mardi 6 octobre 2009      111km  cumul : 3 121 km
DÃ©nivellÃ© : 470 m

Lever comme d'habitude et de suite, deux femmes viennent couper de l'herbe pour leurs bÃªtes qu'elle remonteront au village sur leur dos, chargÃ©es comme des bÃªtes.

Nous reprenons nos petits sentiers et contrairement Ã  notre inquiÃ©tude, nous retrouvons la route facilement. Dans l'immÃ©diat, la route a l'air plus agrÃ©able, nous sommes Ã  1 600 m et descendons lÃ©gÃ¨rement. Jojo me donne l'air d'Ãªtre un peu dÃ©sabusÃ©, mÃªme en descente il n'avance pas. Je m'arrÃªte pour prendre des photos, le rattrape, pour un besoin naturel, le rattrape. Soudain, il m'avoue : "GÃ©, je n'irai pas Ã  AGADIR, tu n'est pas fÃ¢chÃ© ?"  Bien entendu, je lui dis que je le comprends et que je m'attendais Ã  sa dÃ©cision. Simplement, il en avait marre de rouler sans trop de but et n'oser pas me l'avouer pour ne pas me laisser seul. C'est sympa de se part mais de toute faÃ§on c'Ã©tait reculer pour mieux sauter car dans un semaine, j'aurais Ã©tÃ© seul de toutes maniÃ¨res. Ca ne me dÃ©range pas trop, c'est vrai qu'il est trÃ¨s agrÃ©able d'Ãªtre Ã  deux, surtout avec son ami mais dans ma tÃªte, je suis pret Ã  vivre mon aventure seul. Nous arrivons pÃ©niblement Ã  la nuit tombante Ã  OUARZAZATE aprÃ¨s avoir passÃ© quelques cÃ´tes assez raides. Au premier hÃ´tel, nous freinons des quatre fers (patins) et stop : c'est un hÃ´tel Ibis 3 Ã©toiles et bien, c'est comme Ã§a.

Je dÃ©cide de rester deux jours, un pour me reposer et accompagner Jojo au car et un deuxiÃ¨me pour faire l'entretien de Tornado car depuis que je suis parti, je n'y ai rien fait, mÃªme pas un coup de pome. Il est bien brave quand mÃªme.</description></item><item><title>GHALLIL / BOUMALNE DE DADES</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-08 20:17:42</pubDate><description>Lundi 5 octoble 2009       91 km   cumul : 3 010 km
DÃ©nivellÃ© : 620 m

Le rÃ©veil se fera en douceur Ã  7 h. car vue la journÃ©e pÃ©nible de la veille, nous avons dÃ©cidÃ©, sans jeu de mot, de mettre la pÃ©dale douce.

On nous offre le petit dÃ©jeuner avec bien sÃ»r, tous les hommes de la maison. Ce petit dÃ©jeuner sera encore diffÃ©rent : thÃ© Ã  la menthe, pain, et deux petites assiettes, l'une avec du miel et l'autre avec de l'huile d'olive oÃ¹ nous trempons notre pain. Ce petit dÃ©jeuner sera trÃ¨s rapide car le pÃ¨re qui est vÃ©ritablemen le chef se lÃ¨ve et ses enfants en font de mÃªme aussitÃ´t. Apparamment, les trois fils sont maÃ§ons Ã  l'extÃ©rieur et ils sont venus aider le pÃ¨re Ã  construire un bassin pour mettre le goutte-Ã -goutte dans les terres.

Au moment de dÃ©marrer, Jojo s'aperÃ§ois qu'il a encore percÃ© mais cette fois-ci de la roue arriÃ¨re. Nous reprenons notre bout de piste de 2,5 km pour arriver sur la route. La journÃ©e s'annonce, et elle le sera, aussi pÃ©nible q. Aue les prÃ©cÃ©dentes. Un gamin Ã  vÃ©lo, s'en allant donner Ã  manger Ã  ses chameaux nous accompagne un bout de route et nous indique un puits qui va nous permettre de faire un peu de lessive. Elle sÃ¨chera sur les vÃ©los.

Nous arrivons Ã  TINERHIR. Jojo en profite pour changer de l'argent et nous nous installons pour pique-niquer dans un parc ombragÃ©. Nous sommes embÃ©tÃ©s par un gars qui n'a pas l'air normal (Jojo a lu dans un journal qu'ils Ã©taient nombreux au Maroc, en libertÃ© et dangereux). A la fin du repas, la tension monte et deux marocains prennent notre dÃ©fense. Nous restons calme et un troisiÃ¨me me fait signe qu'il ne faut pas insister. Ce que nous faison rapidement et repartons sur nos vÃ©lo en plein chaleur.

Comme toutes les aprÃ¨s-midi, le soleil joue Ã  cache-cache avec les nuages, rendant la tempÃ©rature plus agrÃ©able. La route, elle, ne sera pas plus agrÃ©able : montÃ©es et descentes et vent de face.

Enfin, nous arrivons Ã  BOUMALNE DE DADES et ses magnifiques Kasba. Comme d'habitude, nous n'y trainons pas. BOUMALNE est bondÃ© de touristes et de 4 X4, nous n'y faisons que nos courses pour le bivouac du soir.

En sortant de BOUMALNE, nous nous apercevons que la vallÃ© est trÃ¨s peuplÃ©e et qu'il sera difficile de s'isoler. Nous prenons la dÃ©cision d'entrer dans la palmeraie et d'essayer de rejoindre le lit du DadÃ¨s. Nous voilÃ  sur nos bicyclettes sur des chemins de 30 cm de large, surplombant les cultures classiques des palmeraies : dattes, figues, grenades, maÃ¯s, etc. Dans ce dÃ©dale de sentier, il est assez difficile de se repÃ©rer. Enfin, aprÃ¨s plusieurs demandes, et quelques aller-et-retour, nous trouvons un endroit plus large et aÃ©rÃ© au bord du DadÃ¨s pour planter la guitoune. Il va faire nuit, nous montons la tente en premier et hor, Ã  poil dans le DadÃ¨s pour se laver : que c'est agrÃ©able. Repas au clair de lune comme tout les soirs et dodo dans la tente pour une nuit rÃ©paratrice.</description></item><item><title>JORF / GHALLIL AMAZDAR</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-08 19:36:37</pubDate><description>Dimanche 4 octobre 2009     92 km   cumul : 2 919 km
DÃ©nivellÃ© : 380 m

Lever habituel, Jojo a l'air d'aller mieux, hier il n'a pratiquement pas mangÃ© et languissait d'aller se coucher : peut-Ãªtre un peu de fatigue.

C'est parti pour une journÃ©e de galÃ¨re mais qui se terminera super bien.

La route, toujours la mÃªme, plat montant et soleil, du sable et des cailloux. Jojo n'a pas l'air trÃ¨s en forme, perso je ne suis guÃ¨re mieux mais le moral ne lache pas car je sais que plus loin, ce sera encore pire.

Nous nous arrÃªtons dans un petit village pour nous rafraÃ®chir et toujours le mÃªme accueil aussi sympa. Des anciens, peut-Ãªtre pas plus que nous, nous interrogent sur la retraite en France : Pourquoi ?

Nous reprenons la route et continuons Ã  ne pas nous marrer. Au bas d'une descente, nous apercevons quelque chose de bizarre, ce ne sont pas nos cyclistes marocains habituels, ni en mobylettes. En fait, il s'agissait d'un groupe de six jeunes marocains qui arrivaient de TETOUAN et faisaient une rando de 3 000 km Ã  travers le Maroc avec sacochers pour certaines et remorque pour un autre. Bien sÃ»r, nous nous sommes arrÃªtÃ©s, avons palabrÃ© et pris mutuellement des photos. J'Ã©tais trÃ¨s content de voir cette pratique au Maroc, je pensais Ã  tord que Ã§a n'existait pas.

Nous continuons sous la chaleur, le vent et la poussiÃ¨re pour arriver Ã  une petite ville : TINEDJAD. J'ai le souvenir d'y Ãªtre passÃ© avec Laurence et Cath ma belle-soeur : nous avions mangÃ© une infÃ¢me soupe de tripes dans la mÃªme atmosphÃ¨re. Petit rafraÃ®chissement et par la force des choses nous repartons.

Il commence Ã  avoir quelques nuages et nous souffrons moins de la chaleur. La route n'est pas plus agrÃ©able et le paysage, toujours le mÃªme : le reg, le reg. Nous rattrapons un pÃ©pÃ© sur son vÃ©lo, chargÃ© comme un Ã¢ne (bien que nous le sommes plus mais nous n'avons pas le mÃªme vÃ©lo). Il ne se laisse pas distancer et suce la roue de Jojo, le petit malin. Jojo discute avec lui et nous dit qu'il n'y a rien jusque TINERHIR, ce qui ne met pas notre moral au beau fixe. Il se fait tard, impossible de planter la tente, trop de cailloux, nous continuons Ã  rouler comme deux Ã¢mes en peine. Le pÃ©pÃ© se met Ã  accÃ©lÃ©rer et nous distance. Nous pensons qu'il devait arriver pas loin de ches lui et devait avoir peur d'Ãªtre obligÃ© de nous inviter.

Sur la gauche, quelques maisons, de la vÃ©gÃ©tation, un chemin. Nous l'empruntons et au bout de 2,5 km nous arrivons dans une ferme oÃ¹ nous sommes accueillis les bras ouverts par Lahcen et ses deux frÃ¨res. A peine mis le pied par terre, visite de la propriÃ©tÃ© obligatoire. Ils en sont fiers. Il y a de tout dans ce petit oasis profitant d'une eau abondante : dattes, grenades, figues, raisins, amendes, luzerne, maÃ¯s et petit jardin potager. 

AprÃ¨s nous avoir offert quatre grenades succulentes, ils nous indiquent l'endroit oÃ¹ l'on va dormir qui sera Ã©galement celuis du repas. et bien sÃ»r le soir aprÃ¨s l'apÃ©ro au thÃ© Ã  la menthe et toute sorte de choses, un superbe couscous aux lÃ©gumes que nous dÃ©gusterons ensembe, rythmÃ© par le pÃ¨re. Je demande Ã  Nordine si je peux manger de la main gauche (je suis gaucher). Il me rÃ©pond que nons, qu'il faut demander au pÃ¨re, mais qu'il ne vaut mieux pas : Et vlan! GÃ©rard prend Ã§a.

AprÃ¨s la fourniture des couvertures, nous coucherons Ã  mÃªme le sol sur des tapis. Pour vous donner une idÃ©e de l'accueil marocain, mÃªme Tornado et le vÃ©lo de Jojo ont eu droit Ã  leur couverture pour les protÃ©ger de l'humiditÃ© de la nuit.

AprÃ¨s le repas, nous effectuons une petite ballade digestive, accompagnÃ©s pa Abdelaziz, un des trois frÃ¨res, dans le lit Ã  sec du Todra. Ce Todra qui a creusÃ© d'impressionnantes gorges Ã  TINERHIR et qui coule dru Ã  20 km de lÃ .

</description></item><item><title>MESKI / JORF ETC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-08 18:19:09</pubDate><description>Samedi 03 octobre 2009     82 km   cumul : 2 827 km
DÃ©nivellÃ© : 200 m

RÃ©veil en douceur avec le petit cafÃ© traditionnel et ensuite nous faisons l'erreur de dÃ©jeuner. Pendant que nous plions la tente, on nous propose un thÃ© Ã  la menthe que nous ne pouvons refuser. Nous rangeons nos affaires et nous nous apprÃ©tons Ã  partir, toujours pas de thÃ© Ã  la menthe, ils ont dÃ» oublier. Soudain on nous fait signe de renter dans la maison. Et lÃ , suprise, le pÃ¨re nous attend avec le thÃ© Ã  la menthe dans une grande piÃ¨ce traditionnelle (tapis et coussins). Le pÃ¨re, nous l'avions Ã  peine entrevue la veille, il nous avait mÃªme paru un peu froid. AprÃ¨s le thÃ©, un plat de dattes, des gÃ¢teaux maisons, de la soupe, enfin la totale. Le plus surprenant de ce petit dÃ©jeuner, c'est que les femmes nous ont rejoints. C'est la premiÃ¨re fois que je vois femmes et hommes manger ensemble dans la mÃªme piÃ¨ce. SÃ©ance photos et le pÃ¨re dÃ©cide d'aller travailler, tout le monde se lÃ¨ve, c'est fini.... c'est vraiment lui le chef.

C'est le coeur tout content pour cet accueil que nous continuons notre voyage. Nous arrivons Ã  un magnifique belvÃ©dÃ¨re oÃ¹ nous dominons toute la vallÃ©e du Ziz : au fond la palmeraie et le dÃ©sert de pierres dÃ¨s qu'il n'y a plus d'eau.

En repartant, je tombe sur deux espagnols parlant parfaitement franÃ§ais et m'interroge sur mon voyage. Ils ont l'air trÃ¨s intÃ©ressÃ©, je leur donne une carte et ils me promettent de m'Ã©crire sur le Forum. Jojo a filÃ© et en redÃ©marrant, arrive Ã  vÃ©lo avec sacoches, une jeune fille. Je l'attends et engage la conversation. A mon grand Ã©tonnement, cette fille seule se dirige en direction du CAP. Elle est anglais, est partie d'Angleterre et compte mettre deux ans pour voyager. Nous Ã©changeons nos cartes et nous sÃ©parons. Je rattrape Jojo et lui explique ma rencontre. Il doit s'arrÃªter pour une rÃ©paration  de garde-boue et arrive HÃ©len (ce n'est pas Mc Arthur mais tout comme) et nous dÃ©cidons de rejoindre ERFOURD ensemble. Elle dÃ©marre comme une folle, nous avons du mal Ã  la suivre, la rattrapons dans la descente et d'un coup tourne Ã  gauche pour se ravitailler en eau, nous ne la reverront plus, moi, peut-Ãªtre plus tard. Nous continuons notre bonhomme de chemin Ã  travers cette magnifique palmeraie d'ERFOURD oÃ¹ nous nous arrÃªtons pour manger et ensuite, sous la chaleur, nous avanÃ§ons en direction de OUARZAZATE.

Nous allons rester trois jours et demi sur cette route monotone : un plat montant avec vent de face. C'est certainement ce qui a dÃ©couragÃ© Jojo qui me quittera Ã  OUARZAZATE. Je le comprends, sans la motivation qui est la mienne, je ne vois pas le plaisir de faire du vÃ©lo dans ces conditions.

Nous ravitaillons Ã  JORF et bivouaquons un peu plus loin. Je ne me rappelle mÃªme plus ce bivouac, c'est dire s'il m'a marquÃ©. Je demanderai plust tard Ã  Jojo. Ca y est, je me souviens, nous avons mis le clignotant Ã  droite, fait quels centaines de mÃ¨tres sur un chemin et demandÃ© l'autorisation Ã  un paysan qui arrosait ses champs avec son fils. Ils nous ont indiquÃ©s l'endroit le plus propice. Son fils nous a ensuite portÃ©s quelques dattes, tout en nous invitant chez lui. Nous avons poliment dÃ©clinÃ© l'invitation mais acceptÃ© les dattes. Ce soir, Jojo avait tellement bien installÃ© la vache Ã  eau que nous avons pu prendre une vÃ©ritable douche.</description></item><item><title>KERRAIDOU / MESKI</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-08 17:56:40</pubDate><description>Vendredi 02 septembre 2009     70 km  cumul : 2 745 km
DÃ©nivellÃ© : 395 m

Nous partons de notre petit enclos protecteur pour ce fameux tunnel. A la sortie du village, au fond de la vallÃ©e, des gens ont l'air de se baigner. En fait, nous dÃ©couvrons un panneau "Station Thermale" et les gens se baignent au bord de la riviÃ¨re dans une source d'eau chaude. AprÃ¨s une petite montÃ©e d'un km, nous arrivons Ã  ce fameux tunnel et nous avions dÃ©jÃ  prÃ©parÃ© nos frontales. En fait, il s'agit d'un passage sous rocher de 100 m comme il y en a tant dans les gorges du Verdon. A la sortie du tunnel (nous avions bien fait de bivouaquer avant) nous sommes dans les magnifiques gorges du Ziz. Nous traversons le Ziz et nous trouvons au pied d'une montÃ©e impressionnante de 2/3 km, passage en premiÃ¨re oblige. En haut de la bosse, c'est le contraste permanent, d'un cÃ´tÃ© les gorges arides du Ziz et de l'autre un immense lac (barrage) qui irrigue toute la vallÃ©e. Nous arrivons enfin Ã  ER-RACHIDIA, entourÃ©e d'une immense palmeraie tout le long du Ziz.

Nous faisons une grosse halte dÃ©jeuner. J'en profite pour faire de l'Internet dans un cyber (d'ailleurs excellente connexion) et Jojo du shopping (souk). Nous quittons ER-RACHIDIA sous la grosse chaleur et avanÃ§ons dans ce dÃ©sert de cailloux avec vue sur la palmeraie le long du Ziz. Nous faisons nos courses du soir au village de MESKI sans aller voir la source bleue du Meski (dÃ©cidÃ©ment, cela fera trois fois que j'y passe sans m'arrÃªter) et reprenons notre route. A un moment, nous voyons un puits et nous nous arrÃªtons faire notre plein d'eau pour la toilette du soir. Des dames sont en train de laver le linge et nous initie au tirage de l'eau dans le puits, non sans ce moquer de nous. 50 m aprÃ¨s, Jojo tourne Ã  droite et nous nous engageons dans la palmeraie. Une impasse, un gamin Ã  qui nous demandons si on peut planter la tente dans son jardin, bien sÃ»r aprÃ¨s avoir demandÃ© Ã  l'autoritÃ© maternelle, pas de problÃ¨mes.

Nous faisons ains la connaissance de Brahim, 14 ans, en cinquiÃ¨me et parlant trÃ¨s bien le franÃ§ais. Petit Ã  petit, toute la famille passe nous voir Ã  tour de rÃ´le et c'est thÃ© Ã  la menthe, grenades, nous sommes bien gÃ¢tÃ©s. Ils mettent Ã  notre disposition les toilettes oÃ¹ il y a tout ce qui faut. Jojo ayant dÃ©cidÃ© de se laver complÃ¨tement attendra en vain plus de deux heures, une jeune fille avait pris possession des toilettes. Nous nous couchons bien entendu de bonne heure, content de cette hospitalitÃ© et entendrons le va et vient des jeunes qui sont allÃ©s passer la soirÃ©e au village.
</description></item><item><title>MIDELT ETC / KERRAIDOU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-07 20:18:06</pubDate><description>Jeudi premier octobre 2009      86 km  cumul : 2 675 km
DÃ©nivellÃ© : 570 m

Dans la nuit, le vent s'est calmÃ©, le ciel est couvert et la tente toute mouillÃ©e. Nous partons Ã  l'assaut d'un petit col Ã  1 907 m (la date de naissance de mon papa). Ce sera certainement le dernier col relativement haut de l'Ã©popÃ©e marocaine. En contre bas, nous apercevons des ruches. Tout le long de la montÃ©e, des gens nous proposerons au bord de la route de nous vendre du miel dans des bouteilles. Jojo moins chargÃ© est devant et moi je monte tranquillement, pleinement rassurÃ© par le poids de mon chargement pour la suite du voyage. J'ai certainement 70 kg, vÃ©lo compris et Ã§a passe. A 300 m du haut du col, Jojo s'arrÃªte, il vient de percerla roue avant. Avec son accord, je le laisse rÃ©parer seul et finit le col. La rÃ©paration a Ã©tÃ© assez longue car Jojo avait mis sa pompe au fond de son sac, chose que je rectifie pour moi Ã©galement immÃ©diatement. La descente s'effectue sans problÃ¨me. Nous traversons un semi-dÃ©sert de cailloux avec des cultures aux abords des oued. Nous nous arrÃªtons au cafÃ© "La Pomme" tenue par AÃ¯cha, une dame bien marrante. Nous commandons un thÃ© Ã  la menthe et en guise de thÃ© Ã  la menthe, nous aurons un thÃ© au romarain, dixit le thÃ© berbÃ¨re. Avant de partir, il faudra remplir son livre d'or, ce que j'exÃ©cute sans problÃ¨mes. La route traverse des gorges et nous loupons l'embranchement de mon ami Mohamed de St Paul-lez-Durance oÃ¹ nous comptions nous arrÃªter pour midi. Du coup, nous allons jusqu'au village de ER-RICH oÃ¹ nous dÃ©jeunons d'un demi poulet frites. AprÃ¨s le plein d'eau et le sÃ©chage de nos affaires sous la bienveillance d'un gendarme Nous passons le village de KERRAIDOU et dÃ©cidons de ne pas passer le tunnel Ã  quelques km sans savoir ce que nous trouverons aprÃ¨s. Nous nous arrÃªtons dans un enclos en pisÃ© oÃ¹, si ce n'est pas trÃ¨s joli, cela Ã  l'avantage d'Ãªtre tranquille et nous isole des gamins du village. AprÃ¨s une brÃ¨ve toilette, nous mangeons une omelette avec cette espÃ¨ce de saucisson de dinde et nous nous couchons de bonne heure comme d'habitude.
</description></item><item><title>TIMADHADITE / MIDELT ETC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-02 16:47:53</pubDate><description>Mercredi 30 septembre 2009   106 km   cumul : 2589 km
DÃ©nivellÃ© : 705 m.

RÃ©veil tranquille vers 7 h, et allons dejeuner avec Lahcen dans son resto. Nous sommes vite pret car la toilette est vite faite : une boilloire d'eau chaude pour nos ablutionset nous voilÃ  pret pour la journÃ©e. Bien sÃ»r, il a fallu insister pour payer les 4 cafÃ©s et les oeufs au bacon (nous ne saurons jamais qu'elle Ã©tait la viande, pas du porc, Ã§a c'est sÃ»r). Le temps s'est levÃ©, il va faire une belle journÃ©e. Nous attaquons la journÃ©e par ce qui sera certainement le col le plus haut de notre Ã©popÃ©e marocaine : 2 178 m. Nous partons de 1 800 m, ce ne devrait pas Ãªtre terrible. Nous remontons une vallÃ©e d'Ã©lÃ©vage o! les moutons et les chÃ¨vres sont rois. Dans la magnifique descente du col, nous sommes Ã  tour de rÃ´le agrÃ©ssÃ©s par des chiens qui ont l'air dangereux. Heureusement qu'avec la vitesse, ils ne peuvent nous rattraper. Au pied du col, le dÃ©cor change radicalement, un immense plateau de cailloux me donne vraiment l'impression d'Ãªtre dans le sud marocain. Nous passons MIDELT, ville sans intÃ©rÃªt, en plein travaux, avec des gamins comme d'habitude, casse-pieds, ce qui est moins le cas dans les campagnes. Nous plantons notre tente au bord d'un oued, assez Ã  dÃ©couvert. Dans cette rÃ©gion dans arbres, nous n'avons pas le chois. Le vent se lÃ¨ve, nous sommes Ã  plus de 1 500 m, nous battrons notre record du couche-tÃ´t : 6 h 45</description></item><item><title>AZROU / TAHMADITE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-02 16:36:05</pubDate><description>Mardi 29 septembre 2009  37 km  cumul 2483 km
DÃ©nivellÃ© : 870 m.

Avant de se lever, il tombait quelques gouttes sur la tente. Pour la nuit, nous nous Ã©tions install sur la route de MARRAKECH , il nous a donc fallu remonter pour arriver au centre d'Azrou et prendre la route de MIDELT. C'est 13 km de montÃ©e qui nous attendent Ã  travers  les chÃªnes verts et les cÃ¨dres. A 1 800 m., Jojo m'interpelle :" GÃ©, un singe sur l'arbre". Effectivement, notre premier singe africain qui ne m'a mÃªme pas laissÃ© le temps de le prendre en photo. Plus haut, nous en verrons 5 ou 6 mais c'Ã©tait un coin Ã  touristes, nous ne nous arrÃªterons pas. Vers 2 000 m nous nous arrÃªtons boire un cafÃ© et manger un peu car cela fait 2 h 1/2 que nous roulons et il faut bien s'alimenter. Le temps ne dit rien qui vaille et pendant que nous buvons notre cafÃ©, il tombe quelques gouttes. Avant de dÃ©marrer, quelques coups de tonnerre, le ciel se noircit, mais il semble que l'orage qui menace s'Ã©loigne de notre direction. Nous partons donc pour TIMAHDITE mais au bout de quelques km la pluie nous rattrape. Nous nous couvrons et atteignons le village tout trempÃ©. Il est 11 h 30 et il pleut, nous dÃ©cidons donc de manger lÃ  et aprÃ¨s on verra. L'orage se transforme en vÃ©ritable pluie installÃ©e pour le reste de la journÃ©e. Nous dÃ©cidons donc de rester Ã  ce village oÃ¹  on trouvera bien un abri pour la nuit.  Nous mangoons un succulent tajine dans un petit resto local et nous voila installÃ© pour l'aprÃ¨s-midi dans ce resto. Je demande au patron du resto si on pouvait dormir dans un garage dÃ©safectÃ© non loin de lÃ , il me rÃ©pond simplement :" vous pouvez venir dormir chez moi". Entre temps, il nous demande si on ne voudrait pas manger un couscous. Du coup nous restons dans ce resto jusqu'Ã  la fermeture, soit 21 h 30. Nous installons nos vÃ©los dans son resto et partons tous les 3 chez lui. En cour de route, ils nous apprend qu'il vit chez sa mÃ¨re avec son frÃ¨re, sa soeur et tous ses neveux. Nous sommes mardi, il se marie avec une fille d'un autre village samedi. La fÃªte dure 3 jours et insiste pour que nous restions jusqu'Ã  samedi pour son mariage. En arrivant chez lui, aprÃ¨s nous Ãªtre dÃ©chaussÃ©, il nous installe dans ce qui est la chambre de hommes. Une grande piÃ¨ce entourÃ©e de banquette avec plein de coussins et des tapis par terre. Il nous invite dans une autre piÃ¨ce qui s'avÃ¨re Ãªtre le lieu oÃ¹ dorment les dames et prenons le thÃ© Ã  la menthe en attendant que le couscous soit pret. Le thÃ© sera accompagnÃ© de zamita, un plat dÃ©licieux Ã  base d'amendes, c'est le plat traditionnel marocain qui leur sert Ã  couper le jeÃ»ne pendant le ramadan. Son petit neuveu de 6 ans nous amÃ¨ne la bassine et la bouilloire pour nous laver les mains. Ensuite il nous apporte un grand plat de couscous que nous ne dÃ©gustons que les garÃ§ons : Lahcen, c'est son prÃ©nom, son beau-frÃ¨re, sont petit neveu et nous deux. Nous entrevoyons peut-Ãªtre sa soeur qui a dÃ» prÃ©parer le couscous pendant que la maman et une autre dame dorment sur les banquettes sour un tas de couvertures car nous sommes Ã  1 800 m et il fait trÃ¨s froid. Ensuite nous allons nous coucher avec Lahcen dans l'autre piÃ¨ce pendant que les dames et les enfants dorment dans celle-ci.</description></item><item><title>MEKNES / AZROU</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-10-02 16:14:48</pubDate><description>Lundi 28 septembre 2009  73 km  cumul : 2 446 km
DÃ©nivellÃ© : 1  115 m

DÃ©part de l'hÃ´tel Ã  8 h 15 aprÃ¨s un petit dÃ©jeuner Ã  la franÃ§aise. La journÃ©e sera rude car nous attaquons le Moyen Atlas. MEKNES est Ã  552 m d'altitude et l'objectif du jour est AZROU Ã  1 250 m avec un passage Ã  1 500 m. Le temps n'a pas Ã©tÃ© terrible (nuages et soleil) mais ce n'est pas plus mal pour pÃ©daler. Nous passons MEKNES aprÃ¨s prÃ¨s de 10 km avec une grosse circulation mais une route Ã  4 voies assez large. Nous traversons une zÃ´ne trÃ¨s cultivÃ©e avec des immenses champs de centaines d'hectares : pommes de terre, grenadiers,  oliviers. Nous passons devant un immense domaine viticole. C'est le moment des vendanges, plein de mond dans les vignes : tout est fait Ã  la main. Pour arriver Ã  la ville d'EL HAJED aprÃ¨s une bonne cÃ´te de 3 km, nous sommes Ã  plus de 1 000 m. Nous faisons nos courses pour le midi et pique-nique Ã  la sortie de la ville. Nous continuons de monter et de descendre Ã  travers les champs d'oignons qui sont mis Ã  sÃ©cher sur des lits de pierres de un mÃ¨tre de haut. Autour de 1 50 m d'altitude, nous arrivons Ã  un endroit Ã©tonnant appelÃ© "Paysage d'Ito". En fait, c'est un magnifique panorama sur le Moyen Atlas appelÃ© ainsi en l'honneur d'une dame qui a combattu les rebelles dans cette vallÃ© et rÃ©sistÃ© aux franÃ§ais avant le protectorat. Nous y rencontrons 4 marocains en vespa qui nous proposent de fumer du Kif, bien sÃ»r nous refusons (mÃªme Jojo). J'y rencontre Ã©galement un marocain qui arrive de TOMBOUCTOU et me parle de ses problÃ¨mes pour avoir les visas mauritaniens. Apparamment, il a rencontrÃ© pas mal de cyclo-voyageurs, me laissant l'espoir de ne pas Ãªtre seul par la suite. La suprise du jour, puisqu'il en faut une, je vais vous la raconter.  Nous croisons un forgon immatriculÃ© 13, rien de trÃ¨s Ã©tonnant car il y a beaucoup de marocaine vivant en France et se rendant au Maroc. Pourtant, ce fourgon fait demi-tour, nous double et s'arrÃªte Ã  hauteur de Jojo qui faisait le plein d'eau Ã  une fontaine. Un marocain descend du fourgon et m'interpelle :"Oh GÃ©rard !" C'Ã©tait Mohamed (EL YAACOUBI) un ancien client de mon cabinet AXIOME DURANCE qui rentrant d'une ferme qu'il vient d'acheter Ã  200 km de la pour rentrer chez luis vers MEKNES. Pour une surprise, c'en fut une car Mohamed, un ancien client que j'aimais beaucoup etait mon contact pour le mÃ©choui organisÃ© chez Dominique Ã  Vinon (certains s'en souviennent). AprÃ¨s les embrassades et l'invitation pour retourner Ã  MEKNES chez son ami, nous nous sÃ©parons en direction d'AZROU. Nous observons les premiÃ¨res plantations de CÃ¨dres avant de descendre sur AZROU avec une spendide vue sur AZROU et les montagnes du Moyen Atlas, nous laissant deviner les programme des rÃ©jouissances des jours suivants. AprÃ¨s avoir fait nos courses, nous nous installons dans un ancien cimetiÃ¨re franÃ§ais oÃ¹ nous pensons Ãªtre tranquille pour la nuit. Effectivement, sur quelques tombes dÃ©foncÃ©es, il y a des dÃ©cÃ¨s qui remontent autour des annÃ©es 1920/1930. seule un tombe m'interpelle puisque les dÃ©cÃ¨s remonte Ã  1976, mais je n'aurai aucune explication. Nous dÃ©clinons l'invitation de 3 marocains Ã  moitiÃ© ivre qui buvaient du vin en bouteille plastique qcachÃ©s derriÃ¨re le mur du cimetiÃ¨re. Ils ne nous embÃªtent pas plus et montons la tente pour la nuit.</description></item><item><title>SIDI KACEM ETC / MEKNES</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-28 00:20:21</pubDate><description>Dimanche 27 septembre 2009    45 km cumul : 2 373 km
DÃ©nivellÃ© : 680 m.

Au rÃ©veil tout est trempÃ©, les vÃ©los et la tente. Heureusement que hier soir, nous avons dÃ©cidÃ© de monter le double-toit de la tent, sinon nous Ã©tions complÃ¨tement trempÃ©s par l'humiditÃ© tombÃ©e pendant la nuit.
La route vallonne un peu plus que d'habitude au milieu d'immenses hectares de champs cultivÃ©s, nous n'arrivons pas Ã  deviner tout ce qui est cultivÃ© mais nous reconnaissons des champs d'artichauts, d'oignons mais la surface cultivÃ©e est assez impressionnante.

Nous arrivons Ã  MEKNES par une longue montÃ©e, quant Ã  la fin de montÃ©e, Jojo mes dit :"GÃ©, nous sommes filmÃ©s par des ardÃ©chois". Je suis assez surpris, je m'arrÃªte net, Jojo manque de me rentrer dedans et de se casser la figure. En fait, c'est le notaire de LargentiÃ¨re et son Ã©pouse qui nous ayons vus et Ã©tant au courant de mon voyage s'Ã©taient arrÃªter au bord de la route pour nous filmer. J'avais fait la connaissance d'Alain Ã  l'occasion du dÃ©cÃ¨s de Chantal, ma belle-soeur oÃ¹ j'Ã©tais intervenu Ã  la demande de mon frÃ¨re Serge. Au dÃ©cÃ¨s de Serge, je l'ai revu avec Sabine et MarlÃ¨ne et je lui avais parlÃ© de mon voyage. Alain et son Ã©pouse Anne sont vraiment des gens charmants et cette rencontre a Ã©tÃ© des plus agrÃ©ables. Nous leur proposons d'aller manger ensemble quelque part mais comme ils avaient tout dans leur voiture, ils nous ont proposÃ©s de pique-niquer ensemble. Ce que nous avons fait trÃ¨s volontiers,d'autant qu'ils nous ont payÃ©s le pastis. Ils sont en vacances pour 15 jours et randonnent en 4X4 et Ã  pieds sur les pistes. C'est vraiment un drÃ´le de hasard de se rencontrer Ã  l'entrÃ©e de MEKNES. 

Nous trouvons un petit hÃ´tel afin de nous laver car nous sommes un peu crasseux et bien sÃ»r une lessive importante Ã  faire. A l'hÃ´tel, Jojo demande au

Ã  une femme de chambre (quand il s'agit de femme, c'est toujours Jojo) si elle pouvais nous laver les linges et moyennant 50 dirams (4,5 Â€) nous rÃ©cupÃ©rons notre linge bien lavÃ© et sÃ©cher.

Je trouve un Cyber club non loin de l'hÃ´tel, il est 22 h. 20, Jojo dort dÃ©jÃ  et je commence Ã  avoir sommeil. C'est que me coucher Ã  plus de 22 h., je n'en ai plus l'habitude. Je vais donc vite aller me coucher.

 </description></item><item><title>ARBAOUA / SIDI KACEM ETC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-28 00:03:20</pubDate><description>Samedi 26 septembre 2009  98 km  cumul : 2 328 km
DÃ©nivellÃ© : 275 m

Petit cafÃ© habituel Ã  5 h. 45 et dÃ©part Ã  8 h. Entre temps nous avons rÃ©parÃ© le garde-boue et mis les auto-collants sur la remorque. 

Le matin, la circulation est moins dense et il est plus agrÃ©able de rouler. Jojo commence Ã  avoir des petits problÃ¨mes d'irritation et nous nous arrÃªtons pour qu'il se passe de la crÃ¨me que j'avais dans ma pharmacie (merci Jean LeroidustÃ©to). Nous passons KSAR EL KEBIR et quittons la route de RABAT. Nous serons certainement plus tranquille. Le ciel s'obscurcit, devient noir, l'orage menace. ArrivÃ©e au village de MECHRA BEN KSIRIS, nous dÃ©cidons de faire un bonne pause. Il est 11 h 30, nous avons fait 43 km. Bien nous en prend car nous avons juste le temps de mettre nos vÃ©los et leurs pÃ©daleurs Ã  l'abri qu'il se met Ã  tomber une de ces chavannes. Nous en profitons pour manger de la viande hachÃ©e et des cottelettes (800 g.) achetÃ©es au boucher, cuit par un barbe-cue et mangÃ©es dans un bar (il faut chaque fois payer chacun). Ce lieu semble un arrÃªt de cars important car il y a un trafic incessant et nous avons tout notre temps pour observer ce trafic : c'est assez rigolo. Le boucher est rÃ©approvionnÃ© en viande (moutons, demi-boeuf) le tout sur des crochets installÃ©s dehors et sortant d'un camion benne?

Le temps a l'air de se calmer, nous repartons sur une route mouillÃ©e et boueuse. Nous passons pratiquement toute l'aprÃ¨s-midi sur une ligne droite (deux petites courbes) de plus de 30 km. Ce fut assez languissant d'autant que le trafic Ã©tait assez important. Les cars et les taxi nous klaxonnaient pour nous obliger Ã  quitter la chaussÃ© mais les bas cÃ´tÃ©s Ã©taient couverts de boue et nous ne sommes pas des bourricots. Nous essayons donc de braver ces professionnels de la route mais c'est un jeu assez dangereux.

Enfi nous arrions Ã  SIDI KACEM dans l'espoir de faire nos courses et de trouver un coin pour bivouaquer. La ville grouillait de monde, les gamins nous courraient aprÃ¨s, nous commencions Ã  nous Ã©nerver. Nous faisons tant bien que mal nos courses (les magasins sont difficiles Ã  trouver) et vite fuyons cette ville trop importante pour nous. Nous nous engageons dans des gorges, accompagnÃ©s par trois marocains en vÃ©lo qui rentraient chez eux au village. Ils faisaient tout pour nous tenir tÃªte et nous n'avions pas du tout l'intention de faire la course, c'Ã©tait assez marrant. Au bout de 3 Ã  4 km, Ã  la sortie des gorges, nous trouvons au bord du torrent en crue un magnifique endroit pour planter la tente. Ce soir, nous avons eu juste le temps de monter la tente de jour et nous mangeons Ã  la lueur d'un bougie. </description></item><item><title>ASILAH ETC / ARBAOUA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-27 23:43:44</pubDate><description>Vendredi 25 septembre 2009  82 km  cumul : 2 230 km
DÃ©nivellÃ© : 505 m.

Au rÃ©veil, c'est le va et vient des paysans qui vaquent Ã  leurs occupations. Bien sÃ»r, c'est toujours par un sourire et un bonjour que les gens nous saluent. L'un d'eux (Mohamed) essaye d'engager la conversation mais il ne parle pas un mot de franÃ§ais et nous encore moins l'arabe. Nous comprenons qu'il nous fait signe de le suivre jusque chez lui pour boire et manger. Et voilÃ , en poussant nos vÃ©los, il nous mÃ¨ne chez lui dans le village plus haut. Nous entrons dans sa maison magnifiquement tenue et nous nous installons       dans son salon dÃ©corÃ© par son Ã©pouse. Il nous prÃ©pare le thÃ© Ã  la menthe (pour rÃ©pondre Ã  Jean-Pierre, trÃ¨s rafraichissant), du pain, une espÃ¨ce de crÃ¨pe, du miel, des oeufs, des gÃ¢teaux prÃ©parÃ©s par son Ã©pouse. En repartant, il nous met tout dans un sac plastique et le chargeons sur les vÃ©los.

Ce n'est pas le tout, nous avons bu le cafÃ© dans la tente Ã  5 h. 45 et repartons Ã  9 h. 30, Ã  ce rythme, nous ne sommes pas rendus.

La route est lÃ©gÃ¨rement bosselÃ©e mais rien Ã  voir avec ce que j'ai vÃ©cu en Espagne. Nous sommes toujours dans cette zÃ´ne de melons et tantÃ´t,nous longeons le bord de l'Atlantique. Le seul problÃ¨me de la journÃ©e, c'est la circulation avec les cars et les taxi qui nous klaxonnent et nous frÃ´lent parfois dangereusement. Nous passon KSAR EL KEBIR, un ville trop grande pour dormir et nous installons dans le petit village d'ARBAOUA en dehors de la nationale. Pour arriver au village, une grosse bosse nous attend, il me faut passer la premiÃ¨re. Au village, nous pensions faire les courses mais il n'y avait pas grand chose. Nous avions l'impression d'Ãªtre en dehors du monde et tout le monde nous regardait comme des extra-terrestre. Nous dÃ©cidons de casser la croÃ»te au village et de trouver un coin pour dormir dans un petit bois d'eucalyptus au centre du village. Nous mangeons du poulet Ã  la braise, un peu de Vache Qui Rit et quand nous cherchons notre coin pour dormir, il faisait nuit. Nous entrons sous les eucalyptus, non sans avoir accrochÃ© mon garde-boue et nous nous installons Ã  l'abri des regards (ce que nous croyons). AprÃ¨s avoir rÃ©cupÃ©rÃ© 5 litres d'eau dans une outre, nous faisonsun petit lavage sommaire, histoire de ne pas coller dans nos duvets. Nous avons peut-Ãªtre battu un record : coucher Ã  19 h. et lever Ã  6 h., cela nous fera une bonne nuit;</description></item><item><title>TANGER / ASILAH ETC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-27 23:24:04</pubDate><description>Jeudi 24 septembre 2009   55 km cumul : 2 148 km
DÃ©nivellÃ© : 240 m

A 8 h. 45, je suis au port, le temps de faire garder mon attelage, de boire un cafÃ©, je vois arriver Jojo. Son arrivÃ©e Ã©tait prÃ©vue Ã  10 h. mais c'est l'heure du bateau qui prÃ©vaut : 12 h. en France, 10 h. au Maroc , enfin nous n'y comprenons rien. Pour rÃ©cupÃ©rer mon vÃ©lo, je paye deux gardiens et j'ai encore rien compris. 

Nous nous installons sur une place pour trier quelques affaires qu'il m'apporte et celles qui repartiront en France. Nous laissons quelques affaires Ã  l'hÃ´tel que Jojo rÃ©cupÃ¨rera au retour.

Nous partons en direction de MEKNES par la route de RABAT. Ce n'Ã©tait pas prÃ©vu ainsi mais comme la route est relativement plate, Jojo pourra s'habituer au poids et Ã  l'Ã©quilibre : c'est la premiÃ¨re fois qu'il tracte une remorque.

Nous longeons le bord de l'ocÃ©an Atlantique (n'est-ce pas Alain), traversons toute une zÃ´ne de culture de melons avec quantitÃ©s de marchands au bord de la route qui font la sieste en attendant l'Ã©ventuel client. Il est l'heure de trouver le bivouac. Nous prenons un petit chemin de terre, poussons les vÃ©los qur un km et sur un petit plateau nous nous installons au milieu des champs de melons, des vaches et des moutons. Nous mangeons le saucisson amenÃ© par Jojo (c'est peut-Ãªtre le dernier morceau de porc du voyage). La nuit tombe vite vers 7 h. et pour ne pas se coucher trop tÃ´t nous faisons une ballade digestive Ã  la frontale pour dÃ©couvrir Ã  500 m. de lÃ , un petit village. C'est dommage car si nous l'avions sÃ», nous aurions poussÃ© un peu plus loin.</description></item><item><title>PETITE INFO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-23 21:20:44</pubDate><description>Jusqu'Ã  prÃ©sent, j'Ã©tais seul et dans les hÃ´tels avec la Wi-fi, j'avais le temps de mettre rÃ©guliÃ¨rement Ã  jour mon carnet de route.

Demmain mon ami Jojo arrive, ce sera moins facile et dans les campagnes moins Ã©vident. Je vous donnerai quand mÃªme rÃ©guliÃ¨rement des nouvelles mais pas au mÃªme rythme avec des synthÃ©ses sur plusieurs journÃ©es.

Pour info, StÃ©phane a enregistrÃ© Ã  ce jour pour le mois de septembre : 4 097 connexion, soit plus de 200 par jour.

C'est assez impressionnant et merci Ã  tous mes soutiens, j'en ai bien besoin et surtout pour la suite

Bises Ã  tout le monde

GÃ©rard, maintenant l'africain</description></item><item><title>KSAR EL SEGHIR / TANGER</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-23 21:09:12</pubDate><description>En dÃ©montant la tente, je m'aperÃ§ois que je l'avais installÃ©e Ã  cÃ´tÃ© d'un petit dÃ©pÃ´t d'ordures, quÃ  cela ne tienne, je ne suis plus en France et il va bien falloir que je m'habitue.

En dÃ©marrant Ã  9 h., je dis bonjour Ã  un marocain qui passait, lui demande l'heure et en fait il est 7 h. Je suis maintenant Ã  l'heure du soleil, ce sera parfait pour mon horloge biologique comme dirait Laurence.

Je dÃ©jeune au bout de deux heures car jusqu'Ã  prÃ©sent tout Ã©tai fermÃ© : bizarre. A mon grand Ã©tonnement, je croise trois cyclotouristes marocain qui arrivent de TANGER. Je ne connaissais pas le Maroc comme une nation de vÃ©lo.

J'arrive enfin Ã  TANGER aprÃ¨s une succession de bosses, il faut bien passer le "Djebel" Je trouve un petit hÃ´tel pour faire ma lessive (elle devient abondante) et j'en profite pour voir mes mails et mettre le site Ã  jour. Je repÃ¨re les lieux pour accueillir demain mon ami Jojo.

L'Ã©tape a Ã©tÃ© trÃ¨s cours mais malgrÃ© tout, 455 m de dÃ©nivellÃ©. J'ai profitÃ© d'un panorame extraordinaire : Ã  ma droite, l'Europe (le dÃ©troit de Gibraltar mÃ©rite bien son nom), derriÃ¨re la Mer MÃ©diterrannÃ©e et devant l'OcÃ©an Atlantique. Une belle leÃ§on de gÃ©ographie, n'est-ce pas les instits qui me lisent. Je comprends aussi la position trÃ¨s stratÃ©gique du fameux rocher de GIBRALTAR (possission anglaise) car il est impossible d'entrer ou de sortir de la MÃ©diterrannÃ©e sans Ãªtre vu.</description></item><item><title>SAN ROQUE/KSAR EL SEGHIR ETC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-23 20:57:13</pubDate><description>Mardi 22 septembre 2009

63 km cumul : 2057 km
DÃ©nivellÃ© : 950 m

Aujourd'huyi, normalement je quitte l'Europe et je pose mes roues sur le continent africain.

C'est donc tout excitÃ© que je dÃ©marre du camping pour rejoindre ALGESIRAS 20 km sur une autovia mais avec bande d'arrÃªt d'urgence, donc tranquille.

J'arrive Ã  bon port au puerto Ã  10 h. 30 pour embarquer Ã  11 h.
En prenant mes billets, je rencontre un couple de franÃ§ais sympas qui travaillent au Maroc et m'invite Ã  passer chez eux Ã  MEKNES, le tout en deux minutes. J'ai leur numÃ©ro de tÃ©lÃ©phone et je ne manquerai pas de les appeler. Sur le bateau, je retrouve mes franÃ§ais et un autre couple de franÃ§ais qui partent pour une mission au Maroc, ils sont du Morbihan et me parraissent trÃ¨s intÃ©rÃ©ssants : j'aura leur contact par Internet. Je touche du doigt, l'inconvÃ©nient du voyage, tu rencontres des gens que tu voudrais mieux connaÃ®tre et il faut vite se sÃ©parer.

Ca y est, je foule enfin le sol africain. Je suis Ã  CEUTA (une enclave espagnole) mais dÃ©jÃ  en AFRIQUE. Au bout de quelques kilomÃ¨tres, je passe sans problÃ¨me la frontiÃ¨re et lÃ , tout change, j'ai vraiment dÃ©jÃ  un goÃ»t d'Afrique, un petit Ã©chantillon de ce qui va m'attendre pendant un an.
AprÃ¨s la frontiÃ¨re, une premiÃ¨re surprise m'attend, ce n'est plus des "Sierra"  Ã  traverser mais des "djebel" et j'attaque une cÃ´te de 4 km dont j'effectue le premier km Ã  pied (c'est une premiÃ¨re). Pour ne pas Ãªtre dÃ©paysÃ©, je passe une sÃ©rie d'Ã©oliennes. 

J'arrive enfin Ã  KSAR EL SEGHIR oÃ¹ je dÃ©cide de m'arrÃªter. Petit problÃ¨me, c'es l'AÃ¯t, les hÃ´tels sont fermÃ©s, pas de camping et le camping sauvage est interdit. Comme j'ai bourlinguer dans le village, je suis repÃ©rÃ© et j'essaye bien de parlementer avec un gendarme de la Gendarmerie Royale, mais rien n'y fait. Je mange un petit bout et je dÃ©marre, je verrai bien. au bout de 3/4 km, je m'arrÃªte pour planter ma tente dans un coin pas terrible mais que je crois dans une entiÃ¨re discrÃ©tion. Peine perdue, toute la soirÃ©e, ce sera un dÃ©filÃ© permanent de promeneurs et de pÃªcheurs qui me saluent tout en engageant la conversation. J'ai changÃ© de continent et de pays, l'accueil n'est dÃ©jÃ  plus le mÃªme.</description></item><item><title>BENALMADENA / SAN ROQUE</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-23 20:40:27</pubDate><description>Objectif du jour : m'approcher au maximum d'ALGESIRAS afin de prendre le bateau mardi matin.

Objectif atteint puisque je campe Ã  20 km d'ALGESIRAS, dans un camping assez bizarre en pleine campagne, au milieu de nulle part. Il n'y a pratiquement personne dans ce camping oÃ¹ rien ne fonctionne, le tout pour 18,5 Â€, je trouve Ã§a un peu cher. Le seul avantage, j'ai pu prendre ma douche froide et la sympathique hotesse d'accueil m'ouvre l'Ã©picerie pour faire mes courses pour manger le soir et dÃ©jeuner demain matin.

Dans l'aprÃ¨s-midi, j'avais appelÃ© ma nouvelle copine Aneka de l'Ã©mission de France Inter "Allo La PlanÃ¨te". Elle me rappelle pour fixer le rendez-vous Ã  minuit, finalement Eric LANGE m'appelle Ã  23 h. car veiller sous la tente, ce n'est pas Ã©vident. C'Ã©tait le dernier jour pour que j'intervienne en Espagne, demain je serai au Maroc.

L'Ã©vÃ¨nement important de la journÃ©e, c'est que j'ai fait l'Ã©tape sur une Autovia sans bande d'arrÃªt d'urgence. J'ai balisÃ© toute la journÃ©e, toujours un oeil sur le rÃ©tro, en bÃ©nissant mon gilet fluo offert par mon club de RIEZ. Je n'ai jamais compris et je ne comprendrai jamais comment on peut autoriser un cycliste sur ces routes mais c'Ã©tait la seule solution pour moi. Quande on me parle des dangers de l'Afrique, le vrai danger Ã©tait peut-Ãªtre lÃ .</description></item><item><title>BENALMADENA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-23 20:22:50</pubDate><description>J'ai du temps devant moi pour arriver Ã  Tanger, aujourd'hui dimanche, je m'oblige Ã  une journÃ©e de repos. J'en profite donc pour faire ma lessive (Ã§a devient une habitude qu'il me faudra perdre au retour). Je traine donc toute la journÃ©e : repos et Internet. Je suis au bord de la mer mais je n'ai aucune envie de me baigner : faire trois brasses et me sÃ©cher sur la plage, trÃ¨s peu pour moi, d'autant que le temps n'est pas trop engageant. Le moment le plus sympa de la journÃ©e, c'est le soir dans un resto, le serveuse Ã©tait franÃ§aise (Corse, c'est bien franÃ§ais je crois), elle me prÃ©sente trois franÃ§ais : Marie-Christine, Marc et ... Ils m'invitent Ã  boire l'apÃ©ro avec eux. Ce fut l'occasion pour moi de dÃ©guster un bon vin espagnol et de passer un moment trÃ¨s agrÃ©able. C'est seulement la deuxiÃ¨me fois depuis mon dÃ©part que je parle en franÃ§ais.</description></item><item><title>PTO DEL SUSPIRO/LA HERRADURA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-18 21:20:53</pubDate><description>Vendredi 18/09/2009

Vingt-et-uniÃ¨me Ã©tape : 78 km  cumul : 1 796 km

Une journÃ©e compliquÃ©e en perspective se prÃ©pare : je le sens.

Comme je suis au camping, le dÃ©part ne peut se faire guÃ¨re avant 9 h. Je suis Ã  820 m d'altitude et l'arrivÃ©e devrait se situer autour de 0 m : ce devrait Ãªtre une Ã©tape facile.

Il n'en fut rien, mon premier problÃ¨me est de ne pas prendre l'autoroute. A un rond-point, la N 323 se transforme en autoroute sans avertissement et je ne sais par oÃ¹ passer. Heureusement, un cycliste sympa (c'est vrai, il y en a) m'indique par oÃ¹ je dois passer. Au bout d'un moment, je le croise et comme je m'Ã©tais trompÃ©, il m'accompagne jusqu'Ã  la bonne direction. 

J'arrive donc vers MOTRIL et me dirige vers MALAGA. Je vois un panneau interdit aux cyclistes dans 10 km. Je suis un peu pris de panique et je quitte cette route au village suivant mais ne trouve pas fortune. Je demande Ã  un taxiteur qui me remet sur le N 430 et me certifie qu'elle va jusqu'Ã  MALAGA. Cette route est abominable, beaucoup de trafic et surtout que des montÃ©es et des descentes. Il fait un ventarasse affreux et bien sÃ»r de face. Je suis obligÃ© de passer les bosses en premiÃ¨re et Ã  5 km/h. Il ne faut pas trop que j'insiste car je vais me faire mal. D'autant que ce matin, Ã  cause d'un caillou dans une cale de ma chaussure, je sentais une douleur au genou arriver.

Je m'arrÃªte donc Ã  LA HERRADURA, une station balnÃ©aire assez quelconque. Tout comme tout le coin d'ailleurs : une urbanisation Ã  outrance et sans ligne de conduite, c'est n'importe quoi. 

En descendant de GRENADE, le paysage s'est beaucoup modifiÃ©. Les oliviers ont commencÃ© Ã  disparaitre pour faire place aux amandiers (bizarre) et plus je descendais, plus le paysage changait. Je vois des plantations de plus en plus exotiques : manguiers, oranger, avocats, grenadiers, cactus. J'ai enfin le sentiment d'Ãªtre dans le sud de l'Espagne. Je termine ma descente par le bassin versant de la Sierre Nevada et l'eau coule de partout : toutes ces cultures ne sont donc pas surprenantes.
</description></item><item><title>GUADAHORTUNA/GRENADE ETC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-17 22:17:42</pubDate><description>Jeudi 17/09/2009

VingtiÃ¨me Ã©tape : 96 km  cumul : 1 718 km
DÃ©nivellÃ© : 720 m

Ce soir, je suis dans un camping et j'ai achetÃ© des heures d'Internet. Pour l'ordi sous la tente, avec la frontale, ce n'est pas trÃ¨s confortable mais je vais essayÃ©.

La journÃ©e se prÃ©sent bien, il y a du soleil, un peu de brouillard, il devrait faire beau. 

Je pense prendre une petite route secondaire pour Ã©viter un col Ã  1 220 m. Peine perdue, la route est en travaux, il me faut passer ce col. J'attaque donc par une petite grimpette de 5 km, pas trop dure et je suis en forme. Comme quoi, tout est dans la tÃªte, hier j'ai Ã©tÃ© perturbÃ© par le vol de mon fanion. 

Le paysage change, s'il y a toujours de oliviers et mÃªme Ã  1 220 m d'altitude, il n'est plus le roi, il fait place Ã  d'autres cultures, tournesols, cÃ©rÃ©ales et chÃªnes verts.

J'emprunte des petites routes secondaires oÃ¹ je suis le roi. Le temps se couvre et il fait un vent de face terrible : un peu comme les jours de tramontane chez nous, nuages, soleil et surtout froid.

A 17 km de GRENADE, je suis obligÃ© de prendre l'Autovia (autoroute). Au dÃ©but, la circulation Ã©tait supportable mais au fur et Ã  mesure que je m'approche de GRENADE, elle se densifie. Comme Ã§a commence Ã  devenir dangereux et dÃ©sagrÃ©able, je le quitte. LÃ , suprÃªme erreur car il m'a fallu plus d'une heure pour entrer dans GRENADE. Je demandais sans cesse ma route et on me faisait tourner en rond ou en m'envoyer sur l'autoroute. Enfin dans GRENADE, des travaux de partout et il me faudra une heure pour en sortir. Du coup, pas de halte Ã  GRENADE, soi-disant si jolie, je reviendrai avec Laurence. La ville avec le vÃ©lo et la remorque, c'est l'horreur, il faut Ã©viter, d'autant que je hais les villes.

Le vent souffle de plus en plus fort. Sur du plat montant, je route Ã  9 km/h. Il faut vite que je m'arrÃªte car j'ai trÃ¨s froid et faim. Dans cet endroit, pas d'hÃ´tel, tant pis, je vais bivouaquer et pique-niquer comme Ã  midi. Je ne trouve pas de coin adÃ©quat. Et lÃ , miracle, Ã  PUNTO DEL SUSPIRO DEL MORO, un camping au bord de la route. En fait, quelqu'un m'avait renseignÃ© juste avant. Il m'avait indiquÃ© un mÃ©dia kilomÃ¨tre mais au bout d'un kilomÃ¨tre d'une montÃ©e trÃ¨s raide, je vois un panneau : camping Ã  500 m : c'est la relativiÃ© des distances, un automobiliste et un cycliste.......</description></item><item><title>UBEDA / FUADAHORTUNA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-16 22:31:13</pubDate><description>Mercredi 16 septembre 2009

Dix-neuviÃ¨me Ã©tape : 69 km  cumul : 1 622
DÃ©nivellÃ© : 1 195 m (et oui)

Il tombe des trombes d'eau toute la nuit. Je suis dans une chambre mansardÃ©e et la pluie sur le vÃ©lux m'a permis de ne pas trop dormir cette nuit. A la TV espagnol, ils ne parlent que des inondations en Andalousie et j'en suis au coeur.

Ce matin, il pleut toujours mais je dÃ©cide de partir tout de mÃªme. J'enfile le bas et le haut de mon Gore-Tex (je vous dis tout) et je dÃ©marre sous la pluie. Au bout d'un km, je m'aperÃ§ois que j'ai oubliÃ© le fanion de la remorque. Je remonte Ã  l'hÃ´tel et lÃ , rien, on m'a bel et bien piquÃ© mon fanion : pourquoi ? Je ne le saurai jamais.

Au moment du deuxiÃ¨me dÃ©part, la pluie cesse, je quitte donc les Gore-Tex, mais conserve les manches longues et le coupe-vent. Je remonte dans le village perchÃ© pour trouver la route de JODAR. Enfin en haut, je me renseigne sur la route et une dame me fait redescendre (c'est un bon km Ã  10 %). En bas, je me renseigne Ã  nouveau et il me faut remonter, bah ! je ne suis plus Ã  une bosse prÃ¨s.

Je suis maintenant sur la route de GRENADE, qui commence par une longue descente, mais gare, Ã§a va remonter de nouveau. Effectivement Ã§a grimpe de nouveau.  Je ne me sens pas trop en forme, j'ai les jambes lourdes, je dois Ãªtre dans un jour sans (tous les cyclistes connaissent cet Ã©tat). A la sortie de JODAR, le ciel s'assombrit, je remarque un coin pique-nique avec banc et dÃ©cide de manger avant qu'il ne pleuve. Je m'installe et dÃ¨s que je commence mon repas la pluie se met Ã  tomber. Je range tout et redescend au village pour trouver un hÃ´tel. La mÃ©tÃ©o annonÃ§ait du mauvais temps pour la journÃ©e et Ã§a se confirme. J'entre dans un bar pour m'abriter. La pluie cesse et en sortant, il fait soleil. Je fais donc demi-tour et finalement je continue : on verra bien. Toute l'Andalousie est en alerte, il y a eu des inondations partout et les champs d'oliviers sont ravagÃ©s et baignent dans l'eau, il me faut donc Ãªtre prudent.

Il ne fait pas trop mauvais mais la route n'arrÃªte pas de monter et de descendre (surtout monter). Je n'ai pas trop le goÃ»t Ã  pÃ©daler et c'est vraiment la premiÃ¨re fois que je tourne les jambes pour faire des kilomÃ¨tres. Je dÃ©cide de m'arrÃªter Ã  HUELMA : 58 km Ã§a suffit. Le prochain village est Ã  111 km, allez encore un effort et je continue. LÃ , c'est la surprise du jour : un col de 5 km qui culmine Ã  plus de 1 200 m (je n'aurai pas Ã  le faire demain). J'en ai plein les jambes, je grimpe en deuxiÃ¨me, Ã  5 km/h. En haut, le temps menace de nouveau et j'ai juste le temps d'arriver Ã  GUADAHORTUNA avant la pluie. A ma surprise, il y a un petit hÃ´tel dans ce village perdu dans l'Andalousie. Je suis Ã  1 000 m d'altitude et il fait un temps pourri, je suis obligÃ© de sortir tous les vÃªtements chauds que je possÃ¨de : c'est un comble.

C'est trÃ¨s certainement la plus mauvaise journÃ©e que j'ai passÃ© depuis mon dÃ©part. L'intÃ©ret, c'est que c'est fini et demain sera meilleur.</description></item><item><title>Oubli 16ème étape</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-16 06:45:02</pubDate><description>Et oui, c'est encore moi.

Nous sommes le 16 septembre, il est 6 h. 30, il pleut des cordes et je ne sais pas encore ce que je vais faire dans la journÃ©e. Prendre la pluie dans la journÃ©e, c'est un fait, mais partir sous la pluie, c'est autre chos ; d'autant que je ne suis pas Ã  la bourre.

Ce petit mot pour vous signaler un petit oubli lors de la 16Ã¨me Ã©tape, le 13/09
aprÃ¨s les courses faites au village de JARDIN.
"Finalement cette vallÃ©e n'arrÃªte pas de monter pour arriver Ã  un nouveau col (Los Pocicos) Ã  1100 m. et c'est encore la surprise du jour. Bien sÃ»r en haut, c'est un immense plateau qui m'attend et devinez ce que je vois : une kiriel d'oliennes (Marine ma filleule serait ravie). Ce qui est rigolo dans cette histoire, c'est que je suis dans la Mancha et je vois un panneau de Don QUICHOTE avec Sancho Pansa sur son Ã¢ne. Don Quichote qui s'est battu conre les moulins Ã  vent, aurait bien du boulot maintenant avec ces Ã©oliennes. Et si les Ã©oliennes Ã©taient les moulins Ã  vent modernes".

Voila pour l'oubli rÃ©parÃ©.

Chaque fois que je me relie, je trouve des "fotes d'ortografes" et je vous demande de m'en excuser, surtout que je suis assez Ã  cheval sur ce point. J'Ã©cris souvent avec mon ordi sur mes genoux, dans mon lit et ne prends pas le temps de me relire.</description></item><item><title>VILLANUEVA / UBEDA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-15 20:42:49</pubDate><description>Dix-huitiÃ¨me Ã©tape : 45 km  cumul : 1 553 km
DÃ©nivellÃ© : 480 m

D'aprÃ¨s la mÃ©tÃ©o, la journÃ©e s'annonce pluvieuse. J'essaye donc de partir de bonne heure (8 h. 30). J'attaque comme je l'avais dit la veille par 4 km de montÃ©e moyenne (4Ã¨me et 5Ã¨me). En haut de la bosse, un panneau : Parc naturel de la Sierra Cazorla, pas Ã©tonnant que Ã§a grimpe, je commence ma litanie de Sierra jusqu'Ã  GIBRALTAL. Il ne pleut toujours pas mais la route est mouillÃ©e : il vient de pleuvoir, j'ai peut-Ãªtre de la chance. Effectivement, je vois un coin de ciel bleu mais pas pour longtemps car le ciel s'assombrit de nouveau. J'ai mÃªme un peu froid et j'enfil mon coupe-vent (Ã©tonnant sous cette latitude). A UBEDA, je dÃ©cide de m'arrÃªter car la ville semble jolie et j'ai une grosse bugade Ã  faire. Je trouve un hÃ´tel avec Wi-Fi, je vais pouvoir mettre mon courrier Ã  jour. J'en profite et c'est trÃ¨s important pour acheter una mappa del carreteras de la rÃ©gion. L'approche de GIBRALTAR (GRENADE, MALAGA) avec toutes les autoroutes me parait compliquÃ©.

Aujourd'hui, jai pÃ©dalÃ© dans une mer d'oliviers. Ce n'est pas compliquÃ©, vous prenez 2 ou 3 dÃ©partements de Provence avec des sommers Ã  1 500 m et vous plantez tout en oliviers, sans aucun autre arbre, ni culture. Sauf quelques uns, les oliviers ne sont pas Ã©normes, j'ai l'impression que les Andaloux suivent les conseils du groupement des olÃ©iculteurs de Manosque : on rase Ã  la tronÃ§onneuse et on fait repousser. Ici, je le comprends car il y en a tellement et Ã§a repousse vite, mais chez nous ????

Je ne connaissais pas UBEDA mais c'est une ville absolument magnifique puisque l'hÃ´tel se targue d'Ãªtre: "Todo en pleine corazon del renacimient Andaluz (tout en plein coeur de la renaissance andalouse)

Comme quoi, l'Andalousie rÃ©serve bien des surprises et les gens y sont charmants d'ailleurs.</description></item><item><title>ALCARAZ ETC/VILLANUEVA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-15 20:26:01</pubDate><description>Dix-septiÃ¨me Ã©tape : 75 km cumul : 1 508 km
DÃ©nivellÃ© : 640 m

Ce matin, c'est le luxe, un petit cafÃ© dans le duvet en me rÃ©veillant. Le problÃ¨me du bivouac, c'est que l'on ne peut partir de bonne heure. Le jour se lÃ¨ve Ã  7 h. 30 et le temps de plier la tente mouillÃ©e re ranger ses affaires, je dÃ©marre Ã  9 h. sans dÃ©jeuner. La journÃ©e sera excellente car je dÃ©marre avec le soleil. Pas pour longtemps car le ciel se voile et il fait relativement froid. J'aurai dÃ» mettre les manches longues et le coupe-vent. Je m'arrÃªte au bout de 10 bornes pour dÃ©jeuner. Petit Ã  petit, l'olivier occupe tout le terrain, ensuite je passe dans un coin avec des plantations de chÃªnes verts : je ne comprends pas. Un panneau me signale me signale que j'entre en ANDALOUSIE et je cherche les belles andalouses de Jean FERRAT (mon pianiste prÃ©fÃ©rÃ© et sa culture musicale comprendra). Des petits troupeaux de montons et leurs bergers m'accueillent dans cette nouvelle province. Je suis dans le domaine des oliviers. Je n'en avais jamais autant vu et mÃªme si on me l'avait expliquÃ©, je ne l'aurai pas cru : des oliviers Ã  perte de vue, jusqu'Ã  la cime des montagnes.

A midi, je profite d'un rayon de soleil pour pique-niquer Ã  l'ombre d'une gineste (genÃªt) et faire sÃ©cher la tente. Jusqu'Ã  prÃ©sent, la route, comme d'habitude, la route montÃ©e et descendÃ©e tranquillement, mais cela ne va pas durer. J'attaque des montÃ©es de plus en plus longues au milieu des oliviers. Mes mollets sont mis Ã  rude Ã©preuve. Le temps commence Ã  se couvrir et menace. J'avais dÃ©cidÃ© de m'arrÃªter Ã  VILLANUEVA DEL ARZOBISPO, comme ce village est en retrait de ma route, je dÃ©cide de continuer jusqu'au prochain hÃ´tel. Dans la grande montÃ©e (3 km) qui Ã©vite le village, je me prends une chavanne, j'ai juste le temps d'enfiler le Gore-Tex et je suis trempÃ© comme une soupe. En haut de la montÃ©e, je dÃ©cide de redescendre au village et de coucher dans ce village. Je ne dois pas avoir assez de bosses car celle-ci, je l'ai montÃ©e pour rien car demain, il faudra tout recommencer. Le premier hÃ´telier me voyant tout mouillÃ© me dit que son hÃ´tel est complet : dÃ©cidÃ©ment, j'adore les espagnols et leur sens de l'accueil. A u second c'est le bon et je peux ains me sÃ©cher et mettre Tornado Ã  l'abri pour la nuit</description></item><item><title>ALBACETE EXT/ALCARAS ETC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-15 20:07:45</pubDate><description>SeiziÃ¨me Ã©tape : 82 km cumul : 1 433 km
DÃ©nivellÃ© : 515 m.

Ce matin, grÃ¢ce matinÃ©e, debout Ã  7 h. pour un dÃ©part Ã  8 h. 45. Je finis la plaine d'hier soir en compagnie de lapins que je vois courir dans tous les sens. Je n'en ai jamais vu autant de ma vie. Dans cette plaine, d'immenses champs de cebola (oignons). C'est peut-Ãªtre de lÃ  l'origine du chef espagnol dans AstÃ©rix ches les IbÃ¨res : soupalognonycrouton. AprÃ¨s 20 km tranquilles, fin de la plaine et j'entre dans une vallÃ©e que je remonte et bien sÃ»r, le paysage change complÃ¨tement : collines et verdure. Je fais connaissance avec mon nouvel ami hollandais "VAN DANS LA GUEULE" mais je ne plains pas car mon autre ami "VAN DANS LE DOS" m'a beaucoup aidÃ© la premiÃ¨re partie du voyage.

Je m'arrÃªte au village de JARDIN (marrant comme nom) et j'en profite pour faire mes courses, ainsi si je peux bivouaquer ce soit, je serai autonome. J'arrive au village que je suppose Ãªtre le terme de ma journÃ©e : ALCARAZ Ã  ne pas confondre avec ALCATRAZ. Une rude montÃ©e me mÃ¨ne au village, en premiÃ¨re et je suis un peu juste mais je ne mets pas le pied Ã  terre, si des fois on me regardait. Au village, il n'y a pas grand chose, c'est juste un village touristique. J'aurai fait cette montÃ©e pour rien car je redescends aussitÃ´t pour me sustenter dans une auberge. J'avais dÃ©cidÃ© de manger chaud le midi et de pique-nique au bivouac le soir. Il faut que je vous dise que ma rÃ©serve de gaz diminue et je ne trouve pas de recharge. C'est vrai que les rÃ©gions que je traverse ne sont du tout touristiques.

Je quitte donc ALCARAZ et continue mon bonhomme de chemin en cherchant en endroit pour passer la nuit. J'emprunte un petit chemin non goudronnÃ© et enfin, je trouve un endroit sympa pour planter la tente. Le tente montÃ©e, un coup de vent et l'orage qui menace, je range vite mes affaires et m'apprÃ¨te Ã  affronter les Ã©lÃ©ments. Heureusement, il passe Ã  cÃ´tÃ© et je pense que ce n'est pas pour ce soir. Je vais passer ma premmiÃ¨re nuit sous ma tente, je ne l'aurai ainsi pas trimballer pour rien.</description></item><item><title>UTIEL / ALBACETE ETC</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-15 19:50:51</pubDate><description>QuinziÃ¨me Ã©tape :  131 km  cumul : 1 351 km
DÃ©nivellÃ© : 870 m

Une fois n'est pas coutume, je bois mon petit cafÃ© au lit (comme Ã  la maison) Ã  5 h. 45. Je dÃ©jeune dans ma chambre pour pouvoir partir de bonne heure. Je dÃ©marre Ã  7 h. 15, entre chien et loup (je suis Ã  l'ouest du mÃ©ridien de Grenwisch). J'attaque par une petite route de campagne pour rejoindre REQUENA et la N 322. Je suis dans une rÃ©gion viticole et nous sommes en plein vendanges. C'est une litanie de tracteurs avec remorque qui se croisent, certains vont vider Ã  la bodega (cave), d'autre s'en retournent dans les vignes pour faire le plein. Tout Ã§a, c'est bien sympa, d'autant que le paysage est superbe, mais il y a un mais car toutes ces remorques remplies de raisins dÃ©versent sur la route du jus de raisins. CelÃ  crÃ©e une pÃ¨gue sur la route qu'il vaut mieux Ã©viter sinon tu ramasses ainsi tous le gravillons et tu augmentes les riques de crevaisons. Les vendangeurs en passant me saluent d'un Hola bien agrÃ©able. Des hordes de motards n'arrÃªtent pas de me doubler : un motard, Ã§a ne me dÃ©range pas mais quand ils sont une dizaine, Ã§a devient dÃ©sagrÃ©able (n'est-ce pas GG (l'autre). En arrivant Ã  ALBACETE, je comprendrai pourquoi tous ces motards. Dans cette ville, il y a uno circuito de velocidad et certainement une compÃ©tition. J'avais cru comprendre d'aprÃ¨s l'hotelier qu'aprÃ¨s VILLA TOYA, la route descendait jusqu'Ã  ALBACETE. J'ai encore du progrÃ¨s Ã  faire en espagnol parce qu'Ã  partir de lÃ , la route s'est mise Ã  grimper et ce pendant 9 km. Le dÃ©cor en profite pour changer, je ne suis plus dans les vignes mais dans les collines plantlÃ©es de pins. En haut de la bosse, je retrouve Ã  nouveau les vignes qui disparaissent progressivement pour faire place Ã  une immense plaine oÃ¹ l'on cultive les cÃ©rÃ©ales (les nombreux silos en tÃ©moignent). La route reprend ses montÃ©es et descentes, je commence Ã  en avoir l'habitude. Il me faut trouver un endroit pour pique-niquer, mais pas d'ombre Ã  l'horizon et cette plaine n'est vraiment pas trÃ¨s chouette. Enfin un village, je me dirige vers l'Ã©glise et je pique-niquerai sur un banc public en plein cagnard. En sortant du village, j'aperÃ§ois des bancs bien Ã  l'ombre : c'est toujours Il me rest 1,5 litre d'eau et des barres de cÃ©rÃ©ales, Ã§a devrait le faire. Mais oÃ¹ bivouaquer dans cette plaine dÃ©sertique oÃ¹ tout est grillagÃ©. Enfin j'aperÃ§ois deux hotels face Ã  face.Le premier est complet mais accepte que je monte la tente sur son parking crado si je mange chez lui. Je traverse et lÃ , miracle, il leur reste une chambre. C'est un hÃ´tel minable en pleine campagne, peut-Ãªtre de passe, mais je suis content. Ce soir, j'arrive une fois de plus extÃ©nuÃ© et maintenant, c'est dÃ©cidÃ©, je vais me calmer. Il ne me reste plus que 600 km pur rejoindre GIBRALTAR en 11 jours, soit 55 km par jour, je peux le prendre plus cool.



</description></item><item><title>JOURNEE DE REPOS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-11 20:13:01</pubDate><description>QuatorziÃ¨me Ã©tape (heu !)   0 km  cumul : 1220 km
DÃ©nivellÃ© : 0

La nuit porte conseil parait-il. Et bien ce matin en me rÃ©veillant, j'ai dÃ©cidÃ© de me reposer. Les muscles Ã©taient un peu douloureux et comme il me reste une moyenne de 60 km par jour pour arriver Ã  TANGER oÃ¹ JOJO doit me rejoindre. J'en ai profitÃ© pour me promener dans cette ville d'UTIEL oÃ¹ il n'y a rien d'exceptionnel. J'ai fait une bugade (lessive) et glander toute la journÃ©e. Le seul problÃ¨me, ce sont les horaires des repas ; dÃ©jeÃ»ner Ã  14 h. et dÃ®ner Ã  21 h. et mon estomac crie famine deux heures avant. Cette aprÃ¨s-midi, aprÃ¨s ma premiÃ¨re sieste depuis mon dÃ©part (ce n'est pas de moi), j'en ai profitÃ© pour mettre mon courrier Ã  jour. Ensuite, j'ai regardÃ© l'Ã©tape du Tour d'Espagne Ã  la tÃ©lÃ© qui passe dans le secteur. Cela m'a permis de retrouver les routes et les paysages que j'ai traversÃ©s.

Ce soir, une bonne nuit et "magnana" ALBACETE, une Ã©tape de 112 km.</description></item><item><title>TERUEL / UTIEL</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-11 00:41:19</pubDate><description>TreziÃ¨me Ã©tape : 122 km  cumul : 1 22O km
DÃ©nivellÃ© : 885 m

Comme je vais dÃ©jeuner dans un bar qui ouvre Ã  7 h., je suis pret pour le dÃ©par Ã  8 H. 15. Aujourd'hui une grande Ã©tape m'attend. La premiÃ¨re partie de la journÃ©e est trÃ¨s agrÃ©able car je descend doucement le long d'une riviÃ¨re. Cette riviÃ¨re d'ailleurs est d'un couleur marron. Y a t-il plu quelque part ou est-ce se couleur normal ? Je ne le saurai jamais. Pour une fois, je suis entourÃ© par du vert, toujours les plantations de peupliers et aux abords des villages de magnifiques jardins. Je passe de gorge en gorge oÃ¹ la couleur ocre domine, sans aucun effort : je me rÃ©gale. AprÃ¨s 40 kilomÃ¨tres, je quitte la route de CUENCA pour me diriger vers UTIEL et les choses se corsent. AprÃ¨s le spendide village de ADAMUZ, je vois au loin la route s'Ã©lever de faÃ§on spectaculaire. Je pense que ce n'est pas pour moi car il n'y a rien d'indiquÃ© sur la carte. Et bien oui, c'est ma route que je grimper pour la premiÃ¨re fois en premiÃ¨re (tout Ã  gauche, expression de cycliste)? Je grimpe pÃ©niblement cette bosse de 6 kilomÃ¨tres et ma fiertÃ© mal placÃ©e me refuse de mettre pied Ã  terre. Je suis Ã  la limite de craquer et 1 % de pente supplÃ©mentaire, je ne passe pas. J'ai ainsi testÃ© les possibilitÃ©s de Tornado qui a l'air de souffrie Ã©galement. J'arrive finalement Ã  1 200 m. d'altitude sur un immense plateau qui me fait penser aux CAUSSES du centre de la France. La route reprend sa litanie de montÃ©es et de descentes, je suis toujours entre 1 200 et 1 000 m. J'arrive enfin au village de LANDETE ( 1020 m), j'ai soif, faim et je suis fatiguÃ©. Comme il est 13 h., je dÃ©cide de faire une grande pose et d'analyser la situation. Je trouve difficilement un bar pour boire deux cervezas et prendre un barcadas (un gros sandwich chaud avec jambon et oeuf). Dans le bar, je baragouine avec trois clients qui n'en reviennent pas que je vais jusqu'en Afrique. Je me rencarde sur la suite de la route et mes signale que jusque UTIEL, Ã§a descend. Il ne me reste plus que 50 km, je dÃ©cide donc de rejoindre cette ville car je n'ai pas envie de rester Ã  LANDETE, petit village perdu sur ce Causse pas terrible. Ces gens non jamais fait de vÃ©lo car si effectivement Ã§a descend les plus souvent, la route continue tout de mÃªme de monter et de redescendre : c'est vrai qu'en voiture Ã§a ne donne jamais l'impression de grimper. finalement j'arrive Ã  UTIEL sous la chaleur et en plus la ville est toute bloquÃ©e par une course de Taureaux que je n'aurai pas la patience de regarder. Avec difficultÃ©s, je trouve un hÃ´tel sympa oÃ¹ le patron me demande de signer un autographe, dÃ©cidÃ©ment, c'est la gloire, mais que c'est dur.</description></item><item><title>MONTALBAN / TERUEL</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-09 20:38:14</pubDate><description>Douzieme journee : 78 km  cumul : 1 098 km
Denivellee : 900 m.

Pas de wi-fi en vue, ce soir je vais essayer de vous narrer la journee d'un cyber cafe. Avec leur clavier espagnol, mois qui tape avec mes dix doigts, cela ne va pas Ã¨tre de la tarte.

Comme je le prevoyais, le depart fut rude, je passe un premier col qui culmine Ã  1 408 m. en deuxiÃ¨me et troisiÃ¨me. J'effectue mes deux premiÃ¨res heures Ã  7,5 de moyenne mais je n'ai pas Ã±is le pied Ã  terre. En haut du col, j'etais trÃ¨s fier de moi, j'ose le dire, pas de fausse modestie. Je suis dans un decor d'eoliennes. Je savais qu'il y en avait beaucoup en Espagne, mais pas Ã  ce point. Finalement, qu'il y en ait 4 ou 5, ou des dizaines, dans ce paysage desertique, je me dis pourquoi pas ; c'est surement mieux que le tout nucleaire decide par nos dirigeants en France. Quand je bascule, je suis dans un tout autre paysage. Je pedale sur un immense plateau couvert de cultures (de nombreux silos en teÃ±oigne). Le plateau de Valensole Ã  cÃ²te, c'est de la "nionotte" (pardon Maurice CHASPOUL). Je descends quelques kilomÃ¨tres et de nouveau un autre col : Ã§a ne va pas recommencer comme hier. Non car la fin de la journee va Ã¨tre un regal. Je traverse des petits villages, tous plus magnifiques les uns que les autres. Je fais mes courses Ã  ALFAMBRA oÃº, j'ai enfin le sourire de la marchande (c'est malheureusement assez rare en Espagne). Je descends traquillement une vallee oÃ¹ les cultures font place Ã  des plantations de piboules (peupliers). Je n'aurai eu que de la verdure aujour'hui et en plus le sourire de la marchande, c'est bon pour le moral. A 15 kilomÃ¨tres de TERUEL, je croise un cycliste espagnol qui fait demi-tour pour m'accompagner jusqu'Ã  l'entree de TERRUEL. Il me faut faire trÃ¨s attention car je m'engraine et nous devalons sur TERUEL Ã  plus de 30 kilomÃ¨tres heure. Comme c'est un coureur, il me sert de prÃ¨s mais vu mon chargement, je n'ai pas toute ma dexterite. Il me signale qu'il a un magasin de velo et m'indique un hÃ²tel Ã  cÃ²te de son magasin. A 5 heures, je vais le voir pour m'acheter un cuissard car je n'en ai plus qu'un (c'est un peu juste), mais il n'avait que des cuissards de VTT et moi, j'aime les cuissards un peu long : ben quoi, on peut voyager et rester coquet.

J'aurai ainsi passe une excellente journee, sans trop de chÃ leur car en altitude et avec quand mÃ¨me 900 m. de denivelle. Je pense que la suite sera encore assez bosselee, je n'ai pas choisi le plus facile mais c'est le prix Ã  payer pour la tranquillite.

OUF, je m'en suis sorti mais excuses les accents, je ne les trouve pas.</description></item><item><title>ALCANIZ / MONTALBAN</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-08 19:36:27</pubDate><description>OnziÃ¨me Ã©tape : 79 km   Cumul : 1 020 km
DÃ©nivellÃ© : 1 215 m.
 
DÃ©part d'Alcaniz Ã  8 h 45 et la route commence dÃ©jÃ  Ã  monter. Des petites descentes et de nouveau Ã§a remonte et chaque fois pour finir par un petit "raidar), le tout en lignes droites de 5 Ã  6 km. C'est un paysage de plateau (inclinÃ© dans le mauvais sens) avec beaucoup de cultures, en particulier du maÃ®s et des fruits (pÃªchers, pommiers, oliiers, amandiers). L'altitimÃ¨tre n'en finit pas de gimper progressivement. Vers 11 h., pour ne pas me faire avoir comme hier, je fais mes courses Ã  Alcorisa et dÃ©cide de continuer pour manger vers 12 h. 30. Bien sÃ»r je trouve de suite des coins Ã  pique-nique sympa mais je fais le hÃ©ron. Vers 12 h 15, dÃ¨s que je trouve un coin sympa, je m'arrÃªte. Miracle, un village (il y avait longtemps) sur ma gauche : LOS OLMOS. Je m'installe sur la place du village, sur un banc bien Ã  l'ombre : quel bonheur !, d'autant que je suis allÃ© acheter un bouteille d'eau bien fraÃ®che au bar de la place. Je casse une bonne croÃ»te et repart sous la cagne. Laurence va Ãªtre trÃ¨s contente car en partant, je mets ma casquette et me tartine de crÃªme solaire. Je suis Ã  700 m d'altitude et la vÃ©gÃ©tation s'amenuise, il ne rest plus que les oliviers et les amandiers. Sous un soleil de plomb, la route n'en finit pas de monter ; les oliviers disparaissent et seuls les amandiers sont trÃ¨s prÃ©sents. Pour se mettre Ã  l'ombre en cette saison sous un amandier dÃ©charnÃ© ce n'est pas le top. Je cuit donc sur le goudron. Depuis que Ã§a monte, j'arrive enfin Ã  un col qui culmine Ã  1 180 m. Je pense que ma journÃ©e est pratiquement terminÃ©e car il ne me reste plus que 15 km pour atteindre MONTALBAN, que nenni, si la route descend, elle remonte aussitÃ´t. J'atteint au bout de 76 km MONTALBAN, village magnifique, chique comme il est 16 h., j'aurai le temps d'y traÃ®ner. Je cherche "una habitationne" (chambre), peine perdue car dans ce village, il n'y a rien d'ouvert, le seul hÃ´tel est Ã  3 km et je n'ai pas d'autre chois que d'y aller car dans ce coin, pas de camping et impossible de bivouaquer. Finalement Ã§a m'arrange car une fois de plus je suis cuit et j'ai un peu de linge Ã  laver.

AprÃ¨s le passage des PyrÃ©nÃ©es, je croyais avoir fait le plus dur mais c'est une erreur car la chaleur et le relief rendent mon avancÃ©e assez pÃ©nible et Ã§a ne va pas se calmer car demain, j'ai un autre massif Ã  traverser. Si ce n'est le monde, j'aurai peut-Ãªtre dÃ» passer par le cÃ´te.

J'allais oublier une information importante : hier, j'ai quittÃ© la Catalogne et je suis maintenant dans l'Aragon.

J'ai Ã©galement passÃ© aujourd'hui passÃ© le cap de 1 000 kilomÃ¨tres, je vais peut-Ãªtre descendre au bar de l'hÃ´tel pour fÃªter Ã§a et me payer un petit apÃ©ritif.

</description></item><item><title>LERIDA / ALCANIZ</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-07 23:00:23</pubDate><description>Excusez-moi, sur le texte prÃ©cÃ©dent, j'ai fait une erreur, j'ai rentrÃ© les coordonnÃ©es de la veille, il faut tenir compte de celle-ci.

MILLE EXCUSES


G</description></item><item><title>LERIDA / ALCANIZ</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-07 22:55:52</pubDate><description>DixiÃ¨me journÃ©e : 131 km  cumul : 941 KM
DÃ©nivellÃ© : 1 100 m.

Nous nous avec Claude et Alai aprÃ¨s le petit dÃ©jeuner Ã  9 H. Je dÃ©marre ma premiÃ¨re journÃ©e seul non sans inquiÃ¨tude. Mon chargement est maintenant complet (150 kg avec le bonhomme et le vÃ©lo). Je me demande comment je vais pouvoir passer les bosses car les jours prÃ©cÃ©dents ont Ã©tÃ© assez difficiles. Pour le dÃ©but de la journÃ©e, la route est relativement plate mais je ne sens pas la remorque, c'est bon signe. L'avant veille et la veille, Claude m'a fait repÃ©rer la traversÃ©e de LÃ©rida (une grande ville), tout ce passe donc Ã  merveile. Un premier petit problÃ¨me 10 km avant Fraga, il n'y a plus de route nationale, seule l'autoroute continue. J'arrÃªte un automobiliste qui me dit de prendre l'autoroute !!! Je refuse et en arrÃªte un autre qui me signale qu'il n'y a pas d'autre route. Je retourne donc vers LÃ©rida et au bout de 7 Ã  8 km, je prends une petite route qui me permettra de rejoindre la route d'Alcaniz mais ce n'est pas un raccourci et je dois faire une quinzaine de km supplÃ©mentaires. Je traverse une magnifique vallÃ© fruitiÃ¨re (pÃªche, amandes, poires, pommes, coings) arrosÃ©e par une riviÃ¨re assez importante, le Segre qui grossit de plus en plus. C'est normal car Ã  MEQUINENZA, il y a un grand lac. En bon bas-alpin, je m'y connais en lac. Qui dit lac, dit barrage et s'il y a un barrage, il y a une bosse pour passer au dessus du barage (voir Esparron). Effectivement, dÃ¨s que je rÃ©cupÃ¨re la nationale, il me faut grimper une bosse de 2,5 km Ã  plus de 10 %. C'est mon premier test en pleine charge et tout ce passe bien puisque je monte en troisiÃ¨me et j'ai encore deux vitesses en rab. Au dÃ©but du sÃ©jour, j'aurais grimpÃ© cette bosse Ã  pieds. Je remercie Alain et Claude car ma forme est allÃ©e crescendo. Je suis trÃ¨s heureux et trÃ¨s fier car je n'ai plus d'inquiÃ¨tude pour la suite du voyage. La route n'en finit pas de grimper, quoiqu'avec des pourcentages moindres. C'est une succession de montÃ©es et de descentes qui n'en finissent plus. Le tout se passe dans un dÃ©cor dÃ©sertique, sans arbres, sans ombre, et sans villages pour ravitailler. J'arrive Ã  CASPE Ã  15 h., je n'ai pas encore mangÃ© (une simple pomme) et je suis cuit. Pensant coucher Ã  CASPE, je m'enfile un Ã©norme sandwich et deux cerveza (biÃ¨res). Le coin ne me parait pas sympathique et encore ces odeurs d'Ã©lÃ©vage de porcs, je dÃ©cide de rejoindre ALCANIZ, distant de 30 km. Ce sera 30 km de calvaire, la route n'en finit pas de monter, il fait trÃ¨s chaud, pas d'ombre et rien au bord de la route, je suis dans un payzage de Western, je me croirais dans l'Arizona. J'arrive enfin Ã  ALCANIZ oÃ¹ je trouve un petit hÃ´tel car dans la rÃ©gion, il est impossible de bivouaquer et il n'y a pas de camping.
Pour ma premiÃ¨re en solo, j'aurais donc fait 130 km et 1100 m de dÃ©villÃ©, Ã  ce rythme, l'Espagne sera rapidement traversÃ©e. Demain, je vais essayer de faire plus court sinon c'est mon corps qui me lachera.



</description></item><item><title>JOURNEE DE REPOS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-06 12:06:50</pubDate><description>NeuviÃ¨me journÃ©e

Petit dÃ©jeuner trÃ¨s succint Ã  l'hÃ´tel, heureusement il nous restait un cake de Martine (merci Roland), nous nous en sommes payÃ©s une tranche.

Nous reconnaissons la route pour ma traversÃ©e de LÃ©rida afin de me faciliter mes premiers bouts de route en solitaire demain matin.

GrÃ ce Ã  une connection WI FI, je mets le site Ã  jour assis sur un banc public.


Bises Ã  tous et Ã  la prochaine connexion.


G et Tornado</description></item><item><title>PONTS / LERIDA</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-06 12:01:19</pubDate><description>HuitiÃ¨me journÃ©e : 52 km  cumul : 810 km
DÃ©nivellÃ© : 600 m.


Aujourd'hui, une demie Ã©tape pour rejoindre LÃ©rida, lieu de sÃ©paration avec mes ammis. 52 km, et nous sommes Ã  l'hÃ´tel Ã  midi, que demande le peuple.
Nous passons l'aprÃ¨s-midi Ã  visiter LÃ©rida en touriste. Je cherche vainement un magasin pour acheter une batterie pour mon tÃ©lÃ©phone. Comme les magasins n'ouvrent qu'Ã  17 h., nous en profitons pour visiter la cathÃ©drale "Seu Vella"
(ancienne caserne militaire).
Ce soir, dodo dans un petit hÃ´tel sans charme. Nous mangeons Ã  l'hÃ´tel, avec l'impression de dÃ©ranger le personnel, seul le patron a un peu le sourire.
Heureusement, il y a une petite clim dans la chambre car l'odeur pestilentielle des Ã©pandages de boues nous oblige Ã  fermer la fenÃªtre.
</description></item><item><title>BERGA / PONTS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-06 11:54:42</pubDate><description>SeptiÃ¨me journÃ©e : 90 km  cumul : 758 km
DÃ©nivelÃ© : 1000 M.

Aujourd'hui, Ã©tape classique quoique avec 1000 m de dÃ©nivellÃ©, ce n'est pas mal. L'Ã©pandage des boues des stations d'Ã©puration est monnaie courante dans la rÃ©gion, ajoutÃ©e aux nombreuses porcheries que nous rencontrons, nous respirons ces odeurs toute la journÃ©e : pas trÃ¨s agrÃ©able. A midi, Claude est allÃ© faire les courses Ã  Solsona, est revenu Ã  notre rencontre pour notre premier pique-nique au bord de la route. C'est le premier essai de mon siÃ¨ge. C'est agrÃ©able de ne pas s'assoir par terre, si je peux il fera le voyage avec moi. A la fin du repas, je fais mÃªme le cafÃ©. Nous repartons vers Ponts oÃ¹ nous dormons dans une petite ville sympa oÃ¹ la Wi Fi de l'hÃ´tel me permet de me mettre Ã  peu prÃ¨s Ã  jour.

C'est une premiÃ¨re semaine de vÃ©lÃ  et j'ai effectuÃ© 758 km soit une moyenne de 108 km par jour, ce n'est pas mal pour un dÃ©but car je sens la forme arriver.</description></item><item><title>PRATS DE MOLLO/BERGA (ESP )</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-06 11:47:15</pubDate><description>SixiÃ¨me jour : 105   cumul : 668 km
DÃ©nivelÃ© : 1 500 m.

Encore une grosse journÃ©e. 
Les PyrÃ©nÃ©es, il faut bien les traverser, je ne les avais prÃ©vus aussi durs. AprÃ¨s un court arrÃªt Ã  Ripoll pour nous ravitailler d'un sandwich espagnol, et d'une pizza nous avons mis notre espagnol Ã  rude Ã©preuve.
Nous pensions avoir fait le plus dur de la journÃ©e (le col d'Ares 1500 m) mais nous n'arrÃªtons pas de monter et de descendre sur des petites routes tranquilles (sans circulation.
A Berga, nous arrivons Ã  proximitÃ© de l'hÃ´tel oÃ¹ une bonne surprise nous attend dans le confort d'un hÃ´tel luxueux mais impersonnel. </description></item><item><title>TAUTAVEL / PRATS DE MOLLO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-06 11:37:34</pubDate><description>CinquiÃ¨me jour : 100 km  cumul : 563 km
DÃ©nivellÃ© : 1 605 m.

DÃ©part de Tautavel mais au bout de 4 kilomÃ¨tes, je m'aperÃ§ois que j'ai oubliÃ© mon fanion (premiÃ¨re erreur).C'est Claude avec la voiture qui s'y colle.
Alais qui connait parfaitement la rÃ©gion nous concocte le trajet. RÃ©sultat des courses : 20 km en plus et prÃ¨s de 1000 m de dÃ©nivellÃ© en plus (dur dur dur). Heuruesement le paysage est magnifique et compense largement les difficultÃ©s de la journÃ©e. C'est notre derniÃ¨re Ã©tape franÃ§aise et je pensais mettre Ã  jour le site mais Ã  Prats de Mollo, pas de connection. Ce sera pour une autre fois. Heureusement un bon repas Ã  l'hÃ´tel nous remont le moral car je sens la fatique arriver. Une Ã©tape de repos sera la bienvenues mais hÃ©las, nous ne sommes pas encore Ã  LÃ©rida.</description></item><item><title>ST PONS / TAUTAVEL</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-06 11:30:37</pubDate><description>QuatriÃ¨me jour : 125 km   cumul : 463
DÃ©nivelÃ© : 1 000 m

AprÃ¨s le petit dÃ©jeuner, Roland nous quitte mais surtout Laurence. Cette fois c'est la sÃ©paration, elle a Ã©tÃ© progressive mais trÃ¨s dure. Je dÃ©marre en pleurs mais je ne me retourne pas. Nous attaquons le col de Ste Colombe sous la pluie. C'est le baptÃ¨me de Tornado. Dans la descente du col nouvelle Ã©mission de radion en direct au bord de la route, cela se renouvellera encore deux fois. 
JournÃ©e encore pÃ©nible mais dans des dÃ©cors superbes au milieu des vignobles :
Minervois, CorbiÃ¨res, Fitou, Rivesaltes, tout un programme. ArrivÃ©e Ã  Tuchan, nous avons le choix : Tautavel direct ou par Estagel. Bien sÃ»r nous choisissons le  plus dur par Tautavel direct oÃ¹ une grosse bosse nous attend. Claude s'Ã©chappe et me laisse seul dans le col avec ma remorque. ArrivÃ©e Ã  Tautavel nous apprenons que l'hÃ´tel se trouve vers Estagel et qu'il est fermÃ© et Ã  vendre ????? Heureusement nous sommes reÃ§us comme prÃ©vu et pendant le court sÃ©jour, nous aprÃ©cions le silence (nous sommes seuls) et la beautÃ© du lieu.
JournÃ©e agrÃ©able mais encore pÃ©nible : 125 km et 1000 m de dÃ©nivellÃ©, il va bien falloir que je me calme. Alain et Claude sont d'une compagnie trÃ¨s agrÃ©able, toujours Ã  mes petits soins. La sÃ©paration sera compliquÃ©e.
</description></item><item><title>PRATS / BERGA (ESPAGNE)</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-04 22:55:54</pubDate><description>Jeudi 03/09/2009
SixiÃ¨me Ã©tape : 100 km  Cumul : 763 km
DÃ©nivellÃ© : 1 500 m

Je passe enfin ma premiÃ¨re frontiÃ¨re, plus que 22 et je suis au but. Nous passons cette premiÃ¨re frontiÃ¨re par un petit col Ã  1 500 m, mais trÃ¨s dur pour moi qui suit chargÃ©. Nous arrivons Ã  Berga par de petit col en petit col. Je suis assez surpris par ce passage des PyrÃ©nÃ©es, je ne pensais pas que ce serait aussi dur et la fatigue commence Ã  s'installer. Heureusement le ciel est parfois couvert mais sans pluie, seul le vent est de la partie, toujours de face (cela tous le cyclistes le savent). Nous couchons Ã  Berga dans une grande ville impersonnelle, je languis dÃ©jÃ  l'Afrique.</description></item><item><title>TAUTAVEL / PRATS DE MOLLO</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-04 22:43:09</pubDate><description>Mercredi 02/09/2009
CinquiÃ¨me Ã©tape : 100 km  cumul : 663 km
dÃ©nivellÃ© : 1 605 m (et oui Ã§a continue)

Une journÃ©e encore trÃ¨s fatigante, nous faisons confiance Ã  Alain qui connait trÃ¨s bien la rÃ©gion, rÃ©sultat des courses : 20 km en plus et des cols en veux-tu en voilÃ . Heureusement pour lui, le paysage Ã©tait magnifique, cela fait oublier la fatigue. nous terminons la journÃ©e dans un hÃ´tel trÃ¨s simple mais trÃ¨s sympathique, cela compense. J'avais prÃ©vu de mettre mon carnet de route Ã  jour mais des problÃ¨mes d'Internet ne m'ont pas permis la connextion : cela ira mieux en Afrique.

Le moral est au beau fixe mais la fatigue arrive : Ã  quand une journÃ©e de repos. Heureusement, Alain et Claude sont avec moi.

</description></item><item><title>ST PONS / TAUTAVEL</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-04 22:34:42</pubDate><description>Mardi 01/09/2009
QuatriÃ¨me Ã©tape : 125 km  cumul : 563 km
DÃ©nivellÃ© : 1 000 m

AprÃ¨s le petit dÃ©jeuner, Roland nous quitte Ã  regret,Da mais surtout Laurence. Cette le moment tant redoutÃ© arrive, elle a Ã©tÃ© progressive mais c'est trÃ¨s dur. Je quitte Laurence sachant que je vais vivre beaucoup de galÃ¨res, mais c'est elle qui va le plus souffir. Elle ne dit rien, accepte mon projet car elle m'aime et que c'est mon rÃªve mais elle va vivre une annÃ©e pÃ©nible. Je dÃ©marre en pleurs, faisant semblant de rien, ne me retourne pas, cela ne servirait Ã  rien. Nou attaquons le col de Ste Colombe sous la pluie, c'est le baptÃ¨me de Tornado qui ne s'y attendait pas. Dans la descente du col, nouvelle Ã©mission de radio sous la pluie et cela se renouvellera encore deux fois. Moi qui Ã  l'origine, je ne voulais pas mÃ©diatiser mon voyage, me voila servi. Il me faut me reconcentrer et ne plus penser qu'Ã  mon voyage. ce fut une journÃ©e encore difficile mais dans un dÃ©cor superbe, au milieu des vignes : Minervois, CorbiÃ¨res, Fitou, Rivesaltes, tout un programme : JP (VIANAY) doit saliver.
Nous arrions Ã  Tautavel aprÃ¨s une derniÃ¨re bosse non prÃ©vu au programme et je souffre avec ma remorque, il va bien falloir que je me calme. Alain et Claude sont d'une compagnie trÃ¨s agrÃ©able, toujours Ã  mes petits soins. LA SEPARATION SERA COMPLIQUEE. 
Nous dormons dans un hÃ´tel fermÃ©, nous ne sommes que nous trois, le propriÃ©taire est absent : bizarre.......

</description></item><item><title>VALERGUES / ST PONS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-04 22:12:10</pubDate><description>Lundi 31/09/2009

TroisiÃ¨me Ã©tape : 154 km  cumul :338 km
DÃ©nivellÃ© : 1 300 M.

AprÃ¨s un bon petit dÃ©jeuner mes anciens associÃ©s et collÃ¨gues de travail de Montpellier viennent me dire au revoir : Serge, jackie, Martine, Jean-Luc. Nous partons en direction du Pic St Loup (ce n'est pas le plus simple et le plus facile mais nous Ã©vitons ainsi Montepellier). Jean-Pierre qui fait trÃ¨s peu de vÃ©lo et Alain (avec qui nous avons bu l'apÃ©ro la veille)qui lui n'en fait pas du tout nous accompagnent. Ils feront tous les deux prÃ¨s de 80 kilomÃ¨tres, bravo mais le derriÃ¨re a dÃ» souffrir. Sur le vÃ©lo, je reÃ§ois un coup de fil de Michel (Detey), il est arrivÃ© en retard au rendez-vous et nous rejoint avec sa moto. A Gignac, je me fais doubler (ce n'est pas dans mes habitudes) par un cyclo avec le maillot de Riez, c'est mon ami Jeannot (PATRUS), accompagnÃ© de son neuveu Pascal. Il Ã©tait au Cap d'Agde et a tenu absolument Ã  venir me voir, il roulera avec nous jusqu'Ã  BÃ©darieux. Nous dÃ©jeunons tous Ã  Clermont l'HÃ©rault Ã  une bonne vingtaine. Mon frÃ¨re ainÃ© Henri nous a rejoint avec sa petite fille Laura,ainsi que Michel et sa famille, Marcelle qui a retrouvÃ© Jeannot. JP et Alain rentrent Ã  Valergues avec Anny et nous continuons accompagnÃ© de Jeannot. En route, je crois Jean-Jacques (DOLLEON) qui rentrait d'Espagne. Ce fut vraiment une journÃ©e trÃ¨s riche en Ã©motion avec ces potes qui viennent me dire au revoir. La journÃ©e vÃ©locipÃ©dique fut assez pÃ©nible car nous avons parcouru plus de 150 km et arrivons chez nos hÃ´tes PÃ©rrine et Geoffrey extÃ©nuÃ©s vers 20 heures. DÃ©cidÃ©ment, mes compagnons de route veulent ma peau (peut-Ãªtre pour m'inciter Ã  abondonner). Nous dÃ®nons et vers 11 h 15, nouveau coup de fil, c'est France Inter (Allo la PlanÃªte). Ce soir nous nous couchons encore Ã  minuit. Ma derniÃ¨re nuit avec Laurence sera courte. A ce rythme, je ne sais pas si je rÃ©siterai.</description></item><item><title>GRANS / VALERGUES</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-04 19:38:06</pubDate><description>Dimanche 30/09/2009 : deuxiÃ¨me Ã©tape

100 km Cumul : 184 km
DÃ©nivellÃ©e : 200 m.

DÃ©part du cabanon de Grans aprÃ¨s un petit dÃ©jeuner prÃ©parÃ© par le beauf Geoges.
Roland route toute la journÃ©e avec moi. Alain et Claude roule Ã  tour de rÃ´le car la voiture les suivra jusque LÃ©rida (Espagne). Roland rentrera de St pons de ThomiÃ¨res ave Laurence.

Le vent s'est calmÃ© et la traversÃ©e de la Crau se passe Ã  merveille. ArrivÃ©e Ã  Arles, nous nous arrÃªtons Ã  un feu rouge et je suis interpellÃ© par un ArlÃ©sien qui me demande si c'est moi qui vait en Afrique : la Provence est bien lue dans la rÃ©gion.

A un rond-point, j'entends une voix :"Oh! GÃ©rard", c'est JosÃ© un chauffeur de Laurence venu Ã  notre rencontreen voiture, il ne voulait pas louper notre passage.

Sous une chaleur torride nous atteignons Valergues oÃ¹ nous sommes accueillis par Anny, Jean-Pierre et CÃ©sar. Accueil extraordinaire : rafraichissement (Morito historique), piscine (phot sur le forum). Jean-Pierre et Anny ne savent que faire pour nous Ãªtre agrÃ©able. Au repas, j'avais commandÃ© des pÃ¢tes Ã  la Carbonarra. Jean-Pierre s'y est collÃ© (pas les pÃ¢tes). AprÃ¨s ce repas bien arrosÃ© nous nous couchons une fois de plus aprÃ¨s minuit. DÃ©cidÃ©ment, si Ã§a continue, je vais y laisser ma santÃ©.....

</description></item><item><title>PREMIERE ETAPE GREOUX/GRANS</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-09-03 23:24:03</pubDate><description>SAMEDI 29/08/09

DÃ©part de Gipaloup accompagnÃ© par Sabine, Kristelle et Christophe.
DÃ©part officiel du pont de St SÃ©bastien devant peut-Ãªtre 200 personnes : amis, connaissances, gens du village et mÃªme des curistes et des touristes. Je remarque des larmes dans les yeux de beaucoup d'amis, j'y vais Ã©galement de ma larme aprÃ¨s le discours Ã©mouvant de Laurence. Je ne peux pas, non sans difficultÃ©, Ã©voquer mon petit frÃ¨re Serge, dÃ©cÃ©dÃ© le 31 mai qui m'accompagnera durant tout le voyage. Le dÃ©part, accompagnÃ© de Alain, Claude et Roland (le club de Riez est bien prÃ©sent)est donnÃ© avec une cinquantaine de cyclistes qui nous suivent. ArrivÃ© Ã  Lineau, c'est le club de Pierrevert venu Ã  notre rencontre qui se joint Ã  nous (merci Ã  Emile VIOLIN son prÃ©sident). A partire de Vinon, le peloton commence Ã  s'amenuiser et c'est une dizaine de Cyclistes qui pique-nique Ã  Pertuis, accompagne par Danielle et Patrick (Bourcelot) et mes deux filleuls Marine et Samuel. Georges (NEVIERE)avec ses 81 ans aura fait ses 40 bornes et rentrera sur GrÃ©oux. Kris et Chistophe nous quittent au Puy Ste RÃ©parade. Les bourrasques de Mistral ne nous empÃªchent pas d'arriver au cabanon de Grans oÃ¹ nous sommes accueillis par Caro (qui tenait Ã  me faire le souper), SÃ©bastien, Axel, Jules et Georges mon beau-frÃ¨re. SÃ©bastien et Elodie se joignent Ã  nous. Elodie est enceinte, quand je reverrai le bÃ©bÃ©, il marchera.

La premiÃ¨re Ã©tape fait 84 km pour une dÃ©nivellÃ©e de 500 m.
</description></item><item><title>TEST</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-08-27 06:46:32</pubDate><description>Bonjour Ã  tous les Internautes et tous les amis,

Cette fois nous y sommes, notre cher StÃ©phane a mis en ligne une liaison qui me permettra de communiquer rÃ©guliÃ¨rement avec vous. Si c'est une machine qui nous relie, c'est tout de mÃªme grÃ¢ce Ã  un Ãªtre humain que nous pouvons le faire. Je remercie une fois de plus StÃ©phane qui va Ãªtre notre lien pendant cette annÃ©e qui se prÃ©pare.

J'ai mis les coordonnÃ©es GPS de Gipaloup (ma maison pendant encore deux dodos)afin que vous puissiez connaÃ®tre ma position si vous allez sur GOOGLE EARTH. Je vous indiquerai rÃ©guliÃ¨rement ma position et ainsi vous pourrez me suivre.

Je vous donne donc rendez-vous Ã  samedi 9 heures, au quartier St SÃ©bastien Ã  GREOUX-LES-BAINS pour le grand dÃ©part.

Bises Ã  tout le monde


GÃ©rard



P.S. : n'oubliez d'activer le flux RSS



</description></item><item><title>Lancement du Carnet de Route</title><link>message.php</link><guid>message.php</guid><pubDate>2009-08-27 00:46:23</pubDate><description>Bonjour 
Ce message est le lancement du Carnet de Route qui permettra Ã  GÃ©rard de nous donner ses impressions. 
Si vous le souhaitez, un flux RSS est disponible. 
Bonne Route GÃ©rard... 

Stephane </description></item></channel></rss>